mercredi 23 décembre 2009

Moments cruciaux : Quand Maman devine mon angoisse... (SUITE 1)

Je n'arrive pas à dormir...



(SUITE 1)
Je m'en veux de n'avoir rien dit à Maman... Je sens qu'elle a deviné mon trouble, qu'elle pressent que j'ai encore quelque chose à me reprocher, mais je suis restée bloquée tout à l'heure comme une idiote alors qu'elle me tendait la perche... Après cela, comment pourrai-je lui faire croire à ma sincérité, lui faire avaler que je voulais être franche ? Elle ne retiendra que le mensonge "par omission" comme elle dit, et quel qu'il soit, le mensonge est une chose qu'elle ne tolère pas...
La seule chose qui me console, c'est que si j'avais parlé à Maman, nous aurions été en pleine "discussion" quand mes soeurs sont rentrées... Elles étaient même en avance d'un petit quart d'heure par rapport aux semaines passées, et donc elles auraient été présentes dans la maison au moment de notre "explication".
Je me dis que, de ce point de vue, j'ai peut-être bien fait, car mon idée de départ était bien de parler à maman en profitant de ce moment de tranquillité sans la présence des petites...
Maintenant, cela va être plus difficile... Demain, nous avons les mêmes horaires, elles et moi, et il n'y a pas d'activités autres de prévues. Il va bien falloir que je fasse signer le mot de la prof et mes cent lignes pour les rendre après-demain au prochain cours d'anglais...
Enfin, j'aviserai... Demain, il fera jour, comme on dit... Mais, j'ai du mal à dormir et les mots de Maman me reviennent en boucle dans la tête...
Heureusement, le dîner s'est bien passé, sans interrogatoire, et l'on n'a guère évoqué les sujets scolaires. Une fois remontée dans ma chambre et prête à aller au lit, j'aurais pu profiter de la venue de Maman pour me confier... J'y ai pensé à nouveau, mais mes soeurs étaient assez chahuteuses lorsque Maman est venue nous coucher. Elle a dû élever la voix pour obtenir qu'elles se mettent au lit et je n'ai pas osé lui rajouter cette contrariété alors qu'elle était déjà un peu énervée...
Au moment d'éteindre dans ma chambre, elle a encore remarqué que je paraissais soucieuse... J'attendais une nouvelle perche que j'aurais peut-être enfin saisie, mais la remarque de Maman était plus menaçante que réceptive : "Allez, Christine, il est l'heure d'éteindre. Ne fais pas cette tête là... Je ne sais pas ce que tu as ce soir, mais cela ne me dit rien qui vaille... J'espère pour toi que tu ne me caches rien, sinon à ta place je me ferais vraiment du souci..."
Allez donc en réponse dire : "Euh Maman si, je me suis faite prendre en train de tricher en classe, et je ne te dis rien depuis hier..."
Mieux vaut encore gagner quelques heures et laisser passer cette nuit pour voir si demain l'humeur maternelle ne serait pas par miracle au beau fixe...
Facile à dire quand même, mais je me tourne et me retourne dans mon lit, n'arrivant pas à trouver le sommeil... Que vais-je pouvoir bien dire demain à Maman ? Elle comprendra bien que je savais déjà... et cela ne va pas arranger mon cas...
Ah, demain, demain, demain... Mes pensées s'y projettent déjà... Demain, on est le 13. Certains disent que cela porte chance, d'autres que ça porte malheur... Dans mon cas, je ne vois pas comment cela pourrait être la première solution...
La dernière fois que j'ai récolté un zéro pointé, Maman m'a donné la fessée... La dernière fois que j'ai eu cent lignes à écrire, Maman a rajouté une tannée maison... La dernière fois que j'ai menti à Maman, je me suis retrouvée étendue sur ses genoux, les fesses à l'air...
Alors, là, je cumule trois motifs... Quand j'étais plus gamine, je croyais au Père Noël, aux fées, aux pouvoirs magiques... Je suis trop grande maintenant pour imaginer un triple miracle...
Je ne peux pas m'enlever cette idée de la tête, cette certitude qui résonne en moi comme un théorème : demain, Christine va recevoir la fessée !
Dès que je ferme les yeux, j'ai des images qui me reviennent, des sons, des émotions, j'en frissonne... J'en ai les larmes aux yeux, et des sanglots qui me remontent dans la gorge... Quelle gourde, je fais de ne pas avoir parlé...
(A SUIVRE)

samedi 19 décembre 2009

Moments cruciaux : Quand Maman devine mon angoisse...

"Je te sens bizarre, toi. J'espère que tu ne me caches rien, Christine..."

Une mère a souvent comme un sixième sens. Celui de deviner le malaise de ses enfants, de sentir quand ils ne sont pas dans leur assiette...
Cette image m'évoque cette situation souvent vécue, ce moment crucial où l'on est prête à avouer ce que l'on a sur le coeur, mais où la peur des conséquences retient les mots qui délivreraient.
Je me vois ainsi tournant autour de Maman, ne sachant pas comment lui dire qu'il va falloir signer la copie rendue par la prof d'anglais et qui est ornée d'un zéro souligné de rouge... Avec un petit mot acerbe expliquant que j'ai copié sur ma voisine et que je devrai faire cent lignes pour le surlendemain...
Je voudrais pouvoir le dire, là maintenant, avant que mes soeurs ne rentrent de leur cours de danse, mais je ne sens pas le moment propice... Maman me parait énervée... Qu'est-ce que ce sera quand elle sera au courant de mes actes...
Je suis partagée entre l'aveu simple et la défense aveugle. Dois-je lui dire que j'ai copié et reconnaitre ma bêtise ou vais-je lui faire croire que la prof s'est trompée, que je ne regardais pas la copie de ma voisine ?
J'ai peu que ce soit un mal pour un bien, qu'elle ne me croit pas, que sa réaction soit pire...
Mais, je me dis que de toute manière, mon sort est fixé... Le dernier zéro en histoire m'a valu une fessée la semaine dernière, celui que j'avais déjà pris en anglais le mois d'avant s'est soldé par le même résultat... Alors, là, avec un zéro, de la triche en prime et un mot de la prof, je ne vois pas comment j'échapperais à une déculottée maison...
Pas facile de parler dans ces conditions, d'ouvrir la bouche pour dire à Maman ce qui m'arrive... C'est presque comme si je venais lui demander ma punition, que dans le fond de moi je sais mériter...
J'hésite, je tergiverse, je prépare des phrases dans ma tête, mais elles se bousculent et je les trouve nulles... Mais comment faire pour dire comme si de rien n'était ce que Maman va forcément considérer comme grave ?
Peut-être devrais-je attendre ce soir ? Ne lui dire que lorsqu'elle viendra me dire bonsoir et éteindre dans ma chambre ? C'est une solution qui me tente, même si elle risque de me reprocher en plus de le lui avoir caché.
Je tourne en rond, un peu comme un papillon autour d'une lampe, à la fois attiré et aussi craignant de m'y brûler...
Maman sent bien que je n'ai pas une attitude tranquille et elle me tend une perche : "Christine, qu'as-tu donc ? Tu n'aurais pas encore quelque chose à me dire, hein ?"
C'est une perche, mais elle est si grosse que je me bloque, que je réponds du tac au tac : "Non, Maman, non, que vas-tu imaginer ? Non, non, tout va bien..."
Cela ne la convainc pas et elle insiste : "Oh, je sais ce que je dis, Christine. Je te sens bizarre ce soir... J'espère que tu ne me caches rien... Si tu as quelque chose à dire, sois franche pour une fois... Ne me mens pas en plus... Tu sais très bien que cela ne ferait qu'aggraver ton cas... Et que tu pourrais préparer tes fesses..."
La menace m'a surprise. Maman semble lire dans mes pensées. J'en suis troublée et je rougis comme une pivoine...
Mieux vaut donc tout dire... "Allez, Christine, lance-toi..." Une petite voix me le conseille au fond de moi...
Je cherche mes mots. Je suis prête à lâcher le morceau, à avouer. Mes yeux brillent et sont au bord des larmes, tant je sais que l'aveu sera difficile... Tant je redoute la suite... "Euh, Maman, euh..." J'esquisse un commencement de phrase... Je veux enfin me libérer...
Mais, à ce moment là, la porte s'ouvre et mes soeurs rappliquent : "Coucou, Maman, c'est nous. C'était super la leçon de danse", crie Aline enjouée... Maman les accueille avec le sourire, puis se retourne vers moi : "Au fait, qu'est-ce que tu disais, Christine ?"
Hélas, le moment est passé et je ne veux surtout pas parler devant elles, et donc je change d'attitude. "Euh, non, rien, M'man, il n'y a rien, rien du tout..." Et, tournant les talons, je remonte dans ma chambre... J'ai loupé une occasion d'être franche... J'enrage de ne pas m'être décidée plus tôt... Et déjà je repense à la phrase de Maman : "Christine, sois franche, si tu as quelque chose à dire, n'aggrave pas ton cas..."
La menace était même plus précise... Sans équivoque même pour mes fesses... Et elle tourne dans ma tête...
(A SUIVRE)

jeudi 10 décembre 2009

Mes ruses de Sioux : surprise en essayant de réparer sa faute... (SUITE)

(Suite du message précédent)

Maman m'avait bien prévenue : "Ah, Christine, tu peux préparer tes fesses..." Le fait d'avoir volé de l'argent dans son porte-monnaie, même si je n'avais été prise qu'en le remettant, était à ses yeux impardonnable. Surtout de la manière dont j'avais ajouté des mensonges répétés en niant farouchement les faits, au risque de faire accuser mes soeurs...
J'imaginais que nous allions avoir une sérieuse "discussion" après le repas, à l'heure du coucher dans ma chambre. Et je ne me faisais guère d'illusion sur la manière dont cela finirait...
Maman était redescendue pour préparer le dîner et j'essayais de penser à autre chose, mais je n'arrivais pas à m'ôter de l'esprit que j'allais m'endormir avec les fesses rouges...
"Christine, descends voir, je t'attends..." La voix de Maman depuis le rez-de-chaussée me ramena sur terre. Déjà ! Que veut-elle ? Peut-être que je l'aide à mettre la table ? Quand même pas s'occuper de mon cas avant le dîner ?
La réponse était en bas de l'escalier et je suis descendue pas rassurée du tout. En arrivant dans la cuisine, j'ai vu la table mise, et la soupe qui mijotait sur le gaz en veilleuse.
"Je suis dans le salon, Christine. Que fais-tu donc ?", lança Maman d'une voix teintée d'agacement...
Je suis entrée et j'ai compris son intention. Elle était assise sur une chaise au milieu de la pièce, bien dégagée de la table.
Mon coeur s'est mis à battre la chamade. J'ai bégayé : "Euh, M'ma, Maman, euh que euh, que veux-tu ? Attends, je vais t'expliquer..."
Elle m'a coupé la parole : "Christine, il n'y a rien à expliquer. Je n'ai pas de temps à perdre... On va régler nos comptes avant de passer à table. Ne fais pas l'étonnée, tu sais très bien ce qui t'attend... Allez, viens ici..."


Elle tapotait ses genoux pour me montrer la direction à suivre... J'ai eu un mouvement de recul, mais devant son regard noir, je me suis rapprochée d'elle jusqu'à ce qu'elle me prenne le bras...
"Maman, non, je t'en prie... Pas la fessée, pas maintenant, non, non, non !!!"
Ma protestation n'a rien changé. "Christine, ce n'est pas toi qui décide ce que j'ai à faire... Allez, je vais te montrer ce qui arrive aux voleuses dans cette maison". Et m'ayant agrippée le bras des deux mains, elle m'a basculée en travers de ses genoux...

J'avais à peine plongé en position que ma jupe était relevée et que Maman d'une main experte et combien expérimentée baissait mon collant en bas de mes cuisses, puis ma culotte, dévoilant ma lune encore blanche et sans plus aucune protection...
"Mamaman, non, nooon, pas déc..., nooon, pas déculottée..." Mon cri du coeur était évidement vain...
"Tais-toi donc, Christine... Ici, les petites voleuses de ton espèce ne méritent qu'une bonne volée... Et les menteuses aussi... Ah, je vais t'apprendre les bonnes manières, moi... Tiens, tiens, tiens et tiens..."
Il n'y avait pas eu de temps mort. L'averse tombait déjà, drue et forte, claquante en diable, résonnant dans toute la maison...
"Arrête, Maman, arrête, aïe, aïe, aaaïïeee, j'ai mal..."
Je criais ma douleur, entre deux sanglots, les larmes ruisselant sur mon visage...
"J'espère bien que tu as mal, Christine... Et ce n'est pas fini... Tu t'en souviendras de cette fessée, de cette bonne fessée bien méritée..." Et elle reprenait de plus belle, me gratifiant d'une claquée de plus en plus sonore et brulante, d'une tannée mémorable...


Quand enfin, elle arrêta, j'avais le bas du dos en feu. Je me suis relevée d'un bond, sautillant d'un pied sur l'autre et en me tenant les fesses écarlates...
"Rhabille-toi et viens à table. Aline, Diane, descendez vite. On va dîner", dit Maman d'une voix forte, me sortant de ma torpeur...
Prenant conscience de ma semi nudité, j'ai vite remonté culotte et collants, tentant de montrer bonne figure... alors que mes soeurs dévalaient les escaliers après avoir bien sûr compris et entendu depuis leur chambre ce qui arrivait à leur aînée...
Je dus avaler ma soupe, entre deux sanglots et en reniflant souvent, restant tête la plus basse possible pour éviter les regards des petites. Maman commenta bien sûr l'événement, expliquant à mes soeurs que "Christine avait été punie pour le vol et les mensonges", précisant bien : "Je lui ai donné une bonne fessée déculottée". Avant de nous mettre en garde : "Et que cela vous serve de leçon. Vous n'avez pas intérêt à recommencer, sinon gare à vos fesses".

jeudi 3 décembre 2009

Mes ruses de Sioux : surprise en essayant de réparer sa faute...

Prise sur le fait...


Depuis la veille au soir, Maman n'en démordait pas. Elle était sûre que l'une de ses filles avait pioché dans son porte-monnaie... Mais aucune évidemment ne voulait avouer...
Surtout pas moi qui avais effectivement pris un billet pour acheter des bonbons, faute d'avoir eu de l'argent de poche en raison de bêtises antérieures...
J'avais caché le billet sous une pile de linge dans mon armoire, mais Maman sachant qu'aucune de nous n'était sortie de la maison depuis notre retour de classe, était persuadée qu'elle allait pouvoir découvrir la coupable.
Il suffisait de bien fouiller la maison... Ce qu'elle commença à faire, non sans nous avoir prévenues qu'il serait plus sage de nous dénoncer plutôt que d'ajouter un mensonge à notre larcin...
Après avoir fouillé les pièces du bas, Maman chercha son billet dans la chambre de mes soeurs. Elle était si appliquée que j'ai commencé à prendre peur, à me dire qu'elle découvrirait ma cachette... Mieux valait sortir le billet et le mettre ailleurs...
Fûtée et rusée comme j'étais, j'ai pensé que le mieux était de remettre l'argent dans le sac de Maman, au fond, et non pas dans le porte-monnaie, pour qu'elle puisse en le retrouvant penser que le billet était tombé fortuitement...
Avec le coeur battant, j'ai récupéré le billet et je suis sortie de ma chambre, passant à pas de loup dans le couloir devant la chambre de mes soeurs où Maman fouillait, puis je suis allée dans le salon, pour chercher son sac à main...
Il n'y était pas. J'ai pensé qu'il devait être dans sa chambre et je suis remontée tout aussi discrètement et un peu tremblante. Je me suis faufilée dans le couloir et ai pu rentrer dans sa chambre où le sac était sur un fauteuil.
Sans bruit, j'ai pris le billet et j'ai plongé la main pour le glisser au fond du sac...
"Ah, je me disais bien... Que fais-tu là, Christine ? Mais, je rêve, tu es encore en train de me voler...", s'écria Maman qui était sur le pas de la porte, les mains sur les hanches, après s'être approchée en silence ayant perçu mon petit manège...
J'étais prise la main dans le sac... Dans tous les sens du terme... Je protestai : "Non, Maman, non, je ne te volais pas... Non, euh, enfin, euh, je remettais euh, le billet que euh j'avais euh emprunté..."
En me défendant, je venais d'avouer ma faute de la veille, et Maman n'en appréciait pas la présentation... "Emprunté, non Christine, quand on ne demande pas, c'est du vol... Et quand on ne l'avoue pas, c'est du mensonge... Je vais t'apprendre, moi, le sens des mots... Je me doutais bien que c'était toi... Dire que j'ai failli punir tes soeurs à ta place..."
Je ne savais pas quoi dire, je ne trouvais que des mots d'excuse, des demandes de pardon, implorant Maman de ne pas se fâcher...
Aline et Diane qui avaient vu Maman partir à pas de loup, arrivaient à leur tour, comprenant la situation que Maman leur résuma ainsi : "Eh bien, vous avez devant vous celle qui a pris de l'argent dans mon porte-monnaie, et qui a menti effrontément pour cacher son vol. C'est encore Christine qui se distingue, mais je vais lui faire passer l'envie de recommencer..."
Mes soeurs ont l'oeil qui brille alors que les miens s'embuent : "Non Maman, s'il te plait, je ne recommencerai plus..."
Elle me coupe : "Tais-toi, Christine... Tu sais très bien ce qui t'attend... File dans ta chambre, et vous les petites aussi... Il faut que je m'occupe du dîner. Révisez vos devoirs en attendant que je vous appelle. Je ne veux rien entendre. Ce n'est pas le moment de m'énerver davantage. On reparlera de tout cela après le souper..."
J'avais peur que Maman ne mette ses menaces à exécution sur le champ et cet intermède me rassure presque. Mon visage se détend un instant. Ce que Maman remarque et commente de façon hélas très claire : "Mais ne te fais pas d'illusion, Christine. Tu vas me le payer ce vol et cet affront... Ah, ma fille, tu sais, tu peux préparer tes fesses..."
(A SUIVRE)

lundi 30 novembre 2009

Moments cruciaux : je m'y vois déjà...

Je sais que mon destin est scellé...



Maman m'avait dit de venir la retrouver dans sa chambre. Dès que j'aurais fini ma punition... Les 100 lignes que j'avais à faire en écrivant : "Je ne dois pas bavarder en classe".
Il fallait qu'elle signe la copie. Et qu'on "s'explique", avait-elle rajouté...
"Tiens, Maman, c'est fini. Tu peux signer." lui ai-je dit en lui tendant la copie double avec les cent lignes dûment numérotées.
J'étais restée à deux pas, mais elle avait posé sa main droite à côté d'elle, me demandant de m'asseoir...
Elle avait regardé les quatre pages de ma punition et mis sa griffe avant de poser la copie sur sa table de chevet et de tourner la tête vers moi : "Alors, Christine, tu n'arrêteras donc jamais. Encore un problème avec ta prof d'anglais, ce n'est pas possible. Tu cherches vraiment les ennuis..."
J'ai tenté une explication : "Mais, Maman, c'était ma voisine qui me parlait. Elle aussi a eu cent lignes à faire".
Argument irrecevable pour Maman : "Christine, ce n'est jamais de ta faute, ce sont toujours les autres ou la prof qui se trompe, je les connais par coeur tes fausses excuses. Le résultat, c'est que tu as encore été punie et que c'est inadmissible... Tu sais très bien que je ne laisserai jamais passer ce genre de choses..."
Je le sais hélas trop bien et les mots se font hésitants dans ma bouche : "Maman, je t'en prie, pardonne-moi. Je ne le ferai plus, je serai sage, je ne bavarderai plus en classe..."
Et Maman de hausser le ton : "Des promesses, ça tu sais faire, mais pour les tenir, c'est autre chose... Alors que moi, les promesses, je les tiens et je vais te le montrer... Je vais t'enlever l'envie de bavarder en cours, moi..."
Je n'ose plus croiser son regard, je suis au bord des larmes, je serre les jambes et je me tortille les mains, mes yeux points vers le bas, vers la main de Maman, vers ses genoux, vers ce qui est ma très prochaine destination...
Je sais que je peux préparer mes fesses...

vendredi 27 novembre 2009

Moments cruciaux : se sentir espionnée...

Mes soeurs tendaient l'oreille



La fessée publique, celle donnée devant mes soeurs, était l'exception. Suffisamment rare pour être marquante, pour servir d'exemple, pour bien impressionner la punie comme les témoins. Les plus courantes nous étaient données à l'abri des regards, dans la chambre de la fautive ou dans celle de Maman.
Mais, nul n'ignorait ce qui allait se passer ou venait de l'être. Maman annonçait ses intentions avant de les mettre en pratique, et ne manquait pas de faire savoir qu'une de nous avait été punie, pourquoi et même comment.
Je cherchais donc à éviter, non seulement bien sûr la fessée publique mais aussi de la recevoir quand mes soeurettes étaient à la maison. Hélas, la plupart du temps, elles étaient bel et bien là et guettaient l'événement...
Quand Maman refermait derrière elle la porte de ma chambre pour s'occuper de mon cas, les jeux ou les activités dans la pièce d'à côté, la chambre des petites, baissaient d'intensité, voire cessaient...
Elles étaient aux aguets... Parfois même, enhardies, elles venaient à pas de loup coller leur oreille derrière la porte pour capter le moindre détail de la scène...
Je les imagine ainsi et je le ressentais presque...
Elles n'allaient pas forcément jusqu'à regarder par le trou de la serrure, mais l'explication entre Maman et moi était tout sauf silencieuse... De quoi renseigner les petites curieuses avant même que plus tard, Maman ne rappelle que Christine avait fait telle bêtise et avait encore reçu "une bonne fessée"...
J'avoue avoir moi-même quelquefois cédé à la tentation de faire pareil quand une des petites était concernée. Je savais donc combien les bruits caractéristiques de la claquée maternelle traversaient les murs et, qui plus est, une simple porte...
Mes protestations, le sermon maternel, mes gestes de protection vite écartés par Maman, mes gémissements et mes supplications quand Maman baissait ma culotte, le bruit des claques sur une peau nue, tout pouvait être deviné sans l'image...
Et le fait de le savoir me donnait l'impression que mes soeurs étaient aux premières loges et voyaient mes fesses rougir... J'en avais comme une indicible honte...

mercredi 25 novembre 2009

Un lieu insolite : la cuisine

Cuisson minute près du four...


Si ma chambre a été le cadre privilégié des fessées que j'ai reçues, si le salon fut parfois le lieu de punitions exemplaires, il n'est guère de pièces de la maison familiale qui n'ait retenti des bruits caractéristiques accompagnant une tannée méritée...
Comme ce soir-là, où je voulais obtenir de Maman la permission d'aller au cinéma avec une camarade de classe. Tout était bien programmé et sa mère avait même prévu de passer me prendre après le dîner et de me ramener après la séance.
Mais, pour Maman, il n'en était pas question. Le carnet de notes mensuel reçu le samedi précédent s'était soldé pour mon compte par une bonne fessée et deux semaines d'interdiction de sortie.
Croyant que je réussirais à faire changer d'opinion Maman, j'avais dit d'accord à ma copine et elle et sa mère allaient passer me chercher à 20 h 45.
Préparant notre dîner familial, Maman ne voulait rien entendre malgré mes promesses et mes supplications. "Non, non et non, Christine. Tu perds ton temps. Tu ne sortiras que lorsque tes notes remonteront, c'est dit et je ne changerai pas d'avis", affirmait-elle avec force.
J'insistais pour ma part : "Mais, Maman, je t'en prie, Martine et sa mère viennent me chercher et on rentre directement après. En plus, il n'y a pas d'école demain et je te promets de travailler toute la journée".
C'était mal connaître Maman que d'imaginer que mes simagrées la feraient changer d'avis. Je sentais bien que je ne sortirais pas, mais j'avais une sorte de colère rentrée, de sentiment d'injustice.
"Je ne veux plus t'entendre récriminer, Christine. Mets plutôt la table, ce sera plus utile...", ajouta Maman.
Elle avait sorti quatre assiettes et une pile de quatre verres pour le diner de moi, elle et mes soeurs. Je consentis à placer les assiettes sur la table de la salle à manger et revins vers elle pour prendre les couverts et la pile de verres. Maman ajouta : "Quant à la maman de Martine, si elle passe, je lui expliquerai le pourquoi du comment, et je suis sûre qu'elle me comprendra..."
Cette perspective me mettait en rage. Etre privée de cinéma, c'était déjà dur, en rendre publique la cause me hérissait le poil à l'avance.
Je haussai les épaules et fis un grand geste avec les mains, en maugréant : "C'est pas juste !" Hélas, mon mouvement de bras atteint la pile de verres qui bascula sur le carrelage où trois des quatres verres se brisèrent. Ce n'était que du verre ordinaire, d'un service de table de tous les jours, mais le mal était fait.
Maman criait alors que je reculais vers le couloir : "Ne bouge pas d'un poil, Christine, tu vas marcher sur les éclats de verre". Je m'immobilisai alors qu'elle avait sorti pelle et balayette et ramassais les débris avec application.
Elle les mit à la poubelle, rangea pelle et balayette dans le placard et se planta en face de moi, les mains sur les hanches : "Ah, Christine, tu n'en rateras pas une ! Ce n'est pas possible. Tu cherches vraiment les ennuis... Ah, je vais te montrer moi ce qui est juste..."
Et avant que j'ai eu le temps de protester, elle m'avait attrapée par le bras et attirée vers la chaise placée près de la cuisinière, où elle s'est assise, avant d eme basculer en travers de ses genoux...
Maman, non, non, je t'en supplie, non...", mes protestations ne servirent à rien. Vite ma jupe fut retournée sur mon dos, alors que Maman faisait glisser ma culotte en bas de mes cuisses... Il n'y eut pas le moindre sermon et la fessée tomba comme une pluie d'orage, dense et forte.
J'avais copieusement énervé Maman et cela lui donnait une énergie décuplée. J'étais moi-même sur les nerfs et cette déculottée soudaine, non préméditée et terriblement cuisante, me calma sur le champ. Je pris ma volée en versant de grosses larmes et en promettant d'être sage... Maman sur sa lancée ne fit pas les choses à moitié me délivrant une tannée mémorable.
Je dus affronter les sourires en coin de mes soeurs quand vint l'heure du diner que j'avalai sans faim et en retenant encore quelques sanglots.
Heureusement, Maman n'attendit pas que Martine et sa mère passent me prendre, m'évitant de devoir croiser leurs regards... Elle appela en revanche la maman de ma copine pour la prévenir de ne pas se déranger. J'étais en train de monter dans ma chambre à ce moment là. Guettant l'oreille, je n'ai pas pu comprendre toute la conversation, mais du peu que j'ai entendu, Maman parlait de "Christine punie", de privation de sortie, et de "bonne fessée"...
Cela suffisait pour raviver ma honte. J'imaginais déjà que la prochaine fois que je croiserais la maman de Martine, je serais mal à l'aise, sachant ce qu'elle sait...

mardi 3 novembre 2009

Moments cruciaux : quand les larmes précèdent la sentence...

Des pleurs en forme d'aveux...


Rentrer à la maison, savoir que Maman m'y attend, qu'elle a reçu le courrier du collège, qu'elle sait que j'ai récolté deux heures de colle pour un chahut de plus dans un cours où ma moyenne n'est déjà pas fameuse, c'est comme avancer vers une voie sans issue, ou plutôt prendre un chemin qui me mène à coup sûr vers une explication qui s'achèvera très mal pour mon bas du dos...
Arrivée chez nous, je comprends dès le premier regard qu'il n'y a pas eu de miracles, que le fameux avis de colle est bien dans le courrier du jour. Les yeux noirs de maman, son ton cassant et désolé confirment ce que je redoutais. Maman m'avait bien prévenue, elle me l'a clairement promis la dernière fois que j'avais été collée : si je recommençais, il n'y aurait pas à discuter, et je serais à nouveau bonne pour une fessée...
J'ai la trouille au ventre et je ne vois aucune porte de sortie favorable. Maman a été chercher l'enveloppe et elle vient vers moi en la tenant dans la main.
"Maman, euh, je vais t'expliquer", dis-je sans lui laisser le temps d'ouvrir la bouche.
"Eh bien, Christine, je vois que tu sais ce que j'ai reçu avant même que je t'en parle... Mais je comprends que cela t'angoisse ainsi..." dit-elle avec un air agacé.
"Oui, Maman, oui, je sais et je te promets que cela ne se reproduira plus; Il faut me croire, euh, je..., euh, enfin je t'assure... Mais, je t'en prie, je te demande pardon, s'il te plait, ne... euh, enfin, euh, ne me.. euh, ne me punis pas..." lui répondis-je avec une voix plaintive...
Elle hausse le ton : "Christine, tu remarqueras que je n'ai encore rien dit, ni sur le motif, ni sur les conséquences de tes actes, que déjà Mademoiselle me supplie... Mais tu as raison, Christine. Cela prouve que tu as de la mémoire et que tu sais exactement ce qui t'attend ma chérie... Et tu ne seras pas déçue, crois-moi..."
C'en est trop : c'est comme si je me mettais moi-même la tête dans la gueule du loup.
L'émotion me submerge, les larmes me montent au visage, je sanglote. Je suis prise de frissons et j'en sers les genoux alors que ma main droite essuie mes larmes et ma main gauche semble protéger ma jupe...
"Non, Maman, s'il te plait, pas... euh, pas la fessée, snif, snif, snif..." J'implore Maman en vain. Sa réponse est sans équivoque. "Arrête de pleurer, Christine. Garde tes larmes pour tout à l'heure. On en reparlera après le dîner... Mais tu admettras que c'est toi même qui me supplie avant que je ne t'ai dit ce qui t'attendait... Tu sais très bien, Christine, que tant que tu me ramèneras des bulletins de colle, tu n'auras qu'à préparer tes fesses... Je ne céderai pas... A toi de faire ce qu'il faut pour les éviter... Mais ne crois pas que tu pourras y échapper. En plus, c'est encore une fois un chahut en anglais, je vais t'apprendre à ma manière ce que cela rapporte... Tu as raison de t'inquiéter car ça va barder, et je te prie de croire que tu vas la sentir cette fessée... "

lundi 2 novembre 2009

Moments cruciaux : Se préparer pour la nuit et attendre...

L'attente en pyjama est très angoissante



Maman choisissait souvent de "régler ses comptes" au moment du coucher. Entre le retour de l'école ou du collège, le goûter à prendre, les devoirs à faire, le dîner à préparer et à prendre, la douche ou la toilette des enfants, la préparation des affaires pour le lendemain, etc, les soirées étaient assez minutées. Alors, s'il y avait de la fessée dans l'air, elle avait tendance à jouer la montre et à retarder jusqu'au moment plus calme du coucher. Comme la future punie n'était pas du genre à réclamer son dû, préférant toujours s'accrocher à l'espoir que la sentence change, la fautive se tenait à carreau et finalement c'était un bon calcul...
Mais, lorsqu'à la fin du dîner, Maman nous envoyait dans nos chambres, il y avait des petites phrases que nous redoutions... Comme : "Allez, Christine, monte faire ta toilette et te mettre en pyjama, vérifie aussi que tes affaires sont prêtes pour demain. Je viendrai après avoir couché tes soeurs. Tu sais qu'on a un compte à régler..."
Ou plus expéditif : "Allez, Christine, file dans ta chambre et mets-toi en pyjama... Et ne fais pas cette tête là, tu sais ce qui t'attend... Alors, prépare tes fesses, ma fille..."
Il était trop tard pour plaider ma cause. Protester alors que Maman était en train de ranger la cuisine n'aurait fait que l'énerver davantage...
Je montais avec le moral dans les socquettes, marchant comme une condamnée qui va vers l'échafaud. Un brin de toilette et je me mettais en pyjama, me déshabillant puis me rhabillant pour la nuit avec des gestes rapides comme si je voulais cacher chaque centimètre de mon corps à tous les regards, même si j'étais seule dans ma chambre.
Mes affaires prêtes, je n'avais pas le coeur à lire et je n'avais en tête que les menaces maternelles... Je m'allongeais sur le lit, la mine défaite, l'air triste, la peur au ventre. Le coton frais de mon pyjama à peine enfilé me faisait frissonner, et je me sentais vulnérable à peine protégée par un vêtement de nuit que Maman à coup sûr dégagerait pour accomplir sa besogne correctrice...
Je guettais les bruits, sachant que Maman prendrait le temps que tout soit en ordre, puis irait éteindre à mes soeurs dans la chambre d'à côté, avant de venir me rejoindre.... J'étais là, méditant sur ma conduite, sur ce qui me valait d'être ainsi à quelques minutes d'une nouvelle punition...
Je savais que rien n'y ferait plus, que Maman tiendrait sa promesse, j'étais là prête à recevoir ma fessée...

vendredi 30 octobre 2009

Moments cruciaux : L'annonce faite devant Anne

Maman tenait le courrier du collège dans sa main...


Je recevais peu de copines à la maison. Surtout dans mes périodes "difficiles"... Je préférais aller jouer chez elles, mais bien sûr cela se faisait quand même dans les deux sens.
Un soir, Anne, une camarade de classe, qui habitait à quelques rues de chez nous, était venue pour un exposé que nous devions préparer à deux. Nous étions dans ma chambre en train de travailler quand Maman est rentrée après avoir relevé la boite aux lettres...
Il y avait un courrier de la prof d'anglais qui se plaignait de ma conduite en classe. J'avais chahuté une fois de plus au lieu d'écouter et le contrôle surprise fait en fin de cours avait bien prouvé que je n'avais rien retenu. D'où un zéro pointé avec un courrier de cette terrible Mlle Paule qui m'avait déjà valu beaucoup d'ennuis...
Maman est entrée dans la chambre en tenant la lettre du collège : "Christine, peux-tu m'expliquer ce qui s'est encore passé avec Mlle Paule ?"
J'ai balbutié : "Euh, Maman, euh, oui je t'expliquerai, mais pas maintenant. On est en train de finir notre exposé. On en reparlera tout à l'heure..."
De fait, nous avions fini et Anne qui avait compris que cela sentait le roussi dit : "On a juste à relire et c'est terminé."
Maman acquiesça : "Bon, je vous donne cinq minutes, et après, Anne, tu rentres chez toi, j'ai à parler avec Christine".
J'essayai de gagner du temps : "Euh, Maman, je voulais montrer à Anne mes nouveaux livres aussi".
Elle haussa le ton : "Christine, ta copine reviendra un autre jour. Ce soir, ce n'est pas le moment. On a un compte à régler toutes les deux..."
J'avais le visage blême, cette menace maternelle devant Anne me paralysait. J'aurais tant voulu que ma copine ne comprenne pas...
J'insistai : "Maman, s'il te plait, encore un petit quart d'heure, et Anne repart après".
Je n'aurais pas dû car la réponse de Maman ôta toute équivoque : "Non, non Christine, je connais trop tes manoeuvres. Je comprends que tu n'aies pas envie que l'on se retrouve toutes les deux pour discuter de ta conduite en classe. Mais cela ne sert à rien d'essayer de gagner du temps. Je vous laisse cinq minutes pour que vous relisiez votre exposé, puis Anne va gentiment rentrer chez elle et nous allons avoir notre petite discussion ma chérie... Et je te prie de croire que tu vas avoir ce que tu mérites, ma fille..."
Maman est ressortie et nous avons vaguement relu notre brouillon, mais je n'avais plus la tête à travailler. Anne non plus qui était curieuse de savoir ce qui m'attendait... "Elle va te disputer, dis ?" me demanda-t-elle, mais je ne voulais pas répondre.
Cinq minutes plus tard, Maman est revenue : "Allez, Anne, rentre chez toi". Ma copine a rangé ses affaires et m'a dit au revoir. Avant de sortir de ma chambre pour raccompagner Anne jusqu'à la remise du jardin où elle avait garé son vélo, Maman vit les livres et cahiers éparpillés sur le lit et me lança : "Puisque tes devoirs sont finis, range-moi tes affaires. Je veux que tout soit en ordre quand je reviens. Ce n'est pas le moment de me fâcher davantage, Christine. Tu sais très bien ce qui t'attend, alors n'en rajoute pas. Allez, je reconduis Anne à son vélo et je remonte m'occuper de tes fesses..."
Si Anne n'avait pas encore compris, cette fois, elle n'avait plus le moindre doute et je suis passée de pâlotte à pivoine... Avant que, quelques minutes plus tard, je ne rougisse également du bas du dos !!!

vendredi 23 octobre 2009

Moments cruciaux : Derniers mots d'une vaine plaidoirie...

Je perds mes moyens devant son petit sourire en coin...



Jusqu'au bout, j'ai toujours essayé de plaider ma cause, de trouver des arguments, d'inventer je ne sais quoi pour échapper à la fessée promise et méritée...
Mes ruses de Sioux en témoignent : j'ai souvent tenté le diable, et même aggravé mon cas dans l'espoir pourtant mince de gagner du temps ou de trouver le moment propice où Maman serait plus disposée à être indulgente ou moins sévère...
Mais, à force de jouer avec sa patience, à force de répéter les mêmes promesses rarement tenues, il y avait un moment où je savais, où je "sentais" vraiment que c'en était fini de mes espoirs... Cela fait partie de ces instants vécus qui sont autant de moments cruciaux restant gravés dans ma mémoire...
Cette photo (trouvée) illustre bien une sensation de ce genre. Je me vois en pleine discussion avec Maman installée dans le salon et qui vient de m'y appeler, ou à qui je dois amener une copie ou un carnet à signer...
Je sais que Maman ne laissera pas passer cela, j'ai en tête les épisodes précédents, et ses menaces si je recommençais, mais je tente de la persuader que cette fois c'est différent, que cette fois j'ai compris, que cette fois c'est la dernière, que je ne recommencerai plus, que j'aurai de meilleures notes, etc, etc...
Maman m'a interrompu à plusieurs reprises, me rappelant justement ses promesses, me remémorant ce que pareille note ou pareil comportement m'avait valu déjà, mais je cherche dans ma tête encore un argument, encore une promesse, encore une supplique...
Maman dodeline de la tête... Je vois bien qu'elle ne m'écoute plus... Elle a les bras croisés et les jambes aussi... Je n'ose même plus croiser son regard car l'angoisse me tétanise... Je parle en baissant la tête, attitude qui montre bien que si je plaide ma cause, je suis déjà dans une posture de coupable...
D'ailleurs, les mots se bousculent, je me répète, je redis la même chose et je m'embrouille... "Arrête, Christine, tu sais très bien ce qui t'attend..." Maman n'a même pas dit ces mots que je les entends presque...
Maman esquisse un demi-sourire qui me fait perdre définitivement mes moyens. Elle semble me dire : "Allez, Christine, assez parlé, passons aux choses sérieuses... Tes arguments ne tiennent pas debout... Tu as mérité une bonne fessée... Et tu vas la recevoir ma chérie..."
Il y a comme un instant de silence. Je me tais enfin, ne sachant plus quoi dire...
Je garde la tête baissée et mes yeux sont fixés sur les bras et les jambes croisés de Maman... Je sais qu'elle va décroiser les jambes, se ravancer un peu, poser la main sur ses genoux en tapotant instinctivement comme pour dire : "Viens ici..."
Je vais avoir un mouvement de recul, mais je me laisserai happer par le bras... Je frissonne en regardant ses genoux, là où bientôt je viendrai m'étendre... Depuis que j'ai commencé ma vaine plaidoirie, peut-être même depuis que j'ai eu ma mauvaise note ou fait ma bêtise, je sens que je vais devoir "préparer mes fesses"... Mais, là, à ce moment crucial, je ressens que ma fessée est devant moi...

Ruses de Sioux : 5. La fausse adresse de vacances...

Cela m'apprendra à me croire plus maline que les autres...


Comme je l'ai évoqué dans des souvenirs précédents, le système d'heures de colle (à effectuer le samedi matin au bahut ou qui était parfois remplacé par des devoirs supplémentaires) qui régnait dans mes années collège était à l'origine de bien de mes déboires postérieurs...
Maman ne supportait pas ces punitions et comme les motifs étaient difficilement défendables (chahut, bavardage, triche, inattention, leçons non sues, etc), chaque fois que je prenais deux ou quatre heures de colle au collège, cela s'accompagnait d'une fessée à la maison...
Le bulletin de colle avisant la famille arrivait par le courrier du mercredi matin en général. Je le savais à l'avance, car le lundi après-midi, un surveillant passait dans les classes et demandait à celles et ceux qui étaient collés d'amener au plus tard mardi après-midi une enveloppe timbrée au secrétariat du surveillant général.
Quand le pion entrait et disait mon nom, j'avais déjà en ce lundi après-midi la confirmation de ce qu'un prof m'avait punie et la quasi certitude que j'allais récolter une nouvelle volée le surlendemain quand Maman recevrait l'enveloppe du collège...
J'aurais pu certes me confier dès le lundi soir ou le mardi à Maman, mais je préférais gagner du temps, même si elle sentait bien souvent que j'avais un drôle d'air...
Mais, pour moi, tant que l'enveloppe n'était pas à la maison, je gardais l'espoir... D'où parfois certaines manoeuvres... J'ai raconté comment j'avais une fois réussi à subtiliser l'enveloppe dans la boite et tenté de la brûler...
J'ai usé d'autres stratagèmes aussi...
Ainsi, un lundi soir où le pion m'avait demandé une enveloppe timbrée, j'ai eu l'idée de mettre une autre adresse sur l'enveloppe... Mais, en réfléchissant, j'ai pensé que si nous avions déménagé cela se serait su dans notre petite ville. Donc, j'ai imaginé un changement d'adresse temporaire, comme si Maman était partie en vacances ou en cure (ce que venait de faire ma grand-mère en faisant suivre son courrier le mois d'avant).
J'ai donc écrit sur l'enveloppe : Famille Spaak, Hôtel des flots bleus, Mimizan (Landes). Et je l'ai donnée au secrétariat du collège.
J'étais contente de mon coup, me disant que l'enveloppe ne reviendrait jamais puisque nous n'étions pas là-bas.
C'était sans compter sur la perspicacité de la secrétaire du surveillant général que cette grosse ficelle n'a pas trompé...
S'étant renseignée, elle a refait une enveloppe et a expédié le bulletin de colle à notre domicile, non sans y inclure mon enveloppe fantaisiste et un petit mot d'explication...
Moi qui rentrais guillerette et le coeur léger à la maison le mercredi soir après mon cours de danse, j'ai eu la surprise de voir Maman m'accueillir avec son oeil noir et les bras croisés, m'apostrophant : "Alors, Christine, Tu as envie de vacances ? Est-ce qu'il fait beau à Mimizan ?"
J'ai piqué un fard et ai balbutié : "Euh, Maman, euh, qu'est-ce que tu dis, euh !"
Mais l'enveloppe qu'elle tenait dans la main m'a incité à ne pas nier l'évidence...
J'ai tenté de dire : "Euh, bah, je vais, euh, je vais t'expliquer, euh..."
Mais, c'était inutile... "Tais-toi Christine. Il n'y a rien à expliquer... N'ajoute pas de mensonges à tes manoeuvres stupides... C'est moi qui t'expliquerai ce que j'en pense... On en reparlera après le diner, mais tu peux préparer tes fesses..."
Je suis montée dans ma chambre déposer mes affaires avant de redescendre pour le diner. Maman y a multiplié les allusions à mon entourloupe et je ne pouvais que baisser les yeux et me taire...
Puis, le souper avalé, elle m'a demandé d'aller me mettre en pyjama pendant que mes soeurs qui étaient déjà douchées et en tenue débarrassaient la table.
J'attendais Maman dans ma chambre, mais c'est elle qui du bas m'a demandé de la rejoindre dans le salon... Aline et Diane y étaient assises dans le canapé et lisaient sans dire un mot, mais en me guettant l'oeil brillant, sentant bien que l'heure était à l'orage.
Je suis entrée dans le salon et Maman m'a passé un sermon maison : "Ah, Christine, tu n'en louperas pas une... Ah, si tu mettais autant d'imagination à faire tes devoirs... Ah, tu croyais échapper à la fessée que tu mérites..."
J'ai supplié, promis de ne plus recommencer, imploré Maman de me pardonner, mais je savais que je n'avais aucune chance de la convaincre. Non seulement j'allais recevoir la fessée, mais en plus elle allait être exemplaire et donnée devant mes soeurs...
Quand Maman m'a demandé de venir auprès d'elle, j'ai protesté : "Non, Maman, non, je t'en prie. Pas la fessée, ou pas ici, pas devant elles..."
Mais, cela faisait partie de sa volonté de marquer le coup : "Oh si, tu vas la recevoir ici, Christine... Pour qu'Aline et Diane voient ce qui arrive aux intrigantes et à celles qui essaient d'échapper à ce qu'elles méritent..."
Déjà, elle m'avait attrapé par le bras et basculé en travers de ses cuisses... Mon pantalon de pyjama a vite été baissé en bas de mes cuisses et mes fesses tremblantes n'attendaient plus que leur dû...
Maman très remontée me gratifia d'une fessée magistrale, se permettant par instants de rajouter des commentaires ironiques... "Ah Christine, tu voulais m'envoyer en vacances pour que je ne sache pas tes bêtises... Eh bien, Mademoiselle va être servie... Elle va avoir des coups de soleil, mais ce sera sur les fesses.... Tiens, tiens et tiens..."
Et au fur et à mesure qu'elle poursuivait sa claquée, elle se remotivait en se remémorant mon forfait : "Ah, Christine, au lieu d'avouer que tu étais collée, il faut que tu en rajoutes... Tu croyais échapper à la fessée... Eh bien non, tiens, tiens et tiens... Tu vois, tu avais presque raison, ici c'est comme à l'hôtel de cet été, après le diner, il y a spectacle... Mais tu n'imaginais pas que tu en serais la vedette... Tiens, tiens et tiens..."
Une fois encore, ma ruse de Sioux n'avait pas marché... Et c'était moi qui devenait "peau-rouge" avec ma lune écarlate... Et mes joues aussi, empourprées de honte de me retrouver ainsi exposée devant mes moqueuses de soeurs...

mardi 13 octobre 2009

Mes ruses de Sioux : 4. La signature au dernier moment...

Je n'ai pas envie de rentrer...


L'un des stratagèmes que j'employais était de tenter de trouver le moment propice pour m'éviter les ennuis ou pour en minimiser la portée. Hélas, cela ne marchait pas souvent, même si j'essayais toujours de trouver de nouvelles manières d'échapper à ce qui m'attendait. Cette photo me fait penser à un souvenir précis. Un jour où je m'étais dit que parler d'un sujet qui fâche au moment où l'on n'a plus de temps pouvait être une manière d'écourter les explications...
Ce matin, juste avant de partir en cours, j'avais montré mon carnet de notes à Maman en lui demandant de le signer. Un carnet orné de deux zéros pointés et d'une moyenne générale en baisse de deux points par rapport au mois dernier...
J'espérais qu'elle allait le signer et que j'allais être débarrassé de ce problème quitte à subir une engueulade maison rapide à cause de l'heure. Mais, ma manoeuvre n'a pas fonctionné. Maman a refusé de signer le carnet à la hâte...
"Tu te fiches de moi, Christine. Tu aurais dû me le donner hier soir en rentrant qu'on ait le temps d'en discuter... Mais je me doute bien que tu n'étais pas fière de toi et que tu savais ce qui t'attendait... Pas question de voir cela juste entre deux portes. Je ne le signerai pas. On en reparlera au calme ce soir quand tu rentreras...."
J'ai tenté de protester, de faire croire qu'il fallait ramener le carnet le jour-même, mais Maman n'a pas cédé : "Si la directrice te réclame le carnet, eh bien dis lui de m'appeler, je lui expliquerai pourquoi j'ai besoin d'en parler ce soir avec toi... Je lui dirai de quelle manière on va régler nos comptes toutes les deux..."
Je n'ai pas insisté, me contentant de plaider ma cause : "Maman, je vais t'expliquer pour mes notes..."
Elle n'a rien voulu entendre et m'a envoyé au collège en regardant l'heure : "Bon, il est temps de partir. J'espère bien que tu as de bonnes explications... Tu as toute la journée d'ailleurs pour les préparer... Mais, avec deux zéros et une moyenne en baisse, il y autre chose que tu peux préparer ma fille... Ce sont tes fesses... Car, crois-moi, je prendrai le temps qu'il faudra ce soir pour te donner ce que tu mérites..."
J'avais imaginé être débarrassée du problème en cinq minutes... Je me retrouvais au contraire avec une épée de Damoclès au dessus des fesses et une journée à penser à ce qui m'attendait...
Inutile de dire que j'ai fait la tête durant tout ce temps et que je n'avais pas l'âme à jouer avec les copines. Ni surtout envie de leur confier mes angoisses...
En cette fin d'après-midi, je rentre donc vers la maison. Lentement... J'ai le moral à zéro, l'angoisse au corps et des frémissements en bas du dos... J'ai beau essayer de me rassurer, je n'y crois plus. Je sais que mes pas me conduisent vers les genoux maternels, je sais que ma petite robe bleue et ma culotte blanche vont bientôt ne plus protéger mes fesses...
J'ai envie de pleurer déjà sur mon sort. Je me suis arrêtée à cent mètres de la maison et je reste ainsi assise plusieurs minutes. Je me tortille les mains et je suis sur le point de sangloter...
Je ne peux rester là trop longtemps car mon retard inquiéterait Maman. Mais je n'ai vraiment pas envie d'accomplir les derniers pas...
Quelle idiote je fais, me dis-je... Si j'avais donné mon carnet hier soir, ce serait déjà fini... J'aurais presque oublié... Mais, ma ruse de Sioux n'a fait que retarder l'échéance, qu'énerver davantage Maman... Elle aussi sait qu'elle doit s'occuper de moi... Elle m'a promis qu'elle prendrait le temps qu'il faudrait pour régler nos comptes... Je sais que la fessée qui m'attend sera mémorable...

samedi 10 octobre 2009

Moments cruciaux : un constat douloureux...

Oser regarder le résultat...





Que j'ai reçu ma fessée dans ma chambre, ou qu'elle m'ait été donnée dans une autre pièce de la maison, les premiers gestes que je faisais dès que Maman me relâchait, c'était bien évidemment de me rhabiller tant bien que mal, de remonter ma culotte dans la précipitation, de cacher ce bas du dos copieusement claqué et de filer pleurer sur mon lit, d'aller verser mes larmes dans le moelleux de mon oreiller, recroquevillée et sanglotante, me voilant la face comme pour fuir tous les regards, même s'il n'y avait personne dans ma chambre...
J'étais honteuse, bouleversée, toute retournée et profondément émue, non sans être comme soulagée que cela soit fini... J'étais remuée, touchée dans ma fierté d'ainée qui venait d'être une fois encore punie comme une gamine, et j'avais besoin de pleurer longuement pour aller au bout de mon émotion et comme pour vider mes nerfs...
Car, aussi éprouvante fut-elle, j'avais conscience que cette fessée n'était pas moins méritée que les précédentes... Elle avait en ce sens un aspect curatif, une sorte de pouvoir d'effacer les fautes et de passer à autre chose...
Il n'empêche que la claquée maternelle m'avait copieusement rougi le bas du dos, m'avait tanné les rondeurs jumelles, m'avait intensément chauffé la lune...
Quand j'avais déversé mes plus grosses larmes la tête enfoncée dans l'oreiller, je reprenais mes esprits doucement. Il allait falloir revenir à la vie quotidienne, soit se coucher ce qui était le moins stressant et permettait de continuer à chigner dans le noir, soit descendre bientôt diner, soit repartir au collège, soit je ne sais quoi encore.
Je devais alors me refaire un visage présentable, effacer les traces de larmes, rajuster mes vêtements, etc. L'image que me renvoyait la glace de mon armoire était difficile à voir. Elle me renvoyait le portrait d'une demoiselle venant d'être punie, d'une donzelle plus du tout fière d'elle...
Parfois, quand je me savais vraiment tranquille, quand Maman n'était plus à l'étage, quand mes soeurs n'étaient pas dans la chambre d'à côté, je me regardais devant la glace et cherchait en me retournant à voir mes fesses rougies...
Je le faisais avec l'angoisse d'être surprise. Avec la crainte que Maman ne me voit faire, imaginant qu'elle aurait alors mal réagi... Mais, j'étais un peu curieuse de voir le résultat de la tannée reçue...
J'avais le coeur qui battait la chamade en voyant mes fesses encore écarlates... Je posais la main dessus et ressentais leur chaleur... Le seul contact de ma paume me faisait frissonner et remonter quelques sanglots... Un moment d'émotion secrète que je m'empressais de stopper là, tant il me renvoyait le souvenir, les images, les bruits, les sensations de la fessée que je venais de recevoir... Vite, je me devais de me rhabiller et de tourner la page...

Les gestes marquants : la main qui menace...

"Tu la vois, celle-là ?"





Maman est rentrée dans ma chambre. Elle avait un de ces regards qui vous fait baisser les yeux...
Sa main, paume ouverte, était levée et elle avait un mouvement caractéristique...
"Tu la vois celle-là, Christine ? J'en ai assez... Si tu ne veux pas qu'elle s'occupe de tes fesses, tu as intérêt à ranger ta chambre... Si ce n'est pas nickel à l'heure du dîner, gare à toi... Je ne le répéterai pas..."
L'irruption maternelle n'a duré que quelques secondes, mais elle a suffit à me faire changer d'attitude... La Christine paresseuse qui se prélassait au milieu d'une chambre en foutoir s'est transformée en fée du logis, en Mademoiselle Propre... Maman n'a pourtant pas insisté, mais je savais trop bien que lorsque les menaces s'accompagnent de ce petit geste très évocateur, mieux vaut obéir...
Cette paume menaçante, nous la connaissions bien, mes soeurs et moi. Elle remplaçait parfois de longues phrases et était comprise immédiatement...
Il en était ainsi parfois dans des cadres extérieurs, quand une d'entre nous se distinguait, répondait mal, faisait un caprice, ou désobéissait... Faute de pouvoir avoir une explication détaillée avec la fautive, ou simplement pour ne pas le faire trop explicitement devant des tiers, Maman avait parfois ce petit geste, accompagné de quelques mots à l'oreille du style : "On en reparlera quand nous serons rentrées à la maison". Ou bien : "Toi, tu ne perds rien pour attendre..." Le signe fait de la main annonçait une suite que l'on devine aisément et qui allait être aussi "chaleureuse" que "claquante" !

Moments cruciaux : Un ultime regard en forme de prière...

Implorer et implorer encore...




Jusqu'à ce que la première claque ne s'abatte sur ma lune, je ne pouvais me résigner, je ne pouvais croire que tout espoir était vain...
Et pourtant, quand le sermon maternel s'achevait et que Maman m'attirait pour me basculer en travers de ses cuisses, je voulais toujours croire que ce n'était qu'un mauvais rêve, qu'elle allait se raviser...
C'était le moment des suppliques, des implorations, des "Non, Maman, non, non, nooon..."
Je ne cherchais pas à me débattre comme une forcenée, sachant que la rébellion n'aurait fait qu'aggraver mon cas. Mais, je gigotais un peu, remuais les jambes, et tentais de protéger mon bas du dos avec une main.
Ces gestes en forme de réflexe d'auto-défense de la future punie que j'étais, ne dérangeait pas vraiment Maman qui était entrée dans la phase active, dans le processus de passage à l'acte, d'application de sa bonne vieille méthode, d'exécution de cette fessée promise, annoncée, méritée et désormais inéluctable...
Maitrisant parfaitement la situation, elle savait placer la punie en bonne position, et dégager jupe, robe short ou pantalon, avant de s'attaquer à l'ultime protection, au déculottage...
Je me doutais bien que mes suppliques étaient inutiles à ce moment-là, mais elles sortaient encore de ma bouche, et le "Non, Maman, pas la fessée, pas la fessée", alternait avec le "Non, non, pas déculottée" qui était presque une forme de dernière transaction, comme si j'avais été prête à accepter une fessée pour peu que Maman me laisse ma culotte...
Or, je n'étais pas en mesure de négocier quoi que ce soit et mes "Non, Maman, non, promis, je serai sage, promis, je ne recommencerai plus" ne changeaient rien.
Ils ne servaient qu'à donner l'occasion à maman de se justifier : "Oh, ça, ma chérie, je l'espère bien que tu seras sage et cette bonne fessée va t'enlever l'envie de recommencer, j'en suis sûre... Ah, tu l'as bien méritée..."
Sa main se posait alors sur ma culotte pour en attraper l'élastique du haut et la faire glisser vers le bas...
Me redressant en me cabrant désespérément, je tournais la tête pour lancer un dernier regard plaintif, suppliant à Maman, un ultime regard en forme de prière...
Mais elle ne cédait pas et commençait à dégager ma lune, provoquant en moi un frisson qui se luait en gros sanglot...
Je baissais à nouveau la tête et je fermais les yeux comprenant en cet instant précis que mon dernier et infime espoir s'était envolé... L'heure n'était plus aux supplications, mes fesses tremblantes et nues allaient une fois encore recevoir leur dû !

mardi 6 octobre 2009

Mes ruses de Sioux : 3. Un calcul qui tombe à l'eau

En tournant la tête, j'aperçois mes soeurs...



Je tourne en rond depuis que je suis rentrée du collège, ce midi. J'ai mon carnet de notes à faire signer et je crains le pire... La moyenne est plus basse encore que la dernière fois et je me souviens de la déculottée maison que cela m'a valu le mois dernier...
En fait, je l'ai depuis hier dans mon cartable, mais je n'ai pas trouvé le courage de le montrer à Maman, car hier soir, elle était très énervée après mes soeurs.
Mais, il va falloir qu'elle le signe aujourd'hui, car je dois le rendre demain matin...
Après le déjeuner, comme on n'a pas cours cet après-midi, j'ai cru le moment propice et je suis descendue avec mon carnet voir Maman. Mais, là encore, j'ai reculé...
L'après-midi passe et Maman sent bien que je ne suis pas dans mon assiette... J'hésite encore...
Une idée me vient : à 17 h 30, mes soeurs vont à leur cours de danse... Je resterai seule avec Maman, si elle ne va pas faire de courses, et ce sera sûrement le bon moment...
17 h 35 : ça y est, elles sont sorties. Je prends mon courage à deux mains et je descends voir Maman.
"Euh, dis, M'man, faut que, euh, que tu..." Je balbutie en cherchant à capter son intention. Elle me coupe : "Christine, tu vois bien que ce n'est pas le moment de me déranger. Je suis en train de préparer une tarte... Va donc réviser tes leçons, je n'en ai pas pour longtemps..."
Dépitée, je remonte dans ma chambre, moitié embêtée par ce contre-temps alors que j'étais enfin décidée, moitié soulagée de gagner finalement un peu de temps...
18 h : Maman monte et entre dans sa chambre pour y ranger du linge... Je me dis qu'elle va venir me voir et je patiente, les jambes en coton...
18 h 15 : elle est toujours à côté. Le temps commence à presser. Il ne faudrait pas que les petites reviennent avant que je n'ai pu lui parler... Je me décide et vais la retrouver dans sa chambre. Elle est en train de recoudre un vêtement que Diane a déchiré. Je reste un instant devant elle, sans trouver les mots...
"Qu'y a-t-il, Christine ? Je vois bien que tu es bizarre. Quelle catastrophe as-tu encore à m'annoncer ?" Maman a évidemment compris ma gêne. Je ne sais pas quoi dire et tête basse, je lui donne le carnet de notes... Elle soupire : "Je m'en doutais, et au vu de ta tête, je pense que cela ne doit pas être fameux..."
En effet, et Maman pousse des hauts cris en découvrant des notes encore plus basses que le mois dernier...
"Mais, ce n'est pas vrai, Christine. Tu m'avais pourtant promis..." Et j'en passe, le sermon maternel commence et se poursuit par l'examen de chaque note... Je m'accroche aux rares bons résultats, je plaide pour ma cause et je tente d'expliquer à ma façon les mauvais résultats...
Maman prend son temps, tout son temps. Nous ne sommes que toutes les deux, alors j'ai le droit à une leçon de morale grandeur nature, à ses ritournelles sur mon rôle d'ainée qui devrait donner l'exemple au lieu de me distinguer dans l'autre sens...
Les minutes passent et je sens l'issue arriver... Je la connais... Maman me rappelle d'ailleurs ce qui s'était passé la dernière fois : "Tu m'avais pourtant promis de mieux faire, Christine. C'était promis, juré... Et, hop, le mois suivant, c'est pire encore... C'est à croire que tu as oublié la bonne fessée que je t'ai flanquée pour m'avoir ramené un tel carnet..."
J'ai les larmes aux yeux et je tente de plaider encore ma cause : "Non, Maman, non, je n'ai pas oublié, je t'assure, je n'ai pas oublié, et je t'assure que cette fois c'est certain, je vais faire mieux la prochaine fois".
Maman arrive à son point d'ébullition. Ma défense toujours inchangée l'exaspère : "Ca suffit avec tes promesses, c'est toujours quand tu as peur que tu les fais. Mais, moi, je ne fais pas que des promesses, je les tiens... Et je ne vais pas attendre pour te le montrer..."
Je recule en tremblant : "Non, Maman, je t'en prie, je travaillerai mieux, non, s'il te plait, pas la fessée, pas la fessée..."
Cela fait presque sourire Maman : "Eh bien, Christine, je vois qu'au moins, tu te souviens bien de mes promesses... Je t'ai prévenue, ma fille. Si tu me ramenais un aussi mauvais bulletin, tu savais ce qui t'attendait à la maison... Allez, viens ici qu'on en finisse..."
J'aurais bien voulu essayé d'argumenter encore, mais Maman se dirigeait déjà vers moi pour m'attraper le bras... Et puis, je savais que l'heure tournait et que, quitte à devoir recevoir cette volée promise et méritée, mieux valait ne pas jouer la montre et éviter le retour des petites...
Je n'ai pas résisté quand Maman m'a trainée par le bras vers le petit fauteuil placé près du bas de son lit. Ni quand elle s'est assise et m'a allongée en travers de ses genoux. Ma jupe a vite été remontée et j'ai à peine protesté quand Maman a baissé ma culotte...
Maman a même pris mon calme pour une acceptation : "Eh bien Christine, puisque tu n'as pas oublié mes promesses, je vais les tenir, ma fille..."
Je suppliais comme à chaque fois : "Non, Maman, non..."
Mais, rien ne pouvait y faire... Et Maman de poursuivre son raisonnement : "Oh, mais si, mais si, Christine... Tu le sais bien... Et tu le savais bien... Je l'ai lu dans ton regard quand tu m'as tendu ton carnet de notes... Tu savais que tu allais recevoir la fessée... Et bien tu vas être servie..."
Et sa main s'est abattue sur mes fesses encore blanches et tremblantes, commençant une danse claquante qui allait être mémorable...
A bout de nerfs et nous sachant seules dans la maison, je ne retins pas mes larmes et mes cris, ni mes supplications pendant que Maman s'efforçait de me flanquer une tannée magistrale, une déculottée maison grand format...
Les claques succédaient aux claques quand un instant Maman arrêta et releva la tête. La porte de la chambre qui était restée entrouverte laissait apparaître deux têtes... Aline et Diane étaient rentrées...
En tournant la tête, je les aperçus qui regardaient le spectacle bouche bée. Je poussai un long gémissement pendant que Maman les renvoyait : "Filez dans votre chambre et rangez vos affaires de danse. On va bientôt diner. Allez, ouste, et fermez la porte derrière vous, petites curieuses. Je finis de m'occuper de votre soeur et j'arrive..."
J'étais désespérée. J'avais fait toutes ces manoeuvres pour éviter que mes soeurs le sachent, du moins ne l'entendent à travers la cloison de leur chambre... Mais, ma ruse de Sioux avait échoué et, en prime, elles venaient de me voir déculottée, les fesses rouges, piaillant sous les claques maternelles...
Je me demandais même si, la porte refermée, elles ne devaient pas tendre l'oreille...
"Maman, ça suffit, ça suffit", dis-je en suppliant.
Mais, la petite pause involontaire avait reposé un instant son bras, et l'éclat de mes fesses rouges avait dû pâlir un peu...
"Christine, c'est moi qui décide quand ça suffit... Je t'ai promis une bonne fessée pour que tu t'en souviennes bien... Et je pense que ces fesses-là méritent d'être encore rougies... Elles ont l'habitude avec toutes les bêtises que tu fais... Tiens, tiens, tiens et tiens, ça t'apprendra à ne pas travailler... Et, tu as intérêt à augmenter ta moyenne, parce que sinon ca sera direct la déculottée, la fessée, Christine, la fessée... Tiens, tiens, tiens et tiens..."
Ah, c'est sûr, j'allais m'en souvenir, et je m'en souviens encore de cette ruse de Sioux ratée !

lundi 5 octobre 2009

Les moqueuses avaient hélas raison...

"Oh la la, elle va avoir bobo... "


Lorsque je suis rentrée du collège, Maman était au salon en train de choisir des produits de vente par correspondance dont Mme Martin, une dame du quartier, était la représentante. J'ai dit bonjour à cette dame et à Maman, mais l'accueil maternel sentait l'orage. Je voulais aller voir une copine avant le dîner, sous le prétexte de lui rendre un livre, mais Maman n'a pas voulu : "Pas question que tu ressortes, Christine. Tu ferais mieux d'aller travailler tes maths et ton anglais. Prends ton goûter qui sur la table de la cuisine et file dans ta chambre, on a un petit compte à régler toutes les deux... Je finis avec Mme Martin, et j'arrive..."
Les mots de Maman m'ont laissée sans voix... Je ne comprenais pas ce qui se passait, mais le ton de Maman ne souffrait pas de discussion et je n'avais pas envie qu'elle donne des détails devant Mme Martin...
En allant vers l'escalier pour monter aux chambres, j'ai entendu les pas de mes soeurs qui devaient avoir guetté mon arrivée et épié notre dialogue... Si elles étaient à l'affût, c'est qu'elles en savaient plus que moi...
Je l'ai bien vu en passant devant la porte de leur chambre commune. Aline et Diane avaient l'air moqueur...
J'ai posé mes affaires dans ma chambre et me suis demandée ce qui motivait cette réaction maternelle... J'avais bien quelques bêtises cachées et mensonges non découverts, mais j'avais envie de savoir pour préparer mes arguments quand Maman viendrait pour "régler nos comptes"...
Je me suis décidée à interroger mes soeurs... Sortant à pas de loup de ma chambre, je suis allée dans la leur, demandant si elles savaient pourquoi Maman semblait en colère...
Diane, comme fière de pouvoir renseigner sa soeur, a dit : "Oui, je sais, je sais. Maman a rencontré Mlle Paule au supermarché..."
C'était comme si le ciel me tombait sur la tête. Cette fichue prof qui m'a dans le collimateur et que je déteste... C'est vraiment pas de chance... Surtout que j'ai depuis deux jours la copie de mon dernier contrôle que je dois faire signer à Maman et que je n'ai pas osé lui montrer... Et, en plus, comme j'ai chahuté lors du dernier cours, elle est capable de me donner deux heures de colle supplémentaires...
Je comprends que si Maman a appris tout cela, non pas de la bouche de sa fille avec des mots choisis, mais de celle de la prof qui a dû en rajouter, j'imagine déjà que je peux préparer mes fesses...
J'essaie d'en savoir plus et questionne Aline : "C'est tout ce qu'elle a dit ?" L'ainée de mes petites soeurs jubile intérieurement avec les yeux qui pétillent : "Oui, c'est tout, mais quand Mme Martin est arrivée avec son catalogue, Maman lui a dit que tu avais eu un zéro en anglais et que tu lui avais caché..."
Par réflexe, je nie : "Pff, c'est même pas vrai".
Mais Aline en rajoute une couche : "On verra bien si c'est pas vrai... Parce que Maman elle a dit à Mme Martin qu'elle allait t'apprendre à lui mentir et que ça allait barder pour toi..."
Même si cela ne fait que confirmer mon intuition, je marque le coup et fais la grimace...
Diane et Aline qui me sentent touchée en rajoutent... En se levant, elles se mettent à entamer une sorte de danse. Elles me tournent le dos et me montrent leur culotte en se tortillant et en mettant la main devant leur bouche comme si elles étaient gênées...
"Oh, pauvre Christine, tu vas être punie... Oh la la, elle va avoir bobo... Elle va avoir la fessée, oh la la, la bonne fessée, la culotte baissée... Ouille, ouille, ouille, ça va claquer fort..."
Ce manège est insupportable. Abasourdie un instant en les voyant faire leur danse moqueuse, je réagis enfin et m'avance pour les faire taire...
Mais je n'ai pas le temps de les atteindre que Diane crie déjà : "Maman, Maman, Christine est dans notre chambre, elle nous embête".
Du bas, la voix maternelle gronde : "Mais, ce n'est pas vrai. J'ai dit dans ta chambre, Christine. Tu cherches vraiment les ennuis... Mais, ne t'inquiète pas, j'arrive bientôt..."
Je suis dans une trop mauvaise position pour me défendre et accuser mes soeurs. Ce n'est pas le moment vraiment... Je fais donc demi-tour et rentre dans ma chambre... Avec dans la tête la danse insolente de mes soeurs...
Hélas, comme la danse des Indiens qui faisait venir la pluie, la danse de mes soeurs était prémonitoire... Les moqueuses avaient plus que raison... Une demi-heure plus tard, Maman me rejoignait dans ma chambre et nos explications suivies de son sermon ont eu l'épilogue que je craignais et que mes soeurs annonçaient... Maman m'a donné une fessée magistrale, une bonne déculottée que je n'étais pas près d'oublier...
Et, mes soeurs, depuis leur chambre, pouvaient entendre combien "ouille, ouille, ouille, cela claquait fort..." comme dans leur danse infernale...

Mes ruses de Sioux : 2. Le bulletin de colle (mal) brûlé...

Le preuve était flagrante...



Que ce soit les bulletins de colle ou les bulletins trimestriels, voire certains courriers que la principale ou un prof envoyait, mes soucis postérieurs passaient souvent par la case postale...
La plupart du temps, j'en étais avertie en classe par la prof ou par le secrétariat du collège, mais je ne m'en vantais pas le soir-même. Je ne me voyais pas rentrer et dire à Maman : "Demain tu recevras une lettre ou un bulletin de colle pour telle ou telle bêtise que j'ai faite..."
Cela aurait été comme si j'arrivais la bouche en coeur en annonçant que je méritais la fessée...
Je préférais garder cela pour moi, quitte à angoisser jusqu'au lendemain, ce que Maman devinait plus ou moins...
J'espérais une grève de la Poste ou je ne sais quel courrier perdu, ce qui n'arrivait hélas jamais...
Pourtant, je cherchais le moyen d'intercepter le courrier ou de le détourner, ce qui n'était pas facile car j'étais le plus souvent en cours quand le facteur passait.
Un jour pourtant, Maman ayant dû aller consulter un spécialiste, c'est Jacqueline, sa soeur qui nous a fait manger à midi à la maison.
Et, par chance, elle n'avait pas relevé la boite aux lettres, ce que je me suis empressée de faire, y trouvant au milieu du courrier la lettre du collège annonçant mes deux heures de colle pour un chahut en classe.
J'ai escamoté la lettre la mettant dans ma poche en douce.
Puis, avant de repartir en classe, je suis allée au fond du jardin, derrière la cabane à outils, avec l'intention de bruler le courrier...
J'ai craqué une allumette et mis le feu à l'enveloppe puis au bulletin de colle. Il flambait bien quand Tata Jacqueline m'a appelée pour repartir au collège.
J'ai couru avant qu'elle ne vienne voir ce que je faisais là. Et je suis retournée au collège, guillerette et heureuse de mon coup "fumant" en quelque sorte.
Le soir après les cours, je suis revenue à la maison en chantonnant... Le coeur léger !
Maman qui était revenue, était en train de faire goûter mes soeurs, et je l'ai embrassée toute joyeuse. Mais, elle, ne l'était pas du tout...
"Ah te voilà, Christine... Peux-tu aller voir sur la table du salon ? La voisine est passée tout à l'heure me rapporter quelque chose qui te concerne..."
J'étais surprise et je suis vite allée dans le salon, le coeur battant...
Sur la table basse se trouvait une demi-feuille de papier que j'ai reconnue tout de suite. C'était le bulletin de colle que j'avais voulu bruler... La voisine qui se reposait dans son jardin, voisin du nôtre, avait aperçu mon manège. Intriguée par l'odeur du brulé, elle était venue voir dès que j'avais quitté les lieux, et trouvé le bulletin de colle mal consumé que j'avais laissé sur place...
J'étais prise la main dans le sac pour ainsi dire... Avec deux heures de colle pour un chahut plus une ruse de Sioux ratée pour tenter d'échapper à ce que je savais mériter... inutile de dire que j'étais mal... et que la soirée s'est achevée pour moi par une fessée magistrale !

dimanche 27 septembre 2009

Ruses de sioux : 1. Le coucher anticipé

"Mais que fais-tu au lit ?"






Lorsque l'on sait que ses bêtises, ses mensonges, ses mauvaises notes et autres écarts risquent de vous valoir la fessée, l'intellect fonctionne à fond pour tenter d'éviter la punition redoutée...
J'ai ainsi passé beaucoup de temps, dès que je craignais une explication délicate et risquée pour mon bas du dos, à imaginer des "ruses de Sioux" pour ne pas que maman me transforme à sa manière en "peau-rouge" ! Je vais en décrire certaines qui me reviennent au milieu de mes souvenirs et que des photos trouvées de ci de là illustrent.
C'est par exemple le coup du coucher anticipé. Ce soir là, Maman m'avait envoyée dans ma chambre, à l'issue du repas. Le carnet de notes reçu le jour même motivait sa colère et je ne me berçais pas d'illusions... "On en reparlera après le dîner... Ah, tu peux préparer tes fesses, Christine", avait annoncé Maman devant mes soeurs.
Montée dans ma chambre et m'étant mise en pyjama, j'avais tourné quelques minutes en rond entre mon lit et mon petit bureau... Maman qui savait en de telles circonstances faire "mijoter" la future punie devait ranger la cuisine et préparer les affaires pour le lendemain, avant d'aller dire bonsoir à mes soeurs.
L'attente se prolongeant, et dieu sait que les secondes et minutes sont un supplice quand on sait que l'on attend sa fessée, j'ai cru trouver une parade. Je me suis mise au lit et j'ai éteint la lumière, faisant semblant de dormir...
J'avais le coeur battant quand j'ai entendu, cinq minutes plus tard, les pas de Maman se rapprocher et la porte s'ouvrir... J'ai retenu ma respiration, feignant l'endormissement, alors que Maman rallumait le plafonnier : "Mais, que fais-tu au lit, Christine ?"
J'ai mimé la gamine endormie qui se réveillait en se frottant les yeux : "Euh, Maman, il est tard, il y a cours demain, je voudrais dormir..."
Maman m'a regardé avec un air amusé : "Quelle comédienne, tu fais, ma fille. Tu as peut-être trouvé ta vocation... C'est quand même bizarre qu'il faille te rappeler à l'ordre chaque soir pour que tu éteignes et que justement ce soir, Mademoiselle soit brusquement fatiguée..."
J'avais remonté la couverture bien haut et me cachais en partie le visage pour implorer Maman de me laisser dormir...
Elle s'est assise sur le bord du lit, élevant le ton : "Allez, ça SUFFIT !!! Ne t'inquiète pas, Christine, tu vas pouvoir retourner au lit bientôt... Dès que je me serai occupée de tes fesses... Tu vois, on ne va même pas discuter de tes notes... De toute manière, avec une moyenne encore en baisse, tu savais très bien ce qui t'attendait, Christine... Allez, viens ici", dit-elle en m'extirpant du lit. "Puisque tu es pressée de dormir, on va régler nos comptes sans tarder... Je vais te flanquer la bonne fessée que tu mérites, la bonne déculottée que je t'ai promise, et tu vas pouvoir t'endormir avec les fesses toutes rouges en pensant que tu as intérêt à mieux travailler ce mois-ci... Sinon, sinon..."

"Ne me regarde pas comme ça, sinon..."

Un éclair dans le regard




"Une bonne fessée, cela va te calmer, ma fille"... L'expression maternelle était plutôt vraie. La tannée (presque) toujours méritée avait un effet calmant et nous sortions des genoux maternels avec une sensation proche de l'épuisement après avoir gigoté, pleuré, supplié, gémi sous les claques généreuses d'une mère cherchant toujours à donner une bonne leçon...
Mais, parfois, je pouvais avoir la sensation d'une injustice, ou d'être punie à la place d'une soeur ou pour quelque chose que je n'aurais pas fait.
J'ai le souvenir ainsi de rares moments où je me relevais, le bas du dos brulant, les larmes ruisselant sur le visage, et au lieu de courir cacher ma peine dans ma chambre, j'osais lancer un regard noir, comme plein de reproches à Maman...
Mieux valait ne pas insister, car elle n'aimait pas cela... "Ne me regarde pas comme ça, Christine... Si tu n'as pas bien compris, je vais te remettre sur mes genoux... Tu n'en as peut-être pas eu assez..."
Autant dire que je baissais mon regard effronté et que je filais en me reculottant à la va-vite... Une fois pourtant, j'ai quitté la pièce en claquant la porte derrière moi... Cela s'est mal fini pour moi...

"Enlève cette main, Christine !"

Un geste instinctif de protection

J'avais beau le savoir, ne me faire aucune illusion. Jamais, je n'ai pu laisser Maman baisser ma culotte sans protester, sans tenter de l'en empêcher, sans l'implorer de ne pas me déculotter...
Une fois ma jupe ou le bas de ma robe remontés au bas de mon dos, apparaissait ma culotte, frêle et dernier rempart, ultime protection de mes rondeurs jumelles...
Faire glisser l'étoffe vers le bas dégageait le siège de la punition annoncée... J'avais connu de rares cas où je l'avais gardée sur les fesses, épisodes par exemple de fessée donnée sur le champ, de punition devant des regards étrangers ou petit avertissement avant une vraie explication. Mais, si j'étais envoyée dans ma chambre ou si seules mes soeurs pouvaient y assister, la règle était intangible : quand Maman parlait de bonne fessée, c'était immanquablement déculottée...
Malgré cela, au moment fatidique, quelle que fut le degré de colère maternelle, j'implorais : "Non, Maman, non, pas déculottée", et j'essayais de me protéger le bas du dos avec ma main libre, je tentais de serrer le haut de ma culotte pour la bloquer en place, alors que Maman ne se laissait pas fléchir.
"Enlève ta main, Christine. N'aggrave pas ton cas..." Puis, elle arrivait à bloquer mon bras derrière mon dos et pouvait baisser ma culotte et dévoiler ma lune tremblante et frissonnante dans l'attente de l'averse de claques qui allait s'abattre sur elles...

vendredi 25 septembre 2009

Quand Maman arrive... (SUITE 1)

Je voudrais presque qu'elle commence...
 

 (SUITE DU PRECEDENT)
Maman s'est assise au bord de mon lit. Bien au milieu, en une position qui est pour ainsi dire la sienne, qui à elle seule ne laisse aucun doute sur la suite des événements...
Je me suis reculée de l'autre côté, presque à en descendre, comme si je voulais fuir, mais c'est impossible côté mur.
"Maman, Maman, c'était juste un emprunt. Je voulais acheter un disque. J'aurais remis l'argent, je te le jure... Crois-moi..." Je tente de plaider ma cause avec des arguments grossiers.
"Arrête de dire n'importe quoi, Christine. N'ajoute pas des mensonges à ce que tu as fait. Cela ne fait qu'aggraver ton cas...", me coupe Maman.
Je ne peux me faire à l'idée d'admettre, d'avouer et je réitère mes explications oiseuses. "Tu n'étais pas là, alors je n'ai pas pu te demander".
Le ton maternel monte : "Là ou pas là, on ne se sert pas dans le porte-monnaie. Tu sais très bien que je t'interdis de toucher à mon sac en plus. C'est trop facile de dire que tu allais m'en parler alors que tu ne l'as pas fait jusqu'à ce que je m'aperçoive qu'il me manquait de l'argent... Bon, ça suffit, je vais t'enlever le goût de voler, moi..."
Je supplie : " Non Maman, je ne le referai plus, s'il te plait, non, pas la fessée".
J'ai lâché le mot avant même que Maman ne le prononce, me recroquevillant presque tremblante, me pinçant les lèvres et m'entortillant les doigts, montrant par là mon angoisse grandissante...
"Si, Christine, tu le sais bien, tu vas l'avoir ta fessée, et tu mériterais même que je te la donne devant tes soeurs, pour l'exemple. Pour que tout le monde sache ce qui arrive aux petites voleuses dans cette maison. Et tu n'as pas intérêt à recommencer, car cette fois je n'hésiterai pas..."
Je suis abasourdie et je sens les larmes me monter aux yeux à cette perspective. Pour la forme, comme par réflexe, je supplie encore : "Non, Maman, pas la fessée, pas la fessée", mais cela ne sert à rien qu'à m'attirer encore des commentaires maternels : "Ca suffit ta comédie, Christine. Quand est-ce que tu deviendras raisonnable ? J'en ai assez de ces simagrées et de tes promesses jamais tenues... Je ne le referai plus, je ne le referai plus.... C'est dommage que tu n'y penses pas avant de faire tes bêtises... C'est trop facile de promettre monts et merveilles quand tu commences à avoir peur pour tes fesses... Mais cela ne marche pas, il faudrait que tu le comprennes un jour, Christine !"
Je ne sais plus quoi dire, je n'ai plus d'argument, j'en arrive à vouloir qu'elle se taise, qu'on en finisse, j'en arriverais presque à souhaiter que la fessée tombe pour que l'on n'en parle plus...
Je réitère une dernière promesse : "Oui, Maman, oui, je serai sage, j'y penserai, c'est promis".
Le sermon touche à sa fin, mais il faut qu'elle en rajoute encore : "Ah, voler dans le porte-monnaie de sa mère, c'est vraiment une honte, Christine. Je vais t'en ôter l'envie pour longtemps. Ah, tu m'en feras voir, ce n'est pas possible. On dirait vraiment que tu cherches les ennuis... Lundi, tu me ramenais un zéro pour avoir copié sur ta voisine. On n'est que vendredi et il faut que je sévisse à nouveau. Et la semaine n'est pas finie, avec toi je peux m'attendre à tout... Mais, tu n'auras pas le dernier mot, Christine. Allez, viens ici..."
Son dernier monologue avait été prononcé avec un air exaspéré et son regard était noir comme rarement. Maman avait atteint le point d'ébullition : cela allait barder !
Elle m'avait attrapé le poignet pour m'attirer vers elle. Impressionnée par sa détermination, je me suis laissée faire allant m'allonger en travers de ses genoux pour recevoir cette fessée somme toute bien méritée...
Très vite, elle avait agrippé le haut de la ceinture de mon bas de pyjama. Par réflexe, je balbutiai : "Non, pas la culotte, Noooon !!!"
Mais déjà il glissait vers le bas dévoilant ma lune blanche et tremblante...
"Ne rêve pas Christine, bien sûr que si que je baisse ta culotte, tu veux rire... Est-ce que j'ai l'habitude de te la laisser ? Une voleuse cela mérite une bonne fessée, une déculottée mémorable, et je vais te les claquer tes fesses jusqu'à ce que tu comprennes..."
En attendant les premières claques, je me mordais les lèvres, regrettant déjà d'avoir protesté pour ma culotte... Maman insistant à voix haute sur ma déculottée, je me doutais bien que derrière la cloison, mes soeurs devaient jubiler en imaginant leur ainée, culotte baissée, les fesses à l'air prêtes à rougir sous la dextre maternelle...