mardi 30 juin 2015

Chronique d'un redoublement : 87. Un (assez) bon carnet n'empêche pas de craindre pour l'avenir...

SUITE 86

J'avais un mauvais pressentiment à propos de cette mauvaise note de Babette, et je m'attendais au pire le lendemain au collège.
Toutefois, même en tentant d'épier les conversations qu'elle avait avec d'autres camarades, je ne notai rien de gênant pour moi. Il en fut de même le surlendemain et le jour suivant.
Voilà qui me rassurait, Mme Vitez n'avait donc rien dit à sa fille, et j'étais soulagée, même si Maman était revenue à la charge, me demandant si je savais comment la mère de Babette avait accueilli la mauvaise note de sa fille...
N'ayant eu aucune nouvelle à ce sujet, je ne pus répondre à Maman, et cela m'agaçait qu'elle veuille ainsi savoir de ce que, moi, de mon point de vue évidemment, j'aurais voulu cacher tout le temps...
Comme toujours, le dernier jour du mois, qui tombait donc peu après l'épisode précédent, nous reçûmes le carnet de notes mensuel, et si ce n'était une appréciation plutôt moyenne de la prof d'anglais (ce qui était déjà mieux que les mois précédents), j'affichai un sourire satisfait, sachant pour une fois qu'il n'y aurait pas de mauvaise surprise, ni de conséquences cuisantes pour mon bas du dos.
Je remarquai tout de même que Babette, elle, faisait grise mine. Je compris que, en fait, elle n'avait pas annoncé sa mauvaise note à sa mère, sachant qu'elle serait sur le carnet qui allait nous être donné. Le souci, c'est qu'en plus, la prof de sciences naturelles avait souligné le fait que c'était la plus mauvaise note de la classe et que c'était dû à des leçons non apprises...


 Cette fois, le contenu de mon carnet de notes était satisfaisant,
et je rentrai à la maison, assez confiante. Je ne trainai pas en route,
comme je le faisais quand j'étais persuadée qu'une fessée m'attendait...
J'imaginais au contraire que Babette, elle, devait angoisser...


Et, en regardant Babette prendre le chemin de son domicile, à la sortie du collège, j'avais un peu l'impression de retrouver une démarche sans enthousiasme, pour ne pas dire angoissée, que je connaissais bien pour ma part...
Arrivée à la maison, je fus pour une fois la première à sortir mon carnet et à le montrer à Maman, ce qui me valut une réflexion amusée d'une mère rappelant que ce n'était pas mon habitude...
Sans aller jusqu'à me féliciter, car toutes les notes n'étaient pas au top, et parce que Maman était persuadée que je pouvais encore faire mieux, j'eus droit à un "C'est bien, Christine", qui était pour moi comme un bravo.
Son "Tu vois quand tu veux..." était aussi un compliment assorti d'un "Maintenant, il ne te reste plus qu'à confirmer durant le dernier mois avant les grandes vacances. Et, là, jusqu'au dernier conseil de classe, tu as intérêt à te tenir à carreau... Je ne lâcherai rien, tu le sais, Christine !"
Je tentai de rassurer Maman, lui promettant de bien finir l'année : "C'est promis, et tu vois que je peux avoir de bonnes notes".
Je n'aurais peut-être pas dû focaliser son attention sur ce 16,5 en sciences nat', car Maman, elle, n'avait pas oublié le contexte, et le rappela sous forme d'une question qui prenait la forme d'une autosatisfaction : "Oui, oui, Christine, mais je voudrais être sûre que tu aurais eu une aussi bonne note si, peu de temps avant, je n'avais pas dû encore te rappeler à l'ordre en te flanquant une fessée carabinée ? Tu t'en souviens, j'espère..."
Je baissai la tête, préférant ne rien rajouter, voyant les yeux de mes soeurs qui pétillaient, en se souvenant, elles aussi, de ma dernière déculottée sous leurs yeux au salon....


L'évocation de ma dernière déculottée fit rire sous cape Diane.
Je comprenais dans ses yeux pétillants
qu'elle revoyait la scène... 


Finalement, je m'en voulais presque d'avoir insisté sur cette bonne note, car si ce carnet de notes mensuel n'allait pas me valoir de nouvelle fessée, ma dernière mésaventure était revenue dans tous les esprits. Surtout dans la tête de Diane, tranquille, avec un carnet de notes, une fois de plus excellent. Aline, elle, semblait plus soucieuse, car le sien n'était pas terrible... Maman, même, un instant, en le découvrant, commença à hausser le ton, et à se demander à haute voix si cela ne "méritait pas une bonne fessée"
Maman s'approcha même de ma soeur, esquissant un geste pour lui prendre le bras, et peut-être l'emmener dans sa chambre pour lui régler son compte, mais les sanglots immédiats de ma soeur et ses suppliques eurent raison de la détermination maternelle.
Après lui avoir annoncé que "Comme pour Christine", elle ne "tolérerait rien lors du dernier mois", et que nous pouvions "préparer" nos fesses, elle relâcha Aline. Ceci avant de concéder : "Bon, allez, pour une fois, que les trois carnets sont bons ou acceptables, je vais être clémente", ce qui soulagea ma soeur qui croyait que son heure était venue...


Pour Maman, le carnet d'Aline n'était pas loin de mériter une fessée...
Nous crûmes un instant qu'elle allait lui donner,
mais les promesses et sanglots de ma soeur réussirent pour une fois
à faire changer d'avis Maman...

En repensant à cette conclusion maternelle, je me dis que c'était un peu moi qui avais sauvé ma soeur. En reprenant le raisonnement de Maman à l'envers, cela voulait dire que si Christine ou bien Diane (mais cette dernière hypothèse était peu probable), avait eu un mauvais carnet, la fautive aurait eu droit à la fessée, et Aline aussi... 
D'abord, dans cette hypothèse-là, je ne doutais pas que cela aurait été d'abord Aline qui aurait piaillé la première sur les genoux maternels, sorte d'entrée en matière, avant une tannée plus sérieuse encore, réservée (redoutable privilège) à la grande soeur...
Alors que, je ne suis pas sûre, pour ne pas dire le contraire, que si seul mon carnet avait été mauvais et ceux de mes soeurs corrects, Maman se serait montrer aussi clémente. A mon avis, je n'y aurais pas certainement échappé...

Mais, il en était ainsi, Aline s'en sortait bien, et je ne voulais pas de mal à ma soeur qui avait de la chance sur ce coup-là... Mieux valait penser à autre chose, et se changer les idées en cette soirée de carnet de notes qui s'achevait, pour une fois, par trois lunes blanches...
Le diner fut enjoué et nous eûmes même droit de regarder un film à la télévision, le lendemain étant le premier jour du week-end.
En venant nous coucher ensuite, j'entendis Maman rappeler à Aline que dès lundi, il allait falloir s'accrocher pour réussi le dernier mois. J'eus droit au même sermon, assorti d'un "Tu vois que c'est quand même mieux de ramener des bonnes notes", mais ponctué d'un "Je t'ai assez prévenue, Christine. C'est la dernière ligne droite. Alors, il n'y aura pas à discuter quoi que ce soit... Le moindre faux pas sera sanctionné, et tu sais ce qui t'attend"...


Si Maman, sans aller jusqu'à me féliciter, reconnaissait que
c'était mieux de ramener de bonnes notes,
elle n'oubliait pas de me rappeler "ce qui m'attendrait" en cas de faux pas...
Et si elle ne précisait pas quoi, moi, dans cette chambre qui en avait connu
tant d'épisodes, je ne savais que trop ce qu'il en retournait... 

J'aurais voulu me boucher les oreilles, lui dire de se taire, lui répondre que je le savais bien, qu'à force de me le répéter je ne pouvais pas oublier, mais cela n'aurait fait que repartir la conversation sur un sujet que j'aurais bien aimé éviter, au moins ce soir-là...
En effet, pour une fois où j'étais rentrée sans guère d'appréhension (même si je demeurais toujours méfiante), ramenant un carnet de notes tout à fait acceptables voire correctes, j'avais pu faire le chemin sans imaginer qu'il déboucherait sur les genoux maternels... Mais, dès l'examen des résultats, alors que j'aurais bien fanfaronné, Maman n'avait pas manqué d'associer ma réussite à l'efficacité de ses méthodes, mettant mon 16,5 au crédit de la tannée reçue devant mes soeurs.
Et, alors que nulle n'avait été punie sous notre toit ce soir-là, et que j'aurais donc pu m'endormir apaisée et confiante, c'était au contraire les menaces réitérées de Maman qui hantaient mes pensées, une petite voix venant me répéter : "Tu as vu combien Maman ne rigole pas. Il va falloir faire gaffe jusqu'au dernier jour, sinon, ça va barder... Ma pauvre Christine, Maman ne lâchera rien... Je ne donne pas cher de tes fesses, quand elle va s'en occuper... Ne te fais pas d'illusions... Il y a de la déculottée dans l'air... Et tu auras de la chance si ce n'est pas devant tes soeurs..."


Alors que mon (assez) bon carnet m'avait épargné une chaude réception,
les menaces maternelles pour ce dernier mois trottaient dans ma tête,
angoissantes car je savais que Maman tiendrait parole...
Je n'arrivais même pas à imaginer quiconque d'autre en mauvaise posture,
seuls les souvenirs de la déculottée et de la longue tannée
reçue devant mes soeurs remontaient comme si j'en sentais encore la claquée...

Allez vous endormir quand tout cela vous trotte dans la tête... Je ne trouvais rien pour me consoler et apaiser mes peurs. L'idée me vint que je n'étais pas forcément seule en ce cas, qu'il y avait aussi Aline, promise aux foudres maternelles si elle ne travaillait pas...
Je pensai également un instant à Babette, en me disant que peut-être sa mère allait changer de méthode, mais, une fois encore, je n'arrivais pas à l'imaginer, et mes pensées me ramenaient à des images et des sensations vécues sur les genoux de Maman, celles de bonnes fessées reçues devenant annonciatrices de possibles, pour ne pas dire de probables déculottées à venir...


A SUIVRE

mardi 23 juin 2015

Chronique d'un redoublement : 86. De comment j'avais connu Babette, à une bonne note mais pas pour elle

SUITE 85

Les confidences de Maman à Mme Vitez m'ont fait cauchemarder une bonne partie de la nuit. J'étais certes habituée à ce que mes "exploits" soient l'objet de confidences sur le plan familial et des amis proches, voire du voisinage. Mais, là, cela tombait mal, en touchant la mère d'une camarade de classe que je n'appréciais guère.
Et, surtout, poussée par les questions de son hôte, qui semblait vouloir tout savoir, Maman n'avait rien caché ni de sa méthode, ni du dernier épisode qui se trouvait être un des plus marquants de l'année...


 Poussée par les questions de Mme Vitez, 
Maman avait justifié sa méthode en ne cachant rien
du dernier épisode où j'avais été déculottée
et fessée au salon devant mes soeurs...
Je rougissais de loin en écoutant ces confidences gênantes...


Quand bien même Maman aurait juste dit à Mme Vitez que ses filles recevaient encore la fessée, et que cela arrivait encore à son ainée par une explication à deux le soir au moment du coucher, j'aurais déjà eu du mal à cacher ma honte. Mais, là, cela ne pouvait guère tomber pire, en survenant peu après une déculottée magistrale administrée devant mes soeurs au milieu du salon.
Et si vous ajoutez que Maman avait précisé que ce n'était pas un cas isolé, que c'était parce que la fessée pour la colle précédente n'avait à l'évidence pas suffi, et que de ses trois filles j'étais la plus souvent servie, cela ne me permettait plus de faire croire que c'était un événement exceptionnel si le sujet de conversation revenait devant la mère de Babette, et évidemment devant sa fille à qui elle allait peut-être raconté tout ou partie des confidences de Maman Spaak.
Je me rappelle qu'un jour en vacances, j'avais été menacée d'une fessée devant une copine de plage, et je lui avais fait croire que c'était une menace plus ou moins en l'air, qu'il n'y avait plus que mes soeurs qui y avaient droit. Et comme un autre rappel à l'ordre maternel avait suivi quelques minutes plus tard, j'avais dû concéder que cela arrivait encore, mais deux ou trois fois par an seulement...


Non seulement, Mme Vitez savait que je recevais encore la fessée,
mais que c'était fréquent et "nécessaire" selon Maman
qui croyait en les vertus d'une bonne déculottée,
même, pour ne pas dire surtout pour son ainée...


Cette fois, les confidences n'avaient rien omis et je priais dans ma tête pour que Mme Vitez n'en dise pas trop à sa fille...
Babette, je la trouvais "bête", cela rimait et on en pouffait entre copines dès la première année où je l'ai connue. C'était à l'entrée en Sixième. Elle arrivait d'une autre école primaire de notre ville et faisait grande godiche à mes yeux, surtout que j'avais un an de moins qu'elle, ayant sauté une classe de maternelle.
Comme elle, notre première année de collège ne fut pas terrible, mais j'étais passée en Cinquième surtout grâce à l'intervention de Maman qui promettait que je travaillerais mieux, Babette redoublant de son côté.
Je me suis ainsi retrouvée une classe au dessus d'elle durant ma première Cinquième, et j'avoue que nous nous moquions parfois d'elle, avec le sentiment d'être dans la classe d'au dessus par rapport à elle.
Or, comme on le sait depuis le début de cette chronique, mon comportement insouciant, ma propension à faire le clown, et des résultats en dents de scie ont fait que j'ai perdu mon année d'avance en redoublant à mon tour, ce qui fait que j'ai retrouvé Babette dans ma deuxième classe de Cinquième, et nous ne nous sommes jamais réconciliées vraiment.
Chacune avait son petit clan d'amies, Babette en ayant plus que moi du fait qu'elle était avec les mêmes depuis sa seconde Sixième.
Bref, sans être ennemies, nous n'avions pas d'atomes crochus et nous nous ignorions plutôt. Et puis, en recherchant dans nos souvenirs, je me rappelais qu'une des premières fois où j'avais récolté deux heures de colle, c'était une punition collective pour bavardage touchant quatre élèves de la classe, dont Babette et moi. Et je me souvenais bien qu'elle était revenue le surlendemain en cours en rageant parce que sa mère, à titre de punition, l'avait en conséquence privée d'aller à l'anniversaire de sa voisine de classe. 
Elle trouvait cela injuste d'être punie une seconde fois, et s'épanchait auprès de ses copines pour qu'on la plaigne... Si on l'écoutait, c'était elle la victime, celle qui était condamnée à une double peine, et que nous aurions dû soutenir en lui remontant le moral...
J'avoue que j'avais eu du mal à faire semblant de la plaindre. Au fond de moi, j'en étais presque jalouse et je me morfondais en secret en me disant que c'était moi qu'il fallait plaindre et pas elle...
Mais, je préférais à l'évidence garder tout cela pour moi, imaginant trop bien quelle aurait été la réaction de Babette et de la classe si j'avais expliqué quelle avait été ma réception à la maison la veille au soir... Car, moi aussi, j'avais subi le sermon maternel, malgré mes explications arguant qu'il s'agissait d'une punition collective, et que ce n'était pas moi qui bavardait le plus, etc., etc.
Rien de mes demandes de pardon, de mes supplications, ni de mes promesses de ne plus bavarder n'avait réussi à faire changer la détermination maternelle, bien décidée à appliquer la seule méthode qui, selon elle, nous ramenait dans le droit chemin...




Ce jour-là, en Sixième alors que Babette était privée de goûter anniversaire
à cause d'une colle collective, j'avais eu droit, avant de me coucher, 
à une fessée maternelle magistrale...
Je n'allais surtout pas le dire à mes camarades, ni tenter de me faire plaindre...

Alors, il est facile de comprendre que, devant une Babette se plaignant d'être privée d'un goûter anniversaire, je n'allais pas expliquer que moi, Christine, je m'étais retrouvée étendue sur les genoux maternels, culotte baissée pour une fessée magistrale... J'aurais eu trop peur que Babette et toute la classe ne se moquent de moi... Même si d'autres étaient soumises à un régime similaire, personne ne s'en vantait...
Alors, si je me souvenais bien de cette scène où Babette se plaignait en Sixième, je ne pouvais que vivre mal le fait que, deux ans plus tard, mes mésaventures fessières aient été détaillées à la mère de Babette, imaginant bien que l'histoire risquait de prendre un tour qui me faisait angoisser à l'avance...
Le lendemain, je suis retournée en classe, en tendant le dos, me demandant bien si Mme Vitez avait ou non évoqué les méthodes de Maman avec sa fille...
Moi qui étais peu portée à fréquenter Babette, qui l'ignorais plutôt, je me suis mise à l'observer, à m'arranger pour être proche d'elle quand elle discutait avec d'autres, car je ne voulais pas être prise au dépourvu, et laisser se propager une rumeur dans mon dos. Et même si tout était vrai, j'étais bien décidée à nier l'évidence et à ne surtout pas admettre ce qui pourtant n'était que vérité vraie...
Quelques jours passèrent toutefois, et je commençai à être rassurée. Mme Vitez avait dû garder les confidences maternelles pour elle seule. Je pensais bien qu'elle n'avait certainement pas oublié ces confidences de ma chère mère, mais il est vrai qu'elle n'avait pas de raison particulière de se précipiter pour mettre Babette dans la confidence. Surtout si elle n'avait rien à reprocher à sa fille...
De mon côté, la confiance revenait donc, et un 16,5 sur 20 obtenu en sciences naturelles  (une matière qui ne me passionnait pas trop, car c'était surtout des choses à apprendre sans réfléchir), me ramena le sourire et les félicitations maternelles, derrière lesquelles je voyais bien qu'elle attribuait une part de cette bonne note à une certaine récente déculottée magistrale et démonstrative...




Mon 16,5 ravissait Maman, mais je sentais bien
qu'elle se félicitait d'avoir sévi récemment, 
et de m'avoir allongée sur ses genoux
pour une tannée devant mes soeurs...
Pour elle, cela m'avait assurément assagie... 

Maman était contente, et je savais même que le carnet de notes de fin mai, l'avant-dernier de l'année, qui arrivait dans deux ou trois jours, ne poserait pas de problème. Après, sur la lancée, il n'y aurait plus qu'à passer le dernier mois et en finir enfin avec cette année de redoublement.
Ravie de cette bonne note, je me vantai d'avoir eu la deuxième meilleure note, seule Claire ayant eu un 17. Maman m'interrogea sur les autres filles qu'elle connaissait et j'étais fière de montrer que j'avais eu un meilleur résultat, non sans que Maman minimise en disant que, pour une redoublante, c'était assez normal d'être dans les meilleures...
Maman me demanda aussi : "Au fait, quelle note a eu Babette ?" et je m'entendis dire d'un ton enjoué : "Pas terrible. Elle n'avait pas révisé sa leçon, et elle a récolté un 3 sur 20" !
Le regard de Maman brilla, comme si elle était soulagée que ce ne soit pas moi qui avais récolté la plus mauvaise note de la classe. Elle commenta avec un petit air presque amusé : "Ah, j'en connais une qui ne va pas être contente. Pauvre Mme Vitez... Je me demande bien comment elle va réagir... J'aimerais bien savoir..."
Je ne me risquai surtout pas à commenter, imaginant que cette pimbêche de Marie-Elisabeth s'en sortirait encore avec quelques soirées sans télé, ou je ne sais quoi de bénin...  J'étais surtout contente que ce ne soit pas moi la dernière au 3 sur 20, car je savais trop bien comment Maman aurait réagi, et j'aurais sûrement déjà été en train d'attendre dans ma chambre ma prochaine déculottée...
J'y repensai, le soir en m'endormant, tentant d'imaginer Mme Vitez donnant la fessée à Babette, mais les images qui me tournaient dans la tête ressemblaient plus à Christine sur les genoux maternels, tellement je n'arrivais pas à y croire...




En repensant à la note de Babette, j'essayais d'imaginer Mme Vitez suivre
les conseils maternels en corrigeant cette pimbêche.
Cela m'aurait tellement plu, tellement soulagée...
Mais, les images qui me venaient étaient faites à partir de mes souvenirs...
C'était une de mes fessées qui me revenait en tête,
c'était moi qui frissonnais quand ma culotte glissait vers le bas,
c'était mes fesses qui rougissaient sous la claquée magistrale...
 


La chose qui me tarabustait aussi les méninges, était la phrase de Maman  : "J'aimerais bien savoir", en parlant de la réaction de Mme Vitez, ce qui pouvait faire entendre que le sujet reviendrait dans les discussions maternelles, et cela ne me rassurait guère...

A SUIVRE 

dimanche 24 mai 2015

Chronique d'un redoublement : 85. De Christine "calmée" et sage aux grandes confidences entre mères...

SUITE 84 

Connaissant par coeur les raisonnements maternels, et sachant mieux que quiconque comment elle les appliquait, j'avais bien conscience que cette nouvelle colle était arrivée au mauvais moment, et je n'avais pas eu le moindre doute, dès la décision de la prof d'anglais, de ce que cela allait me valoir. Je n'avais qu'à me préparer à retrouver les genoux maternels...
Mais, si j'avais la (quasi) certitude que j'étais bonne pour une nouvelle fessée, je ne m'attendais pas à la recevoir sous les yeux de mes soeurs, au milieu du salon familial...
Maman avait voulu marquer le coup et me faire comprendre que puisque les fessées données dans ma chambre, à l'abri des regards, lors des dernières colles, n'avaient pas suffi à me dissuader de recommencer, cette déculottée devant Aline et Diane me calmerait peut-être mieux, tout en servant d'exemple pour les petites.
Et il est vrai que c'est surtout cela que j'en retenais : la déculottée semi-publique qui faisait de cette nouvelle fessée un événement encore plus mémorable. En tout cas, rarement je ne m'étais sentie aussi honteuse, et je fis tout mon possible les jours suivants pour ne pas fâcher à nouveau Maman, ni même récolter la moindre remarque qu'elle n'aurait pas manqué d'assortir de menaces en rapport avec ce qui m'était arrivé...




Je fis mon possible les jours suivants pour ne pas fâcher Maman.
Me faisant réciter mes leçons le soir, elle remarquait bien 
mon changement d'attitude qui ne faisait que la conforter
dans l'idée que sa méthode était bien la plus adaptée à mon cas... 

Une fois encore, mon attitude de petite demoiselle redevenue calme et même travailleuse ne pouvait que conforter Maman qui devait se dire qu'elle avait bien fait de sévir ainsi, et allant sûrement jusqu'à se reprocher à elle-même d'avoir trop tardé pour ramener sa fille dans le droit chemin.
Mais, d'un autre côté, je n'allais tout de même pas continuer à chahuter et à ne travailler qu'un minimum pour lui faire croire que sa méthode n'était pas efficace. Je crois hélas que si j'avais fait ainsi, elle n'aurait pas hésité à me rougir à nouveau les fesses...
Arrivée à un moment charnière de l'année scolaire, au milieu du dernier trimestre, ma fessée aura en tout cas été largement commentée, en famille et avec les proches. A six semaines environ des vacances, il est vrai que le sujet des résultats scolaires revient souvent dans les conversations entre interlocuteurs se demandant si les enfants travaillent bien, dans quelle classe ils seront, etc., etc.
De fait, malgré une année bien meilleure que la précédente, sans pour cela atteindre les sommets dont rêvait Maman, mon faux pas en matière de discipline et un léger relâchement au plan du travail, ne manquaient pas d'être soulignés dans les discussions avec Mamie, Tata, voire avec des voisins ou encore des commerçants, comme la boulangère du quartier. Et comme Maman ne cachait guère les conséquences que cela avait eu pour moi, le disant de façon à peine voilée lorsque j'étais à ses côtés, je me doutais bien qu'en mon absence, entre femmes ou mères, elle était sûrement encore plus explicite...
La preuve m'en fut donnée quelques jours plus tard. Chaque semaine, nous allions à la bibliothèque municipale pour prendre des livres, et ramener ceux de la fois précédente.
Mes soeurs mettaient longtemps à choisir les ouvrages, souvent des bandes dessinées, alors que j'avais l'habitude de suivre certaines collections de livres jeunesse, que je me mettais à commencer à lire sur un banc du hall d'entrée, en attendant que les petites reviennent.
Maman patientait aussi, bavardant avec les employés ou d'autres connaissances. Cette fois, elle se trouva dans le hall au moment où Mme Vitez, la Maman de Marie-Elisabeth faisait la queue pour faire pointer ses livres.




Nous nous étions retrouvées à la bibliothèque municipale
en même temps que Mme Vitez et sa fille Marie-Elisabeth,
qui était une fille de ma classe que je n'appréciais guère... 

Marie-Elisabeth, que l'on appelait tous Babette, était une fille de ma classe, que je n'aimais guère. Elle avait un an de plus que moi (elle n'ayant pas sauté une classe primaire comme moi), et avait redoublé sa Sixième. J'avais donc été une année au dessus d'elle, et on s'était donc retrouvées, elle me rattrapant puisque je redoublais la Cinquième.
Babette, fille d'un gros négociant en vins et charbon, était du genre à se vanter, et à jouer les pimbêches. Nous avions de ce fait peu d'amies communes.
Ne supportant pas que sa mère attende dans la file et en profite pour bavarder avec Maman de la kermesse de fin d'année où elles devaient tenir un stand, Babette fit une ou deux réflexions accompagnées de gros soupir que je ne me serais pas permise de faire à ma propre mère.
Babette voulait rentrer, leur maison n'étant qu'à deux rues de là, mais sa Maman lui demanda de patienter. Babette rétorqua : "J'en ai marre. Faut toujours faire comme tu veux. C'est pas juste !", en assortissant sa râlerie d'un coup de pied dans le mur. Mme Vitez réagit en tirant sa fille par l'oreille et en lui disant : "Bon, ça suffit, Marie-Elisabeth. Rentre à la maison, et tu seras privée de télévision pendant une semaine. J'en ai assez de tes caprices, moi."
J'entendis Babette, vexée d'avoir été réprimandée devant moi, se retourner en marmonnant : "Je m'en fiche", ce que Maman aussi perçut en fronçant les sourcils, mais Mme Vitez préféra faire comme si elle n'avait pas entendue...
Aline et Diane arrivant avec leurs BD sous le bras, nous partîmes, non sans que Maman ait invité Mme Vitez à passer à la maison pour discuter cinq minutes du futur stand.
De retour à la maison, Maman demanda aux petites d'aller lire ou jouer tranquillement dans leur chambre, et de ne pas la déranger pendant qu'elle parlerait avec Mme Vitez. Et, comme je n'avais pas fini ma rédaction, Maman me fit m'installer au calme sur la table de la cuisine, afin d'éviter des chamailleries si nous avions été les trois filles à l'étage.
La mère de Babette arriva peu après, et Maman fit chauffer de l'eau pour lui offrir une tasse de thé. Allant et venant entre la cuisine et le salon où elle avait fait s'asseoir sa visiteuse, pour surveiller la bouilloire, ramener les tasses, aller chercher des petits gâteaux, Maman avait laissé les portes grande ouverte, pour guetter aussi si je travaillais bien et si les petites ne chahutaient pas.


Maman avait fait asseoir Mme Vitez au salon, et les deux mères
entamèrent un dialogue que j'entendais parfaitement,
et où Maman ne cacha rien à son hôte, de ses méthodes,
ni des bons résultats qu'elle en tirait... 


J'étais donc en mesure de tout entendre de la conversation, qui régla rapidement la question du stand de la kermesse pour aborder des thèmes plus familiaux. Mme Vitez en profita pour demander à Maman d'excuser le comportement de sa fille, ajoutant : "Vous savez, ce n'est pas simple à cet âge-là Je ne sais pas comment c'est chez vous, mais j'ai de plus en plus de mal avec Marie-Elisabeth".
Maman rétorqua : "Ce n'est pas toujours simple en effet. Il y a des hauts et des bas, des bons moments, des sales quarts d'heure. Le tout, c'est de réagir à temps pour ne pas se laisser déborder..."
Mme Vitez acquiesça : "Surtout que vous avez trois filles. Moi, avec simplement Marie-Elisabeth, qui est fille unique, il y a des jours j'ai l'impression que je n'y arrive plus Je vous avouerais que par moments, si je ne me retenais pas, je lui donnerais des claques..."
Je devinai que Maman avait dû faire une drôle de mine, ou un petit sourire en coin, car Mme Vitez interrogea : "Cela a l'air de vous surprendre. Vous trouvez que j'exagère ?"
Je tendis encore plus l'oreille, redoutant la suite de la conversation, pressentant que Maman allait se montrer bavarde sur le sujet...
En effet, elle répliqua : "Oh, non bien sûr, je ne me permettrais pas de vous critiquer, mais puisque vous me demandez mon avis, je pense que je ne me serais pas retenue de lui donner une paire de claques si Christine m'avait répondu comme Babette l'a fait. Et quand je dis une paire de claques, cela aurait été même davantage en ce qui la concerne... Je n'en suis plus aux simples privations de télé ou d'argent de poche que j'applique aussi de temps à autre, mais c'est en plus de la seule bonne vieille méthode qui fonctionne avec mes trois filles".
J'apercevais Maman assise de dos sur l'un des fauteuils du salon, et je la vis agrémenter sa dernière phrase d'un petit geste sans équivoque de la main droite avec la paume ouverte... J'avais le coeur qui battait la chamade et j'aurais bien essayé de trouver n'importe quoi pour faire diversion et mettre un terme à leur conversation...


La mère de Babette buvait les paroles de Maman,
et l'on devinait à son ton, qu'elle était moitié étonnée,
et moitié curieuse, pour ne pas dire amusée,
d'apprendre que l'ainée des Spaak recevait encore la fessée... 


Mme Vitez hésita entre acquiescement et étonnement : "La fessée ? Vous donnez encore la fessée aux trois ? J'avoue que cela m'arrivait de calmer ainsi Marie-Elisabeth, quand elle faisait ses colères de gamine, mais plus depuis qu'elle est entrée au collège. C'est vrai qu'avec vos deux petites, ça se comprend. Elles doivent avoir leurs périodes difficiles, et tant que vous y êtes, que la grande sache qu'elle peut y avoir droit de temps à autre, cela peut se montrer efficace. Alors donc, dites-moi, il arrive que vous donniez encore parfois la fessée à votre grande Christine ?"

Maman ne se fit pas prier pour confirmer : "Non, je n'ai pas arrêté, parce que c'est à l'évidence la seule méthode qui fasse de l'effet. Et quand vous dites "parfois", je vais sûrement vous étonner, mais il y a bien souvent des périodes où c'est Christine qui en reçoit le plus. De toute façon, elle est prévenue, et elle sait que je tiens mes promesses. Je ne vais certainement pas faiblir, surtout en cette année de redoublement, sinon elle sera trop tentée d'en profiter..."


 Non seulement, Maman avait confié à Mme Vitez
que je recevais encore la fessée, mais elle n'avait pas caché 
que c'était souvent plus que mes soeurs...
Et les confidences n'allaient pas en rester là pour ma grande honte...

Mme Vitez fit part d'une réflexion : "C'est vrai que si j'avais continué à sévir durant la première Sixième de Marie-Elisabeth, elle n'aurait peut-être pas redoublé. Cela dit, votre Christine a quand même redoublé, elle aussi..."
Maman renvoya l'argument, comme si elle avait besoin de se justifier : "C'est vrai, mais Christine, elle, avait un an d'avance, et a eu plus de mal à s'adapter au collège, où l'on a plusieurs profs, et où l'on est moins surveillé qu'en primaire. Elle a essayé d'en profiter, et je lui ai laissé un peu trop la bride sur le cou, car c'était une période délicate aussi pour Aline. Je m'en veux d'ailleurs de ne pas m'en être aperçue plus vite. Quand j'ai vraiment repris la main, c'était presque trop tard, et on a préféré avec le conseil des enseignants, la faire redoubler pour repartir sur de bonnes bases. Et, globalement, cela fonctionne mieux, c'est vrai. L'année scolaire devrait s'achever de façon positive cette fois."
Mme Vitez  convint que la méthode maternelle avait du bon : "J'aimerais en dire autant, mais Marie-Elisabeth m'en fait voir encore des vertes et des pas mûres, et c'est vrai que les privations de télé ou de sortie ne font guère d'effet, surtout qu'au bout de quelques jours, j'ai tendance à lever les sanctions, quand je sens qu'elle est plus calme".
Maman rétorqua : "Là, sans vouloir vous critiquer, je ne suis pas sûre que ce soit la bonne solution. Revenir sur une punition, c'est la porte ouverte à ce que votre fille ne vous croit pas ou qu'elle se dise qu'elle pourra vous amadouer à la longue".
La mère de Babette admit que sa fille la menait parfois par le bout du nez, en ajoutant comme une évidence : "C'est vrai qu'une fois la fessée donnée, on ne peut pas revenir en arrière".

Maman acquiesça, avant de proposer à son hôte de reprendre une autre tasse de thé, pour laquelle elle revint dans la cuisine faire réchauffer l'eau de la théière. Elle vérifia que mon travail avançait, ce qui n'était pas vraiment le cas. "Allez, ne rêvasse pas, Christine. Tu ne voudrais pas que je me fâche, ma chérie ?", dit-elle d'un ton un rien ironique, qui me fit grimacer. Elle comprenait bien que sa conversation avec Mme Vitez me déplaisait particulièrement, mais la justifia : "Si cela te gêne que je raconte tes exploits, Christine, tu n'as qu'à mieux travailler et moins bavarder pour ne plus mériter de nouvelles fessées... Ce n'est pas moi qui ai récolté encore deux heures de colle..." 




En revenant faire chauffer de l'eau, Maman vit bien à ma mine que sa conversation
avec Mme Vitez me gênait et que je n'avais pas l'âme à travailler... 
Elle reprit son argument habituel qui était qu'elle n'aurait rien à raconter 
si je n'avais pas été collée et mérité cette nouvelle fessée...


Mme Vitez, depuis le salon, avait entendu au moins la dernière phrase de Maman, et elle l'interrogea quand elle revint avec l'eau bouillante : "Christine ramène souvent aussi des heures de colle ? Marie-Elisabeth en a eu deux fois depuis le début de l'année. Je lui ai fait faire des devoirs supplémentaires pour la peine. Si j'ai bien compris, cela a été plus radical pour Christine ?"
Je tendis le dos, certaine que Maman allait répondre du tac au tac, ce qui fut le cas : "Moi, les heures de colle, je ne peux pas supporter. Une mauvaise note, cela peut se discuter, il peut y avoir eu une incompréhension, une erreur, mais les heures de colle, c'est la plupart du temps pour bavardage, chahut, ou copiage sur la voisine. Christine s'est même faite une spécialité des colles avec certains enseignants, comme Mlle Paule, la prof d'anglais, chez qui elle devrait pourtant faire attention, se tenir à carreau. Et bien, non, Mademoiselle collectionne les heures de colle en anglais. Mais je ne déroge pas à ma règle, c'est "collée au collège, fessée à la maison" ! Au moins, c'est clair. D'ailleurs, cela doit faire de l'effet car Christine en a quand même reçu cette année, moins que l'an dernier. Même si la dernière date à peine de la semaine dernière... A un moment crucial de l'année scolaire. Et je crois que celle-ci, Christine s'en souviendra longtemps..."
Inutile de dire que cette dernière petite phrase me fit grincer des dents à distance, et suscita surtout la curiosité de Mme Vitez, qui émit une hypothèse : "Et pourquoi donc ? Laissez-moi deviner... Parce que vous lui avez baissé sa culotte à votre petite demoiselle ?"


Non seulement, Maman venait d'expliquer son principe indéfectible, 
qui était "collée au collège, fessée à la maison",
mais elle avait bien précisé que la fessée était toujours déculottée... 


Maman se mit à rire, expliquant à la mère de Babette : "Bien sûr que je lui ai baissé sa culotte. Si je veux bien lui rougir les fesses, pas question de garder la moindre protection. Mes filles le savent bien, et Christine en particulier, avec Maman, la fessée, c'est une bonne fessée déculottée, et tant pis si cela lui fait un peu honte, les claques sont plus efficaces quand les fesses sont à l'air... Non, cette fois, comme c'était la deuxième colle de suite en anglais, et comme la première lui avait déjà valu une déculottée maison le soir dans sa chambre, j'ai voulu marquer le coup, et ma grande fille a reçu sa fessée, ici dans le salon, j'étais même à la place où vous êtes, et je lui ai baissé sa culotte devant ses soeurs ! Elles ont ainsi pu voir ce qui arrivait quand on persistait à ne pas écouter en cours... Et je peux vous dire que je n'y suis pas allée de main-morte et que Christine a eu ce qu'elle méritait, une tannée magistrale. Et, je ne le regrette pas, car j'avoue que depuis, mon ainée se tient à carreau, et ce n'est pas elle qui oserait me répondre en public..."
Mme Vitez soupira : "Je dois dire que je vous envie presque de savoir tenir ainsi votre petite famille. A se demander si je ne devrais pas parfois en revenir à vos méthodes..."
L'heure avançant, la visiteuse prit congé, visiblement ravie de cet échange, ce qui n'était pas mon cas, surtout avec la mère d'une fille de ma classe qui n'était, qui plus est, pas ma copine... 


Maman ayant raconté que ma récente fessée m'avait été donnée au salon
devant mes soeurs, je ne doutais pas un seul instant que Mme Vitez
se soit mise à imaginer la scène...


Au passage, Mme Vitez entra dans la cuisine pour me dire au revoir. Elle regarda d'un oeil ma rédaction que j'écrivais péniblement, et que je n'avais pas tellement avancée, troublée par ce que j'entendais. La mère de Babette avait un petit amusé, et elle commenta : "Allez, Christine, continue à travailler. Ce serait dommage d'avoir une mauvaise note, ou même des heures de colle si ton devoir n'est pas rendu à temps... Je crois que ta Maman ne serait pas contente... Et, si j'ai bien compris, tu sais déjà ce qui t'arriverait... Je suis sûre que tu n'en as pas envie..."
Mme Vitez s'était amusée à faire un petit signe évocateur avec la main ouverte... J'en ai rougi comme une tomate mûre... J'ai balbutié : " Euh, oui, euh, enfin non, non !" en baissant la tête pour cacher mon trouble. 
Maman en sourit, ajoutant : "C'est vrai, ça, la Maman de Babette a raison, Christine. J'espère que tu vas bien finir tes devoirs. Ce serait dommage que tu doives encore préparer tes fesses..." Même si le ton était celui de la boutade un peu forcée, cette seule évocation me donna la chair de poule. 
Heureusement, Mme Vitez n'en rajouta pas, tournant les talons pour suivre Maman vers le vestibule. Je me remis en face de ma copie, mais il me fallut plusieurs minutes avant que je me concentre à nouveau. Et je réussis à achever la rédaction très correctement, retrouvant une motivation supplémentaire par cette menace qui n'était pas forcément sérieuse, mais dont la seule évocation me faisait cauchemarder éveillée...


Plus tard, et pendant un très long moment avant de m'endormir, je repensai à tout ce que Maman avait confié à Mme Vitez. C'est vrai que tout cela, mes soeurs, ma tante, ma grand-mère, la boulangère, et quelques autres proches ou voisins, le savaient, et n'ignoraient pas grand chose de mes rendez-vous avec les genoux maternels... Mais, là, c'était quelqu'un de plus qui découvrait tout d'un coup, et c'était surtout la mère d'une fille de ma classe... 
J'imaginais déjà ce qu'elle allait bien pouvoir raconter à sa fille...

A SUIVRE 

mardi 28 avril 2015

Chronique d'un redoublement : 84. Du sermon maternel aux bavardages moqueurs des petites

SUITE 83

J'étais retombée des cuisses maternelles me retrouvant à genoux, par terre, toute recroquevillée en boule, presque comme un paquet de linge sale. Je suffoquais, les dernières claques ayant parachevé de façon magistrale une tannée marquante dans tous les sens du terme. 
Il y eut un moment de silence, où l'on n'entendait que mes pleurs, Maman reprenant elle aussi son souffle, et mes sœurs n'osant rien dire, demeurant quasiment bouche bée.
Ma robe était retombée dans mon dos, cachant l'essentiel de mes fesses, ma main droite restant au contact de ma mappemonde écarlate, ressentant sa chaleur, sans pouvoir la soulager, l'épiderme étant comme à vif. 



Je m'étais effondrée par terre, suffoquant, la lune écarlate,
épuisée et vaincue par une tannée mémorable...


J'étais épuisée, comme si je sortais d'une essoreuse, littéralement vaincue, sans force.
Il faut dire que j'avais mis tellement angoissé, j'avais tellement pensé à cette fessée depuis que la prof d'anglais m'avait collée, j'avais tellement ramené de souvenirs cuisants dans ma tête, que j'avais vécu les dernières heures, et pire encore les dernières minutes comme si j'étais une pile électrique, un paquet de nerfs à vif.
Et la volée reçue avait calmé toute cette tension que je ressentais encore au début de la fessée, quand je tentais de retenir mes cris, quand je ne voulais pas me donner en spectacle devant mes soeurs. Mais, à partir du moment où la chaleur des claques, où la douleur croissante avait vaincu ma résistance, je m'étais exprimée sans retenue, gigotant, criant, pleurant, à m'en épuiser moi aussi.
J'aurais presque pu rester là, en boule sur le sol, comme si après avoir subi cette tannée en famille, cela ne me faisait plus rien de me montrer ainsi.
C'est Maman qui me sortit de ma torpeur :  "Allez, Christine, ne reste pas plantée là, c'est fini... A moins que tu ne veuilles remonter sur mes genoux..."
Je me redressai à moitié, le regard implorant, murmurant un "Oh, noooon" entre deux sanglots.
Maman reprit : "Rhabille toi correctement, et ramasse donc ta culotte qui est tombée par terre. Tu peux la remettre maintenant..."
Mes dernières ruades avaient en effet fait descendre à mes chevilles, puis projeté ma culotte de coton blanc à distance, juste devant les pieds de Diane. Ma soeurette, toujours assise sur le canapé, comme au premier rang, se pencha pour ramasser ladite culotte et me la tendre, avec un petit regard narquois...
Je tentai de la remettre le plus rapidement possible, mais mis les deux pieds du même côté et trébuchai, me retrouvant accroupie, remontrant un instant une moitié de ma lune écarlate.



J'avais ramassé ma culotte et tentai de l'enfiler en vitesse.
Mais, j'étais titubante, et retombai à genoux après une première tentative
où je m'étais dans ma précipitation emmêlé les deux jambes.

"Quelle maladroite, tu fais, Christine, va donc te rhabiller dans ta chambre. Je ne veux plus te voir jusqu'au diner...", ordonna Maman. Je m'exécutai en quittant le salon, tenant ma culotte d'une main et allant me réfugier enfin dans ma chambre à l'abri de tous les regards...
C'est là que j'ai pu essuyer mes larmes, et reprendre mon souffle, en m'allongeant sur mon lit et en pleurant doucement, longuement, très longuement...
Une heure plus tard, je compris d'après les bruits venant du bas que l'on y mettait le couvert. Le diner ne tarderait pas.
Sans qu'on me l'ait demandé, peut-être par réflexe de quelqu'un qui veut se montrer sage, je me mis en pyjama, constatant au passage que mes fesses étaient encore bien roses, mais qu'elles ne me piquaient plus. J'en retirai une impression étrange, me sentant quand même mieux après la fessée que je ne l'étais avant. Comme si j'étais soulagée que le sale quart d'heure soit passé, consciente que j'étais que de toute façon je n'y aurais pas échappé. 




Pour me mettre en pyjama, je me déshabillai, constatant
dans la glace combien mes fesses avaient été rougies
sur toute leur surface... Mais je me sentais soulagée, l'épreuve passée,
après l'avoir tellement redoutée durant ces dernières heures...


Quand Maman nous appela pour le dîner, mes soeurs qui étaient revenues dans leur chambre, se précipitèrent dans l'escalier pour gagner la cuisine. J'attendis une minute puis je descendis plus lentement, pas pressée de retrouver leurs regards, sachant que, comme tout à l'heure, trois paires d'yeux allaient me scruter, heureusement cette fois sans voir aussi mes fesses...
Maman remarqua ma tenue : "C'est bien, Christine. Tu t'es mise en pyjama, sans que j'ai à te le demander. Comme quoi, une bonne fessée peut vous transformer une grande fille indisciplinée en demoiselle sage..."
J'aurais dû me douter que j'allais avoir droit à ce genre de réflexion, mais j'avais changé de tenue sans trop réfléchir, voulant me montrer capable d'initiative. Mais, je vécus mal ce diner où j'étais la seule en pyjama, ce qui me ramenait à mon statut de gamine ayant encore reçu la fessée...
Par chance, et certainement par volonté maternelle, l'épisode ne fut guère commenté durant le repas, même si je sentais Diane très prête à se moquer, alors qu'Aline était plus réservée, ayant été plus impressionnée que sa cadette, et comprenant qu'elle pourrait être la prochaine sur les genoux maternels et n'ayant aucune envie de subir pareille tannée...
En tout cas, je ne me fis pas dire deux fois que je pouvais retourner dans ma chambre après le diner, ayant surtout envie d'être seule sans avoir peur que ce que j'avais subi revienne sur le terrain de la conversation.
Je fis juste un détour en repassant dans le salon pour récupérer l'enveloppe et le bulletin de colle que Maman avait signé après m'avoir donné ma fessée. L'enveloppe se trouvait sur l'accoudoir du canapé où mes soeurs étaient assises tout à l'heure pour assister à la scène fatidique... J'y repensai un instant, imaginant ce qu'elles avaient pu voir... Elles avaient vraiment été aux premières loges... Elles ne pouvaient rien rater des moindres détails de ma déculottée... Rien que de m'imaginer là devant elles, sur les genoux maternels, j'avais à nouveau envie de pleurer.. Je quittai vite les lieux, des sanglots me remontant dans la gorge...





En repassant dans le salon, je pus imaginer combien mes soeurs
avaient été aux premières loges, et avaient pu ne rien manquer
de ma déculottée et de la fessée magistrale reçue sous leurs yeux...

Avant qu'elle ne vienne éteindre dans nos chambres, Maman reçut un appel de Mamie, et j'entendis une partie de la conversation où il fut question de moi : "Non, les petites, ça va, mais c'est Christine qui a encore fait des siennes", l'explication venant ensuite : "Une fois encore, elle a récolté deux heures de colle pour avoir bavardé en classe, comme si elle ne savait pas qu'il faut se tenir à carreau doublement quand on est redoublante". 
Mamie dut certainement répondre que les deux heures de colle me feraient réfléchir, mais Maman lui expliqua qu'elle s'était "occupée" de moi à sa manière : "Je crois surtout qu'avec la fessée déculottée que je viens de lui donner devant ses soeurs, Christine réfléchira à deux fois avant de recommencer". 
J'imagine que Mamie dut prendre un instant ma défense en reprochant à demi-mots à sa fille d'être un peu trop sévère, mais elle rétorqua : "Ne t'inquiète pas, Christine s'en remettra. Elle savait très bien ce qui l'attendait. Elle n'a qu'à s'en prendre à elle-même. Moi, tout ce que je vois, c'est que c'est la seule méthode qui marche avec elle. Au moins, je sais qu'elle va se tenir à carreau pendant quelque temps".
Cinq minutes plus tard, après avoir bordé mes soeurs, Maman vint me souhaiter bonne nuit. J'eus droit à son petit sermon que je qualifierais presque "d'habituel" où elle "espérait" que j'avais "bien compris la leçon", et m'invitant à ne plus recommencer, "sinon..." , sinon je devrais "préparer" mes fesses à nouveau.
Je ne manquai pas de lui promettre d'être sage, de ne plus chahuter en classe, de ne plus énerver Mlle Paule, ce à quoi Maman répondit qu'elle aimerait bien que je ne fasse pas que des promesses, mais que je les tienne aussi, et qu'il ne tenait qu'à moi que je ne reçoive plus de fessée...
J'implorai en réponse : "Oh, oui Maman, je ne veux plus de fessée, plus jamais, Maman, et plus devant mes soeurs."  Elle répliqua : "Ca, Christine, ce n'est pas toi qui choisis. C'est Maman qui décide. Et je crois qu'une bonne fessée de temps à autre devant Aline et Diane, cela te fait réfléchir encore plus avant de recommencer", dit-elle en me tapotant le bas du dos par dessus les couvertures.
J'eus un mouvement de sursaut, repoussant sa main avec mon coude, ce qui fait monter le ton maternel : "Pas de ça, Christine. Tu sais bien que Maman déteste les mouvements d'humeur. Je te l'ai dit quand tu étais sur mes genoux tout à l'heure. Moi, les petites coléreuses, je les mate... Je t'avais même dit que si tu n'arrêtais pas, tu aurais une autre fessée avant de te coucher... C'est ce que tu veux, Christine ? Dis-le moi, et je n'hésiterai pas..."
Je ne pus étouffer un sanglot qui me remontait dans la gorge, suppliant Maman : "Oh, non, Maman, non... Pas d'autre fessée... Je ne veux pas, je ne dis plus rien, j'ai compris, j'ai compris..."
Mon ton était convaincant certainement, car c'était sorti de ma bouche comme un cri, à voix forte, et je me dis que mes soeurs avaient forcément tout entendu...
Maman n'insista pas, me borda, et me dit "Bonne nuit", avant de quitter la pièce en éteignant derrière elle.





Mon petit mouvement d'humeur faillit m'attirer un supplément cuisant.
Maman me rappela qu'elle m'avait même promis une autre fessée
quand je me débattais tout à l'heure sur ses genoux...
Il n'en fut rien, heureusement, mais un instant,
j'ai bien cru qu'elle allait à nouveau me déculotter...

Je mis quelques minutes à retrouver mon calme que cette menace réitérée de deuxième fessée avait perturbé. Puis, je m'endormis, épuisée que j'étais. Même si ma nuit fut peuplée de cauchemars me ramenant sur les genoux maternels...
Les jours suivants, ma mésaventure fit le tour de la famille. Et mes soeurs ne manquèrent pas de raconter les malheurs de Christine à leurs copines. Elles ne le faisaient pas devant moi, mais je voyais bien à certaines attitudes, certains rires étouffés, certains regards moqueurs, certaines conversations à voix basse, qui cessaient dès que je me rapprochais, que le compte-rendu de ma déculottée faisait à sa manière le tour du quartier et de leur école...





Je voyais souvent le manège de mes soeurs faisant des messes basses 
à leurs copines et pouffant de rire, mais changeant de sujet
dès que je me rapprochais...
Je n'avais guère de doute sur ce qu'elles se racontaient...


Mais, quelque part, je savais bien que par mon attitude et mon comportement en cours à un moment où les menaces maternelles se faisaient de plus en plus claires et persistantes, je n'avais qu'à m'en plaindre à moi-même de m'être mise dans une telle situation qui offrait à mes soeurs de quoi se moquer à nouveau pour un bon moment de leur aînée... 
A SUIVRE


jeudi 19 mars 2015

Chronique d'un redoublement : 83. Une fessée magistrale mise en scène devant mes soeurs

SUITE 82

J'avais plongé en travers des cuisses maternelles, presque sans me défendre, me laissant attirer et basculer en la position tant redoutée... 

Et pourtant, j'aurais voulu fuir, me cacher, aller me réfugier dans ma chambre, préférant y attendre Maman que de devoir, comme je venais de le faire, descendre l'escalier, et entrer dans le salon, comme on entre en scène devant un public, pour y jouer son rôle.


Je crois qu'en d'autres circonstances, j'aurais sûrement fait plus longtemps la sourde oreille, j'aurais peut-être attendu un appel supplémentaire, un degré de plus dans le ton maternel, mais pas cette fois,et je pense que c'est parce que je n'avais pas le moindre doute sur ce qui m'attendait, et que je ne me donnais pas la moindre chance, même infime, d'y échapper.

Il y avait trop d'éléments, avec cette longue trêve de près de deux mois où, passé un certain cap, je sentais bien que cela ne durerait pas éternellement. Alors, quand ayant déjà reçu des menaces de plus en plus précises, on comprend que la prochaine goutte d'eau fera déborder le vase, il est évident que l'obtention d'une colle, qui plus est pour bavardage, qui plus est en anglais, qui plus est que je cache au moins 24 h en mentant, tout cela n'est plus du domaine de la goutte d'eau, mais a bien l'effet d'une bombe (comme celle que l'on faisait en plongeant jambes repliées dans la piscine arrosant tout le voisinage) faisant déborder le vase de la patience maternelle comme un raz-de-marée.

Je n'avais pas reçu la fessée la veille pour cause d'aveu trop tardif, mais je savais qu'elle m'attendait et qu'elle serait magistrale...

D'ailleurs, l'idée de la recevoir devant mes soeurs m'avait même effleurée, la nuit précédente, peuplant un moment un de mes cauchemars, et je n'en étais donc pas totalement étonnée.

De là à descendre l'escalier sans appréhension, ben sûr que non. Je l'avais fait en tremblant, impressionnée par le ton maternel qui ne souffrait aucune contestation. Comme une automate. Avec juste un instant de pause, d'arrêt avant de franchir la porte du salon, ma main droite esquissant comme un geste de défense en se posant un infime moment sur le fond de ma jupe. Le temps de prendre une grande respiration au moment "d'entrer dans la lumière", comme l'on dit dans le monde du spectacle. 


En entrant dans le salon, j'avais la sensation
d'entrer en scène, la main droite semblant défendre
ce bas du dos que j'amenais vers les genoux maternels...

 
Je savais que des paires d'yeux guettaient mon arrivée, que c'était comme un moment crucial de l'intrigue quand l'actrice entre en scène, quand Christine vient recevoir la fessée, ou plus exactement "sa" fessée, celle dont tout le monde a entendu parler depuis la veille, la fessée "de" Christine, signant son "retour" sur les genoux maternels. Et, vu ainsi, on comprend que mes soeurs se sentent comme des privilégiées, comme celles qui vont assister à ce come-back, idéalement placées au premier rang, après deux mois d'attente !

Dans ces conditions, ayant perçu leurs regards en entrant dans le salon, l'on comprendra qu'après mes vaines protestations, et le raisonnement limpide de Maman justifiant l'impérieuse nécessité, à ses yeux, de cette fessée, j'ai préféré détourner le regard ou même fermer les yeux en laissant Maman me basculer en travers de ses cuisses... Je ne voulais ni voir la mine curieuse et aux aguets de mes soeurs, ni leur montrer mon visage apeuré, déjà larmoyant et avouant en quelque sorte sa défaite...

De toute manière, cela faisait bien des jours que j'avais conscience que mon retour sur les genoux maternels était comme inéluctable, et cela faisait trois jours depuis que Mlle Paule m'avait donné ces heures de colle, que j'imaginais ce moment, que je m'angoissais en me remémorant d'autres scènes encore bien présentes dans ma mémoire, pour ne pas dire dans mon épiderme.


Cela faisait trois jours que j'avais compris 
que je n'y échapperais plus, et j'imaginais la scène, 
me remémorant apeurée des moments cuisants...
Mais, je me voyais déculottée au coucher
par Maman, seule dans ma chambre...
Rien que cela me faisait angoisser énormément...


Ce que je n'avais pourtant pas imaginé ainsi, c'était de me retrouver au salon pour une fessée "publique", ou du moins "en famille" ce qui n'était pas courant dans les pratiques maternelles, mais marquait justement un degré supplémentaire dans la volonté correctrice de Maman, dans sa volonté de donner une fessée "exemplaire".

Et j'en eus encore la confirmation dès ma mise en position. Car, même si je m'étais (presque) laissée basculer en travers de ses cuisses, je ne pouvais pas m'empêcher de supplier encore, sans crier, mais en implorant mes mots, hélas habituels si j'ose dire, qu'étaient : "Oh, non, Maman, noooon, pas la fessée, pas ici... Nooooon !"

Ce à quoi, Maman rétorqua inflexible : "Mais, si, Christine, tu sais très bien que tu vas l'avoir ta fessée, et que tu l'as bien méritée... Et, tant pis, si cela te fait honte devant tes soeurs, mais cela leur apprendra aussi ce qui arrive aux filles qui bavardent au lieu de travailler, à un moment pourtant crucial de l'année..."

Alors que Maman remontait le bas de ma robe pour dégager ma culotte, ma main droite tenta de s'interposer... Maman aurait pu me la bloquer en employant la force, mais elle préféra stopper son geste et lança à voix forte : "Enlève ta main, Christine ! Ne m'énerve pas davantage !"


J'ai tenté un instant d'interposer ma main,
mais Maman haussa le ton immédiatement. 
Je compris que je n'avais aucun intérêt à résister,
si je ne voulais pas encore "aggraver" mon cas... 

Je n'allais pas discuter, surtout devant mes soeurs, comprenant que Maman en rajouterait forcément pour montrer qu'on ne conteste pas ses décisions, et me doutant bien depuis la décision de la prof d'anglais, que j'étais bonne pour une nouvelle déculottée maison...

Je retirai ma main, que Maman bloqua dans mon dos, et je fermai les yeux, comme si je ne voulais pas voir la scène qu'au contraire, Aline et Diane dévoraient des yeux...

Ne réagissant pas, je laissais Maman "préparer" le terrain, s'appliquant à bien remonter et coincer la robe au milieu de mon dos, avant de s'attaquer à la culotte de coton blanc pour l'abaisser... Je réussis à retenir le "Noooon" qui me sortait des lèvres, le remplaçant par un long gémissement suivi de deux sanglots étouffés.

Ma relative passivité, comprise comme une acceptation, me valut les compliments maternels teintés d'ironie : "C'est bien, Christine, tu sais bien que Maman baisse la culotte des désobéissantes de ton espèce pour les punir comme elles le méritent".

Elle profita de ma docilité pour dégager pleinement ma lune, dégageant mon dernier rempart jusqu'en bas de cuisses...

Puis, il y eut quelques secondes de silence, une sorte de moment de mise en condition, comme si Maman prenait conscience de la tâche à accomplir, comme si elle jaugeait la blancheur de mes fesses, qu'elle s'apprêtait à tanner copieusement.


 
N'osant plus résister, n'y m'opposer, je laissai Maman
"préparer" le terrain, prenant le temps de bien dégager ma lune,
abaissant ma culotte jusqu'au bas des cuisses... 


C'est moi qui rompis ce silence en murmurant : "Maman, Maman, je t'en prie..."
La réponse fusa : "Ah, on fait moins la fière qu'en cours d'anglais, hein, Christine ? Tu pouvais pourtant te douter de ce qui t'attendait en bavardant au lieu d'écouter la prof ?"
Je m'entendis promettre de ne plus recommencer, sorte de réponse automatique fusant de mes lèvres, tout en étant évidemment sincère sur le moment...

Et d'attirer la réplique classique de Maman : "J'espère bien, Christine, j'espère bien. Sinon, ce sera une nouvelle déculottée, ma fille, et tu sais que Maman tient ses promesses, elle..."

L'argument me cloua le bec, ne voulant pas que Maman développe encore son sermon traditionnel, trop souvent entendu...

Je me tus, pendant que Maman me remettait en parfaite position, me rééquilibrant, et resserrant l'étreinte de son bras gauche qui m'immobilisait le dos, signe les premières claques allaient tomber...

Maman leva en effet son bras droit, non sans annoncer la couleur : "Assez parlé, passons aux choses sérieuses. Cela fait trop longtemps que je ne me suis pas occupée de tes fesses... On va rattraper un peu le retard..." Et la dextre maternelle atterrit au milieu de ma lune, me faisant pousser un cri, juste avant que deux autres claques ne visent chacune de mes fesses.



"Assez parlé, on va rattraper le retard..."
Les trois premières claques tombèrent sur mes fesses
offertes à la colère maternelle... 
La fin douloureuse et inéluctable d'une longue trêve... 

Maman laissa passer quelques secondes, et je sentis ma peau rougir sous les trois premiers impacts. Puis, elle décocha une première série d'une douzaine de claques, savamment réparties sur toute la mappemonde exposée, me tirant des petits cris de douleur.

"Ah, tu l'auras bien cherchée, celle-là, Christine... Comme si cela te manquait de recevoir une bonne fessée...", lança-t-elle avant une deuxième longue salve, ponctuée par des petites phrases aussi percutantes que sa main sur mes fesses... "Tiens, tiens, tiens, si tu avais oublié ce que ça fait quand Maman se fâche... Tiens, tiens, tiens, mais tu n'imaginais quand même pas que j'allais laisser passer ça sans réagir... Tiens, tiens, et tiens, tu sais bien Christine, que ce trimestre est le plus important ? Tiens, tiens, et tiens..."

La claquée maternelle était forte et appliquée. Pas tonitruante, mais plutôt précise et vraiment déterminée, m'arrachant vite des larmes. J'avais bien tenté de serrer les dents, de retenir mes cris, ne voulant pas me donner trop en spectacle, mais rapidement l'émotion mêlée à la douleur m'ont faite craquer... Et j'éclatai en gros sanglots, croyant bien faire en répondant aux questions maternelles : "Oui, je sais, Maman, aïe, ouille... Oui, c'est important ce trimestre, aïe, aïe, aïe. Je serai sage et studieuse, promis, Maman, ouille..."


L'émotion mêlée à la douleur me submergeaient,
je ne pouvais plus retenir mes pleurs, 
éclatant en gros sanglots entrecoupés de petits cris...


Et la fessée se poursuivait, entrecoupée de petites pauses et de dialogues entre une mère voulant donner une bonne leçon, et une fille tentant d'adoucir son courroux.

"Arrête donc de promettre à tout va, Christine. Tiens, tiens, tiens, tu vois ce que cela rapporte de se faire punir en classe... Tiens, tiens, tu t'en souviendras mieux cette fois... Tiens, tiens, tiens... Tu savais bien que Maman se fâcherait si tu étais à nouveau collée... Tu savais ce qui t'attendait à la maison, hein ? Tiens, tiens... Ne me dis pas le contraire, n'est-ce pas, Christine ?",  demanda-t-elle sans arrêter sa tannée méticuleuse...

"Oui, Maman, oui, je savais que je serais punie, ouille, ouille. Oui, Maman, je savais, mais arrête, j'ai mal, aïe, ouille. Je ne recommencerai plus..." répondis-je entre deux hoquets et cris.

Ma réponse ne fit que redonner du tonus à ma correctrice : "Oui, tu savais que tu serais punie et, malgré cela, tu n'as pas pu t'empêcher de bavarder encore et encore, Christine. Alors, je ne vais pas te décevoir, ma fille. Cette fessée-là, tu vas t'en souvenir longtemps. Tiens, tiens, tiens... Oui, ça fait mal, et non, ce n'est pas fini. Tiens, tiens, tiens, tiens, tiens et tiens !"

Cette série avait été plus forte que les autres, tombant sur des fesses déjà bien rouges et copieusement tannées. J'avais même tenté de m'échapper, de me retourner. En vain, Maman me bloquant à nouveau en haussant le ton : "Christine, ne gigote pas comme une damnée. A moins que tu ne veuilles que j'arrête là, et que je te donne une autre fessée, ce soir avant de te coucher..."


La douleur augmentant, j'avais essayer de me dégager, de me retourner,
mais la menace d'une autre fessée qui me serait donnée le soir
me ramena instantanément à la raison...
Je me laissai remettre en position offrant ma lune à la tannée maternelle...

La menace eut pour effet de stopper net mes velléités de rébellion. Je suppliai : "Oh, non, Maman, non !"  et je me laissai remettre en position, alors que Maman prenait Aline et Diane à témoin : "Eh bien, vous voyez les filles que la menace d'une nouvelle fessée ramène votre grande soeur à la raison. C'est dommage qu'elle n'ait pas réfléchi plus tôt, quand elle était en cours. Elle ne serait pas en train de pleurer comme une sale gamine que sa Maman corrige comme elle le mérite..."

J'avais à peu près tenu jusque-là, en ne donnant que deux ou trois coups d'oeil furtifs vers mes soeurs, voulant ignorer leurs regards moqueurs, mais à ce point de ma déconvenue, je tournai la tête vers elle, constatant combien elles avaient les yeux grand ouverts et fixés sur mon bas du dos...

Aline semblait la plus impressionnée, mais elle était aussi la plus concernée par les fessées maternelles, et je l'entendis dire, comme pour se défendre : "Tu sais, moi je ne bavarde pas en classe, M'man", ce à quoi Maman répliqua : "Oui, ma chérie, mais si tu n'améliores pas tes notes ce mois-ci, tu pourrais bien prendre la suite de Christine. Et tu vois ce que t'arrivera..." Aline fit une grimace qui montrait qu'elle s'imaginait à ma place. 


Aline observait la scène, comme fascinée par le spectacle de mes fesses
rougissant sous les claques sonores de Maman...
Mais, je devinais ses mains crispées, gênées quand Maman 
lui rappela qu'elle pourrait bientôt se retrouver à ma place... 

Diane, qui s'en tirait sans menace maternelle, arborait son petit air de sainte Nitouche, et elle encouragea presque Maman, en disant : "Oui, il ne faut pas désobéir et bien travailler, Aline, sinon Maman elle te baissera ta culotte comme à Christine, pour te donner une grosse grosse fessée". 

J'enrageais en entendant Diane commenter ma "grosse grosse" fessée, mais Maman la remit au pas, en rétorquant : "Du calme, Diane, je connais aussi une petite capricieuse qui mérite parfois de se faire aussi rougir les fesses".

Le dialogue s'était déroulé sans que je ne bouge de ma position. La menace de deuxième fessée m'avait calmée et je n'osais pas chercher à glisser par terre, ayant conscience que, malgré mes joues du bas écarlates, Maman n'avait pas dit son dernier mot...

Elle resserra son bras gauche pour bien me maintenir, et revint à son devoir de correctrice : "Bon, voyons donc où nous en sommes. Christine pense que cela suffit, mais c'est à chaque fois pareil... Deux heures de colle au milieu du dernier trimestre d'une année de redoublement, cela mérite vraiment une fessée mémorable... Regardez moi donc ces fesses-là, une minute sans claque et elles commencent déjà à pâlir... On va leur redonner des couleurs... Regardez bien les filles, je vais vous montrer ce que c'est qu'une bonne fessée... Tiens, tiens, tiens... Mais, est-ce que celle-là n'est pas un peu moins rouge que l'autre ? Tiens, tiens, tiens..."

Cette fois, chaque claque m'arrachait des cris, et Maman poursuivit consciencieusement son oeuvre. Je n'avais plus de pudeur, ni de peur de me faire moquer par mes soeurs, et je me laissai aller à pleurer, crier, supplier, à mesure que la cuisson devenait insupportable... Quelques claques ayant atterri sur le haut des cuisses, je ruai un instant, et lançai mes jambes en arrière, ce qui fit tomber ma culotte au sol, celle-ci n'entravant plus mes genoux.

Devant cette réaction nouvelle, Maman me bloqua à nouveau, rappelant sa promesse : "Arrête de gigoter, Christine, ou ça va mal aller ce soir..." Je baissai la tête, rendant les rames. De toute manière, en me débattant je n'avais pas eu le dessus et n'avais fait que récolter de plus fortes claques. Ma lune était un brasier et avait passé le cap de la douleur qui pique, pour une douleur plus profonde.


 N'ayant pas pu me retenir de lancer mes jambes et de me cabrer,
j'avais fait tomber ma culotte à terre.
Je n'étais plus entravée, mais le rappel de la menace maternelle
d'en "reparler" le soir même me convainquit de supporter
sans broncher la fin de cette tannée mémorable...

Je me relâchai à nouveau, et Maman pouvait comme savourer sa victoire. "Bon, j'espère que tu auras compris cette fois, Christine. Tu y as échappé trop longtemps, et j'aurais dû sévir plus tôt. Tu n'aurais peut-être pas eu cette colle... Mais, crois-moi, tu as intérêt à te tenir à carreau, car je ne te passerai rien jusqu'à la fin de l'année... Tiens, tiens, tiens, et tiens, tu la sens celle-là sur tes fesses ? Eh bien, elle y retournera autant de fois qu'il le faudra, tu peux me croire... Tiens, tiens et tiens..."

Maman leva le regard vers Aline et Diane : "Et cela est aussi vrai pour vous, les filles. Retenez bien la leçon, car la prochaine fois ce sera peut-être votre tour. Et vous voyez que Maman ne plaisante pas..."

Puis, s'adressant à moi : "Allez, encore quelques claques au cas où tu n'aurais pas bien compris. Tu t'en souviendras comme ça de tes deux heures de colle... Tiens, tiens, et tiens... Et, d'ailleurs la prochaine fois, ne mets pas deux jours pour m'en parler... Cela ne t'empêchera pas de prendre une bonne fessée, mais au moins il n'y aura pas de mensonge en plus... Tiens, tiens et tiens... J'aurais presque dû t'en donner une autre pour m'avoir menti, mais Maman va être compréhensive, je crois que c'est assez pour cette fois. Une bonne fessée devant tes soeurs, pour une demoiselle qui veut jouer les grandes filles parfois, cela devrait te faire réfléchir..."

Enfin, elle prit une nouvelle grande respiration, et relevant le bras, elle conclut : "Sinon, ce sera la fessée, ma fille, encore la fessée, Christine, tiens, tiens et tiens". Et, sans plus dire un mot, elle me donna une dernière salve d'une bonne douzaine de claques sonores comme jamais, que je pris en piaillant, avant qu'elle ne me relâche enfin et que je tombe à genoux sur le tapis du salon, hoquetant de douleur...


A SUIVRE