dimanche 24 mars 2019

Chronique d'un redoublement : 140. Un ultime sermon en forme d'avertissement

SUITE 139

A peine de retour à la maison, Maman se mit vite en mode rentrée des classes. Il ne fallut guère qu'une journée pour passer d'un régime vacances à un fonctionnement de pré-rentrée. Les affaires d'été rangées, celles d'école furent ressorties, Maman se livrant à une vérification dans les détails des moindres fournitures, livres et cahiers, que nous étions allées acheter avant notre départ à la mer, histoire de ne pas risquer de manquer de quoi que ce soit.
Et puis, alors que les quelques jours à la mer avaient laissé les devoirs de vacances de côté, Maman ordonna quelques révisions, assorties d'exercices pour Aline, et de lectures pour Diane et moi.
Aline qui rechigna à deux ou trois reprises, en fut quitte pour une paire de gifles une fois, puis une autre fois une claque sur le fond  de pantalon avec promesse de fessée si elle persistait, ce qui eut pour effet de calmer ma soeur et de l'amener à une attitude plus raisonnable.
Même Diane filait droit, consciente qu'il valait mieux ne pas s'attirer les foudres maternelles, que l'on sentait prête à faire un exemple pour que nous prenions bien conscience de l'enjeu de la rentrée.




Une tape sur les fesses d'Aline rappela aux trois filles
que mieux valait ne pas s'attirer les foudres maternelles
à quelques jours de la rentrée...

Pour ma part, Maman insista pour que je me familiarise avec les nouveaux manuels scolaires. Il est vrai que je les découvrais après avoir utilisé, redoublement oblige, deux années de suite les mêmes. Ainsi, les derniers jours avant la rentrée, je dus ainsi lire le premier chapitre de chaque matière, et Maman me posa des questions auxquelles je répondis plutôt bien, ce qui rassura notre chère mère, non sans qu'elle ajoute : "J'espère que ces bonnes dispositions dureront tout au long de l'année".




Je travaillai un peu sur mes nouveaux manuels,
ce qui sembla rassurer Maman
qui espérait que je ferais de même tout au long de l'année... 

Les trois derniers soirs avant le retour en classe, il fallut même se coucher aux horaires de période scolaire, "pour retrouver le bon rythme", avait insisté Maman. Diane, qui avait profité que Maman ait le dos tourné pour se relever, se prit une grosse claque sur le fond de pyjama, ce qui l'amena à replonger sous les draps, Maman élevant la voix et lui promettant également "une bonne déculottée" si elle s'avisait à récidiver...
La veille au soir de la rentrée, Maman revérifia une ultime fois si les cartables étaient prêts, si les affaires à mettre l'étaient aussi, et vint nous souhaiter bonne nuit, sans trop s'attarder dans la chambre des petites, au contraire de la mienne.
Je m'y attendais certes un tant soit peu, mais pas autant dans le registre sermon préventif. Maman, qui avait laissé la porte entrouverte pour guetter si mes soeurs s'endormaient bien, se mit assise sur le bord de mon lit, débutant son speech, sur un ton très doux : "Alors ma chérie, tu es prête à entrer enfin en Quatrième. Tu dois avoir hâte d'être dans une nouvelle classe. J'espère que tout va bien se passer".
J'opinai du chef, assurant Maman que j'allais "bien travailler, promis".

Elle reconnut que j'avais été "relativement sage pendant les vacances, hormis les derniers jours", où nous avions eu "une petite explication" dont elle ne doutait pas que je me "souvenais". Je ne pus que confirmer que je n'avais "pas oublié" cette "explication" sans en prononcer le nom...




 
 Je m'étais vantée d'avoir été "relativement sage"
durant cet été. Maman, elle, me rappela
qu'elle avait dû quand même sévir à la fin des vacances à la mer...
Par une bonne fessée que je n'avais évidemment pas oubliée...

Elle en tira une morale : "Tu vois, Christine, c'est quand même un monde qu'il faille toujours te rappeler à l'ordre au bout d'un certain temps. Regarde nos vacances, tout aurait pu se dérouler sans heurt, mais avec le temps, c'est comme si tu avais eu besoin que je remette les pendules à l'heure, comme si tu cherchais les ennuis".
Je ne répondis rien, souhaitant surtout que le sermon s'achève... 
Mais, Maman embraya en poursuivant sur le même genre d'idées : "En tout cas, ma grande, ne crois pas que cela se passera après la rentrée comme pendant les vacances. Le collège, c'est trop sérieux. Je n'attendrai pas que les motifs s'accumulent pour sévir. Pas question de prendre le moindre risque d'un nouveau redoublement. Maintenant, tu n'as plus un an d'avance, tu es au niveau normal, et je veux de bons résultats. Et je ne tolérerai aucun manquement à la discipline..."
Je répliquai : "Oui, Maman, je le sais, bien sûr. Tu verras, je vais bien travailler, je te le promets". 
Maman haussa les épaules, rétorquant : "Tu sais, Christine, ce ne sont pas des paroles que je veux, ce sont des actes. Je t'ai tellement entendu me promettre que tu travaillerais bien, que tu ne recommencerais plus, et j'en passe... Hélas, à chaque colle ou chaque mauvaise note, c'était le même blabla... Heureusement que je ne me laissais pas embobiner par des promesses qui voulaient surtout éviter les fessées promises..."
Je baissai la tête une fois de plus, ne sachant quoi dire, hormis de promettre et promettre d'être sage encore.




Maman me rappela toutes mes promesses non tenues,
des promesses que je faisais dans l'espoir de l'adoucir, 
dans l'espoir d'échapper à la fessée promise...
Je baissai la tête ne sachant quoi répondre... 

Maman poursuivit donc en enfonçant le clou, en passant de l'allusion à des promesses on ne peut plus précises... "Je crois franchement, Christine, que tu as les capacités pour réussir et être même dans les toutes premières de la classe. A condition que tu ne te relâches pas au bout d'un certain temps, comme tu en as l'habitude... En tout cas, Christine, je te préviens que je ne laisserai rien passer... Il ne faudra pas jouer l'étonnée... Si tu travailles bien, si tu ne chahutes pas, si tu ne ramènes pas d'heures de colle, tout ira bien, et tu seras gâtée comme il se doit..." 
Je voyais venir la suite..., et elle fut claire, très claire même, Maman annonçant : "Mais, ne t'avise pas de te faire coller, ou de récolter un zéro ou une note du même genre, parce que ce sera la fessée, Christine, la fessée sans discuter. Ne cherche pas à m'inventer des motifs abracadabrantesques, ou des excuses quelconques, cela ne marchera pas, ma fille, non, je te le promets."
La détermination maternelle était sans nuance. Je reçus l'avertissement qui me fit sangloter et je tentai de protester : "Oh, Maman, non, je suis grande maintenant. Je serai sage, tu verras, je travaillerai bien".
Elle répondit : "Christine, ça ne sert à rien de pleurer. Si tu es sage, comme tu dis, tu n'auras rien à craindre. Mais, c'est juste pour te prévenir que je ne tolérerai aucun relâchement, comme tu l'as trop souvent fait au cours de tes deux années de Cinquième. Ne t'avise pas de recommencer, sinon je te promets que tu pourras préparer tes fesses..."
J'eus encore un gros sanglot, et suppliai : "Mais, Maman, puisque je te dis que ça ira, que j'aurai de bonnes notes. Tu as bien vu que j'ai bien fait mes devoirs de vacances..." 

Les menaces maternelles me firent éclater en sanglots. 
Maman sécha mes larmes, me rappelant que tout se passerait bien
si j'étais sage et travailleuse... 
Il n'empêche que sa détermination claire et nette
avait de quoi me faire craindre le pire pour mes fesses...

L'argument ne réussit pas à convaincre Maman. Bien au contraire... Elle répondit un peu agacée même : "Ne me parle pas trop de ces vacances, Christine. Rappelle toi qu'elles ont débuté par la découverte de tes talents d'imitatrice de signature, et que tu n'as sûrement pas oublié ce que cela t'a valu... Heureusement encore que tu aies plutôt bien fait tes devoirs. Cela ne t'a pas empêchée à la fin de ces vacances de m'énerver au point de m'obliger à sévir après de nombreuses remarques, comme si tu cherchais les ennuis.  Et tu as bien vu l'autre jour à la mer que Maman sait te rougir les fesses quand tu l'as méritée". 
Je baissai les yeux, ne pouvant rien répondre à cette évocation de ma dernière fessée. Maman en y repensant rajouta : "Tu as d'ailleurs eu de la chance que la voisine ait sonné, et tu t'en es bien sortie... Mais, crois moi, le jour où tu me ramèneras deux heures de colle ou un zéro pointé, il n'y aura pas de voisine qui tienne, et je prendrai le temps qu'il faudra pour te flanquer ta bonne fessée déculottée, qui est bien la seule chose qui te fasse tenir tranquille ensuite un moment".




Je ne pourrais pas dire que je n'avais pas été prévenue...
Maman me promettait qu'à la moindre colle ou mauvaise note
ce serait la fessée magistrale et que rien ne viendrait l'interrompre... 

La tirade achevée, Maman se radoucit et me serra dans ses bras un instant, me souhaitant bonne nuit, en glissant que tout de même "rien n'arriverait" si j'étais "sage" bien sûr. Mais, j'eus du mal à m'endormir, tant les promesses maternelles m'inquiétaient à l'avance.

De plus, j'entendis, une fois Maman redescendue, Aline et Diane chuchoter. Je supposai qu'elles n'avaient pas manqué grand chose du discours maternel, et devaient, elles aussi, avoir leur imagination qui trottait et mettait en scène leur aînée et une Maman très fâchée...


Pas de doute, mes soeurs avaient dû entendre l'essentiel
du sermon maternel, et assurément, elles devaient
m'imaginer déculottée sur les genoux  de Maman...

En tout cas, moi qui me faisais une joie de devenir une élève de Quatrième, et de quitter symboliquement ce statut de "redoublante", le sermon maternel m'avait refroidi...
Dans ma tête, au cours de la nuit, me revenaient des scènes où une prof m'annonçait que je serais collée, et je me voyais rentrer à la maison, puis me retrouver culotte baissée sur les genoux maternels...





J'eus bien du mal à dormir, me rappelant encore précisément
ce que je ressentais les jours où je ramenais un zéro,
ou bien ceux où je savais que le facteur apporterait un bulletin de colle...
Je rentrais tête basse, à pas lent, 
ne sachant que trop ce qui m'attendait à la maison... 



J'avais beau tenter de plaider ma cause, m'inventer des circonstances
atténuantes, promettre de ne plus jamais récidiver,
cela ne changeait rien à la détermination de Maman,
qui m'annonçait qu'elle allait me donner la fessée promise... 


 Que ce soit avant le repas ou au moment du coucher,
dans ma chambre ou au salon, voire devant mes soeurs,
je n'échappais pas alors à une déculottée magistrale, 
dont nombre d'épisodes encore dans ma mémoire
peuplèrent mes cauchemars de cette dernière nuit avant la rentrée...

Moi qui rêvais que le passage en Quatrième s'accompagnerait de la fin de mes ennuis postérieurs, je comprenais qu'il n'en serait rien. Oui, évidemment, je ferais mon possible pour bien travailler, mais connaissant mes vieux démons, je me demandais comment je pourrais éviter durant toute une année la moindre colle, le moindre zéro, et surtout ce qu'ils me vaudraient... C'est-à-dire, à n'en pas douter, une nouvelle déculottée magistrale !




J'avais beau me dire que tout irait bien, que si je travaillais, 
il n'y aurait pas de raison que je sois punie...
Mais, j'avoue qu'au fond de moi j'avais un grand doute...
Et que je me voyais déjà suppliant en vain,
et ressentant un grand frisson alors que Maman, 
tenant elle ses promesses, allait me déculotter... 

Cela dit, pour confirmer mes doutes, et ce qui m'agaça sans que je puisse l'exprimer, je sus dès ce lendemain matin que mes soeurs avaient compris que Maman m'attendait au tournant et qu'à la première grosse bêtise, je devrais "préparer mes fesses". Diane profita d'un moment où nous étions seules à l'étage pour enfoncer le clou en faisant semblant de me plaindre, et me glissant à l'oreille : "Alors, ma pauvre Christine, il va falloir que tu sois sage, sinon Maman va encore te donner la fessée..." 
Je l'aurais giflée, mais je n'allais pas provoquer d'incident le matin même de la rentrée et risquer d'arriver au collège avec les fesses rouges...

A SUIVRE 

vendredi 8 mars 2019

Chronique d'un redoublement : 139. Une Christine calmée craint toutefois le retour à la maison...

SUITE 138

En retrouvant la tante sur la plage, j'eus beau faire comme si de rien n'était, Tata Jacqueline vit bien que je tirais une drôle de tête. Je posai les affaires à côté d'elle, étendis ma serviette et m'allongeai en me plongeant tout de suite dans la lecture.
Pas dupe, Tata qui avait deviné qu'il avait dû se passer quelque chose, du fait de tout le temps que nous avions mis pour aller juste chercher les affaires, interrogea sa soeur qui répondit : "Nous avons en effet eu une petite discussion, Christine et moi... Juste le temps de calmer ta chère nièce, et de régler nos comptes..."

Tata grimaça, et Maman rétorqua : "Arrête donc de plaindre Christine. Ce n'était qu'une fessée bien méritée qui lui pendait au nez depuis plusieurs jours".
Tata se rapprocha de moi et me prit dans ses bras, tentant de me consoler : "Ma pauvre chérie, j'espère que tu n'as pas trop mal. Tu aurais dû quand même ne pas trop énerver ta mère. Je te l'avais dit qu'elle commençait à bouillir..."
Je ne pus me retenir de sangloter, ce à quoi Tata Jacqueline répliqua en séchant mes larmes et en me conseillant de ne plus pleurer pour éviter les réflexions du voisinage. Une des habituées de ce coin de plage, qui observait la scène, ne manqua pas de faire une remarque à Maman : "Ah, votre grande fille a l'air bien calme ce matin..." Ce à quoi Maman répondit : "J'ai en effet fait ce qu'il fallait pour la calmer à ma manière". Le petit geste de la main paume ouverte qui accompagnait la phrase a vite fait comprendre à la curieuse ce qu'il en avait été... J'en rougis et détournai le regard.




La voisine de plage avait vu que je pleurais. Maman lui confia qu'elle m'avait
 "calmée à sa manière", accompagnant ses mots d'un geste significatif
de la main... J'en rougis, honteuse, et détournai le regard... 

Heureusement, Aline et Diane ne revinrent du club de plage qu'une bonne heure plus tard, et ne remarquèrent rien d'anormal. Du moins à ce moment-là...
De retour à la maison, Mamie était rentrée et discutait sur la terrasse avec la voisine qui avait interrompu ma fessée. Ma grand-mère avait semble-t-il été mise au courant, puisque la voisine me voyant rentrer confirma à Mamie : "Oui, c'était bien elle, la grande !"  Je ne rétorquai pas, préférant aller me mettre à l'abri des réflexions dans ma chambre. Je surpris un peu plus tard une discussion entre Mamie et Maman, où cette dernière semblait se justifier en disant que "Christine l'avait bien cherchée". Le déjeuner se passa toutefois sans véritable allusion, si ce n'est que Maman me félicita de commencer à débarrasser la table avant qu'on me le demande, non sans ajouter cette petite pique : "C'est quand même mieux quand tu es calmée, ma chérie".
Cela éveilla la curiosité de Diane, mais rien d'autre ne vint étayer ses soupçons. Pourtant, après la sieste, n'ayant pas envie de retourner à la plage, je demandai à rester à la maison avec Mamie. Mais Maman refusa, ce à quoi je répliquai que ce n'était "pas juste", petite phrase que notre mère prenait pour une attaque personnelle, et qui me valut la menace : "Tais-toi donc et obéis, Christine. Tu ne veux pas qu'il t'arrive la même chose que ce matin..."
L'avertissement ne tomba pas dans l'oreille d'une sourde, et Diane qui était dans le couloir demanda : "Ah bon, Christine a été punie, hein, dis M'man ?"
Maman répondit : "Cela ne te regarde pas, Diane. Va donc te préparer pour la plage"
Deux minutes après, Diane me voyant seule dans la chambre revint à la charge : "Dis, Christine, c'est vrai que Maman t'a donné la fessée ce matin, hein ?"


Diane avait flairé quelque chose et était venue me demander
si j'avais bien reçu la fessée ce matin...
Me croyant seule, j'avais essayé de tout nier... 

Me croyant seule, j'essayai de convaincre ma soeurette : "Mais, non, promis, c'est rien, elle m'a juste grondée. Mais non, je te dis que je n'ai pas reçu de fessée".
Sauf que Maman, qui était dans la salle de bain, entendit mes dénégations et intervint : "Diane arrête de poser ces questions. Cela ne te regarde pas. Mais, toi, Christine, cela ne te donne pas le droit de mentir. Tu sais combien je déteste le mensonge... Alors, même si cela ne te fait pas plaisir et t'embête de le dire, c'est bien une bonne fessée déculottée que je t'ai donnée ce matin. Allez, hop on n'en parle plus, on file à la plage... Et n'oublie rien cette fois" !
J'enrageais de m'être faite prendre ainsi. J'aurais mieux fait de me taire, de ne pas répondre à ma curieuse de soeurette, à qui la réponse de Maman fournissait un sujet de taquinerie et de moquerie envers moi. Trois minutes plus tard, Aline était mise au courant, et je me doute bien que mes déboires allaient vite faire le tour de la plage, ou du moins des camarades de jeu de mes deux soeurs.


Maman n'avait certes pas apprécié la curiosité de Diane,
mais encore moins que je mente ainsi en niant avoir été punie...
Du coup, elle confirma à ma soeur que j'avais bien
reçu une bonne fessée déculottée. 
Et, sur le coup, j'eus l'impression qu'elle était prête à recommencer...

J'en étais presque à vouloir que les vacances se terminent vite, même si la perspective d'une rentrée scolaire qui se rapprochait à grands pas n'était guère pour me détendre...
De fait, les trois derniers jours du séjour en bord de mer ne manquèrent pas de quelques moqueries de mes soeurs, de réflexions de la trop curieuse voisine de plage, ainsi que de la voisine de la location, celle qui avait interrompu mon passage sur les genoux maternels. 
En tout cas, je restai le plus calme possible, ne répondant pas aux provocations de Diane notamment.
Maman qui, par son passage des menaces aux actes à l'encontre de son ainée, avait fait comprendre aux deux petites que mieux valait ne pas abuser, de peur de suivre le même chemin. Et, donc, une fois de plus, c'est une de mes fessées qui a calmé la petite famille...

De plus, Tata et Mamie, un peu chagrinées de n'avoir pu empêcher Maman de sévir à mon encontre, furent plus protectrices que jamais, durant cette fin de séjour. 
Maman eut bien quelques motifs d'élever la voix, de menacer l'une ou l'autre de ses filles, mais Mamie ou, voire et, Tata intervenaient et rappelaient que nous étions en vacances, et réussissaient à détendre l'atmosphère... A éviter le passage à l'acte...
Ces derniers jours de vacances se passèrent donc sans nouvel incident majeur, comme si ma fessée avait fait comprendre à tout le monde qu'il ne fallait pas dépasser certaines limites...
Et, malgré le fait que je me souvienne encore de ma déculottée, je garde plutôt un bon souvenir de ces deux semaines en bord de mer. D'ailleurs, c'est avec regret que nous avons quitté la maison de vacances, n'ayant pas envie de rentrer, surtout en sachant qu'il ne resterait qu'une semaine avant la rentrée scolaire...
Peu motivée pour rentrer donc, j'avais trainé pour descendre ma valise jusqu'à la voiture, et Maman, venant me chercher dans la chambre, avait profité du fait que nous n'étions que toutes les deux, pour me glisser à l'oreille : "Christine, ne commence pas à m'énerver. Sinon, cela pourrait mal aller pour toi en rentrant à la maison". Une menace qui rappelait celle prononcée à l'issue de ma fessée interrompue, quand Maman évoquait la possibilité de "reparler" de mes frasques une fois que nous serions rentrées... Sans nul doute, cela lui restait encore gravé dans sa tête, et je compris qu'il valait mieux ne pas se faire remarquer durant le trajet de retour...

Voilà en tout cas qui témoignait de l'état d'esprit de notre mère, qui était déjà passée d'une relative clémence durant les vacances, à la nécessité de revenir à un régime plus strict en prévision de la rentrée des classes, période dont Maman savait l'importance, ne voulant pas que ses filles repartent sur un mauvais pied.
Au moment de quitter Tata et Mamie, qui restaient encore deux ou trois jours sur place, ma chère tante me serra longuement dans ses bras, me disant combien elle avait été contente de partager ces vacances avec moi, en partageant notre chambre. Puis, elle me recommanda de me tenir à carreau, me chuchotant : "Tu sais, c'est bientôt la rentrée, et ta Maman tient à ce que tout se passe bien. Alors, applique toi tant que tu peux pour commencer sur de bonnes bases. Cela rassurera ta mère qui angoisse, je sais, elle me l'a dit. Evite de chahuter en classe ou de ramener un zéro ou des heures de colle. Sinon je ne pourrai guère t'éviter ce que tu devines... C'est compris, ma chérie ?" Je promis à Tata d'être sage et studieuse, mais ces conseils me faisaient surtout prendre conscience que le retour à la maison, puis au collège, allaient me demander de faire attention car Maman allait veiller au grain...


Tata me fit longuement part de ses conseils, me demandant
de bien être sage à la maison, et de ne pas énerver Maman,
qui lui avait dit son inquiétude quant à la rentrée prochaine.
Ma chère Tata tenait surtout à ce que j'évite de nouveaux ennuis,
bref de tout faire pour ne pas prendre de nouvelles fessées... 

D'ailleurs, sur le trajet du retour, Diane qui commença à faire un caprice lors d'un arrêt sur un parking, se vit menacée clairement par Maman : "Oh, Diane, je te conseille de ne pas insister si tu ne veux pas être la première à recevoir une fessée, en rentrant à la maison. Et il n'y aura pas de Mamie ou de Tata pour prendre ta défense..."
Cette perspective de voir Diane punie eut pour effet de nous faire imaginer la scène, Aline et moi, et nous nous mîmes à rire sous cape. Diane le remarqua et le dit à Maman : "Christine et Aline rigolent de moi, M'man" !
Cette dernière répliqua : "Oh, j'espère que non... A leur place, je me méfierais... Car elles pourraient bien ne plus rire du tout si je m'occupe aussi de leur cas... Gare à vos fesses !"
Ce que j'avais remarqué, au delà du fait que Maman se montrait ferme, du moins en paroles, vis à vis de Diane, c'est qu'elle l'avait menacée d'être "la première à recevoir une fessée en rentrant à la maison", ce qui sous-entendait clairement que toutes ses filles étaient potentiellement visées...







 Après avoir menacé Diane d'être "la première à recevoir une fessée" 
en rentrant à la maison, Maman conseilla à Aline et moi de nous tenir à carreau...
Assurément, nous étions toutes les trois dans le collimateur maternel.
Et, moi, plus que les autres, j'angoissais, ne voulant pour rien au monde
me retrouver sur les genoux de Maman pour une nouvelle déculottée, après avoir été la dernière punie des vacances à la mer...

Quoiqu'il en soit, cela calma notre trio, et rarement un voyage en voiture fut aussi calme, Diane, Aline et moi n'ayant aucune envie de donner l'occasion à Maman de passer des menaces verbales à une promesse en forme d'annonce d'un retour cuisant à la maison...
Assurément, nulle d'entre nous ne souhaitait se voir promettre d'être la première à retrouver les genoux maternels. Nulle d'entre nous, et encore bien moins moi qui avais le "privilège", dont je me serais bien passée, celui d'être celle qui avait reçu la dernière fessée des vacances à la mer, la plus récente, celle qui restait associée à cet été au bout duquel j'allais en rentrant en Quatrième, quitter le statut de redoublante...  Raison de plus de ne pas vouloir en quelque sorte "redoubler" dans la déculottée magistrale...

A SUIVRE

dimanche 3 février 2019

Chronique d'un redoublement : 138. Quand une étourderie m'amène à retrouver les genoux maternels...

SUITE 137

Cela me trottait vraiment dans la tête et j'ai passé une nuit très agitée, emplie de cauchemars, dont je ne me souviens guère, mais qui devaient à n'en pas douter mettre en scène mon bas du dos et les genoux maternels.
Tata, d'ailleurs, se releva au milieu de la nuit, pour venir me secouer, afin que je sorte d'un mauvais rêve. Elle me réveilla et j'étais en nage, agitée, et je venais, m'apprit ma tante, de parler durant mon sommeil agité, en disant : "Non, pas ici, Maman, non, non, oh non. Pas ici, pas ici".
Je me calmai en constatant que je n'avais rien à craindre, que j'étais tranquillement au lit dans la chambre avec Tata, et celle-ci me serra fort dans ses bras, avant de me laisser me rallonger pour que je retrouve le sommeil.
Je mis quelque temps à me rendormir, et je compris pourquoi j'avais parlé durant mon sommeil. Le cauchemar me revint par bribes, et ce mauvais rêve me plaçait en fait devant Maman apparemment très fâchée et me demandant de venir vers elle pour qu'elle me donne la fessée au milieu de la plage devant la voisine curieuse, ainsi que mes soeurs et leurs copines...





 
Mon cauchemar nocturne me revenait. Il me mettait en scène sur la plage
où Maman, en colère, m'attrapait pour me donner la fessée... 

Je tâchai de m'ôter ces images de la tête, mais je comprenais pourquoi ce cauchemar m'avait fait presque crier de peur... Mais en y repensant, je prenais conscience que les mots de protestation qui m'étaient sortis du coeur étaient avant tout pour que cette fessée ne me soit pas donnée devant témoins. Comme si, au fond de moi, j'admettais que, de toute manière j'allais retrouver les genoux maternels, comme si je savais que je n'y couperais pas, mais que je voulais surtout éviter que ma déculottée à venir soit publique...


Dans ce cauchemar, je protestais : "Non, pas ici, Maman, pas ici !"
Comme si j'admettais la mériter, mais ne voulais pas
la recevoir en public...

Le lendemain matin, encore un peu perturbée par mes drôles de rêves nocturnes, je constatai que Maman n'était pas de bon poil et je tremblai en me servant mon chocolat chaud, en versant quelques gouttes sur la nappe. Tout de suite, Diane avait averti Maman : "Oh, Christine a fait des taches !" m'attirant une réflexion maternelle sèche : "Oh, toi, on dirait que tu cherches les ennuis. Fais attention à toi, sinon ça va barder..."
Mais, l'intervention de Mamie, avec une éponge, faisant remarquer que la toile ne tachait pas, a tôt fait de calmer Maman.
Sauf que, pendant ce temps-là, Aline qui faisait juste à côté ses quelques devoirs de vacances sans s'appliquer, fut reprise par Maman, qui s'apercevant qu'elle avait fait des erreurs dans ses exercices de calcul, lui redonna à refaire, non sans lui mettre deux gifles qui l'ont faite crier.

Mamie prit alors la défense d'Aline, et l'aida à finir ses exercices, proposant à Maman de l'emmener au marché avec elle. Tata écrivant ses cartes postales sur la terrasse où Diane lisait, non sans garder l'oreille aux aguets.
Je me retrouvai donc seule dans la cuisine avec Maman, qui m'avait demandé de l'aider à ranger les affaires du petit-déjeuner,et à essuyer les bols qu'elle était en train de laver.
J'avais grommelé en réponse à cette demande, ce qui n'avait pas arrangé mes affaires. "Ecoute, Christine, si tu es de mauvaise humeur, j'ai un bon moyen de te faire grogner pour de bon", avait-elle dit avec un geste significatif de la main...
Je faillis en faire tomber un bol, mais heureusement, je le rattrapai par je ne sais quel miracle, ce que Maman commenta par une phrase sans équivoque : "Espèce de maladroite... Ah, tu as eu de la chance de ne pas avoir cassé le bol breton de Mamie... Sinon, je te flanquais la fessée que tu cherches depuis des jours... Mais, tu ne perds rien pour attendre..."


J'avais failli casser le bol de Mamie. Ma nervosité me rendait maladroite...
Cela mettait Maman sur les nerfs aussi... Et elle me fit comprendre 
que cela commençait à bien faire et que sa patience avait des limites...


Tata et Diane avaient entendu cet échange, et Tata chercha ensuite à me calmer, me conseillant de me tenir à carreau, pendant que Diane, elle, cachait mal sa jubilation. Et, d'ailleurs, quand Aline revint du marché, Diane ne manqua pas d'aller vite raconter à mi-voix mes mésaventures à sa soeur, traduisant à sa manière les menaces maternelles à mon encontre par ces mots : "Même que Maman elle a dit à Christine qu'elle aurait bientôt une fessée".
 Aline, qui avait testé la nervosité maternelle en ramassant une paire de gifles, n'osa pas demander à quiconque si les propos de Diane étaient vrais. De toute manière, elle préférait que je sois dans le collimateur plutôt qu'elle, et, sans me vouloir du mal, Aline voyait plutôt d'un bon oeil que la colère maternelle se dirige vers son aînée que ce qu'elle s'attarde sur ses devoirs de vacances...
Nous partimes à la mer, où les petites avaient leurs activités du club de plage. Mamie, de son côté, allait voir une amie qui habitait au centre de la station balnéaire. Aline et Diane coururent au club, alors que nous nous installions à peu près à notre endroit habituel. 
Mais, au moment où nous étendions nos serviettes sur le sable, il manquait la mienne et celle qui servait à se changer. De fait, ayant la tête ailleurs, j'avais oublié dans la location le sac que je portais habituellement. J'avais la tête ailleurs et je sentis bien que cela mettait Maman en rage. Tata se proposa d'aller le chercher tandis que Maman fulminait et préféra m'envoyer moi. Non sans commenter : "Quand on n'a pas de tête, faut des jambes. Allez retourne donc chercher le sac bleu. Franchement, tu cherches les ennuis, Christine".


En arrivant au bord de l'eau, Maman s'aperçut que j'avais oublié
l'un des sacs de plage. Et elle m'envoya aller le chercher à la location.
Je le fis en trainant les pieds, ne me pressant pas, n'ayant guère
envie de subir encore les commentaires maternels....
 
Je m'exécutai en trainant les pieds, prenant mon temps pour accomplir les quatre à cinq cents mètres qui séparaient la maison de notre coin de plage. De fait, j'aurais préféré rentrer à la location et y rester seule, tranquille, à lire, plutôt que de subir les remarques maternelles qui s'accumulaient et me faisaient craindre le pire. Même si je reconnaissais au fond de moi que Maman ne rouspétait pas sans raison. Je m'étais effectivement levée du mauvais pied, j'étais grognonne, j'avais renversé un peu de chocolat, j'avais failli casser un bol, et j'étais partie à la plage sans prendre mon sac, preuve s'il en était que j'avais la tête ailleurs... Tout cela, en temps normal, n'aurait pas été grave, mais cela venait après une série de griefs qui auraient peut-être été réglés par une fessée, mais que l'action conjointe de Mamie et Tata prônant le pardon, avait poussé Maman à ne pas agir comme si nous avions été seules avec elle...
Je sentais bien que notre chère mère en avait assez, et je préférais être à distance de ses genoux...

Ce que je ne savais pas c'est que Maman s'aperçut que j'avais aussi oublié la brosse à cheveux et la bouteille d'eau. "Quelle étourdie et quelle tête de linotte", commenta-t-elle, en se levant et prévenant sa soeur qu'elle retournait aussi à la maison : "J'y vais, car elle est capable d'oublier encore la moitié des affaires". 
Tata trouva la décision maternelle étrange, mais elle n'eut pas le temps de lui poser la question de s'il n'y avait pas une autre raison pour rejoindre sa fille à la maison... Maman était déjà partie d'un pas rapide et apparemment très décidé...
Tant et si bien qu'elle me rattrapa avant même que je sois à la location. Il faut dire que je prenais mon temps, regardant de loin les petites jouer au club de plage, et m'arrêtant une fois ou deux en chemin. Pas étonnant donc que Maman m'ait rejointe avant que j'arrive à destination. J'eus droit à une nouvelle réflexion : "Qu'est-ce que tu fais encore là, Christine. Quand je te demande d'aller chercher quelque chose, ce n'est pas pour traîner en chemin. J'en ai vraiment assez, tu sais. Il va être temps de te remettre les idées en place, ce que j'aurais dû faire depuis belle lurette".  Le ton maternel était sec, et je commençai à entrevoir une issue peu glorieuse pour moi...

Je répondis donc à Maman que j'allais me dépêcher, et je proposai de ramener donc aussi la brosse et la bouteille, et qu'elle retourne à la plage, mais elle répondit : "Pas la peine, on ramènera tout ensemble." Mais, elle ajouta d'une voix ferme ;  "Viens donc avec moi. On va en profiter pour parler cinq minutes toutes les deux..." 
Alors, me prenant par le bras, elle se remit à marcher en me gardant bien près d'elle, et commentant : "Ca tombe bien, on va pouvoir être tranquille..."

Je frémis, comprenant immédiatement à l'intonation de sa voix où Maman voulait en venir... Mon étourderie et l'oubli du sac nous amenaient, Maman et moi, à nous retrouver toutes les deux, situation rêvée pour Maman pour "s'occuper" de son aînée...
Je ne pouvais que la suivre et j'avançais à ses côtés, tête basse, avec le coeur battant. 


Maman m'avait finalement rejoint sur le chemin de la maison...
J'insistai pour qu'elle retourne à la plage, l'assurant que je ramènerais bien
toutes les affaires cette fois. Mais, alors, me prenant le bras, Maman m'indiqua
que nous allions rentrer à la location pour avoir une petite "discussion", 
qui plus est, "seule à seule..." !
Je frémis, ayant évidemment compris ce que cela sous-entendait...

Je restai d'ailleurs dans l'entrée alors qu'elle alla prendre le sac de serviettes, la brosse et la bouteille qu'elle remplit au robinet.
J'espérais encore que l'on allait repartir tout de suite rejoindre Tata. Mais, je vis Maman poser les affaires à prendre dans le vestibule, puis entrer dans le salon et se positionner devant le canapé, en disant : "Viens donc voir ici, Christine..."
Je répondis d'une voix tremblante : "Mais, euh, Maman, que veux-tu ? Il faut repartir, Tata nous attend, euh...".
Elle m'interrompit : "Ne fais pas l'innocente, Christine, tu sais très bien ce que je t'ai promis... Tu n'en rates pas une. Allez, viens ici tout de suite, à moins que tu ne veuilles qu'on règle nos comptes à midi quand tout le monde sera là..."
J'éclatai en sanglots : "Oh, non, Maman, non, pas la fessée, pas la fessée..."
Elle eut un demi-sourire : "Ah, je vois que as deviné toute seule, et que tu sais trèq bien que tu l'as méritée... Si, ma grande, la fessée, tu vas l'avoir cette fessée, celle que tu cherches depuis qu'on est là, celle que tu aurais déjà eue, et pas qu'une fois, si Tata et Mamie ne t'avaient pas protégée... Viens donc ici, pendant qu'elles ne sont pas là, que je te rappelle ce que c'est qu'une bonne fessée..."
Je suppliai : "Non, oh non. Mais pourquoi donc ? C'est pas juste..."
Mon "C'est pas juste" n'était pas du genre à plaire à Maman, qui avança vers moi, m'attrapa par le poignet et me tira vers le coin du canapé, où elle s'est assise, avant de m'allonger en travers de ses cuisses.






Maman ne tarda pas à faire glisser mon maillot de bain vers mes cuisses,
dégageant mes fesses tremblantes, pour cette déculottée plusieurs fois
promise depuis le début du séjour... Elle s'arrêta quelques secondes,
comme si elle mesurait la tâche qui l'attendait pour rougir 
ces fesses blanches depuis un mois, et fesser sa fille comme elle le méritait... 

Ma robe de plage était remontée dans la bousculade et dégageait ma culotte de maillot de bain, que Maman descendit sans attendre malgré mes implorations et supplications.
J'avais les fesses à l'air et Maman fit une petite remarque acide : "Eh bien voilà des fesses bien blanches qui auraient dû rougir depuis longtemps. Plus d'un mois sans fessée, il est temps de rattraper le retard... Ah, tu fais moins la maline, ma fille..."

Et la main maternelle se mit à claquer mes fesses, de bon coeur. Je sentais que Maman y mettait une belle énergie, comme si elle en avait gros sur la patate comme on dit, et voulait rattraper une sorte de retard, comme si elle s'était retenue depuis l'arrivée à la location et tenait à me montrer comment elle tient ses promesses...
Comme il n'y avait personne dans la maison, je ne retins pas mes pleurs, ni mes cris... Au bout d'un moment, Maman ralentit le rythme et s'appliqua dans un second temps, comme pour bien rougir toute ma lune, accompagnant ses claques de phrases explicatives, du style : "Et tiens, voilà pour t'apprendre à grogner, à vouloir faire la loi, à être maladroite, etc."

Je suppliais encore, mais cela semblait au contraire redonner de l'énergie à ma correctrice.


 



Maman m'appliquait une fessée magistrale, visiblement motivée, 
comme si elle voulait rattraper son retard et ces fessées
que j'avais failli recevoir... De mon côté, subissant une tannée méthodique,
je pleurais toutes les larmes de mon corps, suppliant, et criant
d'autant plus que personne ne pouvait nous entendre... 

Puis, elle s'arrêta un instant, repris son souffle, regarda bien comment mes fesses étaient écarlates, avant de se lancer dans ce qui allait ressembler au bouquet final, avec une série de claques magistrales et sonores en diable.
Je le savais, je le devinais, connaissant trop la façon de fesser de Maman. Et même s'il y avait plus d'un mois que mes fesses n'avaient pas rougi de la sorte, cette fessée me replongeait dans tellement de souvenirs cuisants que je la subissais pleinement, m'en voulant de ne pas avoir compris qu'il fallait faire profil bas, et ne pas alimenter la colère maternelle, bref à ne pas pousser le bouchon trop loin, ce qui m'aurait évité une nouvelle déculottée...
Et, comme je le pressentais, pour l'avoir souvent vécu, Maman après avoir rajusté ma position, se lança dans ce qui devait être son final, et se mit à faire tomber un déluge de claques sur mes fesses déjà écarlates, me faisant crier, tellement mes fesses me brûlaient...

C'est à cet instant que la sonnette retentit... Une fois, d'abord. Maman s'arrêtant de me fesser attendit quelques secondes pour savoir si l'intrus ou l'intruse insistait. 
Mais la sonnette retentit à nouveau, plusieurs fois de suite, une voix féminine disant à travers la porte : "Il y a quelqu'un ?"
Maman qui m'avait gardée sur ses genoux desserra son bras gauche qui me ceinturait, et je glissai à genoux par terre, me frottant les fesses écarlates comme pour soulager la douleur.
"Rhabille-toi donc", ordonna Maman, qui alla ouvrir, pendant que je remontais en vitesse ma culotte.
C'était l'une des voisines qui pensait trouver Mamie, et s'excusa à Maman : "J'espère ne pas vous avoir trop dérangée. J'ai cru entendre que vous étiez occupée..."
Cachée dans le salon, j'écoutais la conversation, gênée de savoir que la visiteuse avait entendu ce qui se passait... Mais, le vasistas situé au dessus de la porte d'entrée étant largement ouvert pour aérer la maison, nul doute que le bruit des claques sur mes fesses, comme mes cris et supplications devaient aisément faire deviner ce qui se déroulait à l'intérieur...
Maman lui dit que Mamie serait de retour pour le déjeuner, et rassura la dame : "Non, vous ne m'avez pas dérangée. J'étais juste en discussion avec ma fille..."

La visiteuse pas dupe, dit au revoir et ressortit en ajoutant : "Enfin j'espère que votre fille a compris..."
Maman revint dans le salon. Elle avait encore son regard noir des mauvais jours. Elle sembla hésiter et j'eus peur qu'elle ne veuille achever ma tannée ou du moins la reprendre. Je suppliai : "Oh, Maman, non, arrête... C'est fini, j'ai trop mal. Je serai sage, promis..."
En disant ça, je reculais à demi-pas, pour ne pas qu'elle m'attrape à nouveau.




Elle me regarda l'implorant, et me dit : "Bon, allez, on va s'arrêter là. Tu as eu de la chance que la dame nous ait interrompues, sinon tu méritais bien que je continue... Mais, tu as déjà pris une bonne fessée, comme ça. J'espère que cela va te calmer jusqu'à la fin du séjour, sinon je recommencerai... De toute manière, on reparlera de tout ça quand on sera rentrées à la maison... Et si besoin est, on réglera nos comptes pour de bon..."




La visiteuse repartie, Maman vint dans le salon, avec l'intention
d'achever ma fessée, mais je le suppliai promettant monts et merveilles, comme d'être sage, etc... J'étais encore en larmes, et la détermination maternelle flancha,
d'autant que Maman savait que j'avais déjà été bien fessée...
Mais, Maman ne manqua pas de me rappeler que je n'étais pas à l'abri
de nouvelles déculottées... Plus angoissant pour moi, elle évoqua 
la possibilité que l'on en "reparle" une fois rentrées à la maison...
Et je comprenais bien, avec le ton employé, que ce n'était pas
une parole en l'air... Surtout que cela serait juste avant la rentrée scolaire...

Je rajustai ma tenue, et j'essuyai mes larmes, espérant que l'on ne verrait pas trop que je venais de pleurer, et je suivis Maman sans dire un mot. J'avais le bas du dos certainement écarlate, j'en sentais la chaleur dans mon bas de maillot de bain. Et j'essayais en arrivant sur la plage de vérifier qu'il était bien en place, qu'il ne montrait pas de traces colorées de ma fessée...




Je sentais la chaleur de la fessée sous mon maillot.
Je le rajustais en arrivant sur la plage de peur de faire découvrir 
ce qui m'était arrivée...

La fessée maternelle avait été éprouvante, appliquée avec méthode, pour marquer aussi bien mes fesses que mon esprit. Comme pour que je m'en souvienne bien, comme pour rattraper un retard... J'étais moi-même comme épuisée, rageant intérieurement de ne pas avoir réussi à finir les vacances sans déculottée...
Et, non seulement, j'avais eu droit à ma fessée, mais les mots de Maman au final promettaient déjà que l'on en reparlerait à la maison... Et je savais, mieux que quiconque, qu'en la matière, Maman ne parlait jamais pour rien...
Ma seule consolation était que mes soeurs n'avaient pas été témoins de la scène. Mais, pas sûr qu'elles ne l'apprennent bien vite...


A SUIVRE