samedi 17 avril 2010

Mes soeurs aussi (Suite 11) : L'angoisse à nouveau reine...

(SUITE 11)

Les mots ne voulaient pas sortir...


Il a bien fallu sortir de la chambre à l'heure du dîner. Un peu plus d'une heure s'était passé depuis cette nouvelle déculottée qui m'avait laissée comme prostrée, abattue par ce retour à la case fessée, cette nouvelle spirale qui semblait m'emmener vers de chaudes explications à répétition...
J'avais séché mes larmes, mais je n'avais envie de voir personne et il a fallu un troisième appel de Maman, d'une voix qui avait monté d'un ton, pour que je me décide à descendre vers la cuisine.
Maman et mes soeurs étaient déjà à table et me regardaient approcher. J'avais la tête basse et cherchais à fuir les regards.
"Ah, ce n'est pas trop tôt, Christine... J'aimerais bien que tu obéisses plus vite à l'avenir... Allez, viens à table. Mais, avant, je voudrais que tu demandes pardon à ta soeur et que tu lui fasses un bisou."
Je restai quelques secondes sans rien dire. "Allez, dépêche-toi, Christine", relança Maman.
Je voulais y échapper et je tentai de plaider : "Mais, Maman, tu sais, elle se moquait de moi et elle m'embêtait..."
Maman me coupa : "Christine, je ne veux pas le savoir. Je te confie la garde de tes soeurs, ce n'est pas pour retrouver une foire d'empoigne. Même si tu avais de bons motifs, ce n'est pas à toi de lever la main sur tes soeurs. Tu n'avais qu'à m'attendre et m'en parler et on aurait tiré les choses au clair... Allez, demande pardon à ta soeur, tout de suite, si tu ne veux pas de nouveaux ennuis..."
La menace avait éclairé la figure des petites et je sentais bien que je n'aurais pas gain de cause...
J'ai balbutié : "Euh, c'est pas juste, euh". Puis devant les yeux noirs que me lançait Maman, j'ai dit à mi-voix : "Euh, par... pardon Aline". J'ai rejoint la table en m'asseyant à côté de ma soeur et en effleurant sa joue d'une bise furtive. Heureusement, cela suffit à Maman qui n'en commenta pas moins : "Et que je ne vous reprenne pas à vous bagarrer ou à vouloir faire justice vous-même. Ici, c'est moi qui donne les claques et aussi les fessées... Christine l'avait semble-t-il oublié... Je lui ai rappelé ce qu'il en coûtait... Alors, ne vous avisez pas de recommencer ou alors préparez vos fesses... Comme Christine tout à l'heure..."
Inutile de dire que je n'avais guère d'appétit et surtout hâte de pouvoir retourner dans ma chambre, loin de ces rappels maternels, loin de ces clins d'oeil en douce que décochaient mes soeurs, visiblement ravies qu'après avoir occupé plusieurs semaines le devant de l'actualité, ce soit au tour de leur grande soeur, à mon tour d'être la vedette involontaire du moment...
Avec une angoisse qui commençait à me prendre, à me dévorer, à hanter mes cauchemars éveillés, celle de se dire qu'il fallait surtout éviter à tout prix que ne se réalise le proverbe : Jamais deux sans trois...

10 commentaires:

  1. Extraordinairement bien écrits, suprêmement troublants, intensément érogènes, vos textes étonnent, excitent, inquiètent. Votre mère de sévérité, votre position de fille pleine d'abnégation et pourtant si tête en l'air, nous en imposent par la complémentarité cuisante qui semble avoir entre vous. Vous maniez dans vos récits l'art du suspense, le moment dramatique, le bouleversement intérieur qui est vôtre et qui finit par être nôtre. On a mal pour vous autant qu'on voudrait, fille ou garçon, être à votre place. Habitué de ce genre de récit, je peux vous dire que les vôtres ont un effet qui nous accompagnent nuit et jour. Et si les commentaires ne suivent pas toujours, sachez que nous vous lisons régulièrement et toujours avec un bonheur renouvelé. Quant aux illustrations, impossible de ne pas louer cet excellent choix de Clara Fonda, fesseuse en chef devant l'éternel, et dont je me permets de mettre en lien cette petite vidéo qui pourra en émoustiller plus "d'un" : http://www.spankingtube.com/watch/65d403869739ae7f0995/Clarespanksmen.com-clip
    Je vous dis bonsoir, chère "Christine Spaak" (n'est-ce pas le nom de cette actrice qui en recevait une bien salée de la main de Jean-Louis Trintignant dans un film dont j'ai malheureusement oublié le nom ?) et attends avec impatience la suite éternelle de vos aventures lamberciennes.
    Pascal.

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  2. Merci beaucoup... Quel hommage ! J'en rougirais. Un bel encouragement. Ne doutez pas qu'il me fait plaisir. Et que la suite de mes récits viendra.

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  3. VIVE LES VACANCES !
    Petit message à mes fidèles lecteurs. Je suis en vacances et serai de retour début mai. Une petite pause bien venue, mais les souvenirs de Christine reprendront bientôt. Promis !

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  4. bonnes vacances !!
    herge

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  5. Bonne vacances chère Christine ; comme vous le voyez, je reviens au moment où vous partez, et j'espère que vous aurez moins de difficultés que moi à revenir chez vous. Voilà bien longtemps que je n'ai pas eu le temps ou la possibilité de laisser quelques messages et je le regrette d'autant plus que vous, de votre côté, n'avez pas chômé et que je sais par expérience combien il est agréable de ne pas avoir l'impression de parler dans le vide. Vous nous avez gâtés Christine en poursuivant avec une belle application le fil d'un récit que vous savez rendre varié, émouvant, pleins de ces détails qui rendent ces évocations si vivantes et naturelles. Heureusement les voix n'ont pas manqué pour vous applaudir et vous encourager à continuer, et je ne peux que me joindre à elles. Maintenant que j'ai eu peu de temps et d'accès à internet, ile me reste à surmonter un de mes défaut les mieux ancrés, à savoir la paresse, afin de mettre en ordre les quelques réflexions qui me sont venus à la lectures de ces derniers récits.

    Amicalement

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  6. Bjr Christine. Bonnes vacances, et vous trouverez mes 3 messages à votre retour.

    Je crois que votre maman était encore plus sévère que la mienne. Je n'ai jamais eu ce problème de fessées reçues à cause des bêtises de mes frères. Maman avait suffisamment de motifs pour me corriger pour mes propres fautes.

    Mais j'ai une cousine qui, elle, avait 2 frères (4 et 6 ans de moins qu'elle) qui étaient, comme vos soeurs, de bons petits diables. Ma cousine Annie a elle aussi reçu beaucoup de fessées par tata Marie-Jeanne, sa mère, dont quelques unes à cause des bêtises de ses frères. Je le savais car comme vous avec votre tata Jacqueline, elles se racontaient tout avec maman.

    Mais, autant je me réjouissais d'entendre parler des fessées (souvent déculottées aussi, tata donnait les détails) que tata Marie-Jeanne donnaient à ses enfants, et plus particulièrement à sa fille (je sais, c'était très vilain de se réjouir du malheur des autres !), autant je trouvais injuste pour ma cousine, avec qui d'ailleurs je m'entendais très bien (nous n'avons qu'un an de différence)soit punie à cause de ses frères.

    Je suppose que, vous aussi, chère Christine, vous deviez trouver cela injuste, contrairement à toutes vos autres fessées, en principe parfaitement méritées.

    A bientôt. Cordialement.

    Louis3901
    gallie050753@yahoo.fr

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  7. POUR AGNES :

    Bjr Agnès. N'auriez-vous pas une petite anecdote passionnante (comme toujours) et bien piquante à préparer pour le retour de Christine ?

    A bientôt. Cordialement.

    Louis3901
    gallie050753@yahoo.fr

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  8. Quel plaisir de vous lire, on attend avec impatience la prochaine bétise, l'attente de la correction est tellement bien décrite que lorsque la fessée arrive on se doute qu'elle va être bien cuisante et toujours méritée. Vous n'avez jamais reçu une fessée au martinet comme on l'utilisez beaucoup dans les années 60 ? avez-vous aussi des souvenirs de fessées en public?

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  9. Merci de vos encouragements. Me voici de retour, mais un peu débordée. Je répondrai ou poursuivrai mes récits avant la fin de la semaine, ne vous inquiétez pas.
    Cordialement.
    Christine

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  10. POUR AGNES : Ce n'est plus de la paresse, c'est de la flemme ce temps sans message... Maman, elle aurait trouvé un remède à cela...
    J'espère surtout que ce n'est pas du désintéressement à mon blog...
    A bientôt j'espère...

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