vendredi 8 mars 2019

Chronique d'un redoublement : 139. Une Christine calmée craint toutefois le retour à la maison...

SUITE 138

En retrouvant la tante sur la plage, j'eus beau faire comme si de rien n'était, Tata Jacqueline vit bien que je tirais une drôle de tête. Je posai les affaires à côté d'elle, étendis ma serviette et m'allongeai en me plongeant tout de suite dans la lecture.
Pas dupe, Tata qui avait deviné qu'il avait dû se passer quelque chose, du fait de tout le temps que nous avions mis pour aller juste chercher les affaires, interrogea sa soeur qui répondit : "Nous avons en effet eu une petite discussion, Christine et moi... Juste le temps de calmer ta chère nièce, et de régler nos comptes..."

Tata grimaça, et Maman rétorqua : "Arrête donc de plaindre Christine. Ce n'était qu'une fessée bien méritée qui lui pendait au nez depuis plusieurs jours".
Tata se rapprocha de moi et me prit dans ses bras, tentant de me consoler : "Ma pauvre chérie, j'espère que tu n'as pas trop mal. Tu aurais dû quand même ne pas trop énerver ta mère. Je te l'avais dit qu'elle commençait à bouillir..."
Je ne pus me retenir de sangloter, ce à quoi Tata Jacqueline répliqua en séchant mes larmes et en me conseillant de ne plus pleurer pour éviter les réflexions du voisinage. Une des habituées de ce coin de plage, qui observait la scène, ne manqua pas de faire une remarque à Maman : "Ah, votre grande fille a l'air bien calme ce matin..." Ce à quoi Maman répondit : "J'ai en effet fait ce qu'il fallait pour la calmer à ma manière". Le petit geste de la main paume ouverte qui accompagnait la phrase a vite fait comprendre à la curieuse ce qu'il en avait été... J'en rougis et détournai le regard.




La voisine de plage avait vu que je pleurais. Maman lui confia qu'elle m'avait
 "calmée à sa manière", accompagnant ses mots d'un geste significatif
de la main... J'en rougis, honteuse, et détournai le regard... 

Heureusement, Aline et Diane ne revinrent du club de plage qu'une bonne heure plus tard, et ne remarquèrent rien d'anormal. Du moins à ce moment-là...
De retour à la maison, Mamie était rentrée et discutait sur la terrasse avec la voisine qui avait interrompu ma fessée. Ma grand-mère avait semble-t-il été mise au courant, puisque la voisine me voyant rentrer confirma à Mamie : "Oui, c'était bien elle, la grande !"  Je ne rétorquai pas, préférant aller me mettre à l'abri des réflexions dans ma chambre. Je surpris un peu plus tard une discussion entre Mamie et Maman, où cette dernière semblait se justifier en disant que "Christine l'avait bien cherchée". Le déjeuner se passa toutefois sans véritable allusion, si ce n'est que Maman me félicita de commencer à débarrasser la table avant qu'on me le demande, non sans ajouter cette petite pique : "C'est quand même mieux quand tu es calmée, ma chérie".
Cela éveilla la curiosité de Diane, mais rien d'autre ne vint étayer ses soupçons. Pourtant, après la sieste, n'ayant pas envie de retourner à la plage, je demandai à rester à la maison avec Mamie. Mais Maman refusa, ce à quoi je répliquai que ce n'était "pas juste", petite phrase que notre mère prenait pour une attaque personnelle, et qui me valut la menace : "Tais-toi donc et obéis, Christine. Tu ne veux pas qu'il t'arrive la même chose que ce matin..."
L'avertissement ne tomba pas dans l'oreille d'une sourde, et Diane qui était dans le couloir demanda : "Ah bon, Christine a été punie, hein, dis M'man ?"
Maman répondit : "Cela ne te regarde pas, Diane. Va donc te préparer pour la plage"
Deux minutes après, Diane me voyant seule dans la chambre revint à la charge : "Dis, Christine, c'est vrai que Maman t'a donné la fessée ce matin, hein ?"


Diane avait flairé quelque chose et était venue me demander
si j'avais bien reçu la fessée ce matin...
Me croyant seule, j'avais essayé de tout nier... 

Me croyant seule, j'essayai de convaincre ma soeurette : "Mais, non, promis, c'est rien, elle m'a juste grondée. Mais non, je te dis que je n'ai pas reçu de fessée".
Sauf que Maman, qui était dans la salle de bain, entendit mes dénégations et intervint : "Diane arrête de poser ces questions. Cela ne te regarde pas. Mais, toi, Christine, cela ne te donne pas le droit de mentir. Tu sais combien je déteste le mensonge... Alors, même si cela ne te fait pas plaisir et t'embête de le dire, c'est bien une bonne fessée déculottée que je t'ai donnée ce matin. Allez, hop on n'en parle plus, on file à la plage... Et n'oublie rien cette fois" !
J'enrageais de m'être faite prendre ainsi. J'aurais mieux fait de me taire, de ne pas répondre à ma curieuse de soeurette, à qui la réponse de Maman fournissait un sujet de taquinerie et de moquerie envers moi. Trois minutes plus tard, Aline était mise au courant, et je me doute bien que mes déboires allaient vite faire le tour de la plage, ou du moins des camarades de jeu de mes deux soeurs.


Maman n'avait certes pas apprécié la curiosité de Diane,
mais encore moins que je mente ainsi en niant avoir été punie...
Du coup, elle confirma à ma soeur que j'avais bien
reçu une bonne fessée déculottée. 
Et, sur le coup, j'eus l'impression qu'elle était prête à recommencer...

J'en étais presque à vouloir que les vacances se terminent vite, même si la perspective d'une rentrée scolaire qui se rapprochait à grands pas n'était guère pour me détendre...
De fait, les trois derniers jours du séjour en bord de mer ne manquèrent pas de quelques moqueries de mes soeurs, de réflexions de la trop curieuse voisine de plage, ainsi que de la voisine de la location, celle qui avait interrompu mon passage sur les genoux maternels. 
En tout cas, je restai le plus calme possible, ne répondant pas aux provocations de Diane notamment.
Maman qui, par son passage des menaces aux actes à l'encontre de son ainée, avait fait comprendre aux deux petites que mieux valait ne pas abuser, de peur de suivre le même chemin. Et, donc, une fois de plus, c'est une de mes fessées qui a calmé la petite famille...

De plus, Tata et Mamie, un peu chagrinées de n'avoir pu empêcher Maman de sévir à mon encontre, furent plus protectrices que jamais, durant cette fin de séjour. 
Maman eut bien quelques motifs d'élever la voix, de menacer l'une ou l'autre de ses filles, mais Mamie ou, voire et, Tata intervenaient et rappelaient que nous étions en vacances, et réussissaient à détendre l'atmosphère... A éviter le passage à l'acte...
Ces derniers jours de vacances se passèrent donc sans nouvel incident majeur, comme si ma fessée avait fait comprendre à tout le monde qu'il ne fallait pas dépasser certaines limites...
Et, malgré le fait que je me souvienne encore de ma déculottée, je garde plutôt un bon souvenir de ces deux semaines en bord de mer. D'ailleurs, c'est avec regret que nous avons quitté la maison de vacances, n'ayant pas envie de rentrer, surtout en sachant qu'il ne resterait qu'une semaine avant la rentrée scolaire...
Peu motivée pour rentrer donc, j'avais trainé pour descendre ma valise jusqu'à la voiture, et Maman, venant me chercher dans la chambre, avait profité du fait que nous n'étions que toutes les deux, pour me glisser à l'oreille : "Christine, ne commence pas à m'énerver. Sinon, cela pourrait mal aller pour toi en rentrant à la maison". Une menace qui rappelait celle prononcée à l'issue de ma fessée interrompue, quand Maman évoquait la possibilité de "reparler" de mes frasques une fois que nous serions rentrées... Sans nul doute, cela lui restait encore gravé dans sa tête, et je compris qu'il valait mieux ne pas se faire remarquer durant le trajet de retour...

Voilà en tout cas qui témoignait de l'état d'esprit de notre mère, qui était déjà passée d'une relative clémence durant les vacances, à la nécessité de revenir à un régime plus strict en prévision de la rentrée des classes, période dont Maman savait l'importance, ne voulant pas que ses filles repartent sur un mauvais pied.
Au moment de quitter Tata et Mamie, qui restaient encore deux ou trois jours sur place, ma chère tante me serra longuement dans ses bras, me disant combien elle avait été contente de partager ces vacances avec moi, en partageant notre chambre. Puis, elle me recommanda de me tenir à carreau, me chuchotant : "Tu sais, c'est bientôt la rentrée, et ta Maman tient à ce que tout se passe bien. Alors, applique toi tant que tu peux pour commencer sur de bonnes bases. Cela rassurera ta mère qui angoisse, je sais, elle me l'a dit. Evite de chahuter en classe ou de ramener un zéro ou des heures de colle. Sinon je ne pourrai guère t'éviter ce que tu devines... C'est compris, ma chérie ?" Je promis à Tata d'être sage et studieuse, mais ces conseils me faisaient surtout prendre conscience que le retour à la maison, puis au collège, allaient me demander de faire attention car Maman allait veiller au grain...


Tata me fit longuement part de ses conseils, me demandant
de bien être sage à la maison, et de ne pas énerver Maman,
qui lui avait dit son inquiétude quant à la rentrée prochaine.
Ma chère Tata tenait surtout à ce que j'évite de nouveaux ennuis,
bref de tout faire pour ne pas prendre de nouvelles fessées... 

D'ailleurs, sur le trajet du retour, Diane qui commença à faire un caprice lors d'un arrêt sur un parking, se vit menacée clairement par Maman : "Oh, Diane, je te conseille de ne pas insister si tu ne veux pas être la première à recevoir une fessée, en rentrant à la maison. Et il n'y aura pas de Mamie ou de Tata pour prendre ta défense..."
Cette perspective de voir Diane punie eut pour effet de nous faire imaginer la scène, Aline et moi, et nous nous mîmes à rire sous cape. Diane le remarqua et le dit à Maman : "Christine et Aline rigolent de moi, M'man" !
Cette dernière répliqua : "Oh, j'espère que non... A leur place, je me méfierais... Car elles pourraient bien ne plus rire du tout si je m'occupe aussi de leur cas... Gare à vos fesses !"
Ce que j'avais remarqué, au delà du fait que Maman se montrait ferme, du moins en paroles, vis à vis de Diane, c'est qu'elle l'avait menacée d'être "la première à recevoir une fessée en rentrant à la maison", ce qui sous-entendait clairement que toutes ses filles étaient potentiellement visées...







 Après avoir menacé Diane d'être "la première à recevoir une fessée" 
en rentrant à la maison, Maman conseilla à Aline et moi de nous tenir à carreau...
Assurément, nous étions toutes les trois dans le collimateur maternel.
Et, moi, plus que les autres, j'angoissais, ne voulant pour rien au monde
me retrouver sur les genoux de Maman pour une nouvelle déculottée, après avoir été la dernière punie des vacances à la mer...

Quoiqu'il en soit, cela calma notre trio, et rarement un voyage en voiture fut aussi calme, Diane, Aline et moi n'ayant aucune envie de donner l'occasion à Maman de passer des menaces verbales à une promesse en forme d'annonce d'un retour cuisant à la maison...
Assurément, nulle d'entre nous ne souhaitait se voir promettre d'être la première à retrouver les genoux maternels. Nulle d'entre nous, et encore bien moins moi qui avais le "privilège", dont je me serais bien passée, celui d'être celle qui avait reçu la dernière fessée des vacances à la mer, la plus récente, celle qui restait associée à cet été au bout duquel j'allais en rentrant en Quatrième, quitter le statut de redoublante...  Raison de plus de ne pas vouloir en quelque sorte "redoubler" dans la déculottée magistrale...

A SUIVRE

dimanche 3 février 2019

Chronique d'un redoublement : 138. Quand une étourderie m'amène à retrouver les genoux maternels...

SUITE 137

Cela me trottait vraiment dans la tête et j'ai passé une nuit très agitée, emplie de cauchemars, dont je ne me souviens guère, mais qui devaient à n'en pas douter mettre en scène mon bas du dos et les genoux maternels.
Tata, d'ailleurs, se releva au milieu de la nuit, pour venir me secouer, afin que je sorte d'un mauvais rêve. Elle me réveilla et j'étais en nage, agitée, et je venais, m'apprit ma tante, de parler durant mon sommeil agité, en disant : "Non, pas ici, Maman, non, non, oh non. Pas ici, pas ici".
Je me calmai en constatant que je n'avais rien à craindre, que j'étais tranquillement au lit dans la chambre avec Tata, et celle-ci me serra fort dans ses bras, avant de me laisser me rallonger pour que je retrouve le sommeil.
Je mis quelque temps à me rendormir, et je compris pourquoi j'avais parlé durant mon sommeil. Le cauchemar me revint par bribes, et ce mauvais rêve me plaçait en fait devant Maman apparemment très fâchée et me demandant de venir vers elle pour qu'elle me donne la fessée au milieu de la plage devant la voisine curieuse, ainsi que mes soeurs et leurs copines...





 
Mon cauchemar nocturne me revenait. Il me mettait en scène sur la plage
où Maman, en colère, m'attrapait pour me donner la fessée... 

Je tâchai de m'ôter ces images de la tête, mais je comprenais pourquoi ce cauchemar m'avait fait presque crier de peur... Mais en y repensant, je prenais conscience que les mots de protestation qui m'étaient sortis du coeur étaient avant tout pour que cette fessée ne me soit pas donnée devant témoins. Comme si, au fond de moi, j'admettais que, de toute manière j'allais retrouver les genoux maternels, comme si je savais que je n'y couperais pas, mais que je voulais surtout éviter que ma déculottée à venir soit publique...


Dans ce cauchemar, je protestais : "Non, pas ici, Maman, pas ici !"
Comme si j'admettais la mériter, mais ne voulais pas
la recevoir en public...

Le lendemain matin, encore un peu perturbée par mes drôles de rêves nocturnes, je constatai que Maman n'était pas de bon poil et je tremblai en me servant mon chocolat chaud, en versant quelques gouttes sur la nappe. Tout de suite, Diane avait averti Maman : "Oh, Christine a fait des taches !" m'attirant une réflexion maternelle sèche : "Oh, toi, on dirait que tu cherches les ennuis. Fais attention à toi, sinon ça va barder..."
Mais, l'intervention de Mamie, avec une éponge, faisant remarquer que la toile ne tachait pas, a tôt fait de calmer Maman.
Sauf que, pendant ce temps-là, Aline qui faisait juste à côté ses quelques devoirs de vacances sans s'appliquer, fut reprise par Maman, qui s'apercevant qu'elle avait fait des erreurs dans ses exercices de calcul, lui redonna à refaire, non sans lui mettre deux gifles qui l'ont faite crier.

Mamie prit alors la défense d'Aline, et l'aida à finir ses exercices, proposant à Maman de l'emmener au marché avec elle. Tata écrivant ses cartes postales sur la terrasse où Diane lisait, non sans garder l'oreille aux aguets.
Je me retrouvai donc seule dans la cuisine avec Maman, qui m'avait demandé de l'aider à ranger les affaires du petit-déjeuner,et à essuyer les bols qu'elle était en train de laver.
J'avais grommelé en réponse à cette demande, ce qui n'avait pas arrangé mes affaires. "Ecoute, Christine, si tu es de mauvaise humeur, j'ai un bon moyen de te faire grogner pour de bon", avait-elle dit avec un geste significatif de la main...
Je faillis en faire tomber un bol, mais heureusement, je le rattrapai par je ne sais quel miracle, ce que Maman commenta par une phrase sans équivoque : "Espèce de maladroite... Ah, tu as eu de la chance de ne pas avoir cassé le bol breton de Mamie... Sinon, je te flanquais la fessée que tu cherches depuis des jours... Mais, tu ne perds rien pour attendre..."


J'avais failli casser le bol de Mamie. Ma nervosité me rendait maladroite...
Cela mettait Maman sur les nerfs aussi... Et elle me fit comprendre 
que cela commençait à bien faire et que sa patience avait des limites...


Tata et Diane avaient entendu cet échange, et Tata chercha ensuite à me calmer, me conseillant de me tenir à carreau, pendant que Diane, elle, cachait mal sa jubilation. Et, d'ailleurs, quand Aline revint du marché, Diane ne manqua pas d'aller vite raconter à mi-voix mes mésaventures à sa soeur, traduisant à sa manière les menaces maternelles à mon encontre par ces mots : "Même que Maman elle a dit à Christine qu'elle aurait bientôt une fessée".
 Aline, qui avait testé la nervosité maternelle en ramassant une paire de gifles, n'osa pas demander à quiconque si les propos de Diane étaient vrais. De toute manière, elle préférait que je sois dans le collimateur plutôt qu'elle, et, sans me vouloir du mal, Aline voyait plutôt d'un bon oeil que la colère maternelle se dirige vers son aînée que ce qu'elle s'attarde sur ses devoirs de vacances...
Nous partimes à la mer, où les petites avaient leurs activités du club de plage. Mamie, de son côté, allait voir une amie qui habitait au centre de la station balnéaire. Aline et Diane coururent au club, alors que nous nous installions à peu près à notre endroit habituel. 
Mais, au moment où nous étendions nos serviettes sur le sable, il manquait la mienne et celle qui servait à se changer. De fait, ayant la tête ailleurs, j'avais oublié dans la location le sac que je portais habituellement. J'avais la tête ailleurs et je sentis bien que cela mettait Maman en rage. Tata se proposa d'aller le chercher tandis que Maman fulminait et préféra m'envoyer moi. Non sans commenter : "Quand on n'a pas de tête, faut des jambes. Allez retourne donc chercher le sac bleu. Franchement, tu cherches les ennuis, Christine".


En arrivant au bord de l'eau, Maman s'aperçut que j'avais oublié
l'un des sacs de plage. Et elle m'envoya aller le chercher à la location.
Je le fis en trainant les pieds, ne me pressant pas, n'ayant guère
envie de subir encore les commentaires maternels....
 
Je m'exécutai en trainant les pieds, prenant mon temps pour accomplir les quatre à cinq cents mètres qui séparaient la maison de notre coin de plage. De fait, j'aurais préféré rentrer à la location et y rester seule, tranquille, à lire, plutôt que de subir les remarques maternelles qui s'accumulaient et me faisaient craindre le pire. Même si je reconnaissais au fond de moi que Maman ne rouspétait pas sans raison. Je m'étais effectivement levée du mauvais pied, j'étais grognonne, j'avais renversé un peu de chocolat, j'avais failli casser un bol, et j'étais partie à la plage sans prendre mon sac, preuve s'il en était que j'avais la tête ailleurs... Tout cela, en temps normal, n'aurait pas été grave, mais cela venait après une série de griefs qui auraient peut-être été réglés par une fessée, mais que l'action conjointe de Mamie et Tata prônant le pardon, avait poussé Maman à ne pas agir comme si nous avions été seules avec elle...
Je sentais bien que notre chère mère en avait assez, et je préférais être à distance de ses genoux...

Ce que je ne savais pas c'est que Maman s'aperçut que j'avais aussi oublié la brosse à cheveux et la bouteille d'eau. "Quelle étourdie et quelle tête de linotte", commenta-t-elle, en se levant et prévenant sa soeur qu'elle retournait aussi à la maison : "J'y vais, car elle est capable d'oublier encore la moitié des affaires". 
Tata trouva la décision maternelle étrange, mais elle n'eut pas le temps de lui poser la question de s'il n'y avait pas une autre raison pour rejoindre sa fille à la maison... Maman était déjà partie d'un pas rapide et apparemment très décidé...
Tant et si bien qu'elle me rattrapa avant même que je sois à la location. Il faut dire que je prenais mon temps, regardant de loin les petites jouer au club de plage, et m'arrêtant une fois ou deux en chemin. Pas étonnant donc que Maman m'ait rejointe avant que j'arrive à destination. J'eus droit à une nouvelle réflexion : "Qu'est-ce que tu fais encore là, Christine. Quand je te demande d'aller chercher quelque chose, ce n'est pas pour traîner en chemin. J'en ai vraiment assez, tu sais. Il va être temps de te remettre les idées en place, ce que j'aurais dû faire depuis belle lurette".  Le ton maternel était sec, et je commençai à entrevoir une issue peu glorieuse pour moi...

Je répondis donc à Maman que j'allais me dépêcher, et je proposai de ramener donc aussi la brosse et la bouteille, et qu'elle retourne à la plage, mais elle répondit : "Pas la peine, on ramènera tout ensemble." Mais, elle ajouta d'une voix ferme ;  "Viens donc avec moi. On va en profiter pour parler cinq minutes toutes les deux..." 
Alors, me prenant par le bras, elle se remit à marcher en me gardant bien près d'elle, et commentant : "Ca tombe bien, on va pouvoir être tranquille..."

Je frémis, comprenant immédiatement à l'intonation de sa voix où Maman voulait en venir... Mon étourderie et l'oubli du sac nous amenaient, Maman et moi, à nous retrouver toutes les deux, situation rêvée pour Maman pour "s'occuper" de son aînée...
Je ne pouvais que la suivre et j'avançais à ses côtés, tête basse, avec le coeur battant. 


Maman m'avait finalement rejoint sur le chemin de la maison...
J'insistai pour qu'elle retourne à la plage, l'assurant que je ramènerais bien
toutes les affaires cette fois. Mais, alors, me prenant le bras, Maman m'indiqua
que nous allions rentrer à la location pour avoir une petite "discussion", 
qui plus est, "seule à seule..." !
Je frémis, ayant évidemment compris ce que cela sous-entendait...

Je restai d'ailleurs dans l'entrée alors qu'elle alla prendre le sac de serviettes, la brosse et la bouteille qu'elle remplit au robinet.
J'espérais encore que l'on allait repartir tout de suite rejoindre Tata. Mais, je vis Maman poser les affaires à prendre dans le vestibule, puis entrer dans le salon et se positionner devant le canapé, en disant : "Viens donc voir ici, Christine..."
Je répondis d'une voix tremblante : "Mais, euh, Maman, que veux-tu ? Il faut repartir, Tata nous attend, euh...".
Elle m'interrompit : "Ne fais pas l'innocente, Christine, tu sais très bien ce que je t'ai promis... Tu n'en rates pas une. Allez, viens ici tout de suite, à moins que tu ne veuilles qu'on règle nos comptes à midi quand tout le monde sera là..."
J'éclatai en sanglots : "Oh, non, Maman, non, pas la fessée, pas la fessée..."
Elle eut un demi-sourire : "Ah, je vois que as deviné toute seule, et que tu sais trèq bien que tu l'as méritée... Si, ma grande, la fessée, tu vas l'avoir cette fessée, celle que tu cherches depuis qu'on est là, celle que tu aurais déjà eue, et pas qu'une fois, si Tata et Mamie ne t'avaient pas protégée... Viens donc ici, pendant qu'elles ne sont pas là, que je te rappelle ce que c'est qu'une bonne fessée..."
Je suppliai : "Non, oh non. Mais pourquoi donc ? C'est pas juste..."
Mon "C'est pas juste" n'était pas du genre à plaire à Maman, qui avança vers moi, m'attrapa par le poignet et me tira vers le coin du canapé, où elle s'est assise, avant de m'allonger en travers de ses cuisses.






Maman ne tarda pas à faire glisser mon maillot de bain vers mes cuisses,
dégageant mes fesses tremblantes, pour cette déculottée plusieurs fois
promise depuis le début du séjour... Elle s'arrêta quelques secondes,
comme si elle mesurait la tâche qui l'attendait pour rougir 
ces fesses blanches depuis un mois, et fesser sa fille comme elle le méritait... 

Ma robe de plage était remontée dans la bousculade et dégageait ma culotte de maillot de bain, que Maman descendit sans attendre malgré mes implorations et supplications.
J'avais les fesses à l'air et Maman fit une petite remarque acide : "Eh bien voilà des fesses bien blanches qui auraient dû rougir depuis longtemps. Plus d'un mois sans fessée, il est temps de rattraper le retard... Ah, tu fais moins la maline, ma fille..."

Et la main maternelle se mit à claquer mes fesses, de bon coeur. Je sentais que Maman y mettait une belle énergie, comme si elle en avait gros sur la patate comme on dit, et voulait rattraper une sorte de retard, comme si elle s'était retenue depuis l'arrivée à la location et tenait à me montrer comment elle tient ses promesses...
Comme il n'y avait personne dans la maison, je ne retins pas mes pleurs, ni mes cris... Au bout d'un moment, Maman ralentit le rythme et s'appliqua dans un second temps, comme pour bien rougir toute ma lune, accompagnant ses claques de phrases explicatives, du style : "Et tiens, voilà pour t'apprendre à grogner, à vouloir faire la loi, à être maladroite, etc."

Je suppliais encore, mais cela semblait au contraire redonner de l'énergie à ma correctrice.


 



Maman m'appliquait une fessée magistrale, visiblement motivée, 
comme si elle voulait rattraper son retard et ces fessées
que j'avais failli recevoir... De mon côté, subissant une tannée méthodique,
je pleurais toutes les larmes de mon corps, suppliant, et criant
d'autant plus que personne ne pouvait nous entendre... 

Puis, elle s'arrêta un instant, repris son souffle, regarda bien comment mes fesses étaient écarlates, avant de se lancer dans ce qui allait ressembler au bouquet final, avec une série de claques magistrales et sonores en diable.
Je le savais, je le devinais, connaissant trop la façon de fesser de Maman. Et même s'il y avait plus d'un mois que mes fesses n'avaient pas rougi de la sorte, cette fessée me replongeait dans tellement de souvenirs cuisants que je la subissais pleinement, m'en voulant de ne pas avoir compris qu'il fallait faire profil bas, et ne pas alimenter la colère maternelle, bref à ne pas pousser le bouchon trop loin, ce qui m'aurait évité une nouvelle déculottée...
Et, comme je le pressentais, pour l'avoir souvent vécu, Maman après avoir rajusté ma position, se lança dans ce qui devait être son final, et se mit à faire tomber un déluge de claques sur mes fesses déjà écarlates, me faisant crier, tellement mes fesses me brûlaient...

C'est à cet instant que la sonnette retentit... Une fois, d'abord. Maman s'arrêtant de me fesser attendit quelques secondes pour savoir si l'intrus ou l'intruse insistait. 
Mais la sonnette retentit à nouveau, plusieurs fois de suite, une voix féminine disant à travers la porte : "Il y a quelqu'un ?"
Maman qui m'avait gardée sur ses genoux desserra son bras gauche qui me ceinturait, et je glissai à genoux par terre, me frottant les fesses écarlates comme pour soulager la douleur.
"Rhabille-toi donc", ordonna Maman, qui alla ouvrir, pendant que je remontais en vitesse ma culotte.
C'était l'une des voisines qui pensait trouver Mamie, et s'excusa à Maman : "J'espère ne pas vous avoir trop dérangée. J'ai cru entendre que vous étiez occupée..."
Cachée dans le salon, j'écoutais la conversation, gênée de savoir que la visiteuse avait entendu ce qui se passait... Mais, le vasistas situé au dessus de la porte d'entrée étant largement ouvert pour aérer la maison, nul doute que le bruit des claques sur mes fesses, comme mes cris et supplications devaient aisément faire deviner ce qui se déroulait à l'intérieur...
Maman lui dit que Mamie serait de retour pour le déjeuner, et rassura la dame : "Non, vous ne m'avez pas dérangée. J'étais juste en discussion avec ma fille..."

La visiteuse pas dupe, dit au revoir et ressortit en ajoutant : "Enfin j'espère que votre fille a compris..."
Maman revint dans le salon. Elle avait encore son regard noir des mauvais jours. Elle sembla hésiter et j'eus peur qu'elle ne veuille achever ma tannée ou du moins la reprendre. Je suppliai : "Oh, Maman, non, arrête... C'est fini, j'ai trop mal. Je serai sage, promis..."
En disant ça, je reculais à demi-pas, pour ne pas qu'elle m'attrape à nouveau.




Elle me regarda l'implorant, et me dit : "Bon, allez, on va s'arrêter là. Tu as eu de la chance que la dame nous ait interrompues, sinon tu méritais bien que je continue... Mais, tu as déjà pris une bonne fessée, comme ça. J'espère que cela va te calmer jusqu'à la fin du séjour, sinon je recommencerai... De toute manière, on reparlera de tout ça quand on sera rentrées à la maison... Et si besoin est, on réglera nos comptes pour de bon..."




La visiteuse repartie, Maman vint dans le salon, avec l'intention
d'achever ma fessée, mais je le suppliai promettant monts et merveilles, comme d'être sage, etc... J'étais encore en larmes, et la détermination maternelle flancha,
d'autant que Maman savait que j'avais déjà été bien fessée...
Mais, Maman ne manqua pas de me rappeler que je n'étais pas à l'abri
de nouvelles déculottées... Plus angoissant pour moi, elle évoqua 
la possibilité que l'on en "reparle" une fois rentrées à la maison...
Et je comprenais bien, avec le ton employé, que ce n'était pas
une parole en l'air... Surtout que cela serait juste avant la rentrée scolaire...

Je rajustai ma tenue, et j'essuyai mes larmes, espérant que l'on ne verrait pas trop que je venais de pleurer, et je suivis Maman sans dire un mot. J'avais le bas du dos certainement écarlate, j'en sentais la chaleur dans mon bas de maillot de bain. Et j'essayais en arrivant sur la plage de vérifier qu'il était bien en place, qu'il ne montrait pas de traces colorées de ma fessée...




Je sentais la chaleur de la fessée sous mon maillot.
Je le rajustais en arrivant sur la plage de peur de faire découvrir 
ce qui m'était arrivée...

La fessée maternelle avait été éprouvante, appliquée avec méthode, pour marquer aussi bien mes fesses que mon esprit. Comme pour que je m'en souvienne bien, comme pour rattraper un retard... J'étais moi-même comme épuisée, rageant intérieurement de ne pas avoir réussi à finir les vacances sans déculottée...
Et, non seulement, j'avais eu droit à ma fessée, mais les mots de Maman au final promettaient déjà que l'on en reparlerait à la maison... Et je savais, mieux que quiconque, qu'en la matière, Maman ne parlait jamais pour rien...
Ma seule consolation était que mes soeurs n'avaient pas été témoins de la scène. Mais, pas sûr qu'elles ne l'apprennent bien vite...


A SUIVRE

vendredi 18 janvier 2019

Chronique d'un redoublement : 137. Des vacances pour l'instant sans heurts, mais pas sans promesses...

SUITE 136

 Trois jours sont passés, sans incident notable. Côté coups de soleil, la pommade de Tata m'avait entièrement guérie, d'autant qu'elle avait tenu à m'en remettre matin midi et soir deux à trois jours durant, en faisant toutefois attention à ce que nous soyons à l'abri des regards extérieurs, dont ceux de Diane que cela aurait amusée de m'entrevoir les fesses à l'air, me faisant badigeonner les parties sensibles par Tata.
Côté ambiance familiale, c'était assez détendu, Maman n'ayant pas à s'occuper seule de sa progéniture, la présence de Mamie qui préparait les repas et nous régalait, et celle de Tata, qui s'occupait souvent de tout ou partie de ses trois nièces, cela allégeait d'autant les tâches de chacune. Et comme il n'y avait quasiment pas de devoirs de vacances à faire (sauf un peu pour Aline), les sources de conflits étaient bien amoindries.
Voilà comment la première des deux semaines s'est déroulée sans que Maman n'ait à sévir, hormis une vague menace à l'encontre d'Aline et une ou deux réflexions en direction de Diane, qui était toujours aux aguets de nos moindres faits et gestes...
Quant à moi, je profitais pleinement de ma complicité avec Tata qui me traitait vraiment comme une grande et faisait la différence avec "les petites".
C'était valorisant pour moi, et on était presque toujours ensemble, Tata jouant, très complice, un peu la grande soeur que je n'avais pas eue.
Nous allions à la plage ensemble, nous allongeant côte à côte, et papotant quasiment comme des copines.

Par deux fois en trois jours d'intervalle, nous nous étions trouvées à côté de la voisine un peu trop curieuse à mon goût. La première fois, elle s'adressa directement à moi en demandant : "Alors, comment ça va aujourd'hui ? Toujours aussi sage, la grande fille ? Ta Maman n'a pas eu à sévir, j'espère ?"
Interloquée, j'avais tenu à répondre du tac au tac, comme si je devais me justifier, et prenant ma Tante à témoin, j'avais lâché : "Non, pas du tout. Maman ne m'a pas donné la fessée. Hein, c'est vrai, Tata ?"
Tata Jacqueline en avait ri, en confirmant : "Oui, Christine dit la vérité. Ses fesses n'ont pas rougi depuis le début des vacances. En dehors des coups de soleil..."  
Je m'en étais voulue d'avoir répondu aussi promptement à la question de la voisine, comme si je me glorifiais de ne pas avoir reçu de fessée depuis quelques jours. Ma dénégation paraissait ainsi comme quelque chose de notable, que je tenais à souligner, alors que j'aurais surtout aimé que l'on n'aborde pas le sujet...





Je m'en étais voulue d'avoir répondu du tac au tac à la voisine de plage,
affirmant que "Oh, non, Maman ne m'a pas donné la fessée"
comme si c'était un exploit notable de ne pas en avoir reçu 
depuis le début des vacances. Cela ne faisait que confirmer à ses yeux
que c'était monnaie courante dans mon éducation... 
Ce que j'aurais voulu tellement cacher...

 
La seconde fois, nous avions rejoint Maman et les petites, parties cinq minutes avant Tata et moi. Nous retrouvâmes les nôtres installés juste à côté de la fameuse dame. La dernière me voyant arriver commenta : "Ah, voilà votre grande fille ! Ne la voyant pas arriver, je me demandais si elle n'était pas punie ou privée de plage", lança-t-elle à Maman.
Celle-ci répondit avec un air amusé : "Oh vous savez, si j'avais à punir mon aînée, j'ai des moyens plus efficaces qu'une simple privation de plage, n'est-ce pas Christine ?" 

Je grommelai : "Mais, euh, Maman, ça n'intéresse personne, euh...". Elle me coupa : "Voyons, Christine, la dame sait bien de quoi je parle. Elle a bien compris que tu recevais encore la fessée quand il le fallait... Si tu ne veux plus qu'on en parle, tu n'as qu'à plus la mériter." Avant de soupirer profondément, et de conclure en s'adressant à la dame : "Mais, hélas, mon aînée n'a pas encore la sagesse que l'on attend d'elle, ni la constance dans l'effort... Il peut y avoir des périodes plus ou moins longues où Christine est sage et disciplinée, ramenant même des notes qui montrent qu'elle a les qualités pour figurer parmi les meilleures. Et puis, d'un seul coup, elle va se relâcher, mal faire son travail, être indisciplinée en classe, m'obligeant à sévir de la seule manière qui fonctionne bien avec elle..." La voisine avait compris, j'en suis sûre, mais elle n'en a pas moins relancé Maman en posant la question : "La seule manière qui fonctionne ? Vous voulez parler de la fessée, si j'ai bien suivi...?"
Maman confirma devant un auditoire qui n'était pas limité à elle et la voisine, mais en poursuivant cette discussion que ne manquaient pas Tata, mes soeurs, et trois ou quatre personnes à portée de voix, entendant ma chère mère expliquer : "Oui, la fessée, bien sûr, la fessée. C'est bien la seule chose qui calme Christine. Et je vois bien qu'après une bonne déculottée, ma grande fille file doux, au moins pendant quelque temps..."


Cherchant à justifier le bien-fondé de sa méthode,
Maman avait expliqué que la fessée était la meilleure façon
de faire filer doux son aînée... Et comme elle n'oubliait pas
de préciser que c'était évidemment une bonne déculottée,
je devinais que les témoins de la conversation me regardaient
en imaginant la scène avec moi sur les genoux maternels...

J'avais envie de me cacher dans un trou de souris, en voyant tous les yeux tournés vers moi, observant une toute jeune fille se donnant des allures de petite demoiselle, mais qui devait encore parfois s'allonger sur les genoux maternels pour se faire rougir les fesses...
Heureusement, c'est encore Tata qui profita d'une pause dans la conversation, pour changer de sujets, en interrogeant la voisine sur les balades à faire dans les environs. Elle me sauvait la mise, et Aline et Diane quittèrent aussi leur coin de sable pour aller se baigner, le nouveau sujet de conversation étant bien moins passionnant à leur goût.


J'étais reconnaissante à Tata Jacqueline, et  il est vrai que, partageant sa chambre, et trouvant quelqu'un qui plaidait souvent ma cause, je passai l'essentiel de mon temps, les deux ou trois jours suivants, avec ma tante qui, elle, me traitait comme une grande, et surveillait les manoeuvres des petites, et surtout de Diane qui cherchait visiblement à m'attirer des ennuis.

Plusieurs fois, elle protesta en faisant croire que je l'avais poussée, ou lui avait fait une grimace, ou caché ou emprunté son livre, cela visiblement pour faire que Maman s'énerve contre moi.
Si j'eus droit à deux ou trois avertissements verbaux, du style : "Arrêtez, sinon ça va mal finir", cela n'alla pas plus loin, Tata rétablissant la vérité, ou dissuadant Maman de se fâcher.

Cela dit, Diane me poussant à bout, j'eus un soir le mauvais réflexe de donner une mini-gifle à ma petite soeur, qui m'avait tiré les cheveux, et qui força le trait en se mettant à pleurer et crier. Maman, très énervée ce soir-là bondit en criant : "Ca suffit. Christine, tu n'as pas à te faire justice toi-même. Je vais t'apprendre moi..." 

Le ton était monté de suite et je voyais venir, grosse comme une maison, une fessée sur le champ, voire l'envoi dans ma chambre pour y attendre ma déculottée...


Diane m'avait tiré les cheveux et je lui avais donné une mini-gifle
en retour, ce qui avait fait bondir Maman, ne supportant pas
que je me fasse justice moi-même. Je crus bien que c'en était fini
de ma trêve fessière... Et que j'allais y passer...
Heureusement Mamie et Tata intervinrent et Maman renonça... 
Non sans garder ce grief contre moi au fond de sa tête...
Et je me doutais bien que j'en entendrais à nouveau parler un jour prochain...
 

Par chance, Mamie venait de rentrer des courses, et Tata confirma que Diane m'avait bien tiré les cheveux sans raison. Et devant cette double défense de l'accusée Christine, Maman n'insista pas, se contenant de menacer Diane et moi : "Que je n'ai rien à vous dire de la soirée, sinon ça ira mal".

Je ne tentai pas le diable, et fus sage comme une image durant le dîner et en lisant calmement avant de dormir.
Maman couchant les petites, j'allai même sans qu'on me le demande me mettre au lit dans la chambre de Tata, pendant que celle-ci et Mamie discutaient encore au salon. Maman vint donc me dire bonsoir, se retrouvant seule avec moi dans la pièce. Et, elle en profita pour ré-évoquer l'altercation de la soirée, en me disant : "J'espère que tu vas bien dormir et te calmer, Christine. Je n'ai pas apprécié que tu aies giflé ta soeur tout à l'heure".
Je protestai : "Mais, elle avait commencé en me tirant les cheveux".
Maman fut claire : "Ce n'est pas à toi à faire la police. Tu aurais dû me le dire, et j'aurais sévi. Franchement, tu as eu de la chance que Tata et Mamie étaient là, et que je n'aie pas voulu faire de scène devant elles. Mais, je te préviens, Christine, ne recommence pas sinon tu peux préparer tes fesses... Et tu sais que je tiens mes promesses".
Je gémis : "Oh Maman, non, mais c'est Diane qui m'embête tout le temps..."

Maman reprit : "Si je la vois t'embêter, ce sera elle qui aura la fessée. Mais, c'est à toi, l'aînée de donner le bon exemple... Et j'ai vraiment l'impression que tu cherches les ennuis... Fais attention, Christine, tu y as échappé de peu à plusieurs reprises, ça ne durera pas... Et Tata ou Mamie ne seront pas toujours là pour te défendre... Ca fait longtemps que tu n'y as pas eu droit, alors je serais à ta place je me méfierais. Si j'ai encore à me plaindre de ton comportement, on n'attendra pas le retour à la maison pour régler nos comptes. Et, crois-moi cela bardera pour tes fesses... Allez, sur ce, bonne nuit, et pense bien à ce que je viens de te dire... Tu sais que c'est un sujet avec lequel je ne plaisante pas..." Elle m'embrassa en me souhaitant bonne nuit, alors que Tata entrait dans la chambre...


En venant me dire bonsoir, Maman m'avait reparlé des incidents du jour... Et elle avait été claire : je n'avais pas intérêt à me distinguer, sinon cela
barderait pour moi. Et cela même sans attendre le retour à la maison...
Ce qui me faisait craindre qu'elle en veuille me donner la fessée
si nécessaire ici même dans la location de vacances...
Mais aussi qu'elle prévoyait déjà que certains comptes se régleraient
quand nous serions rentrées chez nous...

Ma tante remarqua que je paraissais soucieuse. Il est vrai que la tirade maternelle avait de quoi m'inquiéter. La menace était claire et précise. J'allais devoir faire attention, sinon je pouvais préparer mes fesses...
Tata vint s'asseoir au bord de mon lit me souhaitant bonne nuit en me passant la mais dans les cheveux. Elle me fit parler un peu, et je lui expliquai que Maman était encore fâchée de l'histoire de la tape donnée à Diane. "Tu aurais dû te retenir, tu sais. Je comprends la réaction de ta mère. C'est toi la grande et tu dois agir comme telle. Mais, heureusement que Mamie et moi étions là, pour calmer la situation, sinon cela aurait pu mal aller pour toi", commenta ma tante.

Je la remerciai en disant : "Oui, j'ai vu que Maman était vraiment fâchée, d'ailleurs elle me l'a redit tout de suite. Elle a même dit que si elle avait encore quelque chose à me redire, j'aurais la fessée. Elle ne rigolait pas du tout, et j'ai peur parce qu'elle n'oublie jamais ses promesses..." 
Tata me dit de ne pas m'inquiéter comme ça, que je n'avais qu'à faire un peu attention à mes réactions, mais que tout devrait bien se passer jusqu'à la fin de ce séjour qui s'achevait dans trois jours. Cela ne me rassura qu'à moitié, car j'avais dans la tête l'expression maternelle disant qu'on n'attendrait pas "le retour à la maison pour régler nos comptes", ce qui laissait entendre qu'elle avait sûrement l'intention de reprendre la main dès que ll'on serait rentrées...

D'ailleurs, avant même l'épisode de la gifle à Diane, je me souvenais d'une réflexion faite par Maman en pleine discussion avec sa voisine de plage. Cette dernière avait relancé Maman en disant : "Il faut être sévère, mais en même temps on peut laisser un peu la bride sur le coup durant les vacances, en étant moins strictes. C'est comme çà chez vous, je suppose". Ce à quoi Maman avait acquiescé tout en poursuivant le raisonnement : "Oui, vous avez raison. Je suis moins derrière leur dos durant ces vacances. La preuve, aucune n'a eu de fessée depuis dix jours maintenant. Mais, mes filles savent que cela pourrait tomber si elles exagèrent. Pour le reste, on remettra les pendules à l'heure dès le retour à la maison. La rentrée scolaire ne sera plus très loin et il va falloir reprendre les bonnes habitudes."La voisine avait ironisé : "Autrement dit, si elles y ont échappé durant les vacances à la mer, je devine que vos trois filles vont devoir se méfier de la fessée de rentrée..."
Ce que Maman avait confirmé : "Surtout que je tiens à ce qu'elles commencent l'année scolaire sur de bonnes bases. Je suis bien décidée à être ferme dès le début. En particulier pour Aline, qui a du mal à suivre, et aussi pour Christine, qui vient de redoubler sa Cinquième. Elle n'a pas trop eu à se forcer pour refaire le programme de l'année précédente, mais là, en montant en Quatrième, pas question de se relâcher. Je ne laisserai rien passer".
En jetant un oeil vers moi, la voisine avait ajouté : "Voilà qui promet quelques chaudes explications avec votre grande fille alors..." 
Maman se voulut rassurante : "Mais, j'espère qu'elle comprendra d'elle même. Christine a toutes les capacités pour figurer parmi les meilleures. Elle le sait et je l'ai prévenue que je serais intransigeante. Pas question de tolérer le moindre zéro ou la moindre heure de colle ou mauvaise appréciation, Christine sait parfaitement ce qui l'attendrait à la maison..."
Et la voisine conclut : "La fessée, je suppose, la fessée sur les genoux de Maman. Je comprends que cela fasse peur..."
J'avais suivi la conversation en grognant intérieurement. Seule Diane, qui tendait l'oreille, avait souri à la dernière réplique de la voisine, qui l'avait remarquée et dit : "Au moins cela fait sourire votre plus jeune fille". Maman s'en apercevant avait fusillé ma soeurette du regard en menaçant : "Si cela te fait rire, Diane, je pourrais m'occuper aussi de tes fesses, et pas plus tard que maintenant. Ne te moque pas de ta soeur, si tu ne veux pas que je te déculotte devant tout le monde..." Diane n'avait pas insisté et était allée retrouver Aline qui faisait un château de sable un peu plus loin...
C'était ce bout de conversation qui me revenait en boucle dans la tête, et qu'avait confirmé le message transmis par Maman avant de me souhaiter bonne nuit...
D'un côté, je pouvais me réjouir de la présence de Tata et de Mamie, dont les interventions, surtout de ma tante, semblaient à n'en pas douter m'avoir évité une nouvelle fessée. Mais, en même temps, j'avais de plus en plus conscience que ce n'était que du temps de gagné, comme si Maman, à chaque fois qu'elle renonçait à donner une fessée, se gardait les motifs dans un coin de sa tête, pour "régler nos comptes" plus tard...

Or, j'avais la nette impression que les motifs me concernant s'accumulaient, sans être graves, mais constituant ces fameuses "gouttes d'eau" qui font déborder le vase de la patience maternelle, patience qui n'était guère forte envers moi, Maman n'ayant pas complétement digéré l'épisode de la fausse signature...
J'arrivais même à me demander si j'allais pouvoir arriver à la fin de ce séjour en Bretagne indemne, du moins sans nouvelle fessée... Et j'étais déjà dans l'anticipation, en imaginant que les quelques tout derniers jours de vacances où l'on allait retrouver la maison, allaient être une occasion pour Maman de "remettre les pendules à l'heure", pour que la rentrée se passe au mieux...


Je ne savais pas où, ni quand, mais la détermination maternelle
me semblait telle que je pressentais, comme une sorte de passage obligé,
que j'allais bientôt retrouver les genoux maternels...
Et, mentalement, j'y préparais mes fesses...

Les conversations avec la dame de la plage l'avaient clairement dit. En tout cas, je ne pourrais pas dire que je n'avais pas été prévenue. Mais, ce soir là, j'avais beau me sentir bien, câlinée par ma tante, je n'arrivais à m'ôter de la tête que j'avais comme une sorte d'épée de Damoclès au dessus de mes fesses...


A SUIVRE

samedi 22 décembre 2018

Chronique d'un redoublement : 136. Des vrais coups de soleil à la peur d'autres rougeoiments fessiers...

SUITE 135

Après cette première journée complète de vacances, je fis attention à ne pas trop me distinguer. J'avais les consignes de Tata en tête, et je ne voulais pas risquer ne serait-ce qu'une menace de fessée à voix haute à la plage.
Trois jours se passèrent sans aucune alerte, sauf une ou deux menaces plus ou moins claires envers Aline, et surtout Diane. Je me sentais rassurée, et presque à l'abri, pensant de plus en plus que Tata et Mamie étant à proximité, je ne risquais guère...

Le cinquième jour, le soleil était vraiment radieux, et je profitai de la matinée pour lire un livre de la Bibliothèque verte racontant des histoires de pré-ado comme moi, et dont j'appréciais la série. J'étais tranquille, les petites étant au club de la plage, jusqu'à midi.
Malgré les recommandations de Maman, repartie préparer le déjeuner, et de Tata qui nous gardait en lisant elle son magazine préféré, je n'avais pas mis de crème solaire, ni cherché à me protéger les épaules et le dos notamment. Or, nul n'ignore que le soleil de fin de matinée est le plus dangereux pour la peau, d'autant que, la petite brise côtière bretonne aidant, l'on ne se rend pas contre combien l'astre du jour tape... Et pour ne rien arranger, je m'étais endormie durant une demi-heure, allongée, le nez dans mon bouquin, le dos exposé... Ce qui me provoqua des coups de soleil
Je ne m'en aperçus qu'en remettant mon tee-shirt pour rentrer déjeuner, puis en me douchant vite fait avec le tuyau d'arrosage du jardin, afin de ne pas ramener de sable dans la maison.

Cela me piquait en plusieurs endroits, dont les épaules, l'arrière des mollets, et un peu le bas du dos, avec de vrais coups de soleil, uniquement dans le dos, car j'avais dû lire plus d'une heure allongée à plat ventre sur la serviette de plage.
Pendant le repas, Maman s'en aperçut surtout parce que je gigotais un peu sur ma chaise, le seul contact de mon tee-shirt n'arrangeant pas mes irritations. J'eus droit à une remarque sèche de Maman : "C'est malin, Christine. Je t'avais bien demandé de te mettre de la crème solaire. Ne viens pas te plaindre. Tu vas devoir mieux te protéger et rester le plus souvent à l'ombre durant un jour ou deux".
Tata intervint : "Ne t'inquiète pas, Christine. J'ai un bon baume apaisant. Je t'en mettrai régulièrement. Ca va vite passer..."
Je n'étais pas fière de moi, et fis profil bas durant le repas, filant ensuite dans la chambre où Tata me rejoint. "Enlève moi donc tout ça, que je puisse bien étaler le baume sans rien tacher", ordonna Tata, qui, voyant que j'étais gênée, referma bien la porte de la chambre.
Je me déshabillai donc et me regardai dans la glace. J'avais déjà un peu bronzé depuis le début de la semaine, mais les épaules et le bas du dos venaient en une matinée de prendre des teintes écarlates. D'autant plus que cela tranchait avec mes deux fesses toutes blanches, donnant un contraste saisissant !



J'avais des coups de soleil qui faisaient ressortir comme jamais le blanc de mes fesses, d'autant qu'elles n'avaient pas été rougies depuis un bon mois maintenant...


Tata Jacqueline se mit à rire, me disant sur un ton gentiment moqueur : "Eh bien, ma chérie, on croirait que tes fesses n'ont jamais été aussi blanches. Heureusement que ta Maman ne voit pas ça, sinon ça pourrait lui donner l'idée de te les rougir à sa manière..."
Je gémis : "Oh, Tata, arrête, c'est pas une bonne idée. Pfff, c'est pas drôle !"
Tata me tartina de son baume apaisant en mettant une bonne couche, puis me demandant de m'allonger le temps que ça pénètre. Je voulus remettre ma culotte, mais Tata préféra que je reste ainsi sur le lit sans bouger. "J'ai fermé la porte, personne ne viendra. Et, ne te sens pas gênée pour moi. J'ai vu tes fesses bien des fois et dès le jour de ta naissance".
Après un bon quart d'heure, Tata me remit une deuxième couche, et je constatai que la pommade était efficace, même si sur les points les plus exposés, j'avais l'impression d'avoir comme de petits radiateurs.
D'ailleurs, un moment, pour me le faire bien constater, Tata me prit la main, et me la posa d'abord sur le coup de soleil un peu au dessus de la marque du maillot où c'était tout chaud, puis un instant sur mes fesses qui étaient vraiment fraiches. La sensation, je l'avoue était bizarre et me fit frissonner... 
Tata, toujours d'humeur taquine, commenta : "Ah c'est vraiment le monde à l'envers... Je pense à des moments où la chaleur n'est pas au même endroit". Et elle s'amusa à donner comme une petite tape gentillette sur chacune de mes fesses, avant de me dire : "Allez remets ton tee-shirt et ton maillot de bain. C'est bien pénétré. On remettra du baume deux ou trois fois d'ici ce soir. Et demain, ça ira déjà mieux, faudra juste couvrir les parties sensibles".


Tata s'appliquait à bien faire pénéter le baume apaisant,
non sans me taquiner en tapotant par deux fois ma lune dénudée...

Nous retournâmes à la plage après la sieste, à une heure où l'indice UV est bien moindre, mais je restai habillée et ne me baignai pas, l'eau salée n'étant pas forcément recommandée sur des coups de soleil.
Je poursuivis ma lecture, tranquille à deux ou trois mètres de Maman et Tata, qui surveillaient les petites qui s'en donnaient à coeur joie.
Une voisine de plage et habitant une maison proche de la nôtre, vint un moment parler avec Maman de choses et d'autres. Voyant que je ne bronchais pas et lisais sagement, presque étrangement calme, elle demanda à Maman : "Votre ainée est bien tranquille cet après-midi. Aurait-elle été grondée comme vous l'en aviez menacée l'autre jour ?"

Maman sourit et expliqua : "Eh non, même si ce fut de justesse l'autre jour en effet, ma grande a réussi jusqu'à maintenant à éviter une nouvelle fessée. Mais, si elle reste tranquille aujourd'hui, c'est qu'elle a attrapé des coups de soleil ce matin, et il vaut mieux qu'elle ne s'expose pas trop. D'où son grand calme."
La voisine commenta : "C'est mieux ainsi. De toute manière, elle devient grande maintenant, et puis en vacances vous devez être plus détendue et tranquille".
Maman l'admit, tout en tenant à montrer qu'elle ne se laissait pas mener par ses filles, et rétorqua donc : "Oui, on peut dire ça. C'est plus calme en vacances, mais vous savez si je ne réagissais pas, elles me feraient tourner en bourrique. Les petites bien sûr, mais la grande aussi, qui m'en fait voir des vertes et des pas mûres. Je ne vais pas vous raconter ses derniers exploits scolaires, mais heureusement que je veille au grain, et sais réagir... Alors, oui, j'apprécie quand elle est plus calme, bien sûr".
Je ne perdais pas un mot de la discussion, et je commençais à être bien mal à l'aise... Tata Jacqueline le comprit, et tenta par deux fois de dévier la conversation, mais curieuse, la voisine revint à la charge en demandant : "Quand vous dites "ses derniers exploits scolaires", ce ne doit pas être si grave que ça ?"
Maman, comme piquée au vif, répliqua sans attendre : "Pas grave, moi je crois que si, car imiter ma signature en croyant échapper à une fessée, j'appelle ça un travail de faussaire !"
La voisine lâcha un : "Ah oui quand même, ça méritait de réagir..."
Je sortis de mon silence, en suppliant Maman : "Arrête, c'est pas intéressant".
Elle rétorqua : "Je comprends que tu ne sois pas fière, ma fille, mais on n'en parlerait pas si tu n'avais pas agi ainsi..."
Et  s'adressant à la voisine, elle compléta : "Et je peux vous dire que j'ai flanqué à ma fille une déculottée magistrale et que ses fesses s'en souviennent... C'était plus que mérité, et, d'ailleurs, que cela a dû faire son effet puisque ça fait un mois qu'elle échappe à la prochaine..."
La voisine me regardait avec une mine compatissante, suggérant : "Peut-être qu'elle va rester sage encore longtemps alors..." Maman répondit fataliste : "J'aimerais le croire, mais Christine y a déjà échappé de peu au moins à deux reprises, et elle sait bien que la prochaine remontrance sérieuse sera la bonne pour ses fesses, vacances ou pas vacances..."



 La voisine de plage s'était étonnée de mon calme, croyant que
c'était parce que j'avais été punie... Maman lui apprit que non, 
mais que j'y avais échappé de peu... 
Et de me promettre qu'à la prochaine remontrance, cela barderait pour moi...
J'écoutais ça, honteuse et angoissée à la fois...

Je baissai la tête, faisant semblant de me replonger dans mon livre, mais je n'arrivais pas à lire, j'avais trop la tête ailleurs, d'autant que Diane était revenue à côté de nous, avec deux gamines de son âge, et que les propos, on ne peut plus explicites, de Maman à mon encontre faisaient briller les yeux de ma soeur surtout qui semblait ravie de cette perspective de voir son ainée fessée un jour prochain...
D'ailleurs, quand Aline revint à son tour, Diane s'éloigna de quelques mètres avec elle, et je les vis se chuchoter des choses à l'oreille. J'étais certaine qu'elle parlait de moi...
J'en eus la preuve dans la soirée à un moment où Diane fut appelée par Maman dans la salle de bain, pour qu'elle lui fasse son shampoing. Aline, qui en sortait, me vit seule dans la chambre, et vint me demander à voix basse : "Dis, c'est vrai que Maman a dit qu'elle allait te donner la fessée ? C'est Diane qui m'a dit qu'elle l'a entendue". Je niai évidemment : "Mais non, c'est pas vrai. Moi, je suis sage. Elle a mal compris. Demande à Tata, tu verras".

Justement, Tata Jacqueline arrivait et entendit mes mots. Elle réagit : "Qu'est-ce qu'il faut me demander, dites-moi ?"
J'étais gênée et balbutiai : "Euh, rien, euh, c'est Diane qui a dit à Aline que Maman voulait me donner, euh, la fessée..."
Tata en rit : "Mais, non, c'est juste que votre mère a rappelé que Christine en avait eu il n'y a pas longtemps. Maintenant nous sommes en vacances, alors si vous ne faites pas de trop grosses bêtises, vos petites fesses devraient rester tranquilles..."
J'étais seulement à moitié rassurée, et surtout agacée qu'une fois de plus mes fessées soient l'objet de conversations et autres commentaires.
Diane à son tour sortit de la salle de bains, où Maman resta pour prendre à son tour une douche. Comme ma petite soeur passait devant notre chambre à moi et Tata, cette dernière appela Diane et lui dit devant Aline et moi : "Diane, je voudrais que tu arrêtes de dire n'importe quoi pour jouer l'intéressante. Non, ta mère n'a pas décidé de donner la fessée à ta grande soeur".

Diane comprit qu'Aline avait répandu ce qu'elle lui avait dit sous le sceau du secret, et lui jeta un regard noir. Elle tenta de démentir : "Ce 'est pas vrai, je n'ai rien dit". Ce à quoi Tata rétorqua : "Comme si Aline pouvait inventer ça, sans raison. Ne rajoute pas de mensonge à tes moqueries et fausses nouvelles. Sinon, je vais aller le dire à votre mère, et j'imagine que cela pourrait barder pour toi, Diane".




 Aline et moi avions eu du mal à cacher nos rires en entendant
Tata menacer Diane de se plaindre à Maman au risque de provoquer
une fessée pour notre cadette...
Diane avait bien vu nos regards moqueurs...
En y repensant, je me suis mise à craindre qu'elle ne trouve un moyen de
se venger, ce qui risquait de mal se finir pour mon bas du dos...

Je ne pus m'empêcher d'afficher un large sourire, ravie que la peur change de camp et que la moqueuse soit calmée par une menace à prendre au sérieux... Même si je me doutais bien que Tata jouait plus ainsi pour calmer ma soeur plutôt que pour la faire punir vraiment.
En tout cas, Diane n'ajouta pas un mot, mais la connaissant bien, je savais que ces regards noirs qu'elle nous portaient à Aline et moi, témoignaient d'une colère sourde, qui risquait de la pousser à vouloir, sinon se venger, du moins nous attirer à l'une comme à l'autre de vrais ennuis... Du genre claquants de préférence... Et, comme j'avais bien compris que Maman m'attendait au tournant, je me dis que je n'aurais pas dû rire ouvertement des menaces faites à Diane... Cela risquait de ne pas être de bon augure pour mes fesses...


A SUIVRE