jeudi 22 mars 2018

Chronique d'un redoublement : 128. De la curiosité de Diane à des cauchemars nocturnes...

SUITE 127

J'étais gênée, bien sûr, que Tata ait eu droit aux confidences maternelles sur cette tannée mémorable... Mais, je me doutais bien qu'elle aurait su un de ces prochains jours...
Toutefois, d'un autre côté, j'appréciais qu'elle ait cherché à me réconforter, et qu'elle m'ait confié son ressenti.
Elle qui était souvent ma meilleure avocate, avec Mamie, me faisait prendre conscience de l'importance de ma faute. Ce n'était pas une simple imitation de signature... Dès l'instant où je m'en étais servie volontairement, que j'avais réussi à tromper la vigilance d'une prof, on était dans le domaine du "faux et usage de faux", comme on dit en droit. Il n'y avait pas que l'intention d'agir pour s'éviter une fessée, mais j'avais bien réfléchi au moyen, je m'étais exercé à imiter le paraphe maternel, j'avais signé la copie, et j'avais nié jusqu'au dernier moment, même en ayant la copie sous le nez et en essayant de faire douter Maman...


Tata me parla longuement, me faisant prendre conscience
que j'avais dépassé les bornes, et m'expliquant qu'elle ne pouvait
que donner raison à Maman de m'avoir punie de manière exemplaire...
Elle me conseilla de faire profil bas, me confiant que Maman était encore
bien remontée contre moi. Mieux valait que je ne cherche de nouveaux ennuis... 


Et ça, même une Tata complice et compréhensive habituellement ne pouvait pas l'admettre en tant que tel. Cette fois, ma chère tante donnait raison à sa soeur aînée, et admettait que la fessée s'imposait pour bien me faire comprendre qu'il y a des limites à ne pas franchir...
De plus, Tata me mettait bien en garde : Maman était vraiment fâchée, et mieux valait ne pas chercher d'autres ennuis, car elle risquait d'avoir encore la main leste...
Je pris au sérieux le conseil de Tata Jacqueline. Dans d'autres circonstances, il m'arrivait parfois après une fessée d'en vouloir à la terre entière et de manifester mes états d'âme en devenant grognonne, ou de mauvaise humeur. Et cela m'avait de temps à autre valu quelques nouveaux ennuis...
Cette fois, il n'en était pas question, mon bas du dos avait eu plus que sa dose...
Alors, même si je n'en pensais pas moins, je compris qu'il valait mieux jouer profil bas... Et cela d'autant que mes soeurettes n'avaient pas assisté, ni entendu ce qui m'était arrivé, et que je savais bien que tout nouvel écart de ma part risquait d'amener Maman à rappeler, ne serait-ce que sous forme de menace, ce que j'avais subi...
Je pris donc sur moi pour ne pas m'attirer de remarques maternelles. Je demeurai même dans ma chambre le plus longtemps possible, prétextant ranger mes affaires. Il est vrai que l'école étant finie, il n'y avait que cela à faire, le premier soir des vacances étant aussi le premier sans devoirs à préparer ou leçons à réviser.


Je restai au calme dans ma chambre, préférant ne voir personne,
et surtout pas mes curieuses de soeur qui voulaient tout savoir
sur ce qui était arrivé à leur aînée...

Et, même si Maman avait annoncé qu'il y en aurait pour moi aussi, elle n'allait pas nous faire faire des devoirs de vacances dès le premier soir... C'était d'ailleurs dans les habitudes de la maison une occupation plutôt programmée les matins durant les congés.
Maman me laissa mijoter au calme de ma chambre, pendant que les petites profitaient du beau temps dans le jardin.
Toutefois, peu avant le dîner, Maman me demanda d'aller chercher une baguette à la boulangerie, le goûter avec mes soeurs et Tata ayant fait avaler tout ce qu'il restait. Je n'avais pas envie de sortir, mais j'avais conscience qu'il valait mieux ne pas faire de caprice. Je me recoiffai et vérifiai bien ma tenue, non sans remarquer que j'avais encore les yeux un peu rouges, ce qui me fit craindre que la boulangère ou sa vendeuse ne remarque quelque chose...
Diane voulut venir avec moi, mais Maman refusa, comprenant sûrement que ma petite soeur cherchait surtout à jouer les curieuses...
Effectivement, j'eus l'impression que la boulangère me dévisageait. Elle me demanda d'ailleurs par deux fois si cela allait bien, mais je répondis du tac au tac : "Oui, oui, ça va". En tout cas, elle n'en dit pas plus, il est vrai aussi que je ne m'attardai pas dans son magasin, en oubliant presque de reprendre la monnaie...


Je n'avais pas trainé sur le chemin de la boulangerie.
D'ailleurs, troublée par les regards inquisiteurs de la patronne,
j'avais failli oublier de reprendre ma petite monnaie.

Maman remarqua que j'étais revenue bien vite, contrairement à d'autres où je n'ai pas envie de rentrer, sachant ce qui m'attend...

Au diner, je n'ouvris guère la bouche pour parler. J'étais éteinte, contrairement à mes soeurs qui étaient prolixes et toutes en joie d'être en vacances. Aline faillit même renverser un verre et s'attira une réflexion maternelle : "Du calme, Aline, si tu ne veux pas que je te calme toi aussi à ma manière, si tu vois ce que je veux dire..."
Diane immédiatement, sans qu'on lui demande, avait traduit ce que tout le monde avait compris : "Oui, fais attention, ou bien Maman va te donner une fessée comme Christine a eu..."Je rougis et cachai mon trouble en baissant le regard, le nez dans mon assiette.
Maman rétorqua : "Ca suffit, Diane. Pas besoin de tes explications de texte... Pour ne pas faire de jalouses, je pourrais bien m'occuper de tes fesses à toi aussi..."



Maman avait menacé Aline qui avait failli casser un verre.
Diane la mit en garde lui prédisant une fessée "comme Christine a eu" !
J'enrageai, mais Maman en menaçant à son tour Diane, 
ne fit en fait que confirmer que j'avais bien pris une déculottée maison... 

Diane arrêta de rire et baissa aussi la tête. Mais, elle n'était au fond pas mécontente d'elle-même, ayant bien entendu Maman dire "à toi aussi" ce qui confirmait que son aînée avait bel et bien vu sa mère "s'occuper" de ses fesses...
Plus tard au moment du coucher, Diane chercha encore à en savoir plus, venant dans ma chambre l'air compatissant, me donnant du "ma pauvre Christine" et essayant de me faire dire au moins pourquoi j'avais été punie...
Elle faillit en savoir plus quand le téléphone sonna et que Maman eut Mamie au bout du fil. Diane et Aline, du haut des escaliers, tendirent l'oreille, Maman répondant à sa mère que cela allait "mise à part Christine qui a encore fait des siennes". Mais Maman n'en dit guère plus, concluant par : "Ce n'est pas le moment, il faut que j'aille les coucher. Je te raconterai demain" !
Sûr que cette parole n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde...
Maman ne s'attarda guère à dire bonsoir aux petites. Moi, je m'étais mise sous les draps avant même qu'elle ne pénètre dans ma chambre. J'avais juste regardé un infime instant le reflet de mon bas du dos dans la glace en me mettant en pyjama. Il avait retrouvé toute sa blancheur ou presque, mais je ne voulais pas le regarder davantage, trop encore marquée par les déculottées de cet après-midi là...
Maman avait repoussé la porte de ma chambre pour éviter les oreilles indiscrètes, et s'est assise au bord de mon lit. Je compris que j'allais avoir droit à un sermon... Ce fut le cas, Maman ayant retrouvé son calme, apparent du moins...
Elle me dit espérer que j'avais "compris la leçon", me rappelant combien ce que j'avais fait était "grave" et expliquant que cela "méritait bien" une sanction "exemplaire". Et que j'avais "aggravé" mon cas, en ne "reconnaissant pas ma faute", en "mentant jusqu'au dernier moment"... 



Je m'étais vite mise sous les draps à l'heure du coucher,
mais Maman savait que je ne dormais pas et en profita
pour revenir sur les événements de la journée...
Elle me fit une leçon de morale, expliquant que je n'avais eu 
que ce que j'avais mérité. Puis, elle me souhaita bonne nuit, avec un geste tendre
mais en me rappelant que je n'avais pas intérêt à recommencer...


Et de me dire qu'elle "espérait" que j'avais "compris la leçon" et que je n'avais "pas intérêt" à recommencer, ni même à la "fâcher davantage" ces prochains jours...
Je promis de ne jamais recommencer, d'être sage, etc., etc. Et, l'émotion remontant, les larmes revinrent et je pleurai doucement... Maman me caressa la tête un moment, le temps que je ne pleure plus. Puis, elle me fit me moucher, avant de m'essuyer les yeux, et de me déposer un baiser sur le front, en me disant : "Allez, bonne nuit, Christine, dors vite "! 

J'eus toutefois du mal à m'endormir, surtout que dès que je fermais les yeux, me revenaient des scènes de l'après-midi. Il fallut une bonne heure pour que le sommeil l'emporte, et encore, au milieu de la nuit, je me réveillai en nage, ayant fait un cauchemar où j'étais au coin dans le salon, les fesses écarlates devant toute la famille et même la voisine et la boulangère... 







Je fis un cauchemar, m'imaginant envoyée au coin,
déculottée et montrant mes fesses écarlates à toute la famille
qui jasait sur mes exploits et félicitait Maman. 
Il y avait même la voisine et la boulangère...

N'arrivant pas à me rendormir, j'allai boire un verre d'eau et faire pipi. A
pas de loup, ne voulant surtout pas croiser Maman, pour m'éviter de repenser trop à mes plongées en travers de ses genoux...


A SUIVRE

dimanche 25 février 2018

Chronique d'un redoublement : 127. D'une difficile reprise de mes esprits aux sages conseils de Tata

SUITE 126

J'ai monté l'escalier quatre à quatre. Puis, je suis rentrée dans ma chambre, refermant la porte derrière moi. Complètement. Comme si je voulais m'enfermer, me couper du monde.
Je pris une grande respiration, tentant de reprendre mon souffle, mais j'avais l'impression d'avoir la tête qui tournait.
Je me suis donc assise sur mon lit, juste là où, tout à l'heure, j'avais pris ma première déculottée. J'étais dans la position où Maman se trouvait quand elle me bascula en travers de ses cuisses, après que j'ai prétendu que c'était elle qui avait signé la fameuse copie faussement paraphée par mes soins...
La différence était que si c'était moi qui étais assise comme Maman, c'était moi aussi qui ressentais la chaleur de mon bas du dos... 


Je pleurais à chaudes larmes, m'asseyant au bord de mon lit,
là même où l'après-midi avait débuté par une tannée soudaine
quand j'avais menti effrontément à Maman... 

J'avais comme un radiateur à la place des fesses, et je changeai de position, me roulant sur mon lit pour m'arrêter couchée en boule, sur le côté. Même ainsi, l'élastique de ma culotte, pas entièrement remontée, et serrant une partie de mon épiderme irritée par la tannée, me gênait...
Je rabaissai donc ce dernier rempart protégeant ma pudeur, dévoilant mes fesses rouges, mais n'ayant pas à craindre de regards indiscrets, puisque nous étions seules à la maison, Maman et moi. Toutefois, je guettais bien sûr tout bruit suspect...
Je sentais qu'indéniablement cela me faisait du bien de laisser quelques minutes mes fesses à l'air. Par instant, je posais une main sur ma lune écarlate, et cela aussi m'apaisait...
Ma mappemonde, au toucher, était comme uniformément chaude, les claques n'ayant rien épargné, même les côtés. Je le sentais d'ailleurs et fis un demi-tour pour changer de côté, mais ça piquait presque plus sur mon côté droit que sur le gauche.




Je sentais sous ma main mes fesses uniformément chaudes,
comme une lune écarlate patiemment et consciencieusement fessée...

Je me relevai un instant, curieuse de voir le résultat dans la glace de mon armoire...
Cela devait faire dix minutes que j'étais remontée, mais je gardais encore le bas du dos bien rouge. Je regardai le reflet de mes fesses durant un petit moment, comme estomaquée, m'imprimant cette image dans ma tête, ce qui n'était pas une bonne idée, puisque c'était la porte ouverte à ce qu'elle hante mes prochains cauchemars...
Mais, c'était aussi comme une prise de conscience de ce qui m'était arrivée...
Oui, je venais de prendre une des pires tannées de mon existence... Je me disais que je ne recommencerais pas d'imiter la signature maternelle, même si, au fond de moi, je m'en voulais surtout de ne pas avoir détruit la copie, ce qui aurait détruit les preuves, une fois que la fausse signature avait berné la prof...




J'étais curieuse de voir mes fesses rougies dans la glace...
Dix minutes après être remontée, elles étaient encore écarlates...
Je venais bien de prendre une des pires tannées de mon existence. 
Le reflet de ma lune dans la glace m'en faisait prendre conscience...
Emue, je me remis à sangloter et plongeai sur mon lit en pleurant... 

Je regardai encore une fois mes fesses rouges, qui commençaient à pâlir quand même, mais j'avais l'impression de ne jamais les avoir vues aussi pleinement colorées...
Cela me fit remonter un gros sanglot, et j'écartai le regard, puis plongeai sur mon lit, cette fois m'allongeant sur le ventre, et prenant mon oreiller dans mes bras, pour y pleurer à chaudes larmes, de longues minutes, pleurant cette fois plus sur mon sort que de douleurs fessières...


Je m'allongeai sur le ventre, fesses à l'air, seule position
où je ressentais moins la chaleur de mon épiderme...
Epuisée, je m'assoupis même... 

J'étais nerveusement épuisée et je m'assoupis même. Dix minutes, un quart d'heure, je ne sais pas exactement, mais je me réveillai en sursaut, quand la sonnette de la porte d'entrée retentit... C'étaient mes soeurs qui rentraient de l'école, en compagnie de Tata Jacqueline, qui s'était proposée de les ramener.
Je me relevai en sursaut, remontant cette fois complètement ma culotte, et rajustant ma tenue, tamponnant mes joues et mes yeux avec un mouchoir pour effacer mes larmes.
Je tendis l'oreille. Diane était toute excitée, chantonnant : "Youpi, c'est les vacances".
Maman la calma, l'invitant, elle et Aline, à mettre leurs affaires dans leur chambre, et à redescendre prendre le goûter.
Diane demanda : "Et Christine, elle est où ?" Maman répondit : "Elle est dans sa chambre, dis-lui donc de venir goûter aussi".
Diane courut à l'étage, entrant dans ma chambre sans frapper. Heureusement que j'avais repris mes esprits et remis de l'ordre dans ma tenue... Mais, sortant à peine de ma léthargie, je n'avais à l'évidence pas la même figure que d'habitude...
De toute façon, Diane était partie à l'école persuadée que j'allais recevoir une fessée et, même si je n'avais absolument rien montré, elle n'en aurait pas moins cherché à savoir... 
"Maman t'appelle, il faut que tu viennes goûter", me lança-t-elle, puis me regardant de la tête au pied, elle commenta : "Alors, tu as été punie ?"


Diane était rentrée dans ma chambre sans frapper. 
Elle avait un regard rieur, et surtout curieux de savoir
ce qui m'était arrivé... 
A ma mine défaite, elle constata que son pronostic s'était avéré bon... 
Sa grande soeur avait bien reçu une nouvelle fessée
le dernier jour de classe... 

Je rétorquai : "Cela ne te regarde pas". Mais je compris vite que c'était une manière d'avouer, puisqu'en pareille circonstance j'avais plutôt le réflexe de nier l'évidence, de soutenir mordicus que non.
Diane, qui était tout sauf idiote, jubilait, mais la joua pleine de compassion : "Ah, j'avais bien deviné. Ma pauvre grande soeur, c'est pas de chance, une fessée le dernier jour de classe..."
Je tentai de la faire taire : "Puisque je te dis que ce ne sont pas tes oignons. Je ne dirai rien".
Diane essaya de m'amadouer : "Mais, tu sais, Christine, je ne dirai rien non plus. Promis, je ne dirai à personne que tu as encore eu une fessée déculottée... Allez, viens donc goûter, il ne faudrait pas que Maman s'énerve encore contre toi".
Elle sortit de ma chambre et alla déposer son cartable dans la sienne, où Aline rangeait ses affaires. Diane était guillerette, et confia à sa soeur sur le ton du secret : "J'avais raison, tu sais, eh bien, Maman a donné la fessée à Christine..."
Aline et Diane redescendirent en quatrième vitesse pour prendre leur goûter. Je restai un instant sur le palier, en haut de l'escalier, n'ayant aucune envie de rejoindre les autres. Je guettais les conversations. Maman demanda à Diane si elle m'avait demandé de descendre. Diane répondit : "Oui, je lui ai dit, mais elle a l'air toute bizarre comme quand elle a été punie". Aline embraya en demandant : "C'est vrai que tu lui as donné la fessée, M'man ?"
Maman répliqua : "Occupe toi donc de ton goûter, et pas des affaires de ta soeur", ce que les deux petites interprétèrent comme une confirmation, puisque Maman, sans répondre positivement, ne niait pas non plus...

Elle passa la tête dans le couloir, m'appelant du bas de l'escalier : "Christine, le goûter est prêt. Descends, s'il te plait, et ne me le fais pas répéter..." 
Le ton ne supportait pas de contestation, et je préférai descendre à contre-coeur, même si je n'avais aucune envie de croiser les regards des autres...
Tata Jacqueline était aussi dans la cuisine quand j'y entrai. Je lui dis bonjour, et elle me serra dans ses bras, tendrement, sans faire de commentaire, et j'appréciai sa discrétion. J'avalai sans appétit une tranche de brioche et un bol de chocolat chaud, alors que mes soeurs étaient envoyées jouer dans le jardin. 
Maman les suivit pour étendre le linge de la machine à laver. Tata resta pendant ce temps là avec moi, et en profita pour me parler gentiment. "Alors, ma pauvre Christine, tu as encore fait des tiennes. Ta mère m'a dit que cela avait bardé... Mais, tu aurais peut-être pu éviter de la mettre autant en colère. Imiter sa signature, connaissant ta mère, c'est le genre de choses qui ne pouvait que la mettre hors d'elle...".


Maman avait tout raconté à Tata Jacqueline. Ma marraine essaya bien 
de trouver des mots pleins de compassion. Mais, elle qui me défendait
toujours me fit comprendre qu'elle comprenait la colère maternelle...
La grosseur de ma faute rendait sa réaction compréhensible... 

Je baissai la tête et concédai : "Oui, Tata, mais j'avais peur de lui montrer ma note de contrôle de maths..."
Tata haussa les épaules, et rétorqua : "Ah, c'est malin, ça ! Tu voulais éviter une fessée, et à l'arrivée, tu as récolté une tannée des grands jours. Tu n'as pas gagné au change ma chérie. Ca a dû être quelque chose... Je plains tes petites fesses. Et, sur ce coup-là, je ne peux guère te défendre. Alors, si tu veux un conseil, Christine, ne fais pas de vagues. Reste calme ce soir, et, je dirais même, pendant un jour ou deux, car ta mère n'est pas calmée... "
Je m'étonnai : "Mais, quand même, j'ai été assez punie comme ça... Pourquoi tu dis ça, Tata ?"
Elle répondit : "Oui, je te crois. Mais, je connais ma soeur, et quand elle vient de me raconter tout à l'heure tes exploits, je l'ai sentie encore énervée. Elle n'a pas digéré que tu aies essayé de la rouler. Quand je lui ai demandé de m'expliquer ce que tu avais fait, elle m'a dit : "Ah, quand j'y pense, j'ai encore la main qui me démange..." Alors, fais profil bas, et ne cherche surtout pas les ennuis... Tu ne veux pas de nouvelle déculottée quand même..."
Je répliquai : "Ah, non, non, ça je ne veux pas, c'est sûr"
Maman rentrait à ce moment et, entendant ma réponse, demanda : "Qu'est-ce que tu ne veux pas, Christine ?"
Je bredouillai : "Euh, rien du tout, M'man. Je discutais du gala de danse des petites avec Tata".
J'eus peur un instant, m'apercevant que je venais de dire par réflexe un mensonge, mais Tata comprit mon stress et ne rectifia pas, même si je sentis dans son regard que mon aplomb l'avait étonnée...
Dix minutes plus tard, Tata repartit, après être venue me dire au revoir dans ma chambre où j'étais remontée. "Allez, à demain, ma chérie, et surtout n'oublie pas ce que je t'ai dit... Sois sage et obéissante... Ne provoque pas de nouveaux ennuis... Tu vois ce que je veux dire...?"
En disant cela, Tata, qui m'avait prise dans ses bras, tapota doucement en riant mon bas du dos, que je sentis encore sensible... Je ne répondis pas, mais assurément je voyais ce qu'elle voulait dire... Je n'avais pas besoin qu'elle me fasse un dessin... J'avais même un exemple, pour ne pas dire trois exemples encore tout chauds dans ma mémoire...


Tata me conseilla de ne pas me faire remarquer, ayant constaté
que Maman était encore énervée rien que de penser à mes frasques...
Tata n'avait pas besoin de me faire un dessin... 
J'avais encore trois exemples tout chauds dans ma mémoire
de ce que pouvait donner une colère maternelle...
Rien qu'en fermant les yeux je me voyais encore sur les genoux maternels...
 

A SUIVRE

mardi 9 janvier 2018

Chronique d'un redoublement : 126. Une mise au coin qui n'achève pas la scène pour autant...

SUITE 125 

Je m'immobilisai, incrédule, me demandant si j'avais bien entendu... Mais, l'ordre était pourtant clair, et plus encore la menace. Je devais "aller au coin" sinon... Sinon, Maman me "remettait sur ses genoux..."


J'avais réussi à renfiler ma culotte et me hâtais de cacher mes fesses
quand Maman se releva pour aller me mettre au coin...
Comme une gamine... 

Mon hésitation fit se lever Maman, qui vint à mes côtés, et me tira l'oreille gauche pour me faire faire les quelques pas vers le coin de la pièce.
"Mets-toi là, le nez contre le mur, et réfléchis à ce qui vient de t'arriver..." redit Maman. Voyant que ma robe était retombée, elle la releva et la coinça dans la ceinture qui m'entourait la taille. Puis, elle baissa ma culotte, l'amenant, juste en dessous de mes fesses, dévoilant ma lune qui devait être écarlate. J'eus un geste pour les cacher de mes mains, mais Maman les enleva, ajoutant une bonne claque au passage...
"Mets tes mains sur ta tête, et ne bouge plus", ordonna Maman, d'un ton sec, avant de commenter : "Laisse donc tes fesses à l'air... Tu as de la chance, il n'y a personne à la maison pour les voir rouges comme elles sont... Et que je ne te vois pas bouger, si tu ne veux pas que je te laisse ainsi jusqu'au retour de tes soeurs".
L'argument avait de quoi me convaincre. Je ne répondis pas et me mis en position souhaitée par Maman.


Maman m'avait autoritairement remonté la robe,
en en coinçant le bas dans la ceinture,
avant de rabaisser ma culotte, exposant ma lune rouge,
afin que je "réfléchisse" à mes actes.
J'en ressentais une très grande honte... 

J'entendis qu'elle quittait le salon et allait à la cuisine. Je me sentais toute bizarre, le nez au coin comme une gamine, les fesses à l'air sûrement toutes rouges, et je m'en voulais vraiment d'avoir joué les faussaires, même si au fond de moi une petite voix me reprochait surtout d'avoir laissé la copie en question dans les liasses, au lieu de détruire la preuve de mon imitation de signature...
En tout cas, je m'en voulais vraiment, consciente d'avoir pris une fessée, dont je me souviendrais longtemps...
Même si la douleur était moins vive, je sentais la chaleur de mon bas du dos, que je constatais aussi par instant en baissant les mains quand j'étais sûre du fait de certains bruits que Maman était dans une autre pièce...
Cela devait bien faire un petit quart d'heure quand Maman revint... Entendant ses pas dans le couloir, je rectifiai au mieux ma position. Maman se dit satisfaite : "C'est bien, Christine... Tu obéis à Maman... Comme quoi, une bonne fessée, ça rend les grandes filles plus sages..."
J'implorai : "Ca y est, Maman, je peux me rhabiller ?"
Mais, elle refusa : "Non, reste donc au coin, encore un peu, que cela te serve de leçon... Tu auras moins envie de recommencer..."
Je répliquai : "Non, Maman, non, je ne recommencerai plus. Plus jamais, je te le promets, plus jamais..."
En disant ces mots, je me suis remise à pleurer à chaudes larmes qui me dégoulinaient sur le visage. Je dus quand même changer de position, deux ou trois fois, juste le temps de tamponner mes yeux et mon nez avec ma manche droite, en reniflant. Mais je repris vite la position, les mains sur la tête.

Maman ressortit de la pièce et vaqua à ses occupations à nouveau durant une dizaine de minutes. C'était encore loin, mais je commençais à craindre qu'elle ne me laisse en position jusqu'au retour de mes soeurs... J'imaginais le tableau et angoissais rien qu'en y pensant... J'étais sûre que, si elles rentraient et me voyaient ainsi, au coin, les fesses à l'air, encore rouges d'une fessée déculottée qui portait la signature d'une mère déterminée, ces images, mes soeurs les garderaient dans leur tête pour longtemps, et ne manqueraient sûrement pas de les partager sous le sceau du secret avec leurs amies, voire les miennes...
Il n'en fut rien heureusement, et après avoir mis en route une machine à laver, Maman revint au salon, se rasseyant sur le canapé et me lançant : "Alors, Christine, tu as bien réfléchi, le nez au coin ? Tu sais ce qu'il ne faudra plus jamais faire ?"
Je me retournai vers elle, en restant près du coin, et je répondis : "Oui, Maman, je sais, je ne le referai plus, c'est juré".
"Sinon, tu sais ce qui t'attends, n'est-ce-pas, Christine ?"   ajouta-t-elle, "Une fessée magistrale, ma fille, une déculottée dont tu te souviendras... Et, des devoirs de vacances en plus... Voilà ce que tu as gagné à te croire plus maline que Maman..."
Je baissai la tête, comprenant que mieux valait que je ne proteste pas...
"Ne reste pas en plan, viens donc près de moi", demanda-t-elle.
J'avançai lentement, et j'en profitai pour remonter l'arrière de ma culotte sur des fesses encore tièdes... Je débloquai le bas de ma robe qui retomba en position classique.
Maman grommela : "Christine, je ne t'ai pas demandé de te rhabiller".
Je détournai le regard, ne sachant pas quoi répondre.
Maman reprit son sermon : "Quand je pense que tu as fait tout cela, caché ta note, imité ma signature, fait croire que j'avais signé la copie, et menti encore effrontément quand je t'ai mis le nez sur ta fausse signature... Et tout cela pourquoi ? Pour ne pas m'avouer une mauvaise note ? C'est bien cela, Christine ?"
Je ne voulais plus d'histoire et j'opinai du chef, murmurant : "Bah, euh, oui, Maman. Je voulais pas que, euh, que tu me disputes..."
Elle me reprit : "Sois plus précise, Christine, tu ne voulais pas quoi ? Tu ne voulais pas recevoir une fessée, allez dis-le..."
J'avais la gorge nouée, comme si le mot ne passait pas, comme si c'était impossible à prononcer pour moi, mais je sentais que Maman allait insister, donc j'ai dit mezzo voce : "Oui, Maman, oui, je voulais pas, euh, pas de, euh, pas la fessée..."




Maman voulait que je lui explique pourquoi j'avais falsifié sa signature...
J'éclatai en sanglots quand je dus lui avouer que c'était bel et bien
parce que je voulais échapper à la fessée qu'elle m'avait promise
en cas de nouvelle mauvaise note... 

Cela sembla satisfaire Maman, qui ajouta : "Là, Christine, tu ne te trompais pas... Tu devinais bien ce qui t'attendait à la maison... Je crois en effet, qu'à cette période de l'année de ton redoublement, un 5 sur 20 en maths, cela valait bien une bonne fessée, ma fille... Mais, tu aurais mieux fait d'être franche, d'avouer ta mauvaise note, puis de me laisser te mettre sur mes genoux pour une déculottée méritée, et on en aurait plus parlé... Tu serais même à cette heure-ci déjà en vacances... Tu comprends, Christine ?"
C'est vrai que la démonstration maternelle était du genre imparable, mettant le doigt sur l'absurdité de la situation pour moi...
J'aurais toutefois, si j'avais été franche totalement, pu répondre que mon entourloupe avait failli marcher et que j'avais jubilé durant tous ces jours où j'avais eu l'impression d'avoir réussi à tromper la vigilance des profs et de Maman... Des jours où je me félicitais intérieurement, d'avoir gardé mes fesses blanches...
Mais, bien sûr, ce n'était pas la chose à dire...
Je ne répondis qu'en hochant la tête, comme pour acquiescer...  
Maman me regarda avec une petite moue et me dit : "Ah, ma pauvre fille, tu n'as vraiment pas fait le bon choix. Tu vois, si tu avais été franche, cette histoire de mauvaise note serait déjà oubliée, même si effectivement je t'avais donné la fessée méritée... Au lieu de cela, tu viens de recevoir une tannée maison pour avoir falsifié ma signature. Sans parler de la déculottée tout à l'heure dans ta chambre pour m'avoir menti effrontément..."
Je baissai la tête sans rien pouvoir dire, quand elle ajouta : "Il reste maintenant à régler nos comptes pour cette mauvaise note... Viens donc ici, Christine... Qu'on en finisse..."
Non, je n'hallucinais pas, j'avais bien entendu : Maman voulait me reprendre sur ses genoux... Et, elle me montrait la direction en tapotant ses cuisses...
J'éclatai à nouveau en sanglots : "Non, Maman, non, ça suffit, je t'en supplie..." Et, je reculai de quelques pas vers la porte du salon...
Maman tonna : "Christine, tu viens tout de suite... Sinon, j'attends le retour d'Aline et Diane et je te déculotte devant elles... C'est compris ?"
La phrase m'arrêta et je me ravançai vers Maman en chignant : "Oh non, pas devant elles, pas devant elles..."
Maman ordonna à nouveau : "Alors, viens ici... Allez, TOUT DE SUI-TE !!!
Je paniquais tellement que je vins à la droite de Maman, jusqu'à la toucher, et elle n'eut plus qu'à me basculer à nouveau en position, plutôt satisfaite... "Eh bien, Christine, tu vois que tu obéis quand tu veux..."


Epuisée, voulant en finir, et surtout consciente que, si je n'obéissais pas 
sur le champ, Maman était bien capable d'attendre le retour
d'Aline et Diane pour me donner la fessée devant elles,
je m'avançai à la droite de Maman, et la laissai me basculer
en travers de ses cuisses... 

Maman remonta ma robe à mi-dos, et baissa à nouveau ma culotte, sans que je n'esquisse le moindre geste de défense. Je ne faisais que supplier d'une petite voix : "Maman, non, pas encore la fessée, je l'ai déjà eue deux fois... Je serai sage, je ne mentirai plus, je te dirai toutes mes notes..."
Maman, visiblement, prenait son temps, pour bien que la leçon pénètre dans ma tête comme par mes fesses... Et de me répondre : "C'est Christine, l'effrontée qui a reçu la fessée dans sa chambre... C'est la menteuse et la tricheuse, celle qui a imité la signature de Maman qui vient de prendre une déculottée magistrale... Il reste à te faire pardonner ta mauvaise note, Christine..."
Je suppliai : "Non, c'est trop dur, j'ai déjà trop mal. Pas encore la fessée..."
Maman coupa mes jérémiades : "Tu préfères qu'on attende ce soir. Il y aura tes soeurs et même Tata..." Je rétorquai : "Non, oh, nooooon" !
Maman reprit donc : "Alors, finissons-en... Tes fesses ne sont même plus toutes rouges... Je vais juste leur redonner de bonnes couleurs... Juste pour que tu aies bien la fessée que tu savais que tu recevrais si j'avais vu ta note dès le premier soir... Tu me l'as bien dit tout à l'heure, n'est-ce pas, Christine ? Et tu sais bien qu'avec Maman, une fessée promise est toujours donnée... Allez, finissons-en..."
Et la main droite maternelle se leva... J'avais gardé les fesses à l'air durant son sermon et je ressentais bien qu'elles n'étaient plus aussi écarlates que tout à l'heure, mais je me raidis en sentant la première claque arriver...


 Profitant de ma passivité, Maman avait pris le temps
de finir son sermon pendant que j'étais à nouveau déculottée...
Puis, elle passa aux choses sérieuses,
me donnant une nouvelle fessée,
ni très longue, ni très forte, mais très douloureuse 
sur ma lune déjà tannée par deux fois...

Maman débuta cette nouvelle fessée de façon très appliquée, comme pour raviver toute ma lune. Mon épiderme était déjà bien sensible et les claques me firent vite crier...
J'eus un instant, après une première averse, la tentation de m'échapper, de me protéger, mais Maman stoppa tout mouvement, en menaçant : "Enlève ta maison, Christine, ou j'arrête pour mieux reprendre ce soir..."
Cela me fit retirer mon bras, offrant mes fesses pleinement à la sanction maternelle... Elle en profita pour administrer une série intense et très vive qui me coupa le souffle...
Redevenue calme, me laissant faire pour ne surtout pas accroître la colère maternelle, je la laissai poursuivre son oeuvre... Volontairement, elle commentait : "Ah, alors, Christine, on a eu un 5 en maths... Cinq sur 20 dans ta matière forte, au troisième trimestre d'un redoublement, cela mérite une bonne fessée, ma grande... Oui, une bonne fessée... Tu avais raison de craindre pour tes fesses... Tiens, tiens, tiens et tiens... Tu feras plus attention la prochaine fois que tu feras un devoir de maths... Tiens, tiens, tiens... Tu te souviendras que Maman donne la fessée aux mauvaises élèves... Tiens, tiens et tiens !"
Les trois claquées de l'après-midi m'avaient tanné la peau et j'avais l'impression d'avoir un radiateur dans le dos...
Heureusement, cette fessée ne dura pas très longtemps, mais assez pour que je m'en souvienne encore dans les moindres détails...
Elle s'acheva par une dernière salve particulièrement sonore et appliquée, avant que Maman ne me relâche et me lance : "Allez, c'est fini, va donc cacher ces fesses bien rouges dans ta chambre. Et sèche tes larmes avant que tes soeurs n'arrivent..."


Cette nouvelle tannée achevée, Maman me renvoya dans ma chambre,
visiblement satisfaite d'avoir donné à sa fille une leçon mémorable, 
démontrant qu'elle tenait toujours ses promesses...

Je ne me le fis pas dire deux fois, et remontai dans ma chambre, la culotte encore moitié remontée seulement, mais voulant surtout me cacher pour reprendre mes esprits...
J'avais le coeur battant la chamade, toute bouleversée de ce que je venais de vivre... Mais, j'avais juste un point de consolation, c'était bien que j'ai échappé à une déculottée devant mes soeurs. Voire devant Tata...
Je me demandais déjà toutefois ce que Maman allait pouvoir dire ou ne pas dire de cet épisode à sa soeur à laquelle elle ne cachait rien, et surtout à Aline et Diane, qui avaient deviné avant de repartir à l'école, que cela semblait chauffer pour leur ainée... 

A SUIVRE