lundi 9 janvier 2017

Chronique d'un redoublement : 108. De ma prise de conscience à un sermon maternel apaisé

SUITE 107


Quelle journée ! J'étais anéantie, et je n'arrivais pas à arrêter de pleurer, couchée en boule sur mon lit, les fesses encore écarlates cachées par ma culotte, et qui faisaient comme si j'avais un coussin chaud au bas du dos.
Je n'avais plus mal vraiment, cela me picotait juste, du fait de mon épiderme sensible quand je changeais de position, mais ce n'était pas la douleur qui me faisait pleurer, c'était plutôt un mélange de relâchement de mes nerfs et d'un gros chagrin...
Je m'en voulais à moi, plus qu'à ma mère en fait...
Je me sentais stupide d'avoir provoqué cette succession de colères maternelles et d'en avoir payé le prix sur mes fesses...


Je n'avais plus vraiment mal, mais je n'arrivais pas
à m'arrêter de pleurer, couchée en boule sur mon lit,
mes nerfs se relâchant, ressentant comme un gros chagrin, 
consciente d'avoir provoqué cette succession de colères maternelles...


Mais, quelle idiote j'avais été de me moquer à voix haute de Babette et Brigitte, qui plus est en cours d'anglais. De fait, c'était surtout de m'être faite prendre que je regrettais, car au fond de moi je restais ravie qu'elles aient été collées...
Après, tout s'était enchainé comme un scénario catastrophe pour mon bas du dos... Aujourd'hui, en écrivant ces lignes, je me dis que j'aurais pu éviter tout ou presque tout... Une fois la colle donnée, si j'avais été voir Maman en rentrant à la maison, lui avouant sans qu'elle n'ait rien demandé m'être moquée de mes copines, en expliquant qu'elles m'embêtaient, en disant que je le regrettais, que j'étais désolée, que je ramènerais des bonnes notes, etc., etc., je suis à peu près persuadée que je m'en serais sortie simplement avec un sermon maison... Même si la conjonction du dernier mois de l'année de redoublement et du fait que c'était encore avec la prof d'anglais, risquait quand même de pousser Maman à tenir ses promesses...
Mais, au pire, j'en aurais été quitte pour une fessée du vendredi soir au moment d'aller au lit, et l'épisode se serait arrêté là...


Je me rappelais que Maman avait remarqué, vendredi soir, 
que je semblais ne pas être dans mon assiette...
Je regrettais a posteriori de ne pas avoir avoué ma colle sur le champ...
Je m'en serais peut-être sortie avec une seule fessée... 

Sauf que la Christinette de l'époque avait préféré gagner du temps, imaginant tenir jusqu'à l'arrivée du bulletin de colle, passer un week-end tranquille, quitte à rajouter quelques mensonges dont elle était spécialiste...
Mais, si je pleurais longuement encore, c'était en me rendant compte que j'avais accumulé ainsi les griefs... 
D'abord, le mensonge à Maman qui me tendait la perche en devinant que mon retard et mon air pas dans mon assiette faisaient craindre le pire. Puis l'angoisse quand Diane m'avait annoncé qu'elle avait appris pour ma colle... C'était l'assurance d'une nuit agitée, à tendre le dos, à chercher comment et quand avouer... Avec même cette rencontre surréaliste au milieu de la nuit avec un demi-aveu qui annonçait que le réveil serait agité...
Effectivement, Maman n'avait pas tergiversé, préférant régler le compte de son ainée dès le matin, puisque même les petites ne doutaient pas de ce qui attendaient leur grande soeur...
Et, là, encore la déveine... L'histoire aurait pu s'arrêter là aussi avec une déculottée maison que j'imaginais bien recevoir, que j'aurais admise...
Mais, il y avait eu la visite de la voisine, l'intermède impromptu, amenant Maman, le bras reposé, à redécouvrir ma lune qui avait pâli entre temps pour ce que j'ai ressenti comme une deuxième fessée...
C'était la porte ouverte à un sentiment comme d'injustice, à une mauvaise humeur, aveuglante au point de ne pas comprendre, ni ressentir, que ce n'était pas le jour à énerver à nouveau Maman...
Pourtant les avertissements en faisant les courses, puis les menaces claires au moment de l'essayage, auraient dû m'inciter à me calmer, mais je n'imaginais pas être en danger. Ajouter la nonchalance en n'allant pas mettre la table pendant l'absence maternelle, puis la précipitation coupable, au moment où j'ai pris enfin conscience que cela pouvait se gâter pour mon matricule, et ce fut la faute de trop, les verres éclatés, le fracas, et la sentence immédiate d'une mère énervée à l'encontre de celle que les déculottées du matin n'avaient pas suffi à calmer assurément... D'où sa décision de flanquer une nouvelle fessée à cette ainée qui, décidément, l'avait (de son point de vue) bien cherchée...
Alors, une fois cette tannée magistrale reçue, chacun comprendra que mes larmes coulaient et coulaient, sans vraiment de crise de sanglots, comme si je me relâchais, épuisée et calmée comme rarement...


La nouvelle déculottée du début de soirée était méritée 
de par mon attitude et les griefs mis bout à bout depuis le matin...
Maman se devait, dans son esprit, de me faire comprendre
 que je devais obéir et filer droit...

Au fond de moi, d'ailleurs, cette troisième déculottée de la journée me faisait oublier un peu le sentiment d'injustice des épisodes du matin. La fessée du soir n'entrait pas dans le même schéma, celui d'une punition que j'aurais pu éviter en fermant ma bouche lorsque Babette et Brigitte avaient été collées.
Non, cette fois, et j'en prenais conscience en me remémorant la journée, je ne pouvais guère crier à l'injustice... Faire la tête alors que Tata et Maman m'achetaient des affaires, montrer ma mauvaise humeur au moment des retouches, défier Maman en laissant entendre que je ne voudrais pas mettre la jupe plissée, ne pas obéir à sa demande de mettre la table, puis me précipiter et casser la vaisselle,  je comprenais bien que tout cela mis bout à bout ne pouvait se terminer par des félicitations... Et, qu'au contraire, cela ne pouvait que conforter Maman dans son idée qu'assurément les épisodes du matin n'avaient pas suffi... Et, Dieu sait, si je savais qu'en de telles circonstances, cela ne pouvait que démultiplier la volonté maternelle d'agir de manière à ce que cette fois je comprenne vraiment... C'est bien ce qui venait de se passer avec cette nouvelle fessée magistrale...
La démonstration maternelle eut d'ailleurs pour effet de calmer toute la maisonnée. Les petites jouaient sans bruit, hormis quelques chuchotements qui devaient certainement évoquer mes mésaventures, et lorsque Maman nous appela pour le dîner, chacune descendit dans le calme, et le repas se déroula sans réelle allusion à mes déboires.
Il y avait bien en douce des regards malicieux d'Aline et Diane, mais je préférai ne pas y prêter attention.
A l'heure du coucher, Maman alla border les petites sans s'y éterniser, puis vint dans ma chambre me souhaiter bonne nuit... Elle était particulièrement calme, s'asseyant au bord de mon lit, et me parlant longuement. Comme une sorte de sermon d'absolution, me rappelant les épisodes de la journée en les justifiant. "Tu m'avais pourtant promis de faire attention, surtout avec Mlle Paule, de ne plus récolter d'heures de colle... Alors, ne te plains pas, Christine, tu savais bien que tu recevrais une bonne fessée... Et ce n'était pas la peine de chercher à me le cacher hier soir, cela ne faisait qu'aggraver ton cas, ma pauvre chérie..."
Je ne pouvais qu'acquiescer et comme souvent je répondis en promettant de faire des efforts, de ne plus avoir de colle, etc., etc... Ce qui me valut la réponse suivante, comme une évidence : "Je l'espère bien, ma fille, je l'espère bien. C'est même à souhaiter pour tes fesses, car tu as bien vu que maman, elle, tient toujours ses promesses".
Je baissai le regard, ne sachant pas quoi dire d'autre que "Oui, Maman, oui, je sais..."
Elle poursuivit son retour sur les événements de la journée : "Et il n'y a pas que pour les colles que Maman sévit, Christine. Tu l'as bien vu ce soir, et je me demande encore quelle mouche t'avait piquée pour être aussi mal lunée tout l'après-midi... J'aurais dû te calmer à ma manière, dès que tu as fait ta mauvaise tête dans le magasin... Je me suis retenue parce que tu es grande maintenant, mais tu as continué à chercher les ennuis..."
Rétrospectivement, je me dis que j'avais failli en prendre une dans la cabine d'essayage, et le seul fait de l'imaginer me fit monter des larmes aux yeux... Je sanglotai : "Oh, non, Maman, je n'ai pas cherché. Pardon, pardon".
Maman respira longuement et soupira : "Et, les épingles arrachées pour les retouches, et ta mauvaise tête de ne pas vouloir porter la jupe, et la table pas mise, et les verres cassés, si tu appelles ça ne pas chercher les ennuis, qu'est-ce que c'est donc ? C'est moi au contraire qui ait été bien patiente de supporter tout cela, ma fille..."
Je me remis à pleurer doucement, me sentant toute penaude, ne pouvant rien dire pour ma défense...
Maman me passa la main dans les cheveux, commentant : "Allez, ne pleure pas, ne pleure plus, Christine, c'est fini maintenant. Maman t'a donné la bonne fessée que tu méritais et j'espère que tu as compris cette fois..."
Je psalmodiai : "Oui, Maman, oui, oui, j'ai compris, oui, oui..."


Après le sermon maternel, je me suis remise à pleurer, demandant pardon,
promettant de ne plus recommencer...
Maman me consola, me passant la main dans les cheveux,
puis me serrant dans ses bras... Et d'espérer que je serais en effet sage...
Sinon, je n'aurais qu'à préparer encore mes fesses...  
 

Maman conclut : "Allez, il est temps de dormir, ma chérie. Je veux bien te croire... Mais, au lieu de dire oui, oui, j'ai compris, après être passée sur mes genoux, mieux vaudrait y penser avant et ne plus mériter de nouvelles fessées... Sinon, Christine, on n'en a pas fini de s'expliquer toutes les deux... Gare à tes fesses, ma fille, gare à tes fesses..."
Maman m'embrassa, me déposant un baiser sur le front et me serrant dans ses bras, un long instant, avant de se relever et de quitter ma chambre en disant : "Bonne nuit, ma chérie, fais de beaux rêves".
Des rêves de princesse, j'aurais bien voulu en faire, mais en m'endormant c'était plutôt le fil des événements de la journée qui me revenait... Et ils me ramenaient, une fois, deux fois, trois fois sur les genoux maternels... Avec une lune déculottée et écarlate...
De quoi alimenter plutôt des cauchemars...
A SUIVRE   
  

jeudi 24 novembre 2016

Chronique d'un redoublement : 107. Quand une journée (très) mal commencée finit aussi (très) mal...

SUITE 106

Après cette visite rapide chez la voisine, où nous restâmes sur le pas de la porte, Maman ne souhaitant pas déranger, ce qui m'arrangeait d'ailleurs, tant je n'avais aucune envie que l'on poursuive sur le sujet de mes mésaventures, nous sommes rentrées à la maison.
Les petites étaient encore à l'anniversaire de leur camarade, et Maman en profita pour proposer à Tata de faire une légère retouche sur la robe qu'elle avait achetée. Il y avait aussi un petit point de couture à faire à la taille de la jupe plissée qu'elle avait prise pour moi, et qui était légèrement trop grande.
Tata fit donc une nouvelle séance d'essayage, contente de son achat, alors que, de mon côté, je n'étais pas pressée que ladite jupe soit retouchée, n'ayant pas envie de la mettre.
Maman dut d'ailleurs m'appeler à trois reprises pour que je vienne me prêter à la prise de mesure.
Venant en trainant les pieds, j'enfilai la jupe au dessus du bermuda que je portais ce qui, bien sûr, ne permettait pas de prendre la taille exacte.
Maman haussa le ton : "Christine, ce n'est pas possible. Il y a vraiment des moments où tu cherches les ennuis..."


Je n'avais pas envie de faire cette séance d'essayage
de la nouvelle jupe plissée,
et cela commençait à énerver sérieusement Maman...


Je m'exécutai à contre-coeur, enlevant le bermuda, et me retrouvant en culotte, pour renfiler la jupe. Maman mit des épingles pour marquer la petite pince à faire à la ceinture. La manipulation faite, j'enlevai la jupe pour la redonner à Maman qui devait faire la couture nécessaire. Mais, au lieu de dégrafer la ceinture, je tirai la jupe vers le bas, sans voir que cela faisait partir les épingles posées par Maman.
J'avais renfilé mon bermuda quand elle s'en aperçut et elle me fit revenir pour recommencer ses mesures, se demandant si je n'avais pas fait exprès.
Je revins en grognant, redéfaisant mon bermuda, et grommelant de façon inaudible.
Cela ne lui a pas plu, et la réaction fut vive : "Arrête de grogner, Christine. Je serais à ta place, je ferais plutôt profil bas. Surtout en petite culotte comme tu es... Je pourrais très vite m'occuper à nouveau de tes fesses..."


Maman me menaça, en me faisant remarquer, que j'étais en culotte,
et qu'il lui serait aisé de s'occuper de mes fesses...
Cela ne me fit pas rire du tout et m'apeura plutôt...

La menace me calma, du moins extérieurement, où je laissai Maman prendre ses mesures, et où, cette fois, je fis attention à enlever la jupe sans faire tomber les épingles.
Tata, qui avait assisté à la scène, tenta de me défendre : "Ne la gronde pas. Elle n'a sûrement pas fait exprès de faire tomber les épingles, et ce n'est pas drôle de faire des essayages".
Maman rétorqua : "Je ne dis pas qu'elle a fait exprès, mais elle n'a pas fait attention, et en plus tu as bien vu qu'elle commençait à grogner. C'est vraiment à croire que la fessée de ce matin n'a pas calmé ta chère filleule... Mais, si elle me cherche, elle va vite me trouver à nouveau..."
Je préférai filer dans ma chambre que de répondre. Ce n'était pas le moment d'aggraver mon cas... Mais, j'avais les nerfs à fleur de peau, presque consciente que ce que disait Maman n'était pas faux : la double déculottée de ce matin-là ne m'avait pas calmée... Mentalement, je me sentais énervée, ayant du mal à encaisser une fessée (et demie) pour une colle que j'aurais dû et pu éviter, sans ma réaction moqueuse et idiote au vu du contexte... Je m'en voulais et cela me mettait de mauvaise humeur, sans prendre vraiment conscience que cette attitude pouvait surtout se retourner contre moi...


Je me sentais grognonne, énervée, de mauvaise humeur,
j'avais comme les nerfs à fleur de peau...
Assurément, la fessée (et demie) du matin ne m'avait pas calmée...

Après avoir pris un thé avec sa soeur, Tata devait rentrer chez elle, et elle monta me dire au revoir dans ma chambre. Elle en profita pour me donner de sages conseils : "Sois bien sage et n'énerve pas ta mère, ma chérie. Elle n'est pas commode aujourd'hui. Ton histoire de nouvelle colle l'a vraiment fâchée... Tu l'as bien vu, avec ce qui t'est arrivé ce matin..."
Je répondis : "Oui, bah, ça suffit maintenant. J'ai déjà eu ma fessée, une grosse tu sais..."
Je n'avais pu réprimer un sanglot en disant cela. Tata me serra dans ses bras en me câlinant quelques instants : "Oui, ma Christine, je sais bien. Ta Maman m'a raconté, mais je te conseille juste de ne pas te faire remarquer. Je te dis : ce n'est pas le moment de grogner ou de désobéir... Crois-moi, je sens bien qu'elle n'hésiterait pas à se fâcher fort à nouveau..."  
Puis, elle m'embrassa, sans me tapoter le bas du dos cette fois, et redescendit pour repartir vers chez elle.


Tata me conseilla de changer d'attitude, de ne pas continuer à grogner...
Elle sentait bien que Maman n'appréciait pas mon comportement...
Mais je n'arrivais pas à me persuader qu'elle avait raison...

Je restai dans ma chambre à ruminer. J'avais bien entendu les conseils de Tata, mais je me disais que ce n'était pas juste, ou qu'elle exagérait peut-être. J'avais déjà été largement punie, et je m'imaginais que les menaces maternelles étaient surtout verbales, qu'elle ne les mettrait peut-être pas à exécution pour quelques petites réflexions.
J'avais comme de la rage au coeur, une envie de continuer à grogner, de montrer que je n'étais pas contente d'avoir été déculottée deux fois, surtout à cause de deux pimbêches de ma classe qui se moquaient de mes fessées... Mais, ça, j'avais à la fois envie de le crier, mais je savais que je ne le dirais pas, devinant trop la réaction maternelle qui aurait été de me dire : "Mais, Christine, arrête d'abord de mériter des fessées, et personne ne se moquera plus de toi".
Maman me laissa dans ma chambre pendant qu'elle faisait la couture, puis elle vint m'apporter la jupe que je dus essayer pour voir si la retouche était bien faite. Je pris sur moi pour ne pas montrer mon énervement. La jupe était à la taille exacte et Maman contente de son travail : "Regarde comme elle te va bien. Tu la mettras demain pour aller déjeuner chez Mamie".
Je ne pus m'empêcher de dire : "Oh non, pas demain. Elle n'est pas belle".
Maman fronça les sourcils : "Christine, Christine, je t'ai dit d'arrêter de grogner. Elle est très bien cette jupe, et tu feras ce que je dis... Un point, c'est tout... C'est compris... Ou tu veux retourner sur mes genoux ? Non, mais, des fois..."
Je protestai : "Oh, non Maman, non... pas encore, non..."


Une fois encore, la menace maternelle était claire,
et cela contribuait à m'énerver...
Je ne voulais pas croire que le risque était vraiment concret...

Maman me fit enlever la jupe et la rangea sur la chaise à côté de mon armoire, afin qu'elle soit sortie pour le lendemain. J'aurais bien protesté, mais ce n'était pas le moment... La menace avait été assez claire, confirmant ce qu'avait dit Tata...
Maman ressortit de ma chambre en me disant qu'elle allait rechercher mes soeurs à leur goûter d'anniversaire, et en me demandant de mettre la table du diner en attendant. 
Je me sentis tranquille en me retrouvant seule dans la maison et je pensai que le retour de mes soeurs éviterait que Maman n'ait que moi à surveiller, ce qui était un bien car je sentais bien que la moutarde commençait à monter au nez maternel, surtout à mon encontre.
Mais, malgré cela, rechignant à quitter ma chambre pour effectuer la tâche ménagère commandée, je ne me pressai pas, pensant qu'elle ne reviendrait pas avant une petite heure...
Hélas, elle ne fit qu'un aller-retour sans discuter avec les autres mères, et j'étais encore dans ma chambre quand elle rappliqua avec Aline et Diane qui étaient joyeuses et ravies de leur après-midi.
S'apercevant que la table n'était pas mise, Maman monta me voir, avec un regard visiblement agacé : "J'avais demandé que tu mettes la table, Christine... Décidément, aujourd'hui, on ne peut rien te demander... Tu cherches vraiment les ennuis, ma fille... Continue comme ça, et ça va très mal se terminer..." commenta-t-elle. 
Consciente que le ton maternel n'était pas à la discussion, je me levai en vitesse et répondis : "J'y allais, Maman, j'y allais. Je mets la table tout de suite. Tu vas voir..."
Je descendis à la hâte pour rattraper ma bourde et mettre le couvert. Mais, en voulant faire vite et bien, je laissai échapper la pile de quatre petits verres à eau, réussissant à en rattraper un au vol, mais les trois autres se brisèrent sur le carrelage de la cuisine. 
Patatras !
Le bruit résonna dans la maison, alors que les verres en Duralex, comme il y en avait dans la plupart des familles, avaient éclaté en centaines de petits morceaux...
Inutile de dire que mon coeur se mit à battre la chamade, d'autant que j'avais déjà cassé un pot de confiture en pareille circonstance lors des vacances de Pâques, et déjà à une période de conflit avec Maman, ce qui s'était terminée de cuisante manière pour moi...
Je voulus cacher les dégâts, et commençai à ramasser quand Maman arriva, m'intimant l'ordre d'arrêter : "Mais, ce n'est pas possible, ce n'est vraiment pas ta journée, ma fille... Stop, stop, allez, relève-toi et sors de là... Maladroite comme tu es, tu es capable de te couper en plus... Laisse-moi ramasser... Il y en a partout, jusque sous le réfrigérateur. Ce n'est pas vrai... Va donc plutôt comme tes soeurs te mettre en pyjama..."


Les verres cassés s'étalaient dans la cuisine. Consciente de la bêtise, 
j'avais essayé de commencer à ramasser les débris...
Mais Maman, hors d'elle, m'envoya dans ma chambre...
J'avais hélas cette fois bien compris ce qui m'attendait...

Puis, elle ajouta, après avoir laissé s'exprimer un gros soupir : "Allez, file... Et, attends-moi dans ta chambre..."
Il n'y avait pas besoin de me faire un dessin, et je ne pus que balbutier : "Oh, non, Mam' Maman, non" !
La réplique résonna dans la maison : "File de là, Christine. Je t'ai assez prévenue... Allez, ouste ! Et, vous pareil, les petites, remontez ou ça va barder pour vous aussi"
Diane et Aline qui étaient redescendues en entendant les bruits de verre cassé, remontèrent se mettre vite en pyjama. Elles guettèrent mon arrivée en haut, me regardant passer avec des yeux scrutant mes réactions. Je tournai la tête pour ne pas montrer que j'étais au bord des larmes...
Je n'arrivais pas à croire ce qui m'arrivait, même si je m'en voulais de ne pas avoir suivi les recommandations de Tata  Je me suis assise sur le bord de mon lit, puis m'y allongeai en boule, la tête pleine de pensées contradictoires et d'angoisse. Je restai ainsi cinq bonnes minutes, presque dix, le temps que Maman ramasse les morceaux et passe la serpillère.
Je me redressai d'un coup en entendant Maman monter. Elle vint directement dans ma chambre, en ouvrit la porte, en disant : "Tu es prête, Christine ?"



J'étais comme pétrifiée, assise sur mon lit, 
sans avoir obéi à la demande de me mettre en pyjama...
Maman réitéra son ordre...
Je comprenais que j'allais passer un sale quart d'heure...

Elle constata que je n'avais rien fait, étant toujours habillée comme cet après-midi. Elle éleva une fois de plus la voix : "Non, mais je rêve, Christine, je t'ai pourtant dit de te mettre en pyjama... Tu n'en fais vraiment qu'à ta tête... Allez, exécution... Dépêche-toi, j'arrive..."
Elle sortit en laissant ma porte ouverte, allant dans la salle de bain prendre un tas de linge sale et redescendit dans la buanderie pour le mettre dans la machine à laver.


Je me levai et commençai à me mettre en pyjama...
Je savais que c'était en fait pour préparer mes fesses...


Tremblotante, je me dépêchai de me déshabiller puis d'enfiler mon pyjama... Au passage, je regardai mon dos dans la glace. Mes fesses étaient redevenues bien pâles, même si je devinais qu'elles étaient restées sensibles après le double traitement du matin même...
Pendant que je me regardais dans la glace, Diane s'était avancée à pas de loup dans l'entrebâillement de ma porte et me dévisageait de la tête au pied. J'enfilai précipitamment mon bas de pyjama, cachant mes fesses à sa curiosité.


Je ne pus m'empêcher de regarder un instant 
mes fesses redevenues blanches... 
Poser ma main dessus me fit frissonner...

"Va-t'en, Diane. Laisse-moi !", lui demandai-je comme en suppliant. Diane avait son petit air moqueur habituel, mais il semblait tout de même cette fois teinté d'une sorte de compassion. Elle ne put s'empêcher de faire son commentaire : "Ca y est, tu es prête ? Maman va encore te donner la fessée..."
Je ne cherchai pas à nier l'évidence et lui demandai à nouveau de repartir dans sa chambre, mais c'est Aline qui pointa le bout de son nez en disant : "Attention, Maman va bientôt remonter. Ca va barder, c'est sûr". 
Diane rajouta comme sur le sceau d'un secret : "C'est sûr qu'elle est fâchée, Maman. Elle nous a dit quand on rentrait de l'anniversaire qu'on avait intérêt à nous tenir à carreau. Parce que déjà, toi, tu l'énervais..."
Et Aline de compléter : "Elle a même dit que si l'une de nous trois n'était pas sage, la journée pourrait finir comme elle a commencé... Par une bonne fessée..."  


Diane m'avait vue regarder mes fesses dans la glace...
Elle me confirma que Maman était déjà fâchée en les ramenant
du goûter d'anniversaire... Diane prédisait que j'allais m'en prendre
encore une bonne de fessée, mais le regard moqueur de ma soeur
était mêlé d'un peu de compassion...  
 
Du bas, Maman entendit les chuchotements alors qu'elle s'apprêtait à remonter. Ses pas dans l'escalier firent galoper mes soeurs vers leur chambre. "Oh, là ! allez, dans votre chambre, les filles. Je ne veux rien entendre. Sinon, vous pourrez, vous aussi, préparer vos fesses" !
J'étais toute fébrile et apeurée, le dos à la fenêtre, quand Maman entra dans ma chambre. Elle en referma cette fois complétement la porte, et vint s'asseoir en sa position, que je dois bien qualifier "d'habituelle", en tapotant ses genoux comme pour m'appeler à y venir.
Je parlai le premier : "Maman, non, je t'en supplie, non, pas la fessée... Tu me l'as déjà donnée ce matin... Je ne peux pas, je veux pas, c'est trop dur... Mais, non, Maman, non, pas encore la fessée..."
Maman soupira et répondit avec un ton déterminé, et étrangement calme... "Ne discute pas, Christine, viens ici... C'est trop tard pour protester... Je t'ai avertie je ne sais combien de fois depuis ce matin... Tu grognes, tu râles, tu n'obéis pas, et en prime tu casses de la vaisselle en ne faisant pas attention... C'est bien la preuve que la fessée de ce matin n'a pas suffi..."
Je ne savais quoi dire et suppliai : " Non, Maman, non. Je serai sage, je ferai tout ce que tu voudras... Pas encore la fessée..."
Maman rétorqua : "Christine, n'aggrave pas ton cas... De toute façon, la fessée de ce matin, c'était pour te punir d'avoir été collée, mais je pensais que cela t'aurait calmée un peu plus... Il n'en est rien, à l'évidence, alors, puisque tu la cherches, oui, tu vas encore recevoir une bonne fessée, et tu n'y échapperas pas, ma fille... Allez, viens donc ici..."
J'avais bien conscience que j'étais dans une impasse, et qu'elle s'achèverait pour moi avec des fesses écarlates, mais j'avais les nerfs à vif et je ne pouvais me résoudre à venir comme une victime expiatoire recevoir mon dû...
"Si je dois venir te chercher, ce sera pire, Christine... lança-t-elle. Allez, sois raisonnable, ce n'est qu'une fessée de plus, et mon petit doigt me dit que ce n'est sûrement pas la dernière... Allez, VIENS !!!" 
Devant ce ton sec, je me décidai à avancer à pas lent, vers les genoux maternels. Cela tournait tellement dans ma tête que j'avais l'impression d'être dans un cauchemar éveillé, comme récemment, mais cette fois, c'était bien du vrai de vrai et mes fesses allaient le comprendre... "C'est bien, ma chérie", commenta Maman, alors que j'arrivais à portée de main. Elle se pencha pour m'agripper par le poignet et m'attirer d'un grand coup vers ses genoux où je basculai...


Maman me demanda de venir vers elle... 
"Si je dois venir te chercher, ce sera pire", menaça-t-elle...
J'imaginai qu'elle n'hésiterait pas et je me voyais trainée vers ses genoux...
Je consentis donc à m'approcher en tremblant...

Je restai un instant sans réaction, comme fataliste, et elle en profita pour me baisser le bas de pyjama à hauteur des mollets, s'attaquant ensuite à la culotte blanche que j'avais gardée sous le pyjama, me déculottant, baissant l'ultime rempart à mi-cuisses.
Je sortis de ma léthargie en sentant que mes fesses étaient à l'air pour la troisième fois de la journée. Je me mis à supplier à nouveau, criant : "Non, pas la fessée, pas déculottée, non, nooon". Et d'un seul coup, en tentant de mobiliser toutes mes forces, je me débattis, gigotant comme pour me libérer, et réussissant à rattraper ma culotte de coton, et à la remonter pour bonne partie sur mes fesses, en tenant l'étoffe de ma main droite, resserrée comme jamais...


Je me débattis, réussissant à remonter ma culotte,
et tentant de la maintenir fermement en place,
tout en suppliant et criant : "Non, pas la fessée" !

Maman ne pouvait contenir mes jambes qui gigotaient et ruaient, mais gardait une bonne prise sur mon dos, se contentant dans un premier temps de me laisser m'agiter, sachant que je m'épuiserais vite.
"Mais, qu'est-ce que c'est que cette révolte ? Veux-tu arrêter ça, sinon tu vas le regretter, Christine... Et puis, lâche-moi cette culotte... Tu sais très bien que tu ne gagnes jamais à ce jeu-là..." La voix de Maman, à la fois énervée par cet imprévu, mais calme par sa détermination, me faisait comprendre que c'était peine perdue pour moi...
J'arrêtai de gigoter, mais gardai ma main bloquant ma culotte en place. "Enlève cette main, Christine, tu sais bien que je ne renoncerai pas, et que tu vas le payer..."
Elle n'essaya même pas de me faire lâcher prise, ni de claquer ma main, mais je sentis qu'elle me basculait un peu plus en avant. Entre ma culotte remise plus ou moins en place et mon bas de pyjama entravant mes mollets, mes cuisses apparaissaient sans protection... Et Maman fit diversion en commençant à les claquer vertement : "Tiens, en attendant, on va faire rougir ces cuisses-là", dit Maman en n'y allant pas de main-morte... Cela faisait mal, très mal à un endroit habituellement épargné...


En me claquant l'arrière des cuisses, Maman avait détourné
mon attention et je relâchai ma culotte.
Maman en profita pour bloquer ma main, ce qui lui laissait
le champ libre pour me déculotter à nouveau...

Par réflexe, je tentai d'interposer ma main, et relâchai donc ma culotte. Maman en profita pour m'attraper le poignet droit et me le bloquer dans le dos, ayant cette fois la situation bien en main...
"Tu vois, Christine, que Maman arrive toujours à ses fins... Tu sais pourtant bien que les bonnes fessées de Maman, cela se donne directement sur les fesses, pour que cela claque mieux... Alors, je vais une fois de plus baisser ta culotte..." commenta Maman avec un petit air ironique, tout en prenant le temps de dégager pleinement ma lune... Une fois encore...

J'avais jeté mes forces dans mon essai de révolte, et je savais que je n'échapperais pas à cette nouvelle fessée. Mieux valait abdiquer et subir la tannée jusqu'au bout...
"Bon, allez, tu vas l'avoir cette nouvelle fessée... Quand je pense que je t'ai déjà déculottée deux fois ce matin, et que cela n'a pas suffi donc... D'ailleurs, voilà des fesses qui sont redevenues bien blanches, une fois de plus... Mais, je vais leur redonner des couleurs. Tiens, tiens, et tiens..." sermonna Maman avant de recommencer à m'administrer une fessée magistrale...


 Maman regarda un instant ma lune à nouveau déculottée,
constatant qu'il n'y avait plus trace de la tannée (et demie) du matin...

Très vite, cette fois, bien plus encore que le matin même, ma lune s'empourpra. Les claques sur une peau déjà tannée deux fois (du moins une fois et demie) incendièrent vite mon bas du dos... Je subis les premières volées, mais pleurai vite à grosses larmes, essayant un instant de gigoter, mais ce n'en était que pire, et donc je restai inerte encaissant une claquée vive et comme scientifiquement appliquée pour rendre mes fesses écarlates.


Même redevenues blanches, mes fesses demeuraient sensibles
après la double déculottée matinale...
Les nouvelles claques me firent pleurer et crier très vite...

Je faisais des "aïe", des "ouille, ouille" à chaque claque, je suppliais Maman d'arrêter, je demandais pardon, je criais sans retenue, ce qui ne devait pas échapper aux oreilles d'Aline et Diane, même si la porte était fermée complétement... Là, je ne pouvais me retenir, m'épuisant à m'époumoner, durant cette fessée qui allait, cette fois, réellement me calmer...
Maman comprenait bien que la douleur était plus intense que lors de la fessée du matin, elle savait aussi que cette fessée-ci n'était pas consécutive à un motif majeur comme ma nouvelle colle, mais plus due à une nécessité de calmer sa fille, de ne pas la laisser multiplier les petits griefs, et donc elle fut (un peu) moins longue qu'habituellement. L'important, je crois, était pour Maman que je n'y échappe pas, que ses trois filles sachent bien que ce n'est pas parce que l'on a reçu une fessée le matin que l'on peut agir impunément le reste de la journée...
Ma lune étant écarlate et la leçon bien donnée, la fessée s'arrêta, et Maman desserra lentement son étreinte. J'imaginais que c'était fini, que j'avais eu ma dose, et je commençai à glisser jusqu'à mettre genoux à terre, tout en essayant de remonter ma culotte, comme si je voulais de suite me protéger, cacher mes joues du bas...


Je m'époumonnai sous la claquée méthodique et brulante 
de cette nouvelle fessée. Je ne pensais même plus à mes soeurs
qui devaient écouter ce qui arrivait à leur aînée...

Cela dut rappeler à Maman ma petite révolte lors de ma mise sur ses genoux...
"Minute, papillon", dit-elle, en me remontant d'un coup en équilibre sur ses cuisses... "C'est Maman qui décide quand ça commence et quand ça finit, Christine... Et tu sais bien que cela ne sert à rien non plus de chercher à m'empêcher de baisser ta culotte, ni de la remonter avant que Maman ait fini... Sinon, Maman se fâche, tu le sais bien, Christine..."
Je me fis implorante : "Oui, Maman, je sais, je ne le ferai plus, je ferai tout comme tu veux, promis, Maman, promis... J'ai compris, j'ai compris..."
Elle remit ma culotte à mi-cuisses, alors que je venais de la remonter sur à peine un quart de fesse. C'était pour le principe, je pense. Elle regarda ma lune écarlate, et constata : "Bon, ça suffit pour cette fois. J'espère que cette fessée t'aura enfin calmée...Tu en as eu assez pour aujourd'hui, mais que je ne t'y reprenne plus à chercher à me résister, sinon tu la sens celle-là ?" Clac, clac ! deux grosses claques tombèrent. Je criai : "Non, Maman, non. Euh, enfin, euh, oui, je la sens. Arrête... Je ne le ferai plus, promis..." 
Elle répliqua : "Tâche de t'en souvenir, ma fille, sinon gare à tes fesses, encore et encore..." Et, elle ponctua sa dernière phrase d'une douzaine de fortes claques, sonores comme jamais, avant de me relâcher enfin, tombant à genoux, complétement en larmes et hoquetante de douleur... 


Alors que j'avais remonté partiellement ma culotte trop vite, Maman me remit
un instant en position, redévoilant ma lune écarlate, façon de réaffirmer
que toute résistance se paie... Et d'en faire la démonstration
par une ultime volée d'une douzaine de claques sonores comme jamais...


Maman se releva et quitta ma chambre, sans refermer la porte derrière elle. Je me rhabillai en vitesse, et remontai sur mon lit où je me pelotonnai en pleurant à grosses larmes. J'étais cette fois comme laminée, épuisée, je n'avais même plus de révolte en moi, j'étais comme essorée, pour ne pas dire calmée, cette fois, enfin calmée...

A SUIVRE