dimanche 22 octobre 2017

Chronique d'un redoublement : 122. De la confirmation de mes peurs à une première "explication" !

SUITE 121 

Maman arriva donc enfin, même si j'aurais préféré qu'elle ne monte jamais me rejoindre. Mais, cette demi-heure d'attente avait été pénible nerveusement, tant je ne réussissais pas à me décider sur quelle attitude adopter, ayant surtout en tête les menaces maternelles plutôt claires distillées depuis la veille...
Maman avait les dernières copies dans les mains, et les posa sur mon bureau, avant de reprendre la pile des autres copies que j'avais cette fois mises dans la malle de rangement comme si l'on n'en avait plus besoin. Maman fit une remarque : "C'est étonnant comme toi, ma fille, qui n'est pas une maniaque de l'ordre, il y a des choses que tu ranges très vite..."
Je ne répondis rien, ayant surtout des inquiétudes pour la suite...


Maman ressortit mes copies de la malle, s'étonnant ironiquement 
de mes talents soudains de bonne rangeuse...
Mais, je la sentais les nerfs à vif, et je tremblais intérieurement...

Maman remit tout sur mon bureau et montra la pile du doigt : "Alors, Christine, voilà ton travail de l'année. On pourra s'en servir pour des devoirs de vacances", commenta Maman, en me regardant fixement. Je répondis juste : "Oui, ah oui", d'un ton qui sonnait faux, car on aurait dit que je prenais cela pour une bonne idée, alors qu'en temps normal, évoquer des devoirs à venir m'aurait plutôt fait faire grise mine...
"Mais, tu n'as rien à me dire, à propos de ces copies, Christine ? Il n'y a rien de bizarre, tu es sûre ?" ajouta-t-elle, l'air inquisiteur...
J'ai pris mon air innocent et répondu : "Bah, non, M'man, rien du tout. Que veux-tu qu'il y ait de bizarre ?"
Maman soupira longuement et dit : "Bon, on va arrêter ce petit jeu, Christine". Elle prit la pile de copies, chercha un instant dedans, et en sortit la liasse de devoirs et contrôles de maths, celle que j'avais mise tout en dessous, bien sûr...
Je fis la grimace en voyant la manoeuvre. Maman s'en aperçut et demanda : "Tu veux dire quelque chose, Christine ? A propos des devoirs de maths, peut-être ?" Comme par réflexe, je répondis par la négative : "Non, non !"
Je sentais que Maman commençait à bouillir intérieurement, mais je ne voyais pas comment faire autrement que de continuer à faire l'innocente. Même si je comprenais qu'il allait être question de cette fameuse copie...
En effet, Maman feuilleta la liasse et l'ouvrit à la page du fameux 5 sur 20 que Maman n'avait réellement jamais eu entre les mains auparavant, même si elle était signée de son paraphe... 
J'avais l'impression que le ciel allait me tomber sur la tête... Comme si je venais d'être prise la main dans le sac...
Maman me mit la copie devant le nez. Et m'interrogea, alors que je commençais à baisser la tête : "Christine, regarde-moi dans les yeux...Et dis-moi donc, qui a bien pu signer cette copie ?"
Je restai sans voix, la panique gagnant mes pensées, ne pouvant que bégayer : "Bah, euh, bah..." 
Maman revint à la charge : "Réponds-moi, Christine. Et vite..."
Je ne savais pas quoi dire, quoi faire, j'étais partagée au fond de moi, mais surtout paralysée par l'enjeu, par ce que je voyais venir...
Je ne saurai jamais ce qui serait arrivé, ce qui aurait changé si j'avais avoué sur le champ, si j'avais dit que c'était moi qui avais imité la signature et demandé pardon dans la foulée... Peut-être que, peut-être alors... Mais avec des si, on mettrait Paris en bouteille, dit-on, et qu'importe puisque je ne le saurai jamais, ayant par réflexe, par entêtement, choisi de nier, et de nier encore...
Et la phrase qui sortit de ma bouche fut : "Bah, c'est toi, M'man. Tu vois bien que c'est toi qui as signé..."
J'étais là, debout près de mon petit bureau, dans ma chambre, face à Maman, qui reposa la liasse, et ma fixa en disant : "Christine... Ah, Christine..." Ce qui me fit relever la tête... Et, j'eus à peine le temps de voir que sa main droite partait vers moi, et retomba sur ma joue gauche, me giflant sèchement. Je poussai un cri, éclatant en sanglots et relevant les mains comme pour me défendre d'une autre gifle qui aurait pu suivre la première...




Une gifle, oui, une gifle... C'était rare dans l'arsenal punitif de Maman.
J'éclatai en sanglots, comprenant que ma défense consistant
à tout nier ne faisait qu'aggraver mon cas...
Il était hélas trop tard, et déjà Maman m'empoignait par le bras... 

Mais, c'est mon poignet gauche que Maman attrapa, me bloquant avant de me tirer en se dirigeant vers mon lit, où Maman s'assit en une position que je connaissais trop...
"Maman, Maman, non, qu'est-ce que tu fais ?"  m'exclamai-je, alors que je savais trop bien ce que Maman faisait...
D'un geste fort, alors que j'essayais de freiner la manoeuvre en bloquant mes pieds sur le sol, Maman me bascula en travers de ses genoux, ne perdant pas de temps pour remonter immédiatement le bas de ma robe sur mon dos...
"Non, non, no-o-o-o-on !", je ne savais rien dire d'autre, alors que Maman attrapait l'élastique de ma culotte et la baissait jusqu'à mes genoux...
J'avais les fesses à l'air, et Maman rajusta ma position pour bien m'équilibrer, avant d'annoncer : "Ah, tu l'auras cherchée celle-là... Je ne vais pas te laisser te moquer de moi plus longtemps... Tu vas comprendre ta douleur, ma fille..."
Et, à peine avait-elle dit cela, à peine avais-je pu ressentir que mon bas du dos était offert à sa colère, que les premières claques tombèrent...
Elles étaient d'entrée très fortes, données par une mère réellement sur les nerfs, se sentant offensée, comme vexée par l'attitude de sa fille.



Vexée et considérant ma réponse comme une manière
de la prendre pour une imbécile, Maman avait agi
dans l'instant, me basculant en travers de ses genoux,
décidée de passer ses nerfs sur mes fesses...

La porte de ma chambre était grande ouverte, et heureusement nous étions seules dans la maison, et j'avais l'impression que les claques faisaient résonner les murs et au delà... J'avais été surprise, estomaquée par la rapidité de mise en oeuvre de cette fessée, de cette tannée soudaine, même si depuis la veille, une voix en moi me disait de préparer mes fesses...
Je criais sans me retenir, n'ayant pas peur des oreilles indiscrètes de mes soeurs, alors que Maman s'en donnait à coeur joie sur mes fesses, devenues brûlantes et à vif en quelques dizaines de secondes...
Entre des séries de cris, je suppliais Maman : "Arrête, arrête, je vais t'expliquer, je vais te dire, aïe, aïe, aïe ! " Mais, rien n'y faisait, et Maman poursuivait cette volée donnée pour une fois avant même d'en avoir prononcé le nom, de cette fessée flanquée sur le champ...  C'était une véritable dégelée, sonore et d'une force rare.




C'était une tannée soudaine, même si je la craignais depuis la veille,
Une fessée sonore et d'une force rare,
dont les claques et mes cris devaient résonner dans toute la maisonnée,
heureusement vide...

S'arrêtant enfin de claquer ma lune déjà écarlate, elle ne relâcha en rien son étreinte, montrant qu'elle ne faisait qu'une petite pause, pour mieux repartir et parachever son oeuvre. 
Respirant un instant, elle commenta : "Ah, oui, tu vas t'expliquer, Christine... Et, on va s'expliquer toutes les deux, plus tard, ma grande... Mais, là, c'est juste un supplément, pour t'apprendre à te moquer de ta mère, et à jouer les innocentes... Je t'ai assez tendu la perche depuis hier, Christine.. Ce n'était pas pour que tu te fiches de moi de la sorte, en me faisant passer pour une idiote, pour quelqu'un qui ne sait plus ce qu'il a signé ou pas... Ca, ma grande, tu vas me le payer, et tu t'en souviendras longtemps, je te prie de me croire..."
Et, à peine ces mots prononcés, qu'elle se remit à claquer mes fesses, me faisant haleter, crier, supplier, le temps d'une tannée supplémentaire, un peu plus lente, mais encore plus précise pour transformer mon bas du dos en lune rouge et brûlante...




Après avoir repris son souffle et exprimé sa colère, 
Maman s'appliqua à mener cette tannée à son terme,
me faisant haleter et crier,
prenant conscience que jamais je n'aurais dû nier l'évidence... 

Maman s'arrêta enfin. Cela n'avait pas été une tannée d'anthologie, car elle avait été surtout forte et rapide, mais j'en ressortais suffocante et pleurant à chaudes larmes...
Maman me relâcha, et je me retrouvai un genou à terre, avant de me relever titubante, les pieds empêtrés dans ma culotte tombée aux chevilles, pour finalement m'effondrer sur mon lit, la lune encore à l'air.
Maman s'était relevée et fit deux pas vers la porte de ma chambre, avant de s'arrêter et de me lancer : "J'espère qu'après cette fessée, ta mémoire te reviendra et que tu sauras m'expliquer comment ton devoir de maths a pu être signé sans que je ne le vois... Je te laisse réfléchir, tout le temps qu'il faudra... Je vais aller faire de la couture au salon... Je t'y attends, Christine... Quand tu seras prête, descends me voir avec la copie en question, et on en discutera toutes les deux... J'espère que tu auras de bons arguments... Et que tu ne continueras pas à me mentir effrontément... Mais, je serais à ta place, je crois que je préparerais à nouveau mes fesses..."
Je me remis à pleurer, éclatant en sanglots : "Non, Maman, non, ça y est, je l'ai eue ma fessée".
Maman rétorqua : "Ce n'est pas toi qui commandes, Christine. Ce que tu viens de recevoir, c'était pour avoir essayé de me prendre pour une idiote. Je suis déjà assez gentille pour te laisser le temps de la réflexion. Maintenant, j'attends juste tes explications et sans nouveau mensonge cette fois... Et après, on réglera nos comptes, ma fille... Tu n'imagines pas que l'on en reste là... Réfléchis bien, prends ton temps, et viens me voir... A moins que tu ne préfères attendre que tes soeurs rentrent à la maison un peu après 16 h 30... A toi de voir, Christine, mais, crois-moi, nous n'avons pas fini notre discussion, et tu n'y échapperas pas..."




Maman me laissa seule dans ma chambre, où je m'étais affalée
sur mon lit, la lune écarlate à l'air, venant de comprendre
que je n'en avais pas fini avec la colère maternelle... 

Sur ces mots, Maman sortit de ma chambre et descendit, me laissant en larmes, si émue et perturbée que je restai ainsi allongée sur mon lit, les fesses rougies et à l'air, pendant un long, très long moment...
A SUIVRE

14 commentaires:

  1. Bonjour Christine.

    Je ne sais plus si je vous ai déjà posé la question : dans le doute, je vous la (re)pose. Quand vous nous décrivez, toujours de façon passionnante, une fessée que vous ou vos soeurs receviez, j'ai l'impression que vous étiez toujours en jupe ou en robe. Autant à mon époque, avant mai 68, les pantalons était rares pour toutes les femmes et jeunes filles, autant le pantalon est devenu plus courant depuis cette année "révolution culturelle". Vous ne portiez jamais de pantalons, ou de shorts en été ? Si vous ne portiez que des jupes ou des robes, était-ce votre choix (idem pour vos soeurs ?), parce que c'est plus coquet, plus féminin ? Ou était-ce une exigence de votre maman ? Si oui, pourquoi ? Par coquetterie pour ses filles, par "réflexe catholique" (je sais que, comme nous, vous êtes une famille catholique), ou tout simplement pour déculotter ses filles plus rapidement avant de leur donner une fessée ?

    Pour ce qui est de votre culotte tombée à vos chevilles pendant le déroulement de votre cuisante fessée, effectivement ça arrivait de temps en temps. Dans ce domaine, je me souviens qu'un jour maman avait, comme souvent, pris la peine de dégrafer mon pantalon (bretelles, bouton, braguette), puis m'avait courbé sous son bras gauche et soulevé par la taille, à l'horizontale, à un mètre du sol. Mes pieds ne touchaient plus le sol. Rappel : c'était la position "favorite" de maman. Quand ma fessée fut terminée, que j'étais évidemment en pleurs, je m'aperçus que mon pantalon était carrément tombé par terre. En plus de la douleur de mes fesses et de la honte que j'éprouvais (j'avais mon oncle, ma tante et mes cousins cousine à la maison), après avoir remonté mon slip en quatrième vitesse, je devais ensuite remettre mon pantalon en ordre et à l'endroit (je me souviens qu'une jambe du pantalon était complètement retournée, et un de mes chaussons était enchevêtré dedans). Comme quoi, le déculottage est évidemment pénible et humiliant, mais le reculottage peut parfois aussi être une sacrée épreuve.

    Enfin, à propos de fessée reçue à la suite d'un document scolaire falsifié, je vous renvoie, chère Christine, à un de mes commentaires, sur votre blog, des 22 janvier et 11 février 2010, où je racontais une de mes fessées maternelles reçue à la suite d'une falsification de mon bulletin scolaire. Je joue les archivistes, en raison de l'absence prolongée et indéterminée de Dominique.

    Amicalement, à bientôt.
    Culotte-aux-chevillement vôtre.

    Louis
    gallie050753@yahoo.fr

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    1. Pour répondre à Louis, nous n'étions pas toujours en robe ou jupe, mais le plus souvent bien sûr. Mais, cela pouvait aussi être des shorts, des bermudas, des joggings (appelés alors des survêtements).
      J'avais aussi quelques pantalons, plus ou moins réservés à l'hiver, en laine ou tissu chaud. Même si à la mauvaise saison, les collants épais de laine, sous des jupes, étaient fréquents.

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  2. La gifle est effectivement « rare dans l’arsenal punitif » de votre Maman. La seule précédente dont je me souvienne apparaît dans la série « La malade imaginaire », quand votre mère s’aperçoit enfin que vous simuliez une maladie. Dans les deux cas, la gifle sanctionne sèchement une tentative (presque réussie) de Christine pour tromper sa mère, autrement dit, pour déjouer son autorité. D’ailleurs, dans les deux récits, vous la qualifiez de « vexée », d’avoir failli se voir roulée dans la farine. « Offensée », on peut constater par ailleurs qu’elle l’est, et pas qu’un peu, au vu du nom d’oiseau qu’elle profère à deux reprises en prétendant que c’est ainsi que vous la considérez : « une idiote », dont on se fiche et se moque.
    Cette gifle répondant spontanément à un mensonge effronté me renvoie à d’autres péripéties, cinématographiques cette fois, dans lesquelles un personnage se voit signifier brutalement sa mauvaise foi. Je pense au coup de tonnerre retentissant brusquement dans les oreilles de Don Camillo quand il essaie de tromper son interlocuteur (certes omniscient puisqu’il s’agit du Christ), ou dans « Le Miracle des loups » (la version de 1961 avec Jean Marais), quand le félon, à l’instant même de commettre un parjure, se voit percé d’une flèche autour de laquelle est enroulée la preuve de sa traîtrise. Mais je suppose qu’on pourrait trouver de nombreux autres épisodes (notamment dans la Bible) où, en réplique immédiate à son forfait, le feu du ciel foudroie sans délai le félon.
    Sans toucher à de tels extrêmes, la réaction maternelle signifie clairement à Christine que son délit est éventé : sa mère a cerné la fausse signature, il va falloir en payer la note, qui s’annonce salée.
    Excédée par votre mauvaise foi, votre mère, explosant comme une chaudière sous une pression trop longtemps contenue, vous administre sur le champ une première fessée, dont vous insistez beaucoup sur l’intensité et la rapidité, qui vous surprend et vous fait crier, du moins sans que vos petites sœurs ne vous entendent. Las, Christine, bien que sanglotant et les fesses déjà écarlates, bouleversée au point de ne pas même songer à se reculotter, comprend vite qu’il ne s’agit que d’un acompte, et que votre mère entend bien vous faire payer l’intégralité de la facture.
    Elle vous attend donc dans le salon, en vous laissant le temps de venir de vous-même lui fournir vos explications… lesquelles lui promettent une autre fessée autrement plus appliquée. (Je crois d’ailleurs que c’est la première fois dans votre blog, d’une part qu’une fessée vous est administrée sans vous être annoncée, d’autre part qu’une fessée ne constitue le « préambule » d’une autre, enfin que Christine ne soit « invitée » à confesser sa faute, autrement dit à présenter d’elle-même ses fesses à la vengeresse dextre maternelle.) Tout comme Tintin dans « Le Temple du Soleil », Christine peut choisir l’heure de son châtiment… tout en sachant que ses petites sœurs y assisteront si elle attend trop. On reconnaît là l’argument imparable de votre mère pour vous inciter à venir réclamer sans trop de délai votre prochaine fessée (qui du moins, si je m’en rapporte à votre bon sens, ne connaîtra pas de témoins).

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  3. Ces moments ont dû être très durs pour Christine, dans l'attente comme dans la "mise en application" (je n'ai pas trouvé de meilleur terme!) de la punition... Mais connaissant le caractère de la maman, ce que Christine a fait est une faute à facettes multiples si je puis dire: mentir, dissimuler, jouer la comédie, prendre sa mère pour une andouille... Difficile de ne pas être en colère si l'on se place du côté de la maman!
    Alors que toutes ces fautes peuvent se résumer pour Christine en une seule idée: sauver ses fesses!
    Malgré toute la compassion que je peux avoir pour Christine, mon naturel voyeur (et sans doute un peu sadique) a hâte de voir la suite!

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    1. Ce n'est pas très charitable de vouloir voir la suite, Bernadette... Christinette rougirait de honte en vous entendant évoquer cette possibilité... Heureusement pour elle, la scène en question survient dans une maison où ne sont pour l'instant qu'elle et sa mère...
      Cela dit, il faut bien reconnaître que la faute christinienne est particulièrement grave aux yeux de Maman Spaak... Le mensonge, la falsification, la dissimulation, la comédie de l'innocence et la façon de vouloir prendre sa mère pour une andouille, comme vous dites, voilà qui ne peut que mériter une punition exemplaire...

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  4. Effectivement, comme Mardohl le souligne, la gifle était plutôt rare dans l'arsenal punitif de Maman Spaak. C'était un peu plus fréquent avec mes petites soeurs, mais cela restait une sanction réflexe, comme la foudre, quand la faute est manifeste, ou quand il y a comme un outrage, un geste ou une parole dépassant les bornes, et provoquant une réaction spontanée.
    Là, c'est bien parce que Maman me mettant sous le nez la preuve de ma falsification, m'entend lui faire croire que c'est elle qui ne se rappelle plus l'avoir signée cette copie...
    Au lieu de baisser la tête et de tenter de plaider la clémence, j'ai le culot de jouer l'innocente, et cela, pour Maman, est intolérable.
    D'où une volonté de répliquer sur le champ. Maman ne supporte pas que je la prenne pour une idiote, et que je lui mente effrontément au lieu de faire profil bas... Il y a donc la gifle qui part, et le besoin pour Maman de me donner une leçon immédiate. Pas pour la falsification qui va demander que je m'explique en détail et ne manquera pas d'être punie comme il se doit, mais pour cette sorte d'outrage à l'autorité maternelle.
    Et c'est vrai que sa soudaineté me surprend... Même si je "préparais mes fesses", je ne m'attendais à plonger en position qu'après explications, plaidoiries et autres palabres et supplications, alors que là, la gifle est suivie dans l'instant d'une déculottée magistrale, où en l'absence des petites, la maisonnée est vide et où fesseuse comme punie peuvent s'exprimer sans retenue...
    Même si, la tannée en question est plus rapide qu'une fessée appliquée et méthodique comme lors des grandes occasions...
    Cela dit, le parallèle avec Tintin pouvant choisir l'heure de son châtiment m'amuse (Bravo Mardohl). Sauf que cette fois, dans ma vraie vie, je ne pouvais pas programmer cette fessée au moment d'une éclipse de soleil... Cela dit, cela aurait été génial de pouvoir provoquer une "éclipse de lune" en faisant en sorte que ma "pleine lune" du bas du dos disparaisse de la vue maternelle, mais pas pour quelques minutes, mais pour des jours et des jours...
    Qu'en pensez-vous ?

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  5. En effet Christine, vous prolongez admirablement ma référence, en évoquant, en lieu et place de l'éclipse de soleil qui sauve la vie de Tintin, une éclipse de lune qui aurait dérobé la vôtre aux attentions de votre maman.
    (Je m'en veux tout de même de ne pas me relire assez : après avoir répété "insolite" dans un commentaire du chapitre précédent, voilà que je ressasse le terme "félon" que j'aurais pu en fin de paragraphe remplacer par "pécheur" par exemple.)
    Hélas, comme il est impossible à Christine de s'éclipser, il ne lui reste plus qu'à se reculotter, à redescendre l'escalier et à affronter courageusement son destin. Je suppose que tel s'amorcera le prochain épisode.

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  6. Ce n'est guère charitable, ça, Mardohl. J'aurais préféré que vous ne laissiez à Christinette un espoir, au moins de sursis, si ce n'est pas possible de provoquer une éclipse de lune de la fautive...
    Même si vous avez sûrement raison, mais de là à vouloir me faire redescendre affronter mon destin, c'est m'envoyer sur les genoux maternels, ce qui m'angoisse d'autant plus que j'ai à ce moment du récit, déjà, les fesses écarlates...

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  7. Bonjour Christine,
    J'ai découvert votre plume il n'y a pas très longtemps et c'est un réel plaisir de vous lire. Je n'osais pas tellement vous écrire; j'ai un peu peur de ne pas être à la hauteur, mais j'espère que vous me le pardonnerez.
    J'ai peur d'être indiscrète en fait, mais je comprendrai si vous préférez ne pas me répondre. Je vais commencer par vous expliquer mon contexte pour que ma question semble moins étrange...
    J'ai passé la première partie de mon enfance dans une famille qui ne s'occupait pas beaucoup de moi. D'une certaine façon, lorsque je vois tous les efforts que mettait votre mère pour votre réussite (et je ne parle pas vraiment des fessées, mais surtout de son réel souci de vous voir réussir), je sens beaucoup d'amour de sa part. Je sentais souvent que ma mère ne se préoccupait pas de moi. Que j'aurais pu faire n'importe quoi sans aucune conséquence. Que ma présence ou mon absence ne changeaient rien. J'ai été placée en famille d'accueil, en partie pour toute cette négligence, mais aussi pour mon comportement qui a fini par laisser grandement à désirer...
    Ma première mère d'accueil m'a donné la fessée à quelques occasions. Étrangement, même si je détestais cela, je pense que j'étais à quelque part soulagée que quelqu'un se donne du mal pour mon éducation. Les fessées qu'elle me donnait n'étaient pas bien méchantes en fait, beaucoup plus vexantes. Elles étaient plutôt rares et elle n'en reparlait pas par la suite. Dans vos récits, votre mère semble aborder souvent la fessée. Peut-être n'est-ce pas si représentatif, mais j'ai de la compassion pour vous. J'ai eu une autre famille où la sévérité fut vraiment intensifiée. C'était le père qui me donnait la fessée et ce n'était pas rare que j'entendais l'expression : "ma main me démange". J'étais dans une espèce de fatalité, j'avais du mal à échapper trop longtemps à ses redoutables fessées. Il voulait certainement m'aider et était aimant, mais je lui en veux. Je lui en veux d'avoir été si sévère à mon égard, d'avoir toujours laissé planer la menace d'une nouvelle fessée à craindre. Je me demandais donc si cela vous dérangeait de partager vos sentiments par rapport à la sévérité de votre mère. Je ne parle pas d'un espèce de débat pour ou contre la fessée... Comme je vous l'ai dit, j'aurais bien aimé ne pas être fessée, mais je pense que les gens qui m'ont puni ainsi ont voulu faire du mieux qu'ils pouvaient, avec les méthodes d'éducation qu'ils avaient. Ce que je veux plus dire c'est si vous pensez que votre mère aurait pu être plus tournée vers la récompense que la punition (si ce n'est pas trop indiscret)? Je sais que vous aviez parfois des sorties au cinéma, mais c'est comme si à chacun de vos bons coups, c'était l'occasion de vous rappeler la menace de la fessée.

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  8. Moi, à part la fessée en tant que tel, c'est ce que j'ai trouvé le plus difficile dans la dernière famille dont je vous ai parlé. Peut-être aussi que j'ai toujours eu du mal à accepter son autorité. Maintenant, cela me semble bien stupide de ma part. Si j'avais fait plus attention, je ne me serais pas retrouvée si souvent allongée sur ses genoux. Sauf que cela semblait plus fort que moi, je repoussais toujours les limites et je le regrettais amèrement qu'une fois sur ses genoux. C'est comme si je n'apprenais pas. Pourtant, je craignais tellement ses fessées. Ce n'était pas de la maltraitance, mais je me demandais toujours comment j'allais pouvoir le "supporter". Ça faisait si mal! Rien à voir avec la première mère d'accueil qui y mettait beaucoup moins de conviction... Sauf que je pense que je bénéficiais plus de son approche. Je pense que j'avais besoin de fermeté et de douceur. Pour revenir à votre histoire, j'ai du mal à figurer où se situe votre mère entre ma première mère d'accueil et le père d'accueil beaucoup plus sévère. Je comprends qu'au niveau de la fessée en tant que tel, votre mère ressemblait plus à mon père d'accueil avec des fessées magistrales, mais j'aimerais beaucoup si vous pouviez aussi élaborer sur des moments de "douceur" avec votre mère. Je vois qu'il y en a quand elle vient vous border, mais elle semble toujours vous rappeler ses méthodes en parallèle. Y a-t-il des moments où vous oubliez que votre mère était aussi celle qui sanctionnait? Où vous auriez pu vous confier à elle sans crainte d'une punition?
    J'espère que je ne vous dérange pas avec mes questions. Je n'ai jamais pu parler de fessée avec quelqu'un. J'ai même du mal à écrire le mot... Sauf que je ne veux pas vous embêter non plus.
    Je vous souhaite une très belle soirée et merci pour votre si généreux partage. Cela fait du bien de lire quelqu'un qui a aussi connu cette forme de punition, même un peu plus vieille. Je me reconnais dans votre honte de subir cette punition. Je déteste Babette et Corinne aussi! Merci beaucoup et bonne soirée.

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  9. Aussi Christine, entre vous et moi, je n'ai jamais écrit dans un blog. Mon nom complet ne devrait pas s'afficher, non? Si c'était le cas, pourriez-vous, je vous en prie, ne pas approuver mes deux précédents commentaires? Je vous en serais vraiment reconnaissante. Merci beaucoup!

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  10. Bonjour Christine.

    Je souhaite rebondir sur votre réponse du 24 octobre à mon commentaire du 23, lequel fait suite à ce dernier récit en date n° 122. Vous me rappelez plein de souvenirs claquants.

    Concernant vos collants de laine en hiver sous vos jupes, effectivement mes cousines, mes copines de classe..., toutes avaient cette tenue hivernale, car avant mai 68, les pantalons étaient rares pour les femmes et jeunes filles. Tout comme votre maman, ce n'était pas un grand obstacle pour une maman sévère, c'était tout juste un petit répit de... deux ou trois secondes pour la fille punie, qui bien sûr ne perdait rien pour attendre. J'ai vu six fois ma cousine Annie (un an de plus que moi) se prendre une bonne fessée :
    - 3 fois par sa maman (ma tata Marie-Jeanne), jupe soulevée devant moi à chaque fois : la 1 e sur la culotte blanche, la 2 e justement avec le collant de laine baissé, puis la culotte, la 3 e sans collant avec la culotte baissée ;
    - 3 fois par sa tata Yvonne (qui n'était autre que... ma mère) : une fois en maillot de bain, deux fois avec la jupe soulevée et la culotte blanche baissée.

    C'était sûrement très humiliant pour ma cousine de se faire déculotter devant ses deux frères (2 et 4 ans de moins qu'elle) et ses deux cousins (mon frère: 3 ans de moins ; et moi : un an de moins). Mais tout comme maman, tata était très impulsive et la fessée tombait immédiatement et sur-le-champ. Mais rassurez-vous, chère Christine, je n'avais pas à pavoiser, car maman m'a aussi déculotté à plusieurs reprises devant Annie et ses deux frères.

    Dès que j'ai à nouveau du temps, je vous parle de mes souvenirs concernant mes survêtements.

    Amicalement, à bientôt.
    Collant-et-culotte-blanchement vôtre.

    Louis
    gallie050753@yahoo.fr

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  11. Bernadette, Emilie, Louis, quel regain de réactivité ! Voilà qui ne peut que me plaire, notamment pour compenser quelques absences de fidèles...
    Cela dit, je réagirai à ces commentaires dès que j'aurai un moment. En attendant, merci.

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  12. Re-bonjour Christine.

    Je crains fort pour les fesses, pourtant déjà bien rouges, de Christinette. Et, puisqu'une deuxième fessée est probable, pourvu que les petites soeurs ne soient pas rentrées entre temps !

    Content de trouver de nouvelles interlocutrices, en les personnes de Bernadette et Emilie. Mais que sont devenues Sylvie et Anne-Sophie ?

    Comme je vous le disais au sujet de votre réponse du 24 octobre à mon commentaire du 23, votre évocation du survêtement (jogging aujourd'hui) me rappelle aussi bien des souvenirs.

    Ah ! Si mes survêtements avaient pu parler, ils en auraient raconté, des choses ! Quand je sentais la main droite de maman placer le bout de ses doigts sous l'élastique de mon pantalon, je ne pleurnichais plus, je hurlais, sachant que j'allais vraiment passer un sale quart d'heure. Et quand je sentais la même chose avec l'élastique de mon slip blanc, je comprenais que maman avait opté pour la totale.

    Comme je vous l'ai déjà dit plusieurs fois, la position "favorite" de maman était : nous deux debout face à face, maman me courbait sous son bras gauche et me soulevait par la taille, à l'horizontale, à un mètre du sol, si bien que mes pieds ne touchaient plus le sol.

    Selon le pantalon (ou short) que je portais, maman avait deux "techniques" un peu différentes :
    - pantalon (ou short) classique à dégrafer (ceinture ou bretelles, boutons, braguette) : maman prenaient le temps nécessaire de dégrafer tout ça, ensuite elle me soulevait, puis une fois "en l'air" elle baissait mon slip ;
    - pantalon de survêtement (ou short lui aussi sans boutons ni braguette et maintenu par un simple élastique à la taille) : maman me soulevait d'abord, puis une fois "en l'air" elle baissait éventuellement mon pantalon ou short, puis éventuellement mon slip.

    Comme je vous le dis souvent, chère Christine, maman me déculottait souvent, mais pas toujours. C'était donc une fois soulevé que j'avais la bonne ou la mauvaise surprise de constater si j'étais déculotté ou non.

    Petite anecdote supplémentaire. Je me souviens que, vers 8 ans je crois (maman 30 ans), je m'étais pris une fessée deux jours de suite. La première fois, je fus directement soulevé, puis déculotté "en l'air", parce que j'étais en survêtement. Le lendemain, même punition : tout de suite soulevé, je sentis maman tirer sur mon pantalon, mais elle n'arrivait pas à le baisser. Elle dit : "Ah oui c'est vrai" et me reposa au sol. Elle avait oublié que, contrairement à la veille, je ne portais pas un survêtement. Je ne perdis rien pour attendre, maman prit le temps de tout dégrafer, puis me souleva à nouveau et baissa également mon slip.

    Voilà le rapprochement que je fais entre survêtement et fessée.

    A bientôt, amicalement.
    Survêtement vôtre.

    Louis
    gallie050753@yahoo.fr

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