mardi 10 juillet 2018

Chronique d'un redoublement : 130. L'accalmie n'aura duré qu'une douzaine de jours...

SUITE 129

Aline et Diane ont donc passé une partie de l'après-midi avec Mamie. Au retour, j'ai bien senti qu'Aline cherchait à me dire quelque chose. Elle a trouvé l'occasion avant le dîner quand Diane prenait sa douche.
Sous le ton du secret, elle m'a confié que Diane avait entendu Maman raconter mes mésaventures à Mamie, et elle voulait savoir si c'était vrai ou si Diane exagérait... Je suis restée évasive, ne confirmant pas tout à Aline qui semblait me plaindre sincèrement...
Mais, j'étais assez bouleversée intérieurement en imaginant ce que notre petite soeur pourrait faire de telles révélations. Heureusement que l'année scolaire venait de s'achever, car cela aurait alimenté bien des moqueries, et des railleries en douce... Restait à espérer qu'il n'y aurait pas trop d'occasions pour soeurette de distiller des confidences sur les traitements subis par mes propres fesses...
J'y pensai d'ailleurs toute la soirée et j'eus du mal à dormir, hantée par des images de copines ou pseudo-amies riant derrière mon dos et imaginant mon bas des reins écarlate...




J'imaginais que des copines ou pseudo-amies riaient sous cape,
se racontant mes mésaventures et les fessées carabinées
reçues de la main maternelle... J'en cauchemardais la nuit... 

Dès le lendemain, Maman mit en place son organisation de devoirs de vacances. Ce serait chaque matin, sauf le dimanche, Aline ayant plusieurs matières à réviser chaque jour, et moi à remplir un cahier de vacances normal, plus une série de devoirs supplémentaires en complément de punition comme annoncée avec les fessées pour ma falsification de signature... C'était donc un travail en plus, qui devait durer au moins deux semaines, et plus si je ne travaillais pas bien.
Quant à Diane, au vu de ses bons résultats, elle ne devait faire que quelques révisions, plus de la lecture régulière de livres choisis par Maman.

Nulle d'entre nous a protesté, la détermination maternelle étant claire et nette, avec menaces que "cela irait mal" pour qui n'obéirait pas. Ce n'était pas la peine de demander ce que recouvrait cette menace...
J'aurais bien eu envie de protester d'avoir presque autant de devoirs, moi qui passais aisément en classe supérieure, que ma soeur Aline qui, elle passait aussi, mais rattrapée grâce aux promesses de Maman à la direction de l'école qu'elle travaillerait sérieusement. Toutefois j'avais bien conscience qu'il valait mieux que je fasse profil bas durant un moment...
D'ailleurs, dès le troisième matin, quand Aline se mit à bayer aux corneilles, et à remplir un devoir sans faire attention à ce qu'elle écrivait, Maman haussa le ton sommant ma soeur de s'appliquer, ce qu'elle ne fit guère en réalité, amenant notre mère à mettre ses menaces à exécution...
Nous étions toutes les trois au salon, Diane lisant dans un fauteuil, Aline et moi travaillant chacune à un bout de la table de la salle à manger, quand Maman, sans prendre la peine d'en rajouter, attrapa Aline, la fit se mettre debout et l'amena vers une chaise, où elle s'assit en basculant la fautive en travers de ses genoux...
La robe d'été d'Aline remonta vite, dégageant une culotte blanche qui se trouva plus vite encore descendue à mi-cuisses de la paresseuse qui criait avant même les premières claques, protestant et implorant...
Maman tint ses promesses en flanquant à Aline une fessée consciencieusement appliquée, ses fesses devenant écarlates, sous nos yeux, ceux de Diane étant visiblement rieurs, les miens un peu attristés pour Aline, et la plaignant, étant bien placée pour savoir combien l'épreuve est rude pour la punie... 




 
Aline n'ayant pas fait d'efforts les trois premiers jours de devoirs
de vacances, Maman lui flanqua une bonne fessée sous les yeux de Diane et moi...
 
La seule consolation secrète était que je n'étais plus la dernière à avoir été fessée, et que les prochaines menaces maternelles seraient sûrement plus en référence à la déculottée d'Aline, qu'à la mienne, pour ne pas dire qu'aux miennes...
En tout cas, la démonstration était efficace : nous n'avions pas intérêt à défier Maman, ni à plaisanter avec les devoirs de vacances...
Une semaine passa ainsi, personne ne prenant son travail à la légère, ce qui visiblement satisfaisait notre chère mère, qui s'en vanta même à Tata Jacqueline, en lui disant : "Je n'ai pas à me plaindre. Les filles sont plutôt attentives à leurs devoirs de vacances. Je crois qu'elles ont compris que c'était dans leur intérêt...Il y a bien eu Aline qui a eu droit à une bonne fessée la semaine passée, mais depuis, cela a dû servir de leçon, car Christine et elle s'appliquent, et même Diane lit sagement".  

Cela dit, après une dizaine de jours avec un devoir normal, plus un supplémentaire en référence à mes exploits de faussaires, je commençais à trouver l'addition salée... Et je grognais intérieurement, tout en faisant la moue en recevant les ordres de Maman...
Je me permis même de faire remarquer que cela faisait beaucoup de devoirs en plus, m'attirant une réflexion comme quoi ce n'était pas moi qui faisais la loi, et qu'il valait mieux que je ne "cherche pas les ennuis" !
Agacée, je fis mes devoirs du jour, mais sans vraiment m'appliquer, laissant passer quelques fautes évidentes... Maman les souligna en rouge et me prévins que j'aurais un devoir supplémentaire à faire pour la peine, ce qui me fit grogner et fusiller du regard Maman.
Elle le vit et répliqua : "Baisse le regard, Christine, ou ça va mal aller... Encore une remarque, et on aura une petite discussion toutes les deux..." Je baissai la tête, ayant compris qu'elle ne plaisantait pas... J'eus beau mettre la table pour le déjeuner, bien ranger mes affaires, jouer les grandes filles sages, je sentais bien que Maman gardait quelques griefs contre moi.



L'avertissement maternel était clair... Encore une remarque et nous aurions
toutes les deux "une petite discussion". Je tremblais à l'avance,
ne sachant que trop bien que cela signifiait que je devrais
préparer mes fesses pour une nouvelle déculottée maison...
 
Après le déjeuner, nous fûmes envoyées dans nos chambres pour une heure de sieste avant que Tata Jacqueline ne vienne nous chercher pour aller à la piscine.
Aucune de nous ne fit le moindre bruit, mais visiblement cela ne calma pas totalement Maman, car lorsque Tata vint à l'heure dite, sa grande soeur décréta que seules Aline et Diane iraient dans un premier temps avec Tata, puis que nous les rejoindrions plus tard...
"Elle a un devoir en plus ?" demanda la toujours curieuse Aline. La réponse de Maman fusa : "Oui, c'est ça, on peut dire ça..." Aline parut interloquée, mais n'en demanda pas plus...
Moi, je me posai aussi des questions, et commençai à angoisser... Cette périphrase ne me disait rien qui vaille...

Tata emmena donc les petites, me regardant avant de partir avec un petit air comme si elle me plaignait, qui ne fit qu'aggraver mon trouble... Surtout qu'elle venait de passer quelques minutes à prendre le café seule avec Maman pendant notre fin de sieste, et qu'elle avait sûrement eu quelques confidences maternelles à notre sujet...


Une fois la porte refermée, mes craintes devinrent réalités... Maman ouvrit le cahier de devoirs de vacances et désigna une page de calculs, en me disant : "Bon, fais-moi donc cette page et je ne veux aucune faute. Cela ne ferait qu'aggraver ton cas..."
J'acquiesçai, disant : "Oui Maman, je vais m'appliquer, promis !".
Elle répliqua : "Je l'espère bien, mais cela n'empêchera pas qu'on aura une petite discussion toutes les deux après..." Et Maman avait montré sa main paume ouverte, en ajoutant : "Oui, une discussion à ma manière, Christine..."

Je commençais à bien comprendre et protestai : "Oh, Maman, non, tu ne veux pas dire que... Non, dis, non".
Elle me coupa la parole : "Tu veux un échantillon tout de suite ?"
Je reculai prenant le cahier de devoirs et m'enfuyant dans ma chambre, où je me retrouvai en sanglotant.
J'eus du mal à retrouver mon calme et à me mettre au travail, trop dans l'idée qu'une nouvelle fessée m'attendait... Il fallait faire l'exercice, de préférence sans faute, et je m'appliquai, recomptant plusieurs fois les résultats, retrouvant heureusement quelques erreurs.
Un quart d'heure plus tard Maman appela du bas : "Quand tu auras fini, descends avec le cahier, je t'attends en bas... Ne tarde pas trop, si tu ne veux pas me fâcher davantage..."J'avais fini le devoir, mais n'osais pas descendre, sachant qu'une fessée m'attendait...
J'hésitai la tête remplie des images et ressentis de mes tannées du dernier jour de classe...
Mais, je me décidai à prendre l'escalier menant aux genoux maternels...
Maman était assise sur la banquette du salon, et je lui tendis le cahier de devoirs... Elle remarqua quelques ratures et vérifia les calculs, semblant satisfaite, avant de commenter : "C'est quand même bizarre, ce matin sur des exercices similaires, tu fais trois ou quatre fautes, par étourderie et manque d'attention sûrement. Et, là, comme par hasard, parce que tu as peur de recevoir la fessée, il n'y a plus aucune faute... C'est quand même drôle, et surtout la preuve qu'il faut savoir te rappeler à l'ordre dès que cela ne va pas. Tiens, pose donc le cahier sur la table de la salle à manger, et viens donc que je m'occupe de toi".
Je remis le cahier à sa place, mais restai immobile devant Maman qui tapotait ses genoux pour me montrer la direction à prendre.


Maman me présentait ses genoux pour que je vienne
y recevoir une nouvelle fessée déculottée...
Bouleversée et apeurée, j'étais déjà en train de pleurer à gros sanglots...

Je suppliai : "Non, Maman pas la fessée, je vais bien travailler".
Maman rétorqua : "Ecoute, Christine, tu as déjà de la chance que je ne te l'ai pas donnée ce matin devant tes soeurs, quand tu osais me regarder effrontément... Alors, je vais te dire, si tu veux qu'on attende le retour de Tata et des petites, on va les attendre et là je crois que tu regretteras de ne pas avoir obéi tout de suite... C'est compris ?"
Maman fit semblant de se lever, et je balbutiai : "Oh non, Maman, non pas devant Tata et les petites. Non, non".
Maman relança : "Arrête de dire non non. Je suis bien gentille, je te laisse le choix... C'est la fessée maintenant ou plus tard devant elles ?"
J'éclatai en sanglots, et grommelai : "Non, pas plus tard, snif, snif. Bah euh, main, enfin maintenant, oui, maintenant, la, euh, la fess, euh la fessée..."J'avançai comme une somnambule vers les genoux maternels, pleurant déjà à chaudes larmes. Maman commenta : "C'est bien, tu es raisonnable... Allez, laisse toi faire...Allez, viens sur les genoux de Maman..."
Elle m'attrapa par le bras et me bascula en travers de ses cuisses. Ma robe légère était déjà remontée de par le seul basculement. Maman s'attaqua à ma culotte de coton blanc, bien couvrante qu'elle descendit lentement, comme pour bien dégager parfaitement ma lune... Comme en léthargie, je n'essayai même pas de l'empêcher, ni de retarder cette déculottée...


Je n'essayai même pas de retarder ma déculottée.
J'avais peur de la fessée que j'allais recevoir,
mais plus peur encore que Maman ne décide de ne me la donner
que ce soir devant Tata Jacqueline et mes deux soeurs...

"Je vois que tu comprends qu'il faut obéir ma fille. Je vais te le rappeler à ma manière... Cela fait une dizaine de jours que je ne me suis pas occupée de tes fesses.... J'aurais pu penser que les tannées de la dernière fois t'auraient gardée sage plus longtemps, mais il faut croire que ma grande fille a besoin que je lui rafraichisse la mémoire... Alors, rien de telle qu'une bonne fessée pour que tu redeviennes sage", commenta Maman avant de lever le bras droit et de laisser tomber la première claque... Puis une série d'autres bien appliquées, bien réparties sur mes deux fesses.
Je suppliai : "Non Maman, ça fait mal, ça fait trop mal..." 
Elle en sourit : "Arrête tes simagrées, Christine... Je commence à peine... Tu sais bien que les fessées de Maman ça fait mal aux effrontées, aux menteuses, et encore plus à celles qui imitent ma signature...Tiens, tiens, tiens, et n'exagère pas si tu ne veux pas que je te donne une vraie tannée, ou que je recommence ce soir devant Tata..."
L'argument fit mouche et je me tus pendant qu'elle poursuivait sa fessée, méthodique, comme si elle s'appliquait à bien faire, à bien fesser son ainée...
Faisant quelques pauses avant de repartir de plus belle, elle me fit passer son message : "Ne discute plus à propos des devoirs de chaque jour, fais-les en t'appliquant, et ne grogne pas, sinon tu te retrouveras encore sur mes genoux. Tu sais, Christine, ce n'est pas parce que tu passes en Quatrième que tu en auras fini avec les fessées... A toi de moins en mériter, mais tant qu'il le faudra je m'occuperai de tes fesses... Comme aujourd'hui... Et comme bientôt s'il le faut... Oui, une fessée, une bonne fessée, et ne dis pas que tu n'auras pas été prévenue... Tiens, tiens, tiens, et tiens..." 


La fessée tombait drue sur ma lune toute dégagée pour recevoir
la tannée maternelle. Maman en profitait pour bien me faire comprendre
que ce ne serait certainement pas la dernière, et qu'elle m'en donnerait
autant que de nécessaire... Même en classe de Quatrième !

La dernière salve claqua comme un bouquet d'artifice. Ce n'avait pas été la tannée triple de la fois précédente, mais une sacrée fessée quand même, bien appliquée pour que j'en tire les leçons... 
Maman relâcha son étreinte, je glissai à terre où elle me laissa à genoux, pleurant à grosses larmes. Elle repartit vers la cuisine, non sans dire : "Calme toi et essuie tes larmes. Va donc dans ta chambre mettre ton maillot de bain. On ira rejoindre tes soeurs à la piscine dès que tu seras présentable".

A SUIVRE

samedi 19 mai 2018

Chronique d'un redoublement : 129. Quand Mamie apprend tout et donne raison à Maman

SUITE 128

Finalement, après deux ou trois cauchemars, je m'étais enfin pleinement endormie et ne me réveillai qu'à 8 h 15, du fait du bruit fait par les petites dans la chambre d'à côté. Je restai encore au lit une petite demi-heure appréciant de ne pas devoir aller au collège, mais pas très pressée d'aller retrouver mes soeurs et Maman.
Cette dernière m'appela pour le petit-déjeuner, et je descendis en tentant d'être la plus naturelle possible, pour ne pas subir de remarques ou d'allusions.
Je sentais bien les regards insistants et curieux des petites à mon égard, comme après ou avant chaque fessée, mais je me gardai bien de manifester un quelconque trouble...
Maman nous a demandé de nous occuper jusqu'à midi, en rangeant nos affaires, pendant qu'elle allait faire une grande lessive, histoire de nettoyer nos tenues d'école et de les mettre dans l'armoire pour passer aux habits d'été.

Les petites restèrent un bon bout de temps dans le jardin, pendant que je demeurai dans ma chambre, mettant un peu d'ordre dans mes livres, et remisant dans un tiroir mes cahiers, bulletins et contrôles. Je les regardai un instant, mais préférai vite les
mettre hors de ma vue, tant certains devoirs ou bulletins de colle, qui nous étaient tous rendus à la fin de l'année scolaire, me ramenaient en mémoire des souvenirs pénibles, pour ne pas dire peu glorieux pour mon bas du dos...


Je me mis à ranger livres, cahiers, bulletins et autres contrôles...
Je retrouvai ainsi notamment mes bulletins de colle,
et ne m'attardai guère à les relire, car chacun me faisait revenir
des souvenirs peu glorieux pour mon bas du dos,
et je frissonnais en pensant aux fessées qu'ils m'avaient valu...

Au déjeuner, Maman nous prévint que l'on commencerait les devoirs de vacances dès le lendemain, notamment pour Aline et moi. Je restai une fois encore stoïque, préférant de pas protester, ni risquer une répartie maternelle rappelant mes exploits et ses promesses...
Mamie, qui devait passer, arriva alors que nous allions sortir de table. Maman envoya les petites jouer dans le jardin, et fit chauffer de l'eau pour prendre le café avec sa mère, me demandant de débarrasser la table...
Puis, elles allèrent s'installer au salon
où elles commencèrent à papoter. Je débarrassai en veillant à ne pas faire de bruit pour bien entendre la conversation. Mamie dit à Maman qu'elle devait être soulagée que l'année scolaire soit finie.
Elle répondit que oui, "car cette année aura été pénible jusqu'au dernier jour... Surtout à cause de Christine..."

Mamie rétorqua : "Mais, elle passe sans problème en Quatrième. L'année de redoublement n'aura pas été inutile"!
Maman répliqua : "Heureusement quand même, elle n'allait pas tripler, voyons ! Mais question discipline, elle m'en aura fait voir jusqu'au dernier jour. Au point qu'elle a fini l'année comme elle l'avait commencée... Par une fessée magistrale, une bonne déculottée dont elle se souviendra longtemps..."


Maman était bien décidée à tout raconter à Mamie.
Elle sut vite que j'avais fini l'année scolaire,
comme je l'avais commencée...
Sur les genoux maternels, culotte baissée, les fesses à l'air,
pour une tannée à rebondissements, somme toute bien méritée...
 
Mamie voulut savoir le fin mot de l'histoire, et Maman lui expliqua que j'avais tout bonnement imité sa signature. Et que j'avais même réussi à duper la prof qui n'avait pas vu le subterfuge...
Mamie, sur ce coup-là, comme Tata, ne pouvait guère me défendre, et admit : "Oui, là je dois dire que je comprends que tu aies sévi. Rien de telle en effet qu'une bonne fessée pour lui faire comprendre qu'il y a des limites à ne pas dépasser..."

Maman compléta son récit : "Mais, cette fois, Christine m'a donné du fil à retordre. Car, avant même qu'elle ne finisse par avouer, Christine avait continué à me mentir effrontément, en essayant de me faire croire que c'était moi qui avais signé sa copie...  Là, je dois dire que je ne lui ai pas laissé le temps de réfléchir, et elle s'est prise une première déculottée qui l'a calmée et faite revenir à une meilleure attitude... Elle a enfin admis son entourloupe, en m'avouant qu'elle avait en effet imité ma signature pour une raison bien simple : c'était qu'elle avait eu peur de me montrer son 5 sur 20 et que je lui donne la fessée..."
Mamie, souvent compatissante à mon égard, semblait cette fois consciente que l'aînée de ses petites filles avait vraiment franchi la ligne jaune, et elle rassura sa fille : "Ma pauvre, elle t'en aura fait voir. Vraiment, elle a exagéré, mais tu as bien fait d'agir. Christine n'aura eu que ce qu'elle méritait. Pour s'éviter une fessée, elle en aura pris deux bonnes, ça devrait la calmer en effet..."  
Maman tint toutefois à préciser : "Enfin, réellement, pour tout te dire, Christine en a pris trois, car après la première déculottée pour son mensonge éhonté, puis la tannée pour avoir imité ma signature, je l'ai envoyée au coin, histoire de la laisser mijoter et réfléchir, avant de lui rougir encore un peu les fesses pour rattraper la fessée qu'elle aurait dû avoir si elle m'avait montré sa copie le jour dit... C'était juste pour le principe, histoire de lui faire regretter de m'avoir menti dès le premier soir".


Maman expliqua à Mamie comment elle m'avait envoyée au coin,
pour méditer sur ma conduite après ma deuxième fessée...
Et comment j'avais eu droit à une ultime tournée...

Mamie eut plus de mal à soutenir sa fille sur cette dernière partie de mes mésaventures fessières. "Quand même, là, tu n'y es pas allée de main morte. Ah, ma pauvre Christine, j'espère qu'elle aura compris"
Maman la rassura ; "Oh, tu sais, elle s'en est déjà remise. Mademoiselle a la peau dure à force de se la faire claquer pour ses bêtises. Elle a même de la chance que je ne lui ai pas flanquer sa volée devant ses soeurs. Elle aurait eu encore plus honte. Maintenant j'espère qu'elle a compris qu'elle n'a pas intérêt à recommencer... Sinon, elle sait ce qui l'attendra..."
J'avais fini de ranger la cuisine, mais étais restée à portée d'oreille de ce dialogue.
Maman, qui voulait ramener des petits gâteaux pour Mamie, ressortit du salon, me découvrant visiblement aux aguets.
"Tiens, tu es encore là ? J'étais en train de raconter tes exploits à ta grand-mère. Viens donc lui dire que tu ne recommenceras plus", lança Maman en me désignant le salon.

Je rentrai dans la pièce, toute penaude, avec une petite mine, prête à éclater en sanglots. "Ma pauvre chérie, quelle idée tu as eue de croire que tu pouvais imiter la signature de ta mère et ne pas te faire prendre... Les Mamans, tu sais, ça devine toujours tout à la fin... Qu'est-ce qui t'a donc pris, franchement ? C'était si difficile de montrer ta copie à Maman ?" me demanda Mamie, l'air désolé et avec un petit sourire compatissant.
Je balbutiai : "Euh, mais, euh..." mais n'arrivai à rien dire. Maman haussa la voix : "Réponds donc à Mamie. Pourquoi ne m'as-tu pas montré ta copie ?"
Je rétorquai : "Bah, tu sais bien, M'man. Je ne voulais pas que tu me, euh, enfin que, que tu me grondes..."
Mamie s'amusa de mon hésitation, de ma réponse indirecte : "Et comment elle gronde Maman, dis voir ? Allez, on est entre nous, on ne le répétera pas. Surtout que je crois savoir",  dit-elle en ponctuant sa phrase d'un petit geste significatif de la main, paume ouverte...


Mamie, habituellement compatissante, donnait cette fois raison à Maman.
Elle tint à ce que je lui explique comment j'en étais arrivée à faire un faux...
J'avais du mal à l'avouer, mais je dus reconnaître en balbutiant
que j'avais agi par crainte d'une fessée maternelle...
Mauvais pari, car à l'arrivée, j'avais reçu une triple déculottée...

Je baissai la tête, comme si j'étais coupable, comme si je craignais encore pour ma pauvre lune... Et je consentis à dire quand même : "Bah, oui, j'avais, euh, j'avais peur, euh, que Maman euh, bah, qu'elle me donne, euh, la fessée";
Maman me félicita presque d'avoir confirmé ses dires : "Eh oui, Christine, tu avais bien raison de craindre ma réaction... Tu sais bien qu'une mauvaise note ou une colle, ça fait fâcher Maman qui donne alors une bonne fessée bien méritée à sa grande fille, comme aux petites d'ailleurs..."
Je réussis à bloquer un sanglot, mais j'étais prête à pleurer. Mamie le ressentit et m'ouvrit les bras dans lesquels je vins me blottir. Elle me serra fort en disant : "Allez, c'est fini; Tu ne recommenceras plus ?"  Je répétai : "Ah, non, Mamie, non, non, non, jamais, c'est promis".
Mamie répondit : "Je l'espère pour toi, ma grande. Tu vois, si tu avais montré ta note, tu  aurais sûrement reçu une fessée, mais ce serait déjà oublié. Au lieu de cela, tu as vraiment fâché ta Maman et tu as pris trois déculottées au lieu d'une. C'est vraiment mal joué, ma pauvre chérie..."
Je ravalai encore un sanglot et Mamie me serra à nouveau fort dans ses bras, avant de se relever pour partir faire des courses. Elle proposa d'emmener les petites avec elle, et de repasser au parc un moment au retour. Maman accepta volontiers et appela Aline et Diane qui étaient dans le jardin. Aline pointa à la fenêtre, mais dit que Diane était rentrée. De fait, cette dernière arriva du couloir en expliquant qu'elle était remontée dans sa chambre. Personne n'y prêta attention, et elles partirent avec Mamie.
En réfléchissant, je constatai que nulle d'entre nous ne l'avait entendue rentrer... Je commençai à imaginer qu'elle avait peut-être espionné nos conversations... Cela m'inquiétait surtout que Maman n'avait caché aucun détail à sa mère, et que je me doutais bien que Diane n'aurait pas manqué de retenir tout ce qu'elle aurait entendu... 
Mais, si c'était le cas, je le saurais sûrement bien vite... Et cela ne prédisait rien de bon...


A SUIVRE

jeudi 22 mars 2018

Chronique d'un redoublement : 128. De la curiosité de Diane à des cauchemars nocturnes...

SUITE 127

J'étais gênée, bien sûr, que Tata ait eu droit aux confidences maternelles sur cette tannée mémorable... Mais, je me doutais bien qu'elle aurait su un de ces prochains jours...
Toutefois, d'un autre côté, j'appréciais qu'elle ait cherché à me réconforter, et qu'elle m'ait confié son ressenti.
Elle qui était souvent ma meilleure avocate, avec Mamie, me faisait prendre conscience de l'importance de ma faute. Ce n'était pas une simple imitation de signature... Dès l'instant où je m'en étais servie volontairement, que j'avais réussi à tromper la vigilance d'une prof, on était dans le domaine du "faux et usage de faux", comme on dit en droit. Il n'y avait pas que l'intention d'agir pour s'éviter une fessée, mais j'avais bien réfléchi au moyen, je m'étais exercé à imiter le paraphe maternel, j'avais signé la copie, et j'avais nié jusqu'au dernier moment, même en ayant la copie sous le nez et en essayant de faire douter Maman...


Tata me parla longuement, me faisant prendre conscience
que j'avais dépassé les bornes, et m'expliquant qu'elle ne pouvait
que donner raison à Maman de m'avoir punie de manière exemplaire...
Elle me conseilla de faire profil bas, me confiant que Maman était encore
bien remontée contre moi. Mieux valait que je ne cherche de nouveaux ennuis... 


Et ça, même une Tata complice et compréhensive habituellement ne pouvait pas l'admettre en tant que tel. Cette fois, ma chère tante donnait raison à sa soeur aînée, et admettait que la fessée s'imposait pour bien me faire comprendre qu'il y a des limites à ne pas franchir...
De plus, Tata me mettait bien en garde : Maman était vraiment fâchée, et mieux valait ne pas chercher d'autres ennuis, car elle risquait d'avoir encore la main leste...
Je pris au sérieux le conseil de Tata Jacqueline. Dans d'autres circonstances, il m'arrivait parfois après une fessée d'en vouloir à la terre entière et de manifester mes états d'âme en devenant grognonne, ou de mauvaise humeur. Et cela m'avait de temps à autre valu quelques nouveaux ennuis...
Cette fois, il n'en était pas question, mon bas du dos avait eu plus que sa dose...
Alors, même si je n'en pensais pas moins, je compris qu'il valait mieux jouer profil bas... Et cela d'autant que mes soeurettes n'avaient pas assisté, ni entendu ce qui m'était arrivé, et que je savais bien que tout nouvel écart de ma part risquait d'amener Maman à rappeler, ne serait-ce que sous forme de menace, ce que j'avais subi...
Je pris donc sur moi pour ne pas m'attirer de remarques maternelles. Je demeurai même dans ma chambre le plus longtemps possible, prétextant ranger mes affaires. Il est vrai que l'école étant finie, il n'y avait que cela à faire, le premier soir des vacances étant aussi le premier sans devoirs à préparer ou leçons à réviser.


Je restai au calme dans ma chambre, préférant ne voir personne,
et surtout pas mes curieuses de soeur qui voulaient tout savoir
sur ce qui était arrivé à leur aînée...

Et, même si Maman avait annoncé qu'il y en aurait pour moi aussi, elle n'allait pas nous faire faire des devoirs de vacances dès le premier soir... C'était d'ailleurs dans les habitudes de la maison une occupation plutôt programmée les matins durant les congés.
Maman me laissa mijoter au calme de ma chambre, pendant que les petites profitaient du beau temps dans le jardin.
Toutefois, peu avant le dîner, Maman me demanda d'aller chercher une baguette à la boulangerie, le goûter avec mes soeurs et Tata ayant fait avaler tout ce qu'il restait. Je n'avais pas envie de sortir, mais j'avais conscience qu'il valait mieux ne pas faire de caprice. Je me recoiffai et vérifiai bien ma tenue, non sans remarquer que j'avais encore les yeux un peu rouges, ce qui me fit craindre que la boulangère ou sa vendeuse ne remarque quelque chose...
Diane voulut venir avec moi, mais Maman refusa, comprenant sûrement que ma petite soeur cherchait surtout à jouer les curieuses...
Effectivement, j'eus l'impression que la boulangère me dévisageait. Elle me demanda d'ailleurs par deux fois si cela allait bien, mais je répondis du tac au tac : "Oui, oui, ça va". En tout cas, elle n'en dit pas plus, il est vrai aussi que je ne m'attardai pas dans son magasin, en oubliant presque de reprendre la monnaie...


Je n'avais pas trainé sur le chemin de la boulangerie.
D'ailleurs, troublée par les regards inquisiteurs de la patronne,
j'avais failli oublier de reprendre ma petite monnaie.

Maman remarqua que j'étais revenue bien vite, contrairement à d'autres où je n'ai pas envie de rentrer, sachant ce qui m'attend...

Au diner, je n'ouvris guère la bouche pour parler. J'étais éteinte, contrairement à mes soeurs qui étaient prolixes et toutes en joie d'être en vacances. Aline faillit même renverser un verre et s'attira une réflexion maternelle : "Du calme, Aline, si tu ne veux pas que je te calme toi aussi à ma manière, si tu vois ce que je veux dire..."
Diane immédiatement, sans qu'on lui demande, avait traduit ce que tout le monde avait compris : "Oui, fais attention, ou bien Maman va te donner une fessée comme Christine a eu..."Je rougis et cachai mon trouble en baissant le regard, le nez dans mon assiette.
Maman rétorqua : "Ca suffit, Diane. Pas besoin de tes explications de texte... Pour ne pas faire de jalouses, je pourrais bien m'occuper de tes fesses à toi aussi..."



Maman avait menacé Aline qui avait failli casser un verre.
Diane la mit en garde lui prédisant une fessée "comme Christine a eu" !
J'enrageai, mais Maman en menaçant à son tour Diane, 
ne fit en fait que confirmer que j'avais bien pris une déculottée maison... 

Diane arrêta de rire et baissa aussi la tête. Mais, elle n'était au fond pas mécontente d'elle-même, ayant bien entendu Maman dire "à toi aussi" ce qui confirmait que son aînée avait bel et bien vu sa mère "s'occuper" de ses fesses...
Plus tard au moment du coucher, Diane chercha encore à en savoir plus, venant dans ma chambre l'air compatissant, me donnant du "ma pauvre Christine" et essayant de me faire dire au moins pourquoi j'avais été punie...
Elle faillit en savoir plus quand le téléphone sonna et que Maman eut Mamie au bout du fil. Diane et Aline, du haut des escaliers, tendirent l'oreille, Maman répondant à sa mère que cela allait "mise à part Christine qui a encore fait des siennes". Mais Maman n'en dit guère plus, concluant par : "Ce n'est pas le moment, il faut que j'aille les coucher. Je te raconterai demain" !
Sûr que cette parole n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde...
Maman ne s'attarda guère à dire bonsoir aux petites. Moi, je m'étais mise sous les draps avant même qu'elle ne pénètre dans ma chambre. J'avais juste regardé un infime instant le reflet de mon bas du dos dans la glace en me mettant en pyjama. Il avait retrouvé toute sa blancheur ou presque, mais je ne voulais pas le regarder davantage, trop encore marquée par les déculottées de cet après-midi là...
Maman avait repoussé la porte de ma chambre pour éviter les oreilles indiscrètes, et s'est assise au bord de mon lit. Je compris que j'allais avoir droit à un sermon... Ce fut le cas, Maman ayant retrouvé son calme, apparent du moins...
Elle me dit espérer que j'avais "compris la leçon", me rappelant combien ce que j'avais fait était "grave" et expliquant que cela "méritait bien" une sanction "exemplaire". Et que j'avais "aggravé" mon cas, en ne "reconnaissant pas ma faute", en "mentant jusqu'au dernier moment"... 



Je m'étais vite mise sous les draps à l'heure du coucher,
mais Maman savait que je ne dormais pas et en profita
pour revenir sur les événements de la journée...
Elle me fit une leçon de morale, expliquant que je n'avais eu 
que ce que j'avais mérité. Puis, elle me souhaita bonne nuit, avec un geste tendre
mais en me rappelant que je n'avais pas intérêt à recommencer...


Et de me dire qu'elle "espérait" que j'avais "compris la leçon" et que je n'avais "pas intérêt" à recommencer, ni même à la "fâcher davantage" ces prochains jours...
Je promis de ne jamais recommencer, d'être sage, etc., etc. Et, l'émotion remontant, les larmes revinrent et je pleurai doucement... Maman me caressa la tête un moment, le temps que je ne pleure plus. Puis, elle me fit me moucher, avant de m'essuyer les yeux, et de me déposer un baiser sur le front, en me disant : "Allez, bonne nuit, Christine, dors vite "! 

J'eus toutefois du mal à m'endormir, surtout que dès que je fermais les yeux, me revenaient des scènes de l'après-midi. Il fallut une bonne heure pour que le sommeil l'emporte, et encore, au milieu de la nuit, je me réveillai en nage, ayant fait un cauchemar où j'étais au coin dans le salon, les fesses écarlates devant toute la famille et même la voisine et la boulangère... 







Je fis un cauchemar, m'imaginant envoyée au coin,
déculottée et montrant mes fesses écarlates à toute la famille
qui jasait sur mes exploits et félicitait Maman. 
Il y avait même la voisine et la boulangère...

N'arrivant pas à me rendormir, j'allai boire un verre d'eau et faire pipi. A
pas de loup, ne voulant surtout pas croiser Maman, pour m'éviter de repenser trop à mes plongées en travers de ses genoux...


A SUIVRE

dimanche 25 février 2018

Chronique d'un redoublement : 127. D'une difficile reprise de mes esprits aux sages conseils de Tata

SUITE 126

J'ai monté l'escalier quatre à quatre. Puis, je suis rentrée dans ma chambre, refermant la porte derrière moi. Complètement. Comme si je voulais m'enfermer, me couper du monde.
Je pris une grande respiration, tentant de reprendre mon souffle, mais j'avais l'impression d'avoir la tête qui tournait.
Je me suis donc assise sur mon lit, juste là où, tout à l'heure, j'avais pris ma première déculottée. J'étais dans la position où Maman se trouvait quand elle me bascula en travers de ses cuisses, après que j'ai prétendu que c'était elle qui avait signé la fameuse copie faussement paraphée par mes soins...
La différence était que si c'était moi qui étais assise comme Maman, c'était moi aussi qui ressentais la chaleur de mon bas du dos... 


Je pleurais à chaudes larmes, m'asseyant au bord de mon lit,
là même où l'après-midi avait débuté par une tannée soudaine
quand j'avais menti effrontément à Maman... 

J'avais comme un radiateur à la place des fesses, et je changeai de position, me roulant sur mon lit pour m'arrêter couchée en boule, sur le côté. Même ainsi, l'élastique de ma culotte, pas entièrement remontée, et serrant une partie de mon épiderme irritée par la tannée, me gênait...
Je rabaissai donc ce dernier rempart protégeant ma pudeur, dévoilant mes fesses rouges, mais n'ayant pas à craindre de regards indiscrets, puisque nous étions seules à la maison, Maman et moi. Toutefois, je guettais bien sûr tout bruit suspect...
Je sentais qu'indéniablement cela me faisait du bien de laisser quelques minutes mes fesses à l'air. Par instant, je posais une main sur ma lune écarlate, et cela aussi m'apaisait...
Ma mappemonde, au toucher, était comme uniformément chaude, les claques n'ayant rien épargné, même les côtés. Je le sentais d'ailleurs et fis un demi-tour pour changer de côté, mais ça piquait presque plus sur mon côté droit que sur le gauche.




Je sentais sous ma main mes fesses uniformément chaudes,
comme une lune écarlate patiemment et consciencieusement fessée...

Je me relevai un instant, curieuse de voir le résultat dans la glace de mon armoire...
Cela devait faire dix minutes que j'étais remontée, mais je gardais encore le bas du dos bien rouge. Je regardai le reflet de mes fesses durant un petit moment, comme estomaquée, m'imprimant cette image dans ma tête, ce qui n'était pas une bonne idée, puisque c'était la porte ouverte à ce qu'elle hante mes prochains cauchemars...
Mais, c'était aussi comme une prise de conscience de ce qui m'était arrivée...
Oui, je venais de prendre une des pires tannées de mon existence... Je me disais que je ne recommencerais pas d'imiter la signature maternelle, même si, au fond de moi, je m'en voulais surtout de ne pas avoir détruit la copie, ce qui aurait détruit les preuves, une fois que la fausse signature avait berné la prof...




J'étais curieuse de voir mes fesses rougies dans la glace...
Dix minutes après être remontée, elles étaient encore écarlates...
Je venais bien de prendre une des pires tannées de mon existence. 
Le reflet de ma lune dans la glace m'en faisait prendre conscience...
Emue, je me remis à sangloter et plongeai sur mon lit en pleurant... 

Je regardai encore une fois mes fesses rouges, qui commençaient à pâlir quand même, mais j'avais l'impression de ne jamais les avoir vues aussi pleinement colorées...
Cela me fit remonter un gros sanglot, et j'écartai le regard, puis plongeai sur mon lit, cette fois m'allongeant sur le ventre, et prenant mon oreiller dans mes bras, pour y pleurer à chaudes larmes, de longues minutes, pleurant cette fois plus sur mon sort que de douleurs fessières...


Je m'allongeai sur le ventre, fesses à l'air, seule position
où je ressentais moins la chaleur de mon épiderme...
Epuisée, je m'assoupis même... 

J'étais nerveusement épuisée et je m'assoupis même. Dix minutes, un quart d'heure, je ne sais pas exactement, mais je me réveillai en sursaut, quand la sonnette de la porte d'entrée retentit... C'étaient mes soeurs qui rentraient de l'école, en compagnie de Tata Jacqueline, qui s'était proposée de les ramener.
Je me relevai en sursaut, remontant cette fois complètement ma culotte, et rajustant ma tenue, tamponnant mes joues et mes yeux avec un mouchoir pour effacer mes larmes.
Je tendis l'oreille. Diane était toute excitée, chantonnant : "Youpi, c'est les vacances".
Maman la calma, l'invitant, elle et Aline, à mettre leurs affaires dans leur chambre, et à redescendre prendre le goûter.
Diane demanda : "Et Christine, elle est où ?" Maman répondit : "Elle est dans sa chambre, dis-lui donc de venir goûter aussi".
Diane courut à l'étage, entrant dans ma chambre sans frapper. Heureusement que j'avais repris mes esprits et remis de l'ordre dans ma tenue... Mais, sortant à peine de ma léthargie, je n'avais à l'évidence pas la même figure que d'habitude...
De toute façon, Diane était partie à l'école persuadée que j'allais recevoir une fessée et, même si je n'avais absolument rien montré, elle n'en aurait pas moins cherché à savoir... 
"Maman t'appelle, il faut que tu viennes goûter", me lança-t-elle, puis me regardant de la tête au pied, elle commenta : "Alors, tu as été punie ?"


Diane était rentrée dans ma chambre sans frapper. 
Elle avait un regard rieur, et surtout curieux de savoir
ce qui m'était arrivé... 
A ma mine défaite, elle constata que son pronostic s'était avéré bon... 
Sa grande soeur avait bien reçu une nouvelle fessée
le dernier jour de classe... 

Je rétorquai : "Cela ne te regarde pas". Mais je compris vite que c'était une manière d'avouer, puisqu'en pareille circonstance j'avais plutôt le réflexe de nier l'évidence, de soutenir mordicus que non.
Diane, qui était tout sauf idiote, jubilait, mais la joua pleine de compassion : "Ah, j'avais bien deviné. Ma pauvre grande soeur, c'est pas de chance, une fessée le dernier jour de classe..."
Je tentai de la faire taire : "Puisque je te dis que ce ne sont pas tes oignons. Je ne dirai rien".
Diane essaya de m'amadouer : "Mais, tu sais, Christine, je ne dirai rien non plus. Promis, je ne dirai à personne que tu as encore eu une fessée déculottée... Allez, viens donc goûter, il ne faudrait pas que Maman s'énerve encore contre toi".
Elle sortit de ma chambre et alla déposer son cartable dans la sienne, où Aline rangeait ses affaires. Diane était guillerette, et confia à sa soeur sur le ton du secret : "J'avais raison, tu sais, eh bien, Maman a donné la fessée à Christine..."
Aline et Diane redescendirent en quatrième vitesse pour prendre leur goûter. Je restai un instant sur le palier, en haut de l'escalier, n'ayant aucune envie de rejoindre les autres. Je guettais les conversations. Maman demanda à Diane si elle m'avait demandé de descendre. Diane répondit : "Oui, je lui ai dit, mais elle a l'air toute bizarre comme quand elle a été punie". Aline embraya en demandant : "C'est vrai que tu lui as donné la fessée, M'man ?"
Maman répliqua : "Occupe toi donc de ton goûter, et pas des affaires de ta soeur", ce que les deux petites interprétèrent comme une confirmation, puisque Maman, sans répondre positivement, ne niait pas non plus...

Elle passa la tête dans le couloir, m'appelant du bas de l'escalier : "Christine, le goûter est prêt. Descends, s'il te plait, et ne me le fais pas répéter..." 
Le ton ne supportait pas de contestation, et je préférai descendre à contre-coeur, même si je n'avais aucune envie de croiser les regards des autres...
Tata Jacqueline était aussi dans la cuisine quand j'y entrai. Je lui dis bonjour, et elle me serra dans ses bras, tendrement, sans faire de commentaire, et j'appréciai sa discrétion. J'avalai sans appétit une tranche de brioche et un bol de chocolat chaud, alors que mes soeurs étaient envoyées jouer dans le jardin. 
Maman les suivit pour étendre le linge de la machine à laver. Tata resta pendant ce temps là avec moi, et en profita pour me parler gentiment. "Alors, ma pauvre Christine, tu as encore fait des tiennes. Ta mère m'a dit que cela avait bardé... Mais, tu aurais peut-être pu éviter de la mettre autant en colère. Imiter sa signature, connaissant ta mère, c'est le genre de choses qui ne pouvait que la mettre hors d'elle...".


Maman avait tout raconté à Tata Jacqueline. Ma marraine essaya bien 
de trouver des mots pleins de compassion. Mais, elle qui me défendait
toujours me fit comprendre qu'elle comprenait la colère maternelle...
La grosseur de ma faute rendait sa réaction compréhensible... 

Je baissai la tête et concédai : "Oui, Tata, mais j'avais peur de lui montrer ma note de contrôle de maths..."
Tata haussa les épaules, et rétorqua : "Ah, c'est malin, ça ! Tu voulais éviter une fessée, et à l'arrivée, tu as récolté une tannée des grands jours. Tu n'as pas gagné au change ma chérie. Ca a dû être quelque chose... Je plains tes petites fesses. Et, sur ce coup-là, je ne peux guère te défendre. Alors, si tu veux un conseil, Christine, ne fais pas de vagues. Reste calme ce soir, et, je dirais même, pendant un jour ou deux, car ta mère n'est pas calmée... "
Je m'étonnai : "Mais, quand même, j'ai été assez punie comme ça... Pourquoi tu dis ça, Tata ?"
Elle répondit : "Oui, je te crois. Mais, je connais ma soeur, et quand elle vient de me raconter tout à l'heure tes exploits, je l'ai sentie encore énervée. Elle n'a pas digéré que tu aies essayé de la rouler. Quand je lui ai demandé de m'expliquer ce que tu avais fait, elle m'a dit : "Ah, quand j'y pense, j'ai encore la main qui me démange..." Alors, fais profil bas, et ne cherche surtout pas les ennuis... Tu ne veux pas de nouvelle déculottée quand même..."
Je répliquai : "Ah, non, non, ça je ne veux pas, c'est sûr"
Maman rentrait à ce moment et, entendant ma réponse, demanda : "Qu'est-ce que tu ne veux pas, Christine ?"
Je bredouillai : "Euh, rien du tout, M'man. Je discutais du gala de danse des petites avec Tata".
J'eus peur un instant, m'apercevant que je venais de dire par réflexe un mensonge, mais Tata comprit mon stress et ne rectifia pas, même si je sentis dans son regard que mon aplomb l'avait étonnée...
Dix minutes plus tard, Tata repartit, après être venue me dire au revoir dans ma chambre où j'étais remontée. "Allez, à demain, ma chérie, et surtout n'oublie pas ce que je t'ai dit... Sois sage et obéissante... Ne provoque pas de nouveaux ennuis... Tu vois ce que je veux dire...?"
En disant cela, Tata, qui m'avait prise dans ses bras, tapota doucement en riant mon bas du dos, que je sentis encore sensible... Je ne répondis pas, mais assurément je voyais ce qu'elle voulait dire... Je n'avais pas besoin qu'elle me fasse un dessin... J'avais même un exemple, pour ne pas dire trois exemples encore tout chauds dans ma mémoire...


Tata me conseilla de ne pas me faire remarquer, ayant constaté
que Maman était encore énervée rien que de penser à mes frasques...
Tata n'avait pas besoin de me faire un dessin... 
J'avais encore trois exemples tout chauds dans ma mémoire
de ce que pouvait donner une colère maternelle...
Rien qu'en fermant les yeux je me voyais encore sur les genoux maternels...
 

A SUIVRE