jeudi 2 octobre 2014

Chronique d'un redoublement : 76. D'une fin de vacances calme à une angoisse qui monte...

SUITE 75

Il restait encore une semaine de vacances avant d'entamer le dernier trimestre, et chacune des trois soeurs avait eu droit à un passage sur les genoux maternels, sans que le traitement ait été égalitaire, du fait de l'âge ou des motifs et circonstances, mais globalement Maman avait recadré ses trois filles, en faisant bien passer son message...
Il n'était pas question cette fois que la fin d'année scolaire soit marquée par une quelconque surprise, et chacune d'entre nous avait bien compris que rien ne nous serait passé...

Au lendemain de ma tannée dominicale, Maman nous fit travailler encore plus, surtout Aline et moi, mais Diane également dut faire des devoirs et des révisions tous les jours.
Mieux valait ne pas tenter le diable, et nous avons fait de notre mieux, évitant de rechigner et essayant de nous appliquer, ce qui ne faisait finalement que convaincre Maman qu'elle était dans la bonne voie...

Je l'entendis d'ailleurs discuter avec une autre Maman rencontrée dans la rue, et préciser : "Je n'ai pas à me plaindre. Cette semaine, mes filles sont plutôt calmes et travailleuses. Il faut dire que j'ai fait ce qu'il fallait. Rien de tel qu'une bonne fessée pour les ramener à la raison".
La dame, voyant que j'avais baissé la tête, et froncé les sourcils, demanda si cela concernait "même Christine", et Maman rétorqua : "Même Christine, bien sûr. Pour ne pas dire surtout. Vous savez, je n'ai pas envie qu'elle perde encore une année, et je dois dire qu'une bonne déculottée de temps à autre, c'est encore ce qu'elle comprend le mieux..."

Vous imaginez qu'entendant cela, je fulminais et me sentais honteuse.



La conversation avec la dame rencontrée en ville 
me fit me sentir honteuse comme rarement.
Dans le regard de la dame, j'avais l'impression
qu'elle m'imaginait sur les genoux maternels...

Heureusement, la semaine passa sans véritable anicroche, même pour Aline qui y échappa de peu, mais montra pas mal de bonne volonté dans son travail. Diane prit toutefois une gifle pour un mouvement de mauvaise humeur, mais se garda bien de persister pour ne pas fâcher davantage Maman.

Seul bémol de cette semaine de répit fessier, à mon point de vue, c'est que je demeurais la dernière à avoir été punie, et je dus entendre, toute la semaine durant, les quelques avertissements donnés par Maman s'y référer, du style : "Aline, tu sais ce qui est arrivé à ta grande soeur, dimanche... Tu veux la même déculottée ?" Ou encore : "Christine, rappelle toi de dimanche soir... Tu veux revenir sur mes genoux ?"

Toutefois, il n'en fut rien, mais la perspective du retour en classe le lundi matin durcissait encore le propos maternel. En tout cas, nous eûmes droit, lors du diner du dimanche soir à un sermon bien senti, rappelant que le dernier trimestre était décisif, que Maman ne tolérerait aucun relâchement, etc., etc.
Et elle récidiva au moment du coucher, chacune étant bien mise en garde, avec des menaces assez claires sur ce qui attendrait celles qui ne feraient pas d'effort...

Etant évidemment la dernière à recevoir la visite maternelle, après qu'elle ait éteint dans la chambre des petites, Maman me rabâcha les mêmes recommandations d'un ton assez fort pour que les petites l'entendent aussi.

Je dis bien que j'avais compris et je fis toutes les promesses qui me passaient par la tête, pour la rassurer, ce qui n'eut pas l'effet escompté, puisque Maman me rappela : "Je les connais trop tes promesses, Christine. Ce que je veux, ce sont des actes. Mais, moi, tu sais, les promesses, je les tiens... Alors, je te le répète, la moindre mauvaise note, la moindre colle, le moindre mensonge, et tu pourras préparer tes fesses, ma grande, oui, préparer tes fesses, tu m'entends ?"

A force de l'entendre, je bouillais intérieurement et je lâchai un : "Oui, j'ai compris, j'ai compris, M'man. Ce n'est pas la peine de le répéter sans arrêt... Tais-toi donc !"

Je pris conscience, en le prononçant, que ce "Tais-toi donc" était très déplacé, et mal venu, surtout dans ma position. Maman fit la grimace, interloquée, et haussa le ton : "Comment ça : tais-toi donc ! Tu réponds à ta mère ? Qu'est-ce que c'est que ça ?"


 J'avais répondu de façon un peu déplacée à Maman
qui fut à deux doigts de me donner la fessée
sur le champ. Heureusement, j'y échappé,
mais la menace laissait penser que ce n'était que partie remise...

Je compris que j'avais été trop loin, et répliquai sur un ton doucereux : "Non, Maman, non, je disais juste que je sais tout ça, que je te promets que je vais bien travailler, et que ce n'est pas la peine de me le redire, je sais très bien ce qui arriverait si je travaillais mal".

Ma supplique ne la convainquit qu'à moitié... Je sentis qu'elle hésitait, mais il était l'heure de dormir et elle se contenta d'un avertissement : "Bon, tu as de la chance, Christine. Tu mériterais bien que je m'occupe de tes fesses... Parce que je ne tolérerai pas que tu me répondes à nouveau ainsi... Mais, ce n'est que partie remise, ma fille. Ne t'avise pas à me chercher, sinon la prochaine remarque sera la bonne et on réglera nos comptes"...

Je demandai pardon avec une petite voix, effrayée que j'étais, sentant bien que j'étais passée à deux doigts du pire...

Maman se calma, mais je sentais bien qu'elle avait réellement hésité et que j'avais eu de la chance sur ce coup-là ! 
Elle déposa un rapide baiser sur mon front et se releva, non sans en remettre une couche : "Fais attention, Christine, fais attention, sinon gare à tes fesses... Cela fait une semaine que je ne m'en suis pas occupée, mais cela ne va sûrement pas durer. Alors, c'est à toi de voir ce que tu veux..."

J'eus du mal à m'endormir, persuadée que j'étais que je venais d'échapper, par je ne sais quel miracle, à une déculottée maison... 
J'aurais dû en être contente, soulagée, mais connaissant la psychologie maternelle, je comprenais que Maman allait y repenser, et se demander si elle avait bien fait, ou si elle n'aurait pas dû sévir... Et ce genre de réflexion allait faire que, sans guère de doute, elle serait encore plus attentive à mes moindres faits et gestes, et ne manquerait sûrement pas de saisir la prochaine occasion pour "s'occuper" de mon cas...

D'ailleurs, dès le lendemain, pas question de lambiner le matin, de trainer les pieds, de discuter les consignes maternelles, ni de tarder à se mettre aux devoirs, dès le goûter avalé. Goûter durant lequel, Maman reprit assez souvent son habitude de jeter un oeil dans les cartables, pour ne pas dire de les fouiller, et de vérifier les carnets de correspondance, les cahiers, les devoirs à faire, et ce qui avait été rendu le jour même.

Si mes soeurs n'y voyaient guère à redire, vu leur âge, j'avais plus de mal à la voir reprendre ce petit manège presque quotidien, qui montrait bien que Maman se méfiait de ma tendance à ne pas dire les choses d'entrée, et de chercher le moment propice, voire de cacher le plus longtemps possible ce qui pourrait la fâcher...

Dès le deuxième soir, je manifestai ma grogne en la voyant aller chercher mon cartable dans l'entrée et se mettre à ouvrir mes cahiers. "Arrête donc, M'man. Il n'y a rien de neuf, je n'ai pas eu de nouvelles notes, et en plus, je n'ai même pas devoirs pour demain", dis-je d'un ton légèrement agacé qui fit réagir Maman. Je n'avais rien dit de malpoli, mais comme je m'exprimais en présence de mes soeurs, cela ne pouvait être apprécié par notre mère, qui répliqua : "Euh, Christine, garde donc tes réflexions pour toi. Je fais comme il me semble bon. Je n'aime pas cette manie de me répondre. Je te l'ai déjà dit avant-hier soir, alors fais attention car ma patience a des limites. Si c'est une fessée que tu veux, continue, ma fille, tu es sur la bonne voie..."

La réflexion maternelle a calmé les esprits, le mien et celui de mes soeurs, toutes les trois étant bien conscientes que Maman n'hésiterait pas, surtout en ce début d'un dernier trimestre, tellement important à ses yeux, puisque décisif en terme de réussite scolaire.

Et la menace claire et précise qu'elle faisait planer sur mon bas du dos n'étonnait aucune de nous trois, tant nous avions le pressentiment que, de toute manière, la première occasion serait mise à profit par Maman pour rappeler, dans les actes, et plus seulement en paroles, comment cela allait fonctionner à la maison, côté discipline...

Aline et Diane filaient donc droit, évitant tout ce qui pourrait déranger notre mère, quitte même à se montrer bien plus serviable et calme que d'habitude... Je comprenais d'ailleurs leur jeu, et cela contribuait à m'énerver, même si c'était comme qui dirait de bonne guerre... Quand vous savez qu'il y a un risque d'orage, vous ne vous hasardez pas à montrer le bout de votre nez, surtout quand vous savez qu'une autre personne est plus exposée, et prendra la foudre si elle doit tomber...



 J'angoissais et craignais la moindre discussion avec Maman.
J'avais bien conscience qu'après deux avertissements
des plus sérieux, la prochaine occasion serait la bonne.
Dans ma tête, je me disais qu'il fallait
que je prépare mes fesses...


Ayant entendu la veille au soir de la rentrée, puis au deuxième soir d'école, Maman menacer son ainée d'une fessée, et expliquer publiquement qu'elle n'était pas passée loin, mais que "cela ne durerait sûrement pas", c'est bien normal que les deux petites se disent que ce n'était pas le moment de détourner l'attention maternelle sur elles... 
Mieux valait laisser grande soeur dans le collimateur et attendre que l'orage éclate, ou qu'une goutte d'eau de plus ne fasse déborder le vase de la patience d'une mère qui se demandait certainement au fond d'elle si elle n'aurait pas dû sévir dès l'autre soir, quand son ainée s'est permise de lui répondre et de lui demander de se taire...

Tout cela, je l'avais compris aussi, et cela commençait à m'inquiéter sérieusement. L'insistance de Maman à chercher la petite bête, le manquement ou la faute qui justifierait de passer à l'acte, comme l'attitude comme feutrée de mes soeurs, et leurs yeux et oreilles aux aguets de la moindre conversation entre Maman et moi, tout cela ne me disait rien de bon, consciente que j'étais qu'il n'y aurait pas de troisième avertissement préventif, et que s'il devait y avoir des pronostics sur qui prendrait la première fessée du dernier trimestre, la grande Christine serait à coup sûr favorite, et de loin...

A SUIVRE

jeudi 7 août 2014

Chronique d'un redoublement : 75. Une fessée majuscule qui me remet à "ma" place...

SUITE 74

Et la fessée tomba. A coups de grandes claques bien ciblées, Maman se lançait assurément dans un récital qu'elle maitrisait parfaitement. Je tentai de retenir mes cris, de contenir mes pleurs, mais la claquée faisait son oeuvre, avec méthode et efficacité. J'aurais voulu protester, supplier, implorer le pardon maternel, mais je savais bien que cela aurait été vain, et n'aurait fait qu'accroitre la détermination maternelle.
Et puis, jouer l'innocente aurait été comme jouer la comédie, tellement j'avais conscience que, sans être devin, j'avais depuis des heures le pressentiment que la journée ne s'achèverait pas sans une étape sur les genoux maternels...
Cela me pendait au nez, ou plutôt au dessus des fesses, depuis que mes soeurs y étaient passées, comme si c'était mon tour. Et puis, j'avais surtout fait l'erreur de me montrer grognonne en public, devant Mamie, qui était pourtant souvent une avocate et non un procureur pour moi.

Si encore j'avais joué les filles modèles, ne disant rien, me montrant souriante et serviable, Maman aurait peut-être été confortée dans son rôle de mère efficace... J'aurais dû la laisser raconter les problèmes qu'elle avait avec ses filles et les inquiétudes quant au dernier trimestre, sans grogner. Mais, comme l'évocation de ce sujet me vexait encore, je l'avais montré, ce qui, dans l'esprit de Maman, signait le fait que son ainée n'avait pas suffisamment compris, qu'elle n'avait pas été assez calmée...



D'ailleurs, dans les petites phrases que Maman répétait entre chaque série de claques ou pour repartir de plus balle, il y avait des mots comme : "Quand je pense que, même chez Mamie, tu te montres impolie... Tiens, tiens, et tiens, je vais t'apprendre la politesse..."
Ou encore : "Si, au moins, tu t'étais bien tenue ce midi pour qu'on puisse passer un dimanche tranquille... On aurait dit que tu la cherchais cette fessée... Mais, avec Maman, la fessée, on la trouve... Tiens, tiens, tiens..."  

La porte était grande ouverte, et le son avait été baissé en bas, et je ne doutais pas que mes soeurs tendaient l'oreille pour ne rien perdre de cette fessée d'avant diner. Et, en pensant à cela, je commençais déjà à imaginer le regard des petites quand il faudrait bien que je les rejoigne pour le repas familial. J'aurais presque préféré être envoyée au lit sans souper...

J'essayais donc surtout de ne pas trop parler, ne pas trop crier, ne pas trop donner l'occasion à Maman de commenter son action, ou de repartir de plus belle, remotivée par mes réactions...

D'un autre côté, autant la première fessée qui avait mis fin à la trêve de deux mois, m'avait marquée, autant le fait que déjà, j'en avais reçu une autre plus "ordinaire", et le fait que cela faisait ainsi la troisième fois en deux semaines que je me retrouvais sur les genoux maternels, tout cela me rendait presque philosophe, et m'aidait à modérer mes réactions...

En revanche, si le fait de surjouer parfois entrainait des répliques beaucoup plus appuyées de Maman, le fait de retenir mes cris l'incitait aussi à forcer un peu la dose, se demandant si le traitement était suffisamment efficace et tenant à le vérifier par une série de claques encore plus fortes...
Comme si une "bonne" fessée se jugeait à l'épuisement de la punie...
De toute manière, la tannée avait déjà amplement rougi ma lune, et chaque claque devenait de plus en plus insupportable. Je ne pouvais plus retenir mes larmes, ni mes supplications faites à toute petite voix entre deux "aïe, ouille".



Maman semblait satisfaite et elle paracheva son oeuvre par un final dont elle avait le secret, commentée par un discours du genre : "Ah, j'espère que tu réfléchiras avant de te montrer à nouveau désagréable... Tu n'as eu que ce que tu méritais, Christine... Une bonne fessée, tu l'as cherchée, tu l'as eue... Et, tant que tu ne comprendras pas autrement, tu pourras préparer tes fesses, ma fille..."

J'étais en larmes, pleurant sans retenue, épuisée, pour ne pas dire calmée par une fessée qui avait été longue et appliquée, efficace comme Maman savait en donner à son ainée particulièrement.

Je tombai à genoux, enchevêtrée dans mes vêtements, ma jupe retombant, ma culotte encore à mes genoux, et le visage raviné de larmes, bref je n'avais pas fière allure, reniflant entre deux sanglots.
Maman s'était relevée et allait quitter ma chambre, non sans m'ordonner de me relever : "Ne reste donc pas affalée par terre. Tu es ridicule, ma fille. Si tu te voyais... Rhabille toi, on va bientôt passer à table. Regarde comme ta jupe est toute chiffonnée".
C'est vrai que je devais ressembler à une marionnette désarticulée, n'ayant aucune envie de bouger, tant que je n'aurais pas évacué le plus gros de mes larmes.

Finalement, se ravisant, Maman me dit : "Mets-toi plutôt en pyjama, et passe un gant de toilette sur ta figure, tu auras meilleure allure. Au passage, pose ta jupe et ton chemisier dans le panier de linge sale."

Sur ce, Maman descendit retrouver mes soeurs et mettre la dernière main au diner.

Cinq minutes plus tard, elle cria : "A table !", et je me rendis compte que je n'avais pas bougé, demeurant prostrée, les fesses encore à l'air sous la jupe qui les cachait, broyant des idées noires, me remettant doucement de cette tannée qui était tout de même, dans son genre, un exercice très physique pour les deux protagonistes.

L'appel de Maman me sortit de ma torpeur. Je me rappelai qu'elle avait demandé que je me mette en pyjama, et je quittai à vitesse grand V mes vêtements, les mettant en boule dans le panier à linge sale. 
Je récupérai mon pyjama, enfilant le haut, puis me retrouvai près de la glace, la lune écarlate... Je n'avais pas eu loisir de la voir blanche avant la fessée, mais je sombrai à la tentation d'observer mes joues du bas "réchauffées" par la main de Maman.
Dix minutes s'étaient écoulées, et le rouge n'était plus vif comme sous la claquée. Toutefois la coloration était presque uniforme, comme la sensation de chaleur qui me parvenait. Assurément, Maman avait appliqué ses claques sur toute la surface de mes deux hémisphères : cela n'avait pas été la volée du siècle, mais une fessée grand format, un modèle du genre, bref la "bonne fessée" version Maman Spaak.

J'avais entendu les petites filer vers la cuisine pour se mettre à table, et j'étais encore à moitié nue. Constatant que je ne descendais pas dans l'instant, Maman se rapprocha du bas de l'escalier et lança : "Christine, je ne vais pas t'appeler trois fois. Ou tu descends maintenant, ou je monte te chercher, et ça va barder... Si la fessée que tu viens de recevoir ne te suffit pas, dis-le, et j'arrive..."

Affolée, je répondis : "Non, non, Maman, je descends vite..."

J'enfilai à la hâte le bas de mon pyjama, regardai un instant mon visage aux yeux rougis, passai le gant de toilette sur mes paupières et descendis. Je dévalai même les escaliers, arrivant dans la cuisine, haletante, en pyjama, les yeux encore rouges, faisant face à Maman et aux petites, toutes trois attablées encore en habits du dimanche.

Je me sentais toute bête, sous ces trois regards, débarquant en courant presque suite aux menaces maternelles.
Maman m'invita à m'asseoir, tout en commentant, ce que mes soeurs avaient bien compris, mais qui, avec des mots, est encore plus mortifiant : "Ah te voilà, Christine. Je vois que tu as couru pour ne pas fâcher Maman. C'est bien, ça ! Je vois que la fessée de Maman a fait son effet... Vous voyez, Aline et Diane, votre grande soeur est redevenue calme et ne grogne plus, à me faire honte comme chez Mamie, ce midi... Allez, Christine, ne reste donc pas plantée là. Assieds-toi à table".
J'eus un très gros sanglot qui me remonta dans la gorge et mes yeux s'embuèrent à nouveau, me sentant ridicule, honteuse.
Maman le remarqua : "Ne te remets donc pas à pleurer, Christine. C'est fini. Tu n'as eu que ce que tu méritais, voilà tout. Je t'avais assez prévenue... Mais, avec Mademoiselle, les mots ne suffisent pas... Il a encore fallu lui baisser sa culotte et lui flanquer une bonne fessée  pour qu'elle comprenne qu'on obéit et qu'on ne fait pas la tête... Sèche donc tes larmes, Christine. Et n'en rajoute pas... Ce n'est qu'une bonne fessée de plus, et il ne tient qu'à toi qu'il n'y en ait plus... Même si je me doute bien que ce n'est sûrement pas la dernière..."

Mes soeurettes buvaient du petit lait en entendant cette tirade maternelle. Elles jouèrent les filles modèles, profitant de cette scène où elles étaient endimanchées, à table, entourant leur ainée en pyjama, assise, chacun le devinait sur deux fesses encore chaudes de la claquée maternelle...

Je retrouvais dans le regard de mes soeurs cette espèce de moquerie si souvent ressentie, façon pour elle de se rassurer peut-être, de se dire que si elles avaient aussi droit aux fessées maternelles, la grande soeur y était soumise également, voire de façon plus marquante du fait de son âge notamment.

Moi qui avais, durant cette longue trêve de deux mois sans fessée, où mon statut de grande s'en était comme revalorisé, je me retrouvais au contraire comme dans les périodes les plus difficiles, un peu comme l'année précédente quand j'accumulais les heures de colle, les mensonges et les mauvaises notes. Cette troisième déculottée en deux semaines me remettait à "ma place", celle devenue habituelle de première dans la ligne de mire maternelle, à celle dont les fessées servaient d'exemple ou de menaces. D'ailleurs, Aline et Diane ayant un moment pouffé en me voyant le nez dans mon assiette, me trémousser un instant sur ma chaise, pour cause de picotements ressentis, Maman n'avait-ellepas grondé : "Arrêtez de rire, les filles, il n'y a rien de risible. Si vous voulez vous aussi comme Christine une bonne fessée déculottée, je n'hésiterai pas".
Aline et Diane étaient demeurées plus discrètes ensuite dans leurs moqueries, mais une fois encore, la menace maternelle n'avait fait que leur rappeler que Maman venait de baisser la culotte de leur ainée pour une fessée majuscule ! Leurs yeux pétillants montraient qu'elles mettaient des images sur les phrases maternelles, et j'avais l'impression, moi aussi, que ces mots de Maman me déculottaient devant elles.


A SUIVRE

lundi 14 juillet 2014

Chronique d'un redoublement : 74. Jamais deux sans trois...

SUITE 73

Comme je viens de l'écrire, cette fessée reçue une semaine après celle qui avait marqué la fin de la grande trêve de deux mois, m'avait touchée psychologiquement, presque plus que la tannée précédente... La volée prise à l'issue d'une longue période de calme avait comme un caractère exceptionnel, montrant bien que je n'étais pas à l'abri de ce genre de rechutes, mais se trouvant être la seule fessée prise par la grande en huit ou neuf semaines, alors que les petites avaient été "servies" à plusieurs reprises, j'en gardais une sorte de statut d'ainée assagie et devenue plutôt raisonnable.

La rechute, une semaine plus tard, m'amenant à recevoir une nouvelle fessée, me ramenait au contraire dans une position de gamine ordinaire, de celle que l'on doit, comme ses soeurs, surveiller de près...

Il n'y aurait pas eu cette assez mauvaise note en anglais (du moins pour une redoublante), je serais peut-être repartie pour une nouvelle et longue trêve, car Maman n'aurait vraisemblablement pas continué sa surveillance rapprochée plusieurs semaines de suite...
Mais, le fait est qu'en se mettant, après la première tannée, à tout vérifier, à chercher la petite bête, ma défaillance en anglais lui donnait quelque part raison, et persuadait donc Maman qu'elle faisait bien de ne pas me faire confiance, et qu'il était grand temps de reprendre la situation en main, surtout dans la perspective du dernier trimestre décisif...

Et je sentais bien aussi que, vis à vis de mes soeurs, voire des proches comme Tata et Mamie, autant la "longue" (du moins pour moi) période de sagesse, ou disons de mieux, m'avait redonné une position de grande, d'aînée, etc., autant la deuxième rechute me remettait en position de grande, certes, mais de grande qui a "besoin" de bonnes fessées pour rester dans le droit chemin.

C'était évidemment très sensible dans le regard de mes soeurs, qui redevenaient aux aguets de mes faits et gestes, qui avaient tendance à me provoquer davantage, à chercher à se plaindre de moi auprès de Maman pour la moindre broutille...

La deuxième fessée, une semaine après la première, n'avait certainement pas été aussi démonstrative et aussi marquante que la première, physiquement parlant, mais elle me faisait replonger dans une sorte de chronique de la fessée ordinaire, celle qu'on devine à l'avance, celle qu'on ne discute presque que pour la forme, trop certaine de l'issue qu'il adviendrait, et qu'il faudrait vraisemblablement aller attendre dans sa chambre en préparant ses fesses...

Ma seule chance dans mon état de fille placée dans le collimateur maternel, et devant subir les contrôles au quotidien, fut que deux ou trois jours plus tard, arrivèrent les vacances de Pâques, avec deux semaines sans fouille de cartable au retour à la maison...

Mais, deux semaines de vacances, avec une mère qui tient absolument à ce que son ainée, et Aline aussi, brillent lors du dernier trimestre, sont tout sauf une période de grand repos...

Aline l'a expérimenté la première, puisque dès le troisième jour, elle rechigna à faire les devoirs demandés par Maman, puis s'y est mise en grognant, et fit plusieurs fautes d'étourderie qui étaient la preuve qu'elle n'était pas attentive...

Nous étions toutes les deux à faire nos devoirs, installée Aline et moi, chacune à un bout de la table de la salle à manger, Diane étant en train de jouer dans le jardin, et Maman allant et venant nous surveillant tout en vaquant à ses occupations ménagères.

Déjà la veille, Maman nous avait prévenues qu'elle ne tolérerait pas de mauvais esprit, et Aline en fit les frais...

"Mais, ce n'est pas possible, tu ne fais pas attention à ce que tu écris. Je vais t'apprendre, moi, à être plus attentive... Tu vas voir...", lança-t-elle en tirant Aline par le bras pour la faire se lever. Elle la traina comme un paquet de linge vers le canapé du salon, Aline sanglotant, mais ne résistant pas, ce qui valait mieux, en suivant Maman.

Quelques secondes plus tard, Maman s'était assise sur le bord du canapé et basculait ma soeur en travers de ses genoux. La jupe d'Aline relevée et coincée sous le bras gauche de Maman, celle-ci baissa sans attendre la culotte de soeurette, qui me montrait ainsi, à quelques pas de la table où je travaillais, juste en face de moi, ses deux fesses blanches et tremblantes.

   
Cela faisait un bon moment que je n'avais pas assisté à une fessée 
ainsi aux premières loges. Et j'eus des pensées de compassion
pour Aline, que Maman ne ménagea pas... 

Cela faisait un moment que je n'avais pas été ainsi aux premières loges, et je restai bouche bée, alors que Maman, elle, ne perdait pas de temps en parlottes inutiles, se mettant à claquer de bon coeur la lune de l'ainée de mes petites soeurs, qui se mit très vite à crier et supplier.

La fessée fut conséquente. Moi qui, lorsque je guettais la scène de l'autre côté du mur de ma chambre, avais l'impression que les fessées des petites étaient vraiment plus rapides que les miennes (ce qui n'était pas faux), je trouvai que Maman, cette fois, ne ménageait pas ma soeur. Mais, c'est vrai qu'étant en vision et en audition directe, j'étais sûrement plus impressionnée, et il est vraisemblable aussi que, Maman corrigeant ma soeur devant moi, avait peut-être tendance à s'appliquer pour me montrer qu'elle ne plaisantait pas...

J'avais évidemment arrêté de faire mes exercices, et regardais la scène, les yeux grand ouverts, le stylo relevé. J'aurais pu me dire que ma soeur l'avait cherchée, que cette fessée était un moyen de focaliser l'attention maternelle sur Aline, alors que les deux dernières données en une semaine sous notre toit, l'avaient été à mon encontre...

Mais, cette déculottée énergique et qui n'avait été précédée que de deux avertissements verbaux, montrait bien que la détermination maternelle n'allait, quant à elle, ne pas prendre de vacances. Et que, puisque j'étais, pour ainsi dire, revenue dans la norme, je me doutais bien qu'il allait falloir ne pas mollir dans les exercices et révisions que Maman allait imposer pour assurer la meilleure reprise pour le dernier trimestre...

Attirée par le bruit caractéristique et par les cris de sa soeur qui montèrent d'intensité à mesure que sa lune rougissait, Diane trouva une excuse bidon pour rentrer à la maison, juste au moment où Maman relâchait Aline. Elle n'aperçut que fugacement le bas du dos de la punie, comprenant de par ma position qu'au contraire je n'avais rien manqué de la scène. J'eus l'impression qu'elle me décocha un regard presque jaloux.

Maman renvoya Diane jouer dehors, alors qu'Aline, vite rhabillée, mais le visage inondé de larmes, fut invité à se moucher et à se remettre au travail.

Quant à moi, Maman me lança : "Arrête donc de bayer aux corneilles, Christine. Concentre-toi plutôt sur tes exercices, que tu as intérêt à réussir au mieux, si tu ne veux pas prendre la suite d'Aline. Tu sais que je ne plaisante pas. A toi de choisir, Christine... Ou tu t'appliques, ou tu peux d'ores et déjà préparer tes fesses..."

 
 L'avertissement maternel avait été clair : 
"Concentre-toi sur tes exercices, Christine. 
Ou tu t'appliques ou tu peux d'ores et déjà préparer tes fesses..."
La menace était claire et nette, et j'ai relu plutôt deux fois qu'une mes devoirs. J'avoue avoir bien fait, car j'ai trouvé deux ou trois erreurs d'inattention ou d'étourderie que Maman n'aurait pas appréciées, mais pas du tout. Quelque part, la fessée de ma soeur venait certainement de m'en éviter une autre...  Dans les dispositions où se trouvait Maman, on avait bien senti qu'elle ne tolérerait pas que l'on bâcle nos devoirs, et qu'il y aurait forcément du grabuge. C'est Aline qui en a subi les conséquences et je lui en étais reconnaissante au fond de moi, c'est en partie ce qui faisait que je la plaignais sincèrement, et que la vision intégrale de sa fessée m'avait presque peinée, alors que j'aurais été assez satisfaite en secret si Diane avait été la punie.

Cela dit, je comprenais aussi, en ce troisième jour des vacances que les deux semaines seraient longues, et qu'avoir été épargnée grâce à une relecture attentive ne voulait pas dire que cela durerait jusqu'à la rentrée.

D'ailleurs, même Diane eut affaire à Maman. Certainement trop sûre d'elle-même, après un bulletin excellent, et alors que Maman avait eu à sévir successivement pour Aline et moi ces derniers jours, ma plus petite soeur s'est montrée du genre capricieuse, n'en faisant qu'à sa tête durant ces premiers jours de vacances.

Une salle de bains transformée en pataugeoire après son bain valut, le lendemain, à Diane une fessée, sur place, à l'abri de nos regards, mais les cris de soeurette claquée sur une lune encore mouillée provoquèrent chez Aline et moi qui étions au salon, un regard complice, mi-souriant, qui fut sans parole, mais semblait dire : "C'est bien fait pour la crâneuse. Au moins, elle ne se moquera pas de nous ce soir..."


 


Nous n'y avions pas assisté, mais deviner que Diane
était sortie en courant de la salle de bain
en se frottant les fesses rougies,
nous semblait "bien fait" pour "la crâneuse" ! 

La fessée de Diane avait été instantanée, rapide et efficace, en version gamine, si j'ose dire. Qu'importe, au moins, cela faisait que je redevenais celle des trois filles qui n'avait pas été fessée depuis le plus longtemps... Même si une petite voix me murmurait : "N'espère pas pour autant que cela durera encore deux mois. Si tu arrivais déjà à dépasser la semaine, voire à atteindre la quinzaine, et la rentrée du troisième trimestre, ce serait une performance..."  

Inconsciemment d'ailleurs, puisqu'elle avait sévi à l'encontre d'Aline et de Diane, depuis mes deux dernières fessées, je me demande si Maman, très persuadée qu'il fallait me reprendre en main, et qu'il ne fallait surtout pas que je fasse un mauvais dernier trimestre comme l'année précédente, n'était pas encore plus attentive à mes faits et gestes, du fait justement que, dans une certaine logique, cela allait être vraisemblablement "au tour de Christine" !

Devant faire, chaque jour deux à trois heures de devoirs et révisions, je commençais à trouver ces vacances moins amusantes que le collège, où j'avais mes moments de détente et de liberté, et pouvais m'amuser avec les copines.

Heureusement que le temps était assez beau en ce printemps, et nous pouvions profiter du jardin, une fois les devoirs terminés, ou de balades au parc voisin. Mais, ces vacances ne furent guère propices aux sorties, si ce n'est que pour des courses, et à part un déjeuner dominical en famille, chez Mamie, où je ne pus éviter les réflexions sur la nécessité de faire un bon dernier trimestre, et sur les confidences maternelles, expliquant qu'elle veillait au grain, quitte à employer la seule bonne vieille méthode qui fasse de l'effet avec Christine... 
Grrrr, j'enrageais en écoutant ces conversations, on ne peut plus gênantes et déplaisantes pour ma fierté de pré-ado...

J'avoue que je montrai à plusieurs reprises, par des regards noirs, et par une volonté de changer de sujet, que cela me rendait de mauvaise humeur, et cela n'échappa pas à Maman qui me fusilla du regard une ou deux fois. Je me murai dans le silence, ne répondant même pas à Mamie sur une question anodine, ou employant un ton presque cassant en réponse à une autre interrogation de Mamie sur le même genre de sujet...

Maman me lança : "Christine, arrête de te faire la tête, sinon je te donnerai une bonne raison de te plaindre. Encore une remarque, et on en reparlera ce soir à la maison..."
Le message était clair, et je fis tous les efforts nécessaires pour me montrer sous un meilleur jour. Enfin, tous les efforts de mon point de vue, car je sentais bien que, du côté de Maman, elle n'avait pas le même avis, et n'avait pas apprécié du tout que je laisse voir un agacement voire de la mauvaise humeur qui revenait à contester la méthode maternelle...


 
Même devant Mamie, lors du repas dominical,
les regards noirs de Maman à mon encontre
me promettaient de prochaines déconvenues...
si je continuais à faire la mauvaise tête...


En fin d'après-midi, lorsque nous sommes rentrées à la maison, je fus chargée de ramasser le linge qui séchait dehors sur un fil, de ranger les jeux qui trainaient dans le jardin, pendant que les petites regardaient des dessins animés. Je trainai un peu les pieds pour m'exécuter, mais Maman sut me faire comprendre qu'il ne fallait pas abuser de sa patience... "Christine, tu fais ce que je te demande, et vite. Et sans faire la grimace, comme chez Mamie, sinon tu peux préparer tes fesses, ma fille. C'est vrai que, contrairement à tes soeurs, tu y as échappé depuis le début des vacances, mais dis-toi bien qu'à la prochaine remarque, ça pourrait barder. Je dirais même que ça va barder, Christine, ça va barder..."

J'ai évidemment changé de rythme et exécuté les ordres maternels sans délai. Mais, je le fis en affichant une mine agacée d'être ainsi mise à contribution, alors que mes soeurs se la coulaient douce, jouant les petites filles modèles, ce qui était assurément rusé de leur part...


Quand je dus aller dans le salon récupérer un livre qui était à lire pour la rentrée, Diane se plaignit que je les dérangeais, elle et Aline, en passant devant elles. Je niai bien sûr, Diane exagérant évidemment cette petite gêne, mais Maman ne chercha pas à savoir, et une fois encore se montra menaçante : "Christine, laisse donc tes soeurs tranquilles, tu cherches vraiment les ennuis, à ce que je vois..."

Je filai donc lire dans ma chambre, ce qui était plus raisonnable que de rester avec des petites qui auraient profité de la situation. L'accalmie ne dura qu'une petite heure, Maman m'appelant pour mettre la table, ce que je fis encore en trainant des pieds, ne descendant qu'au deuxième appel.
Le regard noir de Maman me fit me presser et je disposai au plus vite assiettes, verres et couverts, avant de repartir vers ma chambre. J'avais oublié de mettre les serviettes, ce que Maman remarqua, me faisant faire demi-tour, alors que je sortais de la cuisine. J'attrapai machinalement le panier où étaient rangées nos serviettes après chaque repas. Mais, en prenant le panier, je fis tomber une verrine de confiture à moitié pleine, qui éclata sur le carrelage de la cuisine. Patatras...

Je me précipitai à vouloir ramasser, comprenant que cette maladresse n'allait pas arranger mes affaires... J'attrapai un torchon accroché à côté de l'évier et commençai à essuyer le sol. Maman qui était dans le couloir surgit : "Arrête, Christine ! Mais, non, pas un torchon, idiote. Il faut déjà passer l'éponge, ramasser les morceaux. Enlève-toi de là, tu as assez fait de bêtises comme ça. Tu es capable de te couper. Passe-moi donc la pelle et la balayette", s'écria-t-elle.

Je lui passai les ustensiles, alors qu'elle commençait à éponger et rassembler les éclats. J'étais debout dans la cuisine, ne sachant pas que faire, me sentant très mal à l'aise.

Maman releva la tête : "Ne reste donc pas plantée là, Christine. Tu me caches la lumière. Laisse-moi finir, et va plutôt m'attendre dans ta chambre... On va causer toutes les deux..."

Je répondis, d'un ton angoissé : "Mais, euh, Maman, je n'ai pas fait exprès..."
Maman répliqua du tac au tac : "Encore heureux que tu ne l'aies pas fait exprès. Mais, tu m'as assez énervée depuis ce matin, et je vais te calmer à ma manière, moi... Allez, file..."




 
J'étais comme tétanisée par la bêtise que je venais de faire,
et je regardais Maman ramasser mes dégâts.
Malgré mes protestations (pour la forme), je savais
que j'étais en fâcheuse position, et l'ordre de Maman d'aller
l'attendre dans ma chambre voulait tout dire... 

Mieux valait ne rien rajouter, et je me dirigeai vers ma chambre, abasourdie par ce que je venais d'entendre...  Je croisai mes deux soeurs que le bruit et la discussion avaient attiré comme les curieuses qu'elles étaient...
Maman les renvoya dans le salon, leur expliquant que ce n'était pas le moment de la déranger...

Arrivée dans ma chambre, seule à l'étage, je tournai en rond, le coeur battant. J'avais laissé ma porte ouverte pour guetter ce qui se passait ou se disait en bas...

Les ordres de Maman n'avaient pas été totalement explicites, mais ils étaient assez clairs pour que je n'ai aucun doute sur la teneur de la "discussion" que nous allions avoir... C'était juste le fait qu'elle me demande d'aller l'attendre tout de suite, qui me perturbait encore plus. Je me repassais ces mots dans ma tête. Cette fois, il n'était pas question de comptes que l'on réglerait "après le diner", ou du style "on en reparlera ce soir". Non, c'était bien : "Allez, va m'attendre, j'arrive..."

Il n'y avait pas non plus de consigne, comme "Mets-toi en pyjama" ou "Prends ta douche". Toutefois, c'était évident que c'est à mes fesses que Maman allait surtout "causer" !

De toute manière, depuis les fessées successives de mes soeurs, les signes avant-coureurs se multipliaient de la part de Maman, comme si elle m'avertissait que cela allait être mon tour...
Et mon comportement pendant le déjeuner chez Mamie n'avait fait qu'abonder les griefs maternels, et jusqu'à faire presque déborder le vase...

Puis, quand j'avais rechigné à faire les quelques tâches demandées, je l'avais sentie comme prête, une fois n'est pas coutume, à me corriger sur le champ...

La chute du pot de confiture donnait cette fois à Maman le motif ultime pour solder tous ces manquements successifs qui l'énervaient, et qui lui démangeaient la main...

Le premier dessin animé étant fini, j'entendis Aline demander si elles pouvaient regarder l'émission suivante avant le repas. Maman répondit que oui, car on ne dinerait "pas avant une heure". J'en conclus qu'elle allait bien "s'occuper" de moi d'ici là...

Je me regardai dans la glace, j'étais en tenue du dimanche, et je sentais mes jambes flageoler. Je jetai un oeil en arrière, regardant mon dos, relevant un instant ma robe, pour constater que ma culotte de coton blanc protégeait bien ma lune... Pour le moment... Pour le moment seulement...

 
J'étais en habit du dimanche, sans ordre de me changer.
Je n'allais pas avoir la tentation de regarder mes fesses encore blanches...
Je vérifiai quand même ma tenue, constatant que mes joues du bas
étaient bien protégées... Pour le moment seulement...
 
Maman avait dû finir de nettoyer mes dégâts et de ranger la cuisine, allumant à feu doux minimum sous la cocotte en fonte, pour que mijote une petite heure le plat du soir.

Puis, je n'entendis plus rien durant une dizaine de minutes, ce qui accroissait mon angoisse, ne sachant pas que faire, ne pouvant rien faire d'ailleurs, tellement je ne pensais qu'à ce qui allait m'arriver...

Je n'allais quand même pas demander ce qui se passait. Je sortis de ma chambre et m'avançai jusqu'en haut de l'escalier pour mieux entendre les bruits du bas. Apparemment les petites étaient toujours devant leur émission, et Maman occupée à lire ou écrire ou raccommoder, bref une occupation silencieuse.

Je restai ainsi figée deux ou trois minutes en haut de l'escalier, me demandant ce qu'elle attendait. C'est à ce moment qu'elle retraversa le couloir, sûrement pour aller vérifier si son plat mijotait bien. Elle m'aperçut en haut de l'escalier, s'arrêta et lança : "Ne me dis pas que tu t'impatientes, Christine. Je t'ai dit de m'attendre dans ta chambre... Cette fois, j'arrive ma grande... Tu peux préparer tes fesses... Allez, file..."




 Je m'étais avancée dans le couloir pour guetter depuis le haut
de l'escalier ce que faisait et disait Maman. Elle m'aperçut, angoissée et tendue,
et elle m'ordonna de regagner ma chambre, 
me demandant ironiquement, si je m'impatientais...
avant de m'annoncer son arrivée imminente...


Je n'avais plus qu'à regagner ma chambre, tête basse, angoissée, au bord des larmes.
Maman entrouvrit la porte du salon, vérifiant que mes soeurs étaient sages. Elle leur dit : "On dinera après la fin de votre émission. En attendant, restez tranquilles. Je monte m'occuper de Christine."
Diane, toujours aussi curieuse et sans complexe, demanda : "Dis, tu vas lui donner la fessée à Christine, pour avoir cassé le pot de confiture, hein, M'man ?"
Maman répondit sans détour : "Oui, Diane, ta grande soeur va recevoir une bonne fessée, pour sa maladresse, mais aussi pour son attitude et quelques autres motifs qui m'ont contrariée... A force de jouer avec ma patience, et de tirer sur la corde, il y a un moment où elle casse... C'est aussi vrai pour Christine que pour vous, alors ne tentez pas le diable si vous ne voulez pas suivre l'exemple de votre grande soeur..."

Si j'avais eu la moitié d'une parcelle d'espoir, le discours maternel devant les petites l'aurait fait disparaitre... Le pas de Maman dans le couloir, puis dans l'escalier, fit repartir mon coeur à grande vitesse.

Je me réfugiai au fond de ma chambre, près de la fenêtre, plaquant un instant mes mains dans le dos sur mes fesses, comme pour vérifier qu'elles étaient bien là, bien couvertes, intactes et fraiches sûrement. Je n'avais pas osé regarder combien elles étaient blanches, mais je le devinais presque par ce contact furtif. Peut-être était-ce un geste inutile ou inconscient ? Mais, c'était comme s'il répondait à la recommandation maternelle, à son invitation à ce que je "prépare mes fesses". Comme avant d'ouvrir à qui sonne à la porte, on peut avoir le réflexe de vérifier que l'on est bien coiffée, c'était une manière inconsciente, peut-être, de me dire, au fond de moi : "Voilà Maman qui arrive, oui, ça va barder, oui, mes fesses sont prêtes..."

   
Entendant Maman monter les escaliers, je plaquai mes mains sur mon bas du dos,
comme si, inconsciemment, sachant ce qui allait m'arriver,
j'avais une sorte de "besoin" de vérifier si mes fesses étaient "prêtes".

On entendait depuis ma chambre le fond sonore de l'émission que regardaient mes soeurs, Maman ayant laissé la porte ouverte, soit-disant pour pouvoir écouter si elles chahutaient. Elle fit de même en pénétrant dans ma chambre, venant sans attendre s'asseoir sur le bord de mon lit...

"Maman, Maman, je n'ai pas fait exprès, tu sais", fut ma première phrase de défense, lancée automatiquement. Ce fut la dernière aussi, Maman me coupant la parole : "Heureusement que tu n'as pas jeté volontairement la confiture par terre... Mais, s'il n'y avait que cela... Tu le sais bien, Christine. Cela fait deux ou trois jours que tu cherches les ennuis. Et, depuis ce matin, c'est pire... Alors, tu vas gentiment venir ici que je te rappelle les bonnes manières... Allez, ne me fais pas aller te chercher, Christine..."

Le ton ne souffrait aucune contestation, et je savais depuis la fessée de la semaine d'avant, celle qui m'avait comme remise dans le cycle des fessées ordinaires, que rien n'y ferait et que je n'y échapperais pas, d'autant que mes petites soeurs venaient d'entendre Maman leur dire qu'elle montait "pour donner la fessée" à leur ainée, et que tout renoncement serait mal compris, ou passerait pour une faiblesse...

Je me mis à sangloter, mais je m'approchai quand même, à tous petits pas, mais de moi-même, venant jusqu'à la droite des genoux maternels, qui afficha un demi-sourire de satisfaction, commentant : "C'est bien, Christine. Tu es raisonnable. Tu sais qu'il vaut mieux ne pas fâcher Maman davantage... Viens donc ici recevoir la bonne fessée que tu mérites..."

Je n'ai rien répondu, laissant Maman m'attraper par le bras, et me basculer en travers de ses cuisses.



 J'avais tellement conscience que cette fessée était inéluctable
que je suis venue presque sans faire d'histoire, à la droite de Maman,
qui me prit le bras et me bascula en travers de ses genoux...

Pour une fois, elle n'avait pas attendu le moment du coucher ou de l'après-diner du moins, pour une fois aussi, et depuis plus longtemps encore, je crois, j'étais restée en tenue de ville (et de dimanche) pour attendre ma fessée, mais je pense que cela traduisait dans l'esprit de Maman la marque de mon retour à un statut de gamine, certes plus grande que les deux autres, mais qu'il faut fesser quand c'est nécessaire, pas forcément n'importe où, mais n'importe quand si besoin est.

Par vieux réflexe, je tentai de m'accrocher au fond de ma robe, mais Maman réagit de suite : "Christine, tu sais que je n'aime pas ça..." Et je relâchai, la laissant dégager mon bas du dos, puis descendre largement ma culotte, dévoilant des fesses blanches et tremblantes...


J'avais eu un instant la tentation de résister, de retarder le déculottage,
mais l'avertissement maternel, élevant tout de suite la voix,
m'avait dissuadé de persévérer, sachant que ce que je risquais surtout
c'était une tannée plus longue encore... 
Je n'osais me cabrer ou gigoter, et Maman prit le temps de bien bloquer mon bras, de bien me rééquilibrer, d'ajuster ses pieds, de trouver la meilleure des positions. Entre deux gestes, dans un moment de silence, je remarquai que l'on ne percevait plus le son de l'émission des petites. Cela aurait pu être parce qu'elles avaient fermé la porte du salon, c'était plus sûrement parce qu'elles avaient baissé le son, si même elles n'étaient pas en bas de l'escalier à tendre l'oreille...

"Alors, Christine, comme ça, on fait la tête chez Mamie, on lui répond en grognant, on fait la grimace quand je te demande de m'aider, et en plus, on ne fait pas attention à ses gestes et on casse un pot de confiture... En voilà bien des raisons pour te retrouver une fois encore sur les genoux de Maman, ma fille..", se mit à dire Maman, d'une voix posée et déterminée à la fois, alors que j'étais en position, tremblante dans l'attente de la première claque...

"Maman, je t'en prie, je serai sage, j'obéirai...", répondis-je, faute de trouver un quelqconque meilleur argument...

Maman soupira longuement : "Je le sais bien, Christine, je le sais bien. Une bonne fessée, cela sert à ça... Au moins un moment... C'est juste dommage qu'il faille te le rappeler aussi souvent... Mais, puisque Mademoiselle l'a bien cherchée, elle ne sera pas déçue... Allez, il est temps de réchauffer tout cela...". Elle accompagna sa dernière phrase de deux petites tapes, une sur chaque fesse, deux tapes presque moqueuses et qui me firent rager intérieurement, tout en me retenant heureusement.



Vérifiant que ma lune était parfaitement dégagée, bien disposée sous sa main,
Maman la regarda, comme si elle jaugeait le travail à accomplir...
"Il est temps de réchauffer tout cela, lâcha-t-elle, ironique,
accompagnant ces mots de deux petites tapes toutes douces, 
les dernières avant l'orage. Troublantes et vexantes à la fois... 

Le bras de Maman bloquant mon dos se fit plus pesant, elle-même redressant sa position, signe ultime que l'orage allait s'abattre sur ma lune...

"Allez, assez parlé,Christine, je vais te rappeler ce que c'est qu'une bonne fessée...", dit-elle enfin, au moment où sa main droite allait retomber pour la première fois...

A SUIVRE 





mercredi 11 juin 2014

Chronique d'un redoublement : 73. Quand Maman cherche, elle trouve... Quand elle promet, elle tient...

SUITE 72 


Je m'en sortais finalement mieux que je ne l'espérais, même si, à tout bien réfléchir, le raisonnement maternel était logique, le carnet n'apportant rien de neuf, puisque sa principale faiblesse avait été traitée, de cuisante manière quatre jours plus tôt.
Disons simplement que le climat qui régnait à la maison, et la réaffirmation fréquente que j'étais dans le collimateur, faisaient que j'étais constamment dans la crainte et que j'imaginais de nouveaux déboires avant même que leurs prétendus motifs ne soient réellement fondés.
J'étais évidemment soulagée d'avoir échappé à une fessée que je considérais comme inéluctable en rentrant avec mon carnet de notes. Mais, je me gardais bien de me réjouir, et surtout de parader devant mes soeurs. Elles avaient bien senti que le couperet n'était pas passé loin, et que la plus en danger ce soir-là était bel et bien la grande soeur, plus encore qu'Aline.

C'est vrai qu'en réfléchissant, j'avais peut-être été trop vite en besogne, en imaginant que ce carnet me conduirait directement sur les genoux maternels. Mais, les menaces répétées de Maman à mon encontre étaient si claires et apparemment sans la moindre nuance que je m'étais persuadée qu'en plus de mon carnet, c'étaient surtout mes fesses que je venais présenter à Maman.

La clémence passagère ne m'ôtait pas pour autant le poids de l'angoisse, ni le sentiment que ce n'était que partie remise...
Surtout que l'explication maternelle me ramenait à mes peurs. Elle n'avait pas dit : "Bon, ma chérie, finalement ce carnet est moins mauvais que je ne le craignais. Il y a quand même du bon, et j'espère que cela va continuer".  Ce qui m'aurait rassurée...
Non, Maman avait bien dit : "Ah, Christine, tu mériterais encore une bonne fessée... Tu as de la chance que je t'ai déjà punie pour tes résultats en français, sinon je te prie de croire tu aurais fini la soirée sur mes genoux... En tout cas, sache bien que ce n'est que partie remise, et que je vais te surveiller comme le lait sur le feu..."
Donc, si j'y échappais à ce moment précis, si j'avais "de la chance", c'était d'avoir été déjà punie... Etonnant raccourci quand même : ma "chance" c'était bel et bien, d'après elle, "la chance d'avoir déjà été fessée" ! Ah, quelle chance quand même... Vous parlez d'un raisonnement... Comme si, au lendemain d'une déculottée, j'allais me dire : aujourd'hui, je ne crains pas grand chose parce que j'ai eu "la chance hier" de récolter une tannée magistrale...

Ajoutez que Maman précisait bien que j'en "mériterais" bien une autre, et que, de toute manière, ce n'était que "partie remise" jusqu'au premier incident, et chacun comprendra que mon sentiment de "rescapée" ne m'incitait surtout pas à frimer ou parader...

Mes soeurs qui n'avaient rien manqué de l'explication entre leur ainée et leur mère, avaient également compris que j'étais dans le collimateur... A Aline, Maman avait dit : "Tu as intérêt à ce que le prochain bulletin soit meilleur". A moi, c'était : "Tu n'as pas intérêt à me ramener encore une mauvaise note". D'un côté, la menace était programmée pour le prochain bulletin, même si bien sûr d'autres notes intermédiaires pouvaient être dangereuses pour soeurette. Mais, de mon côté, ce n'était pas une menace à un mois d'échéance, mais une annonce que la prochaine mauvaise note serait, à n'en pas douter, suivie d'effet immédiat pour mon bas du dos...
Plus qu'une nuance, c'était la promesse d'un traitement sans délai au moindre manquement. Ceci assorti du fait que j'allais être surveillée "comme le lait sur le feu", ce qui m'assurait que Maman chaque soir allait éplucher cahiers, livres, cartable dès mon retour à la maison... 
De quoi me faire trembler à l'avance, car à défaut d'être parfaite ou angélique, je me doutais bien qu'il y aurait assez vite le motif nécessaire et suffisant aux yeux de Maman pour que la partie "remise" soit jouée avec éclat sur mes fesses...

D'ailleurs, dès le lendemain soir, en rentrant à la maison, pendant que je goûtais, c'est Maman qui se mit à examiner le contenu de mon cartable. Sans même m'avoir demandé si j'avais des devoirs ou quelque chose à lui montrer. "Je vérifie, c'est tout, Christine. Tu n'as pas à être inquiète si tu n'as rien à te reprocher..." expliqua-t-elle devant mon air interrogatif.




Maman s'est mise à vérifier le contenu de mon cartable
dès mon retour le soir après les cours.
J'angoissais, car je savais que le moindre motif
servirait à ce que Maman sévisse à nouveau...

Idem, le soir suivant, où elle remonta même dans certains cahiers bien en arrière, au cas où certaines choses lui auraient été cachées. Je vivais cela très mal, car cela me ramenait au temps de l'école primaire, où elle veillait à tout au quotidien.

Mes soeurs comprenaient qu'il y avait peut-être de l'orage à venir, et prenaient leur temps pour goûter, ne bougeant pas tant que Maman inspectait mes affaires.

Heureusement, ces deux soirs de suite, elle ne trouva rien à redire, du moins pas assez pour passer des promesses aux actes... Mais, moi, en la voyant feuilleter mes cahiers, tout regarder, je me sentais comme dans un tribunal, attendant le verdict, dont je savais qu'il serait : fessée ou pas fessée, sans guère de variante possible.

De toute façon, il semblait écrit dans le marbre qu'après mes deux mois de répit et un retour en fanfare sur les genoux maternels, la prochaine fessée ne tarderait pas et m'était comme réservée...
Aline et Diane ayant conscience que Maman n'était pas dans une phase tolérante, se comportaient d'ailleurs de façon plus calme, comme pour éviter que Maman ne change de cible... Elles cherchaient même à alimenter les charges contre moi, en se plaignant quand je ne leur donnais pas quelque chose qu'elles voulaient, ou en cherchant à m'agacer en douce. J'essayais, pour ma part, de ne pas tomber dans la provocation...

Quatre et deux, cela faisait donc six soirs de sursis, et j'en étais presque fière, ce qui montre combien l'angoisse était permanente. Il ne restait qu'un jour pour boucler la semaine, sauf que la confiance fragile qui aurait pu revenir, chuta d'un coup quand en cours d'anglais, la prof rendit une interro surprise, où ma copie était ornée d'un 8,5 sur 20, mais surtout de la mention : "Pas brillant pour une redoublante..."
Une fois encore, Mlle Paule m'alignait, alors que j'avais réussi ces trois derniers mois à obtenir toujours au moins une petite moyenne...

Je fis une telle grimace en lisant ma copie que la prof s'en aperçut et, comme pour me rassurer, pour une fois, elle qui était plutôt ma bête noire, me dit : "Ce n'est quand même pas une catastrophe, Christine, mais il ne faudrait pas que cela se reproduise."





J'avais fait une telle grimace en découvrant ma copie
que la prof, qui était pourtant ma bête noire,
chercha à me rassurer...
Si, pour elle, ce n'était pas une catastrophe,
moi, j'imaginais déjà la réaction de Maman...

  J'étais encore en cours, mais j'imaginais déjà que si je disais, à mon tour, ce soir à Maman : "Ce n'est pas une catastrophe, tu sais, je vais faire en sorte que cela ne se reproduise pas,", elle me répondrait : "Je connais la valeur de tes promesses, ma fille. Moi, j'ai une manière plus efficace pour que tu t'en souviennes..."

Une fois de plus, après les cours, je rentrai en trainant les pieds, tentant de faire bonne figure en retrouvant Maman, qui était assise sur le canapé du salon. Mais les quelques minutes de retard, et mon regard fuyant me trahirent... "Oh, toi, tu as une petite mine qui ne me dit rien qui vaille... Tu as quelque chose à me dire ?", demanda-t-elle...
Je répondis en balbutiant : "Euh, bah, c'est à dire, que, euh, il y a eu, euh, enfin, euh, une interro, euh..."
Maman me coupa : "Arrête donc ton charabia. Donne-moi ton cartable, cela ira plus vite..."
Je lui tendis et j'assistai pour le troisième soir à sa fouille en règle. Comme je fronçai les sourcils quand elle arriva au cahier d'anglais, Maman comprit que ce devait être dans cette matière, commentant : "Oh, j'en connais une qui ne semble pas fière. Si c'est ce que je pense, ça va barder..."

Si Maman me devinait à la moindre mimique, il en était de même pour moi, car comme je le craignais, si la note la fit un peu tiquer, c'est le commentaire de la prof qui déclencha sa colère : "Ce n'est pas possible, Christine. Je ne peux pas admettre que tu te relâches et redescende en dessous de la moyenne. Qui plus est, en anglais, où tu as déjà tellement fait des tiennes".

Je tentai de dire que c'était "une interrogation surprise", l'argument se retourna contre moi : "Justement, toi qui redouble en plus, tu devrais être prête à répondre à tout moment. C'est quand même un programme que tu as déjà étudié. C'est inadmissible, Christine..."

Je restai sans voix, trop persuadée que rien ne détournerait Maman de sa volonté correctrice... La suite le confirma, Maman concluant : "Ah, je savais bien que je devais t'avoir à l'oeil... Tu sais ce que je t'ai promis, Christine. Interro surprise ou pas, avec Maman, c'est le même régime... On réglera ça, toutes les deux, ce soir..."

J'eus comme un sanglot difficile à contenir, et mes yeux s'embuèrent... Je n'osais même pas supplier ou dire non... Je murmurai juste : "Mais, euh, Maman..."
Elle rétorqua : "Il n'y a pas de mais qui tienne, Christine. Tu m'as très bien comprise. Je t'ai assez prévenue depuis une semaine. Cette fois, tu n'y échapperas pas... Tu vas recevoir la fessée que tu mérites, voilà tout. Et je te prie de croire que ce sera une bonne fessée..."





Maman avait deviné mon trouble, rien qu'à mon attitude en rentrant.
Quand elle découvrit ma copie d'anglais, elle dodelina de la tête,
annonçant calmement, mais d'un ton que l'on ne discute pas :
"Cette fois, Christine, tu n'y échapperas pas...
Tu vas recevoir la bonne fessée que tu mérites..."

L'annonce sans équivoque et la précision finale ne tombèrent pas dans les oreilles de sourdes, Aline et Diane suivant la scène avec attention. Je baissai la tête et fuis leurs yeux devenus pétillants. Maman me rendit mon cartable et m'ordonna d'aller dans ma chambre faire mes devoirs. Je répondis, toujours tête baissée, que je n'en avais pas. Maman répliqua : "Eh bien, tu n'as qu'à réviser ton anglais, cela te sera utile. C'est à toi de travailler aussi sans qu'on ait à te le demander. En tout cas, occupe-toi. A moins que tu ne veuilles que je m'occupe tout de suite de tes fesses... C'est vrai, si tu préfères, puisque tu n'as rien à faire..."

Je sursautai, et m'entendis répondre : "Oh, non, Maman, Pas maintenant, pas maintenant". Et je tournai les talons pour monter dans ma chambre. Je me rendis compte que je n'avais même pas dit : "Non, pas la fessée", comme je psalmodiais souvent en de telles circonstances. Le "Pas maintenant" incluait ainsi presque une notion d'acceptation, puisque je choisissais en fait le temps de l'exécution...

Je passe sur les trois ou quatre heures suivantes qui me ramenèrent dans cette situation si insupportable et si souvent connue, celle de l'attente sans le moindre espoir... Comme toujours, je restais aux aguets, j'écoutais les moindres bruits de la maisonnée, les remarques maternelles, les espiègleries de mes soeurs, trouvant à la fois le temps long, mais ressentant l'angoisse monter avec les minutes qui passaient.

Maman donna un bain aux petites avant le diner. J'avais, moi, pris douche et shampoing la veille, et me contenterais d'une toilette au gant et brossage de dents. Ce qui fit que, seules, Aline et Diane étaient en pyjama pour le repas du soir. Je préférais, même si ce n'était qu'un détail.

J'avais du mal à avaler mon bol de soupe, et je finis la dernière, restant prostrée, ne disant rien, ne participant pas à la conversation qu'animaient au contraire mes soeurs. Maman me fit une remarque pour que je réagisse : "Ne reste pas le nez dans ton assiette, Christine. Tu n'as qu'à t'en prendre à toi-même de ce qui t'arrive... Ce n'est pas de ma faute si tu as encore mérité une bonne fessée..."

Je redressai la tête devant supporter le regard des trois autres convives, de celle qui allait me fesser, des deux qui, visiblement, imaginaient déjà leur soeur sur les genoux maternels...

Je fis l'effort jusqu'à avoir avalé la dernière cuillèrée d'une crème à la vanille maison. Je ne bougeai plus sans reposer ma petite cuillère, qui aurait été le signe que j'avais fini de manger. Maman vit pourtant bien que tout le monde avait fini et demanda à mes soeurs de débarrasser la table puisqu'elles étaient déjà en pyjama. Puis, s'adressant à moi, elle prononça des mots que j'aurais deviné à l'avance : "Allez, toi, Christine, monte te brosser les dents et te mettre en pyjama. Et attends moi dans ta chambre, je vais venir m'occuper de toi..."
Je la regardais d'un air implorant sans oser prononcer la moindre syllabe. Elle ajouta : "Allez, Christine, ne me fais pas ces yeux là. Tu sais bien que Maman tient ses promesses... Allez, file donc là haut. Et prépare tes fesses, ma grande, prépare tes fesses..."

Tout était dit, et mon hésitation n'avait servi qu'à ce que Maman en rajoute dans l'annonce de ce qui m'attendait. Surtout que sa dernière phrase associait l'invitation à "préparer" mes fesses au qualificatif "ma grande", et cela donnait à l'annonce comme une sorte d'importance. En tournant le dos, et en allant vers l'escalier, j'eus l'impression que mes soeurs me regardaient, comme si elles me déshabillaient du regard, qu'elles observaient Christine monter attendre sa fessée, leur soeur ainée aller dans sa chambre préparer ses fesses, ses fesses de grande, pour une fessée de grande...



 
 En montant dans ma chambre, je sentais dans mon dos
les yeux pétillants et curieux de mes soeurs,
comme si elles me déshabillaient du regard,
voyant leur grande soeur aller attendre sa fessée de "grande" !

En entrant dans ma chambre, je vis que Maman avait préparé les affaires de nuit, mettant à laver le pyjama que j'avais ces derniers jours, et disposant sur le coin de mon lit une chemise de nuit et une culotte propre. Le détail me fit grimacer. Je n'aimais guère dormir en chemise de nuit, je préférais le pyjama plus couvrant, qui ne laissait pas les jambes à l'air, même si celle-là descendait jusqu'au genou.
La chemise de nuit comme les robes légères virevoltait trop à mon goût, et se dégageait, remontant trop aisément, même simplement de par le geste de la plongée en travers des genoux maternels.
Ce n'était évidemment qu'un détail, mais il est des circonstances où le moindre élément peut augmenter votre angoisse.

De toute manière, je n'avais pas le choix, et n'allais pas redescendre demander à Maman une autre "tenue de fessée", car c'est bien ce que symbolisaient à mes yeux ces vêtements de nuit posés sur mon lit.
Mes soeurs étaient vite remontées dans leur chambre, une fois la table rangée, et je me doutais bien qu'elles guettaient les allées et venues. Je devais aller à la salle de bains, y faire ma toilette du soir, puis réintégrer ma chambre, et je n'avais pas envie de les voir.


Je pris ma chemise de nuit et la culotte propre et ne me changeai qu'une fois dans la salle de bains, fermant la porte à clé derrière moi. Ce qui fut une bonne précaution car Diane tenta d'y pénétrer sous prétexte de se laver les dents, dès que je m'y fus réfugiée.


Je tentai d'effectuer mes gestes de façon automatique, comme si c'était un soir normal. Je ne pus m'empêcher d'entrapercevoir ma lune blanche, mais je la recouvris vite en enfilant ma culotte de nuit, essayant de m'enlever les images qui m'envahir à cet instant...





Je ne pus m'empêcher d'apercevoir ma lune encore blanche,
mais je la recouvris vite de ma culotte de nuit,
essayant de m'ôter de l'esprit ce qui m'attendait...


La toilette vite faite, je pliai mes affaires de jour pour les ramener dans ma chambre, et je traversai le couloir, tête basse, tenant le bas de ma chemise de nuit pour qu'elle ne virevolte pas dans ma précipitation. Les deux paires d'yeux de mes soeurs me suivirent du regard, ne manquant pas d'enregistrer à quoi ressemblait leur ainée angoissée, et dans quelle tenue, elle allait avoir une petite "discussion" d'un genre particulier avec Maman.

Ces regards curieux et moqueurs me faisaient très mal au coeur. J'avais l'impression qu'Aline et Diane ne compatissaient pas du tout, et étaient au contraire satisfaites que je reprenne en quelque sorte mon rôle de leader en la matière.
Et, surtout, après deux mois où j'avais été épargnée, si la première fessée que j'avais reçue, sept jours plus tôt, avait remis en partie, comme on dit, les pendules à l'heure, elle aurait pu n'être qu'exception confirmant la règle. Alors que, cette fois, la deuxième assez rapprochée ramenait la grande soeur à son statut de grande fille fessable comme ses soeurs, voire davantage.


J'étais moi-même en train de ressentir la même chose. Toute éclatante qu'avait été la fessée de la semaine passée, je pouvais au fond de moi l'associer à une sorte de record de jours où j'avais été épargnée. Maigre consolation certes, mais consolation quand même.
Alors que, me retrouver à attendre ma fessée, pour la deuxième fois à juste une semaine d'intervalle, me ramenait dans mes idées noires des périodes les plus agitées, et faisait aussi que je redevenais plus ou moins la référence familiale, celles dont les fessées et l'effet qu'elles avaient sur moi comme sur l'ambiance dans la maisonnée, servaient d'exemple...


Fataliste, désabusée, j'avais refermé la porte de ma chambre et je m'allongeai en tenue de nuit sur mon lit, ne guettant pas ou presque pas les bruits annonciateurs de ce qui m'attendait...
Je ne mis même pas l'oreille collée au mur mitoyen pour entendre ce que Maman allait dire aux petites en les couchant. Je ne le devinais que trop et ressentir la curiosité de Diane notamment m'aurait attristée encore davantage.





Désabusée et sachant trop que rien n'inverserait le cours des choses,
je m'étais allongée, en tenue de nuit, attendant Maman...
"J'arrive, ma grande, j'arrive..." avait-elle dit.
C'était surtout la bonne fessée déculottée qui arrivait... 


Avant d'aller voir mes soeurs, Maman entrouvrit la porte de ma chambre, pour voir si j'avais suivi les instructions. Elle me toisa du regard : "Bon, tu es prête, Christine ? Tu aurais pu en profiter pour réviser tes leçons, au lieu de flemmarder sur ton lit. Il est vraiment temps que je m'occupe de toi, et que tu te remettes à travailler comme il faut... Relève toi donc.Je couche tes soeurs, et j'arrive, ma grande, j'arrive..."

Je me redressai, puis restai assise sur le rebord de mon lit, là où Maman allait venir s'asseoir, comme d'habitude, oserais-je dire... Mes yeux s'embuèrent à nouveau, en me repassant sa dernière phrase : "J'arrive, ma grande, j'arrive..."  Elle n'avait pas employé exactement le même terme qu'à la fin du repas : "Et prépare tes fesses, ma grande, prépare tes fesses..."
Mais, là encore, comme je l'avais ressenti à ma sortie de table, elle avait associé "ma grande" à la fessée promise. Et j'en retirais une angoisse supplémentaire, même si je savais bien qu'elle allait me donner une fessée tout autre que celles que prenait Diane quand c'était son tour.

Je me relevai d'un bond quand, j'entendis la voix de Maman dans le couloir, conseiller à mes soeurs de ne pas faire de bruit, alors que s'il était bien des soirs où elles ne chahutaient pas, c'était quand il y avait à guetter chez grande soeur...

Maman entra, et laissa la porte grand ouverte derrière elle, ne la tirant même pas à moitié, comme souvent. J'étais comme pétrifiée, debout, droite comme un "i", et je reculai de deux pas, alors qu'elle alla directement s'asseoir sur le bord de mon lit.

Je me sentais fragilisée par ma tenue, et je tirais des deux mains sur ma chemise de nuit comme pour la faire cacher mes cuisses. "Euh, Maman, euh, non, euh, je vais travailler mieux... non, non", furent les mots qui sortirent de ma bouche, alors que Maman, elle, tapotait sur ses genoux en me faisant signe : "Viens ici, Christine".
Elle fronça les sourcils et haussa le ton : "Il n'y a pas de non qui tienne, Christine. Ni de promesses en l'air, comme d'habitude. Tu vas recevoir ce que tu as mérité... Il n'y a pas à discuter... Allez, lâche donc ta chemise de nuit, et enlève ses mains ridicules. Tu ne veux pas me fâcher davantage, n'est-ce pas ?"
Je fis le premier pas et, en se penchant, elle attrapa mon bras pour m'attirer vers elle. Je plongeai en travers de ses cuisses, ma chemise de nuit suivant le mouvement et dégageant déjà largement ma culotte de coton, heureusement bien couvrante elle...

"Maman, non, je travaillerai, promis, promis...", répétai-je, n'ayant souvent en de telles circonstances guère d'originalité, et rabâchant les mêmes promesses ou dénégations...





Je me sentais fragilisée par ma tenue, et je tirais sur ma chemise de nuit,
comme pour me protéger. Je fis tout de même le premier pas, me mettant
à portée du bras de Maman qui allait m'attirer et me faire plonger
en travers des genoux maternels...


Prenant le temps de bien remonter ma chemise de nuit, Maman commenta : "Oui, je l'espère bien, Christine, que tu vas mieux travailler. Et c'est pour cela que je vais te donner une bonne fessée, pour que tu t'en souviennes quand tu auras la tentation de chahuter ou de ne pas apprendre tes leçons... Tu sauras ce qui t'attend, ma grande, si tu recommences. Une bonne fessée, Christine..."
Puis, glissant les doigts de la main droite sous l'élastique de ma culotte, elle entreprit de la baisser, sans brusquerie, mais largement, l'arrêtant à mi-cuisses. Par réflexe, je gigotai un instant, mais elle resserra l'étreinte de son bras gauche au milieu de mon dos, et alors que je gémissais des petits "Non, non, oh, non" plaintifs, elle rétorqua : "Tais-toi donc. Puisque la fessée de la semaine dernière n'a pas suffi, je vais recommencer, et recommencerai tant qu'il le faudra. Voilà deux fesses bien blanches qui ne vont pas le rester longtemps... Tiens et tiens..."

Les deux premières claques étaient tombées en résonnant dans toute la maisonnée. Puis une douzaine de claques violentes suivirent, m'arrachant des cris que je tentais d'étouffer...

Je continuai à alterner des "aïe, ouille" avec des "Non, noooon", pendant que Maman s'appliquait visiblement, sans gestes de colère, plutôt dans une attitude de détermination calme, presque froide, comme si elle tenait surtout à "bien fesser".

Elle commentait : "Tu vois bien que cela ne sert à rien de dire non. Quand Maman promet une fessée, elle la donne... Tiens, tiens, et tiens... Je t'avais prévenue, Christine. Au moindre faux pas en classe, tu n'aurais qu'à préparer tes fesses... Tiens, tiens, et tiens, et voilà ce qui arrive... Une bonne fessée déculottée puisqu'il n'y a que cela que tu comprennes..."

Je ne protestai plus, étant passée des petits cris aux chaudes larmes, à mesure que ma lune devenait écarlate.

Je n'osais même pas tenter de descendre de ses genoux lorsqu'elle fit une pause de quelques secondes à deux ou trois reprises, pour reprendre son souffle, et pour juger de mon degré de cuisson. La seule fois où je tentai de poser ma main libre sur mes fesses chaudes, je l'enlevai au bout d'une demi-seconde, Maman avertissant : "Christine, ôte ta main.... Tu cherches les ennuis ?"
 Ma réaction d'obéissance immédiate la fit presque sourire : "C'est bien, Christine, tu comprends vite qu'il ne faut pas contrarier Maman, surtout lorsque tu es sur ses genoux, les fesses à l'air.... Tu vois que c'est efficace une bonne fessée..."

J'embrayai toutefois en suppliant : "Maman, ça suffit, j'ai compris, arrête..."  Cela eut l'effet contraire, car Maman, instantanément, repartit de plus belle en m'administrant une longue volée de claques qui me firent crier en oubliant toute retenue.




Maman s'appliquait, sans gestes de colère, cherchant visiblement
à "bien fesser" son ainée, à bien lui faire comprendre
ce qui l'attendrait à chaque mauvaise note, indiscipline ou mensonge...

Cette tannée silencieuse achevée, Maman reprit la parole : "C'est moi qui décide si ça suffit ou non, Christine... Ne l'oublie pas..." Puis, elle reposa encore son bras, semblant regarder son oeuvre... "Bon, cette fois, j'espère que cela te servira de leçon, Christine".
Je comprenais que l'issue approchait, et je tentai encore de convaincre Maman avec mes mots maladroits : "Oui, Maman, oui, j'ai compris..."
Cela ne la rassura pas : "Ca, on verra bien... C'est exactement ce que tu disais, la semaine dernière, en étant déjà sur mes genoux, Christine. A toi de voir et d'agir en conséquence... Sinon, ce sera le même tarif, crois-moi... Ce n'est pas moi qui céderai, ma grande. Tu n'auras que ce que tu mérites."

Puis, resserrant à nouveau son bras, elle redonna quelques claques, d'abord légères, en disant : "Mets-toi bien ça dans la tête, Christine, le moindre problème en classe, la moindre indiscipline, la moindre mauvaise note, et... Tiens, tiens, tiens... Et, c'est le retour sur les genoux de Maman, Christine.... Tiens, tiens, tiens... (Les claques de légères se faisaient plus lourdes). Oui, Christine, ce sera la fessée.. Tiens, tiens, tiens... La culotte baissée, Christine, pour rougir tes fesses comme ce soir... Tiens, tiens et tiens... Autant de fois qu'il le faudra, ma grande... Tiens, tiens, tiens, jusqu'à ce que tu comprennes...."
Elle paracheva la tannée par une vingtaine de claques sur ma lune plus qu'écarlate... Et je tombai à genoux, hoquetante, épuisée, le visage ruisselant de larmes.


Maman avait parachevé ma tannée par une dernière vingtaine de claques
terriblement efficaces sur ma lune déjà écarlate...
J'étais ruisselante de larmes, hoquetante, épuisée par cette fessée
peut-être moins spectaculaire et théâtrale que celle de la reprise
après deux mois de sursis... Mais, c'était bien une fessée de grande, la déculottée modèle grand format, celle qui serait mon "ordinaire", si jamais je récidivais...


Il n'y avait pas eu de "supplément" surprise, peut-être que cette fessée était presque un rien plus supportable que celle d'une semaine plus tôt, mais elle avait été donnée avec un plus grand calme encore. Comme pour montrer qu'après la reprise spectaculaire, presque théâtralisée suite aux deux mois de sursis, je rentrais dans une sorte de cycle de fessées plus "ordinaires", mais qui restaient des fessées de grande... 
En tout cas les menaces et promesses du final éclatant sur ma lune le disaient sans détour. Il n'y aurait pas de faiblesse dans l'application de la méthode maternelle. Au moindre nouveau faux pas, je savais ce qui m'attendait...

A SUIVRE