dimanche 28 octobre 2018

Chronique d'un redoublement : 134. D'une déconvenue pour Diane à des conseils peu rassurants de Tata

SUITE 133

Si Aline avait payé cher sa petite révolte par une fessée donnée devant ses deux grandes soeurs, Maman n'avait pas l'intention de nous lâcher la bride complètement durant les deux semaines de vacances en bord de mer.
Nous avions bien conscience que passer ce séjour avec Mamie, sans oublier Tata Jacqueline, allait être plus tranquille pour nous, ne serait-ce que sur le plan des devoirs de vacances, dont Maman avait annoncé qu'il y en aurait beaucoup moins, sauf si nous étions indisciplinées. Mais c'était évidemment moins dissuasif que de nous promettre d'atterrir sur ses genoux les fesses à l'air...
Cela impressionnait encore moins Diane, qui se croyait à l'abri de toute déconvenue. Peut-être est-ce pour cela que la plus jeune de nous trois se permit quelques caprices, déjà dans le trajet vers la Bretagne, en grognant à tout bout de champ, en se plaignant d'avoir trop chaud, puis trop d'air, puis soif, etc. Elle arriva à énerver Maman qui la menaça même d'une fessée sur le parking d'une station-service, après qu'elle ait réclamé une boisson gazeuse en insistant longuement, puis en boudant, assise par terre.



Diane avait réussi à énerver Maman durant le trajet vers la Bretagne
Elle avait même boudé assise par terre lors d'une pause sur un parking.
Elle fut toute heureuse d'arriver à bon port sans prendre même une claque...
Mais Maman avait retenu son comportement, et saurait s'en souvenir...

Cela en resta à la menace et Diane fut toute heureuse d'arriver à destination, sautant dans les bras de Mamie qu'elle fit presque tomber. Maman haussa le ton, mais déjà Mamie invoqua la fougue de ma soeur, demandant à Maman de comprendre que sa petite-fille était tout simplement heureuse de la retrouver.
Diane rassurée continua à faire des siennes, voulant choisir là où elle coucherait dans la chambre à deux lits qui était destinée aux petites, moi étant dans une autre dont le deuxième lit serait occupée par Tata Jacqueline qui arrivait le lendemain.
Je sentais bien que Maman commençait à avoir la moutarde qui lui montait au nez, mais Diane demeurait agitée se chamaillant pour un rien avec Aline.
Mamie se proposa de séparer les petites en emmenant Aline avec elle pour faire une course. Ce qui fit que nous nous retrouvâmes Diane, Maman et moi seules durant une petite heure.

Maman avait retenu Diane, qui aurait voulu accompagner Mamie aussi, en lui disant : "Non, tu restes. D'ailleurs, il faut qu'on parle..." qui résonnait comme une menace d'explication imminente...
Mamie n'avait pas relevé, mais moi si, connaissant mieux que quiconque la méthodologie maternelle... Diane, elle, s'était calmée d'un coup, en allant s'asseoir sur la terrasse donnant dans le jardin devant la salle à manger.
Maman rangea quelques affaires, ouvrant les valises, avant d'appeler Diane qui ne répondit pas la première fois. "Diane, ne me fâche pas davantage que je ne le suis. Viens donc ici", avait relancé Maman.
"Mais, pourquoi, pourquoi, hein, dis, Maman ?" demanda ma soeur. "N'aggrave pas ton cas, Diane, tu sais très bien ce qui t'attend... Tu as déjà eu de la chance que je ne t'ai pas flanquer une fessée sur le parking tout à l'heure".
Le mot était lancé, et Diane balbutia "Non, non, Maman, non, je serai sage". Sans bouger, comme paralysée. "Tu viens de suite ou tu préfères prendre ta fessée dans le jardin ?" la menace de Maman fit enfin bouger ma soeur, d'autant qu'un couple de voisins jardinait de l'autre côté du grillage.


Une fois Mamie partie faire des courses avec Aline,
Maman attrapa Diane et la tira vers la banquette du salon...
Ma petite soeur allait devoir payer pour son comportement
durant le voyage et ça allait barder...

A peine, Diane était elle dans l'entrée de la cuisine, que Maman l'attrapa et l'attira vers la banquette du salon, où elle s'est assise, basculant soeurette en position : "Ah, tu te crois à l'abri parce qu'on est en vacances chez Mamie, mais c'est un mauvais calcul, Diane, et j'espère que cette fessée va t'ôter l'envie d'être insupportable et capricieuse pendant ces vacances..."
Et méthodiquement, Maman remonta la robe de Diane et lui baissa sa culotte, se mettant à lui administrer une fessée carabinée, du moins pour ses petites fesses qui se colorèrent bien vite. J'étais aux premières loges, et je venais après celle d'Aline d'assister à une déculottée magistrale de mes deux soeurs, qui me consolait un peu de mes déboires précédents, même si je n'arrivais pas à m'en réjouir, ayant trop dans la tête de souvenirs du même genre... faisant que je m'y voyais en quelque sorte.




 
Maman s'installa dans le salon, prenant le temps
de bien baisser la culotte de Diane,
et lui administrant une fessée carabinée sous mes yeux...
Je considérais que c'était mérité, mais je n'arrivais pas à me réjouir, 
me remémorant nombre de souvenirs, récents notamment,
où c'étaient mes fesses que Maman rougissait...

En plus, Maman ne manqua pas de s'adresser à moi qui regardait : "Et toi, Christine, dis-toi bien que tu n'es pas à l'abri non plus... Surtout que cela fait un bon moment que je ne me suis pas occupée de tes fesses... Alors, je te conseille de ne pas chercher d'histoire..."
Je fis la grimace en écoutant les menaces maternelles... J'avais bien conscience que je n'étais pas à l'abri de nouvelles fessées, mais ce qui me faisait grincer les dents, c'était le raisonnement de Maman. Alors que souvent, c'était l'accumulation de petites remarques, de menaces de sévir, faisant comme si le vase de reproches allait déborder, qui justifiait la promesse maternelle, cette fois, Maman me disait en quelque sorte : "Gare à toi ma grande, car tu n'as pas eu de fessée depuis longtemps et cela pourrait bien ne pas durer" !
Mais, aussi bizarre que cela ne puisse paraître, je prenais très au sérieux les menaces maternelles, et au lieu d'être rassurée et confiante de n'avoir plus été déculottée depuis un bon mois, je me disais presque que chaque jour de plus était un jour de moins  avant la prochaine... Comme si c'était une fatalité...


Maman m'avait mise en garde après avoir fessé ma soeur...
Elle me rappela que je n'étais pas à l'abri de futures fessées...
Et de remarquer que cela faisait un bon bout de temps
qu'elle ne s'était pas occupée de mes fesses...
Comme si cela allait rendre une prochaine fessée nécessaire...
J'en frissonnai à l'avance... 

Diane sérieusement calmée alla pleurer dans sa chambre, tentant de cacher ses larmes au retour de Mamie. Cette dernière trouva la maison bien calme, mais Maman ne raconta rien de la scène tout de suite. C'est Aline qui devina ce qui était arrivé, pressant de questions Diane qui ne répondit pas. Elle demanda alors à Maman, qui confirma : "Oui, ta soeur a reçu une bonne fessée déculottée qu'elle a bien cherchée, et cela devrait la calmer un moment."
Mamie poussa comme un petit cri, "Oh ma pauvre chérie", et elle alla consoler Diane, en disant à sa fille : "Quand même tu devrais être moins sévère. Je sais bien que tes filles sont vives et souvent agitées, mais tu devrais essayer de les calmer autrement. Tu sais, il y a des bonnes tisanes qui apaisent les nerfs, tu devrais demander conseil au docteur François".
Maman ne voulut pas prolonger la conversation, souriant à la proposition de Mamie, en pensant dans son for intérieur qu'en matière de tisane calmante, sa méthode à elle était la meilleure...
En tout cas, Diane avait bel et bien été calmée. Le fait d'avoir été fessée devant moi, d'être la première et la seule punie depuis notre arrivée chez Mamie, vexait à l'évidence celle dont on faisait souvent le plus de compliments en famille. J'avais d'ailleurs remarqué son oeil noir fusillant Aline du regard quand elle a insisté auprès de Maman pour savoir ce qui lui était arrivée. C'est vrai qu'il est plus facile de se moquer des fessées de ses soeurs (et surtout des miennes) plutôt que d'entendre sa mère raconter qu'elle lui a baissé sa culotte...
J'en conclus dans mon for intérieur que Diane chercherait à se venger, ou à nous attirer des ennuis... J'allais donc devoir faire attention à ce que pourrait bien faire ma petite soeur pour attirer les foudres maternelles sur Aline ou moi.
Cela dit, le dîner et la soirée furent des plus calmes, confortant une fois encore notre mère sur l'efficacité de sa méthode...

Le lendemain matin, Maman inscrit les petites au club de plage pour enfants, où elles allaient pouvoir jouer sans que l'on ait à les surveiller sans arrêt. Je restai tranquillement avec Maman, à lire et à profiter un peu de la baignade.

A midi, Tata Jacqueline débarqua à l'heure du déjeuner, se faisant raconter les derniers épisodes de la vie de famille.
Dès le déjeuner achevé, Maman nous envoya à la sieste, une pratique obligatoire en vacances, pour éviter de se baigner juste après avoir mangé.
La consigne maternelle était claire : "Aucun bruit" jusqu'à 15 h, voire 15 h 30. Un début de chahut dans la chambre des petites fut de suite réprimé par une menace sans équivoque de Maman... "Aline et Diane, Mamie dort... Du calme, encore un bruit et c'est la fessée".



Maman imposa le silence durant la sacro-sainte sieste.
Et elle menaça qu'au moindre bruit
ce serait la fessée pour la fautive.
Nul doute que toutes les trois nous prîmes la menace au sérieux...

Tata Jacqueline était dans notre chambre, défaisant sa valise, avant de s'allonger un peu elle aussi. Je lisais tranquillement, et nous nous mîmes à papoter. L'avertissement maternel aux petites eut pour effet d'orienter la discussion sur le sujet de la discipline...
"J'ai l'impression que tes petites soeurs ont intérêt à se tenir à carreau. Ta mère me semble énervée. Si même Diane a pris une fessée hier, Aline devrait se méfier", commenta Tata.
J'acquiesçai sans en rajouter et ma tante revint sur le sujet en confiant : "Enfin, heureusement pour toi, tu es plus sage depuis le début des vacances, m'a dit ta mère. C'est vrai, ça ? Pas de dispute depuis la fin des cours ?" Plutôt contente de cet état de fait, je confiai ma satisfaction à Tata : "Non, je n'ai plus eu de fessée, alors qu'Aline en a eu deux et Diane une hier". Tata me félicita non sans rappeler le contexte : "C'est bien ma chérie. Cela fait un bon mois... Tu vois que quand tu veux, tu peux être sage. Il faut dire que tu avais été servie le jour des vacances, et que tes fesses doivent encore s'en souvenir... Alors, j'espère bien que tu ne mettras pas en colère ta chère Maman, mais méfie toi quand même... Tu sais que j'essaie parfois de prendre ta défense, mais je ne peux pas faire de miracles..."

Je remerciai Tata qui sentit bien que j'étais émue de sa gentillesse, mais aussi touchée de l'entendre évoquer les douloureux épisodes de mon dernier jour de cours, mémorables en effet, et pas que pour mes fesses, mais dans ma tête où se bousculaient les images et ressentis de ces fessées ô combien marquantes...
Tata vint près de moi et me serra très fort dans ses bras : "Ah, ma petite chérie, allez, ne t'inquiète pas. Ca va bien se passer. Tata est là. Et si tu ne fais pas de grosses bêtises, tu vas réussir à passer ces vacances d'été sans la moindre fessée..."

Et, en partant d'un grand éclat de rire, Tata descendit sa main droite dans mon dos, et se mit à tapoter par dessus mon maillot de bain, en disant : "Ca va leur faire des vacances à tes petites fesses, ma grande. A moins qu'elles n'y tiennent..."
Je protestai : "Oh, non, non, non, je n'en veux plus de fessées. Plus jamais..."
Tata modéra ma réaction : "Plus jamais, plus jamais, ça, ce n'est pas garanti, Christine. Attention au retour en classe. Mais tu es prévenue. Ce sera à toi de tâcher d'en éviter le plus possible..."


Autant j'avais apprécié que Tata Jacqueline m'assure 
qu'elle me défendrait ou plaiderait ma cause
en cas de menaces maternelles pour mes fesses, 
autant ses conseils me demandant de faire attention, 
notamment lors du retour en classe, me faisait comprendre
que je n'étais pas à l'abri de nouvelles déculottées,
ni pendant ces vacances, ni à la prochaine rentrée...
 

Je me remis à lire en attendant le départ à la plage. J'avais du mal à me concentrer, rassurée que Tata dise vouloir m'aider à éviter les fessées durant ces vacances, mais inquiète de constater que, même Tata, l'éternelle optimiste imaginait que j'en aurais d'autres, même en Quatrième...


A SUIVRE

lundi 17 septembre 2018

Chronique d'un redoublement : 133. Des vacances cuisantes pour Aline, et plus calmes pour moi (pour l'instant...)

SUITE 132

Quitte à faire (sans le vouloir) penser à Maman que sa méthode était toujours aussi efficace, j'étais en effet bien décidée à ne pas risquer de nouvelles plongées en travers des genoux maternels, et je fis de mon mieux pour rendre des devoirs sans faute ou presque. Il faut dire que je n'avais guère de mal avec ce programme de Cinquième que je venais de suivre deux années de suite.
Ce n'était pas passionnant, et j'aurais eu, en d'autres temps, tendance à grogner ou faire la mauvaise tête parfois, mais, n'ayant aucun doute sur ce que cela aurait provoqué pour mes fesses, je fis contre mauvaise fortune bon coeur. 
Après un début des vacances en fanfare pour mon bas du dos, je pus ainsi profiter d'une sorte de trêve qui me valut les compliments de Maman, non sans quelques allusions aux raisons, selon elle, de mon bon comportement...


Je m'étais décidée à faire consciencieusement mes devoirs,
ce qui m'évita de nouveaux ennuis fessiers, 
mais qui confortait Maman dans l'efficacité de sa méthode...
Et j'eus droit à quelques réflexions maternelles du genre :
"C'est bien, ma grande, encore un devoir sans faute. Je vois que
la bonne fessée que je t'ai donnée a été utile... J'espère que cela va durer
encore un peu... Sinon, tu sais ce qui t'attend..."

Quoiqu'il en soit, le mois de juillet passa sans nouvelle déconvenue pour moi, seule Aline ayant droit à deux fessées en quatre semaines, ce que l'on pouvait tout de même considérer comme une période de grand calme...
La première de ces fessées sanctionnait des devoirs mal faits, de par une mauvaise volonté manifeste, et fut donnée sur le champ, de façon expéditive, même si ma petite soeur en prit pour son grade.

La deuxième fut plus spectaculaire, Maman voulant qu'Aline réécrive proprement l'un des exercices, ce qui provoqua une réaction de soeurette, qui tapa du pied par terre, et monta dans sa chambre, malgré l'ordre de revenir intimé par Maman.
Aline n'obéissant pas, Maman monta à son tour, et l'on devinait que cela allait se terminer par une fessée carabinée. Sauf qu'une fois qu'elle eut rejoint la colérique, Maman lui donna une paire de gifles, puis, la tirant par le bras, la fit redescendre au salon, où elle s'adressa à nous : "Regardez ce qui arrive aux gamines coléreuses". 



Maman n'avait pas apprécié le coup de colère d'Aline.
Elle alla la rechercher dans sa chambre, où elle lui
donna une paire de gifles, avant de la tirer par le bras
pour la ramener au salon et la corriger devant Diane et moi...

Et, c'est devant nous que Maman déculotta Aline et lui flanqua une fessée carabinée, du moins au regard de ce que prenait habituellement Aline.
J'en avais de la peine pour ma soeur, et je vivais cette scène avec une drôle de sensation, Maman s'étant assise à l'endroit exact où elle m'avait donné la fessée au début des vacances après que mes soeurs soient parties à la piscine...
Le lieu, la position, la façon de dégager la cible si j'ose dire, et la volonté maternelle manifeste de marquer le coup, de donner une leçon dont Aline se souviendrait, tout me faisait revenir un mois ou presque en arrière, en ayant l'impression d'assister à ma propre fessée, à ce bémol près que les petites fesses de ma soeur furent plus vite corrigées que ne l'avaient été les miennes... Mais c'est là un privilège de grande dont je me serais bien passé...



La fessée d'Aline se déroulait à l'endroit exact
où Maman m'avait donné la fessée après le départ des filles
et de Tata à la piscine. J'avais l'impression d'assister à la scène.
C'était Aline qui pleurait, mais je me souvenais des claques
rougissant ma lune, de mes cris et supplications,
et de l'application maternelle à faire de cette fessée
une fessée mémorable...

Durant la fessée d'Aline, Diane n'avait rien manqué de la scène, en arborant comme un petit sourire moqueur, que Maman repéra, un sourire qui se figea lorsque tomba l'avertissement maternel : "Si cela te fait rire, Diane, j'ai un bon moyen de te faire changer de mine, tu sais". Diane baissa la tête et fit grise mine, comprenant qu'il valait mieux ne pas la ramener. Maman en rajouta une couche, en commentant : "Et je suis du genre à tenir mes promesses... Ta grande soeur en sait quelque chose..." Une petite phrase pleine de sous-entendus qui me fit faire la grimace à mon tour...
En tout cas, Maman obtint le calme, Aline toute en larmes acceptant enfin de recopier le devoir mal écrit, et nous ses deux soeurs ayant compris que la meilleure attitude était de ne pas se faire remarquer, la main maternelle étant bien partie et n'aurait pas hésité à rougir un autre fessier...
Et même après environ un mois sans nouvelle déculottée, je n'étais surtout pas pressée de retrouver les genoux maternels... Je commençais même à croire en ma bonne étoile, et à me dire qu'au prix tout de même d'un peu d'attention et d'un travail régulier pour les devoirs, l'accalmie allait pouvoir durer toutes les vacances, Aline étant, du moins pour cet été là, la plus visée par la discipline maternelle, qui espérait la faire progresser, elle qui n'était passée en classe supérieure que sous condition qu'elle travaille sérieusement pendant les deux mois d'été.



Le soir de cette fessée d'Aline, en me déshabillant,
ma porte bien fermée, à l'abri des regards, 
j'avais regardé mes fesses dans la glace de l'armoire...
Elles étaient blanches et douces, restées intactes
n'ayant plus été déculottées depuis un mois...
J'en étais presque fière... Mais me revenaient aussi
les promesses de futures fessées de Maman, 
et vite fait je cachai ces rondeurs jumelles dans mon pyjama...

Cette fessée mise en scène devant Diane et moi avait d'ailleurs calmé Aline, et l'avait convaincue de faire des efforts ce qui permit de passer la fin juillet, puis la première semaine d'août sans nouvelle fessée pour personne. Nous allions pouvoir partir en vacances à la mer où les devoirs seraient moins systématiques. 

Cet été-là, Mamie avait pu se faire prêter pour trois semaines en août la maison d'un grand-oncle, située en bord de mer, sur le littoral du Sud-Bretagne, le grand oncle en question passant en partie l'été chez ses enfants installés depuis peu sur la Côte d'Azur.
La maison ayant plusieurs chambres, Mamie nous avait invité à y séjourner deux des trois semaines. Et Tata Jacqueline devait même nous rejoindre pour une bonne part du séjour.
Nous étions ravies de profiter de la mer, et d'être moins sous pression qu'à la maison. Maman avait même décidé qu'il n'y aurait presque pas de devoirs de vacances durant ces deux semaines, hormis quelques lectures conseillées, et une petite série d'exercices pour Aline.
Maman avait toutefois amené de quoi faire faire à chacune quelques devoirs supplémentaires, qui serviraient de punitions en cas de mauvaise conduite, notre mère sachant combien Mamie nous couvait et supportait mal que nous recevions la fessée, et encore moins sous son toit...

Mais, nous savions bien, de par l'expérience de vacances précédentes que, même si les fessées étaient rares quand nous étions plusieurs jours hors de notre domicile, elles n'étaient pas impossibles pour autant. J'en avais d'ailleurs fait la cuisante expérience les deux étés précédents...

A SUIVRE


jeudi 16 août 2018

Chronique d'un redoublement : 132. De la justification de la méthode maternelle à ma hâte d'être en Quatrième

SUITE 131

Si cette fessée reçue avant de rejoindre Tata et les soeurettes à la piscine n'a pas été clairement évoquée lorsque nous avons, Maman et moi, rejoint les autres, Aline et Diane ont bien fini par connaître le fin mot de cette arrivée décalée...
Il a suffi, pour qu'elle comprennent, d'une ou deux menaces de Maman envers moi, du style : "Tu veux qu'on discute toutes les deux comme avant d'aller à la piscine ?" Ou bien envers les frangines : "Ne me mettez pas à bout, sinon il pourrait vous arriver des bricoles, comme à votre grande soeur tout à l'heure".
Mais, globalement, mon escale sur les genoux maternels provoqua moins de moqueries que d'autres, à l'image de la triple déculottée du dernier jour de classe...


Si Maman ne raconta pas en détail ma fessée d'avant piscine,
les menaces proférées les jours suivants faisaient bien référence
à ce que chacun comprenait qu'il s'était passé... 


Toutefois, je pris les menaces maternelles très au sérieux, et compris qu'il valait mieux ne pas tenter le diable, Maman demeurant très intransigeante vis à vis de moi en particulier.
Ainsi, dès le lendemain, je me forçai à ne pas faire de réflexion sur les devoirs de vacances, et m'appliquai à les faire consciencieusement, ce qui n'était finalement pas trop dur après deux années dans la même classe.
Maman afficha un sourire satisfait en contrôlant lesdits devoirs le lendemain de l'épisode de la fessée d'avant piscine. Mais, elle ne commenta point, se contentant d'un : "C'est bien. Tu vois quand tu peux.."
Le surlendemain et le jour suivant, je fis de même, et obtint à nouveau un satisfecit maternel. Mais, ce troisième jour de devoirs bien faits et sans rechigner, Maman ne put s'empêcher de rajouter un couplet moralisateur et autosatisfait... 
Cela donna quelque chose du genre : "C'est bien, Christine. Encore des devoirs correctement faits. Cela me fait plaisir que tu obéisses enfin et t'appliques".  Non sans rajouter : "C'est quand même dommage qu'il ait fallu te donner, encore une fois, une bonne fessée pour que tu comprennes. Il n'y a décidément que cela qui marche vraiment avec toi..."


J'étais toute gênée ne sachant pas quoi répondre au raisonnement
de Maman qui remarquait une fois encore que je m'étais remise
à bien travailler sans rechigner dès après avoir reçu la fessée...
Il est vrai que la peur d'une nouvelle déculottée me faisait
me tenir à carreau, permettant à Maman de se prouver
l'efficacité de sa méthode et de ne surtout pas vouloir y déroger...
Ma récente fessée et ses résultats justifiaient en quelque sorte
que je demeure sous la menace d'une suivante, 
et surtout qu'elle n'hésite pas à me la donner le cas échéant... 

Je rougis et balbutiai : "Oh, Maman, non". Elle rétorqua : "Mais si, ma fille, mais si.  Je vois bien la différence entre la Christine qui rechignait à travailler et celle qui fait bien ses devoirs depuis trois jours. Ce n'est pas le fruit du hasard... Entre-temps, j'ai juste appliqué la bonne vieille méthode avec une déculottée maison qui a fait son effet...Tu n'as pas oublié, j'espère ?"
Je baissai la tête et ne répondis rien. Maman insista : "Je t'ai posé une question, Christine. Tu n'as pas oublié quand même ce que tu as reçu, il y a trois jours, ici même dans le salon, non " ?
Sa question m'agaçait, surtout devant Aline et Diane. Je ne pris pourtant pas le risque de rester mutique. Et je concédai : "Euh, bah, euh, non, je n'ai, euh, pas oublié... Tu m'as, euh, enfin, euh, tu m'as donné, euh, euh, la f..., la fessée". Satisfaite, Maman conclut, cette fois en s'adressant à ses trois filles : "Je constate donc, une fois encore, qu'il n'y a rien de telle qu'une bonne fessée pour vous faire obéir... Et je vous prie de croire que ce n'est pas moi qui céderai la première... Ne me cherchez pas, sinon vous pouvez préparer vos fesses toutes autant que vous êtes..."




J'avais bien eu du mal à avouer devant mes soeurs que c'était,
bel et bien, la fessée que j'avais reçue trois jours auparavant...


Cet avertissement fit grimacer mes soeurs, qui avaient écouté l'échange entre Maman et moi en riant sous cape... Elles imaginaient leur aînée sur les genoux maternels, apprenant même que cela s'était bien passé dans le salon, et cela les amusait plutôt...
Le lendemain, à l'heure des devoirs, c'est une Maman presque amusée, qui m'indiqua ce que je devais faire, non sans me lancer une petite pique : "Alors, Christine, que vas-tu me faire aujourd'hui ? Des devoirs bien appliqués comme les trois derniers jours ? Ou bien as-tu décidé de grogner et de bâcler le travail pour te retrouver une fois de plus sur les genoux de Maman, culotte baissée, pour une bonne fessée devant tes soeurs ?"


 Après trois jours où je m'étais appliquée à bien faire mes devoirs,
pour ne pas risquer que Maman se fâche à nouveau,
celle-ci s'enquit sur un ton ironique de savoir si j'allais encore m'appliquer...
Ou bien si elle allait devoir me déculotter devant mes soeurs...
Cela me fit presque pleurer, alors qu'Aline et Diane pouffaient,
Et imaginaient déjà la scène...

Cela fit rire Aline et Diane, mais pas moi, j'en étouffai deux sanglots, à deux doigts de me mettre à pleurer. Maman s'en rendit compte, et relativisa son propos : "Allez, Christine, ne pleure pas à l'avance. Je te rappelais juste ce qui pouvait arriver, mais je ne doute pas que tu vas encore t'appliquer pour éviter que j'ai à me fâcher..."
Effectivement, je fis consciencieusement mes devoirs, avec toutefois des moments d'angoisse quand j'hésitais sur un des exercices, ce qui me faisait remonter une peur de voir Maman tenir ses promesses...
Heureusement, j'eus quasiment tout bon, obtenant une appréciation correcte de Maman, cependant modérée par un : "C'est quand-même normal de savoir ça quand on vient de redoubler sa classe" !
Cette remarque, j'avais hâte qu'elle ne soit plus de mise, et que je sois enfin dans la classe de Quatrième. Car, je le constatais aisément, depuis la décision du conseil de classe de me faire redoubler, décision signifiée à Maman, huit jours avant les vacances d'été de la fin de ma première Cinquième, jusqu'à ce jour, j'étais depuis quatorze mois "la redoublante" et Maman, comme certains profs, savaient me le rappeler souvent. 
Cela se constatait presque à chaque résultat scolaire. Une bonne note devenait presque "normale" puisque je redoublais, Maman considérant que je devais dans chaque matière progresser, puisque j'avais déjà vu ce programme l'année précédente. Donc il était rarissime, sauf note vraiment excellente que je sois félicitée...
A l'inverse, une mauvaise note apparaissait aux yeux de Maman encore plus grave du fait que justement je redoublais... Ce qui me valait bien des menaces de fessée, quand cela demeurait à ce seul stade...
Chacun comprendra que j'attendais donc avec impatience de me retrouver en classe supérieure... Même si, déjà, Maman m'avait prévenue qu'elle ne me laisserait pas, une fois de plus, gâcher mes chances... Ce qui voulait bien dire qu'elle ne me lâcherait rien côté note et discipline... Il n'y avait pas besoin qu'elle précise... Moi, comme mes soeurs, imaginions aisément ce que cela voulait dire, si jamais je n'avais pas les résultats escomptés...



J'avais hâte que les vacances finissent et de passer enfin
dans la classe supérieure, même si les menaces maternelles faisaient
que je cauchemardais à l'avance en me doutant bien
que Maman ne changerait pas de méthode du jour au lendemain...

Restait donc encore à passer ces vacances d'été pour en finir avec cette chronique d'un redoublement... En tout cas, la nouvelle déculottée d'avant piscine, même si elle avait été effectuée à l'abri du regard des petites, m'avait faite réfléchir, et décider de faire en sorte de ne plus prendre le risque d'une nouvelle déconvenue... Restait quand même quelques semaines avant de rentrer enfin en Quatrième... Et, les récentes preuves de la détermination maternelle me faisaient penser que je n'en avais pas forcément fini avec les rendez-vous sur les genoux maternels...
A SUIVRE

vendredi 27 juillet 2018

Chronique d'un redoublement : 131. Quand la détermination maternelle s'explique...

SUITE 130

Je me suis relevée un peu titubante, remontant ma culotte sur mes fesses bien rouges. Les mots de Maman me tournaient dans la tête. Aller me mettre en maillot de bain pour rejoindre Tata et mes soeurs, cela me plaisait bien à la fin du repas, mais je n'avais guère envie de me montrer en public avec un air de chien battu.
En passant devant la cuisine, Maman me rappela ses ordres. Je ne pus retenir un sanglot, et implorai : "Je voudrais rester à la maison. J'ai pas envie de me baigner" !
Maman répliqua sur un ton qui ne souffrait aucune contestation : "Christine, tu fais ce que j'ai dit, un point c'est tout. Tu n'as pas compris que je ne supporte pas tes caprices. Mademoiselle ne veut pas faire les devoirs que je lui donne, Mademoiselle grogne quand je lui demande quelque chose. Je pensais que la fessée que tu viens de recevoir te calmerait... Tu veux peut-être que je te déculotte à nouveau ? Si c'est ce que tu cherches, tu vas y arriver, Christine, et pas plus tard que tout de suite..."
Je pris peur et reculai en protestant : "Oh, non, Maman, non, pas la fessée, plus la fessée... Je vais me préparer..."  


Je montai dans ma chambre pour me changer et suivre
les instructions maternelles, ne voulant surtout pas
qu'elle me fasse replonger en travers de ses genoux...

Je montai donc dans ma chambre, sanglotant encore, et tremblant un peu suite à la menace maternelle qui me faisait m'imaginer à nouveau les fesses à l'air sur les genoux de Maman. Le souvenir cuisant du dernier jour de classe me rappelait que ma chère mère en aurait été capable...
Je me déshabillai pour me changer. Je pris un instant pour regarder ma lune rougie dans la glace de l'armoire. Mes fesses étaient écarlates, de façon bien uniforme, comme lorsque Maman s'appliquait pour bien faire passer la leçon, pour qu'elle soit retenue et bien associée à la fessée reçue, pour que la fautive comprenne bien pourquoi elle était fessée, et se rappelle ce qui l'attendra assurément si elle récidive...


La glace de l'armoire me montrait des fesses rougies
par une fessée maternelle appliquée méthodiquement
pour qu'elle me fasse comprendre qu'il fallait obéir et ne pas rechigner... 

Je cherchai dans l'armoire le maillot de natation une pièce, celui qui était bien couvrant notamment dans le dos... Je n'allais quand même pas mettre un de mes maillots deux pièces, dont le bas n'était guère couvrant, surtout que deux des trois que j'avais dataient de deux ou trois ans, et cachaient moins mes formes puisque j'avais grandi depuis.
Et puis, je me faisais déjà des films, en imaginant que Maman ne cacherait pas à Tata (ça j'en étais sûre) ni aux petites, les raisons de notre arrivée plus tardive...
Je voyais même à l'occasion de jeux dans l'eau, Diane s'amuser à me baisser la culotte pour voir d'éventuelles rougeurs témoignant de ma fessée du jour...


J'avais peur que mes soeurs devient que j'avais les fesses rouges...
Je les imaginais se moquer de moi en public... 

Je pris mon temps pour me changer, mais Maman ne pressa pas le mouvement, attendant certainement que j'ai retrouvé une mine présentable, ne voulant pas forcer sur ma honte qui était déjà forte dans ma tête...
J'avoue que j'effectuai le chemin vers la piscine à contrecoeur, trainant les pieds, tendant le dos en pensant aux probables taquineries de mes soeurs. Sans parler de possibles rencontres de copines de classe et autres moqueuses...
J'étais tellement sûre que je me dirigeais vers un tel scénario catastrophe, que je n'en crus pas mes yeux en constatant qu'il n'y avait pas, pour une fois, de copines de classe, ni de connaissances par soeurettes interposées.
Diane se doutant de quelque chose, en voyant ma mine angoissée, demanda à Maman pourquoi on arrivait seulement. Mais Maman lui rétorqua que cela ne la regardait pas, et soeurette n'insista pas. J'aurais presque été embrasser Maman pour la remercier de garder notre explication entre nous...
De fait, il n'y eut que Tata Jacqueline qui fut mise dans la confidence, mais je pense qu'elle avait été avertie de ses intentions par sa soeur quand elle l'a envoyée avec les petites à la piscine.
Ma chère tante vint m'en parler, mais discrètement, sans que Diane et Aline ne puissent entendre.
Tata était toute en compassion, me plaignant : "Ma pauvre chérie, tu as encore réussi à fâcher ta mère. Tu devrais faire plus attention quand même... Tu sais qu'elle ne supporte pas que tu fasses ta mauvaise tête ou que tu discutes ses ordres. Tu l'as bien cherchée ta fessée, ma grande..."


Heureusement que Tata Jacqueline avait plaidé ma cause, 
sinon Maman m'aurait peut-être flanqué une bonne fessée déculottée
sous ses propres yeux et ceux de mes soeurs... 

Je trouvai le jugement de Tata un peu dur pour une fois, et je tentai de dire que ce n'était pas juste, mais Tata me rappela qu'elle m'avait mise en garde deux soirs plus tôt. "Je t'avais prévenue, ma chérie, tu sais ?", dit-elle. Et d'expliquer : "J'avais bien vu que ta mère t'avait fait deux réflexions coup sur coup devant toute la famille. Et je t'avais conseillée de ne pas l'énerver davantage..."
Je n'avais heureusement pas eu d'autres réflexions et j'avais vite oublié le conseil de ma tante, mais cette dernière me confia que j'étais bien passée très près d'une "petite explication", comme disait notre mère. 

Tata ayant senti sa soeur sur les nerfs lui avait demandé, lorsqu'elles avaient été seules, ce qu'il en retournait. Et, Maman avait avoué à sa soeur qu'elle était énervée contre moi. Et Tata de me confier à son tour : "Tu sais, elle m'a dit que si elle avait encore la moindre chose à te dire, elle te calmerait en te donnant une bonne fessée avant d'aller te coucher. J'ai plaidé ta cause, mais c'était à moins une..."
C'était d'ailleurs pour tenter de détendre l'atmosphère que Tata était finalement restée dîner, contrairement à ce qu'elle avait dit en arrivant. Je compris que Tata m'avait sauvé la mise deux jours auparavant, même si sur le moment je n'avais pas eu conscience que j'étais si proche d'une possible nouvelle tannée... 
Je m'en voulais d'ailleurs de ne pas avoir pris plus au sérieux les recommandations de Tata qui, ayant désamorcé un peu des tensions familiales deux jours auparavant, se disait que j'avais en quelque sorte "cherché" ce qui m'était arrivé...
Mais, après ces révélations de ma tante sur un énervement maternel que j'avais sous-estimé, je prenais conscience que mes grogneries insistantes les deux jours suivants avaient à nouveau mené Maman à bout... De quoi expliquer aussi la détermination maternelle, en ce début d'après-midi pour me flanquer une fessée qui me pendait au nez depuis 48 heures. Il y avait certainement dans cette décision de passer à l'acte la volonté de mettre fin à mes mouvements d'humeur exprimés à chaque séance de devoirs de vacances.


Pour Maman, dans sa tête, je méritais cette fessée 
depuis plus de deux jours, et elle était motivée pour faire rougir ma lune, 
qui était restée blanche depuis douze jours... 

J'imagine bien le raisonnement de Maman, voyant son aînée grogner et faire la tête chaque jour au moment des devoirs. De quoi avoir sa main qui la démangeait, surtout si malgré quelques mises en garde claires, et quelques menaces non moins explicites, je ne changeais pas d'attitude, comme si mes tannées du dernier jour de classe me mettaient à l'abri pour longtemps...






J'entends presque la petite voix intérieure de Maman se dire : "Christine commence à m'énerver... Je pensais qu'elle serait calmée pour un moment... Je ne peux pas laisser passer ça..." Et puis la plaidoirie de Jacqueline lui avait fait renoncer à agir le soir dit.

Or, comme le lendemain, j'étais toujours aussi grognonne, Maman avait dû se dire : "Je n'aurais pas dû écouter ma soeur. J'aurais agi hier soir, ma grande serait calmée à ma manière..." Mais sans qu'elle passe à l'acte pour autant.
Et c'est ainsi que deux jours plus tard, ayant pour ma part oublié les conseils de Tata, j'avais exprimé mon mécontentement et fait ouvertement la moue en bâclant plus ou moins mes devoirs du jour. C'était la goutte d'eau faisant déborder le vase maternel...
Cela aurait été pour Aline ou Diane, la fessée serait intervenue sur le champ. Mais, pour l'aînée, consciente aussi que cela aurait donné des sujets de moquerie aux petites, Maman avait gardé sa décision secrète jusqu'au moment d'envoyer les filles à la piscine.
J'avais compris ce qui m'attendait, lisant dans le regard maternel une détermination forte.

La porte refermée sur le départ des petites, Maman allait pouvoir prendre son temps, avant de m'amener tremblante à plonger en travers de ses genoux, où elle allait dévoiler pleinement mes fesses restées blanches depuis douze jours, mais frissonnantes de peur en se rappelant la tannée de l'autre jour...


Comme nous étions seules, Maman et moi, à la maison,
elle pouvait prendre tout son temps pour me donner
une bonne fessée déculottée savamment appliquée... 

Bien sûr, la correction n'avait pas eu la même intensité, mais c'était encore comme toujours une sacrée déculottée, et une fessée savamment appliquée sur deux rondeurs jumelles que la main de Maman faisait rougir une fois de plus, persuadée que même à cet âge-là c'était la seule punition qui ait vraiment de l'effet avec ses filles...
Il est vrai qu'au moment de retrouver tante et soeurs à la piscine, je m'en voulais d'avoir exprimé ma grogne et mérité cette nouvelle fessée... Je me promettais en moi de faire attention les jours prochains, sachant que Maman m'avait dans le collimateur... Et je rejoins vite les filles dans l'eau, ressentant sa fraicheur sur mes fesses encore sensibles par dessous le maillot. Et, moi, qui n'aimais guère les baignades interminables, je restai très longtemps dans le grand bain, n'ayant guère envie d'aller m'allonger près de Maman, Tata et les petites, avec le risque qu'au détour d'une phrase ce qui venait de m'arriver soit dévoilé...


A SUIVRE
 

mardi 10 juillet 2018

Chronique d'un redoublement : 130. L'accalmie n'aura duré qu'une douzaine de jours...

SUITE 129

Aline et Diane ont donc passé une partie de l'après-midi avec Mamie. Au retour, j'ai bien senti qu'Aline cherchait à me dire quelque chose. Elle a trouvé l'occasion avant le dîner quand Diane prenait sa douche.
Sous le ton du secret, elle m'a confié que Diane avait entendu Maman raconter mes mésaventures à Mamie, et elle voulait savoir si c'était vrai ou si Diane exagérait... Je suis restée évasive, ne confirmant pas tout à Aline qui semblait me plaindre sincèrement...
Mais, j'étais assez bouleversée intérieurement en imaginant ce que notre petite soeur pourrait faire de telles révélations. Heureusement que l'année scolaire venait de s'achever, car cela aurait alimenté bien des moqueries, et des railleries en douce... Restait à espérer qu'il n'y aurait pas trop d'occasions pour soeurette de distiller des confidences sur les traitements subis par mes propres fesses...
J'y pensai d'ailleurs toute la soirée et j'eus du mal à dormir, hantée par des images de copines ou pseudo-amies riant derrière mon dos et imaginant mon bas des reins écarlate...




J'imaginais que des copines ou pseudo-amies riaient sous cape,
se racontant mes mésaventures et les fessées carabinées
reçues de la main maternelle... J'en cauchemardais la nuit... 

Dès le lendemain, Maman mit en place son organisation de devoirs de vacances. Ce serait chaque matin, sauf le dimanche, Aline ayant plusieurs matières à réviser chaque jour, et moi à remplir un cahier de vacances normal, plus une série de devoirs supplémentaires en complément de punition comme annoncée avec les fessées pour ma falsification de signature... C'était donc un travail en plus, qui devait durer au moins deux semaines, et plus si je ne travaillais pas bien.
Quant à Diane, au vu de ses bons résultats, elle ne devait faire que quelques révisions, plus de la lecture régulière de livres choisis par Maman.

Nulle d'entre nous a protesté, la détermination maternelle étant claire et nette, avec menaces que "cela irait mal" pour qui n'obéirait pas. Ce n'était pas la peine de demander ce que recouvrait cette menace...
J'aurais bien eu envie de protester d'avoir presque autant de devoirs, moi qui passais aisément en classe supérieure, que ma soeur Aline qui, elle passait aussi, mais rattrapée grâce aux promesses de Maman à la direction de l'école qu'elle travaillerait sérieusement. Toutefois j'avais bien conscience qu'il valait mieux que je fasse profil bas durant un moment...
D'ailleurs, dès le troisième matin, quand Aline se mit à bayer aux corneilles, et à remplir un devoir sans faire attention à ce qu'elle écrivait, Maman haussa le ton sommant ma soeur de s'appliquer, ce qu'elle ne fit guère en réalité, amenant notre mère à mettre ses menaces à exécution...
Nous étions toutes les trois au salon, Diane lisant dans un fauteuil, Aline et moi travaillant chacune à un bout de la table de la salle à manger, quand Maman, sans prendre la peine d'en rajouter, attrapa Aline, la fit se mettre debout et l'amena vers une chaise, où elle s'assit en basculant la fautive en travers de ses genoux...
La robe d'été d'Aline remonta vite, dégageant une culotte blanche qui se trouva plus vite encore descendue à mi-cuisses de la paresseuse qui criait avant même les premières claques, protestant et implorant...
Maman tint ses promesses en flanquant à Aline une fessée consciencieusement appliquée, ses fesses devenant écarlates, sous nos yeux, ceux de Diane étant visiblement rieurs, les miens un peu attristés pour Aline, et la plaignant, étant bien placée pour savoir combien l'épreuve est rude pour la punie... 




 
Aline n'ayant pas fait d'efforts les trois premiers jours de devoirs
de vacances, Maman lui flanqua une bonne fessée sous les yeux de Diane et moi...
 
La seule consolation secrète était que je n'étais plus la dernière à avoir été fessée, et que les prochaines menaces maternelles seraient sûrement plus en référence à la déculottée d'Aline, qu'à la mienne, pour ne pas dire qu'aux miennes...
En tout cas, la démonstration était efficace : nous n'avions pas intérêt à défier Maman, ni à plaisanter avec les devoirs de vacances...
Une semaine passa ainsi, personne ne prenant son travail à la légère, ce qui visiblement satisfaisait notre chère mère, qui s'en vanta même à Tata Jacqueline, en lui disant : "Je n'ai pas à me plaindre. Les filles sont plutôt attentives à leurs devoirs de vacances. Je crois qu'elles ont compris que c'était dans leur intérêt...Il y a bien eu Aline qui a eu droit à une bonne fessée la semaine passée, mais depuis, cela a dû servir de leçon, car Christine et elle s'appliquent, et même Diane lit sagement".  

Cela dit, après une dizaine de jours avec un devoir normal, plus un supplémentaire en référence à mes exploits de faussaires, je commençais à trouver l'addition salée... Et je grognais intérieurement, tout en faisant la moue en recevant les ordres de Maman...
Je me permis même de faire remarquer que cela faisait beaucoup de devoirs en plus, m'attirant une réflexion comme quoi ce n'était pas moi qui faisais la loi, et qu'il valait mieux que je ne "cherche pas les ennuis" !
Agacée, je fis mes devoirs du jour, mais sans vraiment m'appliquer, laissant passer quelques fautes évidentes... Maman les souligna en rouge et me prévins que j'aurais un devoir supplémentaire à faire pour la peine, ce qui me fit grogner et fusiller du regard Maman.
Elle le vit et répliqua : "Baisse le regard, Christine, ou ça va mal aller... Encore une remarque, et on aura une petite discussion toutes les deux..." Je baissai la tête, ayant compris qu'elle ne plaisantait pas... J'eus beau mettre la table pour le déjeuner, bien ranger mes affaires, jouer les grandes filles sages, je sentais bien que Maman gardait quelques griefs contre moi.



L'avertissement maternel était clair... Encore une remarque et nous aurions
toutes les deux "une petite discussion". Je tremblais à l'avance,
ne sachant que trop bien que cela signifiait que je devrais
préparer mes fesses pour une nouvelle déculottée maison...
 
Après le déjeuner, nous fûmes envoyées dans nos chambres pour une heure de sieste avant que Tata Jacqueline ne vienne nous chercher pour aller à la piscine.
Aucune de nous ne fit le moindre bruit, mais visiblement cela ne calma pas totalement Maman, car lorsque Tata vint à l'heure dite, sa grande soeur décréta que seules Aline et Diane iraient dans un premier temps avec Tata, puis que nous les rejoindrions plus tard...
"Elle a un devoir en plus ?" demanda la toujours curieuse Aline. La réponse de Maman fusa : "Oui, c'est ça, on peut dire ça..." Aline parut interloquée, mais n'en demanda pas plus...
Moi, je me posai aussi des questions, et commençai à angoisser... Cette périphrase ne me disait rien qui vaille...

Tata emmena donc les petites, me regardant avant de partir avec un petit air comme si elle me plaignait, qui ne fit qu'aggraver mon trouble... Surtout qu'elle venait de passer quelques minutes à prendre le café seule avec Maman pendant notre fin de sieste, et qu'elle avait sûrement eu quelques confidences maternelles à notre sujet...


Une fois la porte refermée, mes craintes devinrent réalités... Maman ouvrit le cahier de devoirs de vacances et désigna une page de calculs, en me disant : "Bon, fais-moi donc cette page et je ne veux aucune faute. Cela ne ferait qu'aggraver ton cas..."
J'acquiesçai, disant : "Oui Maman, je vais m'appliquer, promis !".
Elle répliqua : "Je l'espère bien, mais cela n'empêchera pas qu'on aura une petite discussion toutes les deux après..." Et Maman avait montré sa main paume ouverte, en ajoutant : "Oui, une discussion à ma manière, Christine..."

Je commençais à bien comprendre et protestai : "Oh, Maman, non, tu ne veux pas dire que... Non, dis, non".
Elle me coupa la parole : "Tu veux un échantillon tout de suite ?"
Je reculai prenant le cahier de devoirs et m'enfuyant dans ma chambre, où je me retrouvai en sanglotant.
J'eus du mal à retrouver mon calme et à me mettre au travail, trop dans l'idée qu'une nouvelle fessée m'attendait... Il fallait faire l'exercice, de préférence sans faute, et je m'appliquai, recomptant plusieurs fois les résultats, retrouvant heureusement quelques erreurs.
Un quart d'heure plus tard Maman appela du bas : "Quand tu auras fini, descends avec le cahier, je t'attends en bas... Ne tarde pas trop, si tu ne veux pas me fâcher davantage..."J'avais fini le devoir, mais n'osais pas descendre, sachant qu'une fessée m'attendait...
J'hésitai la tête remplie des images et ressentis de mes tannées du dernier jour de classe...
Mais, je me décidai à prendre l'escalier menant aux genoux maternels...
Maman était assise sur la banquette du salon, et je lui tendis le cahier de devoirs... Elle remarqua quelques ratures et vérifia les calculs, semblant satisfaite, avant de commenter : "C'est quand même bizarre, ce matin sur des exercices similaires, tu fais trois ou quatre fautes, par étourderie et manque d'attention sûrement. Et, là, comme par hasard, parce que tu as peur de recevoir la fessée, il n'y a plus aucune faute... C'est quand même drôle, et surtout la preuve qu'il faut savoir te rappeler à l'ordre dès que cela ne va pas. Tiens, pose donc le cahier sur la table de la salle à manger, et viens donc que je m'occupe de toi".
Je remis le cahier à sa place, mais restai immobile devant Maman qui tapotait ses genoux pour me montrer la direction à prendre.


Maman me présentait ses genoux pour que je vienne
y recevoir une nouvelle fessée déculottée...
Bouleversée et apeurée, j'étais déjà en train de pleurer à gros sanglots...

Je suppliai : "Non, Maman pas la fessée, je vais bien travailler".
Maman rétorqua : "Ecoute, Christine, tu as déjà de la chance que je ne te l'ai pas donnée ce matin devant tes soeurs, quand tu osais me regarder effrontément... Alors, je vais te dire, si tu veux qu'on attende le retour de Tata et des petites, on va les attendre et là je crois que tu regretteras de ne pas avoir obéi tout de suite... C'est compris ?"
Maman fit semblant de se lever, et je balbutiai : "Oh non, Maman, non pas devant Tata et les petites. Non, non".
Maman relança : "Arrête de dire non non. Je suis bien gentille, je te laisse le choix... C'est la fessée maintenant ou plus tard devant elles ?"
J'éclatai en sanglots, et grommelai : "Non, pas plus tard, snif, snif. Bah euh, main, enfin maintenant, oui, maintenant, la, euh, la fess, euh la fessée..."J'avançai comme une somnambule vers les genoux maternels, pleurant déjà à chaudes larmes. Maman commenta : "C'est bien, tu es raisonnable... Allez, laisse toi faire...Allez, viens sur les genoux de Maman..."
Elle m'attrapa par le bras et me bascula en travers de ses cuisses. Ma robe légère était déjà remontée de par le seul basculement. Maman s'attaqua à ma culotte de coton blanc, bien couvrante qu'elle descendit lentement, comme pour bien dégager parfaitement ma lune... Comme en léthargie, je n'essayai même pas de l'empêcher, ni de retarder cette déculottée...


Je n'essayai même pas de retarder ma déculottée.
J'avais peur de la fessée que j'allais recevoir,
mais plus peur encore que Maman ne décide de ne me la donner
que ce soir devant Tata Jacqueline et mes deux soeurs...

"Je vois que tu comprends qu'il faut obéir ma fille. Je vais te le rappeler à ma manière... Cela fait une dizaine de jours que je ne me suis pas occupée de tes fesses.... J'aurais pu penser que les tannées de la dernière fois t'auraient gardée sage plus longtemps, mais il faut croire que ma grande fille a besoin que je lui rafraichisse la mémoire... Alors, rien de telle qu'une bonne fessée pour que tu redeviennes sage", commenta Maman avant de lever le bras droit et de laisser tomber la première claque... Puis une série d'autres bien appliquées, bien réparties sur mes deux fesses.
Je suppliai : "Non Maman, ça fait mal, ça fait trop mal..." 
Elle en sourit : "Arrête tes simagrées, Christine... Je commence à peine... Tu sais bien que les fessées de Maman ça fait mal aux effrontées, aux menteuses, et encore plus à celles qui imitent ma signature...Tiens, tiens, tiens, et n'exagère pas si tu ne veux pas que je te donne une vraie tannée, ou que je recommence ce soir devant Tata..."
L'argument fit mouche et je me tus pendant qu'elle poursuivait sa fessée, méthodique, comme si elle s'appliquait à bien faire, à bien fesser son ainée...
Faisant quelques pauses avant de repartir de plus belle, elle me fit passer son message : "Ne discute plus à propos des devoirs de chaque jour, fais-les en t'appliquant, et ne grogne pas, sinon tu te retrouveras encore sur mes genoux. Tu sais, Christine, ce n'est pas parce que tu passes en Quatrième que tu en auras fini avec les fessées... A toi de moins en mériter, mais tant qu'il le faudra je m'occuperai de tes fesses... Comme aujourd'hui... Et comme bientôt s'il le faut... Oui, une fessée, une bonne fessée, et ne dis pas que tu n'auras pas été prévenue... Tiens, tiens, tiens, et tiens..." 


La fessée tombait drue sur ma lune toute dégagée pour recevoir
la tannée maternelle. Maman en profitait pour bien me faire comprendre
que ce ne serait certainement pas la dernière, et qu'elle m'en donnerait
autant que de nécessaire... Même en classe de Quatrième !

La dernière salve claqua comme un bouquet d'artifice. Ce n'avait pas été la tannée triple de la fois précédente, mais une sacrée fessée quand même, bien appliquée pour que j'en tire les leçons... 
Maman relâcha son étreinte, je glissai à terre où elle me laissa à genoux, pleurant à grosses larmes. Elle repartit vers la cuisine, non sans dire : "Calme toi et essuie tes larmes. Va donc dans ta chambre mettre ton maillot de bain. On ira rejoindre tes soeurs à la piscine dès que tu seras présentable".

A SUIVRE

samedi 19 mai 2018

Chronique d'un redoublement : 129. Quand Mamie apprend tout et donne raison à Maman

SUITE 128

Finalement, après deux ou trois cauchemars, je m'étais enfin pleinement endormie et ne me réveillai qu'à 8 h 15, du fait du bruit fait par les petites dans la chambre d'à côté. Je restai encore au lit une petite demi-heure appréciant de ne pas devoir aller au collège, mais pas très pressée d'aller retrouver mes soeurs et Maman.
Cette dernière m'appela pour le petit-déjeuner, et je descendis en tentant d'être la plus naturelle possible, pour ne pas subir de remarques ou d'allusions.
Je sentais bien les regards insistants et curieux des petites à mon égard, comme après ou avant chaque fessée, mais je me gardai bien de manifester un quelconque trouble...
Maman nous a demandé de nous occuper jusqu'à midi, en rangeant nos affaires, pendant qu'elle allait faire une grande lessive, histoire de nettoyer nos tenues d'école et de les mettre dans l'armoire pour passer aux habits d'été.

Les petites restèrent un bon bout de temps dans le jardin, pendant que je demeurai dans ma chambre, mettant un peu d'ordre dans mes livres, et remisant dans un tiroir mes cahiers, bulletins et contrôles. Je les regardai un instant, mais préférai vite les
mettre hors de ma vue, tant certains devoirs ou bulletins de colle, qui nous étaient tous rendus à la fin de l'année scolaire, me ramenaient en mémoire des souvenirs pénibles, pour ne pas dire peu glorieux pour mon bas du dos...


Je me mis à ranger livres, cahiers, bulletins et autres contrôles...
Je retrouvai ainsi notamment mes bulletins de colle,
et ne m'attardai guère à les relire, car chacun me faisait revenir
des souvenirs peu glorieux pour mon bas du dos,
et je frissonnais en pensant aux fessées qu'ils m'avaient valu...

Au déjeuner, Maman nous prévint que l'on commencerait les devoirs de vacances dès le lendemain, notamment pour Aline et moi. Je restai une fois encore stoïque, préférant de pas protester, ni risquer une répartie maternelle rappelant mes exploits et ses promesses...
Mamie, qui devait passer, arriva alors que nous allions sortir de table. Maman envoya les petites jouer dans le jardin, et fit chauffer de l'eau pour prendre le café avec sa mère, me demandant de débarrasser la table...
Puis, elles allèrent s'installer au salon
où elles commencèrent à papoter. Je débarrassai en veillant à ne pas faire de bruit pour bien entendre la conversation. Mamie dit à Maman qu'elle devait être soulagée que l'année scolaire soit finie.
Elle répondit que oui, "car cette année aura été pénible jusqu'au dernier jour... Surtout à cause de Christine..."

Mamie rétorqua : "Mais, elle passe sans problème en Quatrième. L'année de redoublement n'aura pas été inutile"!
Maman répliqua : "Heureusement quand même, elle n'allait pas tripler, voyons ! Mais question discipline, elle m'en aura fait voir jusqu'au dernier jour. Au point qu'elle a fini l'année comme elle l'avait commencée... Par une fessée magistrale, une bonne déculottée dont elle se souviendra longtemps..."


Maman était bien décidée à tout raconter à Mamie.
Elle sut vite que j'avais fini l'année scolaire,
comme je l'avais commencée...
Sur les genoux maternels, culotte baissée, les fesses à l'air,
pour une tannée à rebondissements, somme toute bien méritée...
 
Mamie voulut savoir le fin mot de l'histoire, et Maman lui expliqua que j'avais tout bonnement imité sa signature. Et que j'avais même réussi à duper la prof qui n'avait pas vu le subterfuge...
Mamie, sur ce coup-là, comme Tata, ne pouvait guère me défendre, et admit : "Oui, là je dois dire que je comprends que tu aies sévi. Rien de telle en effet qu'une bonne fessée pour lui faire comprendre qu'il y a des limites à ne pas dépasser..."

Maman compléta son récit : "Mais, cette fois, Christine m'a donné du fil à retordre. Car, avant même qu'elle ne finisse par avouer, Christine avait continué à me mentir effrontément, en essayant de me faire croire que c'était moi qui avais signé sa copie...  Là, je dois dire que je ne lui ai pas laissé le temps de réfléchir, et elle s'est prise une première déculottée qui l'a calmée et faite revenir à une meilleure attitude... Elle a enfin admis son entourloupe, en m'avouant qu'elle avait en effet imité ma signature pour une raison bien simple : c'était qu'elle avait eu peur de me montrer son 5 sur 20 et que je lui donne la fessée..."
Mamie, souvent compatissante à mon égard, semblait cette fois consciente que l'aînée de ses petites filles avait vraiment franchi la ligne jaune, et elle rassura sa fille : "Ma pauvre, elle t'en aura fait voir. Vraiment, elle a exagéré, mais tu as bien fait d'agir. Christine n'aura eu que ce qu'elle méritait. Pour s'éviter une fessée, elle en aura pris deux bonnes, ça devrait la calmer en effet..."  
Maman tint toutefois à préciser : "Enfin, réellement, pour tout te dire, Christine en a pris trois, car après la première déculottée pour son mensonge éhonté, puis la tannée pour avoir imité ma signature, je l'ai envoyée au coin, histoire de la laisser mijoter et réfléchir, avant de lui rougir encore un peu les fesses pour rattraper la fessée qu'elle aurait dû avoir si elle m'avait montré sa copie le jour dit... C'était juste pour le principe, histoire de lui faire regretter de m'avoir menti dès le premier soir".


Maman expliqua à Mamie comment elle m'avait envoyée au coin,
pour méditer sur ma conduite après ma deuxième fessée...
Et comment j'avais eu droit à une ultime tournée...

Mamie eut plus de mal à soutenir sa fille sur cette dernière partie de mes mésaventures fessières. "Quand même, là, tu n'y es pas allée de main morte. Ah, ma pauvre Christine, j'espère qu'elle aura compris"
Maman la rassura ; "Oh, tu sais, elle s'en est déjà remise. Mademoiselle a la peau dure à force de se la faire claquer pour ses bêtises. Elle a même de la chance que je ne lui ai pas flanquer sa volée devant ses soeurs. Elle aurait eu encore plus honte. Maintenant j'espère qu'elle a compris qu'elle n'a pas intérêt à recommencer... Sinon, elle sait ce qui l'attendra..."
J'avais fini de ranger la cuisine, mais étais restée à portée d'oreille de ce dialogue.
Maman, qui voulait ramener des petits gâteaux pour Mamie, ressortit du salon, me découvrant visiblement aux aguets.
"Tiens, tu es encore là ? J'étais en train de raconter tes exploits à ta grand-mère. Viens donc lui dire que tu ne recommenceras plus", lança Maman en me désignant le salon.

Je rentrai dans la pièce, toute penaude, avec une petite mine, prête à éclater en sanglots. "Ma pauvre chérie, quelle idée tu as eue de croire que tu pouvais imiter la signature de ta mère et ne pas te faire prendre... Les Mamans, tu sais, ça devine toujours tout à la fin... Qu'est-ce qui t'a donc pris, franchement ? C'était si difficile de montrer ta copie à Maman ?" me demanda Mamie, l'air désolé et avec un petit sourire compatissant.
Je balbutiai : "Euh, mais, euh..." mais n'arrivai à rien dire. Maman haussa la voix : "Réponds donc à Mamie. Pourquoi ne m'as-tu pas montré ta copie ?"
Je rétorquai : "Bah, tu sais bien, M'man. Je ne voulais pas que tu me, euh, enfin que, que tu me grondes..."
Mamie s'amusa de mon hésitation, de ma réponse indirecte : "Et comment elle gronde Maman, dis voir ? Allez, on est entre nous, on ne le répétera pas. Surtout que je crois savoir",  dit-elle en ponctuant sa phrase d'un petit geste significatif de la main, paume ouverte...


Mamie, habituellement compatissante, donnait cette fois raison à Maman.
Elle tint à ce que je lui explique comment j'en étais arrivée à faire un faux...
J'avais du mal à l'avouer, mais je dus reconnaître en balbutiant
que j'avais agi par crainte d'une fessée maternelle...
Mauvais pari, car à l'arrivée, j'avais reçu une triple déculottée...

Je baissai la tête, comme si j'étais coupable, comme si je craignais encore pour ma pauvre lune... Et je consentis à dire quand même : "Bah, oui, j'avais, euh, j'avais peur, euh, que Maman euh, bah, qu'elle me donne, euh, la fessée";
Maman me félicita presque d'avoir confirmé ses dires : "Eh oui, Christine, tu avais bien raison de craindre ma réaction... Tu sais bien qu'une mauvaise note ou une colle, ça fait fâcher Maman qui donne alors une bonne fessée bien méritée à sa grande fille, comme aux petites d'ailleurs..."
Je réussis à bloquer un sanglot, mais j'étais prête à pleurer. Mamie le ressentit et m'ouvrit les bras dans lesquels je vins me blottir. Elle me serra fort en disant : "Allez, c'est fini; Tu ne recommenceras plus ?"  Je répétai : "Ah, non, Mamie, non, non, non, jamais, c'est promis".
Mamie répondit : "Je l'espère pour toi, ma grande. Tu vois, si tu avais montré ta note, tu  aurais sûrement reçu une fessée, mais ce serait déjà oublié. Au lieu de cela, tu as vraiment fâché ta Maman et tu as pris trois déculottées au lieu d'une. C'est vraiment mal joué, ma pauvre chérie..."
Je ravalai encore un sanglot et Mamie me serra à nouveau fort dans ses bras, avant de se relever pour partir faire des courses. Elle proposa d'emmener les petites avec elle, et de repasser au parc un moment au retour. Maman accepta volontiers et appela Aline et Diane qui étaient dans le jardin. Aline pointa à la fenêtre, mais dit que Diane était rentrée. De fait, cette dernière arriva du couloir en expliquant qu'elle était remontée dans sa chambre. Personne n'y prêta attention, et elles partirent avec Mamie.
En réfléchissant, je constatai que nulle d'entre nous ne l'avait entendue rentrer... Je commençai à imaginer qu'elle avait peut-être espionné nos conversations... Cela m'inquiétait surtout que Maman n'avait caché aucun détail à sa mère, et que je me doutais bien que Diane n'aurait pas manqué de retenir tout ce qu'elle aurait entendu... 
Mais, si c'était le cas, je le saurais sûrement bien vite... Et cela ne prédisait rien de bon...


A SUIVRE