mardi 8 octobre 2013

Chronique d'un redoublement : 65. Une fessée magistrale et... à rebondissements !

SUITE 64 

J'avalai mes deux dernières cuillères de crème dessert mécaniquement, puis pliai ma serviette, et quittai la table, sans un mot. J'avais l'estomac noué, je me sentais mal, l'effet de l'angoisse sans doute. Je ne détournai même pas la tête en traversant le couloir du haut en direction de ma chambre, pour éviter le regard de mes soeurs qui guettaient mon passage...




 
Je sortis de table avec comme un début de mal de ventre,
ayant eu du mal à avaler mon dessert,
déjà obnubilée par la perspective de recevoir la fessée...  


Je refermai la porte derrière moi soigneusement, et me suis assise sur mon lit, la tête bouillonnante de pensées sombres... La certitude que j'allais recevoir la fessée m'angoissait, m'apeurait. Mais j'étais aussi et surtout en rage contre moi de m'être faite prendre alors que j'avais presque partie gagnée...

Non seulement, la veille au soir, j'avais surmonté l'interrogatoire maternel et pu lui faire croire que tout allait bien, en cachant ma mauvaise note, mais en plus, en ce vendredi soir, après que Maman ait découvert la copie cachée dans mon cartable, j'avais réussi à lui démontrer que cette note était à mettre au bilan du trimestre précédent, pour lequel j'avais été suffisamment punie, et à lui faire admettre que je travaillais mieux depuis la rentrée.

J'avoue volontiers que lorsque j'avais entendu Maman m'appeler d'urgence dans la chambre et découvert qu'elle tenait dans la main la copie que je cachais depuis la veille, j'étais persuadée que cela allait se terminer par une déculottée magistrale. Je n'en croyais pas mes oreilles quand j'ai entendu Maman s'apaiser et admettre que l'on pouvait passer l'éponge, même si elle ajoutait qu'une "bonne fessée (m')aurait fait du bien" !

Alors, lorsque l'on réussit à tromper pour ainsi dire la vigilance maternelle deux jours de suite, c'est quand même rageant de "chuter" sur une banale histoire d'emploi du temps, due à une improvisation légère de la part de quelqu'un qui avait l'habitude de mieux peaufiner ses histoires, pour ne pas dire de mieux ficeler ses mensonges...

Patatras ! Une seule question maternelle anodine m'avait fait redescendre de mon petit nuage d'impunité à l'attente de ma prochaine plongée en travers des genoux de Maman...
Franchement, je m'en voulais d'avoir ainsi gâcher ma chance... En y repensant, j'avais presque envie de me mettre des baffes, comme on dit, et l'image était d'autant plus parlante que j'allais en effet en prendre, non pas des miennes mais de celles plus expertes de Maman, et non pas sur mes joues, mais bien sur mes fesses...



Assise sur mon lit, je restais inerte, ne pouvant rien faire,
les pensées qui galopaient, me sentant fautive,
et surtout idiote d'avoir si mal menti.
Je me serais mise des baffes,
mais c'est pire encore qui m'attendait... 

Ce qui m'angoissait aussi, c'était de deviner que Maman, elle aussi, avait compris que sa fille avait failli la rouler dans la farine, et cela depuis la veille. Circonstance aggravante que Maman avait sûrement en tête : sa fille ainée l'avait fait sciemment, malgré les mises en garde répétées et un discours clair ayant insisté sur le fait qu'aucun mensonge ne serait toléré... Et, en plus, les mensonges avaient été réitérés devant les petites soeurs, ce qui imposait encore plus le fait que la sanction soit exemplaire...

 La soirée étant moins minutée que lorsqu'il y a classe le lendemain, je savais que Maman n'allait pas "expédier" ses corvées du soir en mettant au lit le plus tôt possible ses trois diablesses. Il n'empêche que je guettais depuis ma chambre les allées et venues dans la maisonnée. 

Maman monta une première fois, un quart d'heure plus tard, son pas faisant grimper mon rythme cardiaque... Mais, elle redescendit deux minutes après, sans avoir rien dit...

Il se passa encore bien vingt minutes avant que son pas résonne dans l'escalier. Je n'avais quasiment pas bougé de mon lit, incapable de faire quoi que ce soit, incapable surtout de penser à autre chose que ce qui m'attendait...

Quand Maman ouvrit la porte de ma chambre, je me recroquevillai, et je m'entendis gémir : "Oh, non Maman, je t'en prie, je, euh, je veux pas..." Mais, apparemment, Maman n'était pas encore en disposition fesseuse... Non, elle rouvrait simplement la porte, constatant par la même occasion que je n'avais rien fait depuis la fin du dîner... 
Elle répliqua d'abord à ma supplique : "Tais-toi donc, Christine. Ce n'est pas toi qui décide. Que tu veuilles ou que tu ne veuilles pas, Maman va te donner la bonne fessée que tu mérites..."
Puis, alors que je retenais un sanglot, elle poursuivit, cette fois en haussant le ton : "Et puis qu'est-ce que tu fais affalée sur le lit ? Tu pourrais au moins lire ou réviser tes leçons... Allez, bouge-toi un peu, et mets-toi donc en pyjama avant que je ne revienne m'occuper de ton cas..."

L'intervention maternelle avait été entendue par Aline et Diane, qui avaient arrêté de jouer pour tendre l'oreille dès qu'elles avaient perçu le début de notre conversation...

Maman ressortit en direction de la chambre des petites, en laissant ma porte grande ouverte. Elle passa un moment avec elles, Diane se vantant qu'elles au moins étaient déjà en pyjama, mais Maman ne releva pas...





Je me décidai me me mettre en pyjama, comme Maman le demandait.
En descendant ma culotte,  je ne pus m'empêcher de poser un instant 
mes mains sur mes fesses, presque fraiches, et encore toutes blanches... 
mais plus pour longtemps... J'en frissonnai d'angoisse...


Dans ma chambre, je me décidai donc à me mettre en pyjama, avec "l'enthousiasme" de la condamnée, qui sait qu'elle est en train de se mettre, pour ainsi dire, en tenue de fessée...
En descendant ma culotte portée toute la journée, je ne pus m'empêcher de poser un instant mes mains sur mes fesses, encore toutes blanches et presque fraiches. La glace de mon armoire refléta cette image qui me fit me souvenir d'une scène identique, trois semaines plus tôt exactement. Mais, là, ma porte étant grande ouverte, je ne m'attardai pas à regarder une lune pâle qui ne demandait qu'à y rester...

Une culotte propre et le pyjama par dessus, j'enfilai ma tenue de nuit à grande vitesse, comme pour protéger ma pudeur qui allait de toute manière être mise bientôt à rude épreuve. J'allai ensuite me brosser les dents et me débarbouiller le bout du nez. En sortant de la salle de bain, je retraversai le couloir, passant devant la chambre des petites, observée par trois paires d'yeux... Maman lança : "Ca y est, tu es enfin prête ? Ne t'inquiète pas, j'arrive bientôt, Christine, j'arrive..."

 Ce "Ne t'inquiète pas, j'arrive bientôt" était dit d'un ton calme, comme si Maman voulait me rassurer, alors que, bien sûr, ce "j'arrive bientôt" m'inquiétait au plus haut point et me faisait frissonner du bas du dos...

A ce que j'entendis de la conversation avec mes soeurs, Maman prenait son temps, consciente certainement que faire mijoter son ainée n'était pas inutile... Elle demanda quand même à mes soeurs de se mettre au lit, les autorisant à lire un peu "en silence" avant qu'elle ne revienne éteindre la lumière pour la nuit. 

Mon heure était venue... J'étais tétanisée, recroquevillée en boule, regardant Maman arriver en disant : "Bon, allez, à nous deux, Christine !"




 Maman avait lancé : "Ne t'inquiète pas, j'arrive bientôt", 
en voyant que j'étais enfin en tenue de nuit.
Recroquevillée en boule sur mon lit,
j'étais inquiète au contraire, sachant surtout 
que c'était "ma fessée" qui arriverait bientôt...

Elle vint directement s'asseoir sur le lit, alors que je balbutiais : "Attends, attends Maman, euh, tu sais, euh... Je, euh..."

Maman mit l'index devant sa bouche pour faire le signe "Chut !", embrayant : "Tais-toi donc, Christine... Il n'y a pas de Attends, attends, qui tienne. Je ne suis pas là pour discuter, ma fille. Il n'y a rien à discuter... Viens ici, tout de suite, pour que je te donne la bonne fessée que tu as méritée... Je t'ai prévenue, Christine. Je ne me laisserai pas endormir comme au premier trimestre... Cette fois, on ne rigole plus. C'est la fessée, et ce sera la fessée chaque fois qu'il le faudra... Et, n'aggrave pas ton cas en me faisant attendre..."

Un nouveau "Viens ici !!!" d'une voix plus forte encore vint à bout de ma résistance. D'un pas tremblant, je vins à la droite des genoux maternels, où elle me bascula sans attendre, me complimentant presque : "C'est bien, Christine, je vois que tu obéis enfin... Maintenant, on va pouvoir régler nos comptes..."

C'est vrai que j'étais venue docilement, sans supplier encore, mais avec une porte de chambre laissée grande ouverte par Maman, j'avais presque honte d'implorer une de mes suppliques habituelles comme "Non, pas la fessée, Maman".

Me rendant compte de mon inertie, je me cabrai soudainement et empoignai par derrière ma ceinture de pantalon de pyjama pour empêcher Maman de dévoiler sa cible... Comme un baroud d'honneur pour protéger ma pudeur.



 
Par une sorte de réflexe de protection, je m'étais cabrée
et je serrais l'étoffe qui protégeait encore ma lune...
Au lieu d'employer la force, Maman attendit que je relâche ma main,
en me promettant que je paierais ce geste de révolte...


Maman asséna une ou deux tapes fortes sur ma main sans que je lâche, mais, au lieu d'employer la force, elle s'arrêta, prit une longue respiration, et dit : "Enlève ta main, Christine... J'attends..."

Dix secondes s'écoulèrent sans qu'elle ne dise le moindre mot, pendant que je serrais encore ma main... Je me sentais toute bête, surtout qu'elle ajouta : "Lâche donc ta culotte, Christine, à moins que tu ne veuilles rester sur mes genoux toute la soirée... Je ne suis pas pressée, Christine, mais sache que plus tu retardes l'échéance, et plus la fessée sera longue..."

Je gémis un long "Nooooon", mais comprenant que je ne gagnerais rien à défier l'autorité maternelle davantage, je lâchai ma main, volontairement, comme si je donnais mon accord à ce que Maman dévoile mes fesses blanches...


Comprenant que je ne faisais qu'aggraver mon cas, je lâchai prise,
desserrant lentement ma main, obéissant à l'ordre maternel,
comme si je lui répondais : "Oui, Maman, je te laisse baisser
ma culotte pour recevoir la fessée que j'ai bien méritée..."


Maman était satisfaite : "Ah, ma grande fille deviendrait enfin raisonnable... On va pouvoir passer aux choses sérieuses... Tu sais bien, Christine, qu'une bonne fessée de Maman, ça se donne sur les fesses, pas sur le fond de la culotte... Surtout pour une grande fille comme toi..."

Il est vrai qu'en d'autres circonstances, j'aurais peut-être résisté davantage, mais la façon dont Maman s'était arrêtée d'un coup, me laissant m'accrocher à mon fond de culotte, tentant de retarder l'échéance, alors que j'étais déjà en position, étalée sur ses cuisses, présentant mon bas du dos, rendait ma défense ridicule...  Evidemment qu'elle ne m'aurait pas laissé toute la soirée ainsi, et qu'elle aurait réussi à me faire lâcher prise, mais sa manoeuvre encore inédite a fonctionné en me faisant prendre conscience que ma défense était vaine. Et, le fait est qu'elle ne pouvait qu'être satisfaite, voyant sa fille lâcher l'élastique, et retirer sa main, dans un geste d'abdication qui semblait dire : "Oui, Maman, j'ai compris, je ne résiste plus, je te laisse faire comme bon te semble pour moi. Tu peux me donner ma fessée..."

Maman a remonté ma main dans mon dos, bloquant mon bras en arrière, afin que je ne puisse plus tenter une nouvelle manoeuvre.. Puis, posément, presque tranquillement, elle a remonté mon haut de pyjama dans le creux de mes reins, et fait glisser le pantalon jusqu'en dessous des genoux...  Ne restait que la culotte de coton blanc, bien couvrante, qu'elle s'appliqua à faire descendre devant comme derrière jusqu'à mi-cuisses... pendant que je gémissais des : "Maman, non, s'il-te-plaît.. " , les murmurant comme si je voulais que l'on entende ma voix de la pièce d'à côté...

Je ne pouvais pas voir la scène autrement qu'en tournant la tête et en apercevant juste un bout de ma lune encore blanche, mais j'imaginais aisément que Maman, qui venait de dégager pleinement mes rondeurs jumelles, avait une vue plongeante, juste sous ses yeux et surtout à portée de sa main de la surface à corriger, de mes fesses déculottées qui frissonnaient de peur dans l'attente du déluge...



 Allongée en travers des genoux maternels, je ne pouvais voir la scène entièrement,
mais j'avais ressenti comment Maman avait veillé
à bien dégager la cible, à bien m'équilibrer,
combien elle avait désormais sous sa main ma lune bien en vue, totalement offerte
à une fessée qui s'annonçait exemplaire...

"Eh bien, voilà... Ce n'est pas trop tôt... On va pouvoir passer aux choses sérieuses, et régler nos comptes, Christine. Prépare tes fesses, ma grande, ça va barder..." commenta une mère sûre de son fait, sûre de bien faire...

Tout était prêt, Maman veillant à bien me rééquilibrer en travers de ses cuisses, respirant profondément comme si elle se concentrait, comme si elle prenait conscience pleinement de son devoir à accomplir, de sa volonté que la fessée soit exemplaire et que sa grande fille s'en souvienne... Même moi, je ne geignais plus, fermant les yeux en attendant la première claque... On aurait entendu une mouche voler, d'autant qu'à l'évidence, dans la chambre d'à côté, Aline et Diane devaient retenir leurs souffles et ouvrir grand leurs oreilles...

La première claque m'arracha un cri, puis je me mordis les lèvres pour retenir mes plaintes, pendant qu'une dizaine d'autres claques tombaient à leur tour, bien détachées les unes des autres, bien ciblées et réparties sur mes deux fesses qu'elles faisaient trembler en renvoyant ce bruit mat des claques fortes qui semblait résonner dans toute la maison... Je sentais aussi mon épiderme se colorer sous chaque impact et la chaleur affluer vers mon bas du dos...

"Ah, Christine, Christine, je vais t'apprendre non seulement à me ramener des mauvaises notes, mais à me les cacher, et à mentir effrontément. Tiens, tiens, tiens et tiens...", la main droite accompagnait le discours maternel, le martelant sur mes fesses, alors que je m'étais mise à pleurer à chaudes larmes...


Si j'avais essayé de retenir mes plaintes durant les premières claques,
l'efficacité de la dextre maternelle s'était vite fait ressentir,
et je me mis à pleurer à chaudes larmes,
entre deux supplications vaines 
et mes éternelles promesses de ne plus recommencer...
 
"Je t'ai pourtant suffisamment prévenue, Christine... Tiens, tiens... Tu le savais que je n'admettrais ni mauvaise note, ni colle, ni mensonges... Tiens, tiens, tiens... Ne te plains donc pas, ma fille, ne te plains pas... Tiens, tiens, c'est tout ce que tu mérites, Christine... Tiens, tiens et tiens !" poursuivait-elle avec une détermination qui n'avait d'égale que son efficacité, m'arrachant des petits cris étouffés à mesure que la cuisson augmentait...  

"Maman, arrête, aïe, s'il te plait, j'ai compris, pardon, ouille, pardon...", me mis-je à supplier d'une voix hoquetante, entrecoupée de petits cris provoqués par les claques généreuses de la dextre maternelle.

Et elle embraya, remontée à nouveau par mes protestations : "J'espère bien que tu comprendras un jour, Christine, mais avec toi il faut répéter souvent les mêmes choses... Tiens, tiens, et tiens ! Tu avais pourtant promis la dernière fois, quand tu as ramené ton carnet du premier trimestre, et quand, après Aline, tu avais reçu une bonne fessée bien méritée... Tiens, tiens, tu t'en rappelles, j'en suis sûre, Christine, mais cela ne t'a pas empêché de recommencer, en me cachant ta copie depuis hier, en me racontant des mensonges à dormir debout... Alors, ma chérie, tes promesses, j'attends de voir..."

Ma lune était devenue incandescente, et chaque claque de plus en plus douloureuse. Mais, Maman poursuivait avec une application particulière. Etait-ce parce que c'était la première fessée de l'année, parce que Maman voulait comme "imprimer" la leçon sur mon bas du dos, je ne sais, mais la tannée était magistrale, n'épargnant pas un centimètre carré de ma mappemonde, prenant le temps de respirer avant de repartir de plus belle, en répétant le message à chaque longue salve. 


Maman poursuivait avec une application particulière,
claquant et re-claquant ma lune,
comme si elle voulait que cette première fessée de l'année
soit une tannée magistrale et mémorable...


Cela sentait la fin. J'étais moi-même épuisée, prenant les claques sans plus gigoter, gémissant simplement, ou criant quand l'une d'entre elles piquait davantage que la précédente. "Ah, voilà des fesses bien rouges, ma fille... J'aurais honte à ta place de me les montrer ainsi, toutes déculottées, après une bonne fessée bien méritée, puisqu'il n'y a que cela que tu comprends... Et ne t'avise pas de recommencer, tiens, tiens, tiens... Tu la sens cette main sur tes fesses, Christine ? Au prochain mensonge, ce sera pareil, Christine. Jusqu'à ce que tu comprennes, ma grande, que tu comprennes enfin..."  

Je repris ma supplique : "Aïe, arrête Maman, ouille, j'ai compris, pardon, pardon..." pendant que Maman parachevait son oeuvre correctrice en déversant une ultime série de claques, cette fois rapides et crépitantes, me faisant haleter et pousser à nouveau de petits cris aigus.

C'était un bouquet final en quelque sorte, et Maman arrêta enfin son bras, et desserra son étreinte sur mon bas du dos. Je restai pourtant en place encore deux ou trois secondes, comme si je n'y croyais pas, comme si j'offrais encore mes rondeurs jumelles à la claquée maternelle...
Sortant de ma torpeur, je me laissai glisser des genoux maternels, soulagée d'en avoir fini...

Je me retrouvai agenouillée, le torse encore penché sur les cuisses maternelles, ayant envie de pleurer ma peine, puis je me redressai et me levai, un peu titubante... Par réflexe, je frottai un instant ma lune écarlate avec ma main redevenue libre, avant de penser à me reculotter.




 Je me penchais pour remonter ma culotte sur ma lune écarlate,
quand Maman qui était restée assise, lança : "Pas si vite, Christine, pas si vite..."
avant de me rattraper par le bras et de me basculer à nouveau
en travers de ses cuisses...


Maman était restée assise sur mon lit, et j'étais encore à sa droite, en train de me pencher pour remonter ma culotte...  quand, à ma grande surprise, elle lança : "Pas si vite, Christine, pas si vite..." Et, alliant le geste à la parole, Maman me rattrapa par le bras, m'attirant vers elle et me re-basculant en position en travers de ses cuisses... 
Je n'avais pas eu le temps de me rhabiller, et j'étais donc à nouveau étalée et déculottée sur ses genoux. Apeurée, je criai fort, sans plus me soucier des oreilles de mes soeurs : "Mais, Maman, non, oh non, qu'est-ce que tu fais ? C'est fini la fessée, c'est fini ! " Et, en même temps, je me mis à gigoter pour essayer de m'échapper... Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, pourquoi je me retrouvais en si fâcheuse position... 



J'aurais voulu réellement m'échapper, mais c'était sans compter sur la maitrise maternelle, qui me bloqua instantanément, tout en assénant sur ma lune une claque gigantesque, à m'en couper le souffle... Sur des fesses écarlates, le claquement fit très mal et je poussai un cri strident, en battant des pieds, avant de m'arrêter, consciente que j'étais coincée et ne pourrais m'extirper de l'étreinte maternelle.

Je compris que mieux valait ne pas me débattre et me relâchai. Maman attendit que je ne bouge plus et s'expliqua enfin : "Oui, c'est fini, Christine... Ou presque... Oui, tu viens de recevoir la bonne fessée que tu méritais pour ta note, tes cachotteries et tes mensonges... Mais, je n'ai pas apprécié du tout que tu essaies d'y échapper, Christine, en cherchant à m'empêcher de baisser ta culotte... Je t'ai prévenue que plus tu me faisais attendre, plus la fessée serait longue... Alors, je pense que cela mérite bien quelques claques supplémentaires, juste pour que tu ne t'avises pas de recommencer la prochaine fois, Christine..."



Déversées sur mes fesses déjà écarlates et tannées de belle manière, 
ce supplément inattendu de claques m'arracha des cris,
m'apprenant qu'il vaudrait mieux, à l'avenir, ne plus fâcher Maman
 au moment où elle s'apprête à baisser la culotte de sa grande fille...


Je suppliai : "Non, non, Maman, non, assez, j'ai eu assez la fessée, je ne recommencerai plus, arrête, je t'en prie, je veux plus la fessée, plus la fessée", mais je n'étais pas en situation d'imposer quoi que ce soit. Maman me tenait parfaitement et leva à nouveau son bras droit, entamant une nouvelle salve de claques moins fortes que le bouquet final précédent, mais destinées à ce que je retienne la leçon : "Tiens, tiens, quelques bonnes claques de plus sur ces fesses déjà bien rouges en effet... Tiens, Christine, tiens... Juste pour te rappeler que c'est Maman qui commande Christine. Tiens, tiens, et que l'on n'empêche pas sa Maman de baisser sa culotte quand la grande fille l'a mérité... Tiens, tiens, tiens... Mieux vaudrait que tu t'en souviennes aussi, la prochaine fois... Tiens, tiens et tiens ! Ah, ça c'est une fessée, ma grande ! Tu vois que Maman tient ses promesses !"

Il n'y avait eu qu'une douzaine de claques supplémentaires, quinze au maximum, mais je me sentais mortifiée, vexée de son ultime sermon encore plus infantilisant que ceux énoncés durant la fessée proprement dite. J'avais presque l'impression d'avoir reçu deux fessées consécutives, surtout que la dernière partie était inattendue et m'avait vue crier et supplier fort, alors que Maman haussait le ton elle-même et que, alors que je n'y avais plus trop pensé, la présence de mes soeurettes dans la pièce d'à côté, les portes grand ouvertes, me revenait, et augmentait mon sentiment de honte...




Je suis restée un bon moment prostrée, agenouillée, la lune écarlate,
l'épiderme brûlant et sensible, après cette fessée mémorable et à rebondissements.
Dans la chambre d'à côté, où Maman était partie border mes soeurs,
les commentaires devaient aller bon train...



Maman m'avait enfin relâchée, et je m'étais mise en boule, agenouillée à terre, pleurant des flots de larmes. Maman se releva et me laissa seule, sortant de ma chambre en disant : "Allez, remonte donc ta culotte, et mets toi au lit pendant que je vais dire bonne nuit à tes soeurs". Je savais que mes oreilles allaient encore siffler...


A SUIVRE

jeudi 12 septembre 2013

Chronique d'un redoublement : 64. Quand Maman découvre mon mensonge...

SUITE 63 


Il est des moments, où l'on doit réfléchir à cent à l'heure. Pas même le temps de me repasser la question maternelle. Elle était claire : "Dis donc, Christine, je repense à ce que tu m'as raconté tout à l'heure... Depuis quand as-tu cours de maths le vendredi ? Je croyais que l'après-midi, tu avais deux heures de gym et une heure d'histoire-géo, non ?"

Une question claire, mais qui ressemblait à un coup imparable, comme une mise en échec sur l'échiquier, alors que l'on croyait mener la partie, avoir une défense imparable. Mais, il y avait une faille, et cette faille, c'est le fait qu'on ne raconte pas n'importe quoi à une Maman attentive, le fait qu'à l'évidence, elle savait mon emploi du temps, d'autant que le vendredi midi, elle me rappelle que je dois prendre mes affaires de sport, et pas les cahiers de maths bien sûr...


 "Je t'ai posé une question, Christine !", relança Maman,
d'une voix qui était passée de l'interrogative à la courroucée.
Je comprenais que j'étais coincée et ne savais plus quoi dire...

Ma première réflexion est de m'en vouloir, une fois encore, non pas d'avoir menti, mais de ne pas avoir imaginé que ma ficelle était trop grosse, qu'elle ne passerait pas inaperçue...

"Je t'ai posé une question, Christine !", relança Maman, d'une voix qui était passée de l'interrogative à la courroucée. Ce ton incisif me bloqua encore plus. Je n'allais quand même pas dire : "Oui, Maman, je t'ai menti, j'avais la note depuis hier, et je n'avais pas envie que tu me grondes, alors j'ai caché la copie, et je ne te l'aurais jamais donnée si tu ne l'avais pas trouvée, puisqu'il n'y avait pas besoin de la faire signer. Oui, je sais, ce n'est pas bien, et tu vas me dire que ça mérite une fessée." Même si c'était le fond de ma pensée, et si je commençais à imaginer cette issue, je n'aurais jamais eu cette franchise...

Pendant que cela bouillonnait dans ma tête, et que je sentais trois paires d'yeux me dévisager, tenter de lire mes réactions, j'ai d'abord bredouillé des mots désordonnés, essayant de retomber sur mes pattes, pour ainsi dire : "Euh, bah oui, euh, on avait gym et histoire, euh... Mais, euh, on a eu, euh, la copie quand même".
  
Cela ne tenait pas debout, et Maman m'arrêta : "Christine, stop, Christine, ne raconte pas n'importe quoi... Tu veux que j'appelle ta prof de maths pour lui demander quand elle a rendu les copies ?"

J'étais au pied du mur. Je tentai encore un : "Mais, non, ce n'est pas la peine, mais euh, Maman, puisque, euh, je te dis, euh..." que Maman coupa à nouveau : "N'aggrave pas ton cas, Christine. Ce n'est pas la peine de rajouter des mensonges à d'autres mensonges. Et, en plus, de mentir devant tes soeurs... J'avais bien senti hier soir que tu te comportais bizarrement, que tu n'étais pas tranquille... J'aurais dû fouiller ton cartable tout de suite..."


Tête basse, je sentais mes yeux s'embuer...
Mon mensonge ne pouvait plus tenir.
Il valait mieux avouer avant qu'elle n'appelle ma prof...

Je baissai la tête, sentant mes yeux s'embuer, cherchant à ne pas montrer mon désarroi. Il y eut un silence pesant de quelques secondes, avant que Maman n'embraye à nouveau : "Christine, regarde moi dans les yeux et répond moi. Elle a rendu les copies jeudi ou vendredi ? Allez, répond tout de suite, ou j'appelle ta prof. Dépêche-toi, Christine".

Maman a fait deux pas vers le couloir, où se trouvait le téléphone, sur la petite table de l'entrée, Une manoeuvre sans doute, mais je la savais capable d'appeler vraiment, et même de confier ensuite à son interlocutrice que j'allais passer un sale quart d'heure...

Je relevai le nez et suppliai : "Non, non, M'man, non, n'appelle pas. Euh, oui, euh, on a eu les notes, euh, hier, euh, jeudi oui. Mais, euh, c'était pas à signer, et euh, c'était donc pas pressé, et enfin, euh, je ne voulais pas que tu te fâches..."

Maman dodelinait de la tête, presque incrédule. "Mais, ce n'est pas possible, Christine. Il faut que je menace d'appeler ta prof pour que tu daignes arrêter de mentir. Et tu mens, comme tu dis, "parce que tu ne voulais pas que je me fâche". Ah, je peux te dire, ma fille, que sur ce coup-là, tu as tout faux... Parce que je ne sais pas si, hier, je me serais fâchée fort, mais ce n'aurait sûrement rien été à côté de ce que je vais me fâcher ce soir... Tu peux me croire, Christine !"

Je sanglotai, suppliant : "Maman, je t'en prie, comprends-moi. J'allais le dire, tu sais, je te l'aurais dit, euh, demain, euh" !

Elle répliqua : "Tais-toi donc, Christine. Je t'ai assez prévenue. Je ne veux plus de mauvaises notes, plus de colles, plus de mensonges. Et toi, tu me ramènes un 6 en maths qui est peut-être du trimestre dernier, mais dont tu t'étais bien passée de me prévenir avant les vacances qu'il y aurait encore cette mauvaise note à venir. Et, au lieu de m'expliquer ça calmement, ce que j'aurais peut-être pardonné, il faut que tu retombes dans tes cachotteries, dans tes mensonges, à jouer les innocentes hier soir, à mentir quand je me doute de quelque chose, et à continuer jusqu'au dernier moment à me mentir aujourd'hui avec des explications qui ne tiennent pas debout".

Je n'osais plus croiser le regard maternel, ni regarder mes soeurs qui ne pipaient mot, mais n'en manquaient pas une virgule, assises de chaque côté de leur aînée qui prenait un savon bien mérité. "Pardon, Maman, pardon. je ne recommencerai plus...", murmurai-je sans évidemment convaincre notre mère qui continuait à me sermonner.

"En tout cas, Christine, je vais t'ôter l'envie de recommencer. Et tu sais très bien ce qui t'attend... Puisque Mademoiselle ne comprend pas autrement, Mademoiselle peut préparer ses fesses, et ça va barder, tu peux me faire confiance..." conclut Maman d'un ton péremptoire.


Les bras croisés, Maman avait prononcé la sentence,
déterminée comme jamais : "Christine, je vais t'ôter l'envie de recommencer... 
Et tu sais très bien ce qui t'attend... 
Puisque Mademoiselle ne comprend pas autrement, 
Mademoiselle peut préparer ses fesses " !

Je ne savais plus quoi dire, retenant mes sanglots pour ne pas m'attirer une réflexion du genre : "Garde tes larmes, tu vas en avoir besoin quand tu seras sur mes genoux..."

Maman ramassa les grandes assiettes, et sortit pour le dessert une jatte de crème caramel maison, ainsi que trois petits ramequins, nous servant dans la foulée. Diane demanda si elle pouvait avoir un yaourt à la place, mais Maman lui répliqua que ce n'était pas le moment de faire des caprices. 
Mes soeurs avalèrent le dessert en quatrième vitesse, en redemandant même. Maman les resservit volontiers, pendant que j'avais du mal à avaler mon petit ramequin de crème, la gorge serrée, et la tête ailleurs...

Comme il n'y avait pas école le lendemain, Maman autorisa les petites à aller jouer dans leur chambre. Je restais le nez planté au dessus de ma crème dessert quand Maman me dit : "Allez, Christine, finis ton dessert, et file m'attendre dans ta chambre" ! Je ne demandai pas pourquoi... Ce n'était pas simplement Maman que j'allais attendre. C'était surtout la fessée, "ma" fessée, la première de l'année civile pour les filles Spaak, là où j'avais reçu la dernière du premier trimestre, un vendredi, comme il y avait trois semaines exactement...


"File m'attendre dans ta chambre", avait dit Maman. Je savais bien pourquoi, 
je savais que cela allait barder. Et, dans ma tête, me revenaient le souvenir, 
les images, presque les sensations, de la dernière fessée
reçue au même endroit, trois semaines plus tôt...
C'était déjà une déculottée magistrale...

Le souvenir de cette déculottée magistrale me revenait jusque dans les moindres détails, et je savais déjà, de par le ton et les promesses du discours maternel, que ma fessée de ce soir serait au moins aussi longue, aussi cuisante, et que la main maternelle allait claquer, claquer et claquer encore mes fesses déculottées qui n'avaient plus rougi depuis vingt et un jours précisément...

  
A SUIVRE

samedi 7 septembre 2013

Chronique d'un redoublement : 63. Un trimestre qui semble bien commencer ! Ou plutôt qui semblait...

SUITE 62
"Tu ne pourras pas dire que je ne t'avais pas prévenue...", l'avertissement maternel m'avait quelque peu perturbée. Cette dernière nuit avant la rentrée en fut agitée, ayant du mal à trouver le sommeil, et me repassant en boucle les avertissements de Maman sur fond d'images sans équivoque pour mon bas du dos. Je pense même que j'en peuplai quelques cauchemars.


"Je compte sur vous pour mieux commencer cette année que vous ne l'avez finie", devait nous répéter encore, à Aline et à moi, Maman durant le petit-déjeuner de ce jour de rentrée, et j'avoue être partie vers le collège bien consciente qu'il allait falloir être attentive et ne pas me laisser aller si je ne voulais pas me retrouver rapidement en fâcheuse posture...



L'avertissement maternel était clair. Et, durant cette dernière nuit avant la rentrée,
j'avais repensé à ce qui m'attendait si je ne travaillais pas mieux...
Je me revoyais sur les genoux maternels, pyjama et culotte baissés,
et recevant la fessée promise...

 C'est donc une Christine plus réservée que d'habitude qui retrouva ses copines. Et si les conversations tournaient autour des cadeaux de Noël, de ce qu'avaient fait les unes et les autres, ce n'est pas moi qui les alimentai le plus. 

D'ailleurs, bien m'en pris, puisque je ne participai pas aux bavardages qui se multiplièrent dans le dos de la prof d'anglais durant les deux premières heures de cours de l'après-midi, et qui firent que Mlle Paule distribua deux heures de colle à quatre de mes camarades de classe ! 
Incontestablement, la prof avait voulu faire un exemple, sévir d'entrée, histoire de reprendre tout de suite la main, suivant là une technique que ma chère mère utilisait aussi à sa façon...

En tout cas, j'étais bien heureuse de ne pas avoir été ainsi collée dès le premier jour, ne pouvant imaginer ou plutôt sachant trop bien ce qui serait arrivé quand Maman l'aurait appris...

J'en aurais presque remercié Maman de m'avoir rappelé le matin même qu'il valait mieux me tenir à carreau, évitant à mes vieux démons de bavarde, et surtout de chahuteuse derrière le dos de ma bête noire de prof d'anglais, de se laisser tenter de participer à l'agitation d'une classe qui était encore dans l'euphorie des vacances... 

Maman, de son côté, si elle avait pu m'observer, et voir que je me retenais de bavarder, en aurait conclu que sa méthode était efficace, et que la bonne déculottée d'avant Noël avait décidément été utile...

De retour, le soir, à la maison, je pus répondre à Maman que la journée s'était bien passée, et je me vantai même de ne pas avoir été collée, racontant les mésaventures de mes quatre camarades, en précisant même leurs noms, d'autant plus qu'une des quatre était une pimbêche toujours classée parmi les meilleures de la classe.



En rentrant, je m'étais vantée de ne pas avoir été collée comme quatre
de mes camarades. J'aurais presque voulu être félicitée. 
Mais, Maman, qui s'occupait de Diane, me rappela clairement que c'était heureux
que je ne l'aie pas été, sinon je n'aurais eu qu'à préparer mes fesses...  

J'aurais presque aimé que Maman me félicite, mais il n'y avait pas de quoi, et elle se contenta de recadrer le contexte : "Encore heureux que tu n'aies pas été punie dès le premier jour, Christine. J'espère surtout que cela va durer. Je l'espère pour toi aussi, ma fille... Sinon, tu sais bien ce qui t'attend..." Et d'accompagner la dernière phrase d'un petit geste de la main sans équivoque. La remarque me fit donc faire la grimace, et je pensai que j'aurais mieux fait de me taire, puisqu'au lieu de félicitations, j'avais juste eu le rappel que ma prochaine bêtise me vaudrait assurément ma prochaine fessée...

En tout cas, si Mlle Paule avait décidé de sévir dès le premier jour pour mieux tenir ses classes en main, Maman n'était pas loin d'agir de même. Dès le premier soir, elle éplucha nos cahiers, vérifia chaque devoir, fit réciter les leçons des petites, et m'interrogea également sur les miennes, où il y avait moins de par coeur à savoir, mais plus de notions à comprendre et à savoir expliquer.

Nous sentions à l'évidence, mes soeurs et moi, que la volonté maternelle était de ne rien laisser passer durant ce début de trimestre, pour nous mettre sur de bons rails en quelque sorte...

Même Diane qui, souvent, pouvait se contenter d'un travail superficiel, surtout dans les petites classes (ayant comme son ainée des facultés intellectuelles vives), subit le coup de vis maternel. Maman la rappela à l'ordre dès ce premier soir, et elle prit même une forte tape sur le fond de sa jupette, pour la motiver à aller faire ses devoirs alors qu'elle trainassait dans le salon. Le bruit de la claque et le cri de Diane signaient bien la détermination de notre chère mère, et nous incitèrent à faire profil bas, Aline et moi.


 



Ce n'était pas grand chose, mais Diane prenant une grosse tape
sur le fond de la jupe, et filant faire ses devoirs
en gémissant, voilà qui montrait bien qu'il y avait de l'orage dans l'air,
et qu'il tomberait sous peu de façon plus drue...

   
Le troisième soir, c'est Aline qui passa très près de la première fessée de l'année. Une leçon mal apprise, et surtout mal comprise, obligea Maman à reprendre les explications depuis le début, et les réactions chigneuses de ma soeur firent monter le ton. Il y avait de l'orage dans l'air, et Maman se retenait visiblement de ne pas traduire son mécontentement par une tannée magistrale... Elle en était à deux doigts, mais laissa une chance à Aline, en lui disant, la main levée et la paume menaçante  : "Tu la vois celle-là, Aline. Eh bien, je te donne un quart d'heure pour savoir ta leçon par coeur, mais je te préviens que si ce n'est pas su comme il faut, tu peux préparer tes fesses !"

Inutile de préciser que Diane et moi, chacune de notre côté, tout en travaillant nos propres leçons, étions attentives à ce qui allait se produire entre Maman et Aline...

Mais, certainement motivée par la clarté de la menace, Aline réussit tant bien que mal à réciter suffisamment sa leçon pour que Maman ne passe pas à l'acte. Ma soeur s'en sortit de justesse, Maman disant toutefois que : 'C'est quand même dommage qu'il faille menacer d'une fessée pour que tu te mettes à travailler. Dis-toi bien, Aline, que je n'aurai pas tous les quatre matins la même patience et que ça va tomber un de ces jours, et plus vite que tu ne crois..."



Aline savait enfin sa leçon et échappa au pire. Mais, Maman, 
qui commençait à perdre patience, avertit ma soeur. Les mains sur les hanches,
le regard sévère, elle lui rappela qu'elle ne se contenterait pas des seules menaces,
et que cela tomberait plus vite qu'elle ne l'imaginait...
Je savais que l'avertissement avait valeur pour moi aussi...   

Si je pouvais être pour partie contente que ma soeur ait échappé à la colère maternelle, je ressentais cela aussi un peu comme une déception. Ma fessée demeurait la dernière de la maisonnée, et la référence si j'ose dire. Et puis, j'avais bien conscience que si Aline avait réussi à y échapper pour cette fois, la menace n'en devenait que plus précise, plus forte, et pas simplement au dessus de sa tête à elle. A force de multiplier les avertissements, les menaces, il allait bien y avoir une de nous trois qui allait prendre la foudre sur la tête, ou plus précisément sur les fesses... C'est pour cela que, sans lui vouloir du mal, je savais que si Aline avait reçu la fessée, cela aurait plus ou moins détendu l'atmosphère devenu chaque jour plus électrique entre Maman et nous... Mieux valait donc ne pas être la première qui y passerait...

Je commençais toutefois à me sentir en confiance, comprenant qu'Aline était plus dans le collimateur que moi ou Diane. Et je faisais attention à ne pas donner d'occasion à Maman de monter le ton contre moi. A ceci près que, la confiance me gagnant, j'étais un peu moins attentive et me pris une paire de remarques du genre à vous faire réfléchir, et à vous rappeler que vos fesses ne sont pas à l'abri d'une nouvelle cuisson...

Il fallait donc que je me méfie et j'eus une réelle première grosse inquiétude quand la prof de maths rendit jeudi les copies d'un contrôle surprise qu'elle avait fait juste l'avant-dernier jour du premier trimestre. Comme nous savions qu'il ne serait pas répercuté sur le bulletin trimestriel, la plupart des élèves l'avait fait un peu en dilettante. Preuve en était que, moi, plutôt bonne en maths, je récoltai un 6 sur 20, du genre à ne pas plaire du tout à une mère très exigeante avec sa redoublante de fille...

J'eus un instant de panique, comprenant que cela n'arrangeait pas mes affaires du tout... Mais, comme ce n'était qu'un contrôle ponctuel, la prof de maths ne demanda pas que nous fassions signer la copie à la maison, et je me mis à mieux respirer.

Je me dis que rien ne pressait pour en parler à Maman, que ce 6 sur 20 figurerait sur le carnet de notes mensuel de fin janvier, et que j'avais donc le temps de remonter ma moyenne, et que, de toute manière, j'expliquerais alors que la note n'était pas de ce trimestre, et provenait de cette fin d'année où je m'étais relâchée, mais pour laquelle j'avais été punie comme il se devait...

 

Trop inquiète quant à la possible réaction maternelle,
je préférai ne rien dire à Maman du 6 sur 20, le soir même.
Rien ne pressait à mon sens, même si mon attitude forcée sembla bizarre
à Maman qui, heureusement, n'insista point... 

De retour à la maison, jeudi soir, je n'en dis rien à Maman, préférant lui montrer que j'avais bien fait mes devoirs, et tentant de me faire complimenter, dans une attitude tellement serviable que Maman, un instant se demanda si je ne cachais pas quelque chose, ce que je démentis en masquant au mieux mon inquiétude.

La soirée se déroula sans anicroche, Maman étant davantage occupée par Diane, un rien capricieuse comme parfois, et par Aline qui avait décidément du mal avec les divisions. Toujours est-il que j'étais bien contente d'avoir pu escamoter cette mauvaise note revenue à la surface après les vacances.

Vendredi, j'avais le sourire aux lèvres en me rendant au collège, savourant cette toute petite (à mon goût) manoeuvre qui m'avait évité une séance d'explications avec Maman, dont je n'étais pas sûre de l'issue... Même si j'avais plaidé que ladite note ne concernait pas ce trimestre là, qui me dit que Maman aurait admis l'argument, surtout en cette première semaine où elle tenait à bien montrer son autorité et où, chacune de ses trois filles, avait déjà failli subir sa colère, mais avait pu l'éviter, sans que le ciel familial ne s'éclaircisse pour autant...

La perspective de voir cette première semaine s'achever sans incident majeur me redonnait de l'espoir, rendant pour ainsi dire les avertissements maternels répétés moins angoissants. Mais, la semaine n'était pas finie en fait...

N'ayant guère envie de travailler le soir-même, j'expliquai à Maman que je n'avais pas beaucoup de devoirs pour lundi, et que je les ferais tranquillement samedi, où je n'avais pas cours. Comme elle tenait à faire des exercices quotidiens avec Aline, Maman accepta, et j'en fus ravie.

Ce que je n'avais pas envisagé, c'est que Maman, entre deux exercices à faire par Aline, en profiterait pour venir dans ma chambre vérifier mon cahier de textes, regarder ce que j'avais réellement à faire pour lundi, et sortir donc toutes les affaires se trouvant dans mon cartable... Dont la fameuse copie de maths avec un 6 sur 20 souligné en rouge ! J'avais imaginé la glisser au milieu des copies du premier trimestre rangées dans mon tiroir, mais je pensais le faire tranquillement durant le week-end...

J'étais en train de regarder un magazine dans le salon quand Maman fit cette découverte... "Christine, tu veux bien monter me voir ? Et vite !"  Le ton sec me fit comprendre que ce n'était pas pour me féliciter...



Maman m'attendait dans ma chambre, faisant des aller-retour entre la porte
et le bureau, visiblement énervée, pour ne pas dire en colère...
Il allait falloir la jouer serrée et débiter avec conviction
l'argumentaire que j'avais préparé pour expliquer cette mauvaise note... 

Je compris en retrouvant Maman dans ma chambre, à côté de mon petit bureau, la copie de maths à la main...

"Tu peux me dire ce que c'est que cette note, et pourquoi tu ne m'en as pas parlé...", interrogea Maman, le regard furibard.

Il fallait vite "éteindre" l'incendie, et je récitai tout de suite ce que j'avais préparé pour ma défense, au cas où... "Bah, euh, ce n'est rien, M'man. Euh, regarde la date, c'est une interro d'avant les vacances qui n'avait pas été encore rendue. La prof nous l'a rendue cet après-midi. Je n'ai pas eu le temps de te la donner. Je te l'aurais montrée demain en faisant mes devoirs. Mais, elle n'est même pas à signer, tu sais. Et puis, depuis la rentrée, je travaille fort et je vais remonter ma moyenne, tu verras..."


J'avais débité mes arguments d'un coup, surprenant Maman qui s'attendait sûrement à ce que je sois hésitante, voire muette, comme souvent quand je me sentais prise en flagrant délit de faute manifeste. De fait, je ne croyais guère que cela la convaincrait, et je me sentais en fâcheuse posture, m'en voulant personnellement surtout de ne pas avoir caché ladite copie, puisqu'il n'y avait pas à la faire signer...

Mais, à ma grande surprise, alors qu'Aline depuis sa chambre l'appelait en disant qu'elle avait fini son exercice, Maman admit en partie mes arguments en disant : "Ah, Christine, tu as de la chance que ce soit un contrôle du premier trimestre, parce qu'avec une note pareille dans une des matières où tu es censée être forte, je n'ai pas besoin de te faire un dessin sur ce que cela mériterait... J'espère juste que c'est la dernière mauvaise surprise, parce que ma patience a des limites, et qu'une bonne fessée te ferait certainement le plus grand bien..." 



Quand Maman est sortie de ma chambre, sans sévir,
admettant mes arguments, je n'en croyais pas mes yeux.
J'avais tellement eu peur en la voyant brandir la copie cachée...
Mais, ce n'était sûrement que partie remise car elle avait bien rappelé
"qu'une bonne fessée me ferait  du bien..."
Et dans ma tête, j'imaginais rougissante que ce serait culotte baissée... 

Je n'en menais pas large, persuadée que mon imprudence (en ne cachant pas la copie, car c'est bien la principale chose que je me reprochais...) serait fatale pour mon bas du dos, je respirai longuement quand Maman sortit finalement de ma chambre, arrêtant là un dialogue dont je n'imaginais pas me sortir aussi bien ! 

Maman était visiblement sur les nerfs, mais j'avais réussi à lui faire avaler cette pilule, et je n'en revenais pas vraiment. Ecoutant ce qui se passait du côté des devoirs d'Aline, j'entendais bien que Maman était passablement énervée, et je me doutais que le moindre faux-pas de ma soeur déclencherait l'orage à son encontre, même si une part de la mauvaise humeur maternelle m'était due... Mais, pour une fois, cela ne m'aurait pas déplu que ce soit Aline qui en fasse les frais...

Heureusement pour elle, soeurette avait solutionné correctement son exercice. Pas parfaitement, puisque Maman lui fit comprendre qu'elle était près de sévir, mais Aline, une fois encore, y échappa, se contentant de menaces dont mes soeurs et moi commencions à nous dire qu'elles allaient bien se concrétiser un jour, voire très vite...

Sentant que c'était Aline la première dans le collimateur, et vraiment soulagée d'avoir réussi à faire passer mon 6 en maths, j'étais devenue guillerette et me montrai enjouée durant le diner. J'en taquinai même Aline sur ses difficultés à faire ses devoirs, me valant une réflexion de Maman : "Euh, Christine, à ta place, je ne jouerais pas les fanfaronnes. Surtout quand on ramène un 6 sur 20 en maths..."
La réflexion me calma, et je replongeai le nez dans mon assiette, en me disant que mieux valait que Maman change de sujet de conversation...

Il y eut un long moment de silence autour de la table, chacune se remettant à manger les bonnes pâtes au gruyère que nous apprécions toutes.

C'est alors que Maman, qui avait fini son assiette, et s'était levée pour remplir la carafe d'eau, revint vers la table et se mit à réfléchir à haute voix : "Dis donc, Christine, je repense à ce que tu m'as raconté tout à l'heure... Depuis quand as-tu cours de maths le vendredi ? Je croyais que l'après-midi, tu avais deux heures de gym et une heure d'histoire-géo, non ?"
 
Patatras ! C'était la question qui tue...

Autour de la table, deux visages, ceux de mes soeurs, affichèrent une mine étonnée et curieuse... Grande soeur, elle, faisait la grimace et son coeur se mit à battre très vite...

A SUIVRE

vendredi 2 août 2013

Chronique d'un redoublement : 62. Quelques moments de honte et une grosse mise en garde...

SUITE 61


Maman était ressortie de ma chambre sur cette petite réplique ironique et apte à me faire naître de nouvelles angoisses : "Allez, c'est fini, ma chérie. Cache-moi donc ces fesses... Je ne veux plus les voir... Enfin.... jusqu'à la prochaine fois..."   


"Cache moi vite ces fesses. Je ne veux plus les voir... 
Du moins... jusqu'à la prochaine fois !"
La petite phrase de Maman, entrecoupée d'une respiration
entre ses deux parties, ravivait ma honte, 
et mon angoisse...

C'était vexant pour une grande fille qui venait de prendre une fessée magistrale, une tannée en règle, et à qui Maman disait presque : "Te voilà calmée pour un moment, mais je me doute bien que cela ne durera pas autant que les pyramides, et qu'il faudra bien, un de ces jours, que je m'en occupe à nouveau..."



Ayant rajusté mon pyjama, j'étais prête à aller au lit, mais début des vacances oblige, Maman n'avait pas éteint la lumière, ni ordonné que je me couche. Il n'y aurait pas de réveil pour aller en cours le lendemain, et les horaires étaient plus larges.
Maman fit de même en allant vérifier qu'Aline était bien en tenue de nuit aussi, et dans sa chambre, qu'elle avait dû regagner en douce quand ma fessée s'était achevée. "Tu peux lire ou jouer calmement encore un peu. J'éteindrai quand Diane rentrera", avait précisé notre chère mère.
Aline qui émit le souhait de m'appeler pour que je joue avec elle, se vit opposer un refus maternel : "Non, laisse-donc ta soeur sécher ses larmes tranquille. Elle n'a sûrement pas l'esprit à jouer. Mieux vaut qu'elle réfléchisse à ce qui vient de lui arriver..."

Entendant qu'Aline voulait venir me voir, surtout par curiosité de petite maline, j'ai refermé ma porte de chambre, me retrouvant seule à méditer, et à tenter de faire passer les gros sanglots qui me prenaient encore, remontant dans ma gorge, surtout quand je repensais à ce que je venais de prendre...

Culotte et pantalon de pyjama remontés, il y avait deux épaisseurs de coton enserrant la zone claquée, et cela semblait en garder la chaleur, comme sous le couvercle d'une cocotte. Je ressentais combien la fessée avait été méthodiquement appliquée, comment la "cuisson" n'avait épargné aucune partie d'une lune qui devait être bien colorée par rapport à la vision prolongée que j'en avais eue en me préparant à recevoir la tannée maternelle...

Il n'y avait qu'allongée sur le ventre que je ne ressentais pas de picotements en étant sur mon lit. Mais, même ainsi, je ressentais comme si j'avais de petits radiateurs au bas du dos. Me relevant, ayant entendu que Maman était redescendue à la cuisine, et surveillant bien que ma porte n'allait pas s'ouvrir, je me positionnai devant la glace de mon armoire, et baissai un instant pantalon et culotte...



Ma blanche mappemonde dont j'étais fière
avant que Maman ne s'en occupe
était devenue écarlate sur toute sa surface...

 
La lune claire et fraiche d'avant l'arrivée de Maman, celle qui témoignait de cinq semaines de tranquillité, pour ne pas dire de sagesse (car il y avait bien des choses à redire...), avait changé de teinte. Rouge, entre rose intense sur les cotés et vraiment écarlate, voire carmin au milieu, ma paire de fesses témoignait de la maestria maternelle. Heureusement que l'on ne jugeait pas publiquement de la qualité de l'exécution d'une fessée, sinon on aurait pu prendre ma lune en photo pour illustrer de ce que voulait dire une "bonne fessée".

En y repensant, l'idée aurait pu alimenter mes cauchemars. Au même titre que l'on décerne des diplômes de "MOF" meilleur ouvrier de France, en comparant les chefs-d'oeuvre des artisans, j'imagine bien un mauvais rêve que j'aurais pu faire, en regardant ma lune rouge, le cauchemar d'un jury de mamans du quartier décernant le titre de MMF meilleure maman fesseuse, et l'attribuant à Mme Spaak pour l'ensemble de son oeuvre, et pour "la fessée de Christine" dont la cuisson à point aurait été montrée à toutes en exemple...


La vision de ma lune rougie aurait sûrement été primée 
par un jury de mamans du quartier... 
Heureusement que ce n'était qu'une idée cauchemardesque
et que ma déculottée était restée à l'abri des regards... 

Cette seule vision de mon bas du dos, en l'absence de tout témoin, n'avait fait que raviver ma peine, remonter mon angoisse, et je m'étais remise à pleurer à chaudes larmes que je laissai couler longuement avant de trouver enfin un certain apaisement.

Il se passa bien une heure avant que Diane ne rentre à la maison. Le coup de sonnette de la mère de sa copine ramenant ma petite soeur me sortit de ma torpeur. Je n'avais rien fait entre temps, incapable de lire ou de chercher à me changer les idées. Incapable de dormir non plus, j'avais somnolé dans une sorte de demi-léthargie, entre tristesse et résignation, laissant doucement la douleur se transformer en simple chaleur, laissant les nerfs se détendre, ressentant comme un épuisement teinté de honte et presque de soulagement à la fois...

La fessée avait été magistrale, cuisante, douloureuse, mais c'était déjà du passé, même si j'avais l'impression d'en emmagasiner encore la chaleur. Je me sentais, une fois encore, vexée, honteuse d'avoir retrouvé les genoux maternels, d'avoir été déculottée comme une gamine de six ans, mais "soignée" proportionnellement à ce que ma lune de pré-ado devait encaisser...

Il y avait donc cette honte, mais elle n'était pas accompagnée de révolte. Il n'y avait pas d'impression d'être une victime malgré tout, car je ne pouvais pas dire que je ne savais pas ce que je risquais, je ne pouvais pas dire que je ne m'y attendais pas, que je n'avais pas été mise en garde, avertie, prévenue, et plutôt dix fois qu'une... Je connaissais les risques, je n'ignorais rien de la logique maternelle, la fessée d'Aline la veille l'avait même "concrétisée" pour ainsi dire... Ma fessée, quoi que j'en dise, quoi que j'ai essayé de plaider, d'implorer, je savais au fond de moi qu'elle était inéluctable. Mes fesses encore chaudes et colorées en étaient le prix, et il y avait plus de soulagement que de rancoeur de savoir que le pire moment était passé...

Entendant le bruit de la sonnette, j'avais entrouvert ma porte pour écouter ce qui se disait en bas, mais je tombai sur Aline, qui se précipitait pour se poster en haut de l'escalier et tendre l'oreille elle aussi... Je me renfermai dans ma chambre plutôt que de me retrouver à côté de soeurette dont le regard brillant me scrutait comme si j'étais une bête curieuse...



Finalement, je ne sus pas ce que Maman avait pu dire à l'autre mère, mais c'était peut-être préférable pour mon amour-propre. La conversation ne se prolongea guère et Maman envoya Diane se mettre en pyjama, avant de venir éteindre cette fois. Elle monta de fait cinq minutes plus tard, me demandant de me coucher aussi, après un petit bonsoir rapide, éteignant ensuite dans la chambre des petites, avant de redescendre à nouveau.

Maman avait laissé les portes entrouvertes pour surveiller du bas que cela dormait bien. Mais, étant dans la pièce à côté de la chambre de mes soeurs, je devinais de longs chuchotements. Diane devait raconter sa soirée à mi-voix, mais de ce que je percevais, c'était Aline qui parlait le plus à une Diane qui relançait par des questions... Je n'avais pas besoin de dessin pour comprendre ce que les petites évoquaient...


J'entendais Aline et Diane chuchoter longuement,
et je devinais bien ce que la cadette racontait.
Placée comme elle avait dû être dans la pénombre du couloir,
Aline avait pu observer Maman me déculotter,
voir sa main rougir ma lune,
entendre les claques et mes pleurs et supplications...
La curieuse Diane devait la questionner sur les moindres détails...

Le lendemain, Tata Jacqueline passa à la maison prendre un petit café et papoter avec sa chère grande soeur. Nous étions encore en train de prendre le petit-déjeuner, et Tata demanda si nous étions contentes d'être en vacances, et si nous avions bien travaillé... Diane fut évidemment la plus rapide à répondre, Aline et moi étions plus gênées. Petite soeur se fit ainsi un malin plaisir à résumer la situation à sa façon : "Oui, moi j'ai bien travaillé, et même que Maman m'a récompensée en me laissant aller au cinéma..." Tata répliqua : "C'est bien ma chérie".
Mais Diane ne lui laissa pas le temps de rajouter quoi que ce soit. Ayant repris une respiration en nous regardant toutes les deux, peu enclines à parler, Diane expliqua : "Mais, tu sais, Tata, il n'y a que moi qui ai bien travaillé. Parce que, bah, Aline et Christine, elles ont eu des mauvaises notes, et même que Maman leur a donné la fessée, oui à Aline, et aussi la fessée à Christine..."
J'ai baissé le nez dans mon bol de chocolat, j'avais presque les larmes aux yeux. Maman a tout de même repris Diane en lui lançant : "Ne joue pas les fanfaronnes, Diane. Tu as mieux travaillé que tes soeurs, mais tu n'es pas toujours plus sages que les autres, alors ne te moque pas d'elles, sinon ça pourrait barder pour toi aussi..."

Diane baissa d'un ton, et n'en rajouta pas dans les moqueries. Mais, cette remarque maternelle avait aussi eu pour résultat de confirmer les dires de notre petite soeur. Le "pour toi aussi" confirmait implicitement que cela avait "bardé" pour Aline et pour Christine aussi...



 L'annonce de la double fessée distribuée à Aline et moi
fit sourire Tata. Sans vouloir se moquer de nous,
elle avait un peu de compassion
pour sa grande soeur à qui nous donnions du fil à retordre...



Sans entrer dans les détails, comprenant combien cela me gênait, Tata demanda toutefois ce qu'il en était, esquissant une phrase de compassion pour sa soeur, en disant : "Eh, bien, elles t'en font voir mes nièces, dis donc... Deux mauvais bulletins coup sur coup, ma pauvre, ça t'a fait deux fessées à distribuer dans la soirée, elles vont t'user le bras nos chipies !"

Je vis que Diane se retenait de donner des précisions, le regard moqueur en coin, mais c'est Maman qui rectifia le propos de Tata : "Non, en réalité, ce n'était pas le même soir. Les petites ont ramené leur bulletin avant-hier, jeudi, et Aline a reçu sa fessée le soir-même. Christine, elle, n'a eu son bulletin que vendredi, et je me suis donc occupée de ses fesses hier soir. Même motif, même résultat, une bonne déculottée chacune, ça a piaillé dans la maison deux soirs de suite, mais au moins elles savent pourquoi, et cela va peut-être les faire mieux travailler, sinon elles connaissent le tarif..."

Un peu plus tard, avant de repartir, Tata vint me dire au revoir. Elle me reparla de mes résultats en me disant que je pourrais faire mieux, que ce serait bien que je "grandisse" dans mon comportement. Elle ajouta : "Ma pauvre chérie, tu devrais quand même faire des efforts. A ton âge, ça ne doit pas être drôle de recevoir encore des bonnes fessées de Maman. Je suis sûre que tu pourrais en éviter certaines..." Puis, elle me serra dans ses bras fortement, sentant que mon émotion revenait.


Tata compatissait, mais ne pouvait donner tort à Maman.
Si elle me défendait en me faisant comprendre 
que je pourrais "éviter "certaines fessées", son discours revenait à dire
que je n'en avais pas fini avec les déculottées maternelles...


Le gros câlin de Tata me réconfortait, mais quand je l'entendais dire que je pourrais "éviter certaines" de mes fessées, je ne retenais qu'une chose : cela sous-entendait que, même pour Tata, "à mon âge", je n'allais pas encore les "éviter" toutes, et j'en traduisais que, même Tata, me prédisait ainsi que je n'en avais pas fini avec les déculottées et les fessées maternelles...

D'ailleurs, au delà du fait que j'avais récolté une tannée exemplaire, c'est en effet les perspectives que le discours maternel ouvrait qui m'inquiétaient le plus. J'avais plutôt bien négocié ce premier trimestre, avec quelques résultats encourageants, mais ils étaient en dessous des espérances mises en moi en cette année de redoublement. Les faux pas, surtout en matière de discipline, m'avaient valu quelques épisodes peu glorieux pour mon bas du dos. Cette fois, dans le bulletin trimestriel, une paire de mauvaises notes faisant croire à une rechute, plus le commentaire de la prof d'anglais mettant en doute la réalité de mon travail, il est évident que cela ne pouvait être admis par une mère qui avait placé la barre haut, sachant qu'une année est longue, et qu'il n'était pas question de trainer à l'arrière du peloton, et encore moins de décrocher dans les premiers mois.
Cela, j'étais à même de le comprendre, et quelque énergie que j'ai mise pour protester, je n'avais en recevant mon bulletin aucun doute sur ce qu'il allait me valoir... La fessée d'Aline la veille avait même ôté le moindre espoir, et avant même que Maman n'ouvre la bouche, je savais qu'il ne me restait qu'à préparer mes fesses... Et, j'avais été de fait copieusement servie...

Donc, même si j'étais gênée, honteuse que mes mésaventures fessières fassent une fois encore le tour de la famille et des proches, ce qui me souciait davantage, c'est que Maman replaçait toujours cela dans son contexte, expliquant que j'avais commencé plutôt correctement mon année de redoublement, mais qu'il avait fallu reprendre les choses en main en cette fin de trimestre, et... Et qu'il n'était pas question que je reprenne une mauvaise pente, et qu'elle (Maman) y veillerait particulièrement à la rentrée... Bref, si je pouvais admettre que je méritais la fessée reçue, tout le discours maternel expliquait déjà que, dès la rentrée, elle serait derrière mon dos, et bien décidée à s'en "occuper" à sa manière dès qu'elle le jugerait nécessaire...

Et, ces vacances de fin d'année civile donnant lieu à des retrouvailles familiales, à des visites, à des déplacements, à des rencontres avec toujours les sujets bateaux : comment ça va, comment vont les enfants, qu'est-ce qu'il faut vous souhaiter pour l'année à venir, etc., etc. il est évident que le sort des filles Spaak alimentait régulièrement  les conversations, m'amenant souvent à baisser la tête, à cacher ma gêne, à rougir de confusion.




Chaque fois que Maman évoquait ses déboires avec ses filles
ne cachant guère ce qui m'arrivait fréquemment, je baissais la tête,
cachais ma gêne, mon regard ne pouvant s'arrêter sur la vision
des genoux maternels sans penser qu'ils m'attendraient bientôt... 


Le discours maternel était à la longue bien rôdé, du style : "Oui, ce n'est pas de tout repos d'élever trois filles, d'autant plus à des âges où il faut les surveiller comme le lait sur le feu... Surtout les petites bien sûr. Vous me direz Diane travaille bien à l'école, mais elle est vive et souvent turbulente, et prompte à embêter ses soeurs. Aline, serait plus réservée, mais elle a du mal en classe, et je dois sans arrêt être derrière son dos pour la faire travailler... quand il ne faut pas employer la manière forte pour qu'elle s'applique enfin..." Le petit geste de la main maternelle était suffisamment explicite pour que l'auditoire comprenne...
Puis Maman en venait à la "grande" ! "Si encore, je pouvais compter sur Christine pour me soulager. Mais ce n'est pas encore le cas cette année. Elle redouble, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose puisqu'elle avait une année d'avance, et que cela permet qu'elle reparte sur de bonnes bases. Sauf qu'avec Christine, il faut se méfier. Ma fille est capable de décrocher les meilleures notes, et puis de se laisser aller ne travaillant que les matières qui lui plaisent ou selon la tête des profs, sans oublier une fâcheuse tendance à chahuter en classe... C'est ce que je trouve inadmissible : au lieu de jouer les premiers rôles, avec les facilités qu'elle a, elle se la coule douce jusqu'à ce qu'elle s'attire des ennuis... Et après, c'est reparti comme si de rien n'était. Avec Christine, il n'y a que les bonnes vieilles méthodes qui marchent..."


Souvent, l'on répondait à Maman que cela passerait, que je grandirais, que l'essentiel était que j'aie des facilités intellectuelles, mais cela ne faisait que lui faire en rajouter sur le thème : "C'est justement ce qui est le plus énervant. Je comprends qu'il faille que je remue Aline pour qu'elle travaille, et même que je doive sévir fréquemment, mais c'est rageant de voir qu'une grande fille comme Christine a encore besoin de quelques bonnes fessées pour revenir dans le droit chemin..."

Inutile de dire que je serais bien partie me cacher dans un trou de souris quand ce genre de conversations revenait sur le tapis. Et j'en passe bien d 'autres...

Malgré tout, ces deux fessées reçues par Aline et moi eurent pour effet de calmer l'atmosphère familial. Les vacances en furent même beaucoup plus calmes que nous aurions pu le craindre. Aline dut faire des devoirs chaque jour, Maman souhaitant aussi que je révise diverses leçons m'ayant valu des résultats moyens ou décevants. Mais, ce n'était pas un long pensum quotidien, et même Aline qui y était plus astreinte, faisait assez d'effort pour ne pas risquer d'autres ennuis postérieurs...

Mises à part une ou deux vagues menaces de fessées à l'encontre d'Aline, et une paire de claques méritées par Diane pour un caprice, les deux semaines se passèrent sans encombre pour nos bas du dos, et nous eûmes même droit à nos cadeaux de Noël, modestes toutefois, dans une famille plutôt catholique à l'ancienne, où la Nativité gardait son sens, et où l'on ne voulait pas tomber dans les dérives consommatrices du Père Noël des grandes surfaces.


Voilà comment ces vacances débutées le premier soir par ma déculottée magistrale se sont achevées sans que personne ne plonge à son tour en travers des genoux maternels... Même si, comme je l'évoquais plus haut, le sujet des fessées d'Aline, et plus encore des miennes, avaient entretenu nombre de conversations dans la famille ou l'entourage.


Maman était claire : "Ne me ramène plus un bulletin pareil... Tu te rappelles ce qui t'est arrivée quand tu me l'as donné, j'espère... 
Alors, mieux vaudrait qu'en effet tu me ramènes de bonnes notes, 
sinon, ma chérie, tu n'as qu'à préparer tes fesses..."


A la veille de la rentrée, Maman fit le point avec chacune d'entre nous, sur les affaires d'école, les devoirs faits, etc. Tout était bien en ordre, j'y avais veillé avec attention. Maman en profita pour ressortir le bulletin trimestriel et vérifié qu'elle l'avait bien signé, car cela serait évidemment contrôlé au collège, le lendemain.
Le relisant calmement, elle ne put s'empêcher de me rappeler ses promesses et leur contexte : "Ah, tu vois, Christine, ce bulletin résume bien ta façon d'agir. Cela avait bien commencé, avec des notes correctes, même si tu aurais pu faire encore mieux. Mais, cela allait, mise à part ta tendance à chahuter parfois. Sauf qu'il y a eu ce relâchement, avec coup sur coup deux ou trois mauvaises notes, sans parler de l'appréciation de Mlle Paule, et te voilà repartie dans tes mauvais travers. Tu sais, Christine, regarde-moi bien, les yeux dans les yeux... Tu sais, cela ne se passera pas comme l'année dernière, crois-moi..."

Ce sermon, ,je le subissais, tête basse, attendant qu'elle en finisse, sachant que c'était dans la façon de faire de Maman de répéter les choses plutôt dix fois qu'une.

"Oui, Maman, je vais bien travailler. J'ai compris, j'aurai des bonnes notes, tu verras", plaçai-je pour rassurer notre mère, et faire qu'elle arrête de me parler de ce fichu bulletin...

Mais, elle n'en avait pas fini avec, et me le brandissait devant le nez, en haussant le ton : "En tout cas, Christine, ne me ramène plus un bulletin pareil... Tu te rappelles ce qui t'est arrivée quand tu me l'as donné, j'espère... Alors, mieux vaudrait qu'en effet tu me ramènes de bonnes notes, sinon, ma chérie, ça bardera encore..." Et le geste de la paume signait la menace sans équivoque...

"Mais, euh, Maman...", balbutiai-je sans pouvoir ajouter quoi que ce soit, Maman me coupant la parole. "Il n'y a pas à discuter, Christine. Et il n'y aura pas à discuter le moins du monde. De toute manière, je n'attendrai pas le bulletin trimestriel, ni le carnet de notes du mois, pour réagir. Je t'avais fait confiance en te laissant un peu plus tranquille pour m'occuper davantage d'Aline, mais tu en as profité pour ne plus faire d'efforts. Donc, ma chérie, crois-moi, tu vas avoir ta mère sur le dos, et je ne me laisserai plus surprendre. Contrôle des devoirs, des cahiers, suivi du carnet de correspondance et rendez-vous avec les professeurs dès que j'aurai le moindre doute, je ne te lâcherai pas, Christine..."
Le programme me fit faire la grimace, mais je cherchai à rassurer Maman en promettant à nouveau que tout irait bien, que j'avais "compris".
Maman, elle, enfonça le clou en mettant les points sur les "i". "J'espère bien que tu as compris, sinon tu sais ce qui t'attend... Un chahut, une mauvaise note, et, pire encore, un mensonge pour me cacher ça ou retarder sa découverte, et tu pourras préparer tes fesses, Christine... Franchement, je serais à ta place, je réfléchirais bien avant de faire n'importe quoi... Rappelle-toi donc la fessée de l'autre soir, et demande-toi si tu veux te retrouver encore sur mes genoux... Il n'y aura pas d'autre alternative, c'est bien compris, ma chérie ? Tu ne pourras pas dire que je ne t'avais pas prévenue..."


Bien sûr que je me rappelais de la fessée du soir du bulletin, 
et Maman venait en ce soir d'avant la rentrée de me prévenir...
Une mauvaise note, une colle, un mensonge,
et je me voyais déjà en travers de ses genoux,
culotte baissée pour ma première fessée de l'année civile,
mais sûrement pas la dernière...


C'était clair, au moins, et le discours ne me laissait guère d'illusions... Si les vacances avaient été, en définitive, plus "calmes" que je ne le craignais, Maman débutait l'année civile en prenant des résolutions bien inquiétantes pour mon bas du dos. D'autant plus angoissantes que je savais que, contrairement à mes promesses à moi, qui étaient à géométrie variable, les promesses de Maman, elle, elle les tenait... 

De quoi envisager une rentrée pas très rassurée... Et avoir de sérieuses craintes pour la blancheur retrouvée de mon bas du dos...

A SUIVRE