samedi 1 mars 2014

Chronique d'un redoublement : 70. Une note qui tombe mal et met fin au sursis...

SUITE 69

L'avertissement maternel prononcé à l'heure du petit-déjeuner devant ses trois filles réunies, n'a fait que conforter mes pensées de la nuit précédente, celles qui m'avaient conduite à cauchemarder. 
L'épisode de la veille au soir n'était en rien une absolution, c'était juste une rémission, un sursis très provisoire. 
Ces phrases prononcées en fronçant les sourcils, je les avais bien imprimées dans ma tête. Elles résumaient bien la situation : "Fais bien attention, Christine. Tu sais que tu as intérêt à te tenir à carreau... Tu as échappé, hier soir, à une fessée que tu aurais bien méritée... Mais, cela ne se reproduira pas, crois moi... Mieux vaudrait donc que je n'ai rien à redire, sinon... Sinon, tu peux préparer tes fesses, ma grande..."

Elles disaient clairement : Christine, tu as de la chance de ne pas avoir reçu la fessée, hier soir, mais tu la méritais bien... Ce n'est en sorte que partie remise, mais sache bien que la prochaine occasion sera la bonne... 
Une manière d'expliquer à l'avance que mon compteur était comme crédité d'une fessée, et que je n'y couperais pas, et qu'assurément, la prochaine remarque rattraperait ce retard, et solderait le compte...


L'avertissement maternel énoncé clairement au petit-déjeuner
devant mes soeurs me précisait bien que la clémence de la veille
n'était qu'un sursis et que cette fessée méritée
arriverait à la prochaine remarque...
J'en avais presque les larmes aux yeux...

 


J'étais évidemment heureuse d'y avoir échappé la veille au soir, mais j'avais vécu ma montée dans la chambre, ma mise en pyjama, et l'attente de l'arrivée de Maman, comme si c'était "pour de vrai", comme on disait gamines. J'avais angoissé, j'avais ressenti cette peur, j'avais pour ainsi dire véritablement "préparé mes fesses". 

Et je comprenais maintenant que le soulagement de la veille n'était que partie remise, et que j'allais sans aucun doute, tout à l'heure, ce soir ou demain, mais certainement bientôt devoir ressentir à nouveau tous ces sentiments d'angoisse et de préparation mentale. Sauf que, cette fois, ce serait bel et bien la bonne...

Ayant pris dans la distribution des fessées ces dernières semaines une large avance sur moi, mais qui, en fait, n'était qu'un peu de retard rattrapé, Aline et Diane avaient bien compris la situation. Nul n'était besoin de leur faire un dessin : leur grande soeur était dans la ligne de mire, et elles avaient du mal à cacher leur joie...

Et l'une, comme l'autre, de jouer les petites filles modèles, de se montrer serviables, et de veiller à bien être toujours à portée d'oreilles lorsque j'étais près de Maman. Je pense que cette dernière devait n'être pas dupes, mais elle n'allait pas disputer mes soeurs pour le zèle qu'elles démontraient. D'ailleurs, à la limite, cela renforçait encore les convictions de Maman et sa foi en sa méthode. Car, il apparaissait que les dernières punies qu'étaient les petites étaient obéissantes et sages, contrairement à l'ainée, puisque, forcément, en de telles circonstances, je n'étais pas joyeuse, que j'avais tendance à être plutôt renfermée, angoissée et grognonne, ce que Maman pouvait traduire par : on voit bien que Christine a besoin d'être remise dans le droit chemin...





Mes soeurettes jouaient les petites filles modèles,
mais je voyais bien qu'elles riaient sous cape
et se réjouissaient que mon tour revienne bientôt
de me retrouver sur les genoux maternels... 

Après ce petit-déjeuner où j'avais presque les larmes aux yeux, il avait fallu filer en classe, et je n'étais pas mécontente de quitter Maman et mes soeurs pour quelques heures. J'avais passé ma matinée au collège à essayer de penser à autre chose, mais je n'y étais guère arrivée, et mes copines les plus proches sentaient bien que j'étais soucieuse. Mais, jamais, je ne me serais confiée, ni n'aurais dit mes peurs précisément...

A midi, ce fut un retour à la maison en version automate, et le déjeuner vit Aline et Diane monopoliser la conversation, et moi la tête ailleurs et les pensées sombres...
Heureusement, le sujet qui m'angoissait ne fut pas abordé directement, si ce n'est dans une réflexion à Diane qui avait failli renverser son verre, et à qui Maman lança : "Du calme, Diane. Tu veux que je te fasse la même promesse qu'à Christine ? Fais attention à toi, ça pourrait barder aussi..."

Au moment de repartir, les petites vers l'école, et moi vers le collège, Maman vérifia comme toujours notre tenue et que l'on oubliait rien. Elle nous souhaita bon après-midi : "Travaillez bien les filles, et à tout à l'heure", ajoutant à mon encontre : "Et, ne traine pas en route, Christine. Tu sais ce que je t'ai promis si j'ai quelque chose à redire..."
Bien sûr, que je n'avais pas oublié ses promesses, mais il avait fallu qu'elle les rappelle, devant mes soeurs encore, et avant que je n'aille au collège, une fois de plus avec tout cela en tête, avec cette idée qu'inéluctablement les genoux maternels m'attendaient pour bientôt...

L'après-midi se déroula normalement, et je veillai à être studieuse, consciente que ce n'était pas le moment de faire un pas de travers... Le soir, je fis mes devoirs en m'appliquant également, mais malgré cela, je sentais bien que Maman m'avait particulièrement à l'oeil et ne laisserait rien passer. A l'heure du coucher, je me rappelai la peur de la veille, mais j'enfilai mon pyjama plus confiante, presque satisfaite d'avoir déjà gagné 24 heures... 
Mais, en venant me dire bonsoir, Maman trouva quand même le moyen de rappeler son état d'esprit, en me glissant : "Christine, dis-toi bien que ma patience a des limites, et que nous avons des comptes à régler. Et la fessée que tu n'as pas eue hier pourrait bien te tomber dessus plus vite que tu ne penses..."
On comprend que, moi qui me couchais un rien rassurée, j'ai à nouveau fait des cauchemars, dans lesquels Maman tenait ses promesses, et déculottait son ainée...

    
 Dans mon cauchemar, Maman me disait :  
"Allez, prépare tes fesses", Christine, et viens ici !",
et je devais baisser ma culotte et venir m'allonger moi-même

Ces cauchemars ont perturbé mon sommeil, et je me suis levée un peu sur les nerfs, sans trop de moral, comme si, au lieu de me féliciter de ces 36 heures déjà de gagnées, je pressentais que ce deuxième jour finirait mal. Aline et Diane, au contraire, étaient toujours aussi enjouées, se permettant même d'être assez remuantes, et s'attirant quelques remarques maternelles, dont un "Ne commencez pas à m'énerver comme votre soeur", qui me semblait bien injuste, moi qui me tenais à carreau depuis 36 heures, mais remarque qui prouvait bien que je restais en première ligne dans le collimateur maternel, comme si je gardais le numéro un dans la file d'attente des prochaines fessées...

La matinée au collège en fut plutôt morose, le déjeuner de midi à la maison n'étant guère apaisant, puisqu'au moment de partir les conseils de Maman à ses filles n'avaient pas changé, en espérant que nous serions sages et travaillerions bien, etc., etc. Et, comme Maman, comme la veille ajoutait : "Et, surtout toi, Christine, ne traine pas en route", cela me confortait dans cette sensation de condamnée en sursis...

Le pressentiment du matin même, me revint quand, en deuxième heure de l'après-midi, la prof de français donna les notes obtenues par chaque élève à la rédaction faite en classe trois jours avant.  Je fis la grimace. "Christine, 8,5 sur 20. Vous m'avez habituée à mieux", glissa l'enseignante.

C'est vrai que traditionnellement, j'avais mes meilleures notes en maths et en français, délaissant davantage les autres matières.
8,5 en anglais chez ma bête noire, ou 8,5 en d'autres cas, notamment l'année précédente, Maman ne m'aurait pas félicitée, bien sûr. Mais 8,5 ce n'était pas très loin de la moyenne et je m'en serais sortie avec une simple remarque plus ou moins vive.
Sauf qu'aujourd'hui, dans ma situation de redoublante, chaque note en dessous de la moyenne prenait des allures de faute sérieuse, même si j'aurais pu faire admettre que le sujet de la rédaction n'était pas passionnant, etc., etc.
Et, sauf qu'aujourd'hui surtout, j'étais dans la position d'une personne au bord du gouffre, sachant que le moindre faux pas allait me faire plonger dans une position tant redoutée...

Je tentai de me persuader que cela allait pouvoir passer sans anicroche, mais cela tournait dans ma tête et je restai le moment de la récréation seule dans mon coin, songeuse et soucieuse, très soucieuse...


Je restai seule et songeuse pendant la récréation,
inquiète en pensant à cette note décevante,
et surtout aux promesses de Maman...

En rentrant en cours, pour la dernière heure, qui se trouvait être une nouvelle heure de français, nous découvrîmes sur nos tables ladite copie de rédaction, dont la prof n'avait communiqué, dans l'heure d'avant, que les résultats secs, avant de profiter de l'intercours pour les distribuer à la place de chaque élève.

Le 8,5 m'apparut alors beaucoup moins défendable, la prof ayant annoté ma copie ainsi : "Un travail plutôt décevant. Il ne faudrait pas se relâcher". Deux petits bouts de phrases qui m'ont plongé dans le plus grand désarroi. Plus que la note presque pardonnable, ces quelques mots disaient que : 1, je n'avais pas assez travaillé, et que 2, la prof sentait un relâchement de mes efforts.
Ces dix mots bout à bout, à eux seuls, m'auraient promis un sale quart d'heure à la maison, au début de ce second trimestre, quand Maman avait remonté la barre de ses exigences...
Près de deux mois après, le fait qu'un prof écrive que je semblais "me relâcher", aurait de toute manière provoqué une explication sérieuse à la maison...
Alors, quand on est en plus dans la position d'une redoublante qui a, l'avant-veille, échappé, à une fessée méritée, on ne peut plus avoir de doute sur son destin proche...

Bien sûr, je pouvais essayer de ne pas le dire le soir même, la tentation était présente, me venant dans l'instant, en habituée des cachotteries qui font gagner du temps... Mais j'étais déjà tellement bouleversée, là, en cours, sans avoir Maman en face, que je me demandais comment je pourrais réussir à cacher cela, d'autant que, même en mentant bien, il faudrait bien montrer cette note un jour...


 

 A l'heure de la sortie des cours, en rangeant livres et cahiers à mon pupitre,
mon angoisse était devenue forte.
Par sorte de réflexe inconscient, je me surpris à grimacer,
tout en mettant mes mains sur mon bas du dos,
comme pour me rassurer que ma lune était encore blanche...

Quand arriva l'heure de la sortie, je ne cherchai pas à attendre une quelconque copine pour faire un bout de chemin à deux. Je préférais rentrer seule, partagée entre plusieurs pensées. Ou bien, je donnais ma copie en rentrant dès que Maman demanderait si j'avais eu des notes, comme elle le faisait quasiment chaque jour. Ou bien j'attendais un moment propice pour aborder le sujet. Ou bien je ne disais rien, le carnet de notes mensuel devant arriver trois ou quatre jours plus tard de toute manière...

J'étais partagée vraiment entre ces hypothèses, mais je savais que j'avais peu de temps pour décider, consciente qu'il fallait que je "ne traine pas en route", comme l'avait bien précisé Maman, qui comprendrait vite qu'un retard de ma part serait certainement significatif d'une peur de rentrer à la maison...

Je fis toutefois une pause à quelques mètres de la maison, le temps de respirer profondément, d'essayer de calmer mes nerfs, de me préparer à être la plus naturelle possible...


Sur le chemin du retour, je m'arrêtai quelques minutes, mais pas trop...
J'hésitais encore sur l'attitude à adopter : dire ou ne pas dire
pour la note de rédaction, dont je craignais de néfastes conséquences...
J'avoue que la tentation de ne rien dire, de tenter de gagner un jour ou deux, voire trois ou quatre, me taraudait l'esprit... Je sentais bien qu'avouer ma note, et surtout montrer l'appréciation de la prof, revenait dans les circonstances du moment à dire à Maman : "Je sais que tu attendais le prochain reproche à me faire pour sévir. Ne cherche plus, le voilà : je vais donc aller préparer mes fesses" ! Sauf, évidemment, que jamais je n'aurais osé prononcer ces mots qui étaient pourtant la dure réalité...

Toutefois, d'un autre côté, jouer les cachottières, et donc mentir en prime, risquait de me valoir une scène carabinée, et rien ne disait qu'entre temps Maman n'aurait pas trouvé un autre motif pour régler nos comptes précédents. Mentir et gagner du temps, c'était finalement risquer deux fessées au lieu d'une...

Malgré cette pause, j'étais quasiment à l'heure en rentrant à la maison, à cinq minutes près. N'ayant pas trainé du tout , sûrement pressées, elles, de rentrer, et leur école étant plus proche de la maison que le collège, Aline et Diane venaient juste de finir leur goûter quand je franchis la porte. Maman leur demanda d'aller faire leurs devoirs dans leur chambre, alors que j'allais prendre mon goûter à mon tour.

Le fait de ne pas être sous le regard direct des petites me conforta dans ma volonté, finalement de ne pas mentir, et de ne rien cacher pour tenter d'amadouer Maman.

Je me sentais toute chose, gardant le regard fuyant, comme pour cacher mon trouble, ce qui au contraire ne pouvait qu'être remarqué par une mère attentive que me connaissait si bien...

"Ca s'est bien passé en cours cet après-midi, Christine ?", demanda-t-elle, auquel jé répondis par un petit "Oui, euh, oui", aussi évasif que peu rassuré. 
"Mais encore, raconte à Maman... Est-ce que tu as eu des notes ?", insista-t-elle avec cet air qui me montrait qu'elle lisait mon hésitation sur mon visage...



Je le voyais bien à son regard, à l'intonation de sa voix,
mon "Oui, oh, euh, oui" à sa question si tout s'était bien passé
en classe n'avait pas convaincu Maman. Elle avait senti mon trouble...
Mieux valait être franche, car déjà, elle soupçonnait
cachotterie ou mensonge de ma part... 

Je compris qu'au point où j'en étais, mieux valait jouer la franchise cette fois, et je rétorquai : "Ah, oui, c'est vrai, en français, on a eu la note pour la rédaction de l'autre jour. Tu te rappelles, c'était un sujet pas facile. D'ailleurs, il n'y a eu que trois ou quatre filles qui ont eu la moyenne...", glissant un argument modérateur à mon sens, avant de montrer ma note...
Mais, il fit bondir Maman : "Christine, je connais ce genre d'excuses... Tu ne serais pas en train de me dire que tu n'as même pas eu la moyenne à ta rédaction ? " Je ne savais quoi dire, et je bafouillai une phrase incompréhensible. Maman embraya : "Arrête de t'expliquer, Christine. Montre moi donc ça, tout de suite, ce sera plus simple..." !
J'allais reprendre mon cartable dans l'entrée et en sortis la copie de français que je lui tendis, du bout des doigts, me reculant de suite d'un pas, comme si je craignais une gifle en retour, ce qui était bien la preuve de mon extrême tension.

Maman soupira : " 8 et demi, eh bien ce n'est pas glorieux, ma fille. Je comprends que tu hésitais à me montrer ta copie". 
Je tentai à nouveau : "Mais, Maman, c'est presque la moyenne, et beaucoup n'ont même pas eu ça dans la classe".
Elle sortit un couplet que je connaissais bien : "Je ne veux rien entendre, Christine. Je suis ta mère, pas celle des autres. Et ma fille à moi, elle redouble déjà, et le français est normalement une de ses matières fortes. Alors, ne me parle plus de tes copines, c'est une affaire entre toi et moi, et, crois moi, on va la régler à ma manière..."
La menace était encore vague, même si je savais bien ce que cela voulait dire... 
La lecture de l'appréciation de la prof n'arrangea rien, comme je le redoutais...  Bien au contraire ! Maman la lut par deux fois à voix haute : "Un travail plutôt décevant. Il ne faudrait pas se relâcher. Non mais, je rêve, Christine... La prof a écrit : Un travail plutôt décevant. Il ne faudrait pas se relâcher"

Je baissai la tête, ne sachant à nouveau pas quoi dire... Mais, Maman n'avait pas besoin de répartie pour entamer sa démonstration : "Ah, je voyais bien que tu faisais moins d'efforts. Une paire de bulletins meilleurs, ou plutôt un peu moins mauvais, et Mademoiselle se croit tirée d'affaire, alors qu'au contraire, c'est maintenant qu'il faut confirmer, qu'il faut mettre les bouchées doubles pour être dans les bonnes élèves..."

 J'essayai de glisser que c'était déjà "mieux que l'année précédente", mais l'argument ne fit que monter le ton de Maman : "Heureusement encore que c'est mieux. Tu ne veux pas retripler quand même ? Tout ce que je vois, moi, c'est qu'il faut toujours être attentive avec toi, et ne pas te lâcher la bride... Tu cherches vraiment les ennuis, ma fille..."


Mes deux petits "Non, oh non, Maman", furent balayés d'un haussement d'épaule maternelle, qui confirma ce que j'avais deviné : "Oh que si, Christine. On va reprendre les bonnes vieilles habitudes. Maman va te donner une bonne fessée, puisqu'il n'y a que cela qui marche avec toi. Tu as déjà eu bien de la chance d'y échapper avant-hier soir, mais avec cette note et le commentaire inquiet de ta prof, je te promets que cela va barder, et que tu n'y échapperas pas cette fois..."


Cette fois, Maman n'avait pas employé de périphrase, 
du genre : "On réglera ça ce soir" ou "On en reparlera après le dîner" !
Non, là, c'était clairement annoncé : "Maman va te donner une bonne fessée" !
La nouvelle me fit grimacer, alors qu'elle fit pétiller le regard de mes soeurs...


Je préférai ne rien dire, cachant mes yeux qui étaient au bord des larmes en plongeant ma tête dans le verre de lait du goûter, dont les dernières gorgées passèrent difficilement...

"Allez, file dans ta chambre, et fais tes devoirs, on réglera nos comptes plus tard", lança Maman et j'obéis, allant me réfugier dans ma chambre, pour y cacher mon désarroi. Heureusement que je n'avais pas beaucoup de devoirs, car je n'arrivais pas à me concentrer sur quoi que ce soit, sauf sur ce qui m'attendait...

Maman me laissa mijoter deux heures entre mes quatre murs, préparant le diner, puis vérifiant les devoirs des petites, qui étaient bien faits, Aline surtout s'étant appliquée en ce soir qui sentait l'orage...
Elle leur fit ensuite couler un bain que les petites partagèrent avec la consigne de ne pas chahuter, consigne qu'elles respectèrent, se montrant même plutôt silencieuses, surtout quand Maman les surveillant d'une oreille était enfin venue dans ma chambre.

Elle jeta un coup d'oeil sur mon cahier de textes, vérifia les deux petites exercices de maths que j'avais faits sans difficulté, puis me demanda de prendre la suite dans la salle de bain dès qu'elle en aurait sorti les petites. 
J'en profitais généralement pour faire trempette seule quelques minutes dans l'eau du bain des petites, puis devais ensuite ouvrir la bonde, et laisser se vider la baignoire, pendant que je me lavais et rinçais debout dans la baignoire avec le pommeau de douche.



Je ne m'attardai pas dans la douche,
me sentant comme vulnérable,
l'irruption de Maman dans l'entrebâillement de la porte
m'ayant déjà semblé gênante, 
comme si je ne voulais pas qu'elle regarde mes fesses nues... 

La consigne était aussi de mettre mes affaires du jour dans la corbeille à linge sale de la salle de bain, et je ne pus m'empêcher de regarder un instant mon bas du dos dans le miroir fixé derrière la porte.

Je ne restai pas longtemps dans l'eau, Maman mettant la tête dans l'entrebâillement de la porte pour vérifier que je respectais les consignes, et évitais de mettre de l'eau par terre. "Je t'ai sortie sur ton lit un pyjama et des socquettes propres", précisa ma chère mère, qui avait dû repasser une bonne partie de l'après-midi. Maman tenait à ce que ses filles soient "propres comme un sou neuf", comme disait Mamie. Et les changements d'habits étaient réguliers, quotidiens pour les sous-vêtements, jamais plus de deux ou trois jours pour des vêtements de ville, et une fois par semaine environ pour les tenues de nuit.

Une fois douchée et séchée, je mis donc le pyjama que j'avais amené dans la panière à linge, et regagnai ma chambre, en m'enroulant dans une grande serviette de bain, même s'il n'y avait que le couloir à traverser, sachant trop que les petites guettaient le moindre de mes gestes...

 "Aline et Diane, descendez m'aider, et toi, Christine, mets-toi en pyjama et descends dès que tu es prête. On va manger tôt, car la journée n'est pas finie...", lança Maman du palier, la dernière précision me faisant comprendre, à sa manière, qu'elle s'occuperait de mon cas après le dîner...


Enfiler culotte et pyjama tout propres était souvent un moment agréable, comme si je mettais un habit neuf, ce que la plutôt coquette que j'étais appréciait particulièrement.

Mais, là, face à ce pyjama frais repassé, non encore déplié, j'avais plus que jamais l'étrange impression que j'allais devoir mettre "ma tenue de fessée"... 
Je me demandais même si Maman ne l'avait pas choisie, celle-là, parce qu'elle glissait aisément vers le bas, ou parce que c'était celle que j'avais lors de la dernière fessée... 
Il n'en était sûrement rien, et je n'avais même plus en tête, entre mes trois ou quatre tenues de nuit, laquelle avait été utilisée presque deux mois auparavant... D'ailleurs, toutes avaient déjà servi, comme chacune leur tour en quelque sorte, lors de déculottées précédentes, et certainement pas qu'une fois...

Il n'empêche donc que cette mise en pyjama ravivait mes angoisses, d'autant que j'avais déjà, l'avant-veille au soir, ressenti la même appréhension, mais que je savais que, ce soir, je me devais, pour aller dîner, de recouvrir mon bas du dos d'une culotte et d'un bas de pyjama que, sauf éruption volcanique, fin du monde ou tremblement de terre, Maman allait, sans aucun doute, baisser après le dîner, pour m'administrer un drôle de dessert...

Ma porte de chambre étant bien refermée, je laissai tomber la serviette de bain, et enfilai cette tenue, socquettes, culotte et pyjama propres, non sans avoir regardé quelques secondes durant ma mappemonde postérieure toute pâle, à la peau douce, comme reposée... pour quelques dizaines de minutes encore...




 
 Avant d'enfiler le pyjama propre et repassé que Maman avait sorti,
entendant que mes soeurs étaient déjà descendues, 
je regardai un long instant ma lune dans le miroir...
Comme une ultime image de près de deux mois sans fessée...

Je rejoins la table familiale, tentant de ne pas faire attention aux regards curieux de mes soeurs, me consolant en me disant que, cette fois, toutes les trois étions en pyjama, et ma tenue en était moins ridicule que l'autre soir.

Je m'étais bien recoiffée, ma tenue était celle d'une fille modèle, ce qui dût encore conforter Maman sur l'efficience de sa méthode...

Le dîner, j'avoue, n'en avoir aucun souvenir précis. Il devait y avoir de la soupe, un plat léger et un dessert, style laitage. De toute manière, j'eus du mal à l'avaler, finissant la dernière après deux petites soeurs comme pressées de passer à la suite... C'est fou ce que les priorités peuvent être différentes quand on est curieuse des événements à venir ou quand, au contraire, on les craint fortement...

Je ne me rappelle même plus en quels termes, Maman m'expédia dans ma chambre. J'avais voulu commencer à l'aider à ranger et débarrasser la table, mais cette tentative de l'amadouer fut vaine, et elle m'intima plutôt l'ordre d'aller "l'attendre" dans ma chambre. Et comme elle conseillait à mes soeurs de rester calmes, et de ne pas l'énerver, elle qui avait déjà "à s'occuper de Christine", chacune de nous avait bien compris ce que la grande des trois soeurs devait aller "attendre", c'était non seulement Maman et son sermon, mais surtout la fessée magistrale promise...

Je montai donc sans me le faire dire deux fois, presque contente de fuir le regard d'Aline et Diane, mais le coeur qui commençait à battre la chamade, en "préparant" mes fesses ! Je refermai la porte derrière moi, me suis mise assis sur mon lit, le regard dans le vague, n'ayant plus qu'à "attendre".
Cette situation, j'avais beau la connaître par coeur, et alors même que, dans mon for intérieur, je me doutais bien que ce n'était pas la dernière fois que je la vivais, il n'empêche que je la trouvais insupportable, et que j'en vivais chaque minute comme si elle en durait dix...
A force d'avoir les pensées confuses qui se bousculent dans ma tête, les images de mes souvenirs du même genre, celles des cauchemars récents, sans oublier une partie du cerveau qui tente de trouver si un quelconque argument, une quelconque supplique n'atténuerait la détermination maternelle, donc, comme mille choses se percutaient dans mes pensées, je vivais l'instant de manière démultipliée.

Leçons faites et vérifiées avant le repas, douche prise et pyjama mis, également avant le dîner, je n'avais même plus de tâches usuelles pour me changer les esprits. Et rien d'autre à faire qu'à attendre...


 
 J'étais prostrée, assise sur mon lit, n'ayant d'entrain à rien,
ne faisant que penser et avoir des idées noires.
Je retrouvais une sensation pourtant souvent vécue,
mais insupportable, celle d'attendre "sa" fessée !

J'entendis Aline et Diane monter, le pas enjoué, dans leur chambre. Je devinais qu'elles chuchotaient et riaient, et je savais bien que je devais être au coeur de leur conversation. Et, pour avoir tendu l'oreille, lors de leurs dernières mésaventures fessières, je ne doutais pas qu'elles ne rateraient pas grand chose de ce qui allait m'arriver...
C'était comme si le public, et dans ce cas les auditrices étant en place, nous n'attendions plus que la chef d'orchestre...

Il n'était pas encore tout à fait l'heure d'éteindre chez les petites quand Maman monta... Ce bruit dans l'escalier raviva mon angoisse...

Elle entrouvrit la porte de ma chambre, passant la tête, en disant : "Bon, tu es prête, Christine ? J'arrive..." Une drôle de question, puisqu'elle me savait en pyjama depuis longtemps, mais manière sûrement pour elle, de me confirmer qu'elle n'avait pas changé d'avis, que mon heure était arrivée...

Allant ensuite voir mes soeurs, elle leur permit de lire encore un peu, ou de jouer, "sans bruit, jusqu'à ce que je revienne vous coucher, après m'être occupée de Christine" ! Je crois que, même sans cet avertissement, les petites n'auraient pas fait de bruit, préférant ouvrir grand leurs oreilles...

Sortant de ma torpeur, et m'apercevant que j'étais assise sur mon lit,  presque là où Maman allait sûrement s'asseoir, je me relevai et restai debout près de la fenêtre, comme un pantin les bras ballants, le regard vers le sol.

Maman entra et ne referma qu'à moitié la porte derrière elle, venant immédiatement s'asseoir sur le côté de mon lit, en cette place qu'elle n'utilisait de fait que pour nos "explications" !

Sa démarche avait été sûre, et sa voix semblait calme, ce qui, au contraire, ne me rassurait pas. "Bon, allez, Christine, viens donc ici. Ne fais pas attendre Maman...", dit-elle sans hausser le ton. Je balbutiai : "Euh, Maman, non, s'il te plait. Je te promets que je vais encore mieux travailler..."
Je ne fus pas étonnée par sa réponse. Je l'aurais devinée... "J'espère bien, Christine, que tu vas mieux travailler... Surtout après la bonne fessée que tu vas recevoir... Allez, ne me fais pas aller te chercher... Sois raisonnable, tu sais bien que tu n'y échapperas pas cette fois..."

Etrangement, cet appel à ma "raison" me fit bouger, avancer timidement, pas jusqu'au bout, mais de deux ou trois pas. Elle aurait crié, peut-être aurais-je reculé ou résisté ? Là, elle me demandait de venir en me faisant prendre conscience que c'était plus "raisonnable", et que je savais bien que je n'y "échapperais pas" !

Je m'étais bloquée à deux pas de ses genoux qui "m'attendaient". Un "Allez, Christine..." supplémentaire me fit faire l'avant-dernier pas. Mais, je m'arrêtai à nouveau, comme si je voulais gagner deux secondes, voire une dernière minute...
Je sentis les larmes monter à mes yeux et je me suis mise à sangloter. Maman commenta : "Garde donc tes larmes de crocodile, Christine. Tu vas en avoir besoin pour de vrai..." Puis, au lieu de tergiverser, Maman se pencha et m'attrapa l'avant-bras, pour me tirer vers elle et me basculer en travers de ses genoux...




Je n'avais pas osé résister et j'étais venue, lentement, mais moi même,
à côté de Maman, qui m'attira en travers de ses genoux...
 
Je ne résistai pas, me sentant plonger vers une position tant redoutée, mais que j'avais réussi à éviter depuis près de deux mois. C'était comme un retour à la case gamine, une sorte de retour à une situation classique, tant la "normale" avait été depuis plusieurs années à des fessées régulières, pour ne pas dire fréquentes, plutôt que ces 55 ou 57 jours où j'avais été épargnée...

Par vieux réflexe, une fois de plus, comme une habitude ancrée en moi, j'ai immédiatement plaqué ma main droite libre en protection sur mon fond de pantalon de pyjama... Un "Christine, enlève ta main..." fusa, suivi d'un "Tu ne veux pas que Maman se fâche davantage..." qui me rappela un souvenir cuisant de supplément mal digéré...

Je desserrai lentement les doigts qui retenaient le pantalon de pyjama, alors qu'une claque sur le dos de la main me fit lâcher prise. Maman bloqua alors mon avant-bras dans mon dos, ayant alors le champ libre pour dégager ma lune...




J'eus bien la tentation, un instant, de m'opposer au déculottage,
mais le rappel d'une scène précédente me fit lâcher sagement ma prise...

  
"Non, Maman, noooon", moi la forte en français, j'avais en ces circonstances un bien pauvre vocabulaire... "Mais, si, Christine, tu vas l'avoir ta fessée... Depuis le temps que tu la cherches... Et ce n'est pas la peine de protester, tu sais bien que Maman va te déculotter, Christine, pour te donner la bonne fessée que tu mérites, et que tu attends depuis trop longtemps..."

Je mordis mes lèvres pour ne pas répondre, je ne voulais pas que mes soeurs en entendent encore plus de ce sermon maternel presque classique, mais auquel j'avais échappé depuis presque deux mois.

C'est donc en fermant les yeux, en ne faisant que soupirer et retenir mes larmes, que je sentis Maman s'attaquer à mon pantalon de pyjama, puis à ma culotte, et prendre le temps de pleinement dégager la cible souhaitée...




Pantalon de pyjama et culotte avaient été dégagés, 
me faisant frissonner au passage.
Je sentais ma peau nue, exposée, offerte à la colère maternelle.
La longue trêve allait s'achever et j'appréhendais les premières claques

J'en frissonnais de la tête au pied, étrange sensation d'une étoffe qui glisse et dévoile mon bas du dos, mes rondeurs jumelles, que j'imagine apparaissant, comme lorsque je les regardais à la sortie de la douche... Blanches, si blanches, douces sûrement, à l'épiderme reposé, presque frais, caché à la discipline maternelle depuis près de deux mois...

Ce calme inhabituel, j'avais plutôt l'habitude d'accompagner la déculottée de supplications haletantes et désespérées, ce calme qui pouvait être interprété comme une acceptation, alors que c'était tout au plus une résignation, ce calme donc poussa Maman à prendre son temps pour bien me rééquilibrer, pour se concentrer sur cette mappemonde pâle offerte à sa main...

Il y eut un instant de silence, comme si chacune retenait son souffle. Je ne pus m'empêcher de le rompre, en disant, une fois encore, des mots inutiles : "Maman, non, pas la fessée, pas la fessée..."

Elle esquissa sûrement un sourire, que je ne vis pas, ayant la tête vers le sol, et fermant déjà les yeux en tendant le dos. Puis, elle répondit, calme, toujours très calme... "C'est trop tard, ma fille, bien trop tard. Une bonne fessée va te faire le plus grand bien, Christine...  Tu as déjà eu de la chance de ne pas l'avoir plus tôt. Et quand je vois tes notes, et la remarque de ta prof, je me dis que j'aurais dû sévir bien avant. Une ou deux bonnes fessées de plus, et tu aurais sûrement eu une meilleure note... Alors, estime-toi plutôt veinarde cette fois, mais c'est fini, Christine, fini. Je ne te laisserai pas gâcher tes chances, et je ne lâcherai rien tant que tu n'auras pas les résultats que tu devrais avoir... Et, puisque la seule manière qui te fasse réagir, c'est encore et toujours la bonne fessée de Maman, tu ne seras pas déçue, ma grande... A commencer par ce soir, où nous avons du retard à rattraper...".
Elle avait débité ce monologue, dont je sentais bien qu'il la motivait particulièrement, tout en me maintenant en position, mais sans encore donner la première claque....
Etendue en travers de ses cuisses, bloquée, ne pouvant rien faire que de vaines ruades qui n'auraient fait qu'aggraver mon cas, je subissais ce sermon, espérant presque que l'on en finisse enfin...
Maman redressa sa position, bloquant son dos, avant de poser sa paume droite sur ma lune découverte, sans la claquer, comme pour tâter le terrain. Puis, elle dit : "Allez, assez parlé, ma grande, passons aux choses sérieuses. Je ne vais pas te faire attendre plus longtemps... Puisque l'on a l'impression que cela te manque et que tu la cherches... C'est vrai que cela faisait un peu trop longtemps que je ne les avais pas eues sous ma main ces fesses-là... Je vais te montrer, moi, Christine, au cas où tu l'aurais oubliée, ce que c'est qu'une bonne fessée de Maman".



Etalée en position, j'avais dû subir le sermon maternel, 
justifiant à ses yeux une fessée qui s'annonçait mémorable...
J'attendais que l'orage tombe, enfin...
Mais, avant, Maman posa sa main, comme pour apprécier la fraicheur de ma peau, 
avant sa cuisson. Comme la caresse d'une main de velours, 
avant que ne tombe la main de fer...

Et sa main droite se leva pour la première fois... J'avais tellement patienté, j'y pensais et en cauchemardais depuis deux nuits, que j'avais presque envie qu'on en finisse, presque envie de demander à Maman de faire enfin son oeuvre... Mais, dès les premières claques, je regrettai d'avoir un instant pensé cela... J'aurais au contraire tellement eu envie que cela ne m'arrive jamais...


A SUIVRE



 




 


71 commentaires:

  1. Chère Christine,

    Très bel opus, Christine, faisant la part belle à la déontologie maternelle, vis à vis de ses filles et une Christinette au sommet de son angoisse, ceci jusqu'aux premières claques réveillant alors des sensations qu'elle aurait voulu ne plus connaître.
    Petite réflexion générale, après une première lecture de celui-ci.

    Amicalement, Dominique

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  2. En effet, Christine, Tata allait terminer ce qu'elle avait commencé, au plus grand désarroi de Valérie, sous quatre regards bien différents, moqueurs pour les cousines, approbateur de Maman et déterminé pour ma Tante, aussi pénibles les uns que les autres, pour la demoiselle.

    4°partie :

    Ma Tante invita donc, sa sœur, à s'asseoir comme au spectacle, ceci ayant pour effet de me faire pleurer davantage et gémir des suppliques sur ma souffrance, n'en tenant aucun compte Tata reprit alors la fessée de façon plus posée, car si la première claquée forte et vive avait été concentrée sur le milieu de mes fesses, les suivantes (ma Tante faisant quelques poses) toujours aussi fortes, arrosèrent l'intégralité de mon fessier (haut des cuisses compris) me donnant la sensation d'avoir à la place, une chaudière en flamme et prête à exploser.

    Je vous passe le détail de mes expressions, qui résonnaient dans la pièce, autant que les claques, mais ne changeaient rien à l'affaire, au contraire même, le tout donnant lieu à quelques échanges entre les deux sœurs, sur la manière de fesser convenablement et laisser ainsi un souvenir, bien tangible à la demoiselle allongée, sur leurs cuisses. Ce qui était presque aussi insupportable, que la fessée en elle-même, du moins sur le plan psychologique !

    Enfin après une dernière série de claques identiques, à la première, poussant les décibels de ma voix au maximum, ma Tante desserras l'étau de son bras gauche, me gardant quelques instants sur ses genoux pour que je reprenne mon souffle et calmer les tremblements de mon corps, puis une fois remise sur pieds, mes mains se posant par réflexe sur mes fesses, me confirmèrent (si besoin était) que je venais de me prendre une bonne et pleurant comme une fontaine, ma Tante me rhabilla, toute en douceur, me prenant dans ses bras en signe d'amour.

    Maman n'ayant pas bouger d'un poil, laissa sa sœur agir, mes pleurs se calmant celle-ci me dit sur un ton très calme « Allez ma puce, c'est fini ! Tata t'a donné la fessée que tu méritais pour qu'à l'avenir, tu sois une peu plus vive! Je t'aime et je te pardonne, ma chérie ! Alors, lorsque que je te demanderais quelque chose, souviens toi de cette fessée ! Sinon, Tata baisseras à nouveau la culotte de sa nièce, c'est bien compris ? », toute penaude un « Oui, Tata, promis! » tout timide sorti de ma bouche et Tata de conclure « Très bien, allez petite coquine, je te laisse avec Maman, car demain il y a école et dis-toi, que Tata vous aime fort toutes les trois, même quand elle doit s'occuper de vos fesses, allez file ! », tout en prenant mon visage dans ses mains et me déposant une grosse bise sur le front.
    Suite ci-après, car trop long !

    Valérie

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  3. Bonjour, Christine,

    4°partie bis :

    Malgré mon chagrin, j'enfilai vite mon manteau rejoignant Maman qui en se levant, pour dire au revoir, confirma en effet, qu'il était temps de rentrer et durant le petit bout de chemin, Maman le visage fermé, fût silencieuse et le contact de sa main (tenant la mienne), n'était pas le même qu'à l'habitude, étrange sensation qui tourmentait mon esprit, me posant mille questions, mais que je me gardais bien d'exprimer au cours de notre marche rythmée, mes petites jambes (compte tenu du fourneau, que ma culotte transportait) ayant déjà du mal à suivre le pas d'une mère, contrariée que sa fille, ai pu ennuyé sa Tante.

    Franchissant le seuil de la maison, la cervelle embrouillée, hésitante sur l'attitude à tenir, j'étais comme perdue, ne sachant plus par où commencer et Maman attentive, ne m'en laissa pas le loisir, me retirant d'autorité manteau et souliers, m'intimant l'ordre de monter déposer mon cartable, prendre mon pyjama et la rejoindre dans la salle de bains, sur un ton sans appel et déterminé.

    Valérie fila aussi vite qu'elle le pouvait, sans même faire attention à sa grand-mère, afin de rejoindre sa Maman et surtout ne pas la contrarier davantage, ayant à digérer la déculottée toute fraîche de Tata, sauf qu'à un défaut chronique déjà difficile à corriger, il arrive parfois qu'un deuxième vienne s'y ajouter, en fonction des circonstances et Valérie, sans pouvoir l'imaginer à ce moment là, allait en faire, l'amère expérience ! A suivre.........

    Valérie

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  4. Valérie poursuit son récit, laissant deviner qu'il va y avoir une réaction maternelle dans la salle de bain... J'attends la suite, donc. Merci d'avance.
    Dominique, lui, est une fois de plus, le plus prompt à réagir sur le nouvel épisode. Avec une promesse de commentaire, suite à un compliment flatteur pour moi (Merci !), et je ne doute pas que les analyses et décryptages dominicains seront nombreux et perspicaces...

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  5. Chère Christine,

    En effet, Christine, l'épisode étant très riche, je vais le découper en plusieurs parties, dont je soumet à votre regard aiguisé, le résumé sous forme synthétique (Oui, je sais ! Je suis en ce mode actuellement), mais ça c'est aussi la faute de vos textes (moins fréquents, mais beaucoup plus denses), je ne m'en plains pas, c'est juste pour me justifier.

    Découpage du texte :

    Pression maternelle et angoisse de Christine, mélangées.

    Affirmation de l'autorité, sur la maisonnée, augmentation de l'angoisse et cauchemars.

    Tuile scolaire, réflexion sur l'attitude, angoisse plus forte, pour Christine sans illusion sur sa destinée toute tracée.

    Aveu après tergiversation, détermination maternelle et préparatifs habituels (douche, tenue de fessée, plus commode à baisser).

    Montée vers l'échafaud (c'est fort, j'admets), attente et entrée du bourreau (c'est toujours aussi fort).

    Jeu du chat et de la souris, entre Maman et Christine (Viens ici ! / Non, Maman, non j'peux t'expliquer / Finis les discours, place aux actes ! et j'en passe).

    Mise en place, monologue maternel et balbutiements de la condamnée (incapable d'aligner trois de suite du fait de la trouille)

    Clape de départ, signant la nouvelle défaite de Christinette, qui retrouve des sensations qu'elle souhaiterais oublier.

    Bon, ça vaut ce que ça vaut, mais voilà la synthèse Dominicaine

    Amicalement, Dominique

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  6. Je n'ai pas encore l'analyse ou le commentaire, mais déjà Dominique a imaginé les chapitres, le découpage, comme un plan de film. Voilà qui me paraît judicieux et intéressant. J'apprécie. Vivement la suite, donc ! Promis, hi, hi, je ne ferai pas lire ces commentaires à Christinette... Elle serait trop gênée...

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  7. Chère Christine,

    L'analyse ou les commentaires suivront, soyez sans crainte, Christine et je suis content que cette présentation synthétique vous plaise, celle-ci mettant venu comme ça, en relisant plusieurs fois l'épisode.
    Et je pense, en effet, très judicieux que Christinette ou Christinou, n'accèdent pas à mes écrits, qui risqueraient de les chagriner et je ne voudrais pas qu'elles me mettent au piloris, hi, hi.......
    A bientôt

    Amicalement, Dominique

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  8. Bonjour, Christine,

    Vous deviner parfaitement, Christine, la réaction maternelle n'allait pas se faire attendre, dans la salle de bains et même au delà de ce que Valérie, pouvait imaginer, emporter par ses travers de gamine, un peu trop choyée et mise en valeur, par Mémé lys, jusque là.
    J'avoue que la volonté maternelle de changement, allait être radical, surtout pour les fesses et la fierté de Valérie.

    5° partie :

    Arrivant dans la salle de bains où Maman s'y trouvait déjà, celle-ci me dit « Allez, Valérie, enlève moi tout ça, file sous la douche et dépêche-toi, demain il y a école ! », posant mon pyjama sur la chaise, je m'exécutais avec une gestuelle toujours aussi empruntée, ne convenant visiblement pas à Maman, pensant certainement qu'après la déculottée de Tata, je serais un peu plus active, sauf qu'une seule soirée, ne suffit pas, à transformer une mollassonne patentée, en Speedy Gonzales.

    Irritée, Maman décida donc de me donner, comme on dit 'un coup de main', ajoutant avec un petit sourire « Oh, là, là ! Mais j'ai comme l'impression, que tu n'a pas bien compris la leçon de ta Tante ! Ou, est-ce que je me trompe ?», les fesses encore chaudes, cette question me parue idiote et dans un élan rageur de gamine vexée et effrontée, au lieu de me taire, je m'exclamais bêtement « Oui, M'man, c'est ça ! » comme si ma mère pouvait être une imbécile.
    S'en était trop pour Maman qui malgré le temps compté, allait prendre celui nécessaire à une volée magistrale de sa fille, qu'elle n'a pas oublier, comme d'autres.

    Voyant le visage de Maman se décomposer, je pris conscience de mon énorme boulette en criant des « Pardon, pardon, M'man ! » à plusieurs reprises, mais il était trop tard et les choses allaient s'accélérer à l'image d'un TGV ! Maman, me flanqua tout d'abord une gifle, me déshabillant sans ménagement et une fois nue, tenant mon bras, me propulsa dans la cabine de douche à l'aide de sa main tombant plusieurs fois sur mes fesses, ravivant la cuisson précédente et me faisant crier, j'étais toute tremblante, sans réaction !
    Maman sur sa lancée, me toiletta elle-même (comme quand j'avais 4 ou 5 ans) avec une certaine énergie, me sentant comme une poupée de chiffons, je ne faisais que pleurnicher, saisissant par instant que j'avais fait déborder le vase de sa patience, me sortant de la douche, elle me sécha et me mît en pyjama !
    Le pire est que durant, tout cela, Maman n'avait pas ouvert la bouche une seule fois, exécutant des gestes tel un métronome, précis et rythmé, ce qui n'était pas forcément rassurant !
    Celle-ci s'asseyant sur la chaise, me dit alors très calmement « Voilà une bonne chose de faite, ma chérie ! Alors maintenant, comme il semblerait que je sois une idiote, selon toi ! Et bien, toutes les deux, nous allons aller sagement demander son avis, au tabouret du piano et je suis sur que lui sera de très bon conseil, qu'en pense-tu ma fille ? ».
    Autant vous dire que ce sarcasme de Maman, ne me fît pas rire, sachant ce que cela signifiait et envahie par la trouille, je grommelais tout en pleurnichant « Pfff....t'es pas juste, M'man ! Tata m'a déjà punie pour ça ! », obtenant alors une réponse logique de sa part « C'est vrai, ma chérie ! Ta Tante t'a punie pour ton coté mollasson, mais cette fois, j'affirme que tu n'a pas bien compris la leçon et insolente comme tu sais l'être, tu me prends en plus, pour une idiote, quand je te pose une question ! Alors à mon avis, tu as grand besoin que Maman te mettes les points sur les I et les barres aux T, ce qu'elle va faire sans plus attendre ! ». A suivre..........

    Valérie

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  9. Rassurez vous, Dominique, c'est bien Christine, devenue grande, sage (souvent), et adulte, qui lit vos commentaires... Même si, parfois, en se remettant à la palce qu'elle avait du temps de Christinette et Christinou, cela lui ravive bien des souvenirs, et ferait presque monter de vrais sentiments de gêne, à en ressentir ses joues rougir... Mais, heureusement, celles du haut seulement, hi hi...
    Quant à Valérie, le retour du tabouret du piano nous annonce de nouvelles rougeurs postérieures (méritées certainement). Et la toilette et la reprise en main sans dire un mot par sa mère énervée est très compréhensible et bien racontée.
    On a envie de lire la suite.

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  10. Bonjour Christine,

    Mamie Valérie est contente que cela vous ai plu et pour tout vous dire, cette scène de toilettage maternel autoritaire, avec neuf fois sur dix, une bonne fessée à la clé, fût assez fréquente pour la Valérie souillon de l'époque et même à un âge plus avancé, j'en ai quelques souvenirs honteux et très cuisants et pas seulement avec Maman ! Défaut, je vous rassure que j'ai corrigé depuis.

    Tant qu'au tabouret du piano, celui-ci devint l'allié fidèle et puissant de Maman, dans sa méthode éducative, envers moi, celle-ci l'utilisant bien sur pour mes fessées (majorité des cas) ou l'évoquant dans un but dissuasif, du genre « Valérie ! Tu veux peut-être qu'on aillent vérifier, si ton tabouret est toujours à sa place ? », car bien sur à l'usage et au fil du temps, j'en étais la nouvelle propriétaire et quand ce n'était pas plus clair du genre « Allez, Valérie, monte, sors ton tabouret et attends-moi ! », dans ces moments là, je ne souriais plus.

    Petite parenthèse, avant la suite de mon récit.

    Valérie

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  11. Bonjour Christine,
    6° partie :

    Maman toujours sur la même dynamique, à l'inverse de moi plutôt léthargique, me saisi le poignet afin d'emprunter le couloir menant jusqu'à ma chambre, les deux pièces étant opposées.

    Réanimée par son action, je m'arc-boutais d'un coup (motivée par la trouille) pour ne pas franchir ce couloir, sachant trop bien ce qui m'attendait au bout de celui-ci, agrippant la porte avec ma main libre en criant des « Non, non, M'man, s'te plaît, non, j'veux pas ! Non, non, pitié, M'man », sauf que était plus forte que moi et attrapant mon autre poignet, elle recula dans le couloir, me faisant glisser (grâce à mes chaussons) sur le parquet, tel un skieur nautique, tout en disant « Mais si, ma fille, d'accord ou pas, tu vas l'avoir ta Fessée ! ».
    Forçant la voix sur le dernier mot, elle ajouta « Et jouer, la rebelle n'arrange pas ton cas, crois-moi ! Je te garantis, que tu vas la sentir passer celle-là, même si ta Tante t'en as déjà collé une bonne et après le dîner, tu iras, te coucher, avec une bonne bouillotte, tout à fait naturelle.

    Prise de panique, je fondais en larmes, face à l'annonce de ce très mauvais quart d'heure à passer, suppliant comme jamais et me relâchant du même coup, les derniers mètres furent accomplis normalement, jusqu'au tabouret que Maman tirât en arrière, avant de s'y asseoir.
    Tel un pantin, les bras ballants je pleurais doucement, faisant dire à Maman « Valérie, cesse donc tes pleurnicheries inutiles, d'ici une minute, Maman va te donner un bon motif, de pleurer vraiment et je t'assure que tes yeux, vont avoir de quoi déverser des larmes, fais moi confiance ! » et je n'avais pas besoin de cette tirade, pour savoir que j'allais me ramasser une volée 'Made in Maman' s'ajoutant à la cuisson primaire de Tata, j'en tremblais de partout.
    Maman s'en perdre un instant et tout en me fixant, passa ses doigts sous l'élastique du pyjama et de la culotte, pour les faire glisser jusqu'aux genoux et dans un réflexe, je tentais de m'y opposer en attrapant ses mains et lâchant un « Non, non, Maman ! Pas déculottée, j'ten supplie, j'ai encore trop mal! » plein de trémolos sincères, exprimant une trouille qui dépassait ma honte d'être déculottée, ma chère mère m'ayant promis une fessée mémorable et sachant qu'elle tenait ses promesses, celle-ci me faisait très, très peur, ayant à ce moment là quelques références sur le sujet !

    D'un geste sec vers le bas, déculottant une légère partie de mes fesses et me faisant lâcher prise, Maman me rappela sa maxime, lors de ma première fessée « Comme je te l'ai dit et répété, pour toute fessée que tu auras mérité, la règle ce sera culotte baissée, point final ! Alors à toi, de réfléchir, avant de faire l'idiote ! » ajoutant avec ironie « Et au fait, tant que j'y suis, chez Tata, c'est la même chose, alors fait marcher ta petite cervelle ! ».

    Déconcertée, je laissais alors Maman me déculotter, malgré ma hantise de ce moment incomparable à tout autre et insupportable à mon esprit, certes derrière il y avait la fessée qui fait mal et allait me laisser sur les rotules, Maman (ou Tata) n'étant pas du genre câlines à cet instant !

    Mais ces quelques secondes ou minutes étaient une véritable horreur pour moi, non par le fait d'être dénudée (Maman surveillant mes toilettes), mais je pense, avec le recul, que c'était plutôt du à tout ces éléments que constitue une 'vraie fessée' et que vos récits retranscrivent, à merveille. A suivre...

    Valérie

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  12. Chère Christine,

    Vous me voyez ravi que ce soit la Christine adulte (presque sage, selon elle-même), qui lise les commentaires Dominicains, même si elle en transmet quelques bribes à ses clones, pour ne pas les chagriner, les pauvres et ne pas faire trop rougir, une partie de l'anatomie, de la grande Christine, visible de tous, et je suis sur, que vous me comprenez ! Hi, hi........ !

    Pression maternelle et angoisse de Christine, mélangées :

    Voilà qu'après deux mois de quiétude fessière, bien remplacée par les soeurettes, sur les genoux de Maman, Christine se retrouve dans le collimateur maternel et ses angoisses d'antan reviennent après deux alertes, tout d'abord une gifle dans la semaine, et la veille, suite à un caprice, promesse d'un retour sur les genoux de Maman, avant le coucher, plongeant Christinette désarroi profond, elle l'épargnée, depuis la mi-janvier.
    Christine, très angoissée et apeurée, ayant préparé ses fesses, pense voir arriver sa fessée, avec l'entrée de Maman dans sa chambre ! Mais miracle, à la faveur de circonstances extérieures, Maman n'étant pas en disposition fesseuse pour sa grande fille et ne voulant pas bâcler sa tâche, lui accorde une remise de peine exceptionnelle, tout en précisant qu'il s'agit d'un sursis et qu'au prochain écart, il n'y aura pas d'amnistie.
    Position ô combien stratégique de Maman, maintenant sous pression une Christinette qui va devoir se tenir à carreau, pour repousser au maximum cette épée de Damoclés, qui plane au dessus de ses fesses et qui tôt ou tard, finira par tomber.

    Maman forte de son aura, maintien ce cap envers la grande, servant aussi aux deux petites pourtant bien servies ces derniers temps, celles-ci se montrant plus obéissantes et ceci, dés le lendemain matin, en rappelant son message de la veille à Christine, qui enfile alors un costume de future condamnée, en simple rémission faisant bouillonner sa cervelle durant cette journée.
    D'autant que Maman ne décompresse pas, réaffirmant à plusieurs reprises, au cours de celle-ci, sa volonté de recadrer cette grande fille, qui glisse à nouveau sur la mauvaise pente.

    A suivre..........

    Amicalement, Dominique

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  13. Analyse très juste de la part de Dominique. Le rappel maternel permet en effet de garder sous pression, à la fois l'ainée et les deux soeurettes. Il ne faudrait pas que le fait que Christine ait échappé la veille à une fessée pourtant promise et annoncée devant les petites, soit interprété comme une sorte de faiblesse ou d'amnistie, et que cela dévalorise la parole maternelle, en laissant croire que quand Maman menace, ce sont parfois des paroles en l'air.
    Non, au contraire, en rappelant son message, elle remet la pression sur son ainée, qui sait qu'elle n'est qu'en sursis, et devra bientôt, pour de vrai, préparer ses fesses...

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  14. Chère Christine,

    Que nenni, ni laxisme, ni faiblesse, pour Madame Spaak dans son devoir éducatif envers ses trois filles et notamment l'aînée, dont le parcours vers la voie de la sagesse, ressemble davantage à une oscillation, qu'à une droite, et qu'il convient d'en atténuer, les courbes du mauvais coté de la ligne.
    Ce en quoi, Madame Spaak s'attache à ce moment là, sentant bien que Christine, ayant bénéficié d'une accalmie (de part ses efforts), à tendance repartir vers le coté obscur et cela en mère attentive, n'est pas tolérable, surtout en cette année charnière.

    Amicalement, Dominique

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  15. Bonjour Christine,

    J'imagine, que la précédente suite vous a convenu, puisque validée, mais comme cette validation n'était pas accompagné, d'un petit mot de votre part, je me pose bêtement la question.
    Surtout ne prenez pas mal, cette réaction d'une Mamie, un peu soupe au lait et qui respecte votre liberté d'action, concernant votre journal intime (non Valérie, on dit blog ! Oui je sais, mais j'arrive pas a m'y faire) et je vous transmet donc le final des toutes premières mésaventures fessières de Valérie, car elle en connu bien d'autres, par la suite.

    7° et dernière partie :

    Etant prête, Maman ne fît pas traîner les choses, me déplaçant sur le coté, elle me bascula au travers de ses cuisses, cette manœuvre faisant tomber culotte et pyjama au niveau de mes chevilles, c'est donc à demi-nue que j'étais étalée en bonne position, pour l'accomplissement de la tâche maternelle, la tête vers le sol, mes doigts le frôlant presque et en gros sanglots, j'attendais le bon vouloir de Maman, qui se positionna, tout en posant sa main sur ma fesse droite.
    Et me dit « Ma petite fille, je crois que ta Tante n'a pas été aussi claire qu'elle sait l'être, peut-être à cause de mon arrivée, puisqu'une fois ici, tu n'a pas su ou pas voulu modifier ton attitude et ajoutant même, de l'insolence envers ta mère, qui t'interroge ! C'est un comble ! Alors, je pense qu'il est préférable d'expliquer cela à tes fesses, qui elles comprendront plus vite ! ».

    Et là, la première claque tomba, suivit d'autres sur chacune de mes fesses, provoquant mes cris, la sensibilité de celles-ci étant vite ravivée, à la différence près que ce n'était pas la dégelée habituelle démarrant la fessée !
    Non, non, pas du tout ! Il y avait comme un espace, entre chaque claque, la main était lourde et faisait mal, bien sur, ma voix pouvait en témoigner, mais j'avais l'impression que Maman voulait me cuire les fesses, un bon moment, avant de me relâcher et c'est exactement ce qui se passa, ma chère mère continua sur le même rythme, s'arrêtant de temps à autre, pour mieux repartir, assénant à mon fessier une volée mémorable, j'étais comme un paquet de linge sale, que l'on vide.
    D'ailleurs après une ou deux séries de claques, j'étais ailleurs, cherchant mon souffle sous cette douleur insupportable qui se rependait à tout mon corps, puis d'un seul coup, plus rien, Maman avait stoppé son bras, jugeant certainement que la leçon était suffisante, mais me gardant sur ses genoux, pour que la fontaine de larmes et mes tremblements s'apaisent.

    Maman me relevant, me prit dans ses bras pour un câlin et me dit « Valérie, je t'ai punie, parce que tu le méritais, je sais que tes fesses te font souffrir, mais c'est pour que tu t'en souvienne, que Maman s'est montrée sévère envers toi et je ne souhaite pas avoir, à recommencer, sauf si tu m'y pousse, alors essaie de réfléchir à l'avenir, ma chérie, car tu sais que je t'aime ! ».

    Me reculottant, Maman, après avoir remis en place ce fameux tabouret, me pris par la main pour rejoindre Mémé qui avait préparé le dîner et mis le couvert, Maman déposa alors un coussin sur ma chaise, en ajoutant « Allez c'est fini, ma petite puce, on va manger et ensuite tu iras, sagement te coucher, et je te promets que demain matin, tu seras comme un sou neuf! », interloquant ma grand-mère que Maman avec délicatesse renvoya dans son coin, précisant qu'elle lui expliquerait plus tard, mais signifiant pour moi, que cette déconvenue ne serait plus un secret entre Maman et moi.

    Valérie

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  16. Que Valérie se rassure, si je valide, c'est que j'y trouve de l'intérêt, mais je demeure en période très chargée et préfère parfois livrer son texte aux autres lecteurs, même si je n'ai pas le temps de le commenter. En tout cas, la déculottée maternelle peu après la fessée de Tata, ne pouvait que laisser des traces fortes dans la mémoire de la gamine d'alors. Je comprends qu'elle ait ensuite eu peur, rien qu'en voyant le fameux tabouret...
    Dominique, lui, relève bien que Maman était d'autant plus attentive que c'était une année "charnière", un redoublement n'étant pas honteux (surtout pour quelqu'un qui avait un an d'avance), à condition qu'il coïncide avec une remise à niveau pour revenir parmi les bonnes élèves, voire les meilleures !
    Et, évidemment, Maman veillait à ce que je ne re-bascule pas vers la mauvaise pente, préférant de loin, s'il le fallait, me "basculer" à nouveau en travers de ses genoux... Pour ce que vous devinez aisément...

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  17. Bonjour Christine,

    Je n'étais pas inquiète, Christine, j'avais juste une interrogation et vous y avez répondu, je vous en remercie.
    Sinon, je vous confirme que ce tabouret (toujours en ma possession), que je voyais tous les jours, devint l'objet d'une hantise profonde en moi et sa simple évocation faisait trembler tout mon être.
    D'autant que si Maman, utilisait souvent celui-ci comme, ultime menace à mes frasques ou quand le moment était venu, elle m'envoyait le préparer, en même temps que mes fesses ! Et il n'y avait pas qu'elle !
    Ma Tante adorée, chez qui, je me rendais après l'école ou le collège et qui savait parfaitement, à quoi servait celui-ci, avait le don de faire monter mon angoisse et ma peur (sans machiavélisme), lorsque ramenant une punition (lignes, colles ou autres), elle m'adressait des petites phrases ironiques du genre « Ah ! Ma chérie ! J'ai dans l'idée que le tabouret va bouger, ce soir ! » ou après une période d'accalmie « Oh, là, là !!! Je connais un tabouret, qui va reprendre du service ! ».

    Ce qui avait pour effet de faire monter mon adrénaline, surtout lors de ma période collégienne ou les fessées maternelles du primaire (déjà difficiles, mais logiques pour une gamine), avaient évolué, en tannées didactiques et épuisantes, Maman conjuguant savamment l'infantilisation et la douleur, d'une bonne déculottée, pour une pré-adolescente (Ma Tante n'était pas en reste, pour mes bêtises du quotidien, avec ce supplément semi-public (cousines et parfois Tonton) de la correction.

    En conclusion, je dirais avec le recul, qu'aujourd'hui ce tabouret redescendu au salon avec le piano et que ma fille, a utilisé pour faire ses gammes, demeure l'un des meubles, auquel je me suis le plus attachée, même s'il est évocateur de moments bien délicats, pour Mamie Valérie et dont l'un deux rejoint, vos récits 69 et 70, en matière de pression maternelle, aboutissant au final à un déplacement dudit tabouret, pour une magistrale déculottée de Valérie, alors que la faute détachée du contexte, ne lui aurait valu, tout au plus, qu'un aller-retour de Maman, pour la remettre dans le rang.......

    Valérie

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  18. Chère Christine,

    En effet, l'année est charnière pour Christine, mais aussi pour Maman ayant derrière la grande, deux espiègles qu'ils convient de maîtriser, avant qu'elles ne dérapent et j'ajouterais même qu'à ses yeux, les deux trimestres à venir, pour l'aînée, sont les fondations essentielles à une réussite future !

    D'où cette volonté, de maintenir une pression constante, envers Christine, tout en lui accordant des périodes d'accalmies plus ou moins longues, mais restant attentive aux dérapages, donc celle-ci est coutumière et la font vite basculer, du mauvais coté, estimant préférable de la basculer à nouveau, au travers de ses genoux, pour une bonne fessée déculottée.

    C'est fou ! Cette incapacité chronique de la conteuse, à ne pas pouvoir ou vouloir prononcer les mots précis de cette punition, pour elle-même, alors qu'elle le fait pour les autres (commentateurs), à moins que ce ne soient des perches tendues, à un certain D........... ! (humour)

    Amicalement, Dominique

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  19. Chère Christine,

    Affirmation de l'autorité, sur la maisonnée, augmentation de l'angoisse et cauchemars :

    Christinette, refroidie par l'accueil matinal de Maman, s'enfuit vers le collège, espace pluriel moins éprouvant, même si elle n'y trouve pas la quiétude totale, son esprit focalisant sur un autre sujet et donc l'attitude interpelle ses copines, sans que celle-ci ne dévoile ses angoisses.

    La pause déjeuner ne favorise pas son inquiétude, Maman confirmant sa détermination de tenir le bateau Spaak à flot, envers la benjamine, tout en faisant référence à l'aînée et réaffirmant à celle-ci, que plus que les soeurettes, elle doit se tenir à carreau, le sursis pouvant prendre fin à tout moment.

    Fort heureusement, pour la Christine déboussolée par les promesses maternelles, termine sa journée collégienne sans embûches et de retour à la maison, s'efforce de satisfaire au mieux, les attentes de Maman, qui néanmoins n'oublie pas de souligner à sa fille, que le contentieux existant n'est pas encore effacé et qu'il pourrait resurgir à tout moment, amenant alors de sombres cauchemars à l'esprit de Christinette, lui gâchant son sommeil.

    Christine, chiffonnée, ressentant au matin, une double sensation : satisfaction (36 heures gagnées) et prémonition néfaste, la concernant, pour la fin de cette nouvelle journée, étant l'objectif principal du Commandant Spaak, qui veille au bon maintien de ses troupes et en particulier ses officiers ou sous-officiers, pardonnez-moi, pour ce coté militaire, mais ce sont mes références et je ne m'appelle pas Mardohl (boutade)!

    Amicalement, Dominique

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  20. Chère Christine,

    Tuile scolaire, quelle attitude à tenir ?:

    Malgré ces 36 heures de gagnées, dont une nuit peuplée de cauchemars, Christine, toujours aussi mal à l'aise (Maman ne relâchant pas le pression) ressent que le sursis accordé, va prendre fin plus vite que prévu et cela ce confirme, par l'annonce d'une note (8,5) plus que décevante pour la forte en français (du style Bad news de l'épisode 21) et au delà de la note, pouvant peut-être se défendre avec une belle plaidoirie, le commentaire professoral ruine les espoirs de Christinette.
    Qui là se dit « Allez, Christine ! Ne te fais pas d'illusions, ma fille et prépare plutôt tes fesses ! Maman t'ayant prévenue, dommage pour toi, mais ce soir ou demain selon ton attitude, tu auras droit à une bonne déculottée ! ».

    Dés lors, tout se bouscule dans les méninges de Christine, avouer de suite la Bad French ou la cacher jusqu'à l'arrivée du carnet mensuel imminente, avec un double risque et pas des moindres :
    Tension de Maman à son encontre, pouvant trouver à tout moments un autre motif, pour remettre les pendules à l'heure et ensuite, à la lecture du carnet, lui en coller une deuxième, découvrant cette note inacceptable, surtout en cette matière et pour une redoublante !

    D'où le dilemme pour Christine, avouer ou jouer la carte du temps (souvent plus néfaste pour ses fesses et sa pudeur) faisant une petite pause sur le chemin du retour au bercail, afin de choisir la bonne décision à observer, face à Maman, pour ce fardeau pesant sur ses épaules (ou plutôt sur ses fesses) et sachant qu'au final, quoiqu'elle décide, cela finira par une culotte baissée pour une bonne fessée.

    Amicalement, Dominique

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  21. Merci à Dominique et Valérie d'avoir garni ma boite de nouveaux commentaires que je découvre ce lundi, après avoir décroché quatre petits jours, pour une pause bien venue dans un mois de mars qui s'annonce très occupé côté travail.
    Le rapport particulier de Valérie avec un simple tabouret, mais qui fait remonter bien des souvenirs, m'a semblé fort intéressant.
    Quant à Dominique, fidèle à son plan de départ, il poursuit son analyse de chaque partie de cet épisode. Après les réflexions internes, le récit va entrer dans le concret, et je lirai avec attention ce que Dominique en pense... Merci d'avance !
    Sinon, bien sûr, comme il l'a déviné, cette "incapacité chronique" de la conteuse à ne pas vouloir prononcer les mots précis de cette punition, est à la fois le reflet de l'angoisse dans laquelle les mots en question me mettaient, mais aussi une façon de "tendre des perches" à un commentateur assidu et zélé...

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  22. Bonjour Christine,

    En effet, Christine, le rapport de Valérie avec ce simple meuble est chargé d'émotions, étant si je puis dire la mémoire matériel des déculottées de celle-ci, un peu à l'image de ce lit ou votre mère s'installait le plus souvent (certainement par commodité, comme le principe d'un pyjama, plus facile à baisser) pour corriger vos erreurs.
    N'ayant pas la capacité d'analyse et de transcription d'un Dominique ou d'un Mardohl (remarquables tous les deux), je me et vous propose d'évoquer l'une de mes déconvenues en relation avec vos textes 69 et 70, mettant en avant cette pression maternelle quotidienne et intense, aboutissant au final, par une Valérie déculottée et prête a recevoir, ce qu'elle avait méritée.

    Valérie

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  23. Faites donc, Valérie. Cette "déconvenue" dont vous parlez est certainement intéressante à découvrir. Surtout que vous en parlez encore avec un souvenir intense, des années après.

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  24. Bonjour Christine,

    C'est vrai qu'au niveau de l'intensité, elle le fût ! Celle-ci intervenant après une période d'abstinence de quasiment trois mois, dernier trimestre de l'année scolaire, Valérie retrouvant une image de jeune demoiselle modèle sage et studieuse, à la suite de quatre ou cinq volées (Maman et Tata) durant le mois précédent cette accalmie (pour reprendre l'une de vos expressions), incitant sans aucun doute, Maman à ne pas lâcher la bride (comme on dit), surveillant le moindre, de mes faits et gestes, par des remarques sur mon travail ou étant menaçante, sur des choses du quotidien pour moi, anodines et sans importances ! Mais pas pour une mère attentive, consciente des capacités de sa fille, dans le bon ou le mauvais sens.
    Ce qui allait entraîner, Valérie à tirer le fameux tabouret de dessous le piano, pour y recevoir une magistrale fessée déculottée, qu'elle a toujours en mémoire.

    Voici pour l'introduction, Christine.

    Valérie

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  25. Racontez nous donc ! Merci d'avance.

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  26. Bonjour Christine,

    Puisque vous le demandez, si gentiment, je vais réunir et assembler, les éléments de ce souvenir bien délicat pour Valérie, autant pour ses fesses, que son statut de pré-adolescente de l'époque (12 ans environ) devant supporter, en plus de la fessée, les regards et sarcasmes des autres, Maman n'hésitant pas à dévoiler alentours, qu'elle avait du déculotter sa fille pour une bonne fessée méritée.

    Je vous laisse donc imaginer, la honte que pouvait avoir la pauvre Valérie, déjà meurtrie dans sa chair (une vraie fessée, ça fait pas du bien!), ainsi exposer, sans défense, à la risée de ces personnes se projetant l'image de celle-ci culotte baissée, à presque 12 ans, pour une bonne fessée de sa Maman, insupportable !

    Valérie

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  27. Chère Christine,

    Aveu timide, détermination maternelle et préparatifs habituels, pour la séance du soir :

    Christine, débarque dans une maison ou les soeurettes ayant fini de goûter, sont priées de monter pour faire leurs devoirs, l'incitant alors à ne pas différé l'aveu (les chipies n'étant pas là) tout en réserve, ne pouvant lâcher ce fardeau de but en blanc à Maman.
    Sauf que celle-ci, n'est pas dupe et sais utiliser la moindre faille chez sa fille, d'un simple regard, poussant alors Christinette à livrer ce résultat pas brillant, tout en le modérant, avec l'espoir d'en minimiser les conséquences, mais que Maman ne peut accepter pour sa redoublante de fille et de plus dans une matière ou normalement celle-ci excelle.

    Maman recadrant alors le contexte, balaye les arguments de Christine qui obtient la confirmation de ce qu'elle craignait et cela sans ambages « Oh que si Christine ! On va reprendre les bonnes vielles habitudes. Maman va te flanquer une bonne fessée, puisqu'il n'y a que cela qui marche avec toi et en attendant, files donc faire tes devoirs ! ».
    Maman vacant à d'autres tâches, laisse alors la demoiselle mariner dans son jus, puis faisant irruption dans sa chambre, vérifie le travail de son aînée et l'invite à prendre la suite des soeurettes, pour sa douche, Christine contrairement à ses habitudes ne traîne pas et exécute les ordres maternels.
    S'arrêtant quelques secondes devant ce pyjama tout propre, image d'une tenue de fessée choisie par Maman et qui a déjà du être utilisée par le passé, celle-ci facilitant la mise à nu de ces rondeurs, pour un dessert au goût amère et donc Christinette connaît bien la composition.
    Jetant un dernier regard (avant de rejoindre la tablée familiale) sur cette lune immaculée, douce au touché, épargnée depuis de longues semaines (sublime photo), sauf que tout à une fin et ce soir, celle-ci retrouvera des sensations trop bien connût de la demoiselle, avec au final une coloration plus lumineuse, que l'origine.

    Amicalement, Dominique

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  28. En attendant de partager les souvenirs de Valérie à propos d'une scène qu'elle a vécue en ressentant une honte, tant pendant qu'après, lorsque sa mère en parlait, Dominique poursuit son analyse de l'épisode, ressentant bien combien ces préparatifs presque rituels, ces différentes étapes qui vont amener au dîner dans une tenue qui sera celle de la scène finale tant crainte, combien toute cette progression est dure à vivre, combien elle en devient presque une partie intégrante de la fessée, car elle y mène assurément.
    Comme cette sensation habituellement agréable d'enfiler un pyjama propre, frais repassé, fait immédiatement penser que ce même pyjama glissera plus tard vers le bas, sorte d'ultime caresse avant d'exposer une lune tremblante à la fessée tant redoutée...

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  29. Chère Christine,

    Que dire, Christine ??? A part mille fois merci, pour cet éloge concernant mon analyse qui tout compte fait, n'est que la transposition du regard Dominicain sur le texte, certes, aidé par sa propre expérience en la matière et sachant combien des gestes banals du quotidien, prennent une tout autre dimension, lorsqu'on les exécute en prévision d'une bonne fessée inéluctable et qui s'associent alors au châtiment que l'on craint.
    Sinon, tout comme vous Christine, je suis impatient de lire le récit de Valérie sur ce moment qu'elle a conservé en mémoire, nul doute que celui-ci a du être marquant.

    Amicalement, Dominique

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  30. De rien, Dominique. Mon compliment est sincère. Et j'espère lire la suite de vos commentaires, avant de poursuivre mon récit, ce qui ne m'enchante guère étant donné le moment où je me suis arrêté... Je préférerais pouvoir remonter le temps et disposer de près de deux mois de tranquillité, plutôt que de subir ce qui m'attendait, et qui allait tomber sur ma lune largement exposée...
    Mais, il est évident que cela n'aurait pas eu l'assentiment maternel... Je la vois mal effectivement accepter que je remonte culotte et pyjama sans m'avoir démontré de manière éclatante ce qu'était pour elle une "bonne fessée" bien méritée...

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  31. LE COMMENTAIRE DE MARDOHL (partie 1)

    Christine entame donc ce chapitre comme on se lance dans un jeu vidéo avec sa toute dernière vie : sans droit à l’erreur, au bord du gouffre, avec cette épée de Damoclès qui s’abattra sur ses fesses au moindre faux-pas.

    La narration s’accélère ainsi, sans rien perdre de son réalisme, en nous décrivant sans ellipse le quotidien familial de ces 48 dernières heures de sursis fessier. Christine, anxieuse, se garde du moindre dérapage, tant à l’école qu’à la maison, tandis que ses deux sœurs, elles, guettent avidement la chute de cette goutte d’eau qui fera déborder le vase, et fera chuter leur aînée sur les genoux maternels. Reprenant votre classique procédé, vous recourez au cauchemar pour représenter une scène impensable dans les rigoureuses procédures de Madame Spaak : dans ce songe en l’occurrence, Christine se déculotte elle-même, geste que votre mère ne saurait déléguer !

    Et deux jours après la semonce finale, advient cette mauvaise note qui mettra fin à ces presque deux mois d’état de grâce. Une fois de plus, seule face à son destin, Christine cogite sur sa bien faible marge de manœuvre, et finalement, calculant qu’un mensonge par omission risquerait de lui valoir deux fessées au lieu d’une, elle se décide bien raisonnablement, de retour chez elle, à montrer sans délai la copie incriminante, aidée il est vrai par l’attitude de sa mère qui a aisément deviné son trouble.

    La sanction, donc, rapidement et explicitement formulée, tombe comme une évidence, en application de la menace émise deux jours auparavant, sans surprise pour les personnages comme pour les lecteurs, sans que les arguments ressassés de Christine n’y changent quoi que ce soit. (Je relève l’amusant néologisme que votre maman formule en cours de sermon : « retripler ».) Dès lors, ce dont le lecteur assidu est familier, comme en bien d’autres occurrences antérieures, tout sera réglé comme du papier à musique pour cette soirée dont le programme affiche désormais, comme un « drôle de dessert », une fessée pour Christine : devoir, douche (superbe illustration sentant le placement de produit : vous êtes sponsorisée par Dove ?) puis dîner. (La narratrice est consciente qu’elle sera punie « sauf éruption volcanique, fin du monde ou tremblement de terre ». Ça m’a fait penser au film « Treize jours » de Roger Donaldson, au début duquel un fils de bonne famille américaine présente, un matin d’octobre 1962, un mauvais bulletin scolaire à son père. Lequel lui fait savoir qu’ils en reparleront le soir quand il reviendra du travail. Or, ledit père, incarné par Kevin Costner, s’avère un conseiller de Kennedy et ce jour même s’amorce la crise des missiles de Cuba par laquelle le monde vacillera pendant deux semaines au bord de l’holocauste nucléaire. Gageons qu’en raison de la position et des responsabilités de ce brave homme, et pour une évidente question de priorité, « l’explication » annoncée n’aura pas eu lieu. Hélas, si dans vos récits nous vivons un peu à cette période, Madame Spaak n’est pas pour autant employée par la Maison blanche et je doute fort que les tensions de la Guerre froide ne la distrayaient de sa tache éducative.)
    A SUIVRE

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  32. LE COMMENTAIRE DE MARDOHL (Partie 2)

    Au passage, vous nous livrez une précision inédite sur le rythme des changements de vêtements (variable selon leur nature) imposé par votre maman, soucieuse de vous savoir toutes les trois

    propres et bien habillées (J’ai eu l’impression de lire le règlement interne d’un pensionnat.) tout en nous apostrophant d’autres motifs habituels : pudeur de Christine qui s’entortille dans sa serviette pour ne rien montrer à ses sœurs, ainsi que la surinterprétation quasi pathologique qu’elle manifeste en pareille circonstance : voyant le pyjama propre qu’elle s’apprête à revêtir, elle se demande si sa mère l’a choisi pour la circonstance (pour raison symbolique ou pratique) avant de réaliser que chacun de ses pyjamas s’est prêté à un déculottage. Surinterprétation vestimentaire qui ne la quitte pas pendant le dîner, où elle constate avec soulagement que cette fois elle ne souffre pas du « ridicule » de se trouver la seule en tenue de nuit. Je souligne en outre les regards obsessionnels que, sous la douche ou au moment du changement de tenue, Christine jette à ses fesses qui, après « 55 ou 57 jours » (remarquez l’imprécision, la longueur inhabituelle du délai aura sans doute émoussé le compteur) de tranquillité, se voient sur le point de déchoir de leur angélique blancheur, couleur d’innocence, pour se voir bientôt colorées d’un rouge démoniaque sanctionnant la faute.

    Ou encore, pour en terminer avec les leitmotivs familiers, le statut infantilisant de la fessée, par le libellé de « case gamine », le maniement de la métaphore filée (la fessée étant expertisée comme un concert, vos sœurs comme le public, votre mère comme la virtuose) et le rappel de ce supplément qui personnellement m’avait bien marqué, tout comme elle a marqué Christine qui depuis, ne fait plus tant d’histoires pour se laisser déculotter.
    A SUIVRE

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  33. Quand je lis Mardohl, j'ai l'impression d'être un sujet d'étude, presque un auteur classique, hi hi...
    Oui, les détails que j'apporte me semblent importants, expliquent le fonctionnement de la maisonnée, comme cette volonté maternelle que ses filles ne soient pas des souillons, quitte à lui donner un surcroit de travail de lavage et repassage.
    Cela explique que le choix de Maman de me faire porter un pyjama propre est simplement le fait d'un rythme normal de changement de vêtements de nuit (comme de jour). J'avais enfilé celui de l'avant-veille en imaginant que ce serait la tenue de la fessée promise. Le fait de devoir en porter un propre et frais repassé le surlendemain, je ne peux que le remarquer, et j'en arrive à imaginer que c'est une volonté maternelle, que c'est un choix de celui qui irait le mieux avec mes fesses à rougir ou qui glisserait plus aisément, mais c'est là la marque de mon angoisse, qui fait travailler mon imagination.
    Une fois tout cela pensé et imaginé dans ma tête, la réalité plus terre à terre refait surface : je comprends qu'il n'y a pas de signe particulier à trouver à ce changement de tenue, surtout quand je réfléchis un peu et constate que chacune de mes trois ou quatre tenues de nuit a déjà servi lors de fessées précédentes, et certainement pas qu'une fois...
    Cela me fait d'ailleurs remarquer, je ne sais plus si je l'ai évoqué déjà, qu'il m'était arrivé de penser quand j'avais une tenue (de jour ou de nuit) neuve qu'elle me portait parfois chance, si ces jours-là j'évitais d'être punie. Mais, il arrivait bien un moment où le pyjama neuf, pour rester sur cet exemple, se retrouvait à son tour à glisser vers le bas pour découvrir une mappemonde tremblante et encore blanche...
    Bonne remarque aussi de Mardohl qui souligne comment, en cette période là, j'étais moins encline à lutter contre le déculottage, mais le souvenir du supplément que Maman savait rappeler le moment venu faisait encore son effet, c'est vrai.

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  34. LE COMMENTAIRE DE MARDOHL (3 et fin)

    Pour décrire cette soirée, en contraste par rapport aux deux journées précédentes, vous vous employez à cette lenteur narrative qui caractérise l’expectative funeste, distillée seconde à seconde, d’une Christine qui n’a plus qu’à attendre sa fessée, et que vous mettez merveilleusement en abyme par des propos tels que « j[e] vivais chaque minute comme si elle en durait dix » ou « je vivais l'instant de manière démultipliée ». Attente d’autant plus éprouvante que votre maman, prenant son temps par sa gestuelle posée ainsi que par ses sermons convenus mais pertinents, fait malicieusement durer.

    Pour autant, pourrait-on croire que Christine ne ressente sagement un certain soulagement de sentir son compte soldé, de subir enfin cette fessée qui planait dans l’air depuis trop longtemps, pour enfin, absoute, repartir de zéro, tourner la page, passer à autre chose ? Mais non, l’horreur physique de la fessée reprend encore et toujours le dessus. Alors qu’elle s’apprêtait presque à supplier sa mère de se hâter, la vigueur des premières claques lui rappelle immédiatement qu’aucun rappel à la raison ne saurait rendre ce châtiment souhaitable, toute logique étant abrogée par la douleur. (Mais oui, de quel secours vous est la philosophie quand vous êtes pris d’une rage de dents ?)

    J’attends donc la description de cette fessée qui s’engage, tout en me souvenant (sans pouvoir citer la référence exacte et trop paresseux pour la chercher maintenant, mais Dominique le fera pour moi) que ce n’est pas la première fois dans cette chronique qu’un chapitre se termine sur les premiers impacts d’une fessée magistrale.
    FIN

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  35. Bien vu ce rapprochement entre la philosophie et le mal de dents.
    Si je décris les ultimes instants comme au ralenti, c'est bien parce que, plus je l'ai attendue, et plus cette fessée à venir m'angoisse...
    Oui, je concède qu'il aurait été plus simple pour moi d'être réaliste, de me dire : ma pauvre Christine, tu es encore les fesses à l'air, mais ce n'est qu'un mauvais moment à passer, et ne te formalise pas tant, car mon petit doigt me dit que ce n'est pas la dernière, alors sois philosophe, ça ira mieux après..."
    Sauf que je n'étais pas comme ça, sauf que j'aurais toujours, jusqu'au bout, rêver de gagner du temps, que j'aurais même pris comme un cadeau du ciel et embrassé Maman si elle m'avait dit : "Non, finalement, re-culotte toi, je ne te la donnerai que demain", alors qu'en y réfléchissant bien, cela aurait voulu dire encore une nuit de cauchemar et une journée d'attente angoissée, sans parler des moqueries des petites qui auraient bien su me glisser à l'oreille entre deux portes : "Maman va te donner la fessée ce soir. Elle va encore baisser ta culotte, hi hi", et autres choses insupportables.
    Cela dit, là, si le discours de Maman se prolonge et prend le temps de bien me rappeler le pourquoi du comment, et de m'inviter à préparer mes fesses, cette fois, il n'y a pas eu de report, et en effet, la fessée tomba... Ce que je conterai prochainement, bien sûr.

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  36. « Quand je lis Mardohl, j'ai l'impression d'être un sujet d'étude, presque un auteur classique. » Vous me voyez flatté de votre appréciation, chère Christine. Mais sachez que d’une part, disséquer les textes relève un peu de mon métier, et d’autre part, si je mets tant d’application à commenter votre prose, c’est précisément parce qu’elle me semble digne de commentaires. Par ailleurs, j’admets que cette dernière exégèse ne se veut de loin pas la plus riche parmi celles que j’ai eu l’heur de vous produire, tant au niveau des allusions littéraires que du relevé des procédés d’écriture.

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  37. Chère Christine,

    Bonjour, chère conteuse, coucou me revoilou, j'imagine que vous avez gardé par de vers vous, mon dernier message, plus personnel, mais voilà je suis reviendu et je vais lire avec attention le commentaire de Mardohl, d'autant qu'il fait appel à mes compétences pour retrouver l'épisode auquel il veut faire référence et ce que je me ferais un plaisir de faire, pour mon compère, mais si cela dérange la petite Chistinette.

    Sinon tout comme lui, j'apprécierais la livraison de la suite 71 de mademoiselle Christine, ce qui serait sympa de sa part, je plaisante bien entendu.

    Premier petit message, d'un endroit ou il fait bon vivre.

    Amicalement, Dominique

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  38. Voilà deux messages qui m'en annoncent d'autres. Je ne peux être que ravie... Même si certains commentaires ont tendance à raviver des souvenirs pas très glorieux pour Christinette, surtout quand elle se trouve en mauvaise posture, présentant à Maman Spaak un coin de son anatomie qu'elle aurait aimé cacher plus longtemps encore... Vous devinez à quoi je fais allusion, je suppose...

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  39. Chère Christine,

    Bien évidemment, que je vois à quel 'coin' anatomique de la petite Christinette, vous faites allusion et que j'appellerais plutôt une 'jolie rondeur', le 'coin' suggérant des angles saillants moins accueillants pour une main maternelle experte, en la matière, hi, hi..........

    « Et bien, il ne change pas celui-là, malgré le soleil, c'est pas possible ! », foi de Christine.

    Sinon, chère conteuse, j'aurais apprécier que vous répondiez à ma question, à moins que pour cela vous n'ayez besoin d'une petite aide manuelle, dont Christinou avait une certaine expérience, vous voyez ce que je veux dire ! Hi, hi.........

    Amicalement, Dominique

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  40. Quelle question, Dominique ? Je n'en vois pas dans le message précédent.
    Sinon, je vois que vous êtes perspicace et avez deviné de quel "coin" je parlais, et que vous notez avec raison, qu'il est surtout en rondeur plus qu'en angle évidemment...
    Merci d'être resté juste allusif, sans nommer précisément cette région de mon anatomie que je préfère savoir cachée qu'exposée sur les genoux maternels...

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  41. Chère Christine,

    La question était celle concernant mon dernier message, avant mon départ, le 15/03, plus personnel et supposant que vous l'aviez gardé pour vous, c'est tout.

    Sinon pour le coté allusif, je connais trop la sensibilité de Christine à l'évocation de cette partie anatomique qu'elle préfère garder secrète, sauf qu'en l'état celle-ci se trouve étalée et bien découverte, sur les genoux de Maman, me semble t-il ? Hi, hi........ !

    Amicalement, Dominique

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  42. Oui, Dominique, j'avais bien reçu le message, mais j'essaie de ne valider ici que ce qui a rapport avec le récit en cours.
    Merci de votre discrétion, quant à ce qui est "exposé"... Je ne voudrais pas que mes soeurs l'entendent de votre voix. J'ai déjà tellement l'impression qu'elles chuchotent entre elles, j'aimerais bien savoir quoi... enfin, pas sûr que j'apprécie en fait...
    Si vous entendez ce qu'elles se disent, répétez-le moi, mais à voix basse...
    A moins que vous ne fassiez d'autres commentaires dont je suis friande, du moins Christine, pas Christinette évidemment....

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  43. Chère Christine,

    Merci pour l'info, c'était juste une interrogation de ma part, suite à mon départ et je comprends fort bien votre point de vue, par rapport à votre blog.

    Sinon, au sujet des soeurettes, leurs chuchotis m'est assez familier et comme vous me tendez la perche, je me ferais un plaisir, avant de poursuivre mon analyse de l'épisode, de vous adresser un synopsis Domicain les concernant, qui ne plaira certainement pas à Christinette et je m'efforcerais donc de le susurrer à l'oreille de Christine, pour ne pas chagriner davantage Christinou, déjà en bien fâcheuse posture.

    N.B : Pour l'instant, je suis limité en accès internet, mais cela devrait s'arranger dans les jours à venir et je saurais alors me rattraper.

    Amicalement, Dominique

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  44. Prenez votre temps, Dominique. Christinette n'est pas pressée de lire ce que vous entendez (ou presque) des chuchotements de ses petites soeurs...
    Rien que d'imaginer qu'elles entendent ce qui se passe et perçoivent les mots de Maman suffit à provoquer un sentiment de honte chez Christinou...

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  45. Chère Christine,

    « Salut Christinette, c'est Minot ! Je squat l'ordinateur de mon avatar, pour te prévenir que celui-ci a retrouvé une connexion correcte et qu'il va donc pouvoir communiquer plus facilement avec Christine, en lui adressant ses pensées sur l'attitude des soeurettes à ton égard, ainsi que ces commentaires. Le connaissant bien, ses propos risquent fort d'être mortifiants pour ton égo de jeune fille, ceci en plus de ta fâcheuse posture pour le 'drôle' de dessert, que ta Maman a commencé à te servir et qui au final auras un goût très amer, je te plains sincèrement petite Christinou. ».

    « Bon je me sauve, car le voilà qui revient ! »


    Amicalement, Minot

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  46. Pas très rassurée, Christinette. Pas vraiment envie de savoir ce que disent les soeurettes, mais curieuse quand même...

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  47. Bonjour Christine,

    Je vous prie d'excuser cette absence d'une quinzaine de jours, mais Mamie Valérie a été sollicitée en urgence, pour la garde de ses petites filles (8 et 11 ans), ma fille et mon gendre devant s'absenter pour des raisons professionnelles, l'éloignant de ce fait de son ordinateur momentanément et j'ai donc grand plaisir, à retrouver votre journal intime, ainsi que les commentaires de Mardohl et Dominique, qui est parti vers des horizons plus enchanteurs.
    En relisant, l'épisode 70, je constate que tout comme moi, Christine retrouve dés les premières claques, ces émotions laissées au placard durant une longue période et qu'elle ne voudrait plus vivre , comprenant aussitôt que le 'dessert' de Maman va être copieux et difficile à digérer.
    Maintenant, à mon tour je vais reprendre la suite de mon récit et vous livre, pour commencer l'origine de cette volée mémorable pour le corps et l'esprit de Valérie.

    Suite :

    Le second trimestre de l'année fût très délicat, pour mes fesses et notamment le dernier mois ou j'établis une sorte de record, en matière de fessées, récoltant en ce mois de Mars cinq déculottées (deux par ma Tante et trois de Maman), celles de ma Tante furent consécutives à des bêtises avec mes cousines, entraînant une punition collective des gamines et sous une forme très mortifiante, que je pourrais vous narrer plus tard.
    Et celles de Maman correspondant à deux indisciplines scolaires et la troisième (plus intense) à mon bulletin trimestriel (en chute libre) obtenant une moyenne générale de 9.5 et des remarques professorales très négatives du genre (aucun effort, manque de travail, relâchement total, etc...), alors qu'au précédent bulletin j'affichais une moyenne de 16 avec les félicitations.
    Ce jour là, je peux vous certifier que Maman loin de me féliciter, après la lecture de celui-ci, pris tout son temps pour me coller une trempe exceptionnelle, à tel point que je me couchais sans dîner, rassasiée que j'étais par la déculottée maternelle, gardant même un long moment mes fesses à l'air libre, pour en dissiper les effets (douleur et cuisson), Maman les ayants savamment bien soignées.

    Ayant à l'esprit ce contexte très néfaste pour mon fessier, j'abordais alors le dernier trimestre pleine de bonnes résolutions, en fait j'avais surtout la trouille d'être à nouveau déculottée, Maman étant attentive au moindre résultat, consultant chaque jour le carnet de correspondance et fouillant mon cartable ou mon secrétaire pour s'assurer que je ne cachais rien, cette pression journalière m'amena à observer une conduite exemplaire (discipline) et une assiduité dans le travail sur le plan scolaire.

    Sans le vouloir, je confortais donc la méthode éducative de Maman, qui ne manquait aucune occasion de me la rappeler, lors de choses bénignes du quotidien (ronchonnement, désordre, passivité dans l'obéissance, excitation, énervement ou bien d'autres), soit par un geste significatif (paume levée et ouverte) ou en paroles souvent ironiques « Dis-moi, Valérie ? Ton tabouret te manquerait-il ? », voir plus directe « Allons, ma fille, essaie de te calmer ! A moins que pour cela, tu n'est besoin de l'aide de Maman, tu sais quand elle baisse ta culotte et fait rougir tes fesses ! Après la petite Valérie est plus tranquille, non ? ».

    Autant vous dire que ce genre de phrase infantile, souvent prononcée devant ma grand-mère, avait le don de me faire rougir comme une tomate et bouillonner de rage, tout mon être, que je me gardais d'exprimer bien sur, sachant trop capable Maman de m'empoigner sur le champ et passer des paroles aux actes, pour me démontrer sa théorie, sans se soucier de ma gène. A suivre..........


    Valérie

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  48. Oui, je comprends évidemment Valérie, n'ayant pas été épargnée moi-même par les petites phrases et les menaces plus ou moins claires qui me faisaient rougir et me sentir honteuse, surtout quand des témoins les entendaient et que leurs regards me faisaient penser qu'ils imaginaient la scène en question....

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  49. Bonjour Christine,

    Je suis tout à fait d'accord avec vous, sur les témoins extérieurs qui informés de mes infortunes, avaient un regard envers moi, insupportable, me glaçant le sang et comme vous le dites si bien, imaginant cette scène qui n'appartenait qu'à Maman et moi, j'avais dans ces moments envie de les griffer ou de leur mettre des baffes, tellement j'étais mortifiée dans mon statut de jeune fille naissante et fière de l'être, mais malheureusement ramenée à l'état de gamine par sa Maman pour la punir de ses fautes et envers laquelle je n'ai aucune rancoeur, dans la mesure ou cette solution, me remettait sur le droit chemin, même si le moment était difficile à vivre.

    C'est la pensée de Mamie Valérie, avec le recul.

    Valérie

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  50. Mamie Valérie est devenue philosophe, n'ayant aucune rancoeur, comme Christine. Ce n'est d'ailleurs pas vraiment à Maman que Christinette en voulait en pareil cas, mais à ses soeurettes ou à ces témoins qui imaginaient ou percevaient la scène. C'était bien cette "publicité" faite à l'événement passé ou à venir, cette évocation par des mots porteurs d'images que Christinette redoutait. La fessée elle-même était évidemment un moment difficile à vivre, dur à supporter, douloureux et honteux, mais si elle avait pu être donnée en secret, entre Maman et sa fille, sans que personne ne le sache, elle eut été plus facile à digérer.

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  51. Bonjour Christine,

    Je ne sais pas, si je deviens philosophe, mais il est vrai que si j'en voulais pas à Maman, malgré la sévérité de ses fessées qui étaient justifiées, celle-ci ne me punissant jamais sans motif valable, j'avais une tout autre pensée envers les témoins présents (cousines) ou passifs (imaginatif) auxquels la scène était relatée, alors que ce moment délicat ne devait appartenir qu'à Maman et Valérie, la digestion en devenant bien plus difficile, pour la pré-adolescente que j'étais.

    Ceci étant dit, je vais poursuivre mon témoignage et transcrire au mieux, cet aspect presque aussi douloureux que la fessée, en elle-même, pourtant incomparable à tout autre moment, tant physiquement que moralement.

    Valérie

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  52. Poursuivez donc Valérie, en espérant aussi les contributions promises par Dominique (et le Minot).
    Et je suis bien d'accord avec vous qu'une fessée, surtout quand elle est vue ou racontée à des tiers, est difficile à "digérer", verbe étonnant, mais qui s'emploie bien en la circonstance, puisque les fessées en question étaient en général très "copieuses".
    Merci d'avance.

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  53. Chère Christine,

    Je vois que le Minot s'est permis d'avertir Christinette, à mon insu, bon je réglerais cela plus tard avec lui et il ne perd rien pour attendre ! Humour, chère Christine, vous l'aurez bien compris !

    Sinon comme promis et tant pis pour Christinette, voici mon synopsis sur les soeurettes :

    Christine étant rentrée, les frangines ont vite saisis que ça allait tourner au vinaigre pour la grande sœur, espionnant discrètement le sermon de Maman, avec la précision qu'elle allait flanquer une bonne fessée à Christinette, confirmant que cette fois, c'était au tour de la grande sœur de devenir la cible des foudres maternelles, celles-ci appréciant se revirement de situation.
    Finaudes et espiègles, celles-ci se montrent alors très obéissantes, voir même obséquieuses pour ne pas contrarier davantage Maman et profiter auditivement, dans le secret de leur alcôve au grand concert que va orchestrer Maman à l'encontre de son aînée, car comme toujours avec la grande sœur, l'exécution maternelle est digne des plus grandes symphonies, sans commune mesure avec les sonates qu'elles ont récemment vécu.

    Et là, la curiosité les poussent à être serviables et activer les choses pour la grande sœur, qui elle ne partage pas cet avis, repoussant au maximum l'instant inéluctable, même si l'angoisse est décuplée du fait de l'attente (Maman savant la faire mijoter) sauf que tout à une fin et Maman, vérifiant ironiquement que sa fille est prête, accorde aux petites une détente sans bruit, le temps qu'elle s'occupe de Christine, ordre plus que respecté celles-ci préférant écouter et commenter à voix basse, le déroulement de scénario, dans la chambre voisine.
    Très attentives, celles-ci ne perdent pas une miette du dialogue entre Maman et Christine ne répondant que par de vaines promesses, inutiles face à Maman, mais traduisant sa peur vis à vis de la fessée promise et qui va tomber, cette fois-ci, après y avoir échappé depuis longtemps, à l'inverse d'elles.
    Les petiotes comprennent alors, que ça va chauffer grave pour Christine, les paroles de Maman transposant à leurs imaginaires la déculottée de la grande sœur, même si celle-ci se retient d'exprimer son désaccord, envahie par la honte vis à vis des soeurettes.
    Toujours à l'écoute, les frangines entendent le monologue maternel, synonyme de tannée exemplaire pour Christinette qui va en voir de toutes les couleurs et engagent alors un échange feutré sur le scène qui se tourne à coté.

    Mais ce sera pour plus tard !

    Amicalement, Dominique

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  54. Intéressant retour de Dominique, dont on dirait presque qu'il est caché dans la chambre d'Aline et Diane, décrivant les réactions de mes soeurs, très attentive à ce qui se trame dans la maison pour leur grande soeur. Et, comme cela fait bien plus longtemps que d'habitude, que Christine n'a pas subi les foudres maternelles, les soeurettes n'en sont que plus électrisées et aux aguets, multipliant les regards complices entre elles, les yeux brillants en imaginant la grande soeur sur les genoux maternels...

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  55. Chère Christine,

    En effet, Christine, Dominique s'est transformé en petite souris et aussi excité que les frangines, en imaginant Chrsitinette étalée sur les genoux de Maman, toute déculottée et aussi impatient quelles d'entendre le bruit des claques qui feront chanter la grande sœur, pas au début bien sur, car celle-ci essaiera autant que possible de retenir ses émotions, pour garder sa dignité d'aînée.
    Mais les petiotes, ainsi que moi-même, savons que la virtuosité maternelle et sa volonté de remettre à l'heure, les pendules Christiniennes, depuis trop longtemps arrêtées, viendra vite à bout de cette résistance et la demoiselle craquera sous la déferlante, ne pouvant plus rien retenir et s'abandonnant totalement à la détermination maternelle, malgré la porte ouverte diffusant la bande son aux petites sœurs.

    Christinette retrouvant alors tous les affres d'une nouvelle défaite, face à Maman, qui elle sait tenir ses promesses et va le démontrer avec maestria, à sa grande fille, qui aura de quoi pleurer toutes les larmes de son corps.

    Amicalement, Dominique

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  56. Bonjour Christine,

    En effet, Christine, les fessées maternelles étaient du genre ' très copieuses', en fait avec Maman il n'y avait pas de petite fessée (comme votre mère), mis à part les distributions de claques diverses, certain soir ou je traînais la patte, sur le fond du pyjama et souvent accompagné d'un « Valérie ! Tu obéis, tout de suite ! Ou bien je monte avec toi et là, il n'y aura ni pyjama, ni culotte pour protéger tes fesses, alors à toi de choisir ? », autant vous dire que je filais très vite.

    Ces petites claquées pardessus les vêtements étaient surtout vexantes, de par la posture (courbée sous son bras ou me tenant par le mien, claquait mes fesses à la volée) et il y avait un cas qui me faisait mourir de honte, c'était lorsque Maman faisait cela à l'extérieur, au milieu des gens, en ajoutant pas forcément à voix basse des « Tiens, tiens et tiens ! Voilà ça, c'est pour te calmer de suite ma fille ! Et à la maison, crois-moi que tu va entendre parler du pays, d'une tout autre manière ! ».

    Ceci me filait alors une terrible trouille et m'angoissait, sachant que Maman tenait toutes ses promesses, même si après je me montrait obéissante et transparente, je n'avais aucune illusion sur le fait qu'une fois rentrée, le tabouret allait être avancé pour accueillir Maman, mais surtout Valérie, sur les genoux de celle-ci et cette fois, sans protection, pour la bonne fessée déculottée qu'elle avait mérité.

    Et là, c'était du sérieux, je ne suis jamais ressorti de ses cuisses sans une lune écarlate, brûlante et douloureuse à souhait, la main de Maman libérant autant mes cordes vocales, que mes glandes lacrymales, me transformant au final en poupée de chiffons, toute tourneboulée et j'ajoute qu'il en était de même chez ma Tante, avec une honte décuplée (présence des cousines ou de mon oncle).

    Petit extra de Valérie, en réponse à votre commentaire du 25 et je vais maintenant reprendre le fil de mon récit.

    Valérie

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  57. Chère Christine,

    Chère conteuse, vous connaissez mon coté cartésien et mes capacités d'archiviste, c'est pourquoi en toute amitié, je souhaite vous livrer un constat qui n'engage que moi et sans valeur de jugement à votre égard.

    Voilà, depuis 2012 votre production de récit, en nombre a fortement chuté, pas en qualité ou l'amélioration de ceux-ci est notable, motivant les commentateurs, parmi lesquels je me compte.

    Néanmoins, le constat est le suivant : 2012 (37 productions), 2013 (15, moins de la moitié) et pour 2014 disons une production mensuelle, certes à chaque fois très fournie et très riche sur le background Spaakien (comme dirait mon compère Mardohl) et qui me donne l'impression que la Chère Christine essaie de nous faire ressentir, ses émotions d'attente et d'angoisse, avant l'instant fatidique de la déculottée maternelle, ce qui je l'avoue n'est pas déplaisant pour ma part ou j'ai le sentiment d'être le petit lutin furtif, de la maisonnée Spaak.

    Voilà, le petit aparté amical de Dominique, qui comme d'autres, attend impatiemment la suite 71 que viendra, j'en suis convaincu, mais que c'est difficile d'attendre ! (humour)

    Amicalement, Dominique

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  58. Oui, Dominique, la suite arrive... Mais, il est vrai que,de ce temps je préfère livrer des textes longs que de les fractionner, et je me penche plus sur la qualité que sur la quantité. Christinette, elle, était moins pressée de vivre la suite en question...
    Au fait, que devient ce que le Minot entend du dialogue de mes soeurettes ?

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  59. Chère Christine,

    C'est vrai que la qualité de vos textes et de vos illustrations est présente, ceci pour le plus grand plaisir de vos lecteurs/commentateurs, qui ont davantage de matière à développer, c'est très agréable Christine, alors ne changez pas l'équipe qui gagne (Maman, Christinette et parfois Aline ou Diane).

    Ceci rassurez vous, Minot va vous servir le dialogue des soeurettes qu'il a commencer de préparer, par contre je ne suis pas certain que celui-ci fasse sourire la Christinette, dans la position ou elle se trouve, mais bon ! Elle, ne peux s'en prendre qu'à elle-même, les petites sœurs et Maman, n'étant pas responsable de ce manque d'effort, surtout dans une matière ou normalement elle brille ! Mais ça, c'est tout Christinou !

    Sinon, je constate que Mamie Valérie est également productive et son dernier commentaire, me rappelle bien des souvenirs et des attitudes similaires de la part de Maman ou de Tata, qui avaient le don de rendre honteux, le petit Minot mortifié dans son égo.

    Allez, je m'attelle à cela et vous l'envoie dès que possible.

    Amicalement, Dominique

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  60. Bonjour Christine,
    Suite de mon récit :

    Irréprochable sur le plan des résultats et de la discipline scolaire durant ce dernier trimestre, étant étroitement surveiller par Maman, ce dont-elle était satisfaite, j'avais en contre partie une certaine tendance au relâchement sur les choses du quotidien et cela ne convenait pas à ma chère mère, qui au cours de la même période, multipliait les avertissements à mon égard, y associant même de temps à autre, quelques bonnes claques sur le fond des vêtements (plus vexant que dissuasif, je dois dire), tout en me menaçant d'explications plus sérieuses, si je persistait.

    N'étant pas trop idiote (la trouille aidant) et me souvenant très bien des derniers rendez-vous avec les genoux de Maman, je révisait alors mon attitude pendant quelques temps, mais le naturel revenant vite au galop, je replongeais dans mes travers et au fil du temps, le bouchon de la cocotte minute maternelle, sifflait de plus en plus fort, avec deux ou trois alertes plus significatives qui aurait du me faire réfléchir et avant que celle-ci ne saute, un samedi soir de juin (les grandes vacances approchant), me souvenant du jour, car avec mes cousines et deux copines nous avions passé un après-midi très agréable à la maison.

    La soirée fût un contraste total pour Valérie, terminant celle-ci en pleurs, les fesses écarlates et profondément mortifier par l'action maternelle, aussi inhabituelle, qu'inattendue, ayant si je puis dire d'autres repères plus classiques en la matière et dont les images me reviennent à l'esprit, en les transposant plus de 50 ans après.

    Avant cette mémorable soirée, très haute en couleurs pour mes fesses et mes joues (terrible honte), Maman allait me montrer sa volonté de redresser la barre, sur l'obéissance et le respect envers elle ou Mémé, les menaces ou interventions légères ne produisant plus le même effet.
    Elle franchit un cap supplémentaire dans la répression, me courbant parfois sous son bras, troussant robe ou jupe et baissant ma culotte ou bien le pyjama (contrairement à vous je n'avais de culotte, qu'en chemise de nuit) pour me flanquer alors une dizaine de claques vives et rapides sur mes fesses nues, tout en me demandant si je voulais qu'elle continue plus sérieusement.
    Ce qui, vous vous en douter n'avait pas mon assentiment, me confondant en excuses et promesses en tous genres, Maman n'oubliant pas d'ajouter un style de phrase que vous avez connu « Fais bien attention, Valérie ! Ne tire pas trop sur la corde, sinon il se pourrait que la prochaine fois, tu comprenne vraiment ta douleur, mais là il sera trop tard, alors essaie de réfléchir ma chérie ! »

    A suivre.............

    Valérie

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  61. Oui, je suis d'accord, se faire prendre dans une matière dans laquelle elle est généralement brillante, "c'est tout Christinou", comme dit Dominique.
    De quoi regretter doublement ce qui lui arrive, à un moment où elle n'a plus qu'à préparer ses fesses...

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  62. Je réponds aussi à Valérie, dont le message est arrivé entre temps. Je n'ai pas connu ces mini-fessées, sorte d'alertes avant un gros orage. J'imagine que cela devait en effet être marquant et ramener la fautive dans le droit chemin. Mais, dans la façon d'agir, ces petites claquées arrivaient plutôt à mes soeurettes, suffisant souvent à ramener le calme, mais suivies parfois aussi de séances plus importantes si la mini n'avait pas suffi.

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  63. Bonjour Christine,

    Je n'est pas de comparaison possible, étant fille unique, sauf mes cousines qui elles aussi étaient soumises à ce genres de 'mini-fessées', comme vous dites et ce dont je me rappelle, est que cela ne nous plaisaient guère, dans la mesure ou celles-ci pouvaient intervenir à tout moment et quelque soit le lieu, sinon je confirme que celles-ci étaient plutôt du genre piquantes et marquantes par la vexation, sans être insupportables, même si les claques cinglaient bien les fesses et nous ramenaient vite à la raison.
    D'autant que comme vous le dites, ces alertes étaient parfois les prémices à une séance bien plus indigeste et c'est ce qui arriva, en ce samedi de juin pour Valérie, dont Maman allait tanner le cuir de façon magistrale et inhabituelle, avec un bonus inattendu, que vous même avez expérimenté dans certains de vos récits.

    Suite :

    En ce jour, il était donc prévu que mes cousines, ainsi que deux copines passent l'après-midi chez moi, au cours du petit déjeuner Maman me dit gentiment « Valérie, lorsque tu auras fini, j'aimerais bien que tu remette un peu d'ordre et passes l'aspirateur dans ta chambre, pour cet après-midi, d'accord ? » répondant avec un léger soupir désinvolte « Oui, M'man » qui ne lui convint pas, ajoutant sur un ton plus ferme « Inutile de soupirer, Valérie ! Je ne te demande pas grand chose et tu sais que j'aime pas tes manières de petite demoiselle, alors tu me feras gentiment le plaisir d'obéir, sans rechigner, si tu veux éviter celle-ci ! » me montrant la paume de sa main, en l'agitant de façon très claire.
    Me ravisant j'émis un timide et peureux « Oui, oui, d'accord Maman ! Promis !» alors qu'au fond de moi, faire ce ménage me barbait profondément et étant parfois plutôt du genre têtue, j'allais récolter ce que j'avais semé et par deux fois.

    Regagnant ma chambre, je traînassais comme à mon habitude, rangeant vaguement quelques trucs sans grande conviction, mais le temps passant n'étant pas redescendue chercher l'aspirateur, c'est Maman qui débarqua me trouvant sur mon lit en train de lire, une bibliothèque rose, sans temps mort elle m'extirpa du lit et me tenant par le bras, me flanquât une dizaine de claques à la volée par dessus le fond du pyjama, rythmant celles-ci avec la parole « Mais c'est pas possible, Valérie ! Tu te
    moques de moi ! Je croyais pourtant avoir été claire ! Visiblement non ? Alors, tiens, tiens et tiens pour te rappeler, qu'il te faut obéir à Maman !» me faisant chigner et me tourner dans tous les sens pour tenter d'éviter ses claques bien appuyées, sans y réussir, celle-ci maîtrisant parfaitement ce genre de situation express.
    Les yeux perlant, Maman le regard noir, ajouta « Alors, ma fille, je te donne un quart d'heure pour ranger et passer l'aspirateur, sinon je recommence, en te baissant le pyjama ! C'est bien compris ? », très vexée, je me mis aussitôt à l'ouvrage tout en bougonnant intérieurement, après Maman, pour m'avoir malmenée telle une gamine de 8 ans, alors que j'en avais un peu plus de 12 et cet état d'esprit (aussi borné que stupide) allait me poursuivre tout au long de la journée, me réservant au final et sans l'imaginer à ce moment là, une soirée on ne peut plus chaleureuse et dense en intensité,
    pour mes petites fesses qui allaient en voir de toutes les couleurs.
    Vingts minutes plus tard, Maman revînt, constatant que j'avais exécuté ses ordres, elle me félicita tout en précisant qu'il m'avait fallût son aide personnelle pour y arriver, me contrariant, comme si j'avais besoin de bonnes claques sur les fesses pour agir, ce qui sur le fond n'était pas tout à fait faux, mais que je me refusais d'admettre à cet âge, estimant Maman (ou Tata) trop sévère avec nos petites personnes. A suivre........., sinon c'est trop long.

    Valérie

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  64. Une première fessée non déculottée, mais qui aurait dû inciter Valérie à se tenir à carreau et à faire ce que sa mère souhaitait... Surtout si cousines et copines étaient attendues, mieux valait ne pas risquer d'autres explications dans la même journée...

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  65. Bonjour Christine,

    Vous avez raison sur le principe que Valérie aurait dû rester sur la réserve et satisfaire sa chère Maman en tout point, sauf qu'à un peu plus de 12 ans, on a pas forcément cette aptitude à la réflexion de bon sens qu'imposent les circonstances et l'idiote petite Valy (en fait Domi), mon surnom, entêtée comme une mule, allait en faire les frais et je vous prépare donc la suite de cette journée plus que chaude pour ses pauvres petites fesses, qui allaient déguster, une composition très copieuse comprenant, entrée, plat et dessert, concoctée par une experte en matière de fessée.

    Valérie

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  66. Chère Christine,

    Ah, vous m'enquiquiner, Christine ! En livrant l'épisode 71 un dimanche, alors que je m'apprêtait à vous livrer le dialogue des soeurettes, mais comme on dit: chose promise, chose due.

    Alors voici l'échange entre Aline et Diane.
    Celles-ci ayant bien saisi que le temps était à l'orage pour Christine, qui après leurs déboires respectifs va prendre le relais et qu'avec elle, Maman sera encore plus sévère ! Logique, pour Aline ! Puisqu'elle est plus grande et redoublante ! Exposant alors son sentiment à la benjamine.

    « Tu vois, Didi, moi j'ai du mal à l'école et si j'fais pas assez d'efforts, Maman n'hésite pas à me déculotter, pour me donner la fessée, comme toi pour tes caprices ! Et puis t'a entendu c'que Maman a dit « Maman va te flanquer une bonne fessée et si tu y a échappé de justesse, avant-hier, ce ne sera pas le cas ce soir et crois-moi que ça va barder ! » alors j'suis sur, que Christine va s'en prendre une sacrement sévère et que ça chauffer grave ! »
    « Oh oui, Liline, c'est sur ! Grande sœur va avoir mal aux fesses, mais y a longtemps qu'elle en a pas reçu, alors chacun son tour et tant pis pour elle, fallait mieux travailler, na, hi,hi ! »
    « Mouais p't'être, Didi, mais elle va vraiment déguster! Tu sais que Maman rigole pas quand Cri-Cri est sur ses genoux et j'voudrais pas être à sa place ! »
    « Moi non plus, ouh, ouh ! Mais elle est plus grande et en a l'habitude, à force d'en recevoir, elle n'avait qu'à pas la chercher, après tout ! »
    « Chut, Didi ! T'entends Maman lui dit de venir ? Oh, là, là, j'tavais dit, elle plaisante pas, sur que ça va barder pour Cri-Cri ! »
    « Ouais, Liline, écoute ! Ca y est, Maman baisse la culotte, ça va claquer fort pour sûr, hi,hi ! »
    « Oui, c'est sur et pis, t'entends Maman dit qu'elle a du retard à rattraper, ça veut dire que la fessée de grande sœur va être longue et sévère, tu peux m'croire ! »
    « Ouais et on est bien mieux ici, qu'à sa place, hi,hi ! »

    Voilà pour le dialogue, sur l'épisode 70, qu'il sera peut-être intéressant de poursuivre sur le 71 ou il y a matière à développement pour les deux gamines, qu'en pensez-vous chère conteuse ?

    N.B : Pour Mardohl, qui cherchais la référence d'une fin d'épisode similaire, il s'agit du 60 de cette chronique.

    Amicalement, Dominique

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  67. Hi, hi... Oui, Dominique, je suis encore parfois une enquiquineuse, ayant gardé un côté espiègle, je l'avoue. C'est plaisant, et moins dangereux maintenant que je ne suis plus sous la coupe maternelle, hi, hi...
    Assez réaliste le dialogue de Dominique. Petit point de détail seulement, nous étions très peu dans les diminutifs. Cri-cri, Didi, Liline, n'étaient guère pratiqués, je le signale juste.
    Cela dit, c'est vrai que j'imagine que mes soeurettes ont dû, comme Dominique, retenir certains bouts de phrases maternelles, comme le "retard à rattraper", le "ça va barder", le "bonne fessée", des mots qui faisaient travailler leur imagination, comme le "viens ici", qui fait monter l'intensité dramatique, puis mes protestations, suivies d'un "enlève ta main" qui décrit bien la situation, et entraine Maman à confirmer qu'elle allait baisser ma culotte et me donner la fessée bien méritée...

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  68. Chère Christine,

    Chère conteuse, mon emploi de diminutifs ou de surnoms, correspond à mon propre vécu et je trouve cela est assez réaliste dans la bouche de deux gamines (plus espiègles, que méchantes envers la grande sœur) et puis ça donne, comme une marque d'affection entre elles, au même titre que Maman pouvait vous dire « Mais si, ma chérie, c'est une bonne déculottée que tu va recevoir, parce que tu la mérites et même si cela m'ennuie pour toi ! ».

    Voilà mon explication, sur l'utilisation de ceux-ci, je constate aussi que Mamie Valérie, avait également un surnom, tout comme pour moi ou le Minot était plus souvent utilisé que Dominique, plus solennel et souvent porteur d'inconvénients pour mon bas du dos (pour reprendre votre expression).

    Sinon, je n'est aucun doute sur l'espièglerie qui anime encore, ma chère conteuse et son coté facétieux, n'étant plus sous le joug maternel et ce qui par moment, est regrettable, car je pense que parfois elle en mériterait une bonne (humour).

    Bon, je vais m'attacher à ce nouvel épisode, dont une première lecture me confirme que Christinette s'en prend une plus que magistrale et s'offre même une cerise sur le gâteau, qu'elle avait déjà goûter auparavant (épisode 65 ou 40 de la chronique et il y en a d'autres), je pense donc avoir matière à commenter cet opus 71, aussi consistant que la tannée de Christinou.

    Amicalement, Dominique

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  69. Merci à Dominique pour la référence. Je le suis également dans le commentaire portant sur l’évolution formelle de ce blog (point que j’avais déjà eu l’occasion de souligner) : alors qu’ils débutaient par des impressions fugaces et éparses, les souvenirs progressivement se structurent en récits de plus en plus longs, et aboutissent à cette « somme » que représente cette chronique.
    Et je prends la défense de mon collègue de plume pour la question des diminutifs : peut-être qu’ils n’étaient pas fréquemment utilisés entre vous, mais je me souviens que vous avez fait prononcer à Aline, en une occasion, le diminutif « Didi » en désignant Diane.

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  70. Chère Christine,

    Si vous le permettez, chère conteuse, je vais répondre à mon compère de plume, sachant que cela ne vous dérangera pas, appréciant les échanges entre commentateurs de qualité.

    Mardohl,
    De rien, pour la référence et je partage votre avis sur l'évolution du blog de Christine, qui s'enrichit au fil du temps, peut-être grâce à nos remarques et commentaires réciproques, dont nous tirons tous le bénéfice.
    Sinon je vous remercie pour ma défense sur les diminutifs ou surnoms, qui étaient en usage, au sein de ma famille et je confirme en effet que lors d'un récit, Aline avait appelé la benjamine « Didi » et j'ajouterais même qu'attribuant en toute sympathie à la conteuse, le surnom de Christinette, celle-ci m'en avait cité un autre employé par sa grand-mère « Christinou », que je me permets d'utiliser dans mes commentaires.
    Bien à vous, Mardohl et toujours aussi ravi de lire, vos commentaires complétant avec qualité, les excellents récits de Christine.

    Christine, merci par avance, d'avoir pu utiliser votre espace et je m'en vais maintenant reprendre ma réflexion sur l'épisode 71, même si cela doit chagriner Christinette.

    Amicalement, Dominique

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  71. Bon, si Mardohl et Dominique s'y mettent, je ne peux que concéder qu'ils n'ont pas tort. Disons simplement que ce qui me faisait tiquer dans le dialogue des soeurettes était surtout qu'elles m'appellent Cricri, Je crois qu'en particulier dans ces moments là... c'est de leur grande soeur Christine qu'elles parlaient.
    En espérant que mes deux experts vont maintenant commenter l'épisode suivant. Merci d'avance.

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