mardi 29 mai 2012

Chronique d'un redoublement : 39. La honte et la réaction "à chaud"

SUITE 38

Je l'avais bien "cherchée" disait Maman en rougissant mes fesses. En tout cas, je ne pouvais m'en prendre qu'à moi de ne pas avoir su être franche d'entrée, et ensuite d'avoir laissé passer les quelques opportunités de régler cela juste entre elle et moi.
Mais, rien ne dit d'ailleurs que, si j'avais avoué durant l'absence de mes soeurs, elle n'aurait pas attendu leur retour pour me corriger...
Et, qu'importe, puisque je ne pouvais plus rien y changer et que mon seul espoir était qu'elle en finisse enfin...


La position maternelle, en plein salon, face à mes soeurs, donnait à cette fessée un caractère exemplaire rare. Comme une véritable mise en scène pour bien marquer les esprits. Et malgré mes efforts pour rester stoïque, pour m'empêcher de guetter les réactions d'Aline et Diane, je ne pus résister, même si cela me serrait le coeur, à plusieurs reprises, de regarder ces spectatrices captivées, et dont les yeux semblaient enregistrer chaque instant de la scène, comme pour pouvoir la réciter ensuite...
Il faut dire que Maman donnait là la pleine et entière démonstration de sa maîtrise de la fessée. Son calme, sa détermination, avait permis que la simple déculottée attendue se transforme en tannée méthodique, en fessée majuscule...


Lors de ce que je pris un instant pour la fin de mes malheurs, je m'étais relâchée complètement, sanglotante et épuisée, m'attendant à ce qu'elle desserre son étreinte. A ce que je rejoigne le sol.
Mais, elle ne faisait que me rééquilibrer une nouvelle fois, une dernière fois, jaugeant de la cuisson de ma lune écarlate, avant de parachever son oeuvre par un feu d'artifice en forme de sprint final.
Sentant le "bouquet" arriver, j'avais tenté de me débattre, de ramener mes mains en protection dérisoire de la surface châtiée, et Maman avait paré la manoeuvre en bloquant mes deux avant-bras très fermement.
Cette petite ruade, alors que j'avais pris les dernières salves de claques presque sans réagir, vaincue et épuisée, cette contestation soudaine en quelque sorte, ne fit que redonner de l'énergie à Maman, qui me rappela tout en reprenant sa volée claquante que c'était elle qui décidait si c'était assez ou pas, et que je méritais bien encore et encore que se prolonge, que se conclut en apothéose sonore et brulante cette fessée d'anthologie...





Puis, enfin, la claquée prit fin, et Maman relâcha son étreinte, me laissant glisser à genoux par terre, encore piaillante et haletante, la dernière volée m'ayant tiré des cris que je n'avais pas retenus malgré la présence de mes soeurs.

Elle s'était relevée, et avait immédiatement remis la chaise en place contre la table de la salle à manger.

Un peu sonnée, je ne réagis qu'après quelques dizaines de secondes restées prostrée, la lune encore à l'air, ma main sentant la chaleur qui s'en dégageait...

Mes soeurs, bouche bée, regardaient la scène et l'on aurait entendu une mouche voler, alors que les murs venaient de résonner d'une fessée mémorable.

C'est Maman qui rompit le silence : "Allez, Christine, relève-toi et cache moi vite ces fesses. Je crois qu'elles sont assez rouges comme ça, mais si tu veux que je m'en occupe encore, dis-le..." 

Maman avait un ton ironique, qui fit pouffer Aline et Diane, me faisant prendre conscience de ma position honteuse et désemparée.

Je me relevai et je remontai ma culotte, puis mon pantalon de pyjama dans la hâte sous trois paires d'yeux qui semblaient jauger de la cuisson de ma lune et que je sentais prêts à se moquer de la punie que j'étais...




"Ramasse ta barrette, et remets tes chaussons", (Ils étaient tombés par terre pendant que je gigotais sous la dextre maternelle) ajouta Maman avant de m'intimer l'ordre de monter dans ma chambre, alors que j'étais toujours en pleurs. "File en haut, et va pleurnicher sur ton lit si tu veux, mais je ne veux plus te voir de la soirée. Tes soeurs vont regarder leur film. Tu n'as qu'à lire ou réviser tes leçons. Je viendrai éteindre quand il sera l'heure".



Je n'ai pas protesté. Je me doutais bien que je serais privée de Walt Disney, mais je me voyais mal regardant un dessin animé à côté de mes soeurs, avec les fesses encore écarlates...
Ma chambre était un refuge que je regagnai avec la sensation de sortir d'un cauchemar. J'y montai en reniflant toujours, et j'en refermai la porte derrière moi, avant de m'écrouler à plat ventre sur mon lit, le visage dans l'oreiller.
 Et, là, en serrant l'oreiller comme on serre une poupée, je me remis à pleurer sans pouvoir m'arrêter durant plusieurs minutes. Comme si j'expulsais ma peine, mon angoisse retenue, ma honte.
Je suffoquais, puis me calmais, puis cela repartait de plus belle, et je pleurais sans me retenir, en criant à moitié : "C'est pas juste, non, je veux pas la fessée, plus la fessée, j'en ai assez..."
 
Je venais de déguster une déculottée maison dans les pires conditions qui soient pour mon amour propre. J'en voulais à la terre entière ayant l'impression d'être la plus malheureuse du monde. J'en voulais à ma prof, à cette teigne de Mlle Paule, à qui je devais une fessée de plus. J'en voulais à Maman évidemment, d'avoir puni son ainée devant ses petites soeurs. J'en voulais à Aline et Diane de n'avoir pas détourné les yeux, ou au moins de ne pas avoir eu un regard compatissant ou peiné pour moi, au lieu d'avoir ri sous cape de façon si évidente.

Mais, c'est surtout à moi que j'en voulais, de m'être mise dans de tels draps. Je regrettais évidemment d'avoir chahuté dans le dos de ma prof. Mais, même avec les fesses tannées, je m'en voulais surtout de m'être faite prendre...
Une fois la colle décidée et annoncée par la prof, je n'avais évidemment plus qu'à préparer mes fesses. Mais, là encore, je m'en voulais d'avoir été aussi maladroite pour que la sanction tombe au mauvais moment.
Bien sûr, je m'en voulais d'avoir menti, mais plus encore de ne pas l'avoir fait comme il fallait, jusqu'au bon moment...
Sous le choc de cette fessée, je pensais surtout que c'était navrant de ne pas avoir pu gagner encore du temps, et qu'il aurait été peut-être plus facile de tout avouer demain au dernier moment.
Drôle de sensation d'injustice. Ce n'était pas tant d'avoir reçu la fessée, puisque je savais au fond de moi que je n'y échapperais pas... C'était de ne pas avoir pu mener le jeu à son terme moi-même...
Car, j'avais aussi quelque part bien conscience que rentrer vendredi soir en avouant que j'étais collée en anglais et que j'avais chahutée dans un cours où j'aurais dû plus que d'autres me tenir à carreau, vu les antécédents... m'aurait valu le soir même une fessée, dont rien ne dit qu'elle ne m'aurait pas été aussi donnée en présence des petites...
J'avais réussi à passer un week-end tranquille, jouant les filles modèles, profitant de mon statut de grande, qu'une fessée du vendredi m'aurait empêché d'endosser...
Finalement, au lieu de tenter d'aller au bout du pont de quatre jours, j'avais mal visé et reculé au dernier moment, provoquant une réaction maternelle encore plus forte...
J'en voulais donc d'abord à moi, il faut l'avouer, mais en pleurant à chaudes larmes et en sentant ressortir ma honte et ma douleur, j'en voulais bien sûr à Maman, à sa détermination pour me donner cette fessée que je n'étais pas près d'oublier....

A SUIVRE

8 commentaires:

  1. Chère Christine,

    Bravo, pour le choix des photos qui sont aussi parlantes que votre texte, illustrant parfaitement le vécu de cette fessée monumentale, humiliante, douloureusement insupportable servie par une mère maîtrisant son sujet et déterminée à tanner inlassablement les fesses de sa grande bécasse de fille qui s'obstine dans la mauvaise conduite, malgré les avertissements, ne pouvant conduire Maman qu'à lui administrer une interminable volée publique.

    La demoiselle ressortant de cette épreuve déboussolée, hagard, geignante, submergée par la douleur et oubliant sa condition de pré-adolescence, toujours déculottée, offre alors un nouveau spectacle mortifiant aux regards moqueurs, intensifiés par les ordres maternels (prête à remettre le couvert) et déclenchant quasiment une hilarité commune, infantilisant notre conteuse.

    Notre Christine, privée de divertissement (sauf pour ses fesses) s'en va éponger sa douleur et son chagrin dans le secret de sa chambre, l'esprit cogitant à 200% mais pas forcément dans le bon sens, se donnant les mauvaises réponses et reprochant sa forte déconvenue fessière (amplement méritée) à la terre entière, alors qu'elle en est la seule responsable et c'est ce qui fait le charme, de cette pré-adolescence, partagée entre l'innocence et le monde réel, ne réalisant ses erreurs qu'une fois coucher sur les genoux maternels, déculottée comme une petite fille, pour recevoir le prix de ses exploits.

    Bien entendu, cette situation indispose la jeune fille naissante qui souhaite être traité comme telle, sauf que ses égarments de gamine font qu'elle ne mérite que l'application d'une dextre maternelle expérimentée, au même titre que ses petites sœurs, pour palier temporairement à ses dérives.

    De là, force est de constater, que notre héroïne se terre dans ses fondements puériles de cachotteries, de mensonge qu'elle n'a pas su pousser jusqu'au bout (histoire de gagner du temps) et rester maître de la situation, basée sur l'entourloupe et le manque de franchise espérant on ne c'est quoi, mis à part une conséquence plus lourde (avérée d'ailleurs), avec son lot d'angoisse durant 3 jours.

    Alors, au risque de vous décevoir, chère Christine, je considère que vous amplement méritée (et cherchée) cette fabuleuse volée et que l'action maternelle était justifiée, vis à vis d'une « gamine » qui ne comprend que cela et encore ?

    En dehors de cela, merci de continuer à nous servir de merveilleux épisodes comme celui-ci, même si c'est au détriment de vos rondeurs qui rougiront à nouveau semble t-il !!!, désolé !!!!!

    Amicalement, Dominique.

    RépondreSupprimer
  2. LA CONTRIBUTION DE MARDOHL :

    Bel épisode fourmillant d’heureux détails : le dérisoire geste de protection n’ayant pour effet que d’accentuer la salve finale, le pouffement des sœurs répondant à la remarque ironique de votre mère, la barrette et les chaussons tombés à terre, en témoignage de la violence de la correction, et surtout la crise de sanglots de la punie, étouffée par l’oreiller.

    Nous y retrouvons notre attachante Christine, ravalée au rang de gamine justement châtiée, étreignant le coussin comme la poupée qu’elle n’a plus, criant dans le vide et les fesses écarlates sous son pyjama, son ressentiment, son déni, son sentiment d’injustice, son ressentiment envers tout le monde.

    Mais également une Christine de mauvaise foi, qui ne peut pleinement se résoudre à considérer la sanction comme amplement méritée, qui en veut davantage à sa mère qu’à elle-même, et aussi une Christine calculatrice, qui regrette avant tout de n’avoir pas su dissimuler sa faute jusqu’au lendemain, de n’avoir su en un mot demeurer jusqu’au bout la maîtresse du jeu.

    Je doute donc que cette fessée ait réellement guéri notre narratrice de ses mauvais penchants, ce qui laisse augurer que cette chronique est bien loin de se clore !

    RépondreSupprimer
  3. Chère Christine,

    Pas de réaction sur ces commentaires, étonnant ?

    Comme Mardohl, je pense que notre Christine mathématicienne dans l'âme, n'a pas la volonté intellectuelle à résoudre cette équation qui la mine (franchise ou mensonge), car encore trop fragile en son esprit de gamine qui ne trouve les bonnes réponses qu'une fois déculottée confirmant l'une des remarques maternelles « comme si elle a en avait besoin » fort judicieuse en la circonstance puisque notre narratrice, malgré une correction monumentale, poursuit son cheminement de dénégation et augure donc d'une suite éprouvante pour ses fesses, même s'y elle en rejette à grands cris l'application, pour son amour propre de demoiselle en phase de puberté.

    Impitoyable ce garçon, qui n'envisage vos fesses, que dénudées sous une déferlante maternelle !

    Amicalement, Dominique

    RépondreSupprimer
  4. Bonjour Christine,

    Je retrouve un peu de disponibilité pour visiter votre blog et constate que cette seconde 'Bad news' arrive quasiment à son terme, Christine déversant toutes les larmes de son corps, après cette raclée maternelle (amplement méritée, il faut l'avouer) rigoureusement appliquée, pour bien marquer l'esprit de la fautive et des invitées.

    Il faut reconnaître que ce comportement de demoiselle exemplaire, vantant ses réussites en masquant ses écarts, durant 3 jours, ne pouvaient provoquer qu'une réaction appropriée d'une mère aux aguets et déterminée à endiguer les dérives de sa fille, qui l'a mené en bateau l'année dernière.

    Par conséquent, la jeune fille est seule responsable de cette situation l'a conduisant dans une position horizontale détestable et humiliante, culotte baissée (sous les regards), prête a recevoir ce qu'elle mérite et ne pouvant en vouloir qu'à elle-même, malgré ses pensées.

    Désolé pour ce commentaire négatif, inspiré de souvenirs similaires m'ayant laissé (ainsi qu'Anaïs) des fesses très copieusement colorées par la main maternelle et une brûlure aussi intense que douloureuse, nous incitant à un peu plus de réflexion dans notre attitude.

    Cordialement, Sonia.

    RépondreSupprimer
  5. Chère Christine,

    En tant que 'Responsable de maintenance' , j'aurais tendance à dire que comme certains de mes techniciens (très compétents) vous êtes plutôt en mode curatif que préventif, sur vos réactions ou validations des commentaires et que vos livraisons de récits correspondent davantage aux actions périodiques de nos prestataires de services, qui nous imposent des délais.

    Tout ceci pour vous dire, chère Christine, que ma position et ma disponibilité différentielle font de moi un vilain garnement qui se réjoui de vos déboires fessiers (et qui en mériterait une bonne, pour cela), afin de les commenter au mieux et entretenir votre motivation.

    Sur ce, je m'efforcerais d'attendre le bon vouloir de Christine, qui libérée du joug maternel s'accorde la possibilité de gérer son blog comme elle le faisait de ses fesses en certaines circonstances (pas forcément bénéfique) et permettait à la demoiselle, de se glorifier.

    Amicalement, Dominique

    RépondreSupprimer
  6. M. le responsable de maintenance, excusez-moi, je ne suis pas aux pièces. Je ne suis même pas employée et mon statut de raconteuse bénévole me permet le luxe de prendre mon temps comme je l'entends, hi hi...
    Merci toutefois pour vos commentaires que j'apprécie, rassurez vous.
    Cordialement.

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour Christine,

    RTT oblige, je me permet de revenir sur cet épisode (avant de commenter le 40) au sujet d'une remarque maternelle du style « Allez, hors de ma vue, mademoiselle, file donc pleurer dans ta chambre ou alors je continue, si tu préfère » qu'Anaîs ainsi que moi avons entendues à plusieurs reprises et surtout douloureusement expérimentée quelques fois.

    Maman n'était pas un bourreau, mais elle ne supportait pas que ses filles osent braver son autorité et n'obéissent pas immédiatement à ses demandes, quelques soient les circonstances, ce qui nous valus à l'une comme l'autre des suppléments insupportables, comparés à la fessée initiale.

    J'ai ainsi le souvenir précis (Anaïs aussi) d'un repas dominical chez nos grands parents ou faisant preuve d'une rare insolence vis à vis de ma grand-mère (j'avais presque 13ans), je me suis retrouvée allongée sur les cuisses de Maman, déculottée devant tout le monde, pour une fessée tout à fait méritée.

    L'affaire se corsât, lorsque Maman m'ayant libérée après cette claquée express mais néanmoins cinglante, m'intima l'ordre de me reculotter à moins de vouloir un supplément qu'elle était prête à me servir !

    Et, c'est exactement ce qui arriva à mes fesses ce jour là, debout face à Maman affichant un vilain regard (culotte toujours baissée) et n'obéissant pas assez vite la demoiselle têtue, plongea à nouveau au travers des cuisses maternelles sous la compassion de Mamie « Oh, non, Cécile, je pense qu'elle a bien compris ? » enchaînant la réaction de Maman « En effet, pour l'insolence je suis d'accord, mais pas pour l'obéissance, n'est-ce pas Sonia ? »

    Sachant que cela allait tomber à nouveau, j'implorais Maman mais rien n'y fît et je sentis aussitôt sa main claquée mes fesses encore brûlantes, Maman précisant « Alors ma fille, tes fesses en redemande, n'est ce pas ? Et bien, je vais les servir ! ».

    A ce moment là, je peux vous dire qu'être sous la main maternelle ne rimait pas avec plaisir, car si ce supplément était de courte durée, il n'en était que plus vif et très vite insupportable, les claques tombant sur des fesses encore brûlantes propre à faire pleurer et crier sans retenue, n'importe qu'elle rebelle.

    Après en avoir terminé avec moi, Maman réitéra sa demande que j'exécutais cette fois sans retard et ceci malgré les pleurs et la douleur que je ressentais, Mamie compatissante mais solidaire avec Maman me prit dans ses bras pour me consoler, tout en me glissant à l'oreille que j'avais été bien sotte (ce en quoi elle n'avait pas tort).

    J'espère Christine, que vous apprécierez ce petit témoignage, qu'une lecture plus précise de vos derniers épisodes à évoquez en moi et ce voulant être un simple complément à vos merveilleux récits.

    Cordialement, Sonia

    RépondreSupprimer
  8. Pauvre Sonia la fessée à du être trés magistrale,mais je n'ai eu que quelques fessées étant jeune, maman ne nous donner que quelques claques sur les fesses, mais bien appliquées maintenant j adore le site de christine merci pour ces récits

    amicalement Herbert

    RépondreSupprimer