dimanche 3 février 2019

Chronique d'un redoublement : 138. Quand une étourderie m'amène à retrouver les genoux maternels...

SUITE 137

Cela me trottait vraiment dans la tête et j'ai passé une nuit très agitée, emplie de cauchemars, dont je ne me souviens guère, mais qui devaient à n'en pas douter mettre en scène mon bas du dos et les genoux maternels.
Tata, d'ailleurs, se releva au milieu de la nuit, pour venir me secouer, afin que je sorte d'un mauvais rêve. Elle me réveilla et j'étais en nage, agitée, et je venais, m'apprit ma tante, de parler durant mon sommeil agité, en disant : "Non, pas ici, Maman, non, non, oh non. Pas ici, pas ici".
Je me calmai en constatant que je n'avais rien à craindre, que j'étais tranquillement au lit dans la chambre avec Tata, et celle-ci me serra fort dans ses bras, avant de me laisser me rallonger pour que je retrouve le sommeil.
Je mis quelque temps à me rendormir, et je compris pourquoi j'avais parlé durant mon sommeil. Le cauchemar me revint par bribes, et ce mauvais rêve me plaçait en fait devant Maman apparemment très fâchée et me demandant de venir vers elle pour qu'elle me donne la fessée au milieu de la plage devant la voisine curieuse, ainsi que mes soeurs et leurs copines...





 
Mon cauchemar nocturne me revenait. Il me mettait en scène sur la plage
où Maman, en colère, m'attrapait pour me donner la fessée... 

Je tâchai de m'ôter ces images de la tête, mais je comprenais pourquoi ce cauchemar m'avait fait presque crier de peur... Mais en y repensant, je prenais conscience que les mots de protestation qui m'étaient sortis du coeur étaient avant tout pour que cette fessée ne me soit pas donnée devant témoins. Comme si, au fond de moi, j'admettais que, de toute manière j'allais retrouver les genoux maternels, comme si je savais que je n'y couperais pas, mais que je voulais surtout éviter que ma déculottée à venir soit publique...


Dans ce cauchemar, je protestais : "Non, pas ici, Maman, pas ici !"
Comme si j'admettais la mériter, mais ne voulais pas
la recevoir en public...

Le lendemain matin, encore un peu perturbée par mes drôles de rêves nocturnes, je constatai que Maman n'était pas de bon poil et je tremblai en me servant mon chocolat chaud, en versant quelques gouttes sur la nappe. Tout de suite, Diane avait averti Maman : "Oh, Christine a fait des taches !" m'attirant une réflexion maternelle sèche : "Oh, toi, on dirait que tu cherches les ennuis. Fais attention à toi, sinon ça va barder..."
Mais, l'intervention de Mamie, avec une éponge, faisant remarquer que la toile ne tachait pas, a tôt fait de calmer Maman.
Sauf que, pendant ce temps-là, Aline qui faisait juste à côté ses quelques devoirs de vacances sans s'appliquer, fut reprise par Maman, qui s'apercevant qu'elle avait fait des erreurs dans ses exercices de calcul, lui redonna à refaire, non sans lui mettre deux gifles qui l'ont faite crier.

Mamie prit alors la défense d'Aline, et l'aida à finir ses exercices, proposant à Maman de l'emmener au marché avec elle. Tata écrivant ses cartes postales sur la terrasse où Diane lisait, non sans garder l'oreille aux aguets.
Je me retrouvai donc seule dans la cuisine avec Maman, qui m'avait demandé de l'aider à ranger les affaires du petit-déjeuner,et à essuyer les bols qu'elle était en train de laver.
J'avais grommelé en réponse à cette demande, ce qui n'avait pas arrangé mes affaires. "Ecoute, Christine, si tu es de mauvaise humeur, j'ai un bon moyen de te faire grogner pour de bon", avait-elle dit avec un geste significatif de la main...
Je faillis en faire tomber un bol, mais heureusement, je le rattrapai par je ne sais quel miracle, ce que Maman commenta par une phrase sans équivoque : "Espèce de maladroite... Ah, tu as eu de la chance de ne pas avoir cassé le bol breton de Mamie... Sinon, je te flanquais la fessée que tu cherches depuis des jours... Mais, tu ne perds rien pour attendre..."


J'avais failli casser le bol de Mamie. Ma nervosité me rendait maladroite...
Cela mettait Maman sur les nerfs aussi... Et elle me fit comprendre 
que cela commençait à bien faire et que sa patience avait des limites...


Tata et Diane avaient entendu cet échange, et Tata chercha ensuite à me calmer, me conseillant de me tenir à carreau, pendant que Diane, elle, cachait mal sa jubilation. Et, d'ailleurs, quand Aline revint du marché, Diane ne manqua pas d'aller vite raconter à mi-voix mes mésaventures à sa soeur, traduisant à sa manière les menaces maternelles à mon encontre par ces mots : "Même que Maman elle a dit à Christine qu'elle aurait bientôt une fessée".
 Aline, qui avait testé la nervosité maternelle en ramassant une paire de gifles, n'osa pas demander à quiconque si les propos de Diane étaient vrais. De toute manière, elle préférait que je sois dans le collimateur plutôt qu'elle, et, sans me vouloir du mal, Aline voyait plutôt d'un bon oeil que la colère maternelle se dirige vers son aînée que ce qu'elle s'attarde sur ses devoirs de vacances...
Nous partimes à la mer, où les petites avaient leurs activités du club de plage. Mamie, de son côté, allait voir une amie qui habitait au centre de la station balnéaire. Aline et Diane coururent au club, alors que nous nous installions à peu près à notre endroit habituel. 
Mais, au moment où nous étendions nos serviettes sur le sable, il manquait la mienne et celle qui servait à se changer. De fait, ayant la tête ailleurs, j'avais oublié dans la location le sac que je portais habituellement. J'avais la tête ailleurs et je sentis bien que cela mettait Maman en rage. Tata se proposa d'aller le chercher tandis que Maman fulminait et préféra m'envoyer moi. Non sans commenter : "Quand on n'a pas de tête, faut des jambes. Allez retourne donc chercher le sac bleu. Franchement, tu cherches les ennuis, Christine".


En arrivant au bord de l'eau, Maman s'aperçut que j'avais oublié
l'un des sacs de plage. Et elle m'envoya aller le chercher à la location.
Je le fis en trainant les pieds, ne me pressant pas, n'ayant guère
envie de subir encore les commentaires maternels....
 
Je m'exécutai en trainant les pieds, prenant mon temps pour accomplir les quatre à cinq cents mètres qui séparaient la maison de notre coin de plage. De fait, j'aurais préféré rentrer à la location et y rester seule, tranquille, à lire, plutôt que de subir les remarques maternelles qui s'accumulaient et me faisaient craindre le pire. Même si je reconnaissais au fond de moi que Maman ne rouspétait pas sans raison. Je m'étais effectivement levée du mauvais pied, j'étais grognonne, j'avais renversé un peu de chocolat, j'avais failli casser un bol, et j'étais partie à la plage sans prendre mon sac, preuve s'il en était que j'avais la tête ailleurs... Tout cela, en temps normal, n'aurait pas été grave, mais cela venait après une série de griefs qui auraient peut-être été réglés par une fessée, mais que l'action conjointe de Mamie et Tata prônant le pardon, avait poussé Maman à ne pas agir comme si nous avions été seules avec elle...
Je sentais bien que notre chère mère en avait assez, et je préférais être à distance de ses genoux...

Ce que je ne savais pas c'est que Maman s'aperçut que j'avais aussi oublié la brosse à cheveux et la bouteille d'eau. "Quelle étourdie et quelle tête de linotte", commenta-t-elle, en se levant et prévenant sa soeur qu'elle retournait aussi à la maison : "J'y vais, car elle est capable d'oublier encore la moitié des affaires". 
Tata trouva la décision maternelle étrange, mais elle n'eut pas le temps de lui poser la question de s'il n'y avait pas une autre raison pour rejoindre sa fille à la maison... Maman était déjà partie d'un pas rapide et apparemment très décidé...
Tant et si bien qu'elle me rattrapa avant même que je sois à la location. Il faut dire que je prenais mon temps, regardant de loin les petites jouer au club de plage, et m'arrêtant une fois ou deux en chemin. Pas étonnant donc que Maman m'ait rejointe avant que j'arrive à destination. J'eus droit à une nouvelle réflexion : "Qu'est-ce que tu fais encore là, Christine. Quand je te demande d'aller chercher quelque chose, ce n'est pas pour traîner en chemin. J'en ai vraiment assez, tu sais. Il va être temps de te remettre les idées en place, ce que j'aurais dû faire depuis belle lurette".  Le ton maternel était sec, et je commençai à entrevoir une issue peu glorieuse pour moi...

Je répondis donc à Maman que j'allais me dépêcher, et je proposai de ramener donc aussi la brosse et la bouteille, et qu'elle retourne à la plage, mais elle répondit : "Pas la peine, on ramènera tout ensemble." Mais, elle ajouta d'une voix ferme ;  "Viens donc avec moi. On va en profiter pour parler cinq minutes toutes les deux..." 
Alors, me prenant par le bras, elle se remit à marcher en me gardant bien près d'elle, et commentant : "Ca tombe bien, on va pouvoir être tranquille..."

Je frémis, comprenant immédiatement à l'intonation de sa voix où Maman voulait en venir... Mon étourderie et l'oubli du sac nous amenaient, Maman et moi, à nous retrouver toutes les deux, situation rêvée pour Maman pour "s'occuper" de son aînée...
Je ne pouvais que la suivre et j'avançais à ses côtés, tête basse, avec le coeur battant. 


Maman m'avait finalement rejoint sur le chemin de la maison...
J'insistai pour qu'elle retourne à la plage, l'assurant que je ramènerais bien
toutes les affaires cette fois. Mais, alors, me prenant le bras, Maman m'indiqua
que nous allions rentrer à la location pour avoir une petite "discussion", 
qui plus est, "seule à seule..." !
Je frémis, ayant évidemment compris ce que cela sous-entendait...

Je restai d'ailleurs dans l'entrée alors qu'elle alla prendre le sac de serviettes, la brosse et la bouteille qu'elle remplit au robinet.
J'espérais encore que l'on allait repartir tout de suite rejoindre Tata. Mais, je vis Maman poser les affaires à prendre dans le vestibule, puis entrer dans le salon et se positionner devant le canapé, en disant : "Viens donc voir ici, Christine..."
Je répondis d'une voix tremblante : "Mais, euh, Maman, que veux-tu ? Il faut repartir, Tata nous attend, euh...".
Elle m'interrompit : "Ne fais pas l'innocente, Christine, tu sais très bien ce que je t'ai promis... Tu n'en rates pas une. Allez, viens ici tout de suite, à moins que tu ne veuilles qu'on règle nos comptes à midi quand tout le monde sera là..."
J'éclatai en sanglots : "Oh, non, Maman, non, pas la fessée, pas la fessée..."
Elle eut un demi-sourire : "Ah, je vois que as deviné toute seule, et que tu sais trèq bien que tu l'as méritée... Si, ma grande, la fessée, tu vas l'avoir cette fessée, celle que tu cherches depuis qu'on est là, celle que tu aurais déjà eue, et pas qu'une fois, si Tata et Mamie ne t'avaient pas protégée... Viens donc ici, pendant qu'elles ne sont pas là, que je te rappelle ce que c'est qu'une bonne fessée..."
Je suppliai : "Non, oh non. Mais pourquoi donc ? C'est pas juste..."
Mon "C'est pas juste" n'était pas du genre à plaire à Maman, qui avança vers moi, m'attrapa par le poignet et me tira vers le coin du canapé, où elle s'est assise, avant de m'allonger en travers de ses cuisses.






Maman ne tarda pas à faire glisser mon maillot de bain vers mes cuisses,
dégageant mes fesses tremblantes, pour cette déculottée plusieurs fois
promise depuis le début du séjour... Elle s'arrêta quelques secondes,
comme si elle mesurait la tâche qui l'attendait pour rougir 
ces fesses blanches depuis un mois, et fesser sa fille comme elle le méritait... 

Ma robe de plage était remontée dans la bousculade et dégageait ma culotte de maillot de bain, que Maman descendit sans attendre malgré mes implorations et supplications.
J'avais les fesses à l'air et Maman fit une petite remarque acide : "Eh bien voilà des fesses bien blanches qui auraient dû rougir depuis longtemps. Plus d'un mois sans fessée, il est temps de rattraper le retard... Ah, tu fais moins la maline, ma fille..."

Et la main maternelle se mit à claquer mes fesses, de bon coeur. Je sentais que Maman y mettait une belle énergie, comme si elle en avait gros sur la patate comme on dit, et voulait rattraper une sorte de retard, comme si elle s'était retenue depuis l'arrivée à la location et tenait à me montrer comment elle tient ses promesses...
Comme il n'y avait personne dans la maison, je ne retins pas mes pleurs, ni mes cris... Au bout d'un moment, Maman ralentit le rythme et s'appliqua dans un second temps, comme pour bien rougir toute ma lune, accompagnant ses claques de phrases explicatives, du style : "Et tiens, voilà pour t'apprendre à grogner, à vouloir faire la loi, à être maladroite, etc."

Je suppliais encore, mais cela semblait au contraire redonner de l'énergie à ma correctrice.


 



Maman m'appliquait une fessée magistrale, visiblement motivée, 
comme si elle voulait rattraper son retard et ces fessées
que j'avais failli recevoir... De mon côté, subissant une tannée méthodique,
je pleurais toutes les larmes de mon corps, suppliant, et criant
d'autant plus que personne ne pouvait nous entendre... 

Puis, elle s'arrêta un instant, repris son souffle, regarda bien comment mes fesses étaient écarlates, avant de se lancer dans ce qui allait ressembler au bouquet final, avec une série de claques magistrales et sonores en diable.
Je le savais, je le devinais, connaissant trop la façon de fesser de Maman. Et même s'il y avait plus d'un mois que mes fesses n'avaient pas rougi de la sorte, cette fessée me replongeait dans tellement de souvenirs cuisants que je la subissais pleinement, m'en voulant de ne pas avoir compris qu'il fallait faire profil bas, et ne pas alimenter la colère maternelle, bref à ne pas pousser le bouchon trop loin, ce qui m'aurait évité une nouvelle déculottée...
Et, comme je le pressentais, pour l'avoir souvent vécu, Maman après avoir rajusté ma position, se lança dans ce qui devait être son final, et se mit à faire tomber un déluge de claques sur mes fesses déjà écarlates, me faisant crier, tellement mes fesses me brûlaient...

C'est à cet instant que la sonnette retentit... Une fois, d'abord. Maman s'arrêtant de me fesser attendit quelques secondes pour savoir si l'intrus ou l'intruse insistait. 
Mais la sonnette retentit à nouveau, plusieurs fois de suite, une voix féminine disant à travers la porte : "Il y a quelqu'un ?"
Maman qui m'avait gardée sur ses genoux desserra son bras gauche qui me ceinturait, et je glissai à genoux par terre, me frottant les fesses écarlates comme pour soulager la douleur.
"Rhabille-toi donc", ordonna Maman, qui alla ouvrir, pendant que je remontais en vitesse ma culotte.
C'était l'une des voisines qui pensait trouver Mamie, et s'excusa à Maman : "J'espère ne pas vous avoir trop dérangée. J'ai cru entendre que vous étiez occupée..."
Cachée dans le salon, j'écoutais la conversation, gênée de savoir que la visiteuse avait entendu ce qui se passait... Mais, le vasistas situé au dessus de la porte d'entrée étant largement ouvert pour aérer la maison, nul doute que le bruit des claques sur mes fesses, comme mes cris et supplications devaient aisément faire deviner ce qui se déroulait à l'intérieur...
Maman lui dit que Mamie serait de retour pour le déjeuner, et rassura la dame : "Non, vous ne m'avez pas dérangée. J'étais juste en discussion avec ma fille..."

La visiteuse pas dupe, dit au revoir et ressortit en ajoutant : "Enfin j'espère que votre fille a compris..."
Maman revint dans le salon. Elle avait encore son regard noir des mauvais jours. Elle sembla hésiter et j'eus peur qu'elle ne veuille achever ma tannée ou du moins la reprendre. Je suppliai : "Oh, Maman, non, arrête... C'est fini, j'ai trop mal. Je serai sage, promis..."
En disant ça, je reculais à demi-pas, pour ne pas qu'elle m'attrape à nouveau.




Elle me regarda l'implorant, et me dit : "Bon, allez, on va s'arrêter là. Tu as eu de la chance que la dame nous ait interrompues, sinon tu méritais bien que je continue... Mais, tu as déjà pris une bonne fessée, comme ça. J'espère que cela va te calmer jusqu'à la fin du séjour, sinon je recommencerai... De toute manière, on reparlera de tout ça quand on sera rentrées à la maison... Et si besoin est, on réglera nos comptes pour de bon..."




La visiteuse repartie, Maman vint dans le salon, avec l'intention
d'achever ma fessée, mais je le suppliai promettant monts et merveilles, comme d'être sage, etc... J'étais encore en larmes, et la détermination maternelle flancha,
d'autant que Maman savait que j'avais déjà été bien fessée...
Mais, Maman ne manqua pas de me rappeler que je n'étais pas à l'abri
de nouvelles déculottées... Plus angoissant pour moi, elle évoqua 
la possibilité que l'on en "reparle" une fois rentrées à la maison...
Et je comprenais bien, avec le ton employé, que ce n'était pas
une parole en l'air... Surtout que cela serait juste avant la rentrée scolaire...

Je rajustai ma tenue, et j'essuyai mes larmes, espérant que l'on ne verrait pas trop que je venais de pleurer, et je suivis Maman sans dire un mot. J'avais le bas du dos certainement écarlate, j'en sentais la chaleur dans mon bas de maillot de bain. Et j'essayais en arrivant sur la plage de vérifier qu'il était bien en place, qu'il ne montrait pas de traces colorées de ma fessée...




Je sentais la chaleur de la fessée sous mon maillot.
Je le rajustais en arrivant sur la plage de peur de faire découvrir 
ce qui m'était arrivée...

La fessée maternelle avait été éprouvante, appliquée avec méthode, pour marquer aussi bien mes fesses que mon esprit. Comme pour que je m'en souvienne bien, comme pour rattraper un retard... J'étais moi-même comme épuisée, rageant intérieurement de ne pas avoir réussi à finir les vacances sans déculottée...
Et, non seulement, j'avais eu droit à ma fessée, mais les mots de Maman au final promettaient déjà que l'on en reparlerait à la maison... Et je savais, mieux que quiconque, qu'en la matière, Maman ne parlait jamais pour rien...
Ma seule consolation était que mes soeurs n'avaient pas été témoins de la scène. Mais, pas sûr qu'elles ne l'apprennent bien vite...


A SUIVRE

38 commentaires:

  1. Bonsoir Christine,
    J'avoue que j'attendais l'analyse de Mardohl avant de vous soumettre mes réactions à cet épisode dans l'espoir qu'il m'aiderait à contrôler ma réaction passionnelle. Le lisant et faisant le lien avec les 2-3 précédents, je me figurais lire une sorte de conte avec vous-même dans le rôle de Cendrillon, Diane dans celui de Javotte, et Maman Spaak... mais il fallait que je m'arrête là sous peine de recevoir une fessée christinienne, i.e. la suppression pure et simple de mon commentaire. Il s'agissait là d'une réaction émotive, colérique. J'étais heurté du fait que la maladresse et l'étourderie se trouvassent si sévèrement punies alors qu'on montrait tant d'indulgence envers les mauvais sentiments. J'ai donc essayé de reprendre posément la lecture de cet épisode. Christine pressent, tout comme moi qui vous en faisait la remarque voici peu, que tout cela va mal tourner et en vient à exagérer en rêve les conséquences, s'imaginant fessée culotte baissée en public. Cela est impossible comme nous l'avons tous ensemble démontré mais fait bien comprendre l'angoisse de notre héroïne. Le problème vient du fait que Christine, sentant l'épée de Damoclès au-dessus de ses fesses, ne comprend pas précisément la cause de cette menace. C'est que celle-ci ne résulte pas d'une action particulière mais d'une atmosphère, d'une somme d'agacements et de frustrations contre laquelle elle ne peut rien. A tel point que lorsque vient la goutte d'eau qui fait déborder le vase, elle ne peut que s'écrier que "ce n'est pas juste" et je dois dire que je suis totalement d'accord avec elle. Ses intentions n'ont rien de répréhensible, elle a fait tout ce qui était en son pouvoir pour éviter cette fessée vacancière. Son seul tort est de ne pas être une jeune fille parfaite mais aimerions-nous autant Christine sans les défauts inhérents à son jeune âge? J'ai l'impression amère que Maman Spaak a profité d'un prétexte pour passer ses nerfs sur les fesses de son aînée, à la plus grande joie de sa benjamine qui ne va pas tarder à apprendre la scène et cela me rend triste. D'autant que Diane ne sera pas la seule à connaître les déboires de Christine, la voisine a tout entendu et on peut supposer qu'elle ne gardera pas longtemps ce secret. Sans compter que Maman Spaak ne semble pas satisfaite après cette fessée déculottée et qu'elle pourrait bien en ajouter bientôt une deuxième couche. Il est décidément bien difficile d'être une adolescente!
    Amitiés.
    Pierre.

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  2. Merci Pierre d'inaugurer les commentaires de cet épisode. J'en espère d'autres de mes fidèles analystes, d'autant que ce n'est pas un épisode de transition cette fois.
    C'est gentil de montrer tant de compassion envers Christinette, en soulignant combien c'est la succession de petits motifs qui fait bouillir Maman Spaak, et l'amène à sévir, en profitant du fait que la maison est vide et que Tata ni Mamie ne plaideront la cause de celle qui est dans le collimateur maternel...

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  3. Bonjour Christine,
    Serait-ce la grippe hivernale qui nous prive de nos commentaires Mardohliens? J'espère qu'il n'en est rien et qu'il se trouve en bonne santé.
    Je reviens sur l'interruption de la voisine qui pensait trouver votre grand-mère. De la façon dont vous la présentez, j'en déduis qu'il s'agit d'une personne différente de celle qui se montrait si curieuse envers vos déboires fessiers sur la plage. De beaux commérages en perspective si ces deux-là en venaient à se rencontrer, que Maman Spaak selon son habitude alimentera de ses précisions et justifications, le tout à portée d'oreille d'une Diane toujours avide de ce genre de bavardage. Cela n'est bien sûr que pure spéculation de ma part, la suite nous dira ce qu'il en est. Mais cela me permet de souligner une grande qualité de Christinette: la discrétion. Il me faudrait l'aide de Dominique, l'archiviste de ce blog, pour en être certain mais je crois que jamais Christine n'est allée raconter à qui que ce soit que l'une de ses soeurs avait reçu une fessée déculottée. Nous sommes si accoutumés à entendre parler des petites fautes et des défauts de caractère de notre héroïne qu'il est bon je crois de relever cette grande qualité.
    Amicalement.
    Pierre.

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  4. N'ayez crainte, Pierre, Mardohl est, selon ses dires, très occupé cette semaine, mais promet de livrer son commentaire d'ici dimanche.
    Sinon, merci de reconnaître que la discrétion est ma grande qualité. Il est vrai que l'envie ne me manquait pas de raconter les déboires de mes soeurs et de Diane surtout quand elles étaient punies, mais je craignais en retour qu'elles ne se vengent en brodant sur les miennes.
    Car, même pour moi, le fait qu'Aline ou Diane reçoive une fessée paraissait logique, normal, adapté à leurs âges, et il y avait rarement un réel délai entre la menace, la décision et l'exécution. Elles étaient le plus souvent punies sur le coup, ce qui m'arrivait parfois, mais rarement. J'étais plus soumise au régime de la fessée promise ou annoncée...
    "Et ne t'avise pas d'être à nouveau collée, sinon tu peux préparer tes fesses", ou bien "je te préviens si tu n'as pas la moyenne ou au moins 8 sur 20, ce sera la fessée, Christine, la fessée !" J'étais souvent soumise à ce genre d'ultimatum ou de menace, qui faisait que lorsque la colle tombait ou la mauvaise note, je savais que je n'y couperais pas, et imaginais en angoissant la future scène...

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  5. Bonjour Christine.
    Me voici de retour après une quinzaine de jours d'arrêt dû à une dingue (épidémie qui sévit actuellement chez nous). Mais rassurez-vous cela va beaucoup mieux aujourd'hui.
    Durant ce laps de temps, je me suis complètement déconnectée du site et c'est avec un réel plaisir que j'ai pu lire les dernières mésaventures de notre Christounette et cette fois-ci, la voilà injustement de retour sur les genoux maternels.
    Effectivement, tout comme Pierre, je trouve que Maman Spaak n'y a pas été avec le dos de la cuillère comme on dit.
    Je prendrai encore une fois la défense de Christine car cette fessée ne me semble pas proportionnelle avec les fautes reprochées. Une fessée carabinée pour un peu de chocolat tombé sur une table lors d'un petit déjeuner, c'est dur pour une petite maladresse et puis l'oublie du sac bleu ressemble plutôt à de l'étourderie qu'à de la désinvolture ou du je-m’en-fichisme. Mais Madame Spaak a toujours en travers de la gorge l'imitation de signature de son aînée et ça, elle compte bien faire Christibne renoncer à toute récidive. Et puis n'oublions pas toutes les déculottées promises et évitées de justesse grâce aux interventions de Mamie et de Tata Jacqueline. Fort heureusement pour notre héroïne, la déculottée qui lui est administrée me parait moins intense qu'habituellement et puis il y a cette intrusion de la voisine qui vient un peu couper l'élan maternel. Mais Christine ne perd rien pour attendre et la suite pourrait être effectivement très dure à supporter d'autant plus que cette intrusion pourrait avoir des conséquences néfastes pour la suite des événements.
    Je redoute particulièrement le retour au bercail pour notre Christinette surtout à quelques jours de la rentrée des classes. D’ailleurs notre petite demoiselle tout comme sa cadette Aline voir même la benjamine Diane ont du soucis à se faire, d'autant plus que Madame Spaak sera très à cheval sur les révisions (surtout pour Chritine et Aline). Enfin ça, c'est une autre histoire.
    Voilà Christine mon premier commentaire sur ce nouvel épisode très riche et qui confirme que notre Christinette n'en a pas encore fini avec les déculottées, même à 13 ans.

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  6. En premier lieu, je suis flatté d’apprendre que, tout comme vous, Pierre attend mes commentaires avec impatience. Voici donc celui portant sur ce chapitre, j’espère qu’il sera au goût de ceux qui le liront.
    Je me souviens avoir lu, dans un manuel d’éducation, une remarque sur la fessée : l’auteur craignait que, devant la menace d’une telle punition, l’enfant, désireux de « solder les comptes », n’aille inconsciemment « chercher la fessée », afin de tourner la page, d’en finir, plutôt que de l’éviter comme l’exigerait le bon sens.
    Et j’ai comme le sentiment que, dans cet épisode, c’est le jeu que joue Christine. Sa crainte de la fessée tourne à l’obsession, au point d’envahir ses rêves et de lui mettre, en scénario onirique, une fessée sur la plage et en public, pourtant impensable dans la réalité. A tel point qu’on peut se demander si, inconsciemment, elle suscite à maintes reprises la colère maternelle pour enfin recevoir son dû et se libérer de cette hantise.
    La réflexion de Christine : « j’admettais que, de toute manière j’allais retrouver les genoux maternels » semble aller dans le sens d’une inéluctabilité assumée, ainsi que celle de sa mère quand elle évoque « la fessée que tu cherches depuis des jours ». A trois reprises résonne cette parlante formulation de « rattraper le retard », la fessée apparaissant comme le récurrent aboutissement d’une fatalité inévitable. Dès lors, n’apparaît-il pas quelque peu absurde qu’après avoir été punie, notre héroïne « rage[…] intérieurement de ne pas avoir réussi à finir les vacances sans déculottée » ?
    Dans ce chapitre en effet, Christine multiplie les bourdes, alors même qu’elle sait parfaitement devoir filer droit (Aline l’apprenant à ses dépens par une paire de gifles). Elle renverse quelques gouttes de chocolat sur la nappe, maugrée en essuyant la vaisselle, manque de briser un bol, oublie son sac de plage, retourne le chercher en traînant les pieds, bientôt rejointe par sa maman qui s’est aperçue que sa fille a également négligé d’emporter deux autres items indispensables.
    Les autres protagonistes jouent le rôle qu’on attend d’elles : votre grand-mère et votre tante calment le jeu, tandis que Diane jubile, en rajoute, dénonce, répand la rumeur des menaces dont vous êtes l’objet. Aline se fait plus discrète et file doux, en souhaitant, et c’est compréhensible, que les foudres maternelles s’abattent sur vos fesses plutôt que sur les siennes.

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  7. Mais dès lors que votre mère vous a rattrapée, plus aucun doute ne plane sur ce qui vous attend : la coupe est pleine, le vase déborde, les comptes vont être réglés d’autant plus certainement que, vous trouvant seules devant la location, vous ne pouvez plus compter sur l’aide de Mamie ni de Tata.
    Vous-même ne doutez pas de la sentence, vous l’articulez d’ailleurs de votre bouche, ce qui fait sourire votre mère, qui comme d’habitude, pour vous faire obtempérer sur-le-champ, vous menace de vous punir devant toute la famille.
    Dès lors vous retombez, au propre comme au figuré, dans le schéma classique que vous ne connaissez que trop bien : mise sans ménagement en travers des genoux, robe relevée dans le mouvement, bas du maillot baissé jusqu’à mi-cuisses, puis fessée réglée comme du papier à musique, en trois temps : d’abord l’averse rageuse, puis la séquence plus méthodique, appliquée, ponctuée de remarques, enfin le bouquet final sur des fesses déjà bien rouges.
    (Il est amusant, au passage, que vous ne mettiez en abîme le titre de votre blog quand vous mentionnez que cette fessée vous replonge dans des « souvenirs cuisants ».)
    Mais, comme cela s’est déjà produit en une précédente occurrence (épisodes 100 et 101 de la présente chronique), une voisine sonne à la porte pendant l’opération. A la différence que cette fois, l’interruption intervient à la fin, et non au début du processus, ce qui, à votre avantage, abrège votre fessée. Vous estimant tout compte fait suffisamment punie, votre mère ne vous remet par sur ses genoux (et vous pouvez vous en estimer heureuse), au lieu de reprendre ou de recommencer l’opération, comme cela s’était produit en ce samedi matin (ce qui vous avait suscité un sentiment d’injustice, avec l’impression d’avoir encaissé plus que vous ne le méritiez).
    Si la voisine de votre grand-mère se doute bien de la « discussion » qu’elle a suspendue, du moins Christine a échappé pour cette fois à une fessée devant témoins, même si comme de coutume, la rumeur en parviendra aux oreilles des autres membres de votre famille, ainsi que peut-être à celles de cette autre trop curieuse voisine sur la plage.
    La plage où Christine se voit contrainte de retourner, ayant séché ses larmes et s’étant prestement rhabillée, tout en tirant sur son maillot, en priant qu’il ne trahisse aucune rougeur fessière à des yeux que l’on devine avides.

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  8. Ravie de cette réapparition de Sylvie. Merci de ce commentaire qui prend ma défense, trouvant injuste mon retour sur les genoux maternels...
    Mais, comme elle le fait remarquer, si les motifs semblent plutôt anodins, c'est le contexte qui compte, avec une mère qui n'a pas totalement digéré mes exploits de faussaires en signature... Et aussi le sentiment que si Tata et Mamie n'étaient pas intervenues, cela aurait déjà bardé pour mes fesses...
    Cela dit, puisque Sylvie parle de "premier commentaire" sur cet épisode qu'elle juge "très riche", j'attends donc avec impatience la suite...

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  9. Mardohl, lui aussi, se fait très disert sur cet épisode, et je partage assez ses analyses. Il explique notamment que, peut-être, Christinette cherche inconsciemment à recevoir son dû. Pourquoi pas, même si, consciemment, je n'en avais pas la volonté, mais il est vrai que je ne pouvais ignorer les menaces maternelles, ni ignorer que deux ou trois fois déjà durant ce séjour, sans l'intervention de Mamie ou Tata, j'aurais certainement reçu une nouvelle fessée...
    Alors, comme je le ressentais parfois, pour ne pas dire souvent, j'avais conscience que le vase de la colère maternelle était prêt à déborder, et qu'il ne fallait plus grand chose, comme une ultime goutte d'eau, pour que Maman passe des promesses à l'acte. D'où ma fébrilité, ma peur, mon angoisse, qui se traduisaient par de la maladresse et autres bêtises que Maman prenait alors pour le motif de trop, l'entraînant à sévir pour de bon.

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  10. Sylvie semblait avoir promis une suite de son commentaire. J'espère qu'il viendra bientôt... Merci d'avance...

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  11. Je reviens sur une remarque de Mardohl qui a bien identifié combien en voyant Maman arriver et me rejoindre sur le chemin de la location, je comprends dans l'instant quelle va être l'issue de cette marche vers la maison.
    Maman m'attrape par le bras pour me faire marcher aussi vite qu'elle, pour que je n'essaie pas de gagner quelques minutes en trainant les pieds et en lambinant...
    Car, évidemment, ne doutant plus de ce qui m'attend, je ne vais pas courir pour être vite sur les genoux maternels... Maman, elle, est sûre de son fait, satisfaite de pouvoir profiter d'une situation où nous ne serons que deux dans la maison...
    Elle m'y entraine en disant qu'on allait avoir "une discussion", mais je ne sais que trop bien de quoi ces mots seront suivis...
    Ce n'est pas la première fois, et mes archivistes zélés en retrouveront peut-être trace, mais c'est moi qui supplie Maman de ne pas me donner la fessée alors qu'à ce moment, Maman n'a pas encore formellement annoncé son intention...
    Maman en sourit même, constatant combien j'ai conscience de ce qui m'attend, voire même de l'avoir mérité...

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  12. Bonjour Christine, bonjour à tous,
    Je ne prétends nullement être un archiviste de ce blog (Dominique, où êtes-vous?) mais j'ai bien souvenir en effet de vous avoir entendu supplier votre mère avant même qu'elle n'annonce la sentence. Ici, avez-vous conscience que vous la méritez? Je n'en suis pas sûr. Vous la redoutez, elle vous paraît inéluctable, mais les motifs semblent tout de même bien minces, un once de maladresse, un brin d'étourderie, pas de quoi fouetter un chat alors une adolescente? Mais Maman Spaak estime qu'elle n'a pas encore solder le compte de vos travaux de faussaire et vous fait payer les intérêts. A ce propos, je reprends les analyses de Mardohl sur l'arrivée de la voisine. Certes, c'est une chance pour Christine sur le moment en ce qu'elle permet d'abréger la fessée. Mais d'une part cela promet sans doute davantage de conversations douloureuses pour son amour-propre. D'autre part, Maman Spaak interrompue dans ses travaux n'estime toujours pas que la peine a été purgée dans son intégralité. Christine reste donc n°1 dans le collimateur, au grand soulagement d'Aline et à la joie de cette petite peste de Diane qui triomphe une fois encore!
    Amicalement.
    Pierre.

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  13. En attendant la suite de l'analyse promise par Sylvie, Pierre nous livre un commentaire qui n'est guère éloigné des propos de Mardohl quand à mon ressenti lors de la scène en question.
    Sans vouloir dévoiler la suite qui ne tardera guère, il est bien vrai que j'avais bien conscience de ne pas être sortie de l'auberge, et d'être encore dans le collimateur maternel, surtout que cette fessée quelque peu interrompue peut laisser à Maman le sentiment que nos comptes ne sont pas entièrement réglés. Mieux vaut donc, pour la Christinette que j'étais, ne pas chercher les ennuis qui pourraient tomber à nouveau le cas échéant... Et plus vite que prévu...
    Et à la question : avez-vous conscience de la mériter ? je répondrais, que j'ai surtout conscience qu'il y a de fortes chances qu'elle tombe... sans forcément qu'il y ait un motif grave...
    Car, autant je ne doutais pas que prendre deux heures de colle ou ramener un zéro pointé, ou mentir effrontément, allaient m'amener sans coup férir sur les genoux maternels, autant je savais qu'après une série de petites remarques, après un certain délai d'impunité, Maman se faisait comme un devoir d'agir, comme pour remettre les compteurs à zéro, et je le sentais, comme mes soeurs le sentaient, comme si, à l'image de l'orage, il y avait de la fessée dans l'air...

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  14. Il est vrai que je n'apportais que peu de matière par rapport à l'analyse de Mardohl. Juste peut être une légère nuance. Il est difficile de passer après un tel regard critique doublé d'une maîtrise stylistique qui vous fait sentir tout petit.
    A la relecture de cet épisode, il m'est venu à l'esprit une métaphore judiciaire. Votre imitation de signature vous a valu de passer aux Assises du tribunal maternel, et le jury a estimé que la triple fessée et la séance de coin ne constituait pas une peine suffisante et vous a retiré tout sursis pour vos comportements futurs, d'où la présente correction qui fait suite à une série de fautes vénielles. Mamie et surtout Tata Jacqueline se sont montrées brillantes avocates, retardant l'administration du châtiment. Mais Maman Spaak conserve tout pouvoir en tant que juge d'application des peines.
    Et pendant ce temps-là, Diane la moqueuse court toujours, répandant taquineries, remarques vexantes et coups d’œil narquois, échappant sans cesse à la surveillance de la police!
    Amitiés.
    Pierre.

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  15. Jolie métaphore judiciaire de Pierre. C'est vrai qu'à partir d'un certain nombre de petites "infractions" ou d'avertissements, le sursis tombait, et la sanction avec...
    Comme avec le permis à point où, les très grosses infractions peuvent entrainer le retrait immédiat (de la culotte), mais où les petites qui ne coûtent qu'un deux ou trois points, valent la même sanction lorsque le douzième et dernier point est retiré...
    Et, l'image est plaisante, sauf pour la punie bien sûr, mais le rôle de juge d'application des peines va fort bien à Maman !
    Surtout qu'en matière "d'application" je peux témoigner, avec hélas nombre d'exemples combien Maman savait "s'appliquer" à donner de cuisantes fessées... persuadée qu'elle était que pour bien réprimander et ramener dans le droit chemin sa grande fille, il fallait dépenser une énergie à la mesure de son âge, et lui rougir donc consciencieusement deux fesses qui n'en étaient pas à leurs premières déculottées, loin s'en faut...

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  16. "Qui n'en étaient pas à leurs premières déculottées" dîtes-vous. Je risque de basculer dans le hors-sujet car je sais que votre blog se concentre sur vos années de collège. Mais je dis tout de même que cette première déculottée a dû constituer un choc pour vous. Vous n'aviez pas d'aînée et, d'après ce que vos récits indiquent, pas de cousine plus âgée qui auraient pu vous montrer ce qu'était une véritable fessée. Alors, la première fois que votre mère a baissé votre culotte pour claquer votre petite lune de gamine, qu'avez-vous bien pu ressentir à ce moment où l'on se rend compte que désormais, on ne se contentera plus des tapes que l'on donne aux bambins pour punir? Aline et Diane ont eu plus de chance, elles savaient depuis toujours ce qui les attendait en cas de bêtise.
    Amicalement.
    Pierre.

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  17. Je remercie encore Pierre pour ses compliments, et lui prie en retour de ne pas se montrer lui-même si modeste.
    En effet, ce commentateur n’a rien à m’envier concernant le « regard critique », puisqu’il pointe un aspect qui pour ma part m’avait échappé. A savoir, l’éventualité que l’intervention un tantinet prématurée de cette voisine ne se retourne contre Christine : sa mère, estimant n’avoir pu exactement et exhaustivement régler ses comptes, regrettant finalement de n’avoir pas remis sa fille sur ses genoux (comme à l’issue de la dernière interruption) pourrait être tentée de « remettre une couche » dans les plus brefs délais.
    Quant à la « maîtrise stylistique », Pierre n’est pas en reste, en déroulant avec maîtrise une métaphore filée, traduisant les mésaventures de notre héroïne en langage judiciaire.
    Autant de qualités rédactionnelles qui devraient profiter à l’auteure comme aux lecteurs de ce blog.

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  18. Oui, Pierre, ce blog se consacre surtout aux années charnière, de la fin du primaire et du collège, mais je veux bien vous répondre sur mes premiers souvenirs en matière de déculottées.
    Sauf que, quitte à vous décevoir, je n'ai pas de souvenir précis d'une "première" et du moment où Maman ne s'est plus "contentée des tapes" pour passer au "baisser de culotte".
    Il y a bien dû y avoir une "première" mais je n'en garde pas de détails.
    Cela a dû accompagner l'arrivée de mes soeurs, qui ont 4 et 5 ans de moins que moi.
    Autant, les 4 à 5 premières années de ma vie, ma position de fille unique faisait de moi une petite princesse, autant l'arrivée de mes soeurs, du moins à partir du moment où elles ont commencé à marcher, a changé la donne.
    J'étais toujours la grande, mais je devais composer avec les petites, ne pas les réveiller, céder parfois à leurs caprices, sous prétexte que "la plus grande, la plus intelligente doit céder".
    Bref je devais donner l'exemple, étant gâtée quand tout allait bien, mais vite remise dans le droit chemin quand ça n'allait pas...
    Parallèlement, du fait de la présence des petites, plus question de se promener nue dans la maison, et l'apprentissage de la pudeur était impératif. Un bébé, on le change devant tout le monde, une gamine, elle, doit ne rien montrer...
    D'où d'ailleurs, un ressenti de honte quand, effectivement, sous le motif de me corriger, Maman dénudait mes fesses...
    D'une part, je ressentais bien que déculottée, la fessée n'en était que bien plus douloureuse, mais aussi, presque surtout, que le "baisser" de culotte était la marque d'une faute importante que j'avais commise.
    Et donc, j'en était plus honteuse encore.
    Voilà pourquoi la moindre déculottée était pour moi une épreuve, alors que, pour mes soeurs, c'était une péripétie de la vie, quelque chose d'ordinaire puisque la grande soeur y passait et que cela leur semblait donc dans l'ordre des choses...

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  19. Décidément, je suis comblée (pourvu que cela dure...). Pendant que j'écrivais ma réponse à Pierre, Mardohl lui envoyait des compliments. Merci à tous les deux, et n'hésitez pas à poursuivre vos commentaires et autres analyses...
    Cela dit, c'est vrai que l'interruption de ma fessée par l'irruption d'une voisine, peut laisser à Maman un sentiment d'inachevé... Même si cela intervient à l'approche du final, si j'ose dire...
    Je pense que si cela s'était passé chez nous, Maman n'aurait pas hésité à en rajouter une couche, pour prendre un propos imagé. Là, dans la location, ayant conscience qu'elle profite d'un créneau où Mamie et Tata ne sont pas là, je pense qu'elle devait se dire que j'avais déjà été bien punie, surtout que mes supplications et autres promesses étaient sincères...
    Cela dit, il y a à l'évidence dans la tête de Maman une petite sensation d'inachevé, qu'elle risque de garder en tête. D'ailleurs, ne promet-elle pas déjà que l'on pourrait "reparler" de tout cela quand on sera de retour à la maison...

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  20. Je remercie vivement Mardohl pour ses compliments ainsi que vous Christine pour avoir bien voulu répondre à ma question quelque peu 'hors des clous' et ce d'autant plus que ce que vous dîtes correspond parfaitement à mes attentes. Je ne m'attendais pas à ce que vous vous souveniez en détail de votre première fessée. Par contre, vous explicitez dans le détail et avec une grande pertinence l'origine de la pudeur, qui n'a rien d'un sentiment naturel, et pourquoi celle-ci a pris une telle importance pour vous, contrairement à vos deux soeurs. A tel point que lors d'une fessée, la honte l'emporte souvent sur la douleur en ceci qu'elle dure (comme la laideur aurait ajouté Gainsbourg). Vous ressentiez avec une grande intensité la contradiction entre l'obligation de cacher son corps à tout moment et la mise à nu de celui-ci lors d'une correction. Il est vrai que c'est la marque d'un vrai pouvoir, comme si votre mère vous disait "je suis la seule à pouvoir dénuder tes fesses, toi-même n'en a pas le droit, et je le fais pour te punir". On comprend bien en quoi cela constitue une "épreuve".
    Sur un autre plan, vous montrez également en quoi, et souvent sans le vouloir, vous jouez un rôle protecteur vis-à-vis de vos soeurs. En vous montrant dans le rôle de la punie, vous les aider à accepter beaucoup plus facilement que vous les fessées. Et surtout en focalisant plus qu'à votre tour l'attention de Maman Spaak, vous leur permettez d'échapper à quelques séances sur les genoux de leur mère qu'elles n'auraient peut-être pas volées... Diane vous a-t-elle jamais remercié pour cela?
    Pierre.

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  21. Oui, Pierre, la pudeur a été un élément fort de mon éducation. Autant pour les petites, élevées presque ensemble, partageant la même chambre, étant changées, lavées, baignées souvent ensemble, la nudité n'était pas un problème, autant j'ai eu au contraire des réflexes pudiques forts.
    Je n'ai pas souvenir que Maman ait dit qu'elle était la seule à pouvoir me dénuder, mais, effectivement Pierre, c'était un peu ce que je vivais.
    Et c'est vrai que, comme vous dites, la honte durait plus longtemps que la douleur, puisqu'elle était souvent anticipée et aussi prolongée...
    Anticipée, parce que le fait de savoir à l'avance que j'allais en recevoir une, faisait que j'avais comme honte à l'avance, en imaginant la scène. Tout comme la honte pouvait me reprendre, même une fois mes fesses rougies redevenues blanches, quand Maman évoquait mes frasques et ce qui m'était arrivée, ou que mes soeurs me taquinaient ou allaient le dire à des proches...
    Et puis, il y avait le fait que, la fessée de l'ainée était forcément plus marquante que celles des petites. Pour moi, qu'Aline ou Diane se retrouvent sur les genoux maternels, ce n'était que justice, que logique, que normal retour des choses.
    C'était moins impressionnant que les miennes, surtout que Maman était avec les petites dans un fonctionnement de punition immédiate. La bêtise, l'effronterie, le mensonge, la colère, cela se payait bien souvent sur le champ, et donc sans l'angoisse qui entourait le plus souvent mes fessées à moi...
    Cela du fait par exemple que souvent les motifs étaient dûs à des événements se passant en classe, ou que, contrairement à une fessée de petite gamine, qui pouvait se donner vite fait presque n'importe où, il y avait une volonté maternelle de s'appliquer à bien fesser son aînée de façon exemplaire.

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  22. Toujours pour répondre à Pierre, évidemment en focalisant l'attention maternelle, j'ai dû faire que mes petites soeurs ont "échappé" à quelques séances sur les genoux maternels, qui en auraient bien mérité quelques unes de plus...
    Non, Diane ne m'a jamais remercié pour cela, même si elle en est consciente. Disons qu'il y a aussi le fait que c'était la petite dernière à qui, de ce fait, on pardonnait plus, sous prétexte qu'elle était plus petite, alors que, a contrario, on me passait moins de choses, du fait que, de par mon statut d'aînée, j'étais censée être plus réfléchie, plus sage, et donner l'exemple...
    Cela dit, j'avoue que, même maintenant j'évite les conversations sur notre éducation qui reviennent parfois dans des réunions de famille. J'en ai même horreur, surtout que cela s'accompagne souvent de remarques de mes soeurs. Comme par exemple Aline se rappelant d'une sortie au parc, où on s'était bien amusé, ce avec quoi j'étais d'accord, avant que Diane ne vienne tout gâcher en demandant : "Mais, au fait, ce n'est pas ce jour-là où Maman avait rencontré ta prof d'anglais, Christine ? Tu te souviens, Maman était en colère, et tu avais pris une sacrée fessée le soir avant le dîner ?"
    Et, je dois dire, que bien des années après, c'est encore un genre de conversation que je ne supporte guère, me sentant encore honteuse...

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  23. bonjour Christine,
    Très prise par mon travail, ce n'est que maintenant que je peux rédiger mon deuxième commentaire sur cet épisode fort intéressant et qui annonce une suite palpitante et peut être même rougissante pour les fesses de notre Christinette. C'est d'ailleurs Sylvette, très marquée par la déculottée reçue par notre héroïne qui s'y colle.

    "Christine, j'ai été très choquée par la fessée que tu as reçue et je trouve que ta Maman y est allée un peu fort. Une fessée pour ça... Un peu de chocolat renversé sur une nappe lors d'un petit déjeuner et un oublie de sac de plage ! c'est dur et injuste quand même. Cependant j'y mettrais un petit bémol et j'aimerais que tu me dises les raisons qui t'ont emmenées à traîner autant entre la plage et la maison ? Pourtant tu sais ta Maman très remontée contre toi depuis le début des vacances notamment pour ta grosse bêtise pour laquelle pourtant tu as été bien punie. Bien que je pense que même si tu n'avais pas traînaillé en route, cela n'aurait pas changé grand chose au résultat... Dès lors qu'elle avait quitté la plage pour te rejoindre, ce n'était surement pas pour te féliciter. Je ne sais pas ce que nous réserve la suite des événements, mais ta Maman est bien disposée à vous mettre toutes les trois et notamment son aînée sur le droit chemin, celui des résultats scolaire".

    Voilà pour ce qui est de l'analyse de Sylvette qui prend fait et cause pour vous, cependant et c'est vrai que le fait d’avoir traîner en route a certainement énervée encore plus Madame Spaak, confirmant son intention d'administrer à son étourdie de pré adolescente une déculottée, certes peut être moins intense que les précédentes, mais tout aussi efficace.

    Je vais profiter des quelques jours de vacances de carnaval pour vous transmettre une petite aventure fâcheuse pour moi suite à une bagarre avec mon jeune frère Eric.

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  24. Et voilà Sylvie qui en rajoute (via Sylvette). Je n'ai pas à me plaindre car, hormis Dominique toujours aux abonnés absents, la rubrique commentaire est bien riche en ce moment. Pourvu que cela dure....
    Oui, bien sûr, je n'aurais dû trainailler en chemin, ce qui ajoutait un motif d'énervement pour Maman. Mais, je pense, moi aussi, que dès le moment où Maman avait décidé de me rejoindre, ce n'était pas que pour me faire reprendre les deux autres objets "oubliés".
    Non, elle n'a pas manqué de se rappeler que Mamie sortie, et Tata devant rester sur la plage pour surveiller les affaires et pour voir de loin les petites s'amusant au club de plage, la maison se trouvait vide de tout occupant, et donc constituait un cadre idéal et à l'abri des regards pour régler tout ou partie de ses comptes avec moi.
    Je l'ai d'ailleurs compris à l'instant même où Maman m'a rejointe et prise par le bras pour me faire hâter le pas...
    Il n'y avait pas besoin de me faire un dessin, comprenant même que mes deux avocates et protectrices ne seraient pas à la maison pour plaider ma cause...
    Je comprenais que j'allais de fait tout droit vers une fessée, certes sévère s'il n'y avait eu que mes étourderies du matin et ma maladresse au petit-déjeuner... Mais, dans l'esprit maternel, c'était plus un ensemble de griefs que la déculottée allait punir par une Maman qui l'aurait déjà fait et pas qu'une fois sans l'intervention de Tata ou Mamie.
    De quoi motiver Maman dont la main à coup sûr devait la démanger...

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  25. "Dont la main à coup sût devait la démanger", c'est une expression que vous reprenez souvent à propos de votre Maman, ou que vous lui faîtes dire dans vos récits. Ils font écho pour moi à ce que je lis dans cet épisode:"Plus d'un mois sans fessée, il est temps de rattraper le retard". Je crois qu'il faut faire attention à ne pas prendre ces paroles au 1er degré. Sans quoi, on entendrait que votre Mère est impatiente de donner la fessée à Christinette, qu'elle attend cela comme une séance chez l'esthéticienne ou un bon dîner au restaurant, ce qui est absurde! Voilà comme je les interprète pour ma part: je crois que, particulièrement suite à votre redoublement, votre Maman est anxieuse, inquiète à l'idée de faillir dans son rôle de parent. Ce redoublement l'a mise en colère contre vous, c'est entendu, mais je pense avant tout contre elle-même. Elle a pensé qu'elle n'avait pas été assez vigilante, qu'il lui faudrait désormais se montrer encore plus attentive, encore plus présente. Dans ce "plus d'un mois dans fessée", j'entends un "peut-être suis-je en train de me relâcher, de faire preuve de laxisme et alors je risque de voir Christine retomber dans ses travers". Ce en quoi elle est à mon avis dans l'erreur: d'abord parce qu'elle fait parfois preuve d'excès de zèle et enfin, parce que le redoublement n'est pas une infamie mais une chance que l'on donne à une élève pour repartir du bon pied. Et il me semble que Christine a bien su saisir l'opportunité offerte. Il n'est pas toujours bon d'avoir une année d'avance.
    En tant que nouveau commentateur, je précise que si je pense avoir lu tous les textes de Christine, il n'en va pas de même des commentaires et je vous prie de bien vouloir me pardonner si je soulève des points qui ont déjà été traités.

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  26. Intéressante analyse de Pierre à propos de l'expression employée en supposant que la main de Maman devait lui "démanger" !
    Je le rassure. Non, je ne pense pas que Maman était impatiente de nous donner la fessée. Si elle s'y appliquait, en particulier avec son aînée, ce n'était nullement par un quelconque besoin, mais bien par l'angoisse qu'un peu de relâchement risquait de me voir retomber dans mes principaux travers...
    Car Maman croyait vraiment en mes capacités d'être parmi les premières en classe, et enrageait quand je me contentais parfois de faire le minimum, et d'être juste dans la moyenne, avec des bonnes notes là où cela me plaisait et de mauvaises quand cela ne m'intéressait pas ou que j'étais en conflit avec la prof.
    Si la main de Maman la démangeait aussi parfois, c'est que le plus souvent, juste après une fessée, je remettais un coup de collier, ramenais une ou deux bonnes notes, chahutais moins, ce qui entretenais chez Maman le sentiment que ses méthodes étaient les bonnes.
    De même, à l'inverse, quand les jours, voire les semaines, passaient sans que je me retrouve sur ses genoux, j'avais tendance à tirer un peu sur la corde, à multiplier les petits griefs, à moins m'appliquer, amenant Maman à se focaliser sur mon cas, à se dire que je cherchais les ennuis, et à commencer à avoir la main qui la démangeait en se disant que j'avais besoin d'être remise sur le droit chemin...
    D'ailleurs, moi-même, je le ressentais, quand les avertissements de Maman se faisaient de plus en plus précis ou rapprochés, et je commençais à angoisser, conscient que chaque jour de plus sans fessée était déjà ça de gagné, mais aussi que chaque jour en question me rapprochait inexorablement de la prochaine fessée...

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  27. Il est frappant de constater à quel point dans vos textes, et particulièrement depuis que vous avez commencé le récit de cette année de redoublement - il y a plus de sept ans, quelle performance littéraire de tenir aussi longtemps sur un seul thème! -, l'angoisse est présente, presque à chaque épisode. Elle a d'ailleurs une double signification: elle ramène à la peur bien compréhensible des punitions de votre maman mais elle est aussi le ressort qui vous motive à bien faire, à être attentive et travailleuse. Dans les rares moments où elle disparaît, on peut être certain que les choses vont mal tourner pour Christinette. Son absence entraîne presque mécaniquement le faux pas. Elle est aussi ce qui permet à chaque lecteur d'être en empathie avec vous. Pour ceux qui comme moi n'ont pas été soumis au même régime disciplinaire que vous, il est difficile d'imaginer la douleur et la honte. Par contre, la peur de l'autorité, l'envie de cacher ses sottises, ses heures de retenue ou ses mauvaises notes, je crois que beaucoup de gens peuvent s'en rappeler et le ressentir avec vous. D'où aussi un certain soulagement en tant que lecteur quand c'est au tour de vos soeurs de passer sur les genoux maternels, ce qui n'est guère charitable pour elles. On se dit "tiens, pour une fois, Christine est tranquille" et la tension retombe. Mais, en général, à la fin de chacun de ces épisodes là, l'angoisse réapparaît sous une formule du genre "c'est arrivé à ma soeur, mais bientôt ce sera mon tour".
    Je tempère ce que je viens de dire: j'imagine bien qu'il y dû y avoir des moments d'apaisement, même dans cette année de redoublement qui, du fait du sujet de votre blog, n'apparaissent pas dans le récit.

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  28. Ne vous inquiétez pas, Pierre, mon enfance et mon adolescence furent souvent des périodes joyeuses, dans une famille aimante. Même si mon année de redoublement a été plus "marquante" que les autres. Du moins sur mes fesses, bien sûr...
    Mais, je ne raconte guère ces semaines tranquilles, voire ces moments festifs, ces souvenirs chaleureux passés en famille ou avec des proches, etc., le propos de ce blog étant de s'intéresser aux "souvenirs cuisants" et à ce qui les entourait, avant, pendant et après mes fessées...
    Et, comme vous le remarquez justement, c'est aussi une analyse détaillée des réactions et comportements de Maman, de mes soeurs et de moi, que j'entreprends. Notamment sur le plan de l'angoisse assez omniprésente dès qu'une menace pointait, dès que je pouvais craindre d'être réprimandée, et pire encore dès qu'une fessée était annoncée...

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  29. Bonjour Christine,
    Me voici de retour. Je profite ainsi des quelques jours de vacances de carnaval pour vous faire part un peu de mes nombreuses aventures de ma pré adolescence.
    Comme je vous l'ai déjà dit, nous sommes une fratrie de 4 frères et sœurs dont l'entente était plus ou moins bonne surtout avec ma sœur Sonia et un peu moins mon frère Emile de 4 ans mon aîné, cet écart d'âge avait plus ou moins de l'influence sur mon comportement car j'avais un peu tendance à suivre son exemple pas toujours correct pour une gamine de 12 ans par rapport à un garçon en pleine adolescence. Nous y reviendrons dans un prochain récit.
    Avec mon petit frère Eric, c'était l'affrontement permanent. Il nous faisait des coups bas à Sonia et à moi, mais également à Inez qui était souvent à la maison. Je me souviens particulièrement d'un coup vache qui m'a profondément marqué.
    En effet, à l'époque (les années 74 à 76/77), nous étions toutes les trois Sonia, Inez et moi marquées par les stars (chanteurs et chanteuses de l'époque). Nous collectionnions la plupart des magazines de l'époque (podium, SLC etc), découpions les photos des chanteurs et chanteuses que nous collions dans un cahier de chants avec les paroles de nos chansons favorites, c'était vraiment la belle époque. De mon coté, à part ce cahier de chant confectionné à trois, j'avais réalisé un cahier spécial de mon chanteur préféré Mike Brant, j'y avais mis tout mon amour à le confectionner, posters, photos, chansons tout cela agrémenté d'article de presse, bref, c'était pour moi une oeuvre d'art.
    De son côté, mon frère Eric fan des trains électriques, à 8/9 ans à l'époque était entrain de réaliser avec l'aide d'Emile et de Papa, dans une pièce du garage une maquette (village, gare, maisons etc). Je dois reconnaître qu'il était doué le bougre. Mais voilà, un jour en rentrant le soir du collège, j'aperçu mon petit frère sortir de notre chambre Sonia et moi. Lui demandant ce qu'il avait fabriqué, je me précipitais alors dans la chambre et constatai que mon cahier de chant Mike Brant était ouvert sur mon lit. Tous les posters avaient été barbouillés, Eric avait mis des moustache à Mike Brant, colorié les dents de mon idole en rouge, en plus avait marqué dans une bulle de bande dessinée, "Je t'aime Sylvie" et plein de petites phrases aussi bêtes que stupides. Vous comprenez donc ma colère. Je me suis alors précipité dans le garage et commençais à démonter (et non casser comme cela m'a été reproché par la suite) les maisons, gare etc. qu'il avait avec Emile et Papa déjà installé. Vous penser bien qu'en final de compte c'est moi qui est reçue la volée, car le reproche qui m'a alors été fait c'est que j'aurais dû en parler aux parents. Cette histoire m'a profondément marquée et j'en veux toujours à Eric pour mon cahier.
    Cependant ce qui m'a le plus attristé c'est la réflexion que m'a faite Maman "Pour un vulgaire cahier de chant, Sylvie, tu casses la maquette de ton frère". J'en ai voulu à mes parents durant un bon mois, car j'avais compris que finalement c'était Eric le chouchou de la maison, Sonia et moi n'étions que les grandes sœurs qui le perturbait.
    Voilà Christine. J'essaierai de vous transmettre un prochain récit avant la fin des vacances. Ceci dit, vous êtes gâtée en ce moment déjà 26 commentaires sur cet épisode et bienvenue à Pierre dont les commentaires sont très bien écrits

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  30. Merci Sylvie de ce témoignage. Comme cela m'est arrivé souvent, c'est la réaction de la grande soeur qui est punie, et non la bêtise de la plus jeune (ou du petit frère dans votre cas). Et je comprends combien cela a pu être difficile à supporter pour vous.

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  31. Bonjour à Tous,
    Je remercie vivement Sylvie pour son compliment qui m'a fait très plaisir.
    Je trouve la réflexion de votre Maman au sujet de votre cahier très dure, faisant preuve d'insensibilité à votre égard. Votre récit est une triste illustration des méfaits de l'injustice et des ressentiments qu'elle provoque.
    Les benjamins vont finir par avoir une mauvaise réputation sur ce blog! En tant que benjamin de ma propre famille, je tiens à dire qu'il n'en est pas toujours ainsi. Les écarts d'âge avec mes soeurs étant importants (6 et 10 ans), il leur arrivait en sus de l'affection qu'elles témoignaient pour leur petit frère de seconder nos parents dans les tâches disciplinaires, voire de donner une claque ou deux quand je dépassais les bornes. Nos parents n'y trouvaient rien à redire.

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  32. Ce qu'évoque là Pierre peut paraître justifié dans son cas, mais les lecteurs de ce blog savent bien que Maman Spaak n'était pas du genre à déléguer son pouvoir disciplinaire...
    Même dans des cas flagrants où Aline ou Diane dépassaient les bornes, Maman n'admettait pas que je me fasse justice moi-même.
    Les archivistes de ma prose retrouveront même des situations où j'ai cru bon de gifler une de mes soeurs et où c'est moi qui me suis retrouvée culotte baissée sur les genoux maternels...

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  33. Bonjour à tous.
    Pour répondre à Pierre, la remarque de Maman m'avait profondément marquée. Mais, il faut dire que ce fait intervient après le petit emprunt d'argent (pour ne pas dire vol) que j'avais fait sans demander à ma tante Julie pour m'acheter un 33 tours de ma star préférée et qui m'avait valu une fessée carabinée de sa part et puis il faut bien le dire, mon petit frėre était déjà bien avancé dans son œuvre sans oublier l'aide précieuse d'Émile l'aîné de la famille et de Papa dans ses moments de libre.
    Pour en revenir a notre Christinette, effectivement, Maman Spaak lui réservait de bonnes déculottées lorsqu'elle se faisait justice elle même. D'ailleurs elle en fait part dans plusieurs paragraphes de ce blog. Chez nous la différence d'âge entre Eric, Sonia et moi (2ans avec ma sœurette et presque 4 avec mon frère) que les chamailleries entre notre jeune frère et nous (Sonia et moi) étaient légion, surtout que ce dernier profitait de son privilège de benjamin pour nous taquiner en douce. Nous avons été ma sœur et moi souvent punies à tort à cause de lui, car il savait nous faire des coups en douce et se plaindre que nous l'avions frappe.
    Voilà pour répondre aux propos de Pierre.

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  34. Je vois que les querelles entre enfants de la même famille n'étaient pas que l'apanage des Spaak.
    Il est vrai que, dans mon cas, j'aurais bien giflé ma soeur, Diane surtout, plus souvent que je ne l'ai fait, mais Maman ne supportait pas que je me fasse justice moi-même. Il fallait même céder aux caprices des petites, sous le prétexte de : "c'est le plus intelligent qui cède", comme disait souvent Maman.
    Mais, j'enrageais quand même, considérant ce raisonnement comme un peu injuste.
    Bien sûr, cela aboutissait assez souvent à ce que ce soit Aline ou Diane qui était punie, mais je n'en exultais pas pour autant. Que l'une d'entre elle reçoive une fessée, ne me semblait qu'un juste retour des choses, la gamine étant corrigée comme une gamine. Je les aurais presque plainte parfois, sachant ce que cela faisait...
    Alors qu'à l'inverse, lorsque c'était moi qui y passait, cela prenait tout de suite, dans ma tête et mon coeur, une toute autre dimension.
    Je me sentais ramenée à un statut de gamine, tout en ayant une punition pour ainsi dire proportionnée à mon âge, plus longue, plus théâtralisée si j'ose dire.
    D'autant que, contrairement aux petites souvent fessées sur le champ, je devais, pour ma part, attendre ma fessée. En étant envoyée dans ma chambre attendre Maman, ou en devant me mettre en pyjama avant, ou en attendant bien sûr d'être rentrée à la maison en cas de faute commise à l'extérieur.
    Cela était dans le fonctionnement maternel, et cela "fonctionnait" bien, car, une fois une fessée promis ou annoncée, je me tenais à carreau (et mes soeurs aussi), comprenant qu'il y avait de l'orage dans l'air et espérant qu'en étant sage d'un coup, la sanction serait moindre...
    Cela faisait aussi de ma prochaine fessée un peu l'événement du jour, et de quoi alimenter les moqueries et racontars de mes soeurettes.

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  35. Je me permets de faire remarquer que bien que Mademoiselle Christine soit gâtée de commentaires, elle n'a toujours pas cru bon de nous gratifier d'un nouvel épisode! Je propose donc une pétition à destination de Maman Spaak pour que celle-ci rappelle à son aînée, par un rougissement du bas du dos dont elle a le secret, ses devoirs de blogueuse!!
    Petit Clin d’œil à Christinette à laquelle je souhaite un bon dimanche.

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  36. Monsieur Pierre joue les taquins. Pas sûr qu'à l'âge qu'elle a, ma chère mère aurait l'énergie pour me rougir le bas du dos...
    Cela dit, je suis désolée de vous faire patienter, mais je ne fais pas que cela dans la vie, et ai des périodes plus productrices que d'autres. Patience, il y aura bientôt un nouvel épisode, de transition sûrement, mais qui fera avancer le récit.
    Merci de me rappeler à mes devoirs... A mon époque des années collège, nul n'aurait pensé faire signer une pétition, mais la menace d'aller dire à Maman Spaak que je n'avais pas fait mes devoirs ou je ne sais quel autre grief aurait suffi à me faire peur, et craindre une chaude réception à la maison...

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  37. Chère Christine,
    J'ai en effet voulu vous taquiner mais aussi vous faire savoir qu'un lecteur appréciait tant vos écrits qu'il en devenait impatient. Je me suis dit que ce genre de réaction pouvait faire plaisir à l'auteur de talent que vous êtes.

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  38. Pierre joue les flatteurs et me qualifie d'auteur de talent. J'en rougirais d'aise, même si ce verbe évoque un sujet majeur des souvenirs évoqués dans ce blog... Je ne doute pas que tout un chacun aura deviné lequel...

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