jeudi 24 novembre 2016

Chronique d'un redoublement : 107. Quand une journée (très) mal commencée finit aussi (très) mal...

SUITE 106

Après cette visite rapide chez la voisine, où nous restâmes sur le pas de la porte, Maman ne souhaitant pas déranger, ce qui m'arrangeait d'ailleurs, tant je n'avais aucune envie que l'on poursuive sur le sujet de mes mésaventures, nous sommes rentrées à la maison.
Les petites étaient encore à l'anniversaire de leur camarade, et Maman en profita pour proposer à Tata de faire une légère retouche sur la robe qu'elle avait achetée. Il y avait aussi un petit point de couture à faire à la taille de la jupe plissée qu'elle avait prise pour moi, et qui était légèrement trop grande.
Tata fit donc une nouvelle séance d'essayage, contente de son achat, alors que, de mon côté, je n'étais pas pressée que ladite jupe soit retouchée, n'ayant pas envie de la mettre.
Maman dut d'ailleurs m'appeler à trois reprises pour que je vienne me prêter à la prise de mesure.
Venant en trainant les pieds, j'enfilai la jupe au dessus du bermuda que je portais ce qui, bien sûr, ne permettait pas de prendre la taille exacte.
Maman haussa le ton : "Christine, ce n'est pas possible. Il y a vraiment des moments où tu cherches les ennuis..."


Je n'avais pas envie de faire cette séance d'essayage
de la nouvelle jupe plissée,
et cela commençait à énerver sérieusement Maman...


Je m'exécutai à contre-coeur, enlevant le bermuda, et me retrouvant en culotte, pour renfiler la jupe. Maman mit des épingles pour marquer la petite pince à faire à la ceinture. La manipulation faite, j'enlevai la jupe pour la redonner à Maman qui devait faire la couture nécessaire. Mais, au lieu de dégrafer la ceinture, je tirai la jupe vers le bas, sans voir que cela faisait partir les épingles posées par Maman.
J'avais renfilé mon bermuda quand elle s'en aperçut et elle me fit revenir pour recommencer ses mesures, se demandant si je n'avais pas fait exprès.
Je revins en grognant, redéfaisant mon bermuda, et grommelant de façon inaudible.
Cela ne lui a pas plu, et la réaction fut vive : "Arrête de grogner, Christine. Je serais à ta place, je ferais plutôt profil bas. Surtout en petite culotte comme tu es... Je pourrais très vite m'occuper à nouveau de tes fesses..."


Maman me menaça, en me faisant remarquer, que j'étais en culotte,
et qu'il lui serait aisé de s'occuper de mes fesses...
Cela ne me fit pas rire du tout et m'apeura plutôt...

La menace me calma, du moins extérieurement, où je laissai Maman prendre ses mesures, et où, cette fois, je fis attention à enlever la jupe sans faire tomber les épingles.
Tata, qui avait assisté à la scène, tenta de me défendre : "Ne la gronde pas. Elle n'a sûrement pas fait exprès de faire tomber les épingles, et ce n'est pas drôle de faire des essayages".
Maman rétorqua : "Je ne dis pas qu'elle a fait exprès, mais elle n'a pas fait attention, et en plus tu as bien vu qu'elle commençait à grogner. C'est vraiment à croire que la fessée de ce matin n'a pas calmé ta chère filleule... Mais, si elle me cherche, elle va vite me trouver à nouveau..."
Je préférai filer dans ma chambre que de répondre. Ce n'était pas le moment d'aggraver mon cas... Mais, j'avais les nerfs à fleur de peau, presque consciente que ce que disait Maman n'était pas faux : la double déculottée de ce matin-là ne m'avait pas calmée... Mentalement, je me sentais énervée, ayant du mal à encaisser une fessée (et demie) pour une colle que j'aurais dû et pu éviter, sans ma réaction moqueuse et idiote au vu du contexte... Je m'en voulais et cela me mettait de mauvaise humeur, sans prendre vraiment conscience que cette attitude pouvait surtout se retourner contre moi...


Je me sentais grognonne, énervée, de mauvaise humeur,
j'avais comme les nerfs à fleur de peau...
Assurément, la fessée (et demie) du matin ne m'avait pas calmée...

Après avoir pris un thé avec sa soeur, Tata devait rentrer chez elle, et elle monta me dire au revoir dans ma chambre. Elle en profita pour me donner de sages conseils : "Sois bien sage et n'énerve pas ta mère, ma chérie. Elle n'est pas commode aujourd'hui. Ton histoire de nouvelle colle l'a vraiment fâchée... Tu l'as bien vu, avec ce qui t'est arrivé ce matin..."
Je répondis : "Oui, bah, ça suffit maintenant. J'ai déjà eu ma fessée, une grosse tu sais..."
Je n'avais pu réprimer un sanglot en disant cela. Tata me serra dans ses bras en me câlinant quelques instants : "Oui, ma Christine, je sais bien. Ta Maman m'a raconté, mais je te conseille juste de ne pas te faire remarquer. Je te dis : ce n'est pas le moment de grogner ou de désobéir... Crois-moi, je sens bien qu'elle n'hésiterait pas à se fâcher fort à nouveau..."  
Puis, elle m'embrassa, sans me tapoter le bas du dos cette fois, et redescendit pour repartir vers chez elle.


Tata me conseilla de changer d'attitude, de ne pas continuer à grogner...
Elle sentait bien que Maman n'appréciait pas mon comportement...
Mais je n'arrivais pas à me persuader qu'elle avait raison...

Je restai dans ma chambre à ruminer. J'avais bien entendu les conseils de Tata, mais je me disais que ce n'était pas juste, ou qu'elle exagérait peut-être. J'avais déjà été largement punie, et je m'imaginais que les menaces maternelles étaient surtout verbales, qu'elle ne les mettrait peut-être pas à exécution pour quelques petites réflexions.
J'avais comme de la rage au coeur, une envie de continuer à grogner, de montrer que je n'étais pas contente d'avoir été déculottée deux fois, surtout à cause de deux pimbêches de ma classe qui se moquaient de mes fessées... Mais, ça, j'avais à la fois envie de le crier, mais je savais que je ne le dirais pas, devinant trop la réaction maternelle qui aurait été de me dire : "Mais, Christine, arrête d'abord de mériter des fessées, et personne ne se moquera plus de toi".
Maman me laissa dans ma chambre pendant qu'elle faisait la couture, puis elle vint m'apporter la jupe que je dus essayer pour voir si la retouche était bien faite. Je pris sur moi pour ne pas montrer mon énervement. La jupe était à la taille exacte et Maman contente de son travail : "Regarde comme elle te va bien. Tu la mettras demain pour aller déjeuner chez Mamie".
Je ne pus m'empêcher de dire : "Oh non, pas demain. Elle n'est pas belle".
Maman fronça les sourcils : "Christine, Christine, je t'ai dit d'arrêter de grogner. Elle est très bien cette jupe, et tu feras ce que je dis... Un point, c'est tout... C'est compris... Ou tu veux retourner sur mes genoux ? Non, mais, des fois..."
Je protestai : "Oh, non Maman, non... pas encore, non..."


Une fois encore, la menace maternelle était claire,
et cela contribuait à m'énerver...
Je ne voulais pas croire que le risque était vraiment concret...

Maman me fit enlever la jupe et la rangea sur la chaise à côté de mon armoire, afin qu'elle soit sortie pour le lendemain. J'aurais bien protesté, mais ce n'était pas le moment... La menace avait été assez claire, confirmant ce qu'avait dit Tata...
Maman ressortit de ma chambre en me disant qu'elle allait rechercher mes soeurs à leur goûter d'anniversaire, et en me demandant de mettre la table du diner en attendant. 
Je me sentis tranquille en me retrouvant seule dans la maison et je pensai que le retour de mes soeurs éviterait que Maman n'ait que moi à surveiller, ce qui était un bien car je sentais bien que la moutarde commençait à monter au nez maternel, surtout à mon encontre.
Mais, malgré cela, rechignant à quitter ma chambre pour effectuer la tâche ménagère commandée, je ne me pressai pas, pensant qu'elle ne reviendrait pas avant une petite heure...
Hélas, elle ne fit qu'un aller-retour sans discuter avec les autres mères, et j'étais encore dans ma chambre quand elle rappliqua avec Aline et Diane qui étaient joyeuses et ravies de leur après-midi.
S'apercevant que la table n'était pas mise, Maman monta me voir, avec un regard visiblement agacé : "J'avais demandé que tu mettes la table, Christine... Décidément, aujourd'hui, on ne peut rien te demander... Tu cherches vraiment les ennuis, ma fille... Continue comme ça, et ça va très mal se terminer..." commenta-t-elle. 
Consciente que le ton maternel n'était pas à la discussion, je me levai en vitesse et répondis : "J'y allais, Maman, j'y allais. Je mets la table tout de suite. Tu vas voir..."
Je descendis à la hâte pour rattraper ma bourde et mettre le couvert. Mais, en voulant faire vite et bien, je laissai échapper la pile de quatre petits verres à eau, réussissant à en rattraper un au vol, mais les trois autres se brisèrent sur le carrelage de la cuisine. 
Patatras !
Le bruit résonna dans la maison, alors que les verres en Duralex, comme il y en avait dans la plupart des familles, avaient éclaté en centaines de petits morceaux...
Inutile de dire que mon coeur se mit à battre la chamade, d'autant que j'avais déjà cassé un pot de confiture en pareille circonstance lors des vacances de Pâques, et déjà à une période de conflit avec Maman, ce qui s'était terminée de cuisante manière pour moi...
Je voulus cacher les dégâts, et commençai à ramasser quand Maman arriva, m'intimant l'ordre d'arrêter : "Mais, ce n'est pas possible, ce n'est vraiment pas ta journée, ma fille... Stop, stop, allez, relève-toi et sors de là... Maladroite comme tu es, tu es capable de te couper en plus... Laisse-moi ramasser... Il y en a partout, jusque sous le réfrigérateur. Ce n'est pas vrai... Va donc plutôt comme tes soeurs te mettre en pyjama..."


Les verres cassés s'étalaient dans la cuisine. Consciente de la bêtise, 
j'avais essayé de commencer à ramasser les débris...
Mais Maman, hors d'elle, m'envoya dans ma chambre...
J'avais hélas cette fois bien compris ce qui m'attendait...

Puis, elle ajouta, après avoir laissé s'exprimer un gros soupir : "Allez, file... Et, attends-moi dans ta chambre..."
Il n'y avait pas besoin de me faire un dessin, et je ne pus que balbutier : "Oh, non, Mam' Maman, non" !
La réplique résonna dans la maison : "File de là, Christine. Je t'ai assez prévenue... Allez, ouste ! Et, vous pareil, les petites, remontez ou ça va barder pour vous aussi"
Diane et Aline qui étaient redescendues en entendant les bruits de verre cassé, remontèrent se mettre vite en pyjama. Elles guettèrent mon arrivée en haut, me regardant passer avec des yeux scrutant mes réactions. Je tournai la tête pour ne pas montrer que j'étais au bord des larmes...
Je n'arrivais pas à croire ce qui m'arrivait, même si je m'en voulais de ne pas avoir suivi les recommandations de Tata  Je me suis assise sur le bord de mon lit, puis m'y allongeai en boule, la tête pleine de pensées contradictoires et d'angoisse. Je restai ainsi cinq bonnes minutes, presque dix, le temps que Maman ramasse les morceaux et passe la serpillère.
Je me redressai d'un coup en entendant Maman monter. Elle vint directement dans ma chambre, en ouvrit la porte, en disant : "Tu es prête, Christine ?"


J'étais comme pétrifiée, assise sur mon lit, 
sans avoir obéi à la demande de me mettre en pyjama...
Maman réitéra son ordre...
Je comprenais que j'allais passer un sale quart d'heure...

Elle constata que je n'avais rien fait, étant toujours habillée comme cet après-midi. Elle éleva une fois de plus la voix : "Non, mais je rêve, Christine, je t'ai pourtant dit de te mettre en pyjama... Tu n'en fais vraiment qu'à ta tête... Allez, exécution... Dépêche-toi, j'arrive..."
Elle sortit en laissant ma porte ouverte, allant dans la salle de bain prendre un tas de linge sale et redescendit dans la buanderie pour le mettre dans la machine à laver.


Je me levai et commençai à me mettre en pyjama...
Je savais que c'était en fait pour préparer mes fesses...


Tremblotante, je me dépêchai de me déshabiller puis d'enfiler mon pyjama... Au passage, je regardai mon dos dans la glace. Mes fesses étaient redevenues bien pâles, même si je devinais qu'elles étaient restées sensibles après le double traitement du matin même...
Pendant que je me regardais dans la glace, Diane s'était avancée à pas de loup dans l'entrebâillement de ma porte et me dévisageait de la tête au pied. J'enfilai précipitamment mon bas de pyjama, cachant mes fesses à sa curiosité.


Je ne pus m'empêcher de regarder un instant 
mes fesses redevenues blanches... 
Poser ma main dessus me fit frissonner...

"Va-t'en, Diane. Laisse-moi !", lui demandai-je comme en suppliant. Diane avait son petit air moqueur habituel, mais il semblait tout de même cette fois teinté d'une sorte de compassion. Elle ne put s'empêcher de faire son commentaire : "Ca y est, tu es prête ? Maman va encore te donner la fessée..."
Je ne cherchai pas à nier l'évidence et lui demandai à nouveau de repartir dans sa chambre, mais c'est Aline qui pointa le bout de son nez en disant : "Attention, Maman va bientôt remonter. Ca va barder, c'est sûr". 
Diane rajouta comme sur le sceau d'un secret : "C'est sûr qu'elle est fâchée, Maman. Elle nous a dit quand on rentrait de l'anniversaire qu'on avait intérêt à nous tenir à carreau. Parce que déjà, toi, tu l'énervais..."
Et Aline de compléter : "Elle a même dit que si l'une de nous trois n'était pas sage, la journée pourrait finir comme elle a commencé... Par une bonne fessée..."  


Diane m'avait vue regarder mes fesses dans la glace...
Elle me confirma que Maman était déjà fâchée en les ramenant
du goûter d'anniversaire... Diane prédisait que j'allais m'en prendre
encore une bonne de fessée, mais le regard moqueur de ma soeur
était mêlé d'un peu de compassion...  
 
Du bas, Maman entendit les chuchotements alors qu'elle s'apprêtait à remonter. Ses pas dans l'escalier firent galoper mes soeurs vers leur chambre. "Oh, là ! allez, dans votre chambre, les filles. Je ne veux rien entendre. Sinon, vous pourrez, vous aussi, préparer vos fesses" !
J'étais toute fébrile et apeurée, le dos à la fenêtre, quand Maman entra dans ma chambre. Elle en referma cette fois complétement la porte, et vint s'asseoir en sa position, que je dois bien qualifier "d'habituelle", en tapotant ses genoux comme pour m'appeler à y venir.
Je parlai le premier : "Maman, non, je t'en supplie, non, pas la fessée... Tu me l'as déjà donnée ce matin... Je ne peux pas, je veux pas, c'est trop dur... Mais, non, Maman, non, pas encore la fessée..."
Maman soupira et répondit avec un ton déterminé, et étrangement calme... "Ne discute pas, Christine, viens ici... C'est trop tard pour protester... Je t'ai avertie je ne sais combien de fois depuis ce matin... Tu grognes, tu râles, tu n'obéis pas, et en prime tu casses de la vaisselle en ne faisant pas attention... C'est bien la preuve que la fessée de ce matin n'a pas suffi..."
Je ne savais quoi dire et suppliai : " Non, Maman, non. Je serai sage, je ferai tout ce que tu voudras... Pas encore la fessée..."
Maman rétorqua : "Christine, n'aggrave pas ton cas... De toute façon, la fessée de ce matin, c'était pour te punir d'avoir été collée, mais je pensais que cela t'aurait calmée un peu plus... Il n'en est rien, à l'évidence, alors, puisque tu la cherches, oui, tu vas encore recevoir une bonne fessée, et tu n'y échapperas pas, ma fille... Allez, viens donc ici..."
J'avais bien conscience que j'étais dans une impasse, et qu'elle s'achèverait pour moi avec des fesses écarlates, mais j'avais les nerfs à vif et je ne pouvais me résoudre à venir comme une victime expiatoire recevoir mon dû...
"Si je dois venir te chercher, ce sera pire, Christine... lança-t-elle. Allez, sois raisonnable, ce n'est qu'une fessée de plus, et mon petit doigt me dit que ce n'est sûrement pas la dernière... Allez, VIENS !!!" 
Devant ce ton sec, je me décidai à avancer à pas lent, vers les genoux maternels. Cela tournait tellement dans ma tête que j'avais l'impression d'être dans un cauchemar éveillé, comme récemment, mais cette fois, c'était bien du vrai de vrai et mes fesses allaient le comprendre... "C'est bien, ma chérie", commenta Maman, alors que j'arrivais à portée de main. Elle se pencha pour m'agripper par le poignet et m'attirer d'un grand coup vers ses genoux où je basculai...


Maman me demanda de venir vers elle... 
"Si je dois venir te chercher, ce sera pire", menaça-t-elle...
J'imaginai qu'elle n'hésiterait pas et je me voyais trainée vers ses genoux...
Je consentis donc à m'approcher en tremblant...

Je restai un instant sans réaction, comme fataliste, et elle en profita pour me baisser le bas de pyjama à hauteur des mollets, s'attaquant ensuite à la culotte blanche que j'avais gardée sous le pyjama, me déculottant, baissant l'ultime rempart à mi-cuisses.
Je sortis de ma léthargie en sentant que mes fesses étaient à l'air pour la troisième fois de la journée. Je me mis à supplier à nouveau, criant : "Non, pas la fessée, pas déculottée, non, nooon". Et d'un seul coup, en tentant de mobiliser toutes mes forces, je me débattis, gigotant comme pour me libérer, et réussissant à rattraper ma culotte de coton, et à la remonter pour bonne partie sur mes fesses, en tenant l'étoffe de ma main droite, resserrée comme jamais...


Je me débattis, réussissant à remonter ma culotte,
et tentant de la maintenir fermement en place,
tout en suppliant et criant : "Non, pas la fessée" !

Maman ne pouvait contenir mes jambes qui gigotaient et ruaient, mais gardait une bonne prise sur mon dos, se contentant dans un premier temps de me laisser m'agiter, sachant que je m'épuiserais vite.
"Mais, qu'est-ce que c'est que cette révolte ? Veux-tu arrêter ça, sinon tu vas le regretter, Christine... Et puis, lâche-moi cette culotte... Tu sais très bien que tu ne gagnes jamais à ce jeu-là..." La voix de Maman, à la fois énervée par cet imprévu, mais calme par sa détermination, me faisait comprendre que c'était peine perdue pour moi...
J'arrêtai de gigoter, mais gardai ma main bloquant ma culotte en place. "Enlève cette main, Christine, tu sais bien que je ne renoncerai pas, et que tu vas le payer..."
Elle n'essaya même pas de me faire lâcher prise, ni de claquer ma main, mais je sentis qu'elle me basculait un peu plus en avant. Entre ma culotte remise plus ou moins en place et mon bas de pyjama entravant mes mollets, mes cuisses apparaissaient sans protection... Et Maman fit diversion en commençant à les claquer vertement : "Tiens, en attendant, on va faire rougir ces cuisses-là", dit Maman en n'y allant pas de main-morte... Cela faisait mal, très mal à un endroit habituellement épargné...


En me claquant l'arrière des cuisses, Maman avait détourné
mon attention et je relâchai ma culotte.
Maman en profita pour bloquer ma main, ce qui lui laissait
le champ libre pour me déculotter à nouveau...

Par réflexe, je tentai d'interposer ma main, et relâchai donc ma culotte. Maman en profita pour m'attraper le poignet droit et me le bloquer dans le dos, ayant cette fois la situation bien en main...
"Tu vois, Christine, que Maman arrive toujours à ses fins... Tu sais pourtant bien que les bonnes fessées de Maman, cela se donne directement sur les fesses, pour que cela claque mieux... Alors, je vais une fois de plus baisser ta culotte..." commenta Maman avec un petit air ironique, tout en prenant le temps de dégager pleinement ma lune... Une fois encore...

J'avais jeté mes forces dans mon essai de révolte, et je savais que je n'échapperais pas à cette nouvelle fessée. Mieux valait abdiquer et subir la tannée jusqu'au bout...
"Bon, allez, tu vas l'avoir cette nouvelle fessée... Quand je pense que je t'ai déjà déculottée deux fois ce matin, et que cela n'a pas suffi donc... D'ailleurs, voilà des fesses qui sont redevenues bien blanches, une fois de plus... Mais, je vais leur redonner des couleurs. Tiens, tiens, et tiens..." sermonna Maman avant de recommencer à m'administrer une fessée magistrale...


 Maman regarda un instant ma lune à nouveau déculottée,
constatant qu'il n'y avait plus trace de la tannée (et demie) du matin...

Très vite, cette fois, bien plus encore que le matin même, ma lune s'empourpra. Les claques sur une peau déjà tannée deux fois (du moins une fois et demie) incendièrent vite mon bas du dos... Je subis les premières volées, mais pleurai vite à grosses larmes, essayant un instant de gigoter, mais ce n'en était que pire, et donc je restai inerte encaissant une claquée vive et comme scientifiquement appliquée pour rendre mes fesses écarlates.


Même redevenues blanches, mes fesses demeuraient sensibles
après la double déculottée matinale...
Les nouvelles claques me firent pleurer et crier très vite...

Je faisais des "aïe", des "ouille, ouille" à chaque claque, je suppliais Maman d'arrêter, je demandais pardon, je criais sans retenue, ce qui ne devait pas échapper aux oreilles d'Aline et Diane, même si la porte était fermée complétement... Là, je ne pouvais me retenir, m'épuisant à m'époumoner, durant cette fessée qui allait, cette fois, réellement me calmer...
Maman comprenait bien que la douleur était plus intense que lors de la fessée du matin, elle savait aussi que cette fessée-ci n'était pas consécutive à un motif majeur comme ma nouvelle colle, mais plus due à une nécessité de calmer sa fille, de ne pas la laisser multiplier les petits griefs, et donc elle fut (un peu) moins longue qu'habituellement. L'important, je crois, était pour Maman que je n'y échappe pas, que ses trois filles sachent bien que ce n'est pas parce que l'on a reçu une fessée le matin que l'on peut agir impunément le reste de la journée...
Ma lune étant écarlate et la leçon bien donnée, la fessée s'arrêta, et Maman desserra lentement son étreinte. J'imaginais que c'était fini, que j'avais eu ma dose, et je commençai à glisser jusqu'à mettre genoux à terre, tout en essayant de remonter ma culotte, comme si je voulais de suite me protéger, cacher mes joues du bas...


Je m'époumonnai sous la claquée méthodique et brulante 
de cette nouvelle fessée. Je ne pensais même plus à mes soeurs
qui devaient écouter ce qui arrivait à leur aînée...

Cela dut rappeler à Maman ma petite révolte lors de ma mise sur ses genoux...
"Minute, papillon", dit-elle, en me remontant d'un coup en équilibre sur ses cuisses... "C'est Maman qui décide quand ça commence et quand ça finit, Christine... Et tu sais bien que cela ne sert à rien non plus de chercher à m'empêcher de baisser ta culotte, ni de la remonter avant que Maman ait fini... Sinon, Maman se fâche, tu le sais bien, Christine..."
Je me fis implorante : "Oui, Maman, je sais, je ne le ferai plus, je ferai tout comme tu veux, promis, Maman, promis... J'ai compris, j'ai compris..."
Elle remit ma culotte à mi-cuisses, alors que je venais de la remonter sur à peine un quart de fesse. C'était pour le principe, je pense. Elle regarda ma lune écarlate, et constata : "Bon, ça suffit pour cette fois. J'espère que cette fessée t'aura enfin calmée...Tu en as eu assez pour aujourd'hui, mais que je ne t'y reprenne plus à chercher à me résister, sinon tu la sens celle-là ?" Clac, clac ! deux grosses claques tombèrent. Je criai : "Non, Maman, non. Euh, enfin, euh, oui, je la sens. Arrête... Je ne le ferai plus, promis..." 
Elle répliqua : "Tâche de t'en souvenir, ma fille, sinon gare à tes fesses, encore et encore..." Et, elle ponctua sa dernière phrase d'une douzaine de fortes claques, sonores comme jamais, avant de me relâcher enfin, tombant à genoux, complétement en larmes et hoquetante de douleur... 


Alors que j'avais remonté partiellement ma culotte trop vite, Maman me remit
un instant en position, redévoilant ma lune écarlate, façon de réaffirmer
que toute résistance se paie... Et d'en faire la démonstration
par une ultime volée d'une douzaine de claques sonores comme jamais...


Maman se releva et quitta ma chambre, sans refermer la porte derrière elle. Je me rhabillai en vitesse, et remontai sur mon lit où je me pelotonnai en pleurant à grosses larmes. J'étais cette fois comme laminée, épuisée, je n'avais même plus de révolte en moi, j'étais comme essorée, pour ne pas dire calmée, cette fois, enfin calmée...

A SUIVRE
    

lundi 26 septembre 2016

Chronique d'un redoublement : 106.Quand une vendeuse et la voisine en apprennent de belles...

SUITE 105

Le moins que l'on puisse dire, c'est que malgré cette sorte de "fessée et demie" reçue ce samedi matin du fait de la visite impromptue de la voisine, je n'étais pas calmée. Preuve en avait été donnée avec ma ruade lorsque Tata, pourtant mon alliée dont je n'avais nulle peur, m'avait par jeu tapoté le bas du dos, en plaisantant...
Il faut dire que l'épisode du cauchemar éveillé où j'avais imaginé un retour de la voisine et une suite démonstrative et claquante pour mes fesses, m'avait laissée dans un état bizarre où j'en voulais à la terre entière, et à moi-même surtout...
Parfois, pour ne pas dire souvent, la fessée soulageait la punie que j'étais d'un poids. Surtout si j'avais réussi à gagner du temps, si au fond de moi je savais que j'y passerais coûte que coûte, le moment de la tannée en lui-même était évidemment très dur à passer, mais amenait à une sorte de fin de cycle d'angoisse, la déculottée maison rééquilibrant les comptes et faisant repartir comme à zéro.
Cette fois, c'était un peu le cas et, à coup sûr, Maman devait considérer cet épisode comme clos, mais de mon côté, subsistait l'impression que j'en avais eu plus que je ne méritais, comme si en la matière la dose était quantifiable...
Et puis, alors que si mes soeurs n'avaient pas été en capacité de savoir mon nouvel exploit avec le risque qu'elles ne me dénoncent à Maman, j'aurais sûrement tenté de ne rien dire jusqu'au dimanche soir au moins, voire plus...
Or, là, cela avait amené à ce que je me retrouve sur les genoux maternels dès le samedi matin, un timing peu habituel si j'ose dire, et cela allait m'amener inévitablement à ce que ma fessée illustre des conversations du week-end, ce que je craignais, d'autant que j'angoissais aussi d'imaginer que d'autres moqueries risquaient de m'attendre au collège lundi...


Maman et Tata poursuivaient leur discussion au salon.
Tata estimait que j'avais compris et serais sage à l'avenir.
Maman rétorqua que je n'avais pas le choix, sinon gare à mes fesses... 

Tata, en redescendant retrouver Maman, s'était attirée une remarque maternelle : "Alors, tu as pu consoler ta chère filleule. Tu vois qu'elle n'est pas morte. Ce n'était juste qu'une bonne fessée de plus, et une fessée bien méritée".
Tata Jacqueline avait répondu : "Oui, Christine a compris je crois. Elle m'a dit qu'elle ferait en sorte de ne plus avoir de colles. Elle est sincère, je crois..."
Maman rétorqua : "J'espère bien qu'il n'y en aura plus... Le dernier mois de l'année scolaire est entamé, il ne manquerait plus qu'elle récidive... Là, je plaindrais ses fesses si elle recommençait..."
Mes soeurettes avaient les yeux pétillants en écoutant cet échange, comme si elles imaginaient les conséquences d'une récidive de ma part...
Maman m'appela vingt minutes plus tard pour que nous partions faire des courses. Au moment où nous sommes sorties de la maison, la grande fille de la fameuse voisine aux plants à repiquer, était à la fenêtre et se mit à sourire en coin en me voyant... Je détournai le regard, comprenant que la grande adolescente avait dû avoir un compte-rendu détaillé de la visite de sa mère...



 La grande fille de la voisine me regardait passer
avec un sourire en coin... Sûr que sa mère
lui avait tout raconté...

Nous allâmes ensuite déposer les deux petites chez une des camarades de Diane, qui fêtait son anniversaire. Cela nous laissait du temps pour faire du shopping, moi, Tata et Maman. A plusieurs reprises, nous croisâmes des connaissances de Maman ou Tata, donnant lieu à quelques échanges badins, et habituels sur la famille, la conjoncture et le temps qu'il faisait. Mais, deux ou trois fois, les personnes croisées firent des compliments à Maman me concernant. Du genre : "Ah, c'est votre aînée ? Elle a bien grandi. Une vraie petite demoiselle maintenant !"
Ce à quoi Maman répondait : "Oui, c'est sûr, Christine grandit. Mais plus vite en taille qu'en sagesse, hélas..."
Cela suscitait la plupart du temps une réaction du genre incrédule, voire curieuse : "Oh, vous dites ça, mais elle m'a l'air calme et posée".
Maman rétorquait alors : "Oui, elle peut l'être, mais il faut encore que je la calme souvent à ma manière. Comme pas plus tard que ce matin..."
Ce n'était pas explicite, mais souvent un geste de la main, paume ouverte, faisait tout comprendre aux interlocuteurs de Maman.



 Les compliments que Maman recevait sur sa fille qui "grandissait" bien,
s'attiraient en retour quelques confidences,
sur la nécessité de sévir, comme ce matin, et si cela n'était pas explicite,
le petit geste de la main de Maman suffisait pour que ses interlocuteurs
m'imaginent sur les genoux maternels...

Nous nous rendîmes dans un magasin de vêtements, où Tata voulait acheter une robe pour aller à une cérémonie le week-end suivant, et où Maman voulait trouver pour moi une jupe plissée, Tata insistant aussi pour m'offrir une robe d'été en profitant de promotions.
Je rechignai un peu en essayant les jupes plissées alors que, pour les robes d'été, c'est Maman qui ne voulait guère arguant du fait que ce n'était pas un jour à me faire des cadeaux. Mais Tata insista en expliquant que les promotions allaient bientôt s'achever...
La vendeuse se mêla à la conversation, faisant moult compliments sur le fait que tout m'allait bien, que je faisais "grande" et autres arguments pour pousser à l'achat.
J'espérais que Tata m'achèterait la robe, et que Maman ne prendrait pas la jupe plissée, et je commençai à vouloir imposer mes vues, à insister en grognant, ce à quoi Maman répliqua en haussant le ton devant la vendeuse et quelques autres clients du rayon : "Christine, ce n'est pas le jour à faire des caprices, sinon on ne prend rien, et tu risques même de finir la journée comme tu l'as commencée... C'est clair, Christine ?"
Je  cessai de protester, et baissai la tête, ayant bien compris la menace... Je murmurai seulement : "Oh, non Maman ! Mais pour les habits, d'accord, on fait comme tu veux..."
La vendeuse crut bon de commenter : "Eh bien, voilà une grande fille sage et bien élevée qui obéit. J'en vois si souvent qui font des caprices ou des colères dans le magasin. Félicitations, Mademoiselle".
Maman prit le compliment pour elle, mais se crut obligée de décrypter mon changement soudain de comportement : "Oui, ma grande fille est bien élevée, mais ce n'est pas sans mal, je vous prie de croire. En tout cas, elle sait bien qu'il vaut mieux ne pas abuser de ma patience aujourd'hui, surtout après la bonne fessée que Mademoiselle a prise ce matin..."
La remarque fit faire de grands yeux étonnés à la vendeuse, et elle fit se retourner vers mois trois autres clients qui attendaient leur tour près des deux cabines d'essayage.


Près des cabines d'essayage, ma tentative d'insister contre
la volonté maternelle avait abouti à ce que la vendeuse
et les clients voisins apprennent que "Mademoiselle"
avait pris une bonne fessée le matin-même...

Je tentai de garder mon calme, mais ne pus m'empêcher de rougir. Tata comprenant ma gêne me serra contre elle, en disant : "Allez, c'est fini, on n'en parle plus. Tu vas avoir ta robe, tu es contente, j'espère ?"
Je lui fis un gros poutou de remerciements, n'ayant surtout qu'une hâte, celle de sortir du magasin, de me fondre dans la foule, de ne plus subir les regards des témoins de la scène...
Nous rentrâmes ensuite à la maison, après avoir fait un détour pour acheter une boite de chocolats que Maman voulait offrir à la voisine aux légumes pour la remercier, en plus des deux salades qu'elle lui avait donnée le matin. Passant par la rue de derrière la nôtre, nous nous arrêtâmes devant chez elle, Maman sonnant à la porte. La fille de la voisine ouvrit et appela sa mère, qui vint de suite. 
Maman s'excusa : "J'espère que nous ne vous dérangeons pas", dit-elle. 
La voisine, du tac au tac, répliqua : "Mais, non, vous ne me dérangez pas du tout". Et d'ajouter en souriant, avec un petit air complice amusé :  "Non, au contraire de ce matin, moi, je ne suis pas en train de donner la fessée à ma dernière fille. Elle a passé l'âge des déculottées, vous savez. Mais, entrez donc..."
Maman refusa : "Non, on ne fait juste que passer. Je suis avec ma soeur, et nous devons bientôt aller récupérer les petites chez les Martin. Je voulais simplement vous déposer ce petit cadeau de rien en remerciement de vos plants. C'est la moindre des choses..."
La voisine était confuse et insista pour que nous rentrions, mais heureusement Maman ne changea pas d'avis... "Il ne fallait pas", poursuivit la voisine, "ce n'étaient que quelques plants excédentaires venant de mon oncle jardinier. Mais, vous savez, c'est surtout moi qui suis vraiment désolée de vous avoir dérangée ce matin. Je ne savais pas que j'allais tomber au mauvais moment. Si j'avais su, je serais venue à une autre heure".
Maman tint à rassurer la voisine : "Mais, ne soyez pas confuse, vous ne m'avez guère dérangée. Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, Christine a juste bénéficié d'une petite pause, mais n'ayez crainte, ma fille n'a rien perdu pour attendre. Christine est retournée sur mes genoux, où je l'ai à nouveau déculottée pour lui flanquer la tannée promise... De toute manière, vous ne pouviez pas savoir, surtout qu'avec Christine et ses soeurs, ça tombe quand cela doit tomber..."


La voisine étant confuse d'avoir interrompu ma fessée du matin,
Maman la rassura, non sans donner tous les détails,
expliquant que malgré mes protestations, elle m'avait à nouveau allongée
sur ses genoux et déculottée, avant de me flanquer la tannée promise...

La voisine semblait moins confuse, et répondit, en riant : "Oui, si je comprends bien, il n'y a pas d'heure pour la fessée... J'espère juste que cela ne se reproduira pas. D'ailleurs, demain je récupérerai peut-être quelques pieds de tomates plus tardives. Je les déposerai devant votre porte. Il y aura moins de risques..."
Maman conclut : "Mais non, sonnez donc. Surtout que d'ici demain, il y a peu de chances, je l'espère, que ma grande fasse encore des siennes. En général quand même, une bonne déculottée la calme pour quelques jours, n'est-ce pas Christine ?"
Je baissai la tête, et évitai le regard de la voisine et de sa fille, alors que nous rentrions à la maison après cette courte visite, bien gênante pour moi...
J'avais eu un instant l'envie de me mêler à la conversation, de dire à la voisine que si "il n'y avait pas d'heure pour la fessée" à la maison, ce qui pouvait laisser croire que j'en recevais toute la journée, de fait, le hasard avait joué à pas de chance pour moi puisque son coup de sonnette était survenu au moment précis où je recevais la fessée, ce qui ne m'était pas arrivé en milieu de matinée depuis belle lurette...
Mais, je risquais surtout que Maman me reprenne et donne des détails supplémentaires du genre : "C'est vrai, Christine a raison. Je préfère souvent attendre le soir au coucher pour régler nos comptes. Sur le moment, je lui annonce qu'elle aura affaire à moi au moment d'aller au lit... Et comme je tiens toujours mes promesses, elle sait qu'elle peut préparer ses fesses. Cela lui permet de réfléchir à ses bêtises. Et moi, je suis plus tranquille quand tout le monde est prêt à aller au lit pour m'occuper des fesses de Mademoiselle, et lui flanquer la bonne fessée promise..."
Mieux valait en effet ne pas me mêler de ce genre de conversation. J'avais déjà assez eu ma dose en la matière... 


A SUIVRE

vendredi 26 août 2016

Chronique d'un redoublement : 105. Quand Tata apprend tout et tente de me consoler...

SUITE 104 

Le bruit qui m'avait sortie de ma torpeur n'était qu'une porte qui claqua suite à un coup de vent. Maman avait refait les lits de mes soeurs et aéré en laissant la fenêtre de leur chambre grande ouverte. Quand elle avait fait de même dans la salle de bain, le courant d'air avait refermé la porte de la chambre des petites.
Ce n'était que cela, mais la cloison avait tremblé et m'avait faite sursauter, alors que j'étais en plein cauchemar éveillé, une sensation étrange, où je mis un moment à retrouver mes esprits et à faire le tri entre ce que j'avais subi et ce que j'avais imaginé...
Entendant mes soeurs qui s'amusaient à côté, j'eus un instant une réaction négative en moi. Je leur en voulais de leur attitude dans mon cauchemar, et j'avais envie de me venger. Heureusement, je revins sur terre et fis la part des choses. Non, il n'y avait pas eu de troisième déculottée devant la voisine et leurs commentaires sur la couleur de ma lune n'étaient que le fruit d'une sorte de délire onirique.
D'ailleurs, en me remémorant les événements réels depuis la veille au soir, j'étais plutôt encline à être reconnaissante à Diane de ne pas avoir annoncé à Maman dès son retour que j'avais été collée, comme elle l'avait appris à la danse. Même si j'avais bien senti qu'elle avait failli le faire...
De même, Aline mise au parfum, n'avait pas vendu la mèche au petit-déjeuner... Mais, sachant le danger, je m'étais résignée à avouer ce que j'avais presque dit à demi-mots quand Maman s'était inquiétée de m'entendre me relever par deux fois durant la nuit...
Finalement, la non-trahison par mes soeurs, et la chance que Maman n'ait pas évoqué le fait que je lui avais caché ma colle la veille au soir pour justifier une fessée plus démonstrative, faisaient que je pouvais presque me dire que je m'en sortais pas trop mal... 
J'aurais pu prendre pire, même si, bien sûr, à côté de ces éléments atténuants, le coup de sonnette de la voisine avait bouleversé le déroulement de la déculottée que je ne doutais pas un instant de devoir recevoir... Avec au final un redémarrage à zéro de ma déculottée que j'aurais évité autrement. Disons donc que, pour ce qui était de la réalité, je n'avais pas trop à me plaindre...
Le reste, mon cauchemar éveillé, était une autre histoire, et je cherchai à l'oublier, à ne plus y penser, tout en me doutant qu'il risquait de revenir certaines nuits...
Mieux valait s'en tenir à ce qui m'était arrivée réellement, et tenter de positiver... Le plus dur physiquement était passé, mais je devinais bien que psychologiquement je n'étais pas sortie de l'auberge. Et que cette fessée du samedi matin allait sûrement ressurgir dans diverses conversations, tout au long du week-end... Sans parler de ce qui risquait de se propager au collège...
Je passerai sur les quelques avertissements reçus par Diane et Aline quand l'une ou l'autre agaça Maman durant la journée, s'attirant des menaces du genre : "Si tu veux prendre la suite de Christine, continue..." ce que tout un chacun comprenait aisément. Ou encore, plus claire : "Attention, sinon j'en connais une qui va se retrouver les fesses à l'air comme sa grande soeur, et vous savez que je ne plaisante pas..." A chaque fois, évidemment, j'étais la référence, et cela me faisait grogner intérieurement, voire rougir réellement, mais des joues du haut cette fois...
L'effet fessée joua toutefois durant le déjeuner où personne ne rechigna à aider Maman, ni à finir ses légumes, ce que notre mère apprécia, en commentant non sans une pointe d'ironie : "C'est bien les filles, on dirait de petits anges... La fessée de Christine a calmé la maisonnée... Mais, vous avez raison de vous méfier, sinon vous avez vu ce qui arrive..."
Je ne voulais pas de mal à mes soeurs, mais c'est vrai que j'aurais presque été soulagée si l'une ou l'autre s'était retrouvée sur les genoux de Maman, histoire de ne plus avoir ma fessée comme seule référence...
Maman avait dit : "Vous avez vu ce qui arrive". La formule m'irritait aussi, car la fessée ne m'avait pas été donnée ostensiblement devant mes soeurs cette fois. Mais, je ne pouvais pas nier non plus que lorsque la voisine avait sonné, mes soeurs s'étaient bien précipitées pour voir qui c'était, se trouvant au passage devant la scène qu'elles épiaient déjà de l'oreille depuis leur chambre, et découvrant donc ma lune pleinement exposée sur les genoux maternels, et déjà bien colorée...
Après le déjeuner, les petites furent invitées à faire leurs devoirs sur la table du salon, pendant que je me reposais dans ma chambre. Maman, de son côté, préparait le café, car Tata Jacqueline devait passer.
Quand elle arriva, je guettai du haut de l'escalier les conversations, mais je ne descendis pas de suite, comme je l'aurais fait un autre jour pour saluer ma Tata adorée. 


Je guettais les conversations du bas, depuis le haut de l'escalier,
me doutant bien que Tata allait être mise au courant
de la situation et de mes mésaventures...

Elle fit la bise à mes soeurs, et demanda où j'étais. Maman répondit que je me reposais dans ma chambre, et se proposa de m'appeler. Tata rétorqua : "Mais, non je vais aller lui faire un bisou", demandant quand même : "Elle va bien, elle n'est pas malade au moins ?"
Maman répondit : "Non, ça va... Elle a juste eu un peu de fièvre sur ses fesses ce matin..."
Cela fit rire mes soeurs, que Maman fit taire sur le champ. Tata interrogea : "Ne me dis pas qu'elle a encore eu droit à une fessée, la pauvre..."
Maman se défendit : "La pauvre, peut-être, mais elle l'avait bien méritée... Deux heures de colle en anglais au dernier mois de son redoublement, comment veux-tu que je laisse passer cela ? Alors, oui, ta chère nièce a eu droit à une bonne fessée déculottée... Et je n'y suis pas allée de main morte, puisqu'il n'y a que cela qu'elle comprenne... Tu peux aller la voir, elle doit faire moins la fière..."


"Ne me dis pas que Christine a encore eu droit à une fessée,
la pauvre", demanda pleine de compassion Tata à sa soeur, qui lui confirma
ce qu'elle avait annoncé à demi-mots en disant que
j'avais eu un peu de fièvre au bas du dos... 

Tata fit la moue : "Je comprends, mais cela me fait toujours de la peine quand Christine est punie. Elle est si gentille quand elle veut. Et très intelligente, tu sais bien... Mais tu as sûrement raison, si elle continue à faire des siennes en anglais. Elle devrait comprendre..."
Maman concéda : "Oui, elle a plein de qualités et de possibilités. C'est justement ce qui me désole et que je veux qu'elle comprenne... Merci de me donner raison. D'ailleurs, ajouta-t-elle en riant, même la voisine m'a donné raison !"
Tata s'étonna : "Que vient faire la voisine ? Christine n'a quand même reçu sa fessée devant elle ?"
Maman expliqua : "Mais, non, quand même. C'est juste qu'elle est venue m'apporter des plants de tomates alors que je venais de déculotter ta chère nièce..." Ma tante voulut savoir la suite : "Et ça n'a pas sauvé Christine ?"
Maman répliqua : "Il n'aurait plus manqué que cela. Non, j'ai été accueillir la voisine, je lui ai expliqué le pourquoi des bruits et cris qu'elle avait sûrement entendus. Elle a bien compris, et m'a laissé ses plants, en disant qu'elle ne voulait surtout pas déranger, et que c'était bien qu'il y ait des parents qui sachent se faire respecter..."
Tata relança : "Et, alors, elle est repartie tout de suite ?"
Maman confirma : "Oui, enfin, on a quand même papoté quelques minutes. Christine pouvait attendre. Elle n'était sûrement pas pressée que je revienne m'occuper d'elle...Elle s'était d'ailleurs rhabillée en espérant que j'en avais fini avec elle".
Tata plaida : "C'est compréhensible, et puis elle devait déjà avoir compris qu'il ne faudrait pas recommencer..."
Maman la fit taire : "Cela aurait été trop facile... Une fessée, c'est une fessée, pas un amusement. Alors, j'ai repris Christine sur mes genoux, je l'ai déculottée une nouvelle fois, ses fesses étaient d'ailleurs presque redevenues blanches. Alors, j'ai pu lui flanquer la tannée qu'elle méritait, si tu veux tout savoir..."        


Maman ne cacha rien à sa soeur, expliquant qu'après la visite surprise
de la voisine, elle était venue achever sa mission,
en me déculottant à nouveau pour reprendre, comme à zéro, la tannée méritée 
sur des fesses qui avaient déjà perdu de leurs couleurs...
  
Du haut de l'escalier, j'avais tout entendu, revivant ainsi ma mésaventure, la vraie, et non pas celle de mon cauchemar éveillé... Mais, c'était déjà pénible à entendre raconté en détail... En particulier auprès de ma tante, qui me traitait comme une grande et que je n'aurais pas voulu décevoir.
Tata ne chercha pas à en savoir davantage et monta me dire bonjour. Je rentrai à la hâte dans ma chambre en l'entendant se diriger vers l'escalier. J'avais donc le coeur qui battait fort, et comme un air bizarre, quand elle me rejoint. "Tu en fais une tête, ma chérie", dit ma tante, "mais ne t'inquiète pas, ce n'est que moi. Tu n'as rien à craindre".
Je balbutiai : "Bah, euh, non, je n'ai pas peur, voyons... Bonjour Tata ", et je vins l'embrasser. Elle me serra fort en disant : "Ma pauvre Christine, alors tu as encore fait des exploits au collège ? Ta mère vient de me raconter ce qui s'est passé. Tu ferais bien de rester tranquille, la fin d'année approche".
Je quittai ses bras, me redressai, et tentai de m'expliquer : "Mais, Tata, j'ai presque rien fait. Je me suis juste moquée de deux filles de la classe qui venaient d'être collées. Elles m'embêtent souvent, et je n'ai pas pu me retenir. Mlle Paule a entendu et m'a punie à mon tour. C'est pas juste..."


En venant me retrouver dans ma chambre, Tata m'ouvrit ses bras
et elle me serra très fort et longuement,
avant d'essayer de me faire parler pour me consoler... 

Tata me reprit : "J'espère que tu n'as pas dit que ce n'était pas juste à ta mère. Elle n'aurait pas apprécié. Ce n'est pas à toi de juger ce qui est juste ou pas. Et puis, Christine quand même, depuis le temps, tu devrais savoir que ta prof d'anglais t'a en ligne de mire. Pourquoi ne fais-tu pas attention pendant ses cours ? Tu sais bien que ta mère ne peut pas admettre que tu recommences ainsi je ne sais combien de fois par an..."
J'essayai de me défendre : "Mais, je fais attention, Tata. Bien plus que l'année dernière, tu sais. J'ai eu bien moins de colles..."
Tata ne put s'empêcher de faire une réponse que Maman elle-même n'aurait pas renié : "Moins que l'an dernier, heureusement quand même, voyons. Tu ne pouvais que mieux faire en étant redoublante. Et, c'est sûr que pour ta Maman, elle admet encore moins les nouvelles colles, surtout avec les mêmes profs et le même genre de motifs..."
Je regardai Tata, avec un petit air désolé, ne sachant pas quoi dire, surtout que celle qui me défendait la plupart du temps, était bien contrainte d'admettre que les apparences étaient clairement contre moi.
Je sentis un sanglot remonter dans ma gorge, j'en frissonnai un infime instant, et Tata s'en aperçut. Elle me rouvrit ses bras et m'enlaça, m'étreignant fort en disant : "Allez, retiens donc ces larmes. C'est fini. Tu devais bien te douter que Maman ne te féliciterait pas... Alors, tu as encore eu droit à une bonne fessée. A toi de faire en sorte de ne plus en mériter d'ici la fin de l'année..."
Je cherchai à rassurer Tata, tout en tentant de me rassurer moi-même : "Oui, Tata, oui, je vais essayer", ce qui n'était quand même pas très confiant et témoignait de ma crainte de ne pas y arriver...
J'ajoutai d'une voix plaintive : "Mais, tu sais, c'est dur quand Maman se fâche"
Tata en sourit, répondant : "C'est vrai, ma grande... Et tu es la mieux placée pour le savoir. Quand elle donne la fessée, ce n'est pas de la rigolade... Je me doute bien que tu as dû passer un mauvais quart d'heure, ma pauvre chérie.." Et, comme j'étais toujours dans ses bras, je sentis sa main gauche relever légèrement ma robe, et tapoter doucement ma lune par dessus ma culotte en disant : "Je connais deux petites fesses qui ont dû se retrouver à l'air et rougir fort..."
Je me cabrai brusquement, d'un geste que Maman aurait pris pour un mouvement de révolte. Heureusement, ce n'était que Tata qui comprit que son petit geste m'avait faite frissonner en mimant ce que je cherchais à oublier. 


Tata crut me faire sourire en tapotant très doucement mon fond
de culotte, en cherchant à me faire relativiser la situation.
"Ah, je connais deux petites fesses qui ont dû se retrouver
à l'air et rougir..." dit-elle en accompagnant ce geste qui était
pour elle comme un jeu de taquinerie...
Mais, j'eus un réflexe comme de révolte en me cabrant brusquement...
Heureusement que ce n'était pas à Maman que je faisais ça... Sinon...


Tata arrêta et me dit d'une voix apaisée : "Du calme, Christine. C'est Tata, ce n'est pas Maman. Allez, n'y pense plus. Tu as été punie, c'est fini maintenant. Je sais que cela a dû être dur, mais tu étais prévenue aussi... Tu savais bien que Maman ne laisserait pas passer ça. Je te défends quand je peux, mais là, je n'aurais sûrement rien pu faire". Et puis, en souriant, même si moi cela ne m'a pas amusé, elle ajouta : "D'ailleurs, d'après ce que je sais, même la voisine ne t'a pas sauvé la mise..."
Je répliquai : "Ce n'est pas drôle, Tata. Elle nous a dérangées surtout".
Ma remarque fit à nouveau sourire Tata, qui reprit ma drôle d'expression : "Oui, j'imagine bien. Ma soeur était tranquillement en train de donner la fessée à sa grande fille, quand elles ont été "dérangées" par l'arrivée de la voisine. Excuse-moi, mais tu me fais sourire, Christine. Je ne suis pas sûre que cela t'ait dérangée que ta Maman arrête de te claquer les fesses..."
Je me rendis compte de l'étrangeté de l'expression, mais je le ressentais ainsi, car sans arrivée de la voisine, sans "dérangement" donc, je m'en serais sortie plus vite. Je cherchai à me rattraper : "Bah, euh, non, mais à cause d'elle, Aline et Diane ont débarqué dans ma chambre et m'ont vue sur les genoux de Maman". 
Tata tempéra ma plainte : "N'exagère pas, Christine. Ce n'est pas agréable sûrement, mais ce n'est pas la première fois qu'elles ont vu tes fesses se faire claquer... La voisine, elle, n'a rien vu, et c'est déjà bien".


Même si elle essaya de tempérer ma plainte, Tata avait bien compris
que ce qui m'énervait notamment, c'est bien que, du fait du coup de sonnette
de la voisine, Aline et Diane avait débarqué dans ma chambre,
tombant sur la scène de leur grande soeur allongée en travers des genoux
maternels, culotte baissée, et fesses rougissantes...

Je poussai un soupir en disant : "Bah, heureusement, quand même. Sauf que, quand elle est repartie, Maman m'a re-déculottée, et elle m'a donné une fessée, comme si elle recommençait au début. Je suis sûre que j'en ai eu plus que je ne le méritais..."
Tata ne voulut pas entrer dans ce débat  : "Voyons, Christine, si ta Maman n'avait pas fini avant l'arrivée de la voisine, il fallait bien t'attendre à ce qu'elle te reprenne sur ses genoux après... Cela aurait été trop facile de t'en sortir avec une petite fessée de rien. Tu sais bien que ta mère ne fait jamais les choses à moitié. Et puis, un conseil, ne dis surtout pas devant elle que tu penses en avoir eu plus que tu ne mérites... C'est le genre de petites phrases qu'elle risquerait de ne pas apprécier... Elle serait capable de te dire que c'est pour toutes les bêtises que tu as pu lui cacher et les fessées que tu as évitées... Et si tu insistais, tu risquerais surtout de te retrouver à nouveau sur ses genoux, en te disant que si tu n'es pas contente, elle va te donner une bonne raison de plus de ne pas l'être..."
L'argument de ma tante fit mouche. Je compris qu'elle était dans le vrai, que Maman était tout à fait capable de tenir ce genre de raisonnement, et que mieux valait donc que je ne me plaigne plus, même si, au fond de moi, j'en voulais à la voisine d'être venue à l'improviste, à mes soeurs de m'avoir vue déculottée, et à Maman d'une tannée qui avait presque pris l'allure de deux fessées à la suite...
Tata me laissa pour rejoindre Maman qui avait servi son café. "Calme-toi, ma grande. Ce n'est pas le moment de t'attirer de nouveaux ennuis. Reste tranquille ici. On ira faire des courses ensemble dans une demi-heure".
Mieux valait en effet que je me calme, et je ne cherchai même pas à guetter les conversations du bas. Mieux valait faire le vide dans ma tête que de ruminer en entendant d'éventuelles petites phrases ou allusions à mon cas. Cette fessée matinale, et en deux parties, m'avait en effet bien perturbée. Ce que je venais de confier à Tata Jacqueline le montrait à l'évidence. J'en voulais à la fois à mes soeurs, à la voisine et à Maman, même si, en fait, je m'en voulais fortement de m'être mise moi-même dans une telle situation, en n'ayant pas pu retenir ma réaction en cours d'anglais...
Et, j'étais d'autant plus énervée que tout cela m'avait amenée à faire ce drôle de rêve éveillé, que bien sûr je ne pouvais pas confier ni raconter à personne...

A SUIVRE