mercredi 29 février 2012

Chronique d'un redoublement : 26. Le lendemain du carnet et de la déconvenue d'Aline

SUITE 25


Tellement sous la pression psychologique des menaces maternelles en ce début d'année de redoublement, je m'étais sentie comme heureuse, comme soulagée, presque comme chanceuse de ne pas avoir récolté de fessée pour mon premier bulletin mensuel...
Mais, l'écho de la déculottée d'Aline m'avait rappelé combien la règle était plus que jamais en vigueur pour celles qui désobéissaient ou ne travaillaient pas correctement.
Mon sentiment de soulagement ne dura d'ailleurs que le temps d'une nuit. Le lendemain matin, en deuxième heure de cours, la prof de géo nous fit le coup de l'interrogation surprise, et je me sentis mal n'ayant pas révisé les leçons que j'imaginais avoir acquise depuis l'année précédente.
Le devoir était un questionnaire, simplissime et rapide, si l'on savait... Mais, les capitales et les fleuves des pays du continent américain, cela ne s'invente pas, si on les a oubliées...
Vingt questions, un contrôle rapide, et facile à corriger. Moins évident à remplir, même si l'on a mon imagination débordante...
Avec difficultés, j'ai rempli neuf cases, sachant déjà que je n'aurais donc pas la moyenne, mais je n'étais même pas sûre du reste.
J'avais donc la mine inquiète de retour à la maison à midi... Ce que Maman remarqua mais je jouai les innocentes en éludant ses questions. De toute manière, tant que je n'avais pas la note, je n'étais pas obligée d'inquiéter Maman à l'avance...








Je restai donc dans mon coin, peu causante, et cachant tant bien que mal mon angoisse, en me remémorant ce qui était arrivé à ma soeur la veille au soir et dont les bruits et éclats de voix demeuraient gravés dans ma tête...
Je me disais qu'il serait bien temps d'en parler quand la prof aurait rendu les copies... Sûrement lors du prochain cours de géo, vendredi, dans trois jours...
Mais, surprise pour surprise, ladite interrogation était si facile à corriger que la prof avait profité d'une heure sans cours en début d'après-midi pour noter nos copies.
Et comme nous l'avions à nouveau, mais pour un cours d'histoire, en dernière heure, elle nous les rendit, avec quelques commentaires bien sentis pour celles qui n'avaient pas la moyenne.
La redoublante que j'étais récoltant un 4, la prof avait barré ma copie d'une appréciation : "Leçons non apprises. Note déplorable. Il ne faudrait pas que cela se reproduise..."

Comment avouer cela à Maman en rentrant ? Je n'avais pas le temps d'y songer, puisque nous étions en dernière heure.
Un moment, sur le chemin de la maison, j'ai pensé pouvoir retarder l'annonce, n'évoquer qu'une interrogation que l'on aurait eu, et faire croire que, comme cela aurait été logique, nous aurions les résultats vendredi. Mais, le risque était que je sois démasquée si Maman rencontrait une copine ou une prof.

J'y ai bien réfléchi et j'étais presque prête à retomber dans mes travers de l'année passée, dans ma manie de gagner du temps avant l'inéluctable explication...



D'ailleurs, lorsque je me trouvai en face de Maman, et qu'elle me demanda si j'avais eu des résultats ou quelque chose à lui montrer, je grommelai un petit "Non, euh..." qui était quasiment inaudible...
La réaction de Maman, fronçant les sourcils, et me regardant droit dans les yeux, avec une moue lui déformant la bouche, et l'air de dire : "Je ne suis pas née de la dernière pluie, je sens bien que quelque chose ne va pas..." me ramena les pieds sur terre.
Heureusement, elle n'avait pas réitéré sa question, ni haussé le ton. Mais, j'avais lu dans son regard que je ne pourrais rien lui cacher ce soir, ou alors que je m'embarquais vers des ennuis majeurs...

Je balbutiai : "Euh, ah si, euh... Il faut que je te dise qu'on a eu une interrogation en géo..."
Je disais cela comme si je venais de m'en souvenir, comme si la mémoire me revenait... Toutefois, je sentais bien que je n'étais pas sur ce coup une bonne comédienne...

"Mais, c'était ce matin, le cours de géographie, non ?", rétorqua Maman, qui comprenait pourquoi j'avais semblé troublée à midi.




Je regardais le sol plus que le regard maternel, et je tortillais mes mains, comprenant que j'en avais déjà trop dit pour pouvoir reculer, et que le seule sortie possible était l'aveu complet...
Je rétorquai : "Ah, oui, l'interrogation était ce matin, mais on n'a eu les résultats que cet après-midi pendant le cours d'histoire..."
Maman avait deviné que cela n'allait pas être glorieux : "Bah, alors, Christine, qu'as-tu eu comme note?"
Pas capable de lui dire en face, je fouillai dans mon cartable pour en sortir la copie, comme si je ne savais pas exactement ce qu'il y avait dessus...
Maman leva les yeux au ciel en découvrant le 4 sur 20, et à nouveau en lisant l'appréciation... "Ah, je comprends mieux la petite mine que tu affiches depuis ce midi, Christine... Et je peux te dire que tu as raison de t'inquiéter..."
Je tentai de me justifier : "Tu sais, M'man, c'était une interrogation surprise, et, euh..."
Elle me coupa : "Et tu n'apprends tes leçons que lorsque tu sais que tu seras interrogée, peut-être ? C'est inadmissible, Christine. 4 sur 20, dans une matière où il n'y a même pas à réfléchir, où l'on a juste à apprendre, je ne peux pas l'accepter, ma fille. Je t'ai assez prévenue, alors tu sais ce qui t'attend..."
J'ai grimacé, j'avais envie de dire : "Non, Maman, s'il te plait, je vais me rattraper, je vais bien travailler, mais je t'en prie, pas la fessée, pas la fessée..."
Mais, rien n'est sorti de ma bouche. Comme si c'était une évidence, comme si je savais que je n'y échapperais pas. Et je le savais d'ailleurs, tout comme Maman, déterminée et inflexible. Tout comme Aline, spectatrice de la scène, partagée entre la compassion et une sorte de soulagement que sa grande soeur soit cette fois la vedette de la soirée...


"Ne reste pas figée comme ça. File dans ta chambre et fais tes devoirs. On réglera nos comptes plus tard...", l'ordre maternel ne souffrait aucune discussion. J'ai obtempéré, presque soulagée de ce délai, comme s'il était un cadeau. C'est vrai que dans ce genre de situation, entre être punie sur le champ ou "plus tard", on préfère forcément retarder l'échéance.

A ceci près que lorsque la suite est tellement évidente, qu'elle est non seulement promise, mais qu'elle sera tenue, et qu'il n'y aurait qu'un tremblement de terre qui me permettrait d'y échapper (et encore...), le délai devient comme l'entrée dans un tunnel d'angoisse, dans une période où les pensées ne peuvent que se focaliser sur ce qui "m'attend", sur ce que j'imagine...

Montée dans ma chambre, ayant bien refermé la porte derrière moi, j'étais au bord des larmes, n'ayant guère la tête à faire mes devoirs, même s'il allait bien falloir les faire, car ce n'était pas un jour à s'attirer d'autres reproches...

J'allais et venais entre mes quatre murs, ressentant parfois comme des frissons, des tremblements sous ma jupe, sorte de réflexes d'une lune qui aurait peur de l'orage imminent...

Rentrée une petite heure plus tard, ayant été autorisée à jouer chez une vosine, Diane retrouva Aline dans la chambre voisine, et je guettai ce que mes soeurs allaient se dire, ne doutant pas que mon cas serait évoqué en priorité...

Maman ayant dit à Diane de monter et de rester calme, d'un ton qui signifiait qu'il valait mieux obéir, la cadette de mes soeurs interrogea d'entrée Aline, qui ne se fit pas prier pour expliquer l'humeur maternelle : "C'est à cause de Christine. Elle a eu une très mauvaise note, et Maman l'a envoyée dans sa chambre."

L'oreille collée contre la porte mitoyenne, j'entendais tout. Diane commenta : "Ca va barder alors..."

Aline confirma : "Oui, Maman a dit qu'elle allait lui donner la fessée".

Je n'avais pas entendu Maman prononcer le mot "fessée", mais Aline assurait la traduction simultanée du "Tu sais ce qui t'attend"... Elle n'avait pas tort, évidemment, mais d'entendre mes soeurs appeler un chat un chat, et ma prochaine fessée une "fessée" ne faisait qu'accroitre mon malaise...

Je me forçai à faire mes quelques devoirs. Heureusement, je n'en avais pas beaucoup, car ma concentration n'était pas optimale, loin de là...

Profitant du fait que son petit monde était bien calme en ce début de soirée, Maman me laissa à nouveau mijoter jusqu'au dîner.
Elle nous appela à table, et l'on aurait dit la maison de la famille modèle, les trois filles se montrant sages comme des images. Seule différence : j'étais plutôt taciturne, muette et le regard fuyant, le nez plongé vers mon assiette, cherchant à éviter tout sujet de discussion qui aurait pu ramener à ma situation. Alors que les petites donnaient une image de gamines modèles, mais avec un air radieux et enjoué à l'opposé du mien.

Aline, à la fin du repas, se proposa même pour débarrasser la table, comme si elle voulait que Maman ait fini au plus vite et puisse s'occuper de grande soeur... Ce n'était pas exprimé ainsi, mais je l'interprétais aisément dans ce sens.

Mais, Maman nous expédia vers nos chambres. Et comme ce n'était pas un soir de douches, les consignes furent plus simples. "Allez, montez vous mettre en pyjama. Vous vous débarbouillez et vous brossez les dents. Mais, pas de chamaillerie, ni d'eau partout. C'est l'une après l'autre dans la salle de bain. Ce n'est pas le moment de vous distinguer, si vous voyez ce que je veux dire..."
Et, sûr que dans les trois têtes des filles Spaak, il y avait l'image de Christine sur les genoux maternels, et nul ne voulait prendre sa place, ni moi mériter davantage que ce qui m'attendait...

Aline se précipta la première pour se passer le gant de toilette sur la frimousse et se brosser les dents. En moins de trois minutes, c'était expédié, pour une fois. Elle appela Diane, en lui disant que c'était son tour, et la petite ne traina pas non plus.

A nouveau Aline, qui était décidément pressée... joua les messagères : "Christine, Christine, tu peux aller dans la salle de bains, la place est libre..."

Dans ma chambre, je m'étais mise en pyjama, consciente que cela allait être ma tenue de fessée, et je me sentais plus que mal à l'aise.

J'attendis deux minutes, mais Aline revint à la charge en lançant d'une voix que Maman devait entendre : "Christine, tu sais, tu peux aller faire ta toilette, on a fini..."

Je me décidai donc à me diriger vers la salle de bains, ne réussissant pas à éviter Aline qui était toujours plantée dans le couloir, et qui me vit passer en pyjama. Un détail certes, mais j'aurais préféré qu'elle garde de moi l'image de Christine habillée comme au retour du collège. J'avais l'impression dans mon pyjama d'être vulnérable, fragile, et comme je viens de le dire, je me sentais moins en tenue de nuit qu'en tenue de fessée...

Aline était encore là quand je suis ressortie de la salle de bains, et son regard dans mon dos me semblait imaginer ma lune déjà découverte...



"Maman, tu peux monter, on a fini la toilette", lança encore Aline, elle qui, la veille au soir, était bien moins pressée de voir Maman monter...

"J'arrive, les filles, j'arrive", répliqua-t-elle depuis le bas, et mon pouls se mit à battre la chamade... Surtout quand j'entendis son pas dans l'escalier...

Maman n'avait fait aucune allusion quand j'étais montée après le dîner, je n'imaginais pas pour autant qu'elle ait pu changer d'avis.

En passant devant ma chambre, elle en ouvrit la porte que j'avais bien refermée. Elle me découvrit assise sur mon lit, la tête basse. "J'espère que ton cartable est prêt pour demain. Sors-moi la copie de l'interro que je la signe. J'éteins aux petites et j'arrive..."

Ayant déjà fait mon cartable et la copie étant sur mon petit bureau, je n'avais pas à faire autre chose qu'attendre Maman. Pour une fois, elle ne s'éternisa pas à border mes soeurs. Diane joua les fayotes en lui rappelant qu'elle avait été sage, qu'elle était rentrée à l'heure dite de chez sa copine, et demandant si elle pourrait y retourner le lendemain soir juste pour une heure.

Maman rétorqua que l'on verrait bien et que "demain est un autre jour", glissant au passage qu'elle espérait que ce ne serait pas son tour à elle (Diane) de se distinguer...

Aline dût ne pas apprécier cette périphrase qui rappelait de fait qu'elle avait été punie la veille... Maman embrassa Diane, et dit bonne nuit à Aline également, ajoutant : "Allez, dormez bien. Votre grande soeur m'attend..."

Tiens, j'étais la "grande soeur". Le terme en imposait, mais j'aurais préféré qu'il ne soit pas employé dans un tel contexte. Car la "grande soeur" elle attendait Maman certes, mais elle attendait surtout la fessée, sa fessée...

Maman aurait dit : "Christine s'étant encore comportée comme une gamine, je vais aller la traiter comme telle", je l'aurais presque mieux pris. Là, c'était dire : "Grande soeur attend une fessée de grande soeur..."

En fait, je chipote sûrement. C'est juste que quoi que Maman ait pu dire, cela m'aurait également fait frissonner...

Maman éteint dans la chambre de mes soeurs et vint dans la mienne, refermant la porte derrière elle, mais juste en la tirant.

Elle se dirigea vers mon bureau, regarda à nouveau la copie en haussant les épaules, ce qui accentua sa colère...
Elle prit un stylo et signa, après avoir écrit quelques mots... Puis, elle me tendit la copie en me demandant de la ranger dans mon cartable.

Je quittai donc ma posture d'assise en tailleur sur mon lit, et allai ranger ladite copie. Maman y avait inscrit : "La note de Christine est en effet inadmissible. Comptez sur moi pour faire en sorte qu'elle travaille cette matière beaucoup mieux. Et s'il y avait le moindre souci, n'hésitez pas à m'en faire part, ou à me demander de passer en discuter."

Le mot de Maman ne m'étonnait pas. C'était son habitude de vouloir être proche des enseignants et de ne pas se laisser endormir par mes versions toujours à l'eau de rose de mon comportement en classe.

Le temps que je lise la feuille et la place dans mon cartable, Maman était assise sur le bord de mon lit et faisait signe de venir auprès d'elle...

Je balbutiai un : "Euh, mais, euh, que, euh, pourquoi, M'man, euh, nooon."

C'était sans espoir, d'ailleurs je n'avais pas pu prononcer la moindre phrase intelligible.
"Christine, tu viens ici. Je ne suis pas d'humeur à palabrer... Tu sais très bien ce qui t'attend... Allez, viens recevoir ta fessée bien méritée...", ordonna-t-elle avec une voix qui semblait tellement déterminée qu'elle agissait comme une télécommande, et m'amena à la droite des genoux maternels...

J'étais comme un pantin, qu'elle fit basculer en travers de ses cuisses. J'esquissai un geste du bras droit pour essayer de retenir mon pantalon de pyjama, mais déjà Maman l'avait glissé à hauteur de mes genoux et elle faisait de même pour ma culotte de coton blanc.

Je me mis à pleurer à chaudes larmes, suppliant : "Oh, non Maman, noooon. Arrête, arrête..."
Elle était en train de me bloquer le bras libre dans le dos et de bien me rééquilibrer en travers de ses cuisses. La cible était parfaitement dégagée et dans la ligne de mire.
"Arrête, arrête ? Mais, je n'ai pas encore commencé, Christine... Et je n'arrêterai que lorsque tu auras reçu la bonne fessée que tu mérites, ma fille... Je vais t'apprendre à te moquer du monde et de tes devoirs... Je t'ai assez prévenue, Christine, et tu vas voir que Maman, elle, tient ses promesses..."
La dextre maternelle se mit à tomber, à tanner ma mappemonde offerte, sans plus aucune protection à sa juste colère.

Je serrais les dents et tentais d'étouffer mes cris, mes pleurs, sachant trop combien ces bruits caractéristiques résonnaient dans une maison totalement silencieuse où deux paires d'oreilles étaient aux aguets...

Maman s'appliquait assurément et se voulait démonstratrice, alternant les séries de claques sonores et les commentaires sur les raisons de sa sévérité, sur ce qu'elle m'avait promis et sur ce qui m'attendait et m'attendrait si je ne changeais pas d'attitude...

Petit à petit, je ne pouvais plus retenir mes gémissements, puis mes petits cris, puis mes supplications.

J'aurais voulu taire ma douleur, faire croire aux petites que je prenais une fessée minuscule, que je n'avais même pas mal. Mais, l'art maternel venait à bout de mes espoirs de cacher la réalité de ma fessée.

"Ah, voilà des fesses bien rouges, Christine. J'espère que tu auras compris cette fois, mais sinon je recommencerai ma fille, tu le sais bien... Ne t'avise pas de me ramener à nouveau une aussi mauvaise note, ou deux heures de colle, ou de me mentir sur je ne sais quoi, car tu te retrouveras sur mes genoux, Christine. Comme ce soir, ma grande, la culotte baissée, les fesses à l'air, et je te les rougirai autant qu'il le faudra. Une bonne fessée, une tannée déculottée, tu n'y échapperas pas, Christine... Et, tiens, tiens, tiens, écoute comme ça claque... A toi de décider si c'est cela que tu veux encore..."

La dernière salve fut très longue et énergique, sonore en diable, et me faisant pousser des cris, et tortiller ma lune en feu.

Maman me laissa pantelante, le visage inondé de larmes, et les idées noires comme la nuit. Mais, j'étais aussi étrangement calmée, épuisée, voire comme soulagée que cela soit fini. Même si les mots de Maman me tournaient dans la tête et si mon instinct me disait que cette fessée n'était qu'une de celles qui m'attendaient...

A SUIVRE 

14 commentaires:

  1. encore un joli récit chère Christine quel talent de anrratrice vous avez

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  2. Chère Christine,

    Je trouve cet épisode particulièrement émouvant où l'on retrouve une Christine en proie à toutes ses contradictions de pré-adolescence, insouciance, inconstance dans l'effort, sûreté excessive en ses acquis, s'imaginant pouvoir faire illusion mais qui est rattrapée par une feuille blanche à remplir et prend soudainement conscience de ses limites devant cet écueil.

    Ce nouvel échec angoisse alors, notre jeune écervelée qui se repassant en boucle les échos de la mésaventure de sa petite sœur est à nouveau tentée par la spirale de l'un de ses principaux défauts, lui ayant pourtant valu de mémorables raclées et là dans un sursaut de crainte, se livre, sachant néanmoins qu'elle n'échappera pas aux conséquences de cette nouvelle.

    Dés lors, notre narratrice est dans ses petits souliers, incapable d'aligner le moindre mot face à la détermination de Maman qui entre alors dans la phase active de la sanction, différend l'exécution de celle-ci comme à son habitude et ainsi faire mijoter sa fille, anéantie par l'angoisse de ce qui l'attend et qu'elle sait inéluctable, tout comme ses sœurs qui s'en font des gorges chaudes à l'avance, derrière la cloison.

    Pour Madame SPAAK, cette mauvaise note de Christine est du pain béni, surtout au lendemain de la déconvenue d'Aline, qui lui permet d'asseoir son autorité face à ces 3 péronnelles, maîtrisant parfaitement la situation et obtenant de celles-ci, une obéissance optimale, voir obséquieuse de la part d'Aline pour ne plus être la dernière punie et faire l'objet de futures conversations, laissant aisément la place à la grande sœur.

    D'ailleurs, celle-ci motivée par cette idée, s'active davantage pour ses ablutions et invite la cadette à en faire autant, insistant ensuite sur la libération de la salle de bains à l'attention de la grande sœur (avec une petite pointe de perfidie, envers celle-ci), confortant ainsi sans le savoir la démarcation établie par Maman, sur qui commande et qui doit obéir.

    Notre conteuse, totalement déstabilisée agit tel un automate, malgré la présence de sa sœur qui sans vergogne invite Maman à venir pour le coucher, sachant très bien que pour Christine celui-ci sera d'abord précédé par une bonne déculottée (effaçant symboliquement la sienne de la veille), ce que votre mère confirme par une expression quelque peu inattendue « Votre grande sœur m'attend », que vous percevez et vous fait frissonner.

    A mon avis, vous avez ressenti un frisson plus important, car je pense que l'emploi de cette terminologie par votre mère, vis à vis de vos sœurs, impliquait un message à leurs encontre (dont vous avez fait les frais la première) sur l'intensité de ses bonnes fessées lorsqu'on grandit physiquement, mais que l'on garde une cervelle de moineau.

    Et, notre jeune fille sait bien qu'elle se prépare, pour une fessée de 'grande sœur' qui n'a rien avoir avec les saynètes des petites et la main de Maman le confirme en faisant des ravages sur sa lune bien déculottée, la demoiselle retenant autant qu'elle peut ses réactions, mais la dextre maternelle est trop affûtée et vient à bout de cette résistance, laissant notre Christine toute pantelante, ruisselante de larmes et épuisée, par cette tannée bien méritée, prémices à bien d'autres.

    Désolée pour vos petites fesses, chère Christine, quoique......, hihi.....!

    Amicalement, Dominique

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  3. Merci Dominique de ce commentaire remarquable. Vous avez apprécié cet épisode, cela me fait plaisir, et vous voyez que j'ai tenu mes promesses en me rattrapant un peu de mon absence pour vacances neigeuses.
    Comme vous l'analysez bien, c'est vrai que j'ai eu la tentation de retomber dans mes travers, de vouloir gagner du temps, différer l'inéluctable explication avec Maman, mais que je me suis résolue à jouer la franchise. Un bon point pour moi en ce début d'année, peut-on penser, mais je pense aussi que si Maman n'avait pas été aussi attentive, si je n'étais pas dans une de ces périodes où j'avais l'impression que Maman lisait la moindre de mes pensées, me devinait avant que je parle, peut-être aurais-je essayé de gagner du temps...
    Ma perception également du fait que Maman associe la notion de "grande soeur" à ce qui m'attendait ne vous a pas échappé. Cela sous-entendait bien une "importance" plus grande, une attention particulière pour que la leçon soit marquante et comprise...

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  4. Bonne nouvelle : Mardohl qui ne peut accéder directement au blog depuis le pays lointain où il est, m'a fait parvenir par mail un commentaire que je reproduis c-dessous.
    Cela fait plaisir de retrouver son analyse et je ne peux que l'encourager, lui et les autres fidèles à poursuivre. C'est le meilleur aiguillon qui soit pour que je poursuive.
    Merci d'avance.


    Chronique d’un redoublement 25 (Critique)

    Je me souviens des magazines hebdomadaires de BD, du genre « Tintin » ou « Spirou » que je dévorais durant mon enfance. Les récits prévus pour la taille d’un album s’y trouvaient morcelés en chapitres de quelques planches, et la lecture en était systématiquement interrompue, bien entendu souvent en plein suspense, par un « A suivre » qui frustrait le bédéphile en herbe que j’étais, m’enseignait la patience et me faisait ronger mon frein jusqu’à la prochaine parution.

    C’est ce genre privation que, non sans un doux masochisme, j’ai ressenti bien plus tard sur votre blog, Christine, avec votre sens de l’épisode par lequel vous suspendez regulièrement votre narration à l’orée d’une péripétie attendue, pour tenir en haleine votre lectorat jusqu’à ce que vous daigniez ne reprendre la plume pour notre plus grand plaisir.

    Mais dans ces périodiques, il arrivait aussi, en période de vacances me semble-t-il, que tel ou tel numéro proposât une histoire indépendante et complète, que enfin je pouvais savourer sans interruption et avec un patent sentiment de gratitude envers l’auteur et l’éditeur.

    Avec ce chapitre, comme pour nous consoler de votre absence prolongée, c’est de ce genre de cadeau que vous nous gratifiez, Christine, et je vous en suis reconnaissant.

    En effet, et bien qu’il ne s’agisse que d’un chapitre prenant pour cadre votre plus long récit-fleuve à ce jour, le texte que vous nous livrez se révèle d’une complétude exemplaire. Vraiment, un « Schulbeispiel », une illustration du classicisme spaakien devrais-je dire. Toutes les séquences d’une fessée standard, d’une fessée « à la Christine », s’alignent et se déroulent, du tout début jusqu’à la toute fin, avec un rythme et une régularité impeccables, comme les inéluctables stations d’un véritable chemin de croix. (Première station : « Christine reçoit une mauvaise note ». Deuxième station : « Christine rentre tristement chez elle » et ainsi de suite.)
    (Suite ci-dessous)

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  5. (Suite et fin du commentaire de Mardohl commencé ci-dessus)

    Si le narratologue s’évertue à dégager dans tout récit littéraire les cinq étapes du schéma narratif (situation initiale – perturbation – péripéties – résolution – situation finale), le « spaakologue » (osons le mot) discernera, dans ce récit « de base », les incontournables séquences suivantes, qu’il a déjà pu distinguer dans des récits antérieurs :
    Rappel du contexte familial oppressif
    Bêtise de Christine
    Manœuvres dilatoires de la fautive envers sa maman
    Imprévu dévoilant la faute ou en forçant la révélation
    Tempête sous un crâne (avouer tout de suite ou non ?)
    Découverte (ou annonce) de la faute par (ou à) maman
    Annonce en retour de la fessée
    Angoisse de Christine
    Jubilation des cadettes (si présentes)
    Dîner familial, mise en pyjama et attente
    Les pas de Madame Spaak dans l’escalier
    La mise au lit des petites
    Ultimes et vaines protestations de Christine
    La fessée enfin, decomposée elle-même en toute précision : déculottage, rougissement des fesses, cris de Christine, commentaires mortifiants de sa mère, bouquet final.

    Ces scènes, qui d’ordinaire n’apparaissent pas dans leur ensemble au sein d’un même post, figurent ici dans une convaincante exhaustivité, ce qui en fait un véritable modele de récit spaakien, à partir de laquelle vos autres récits en livrent, se focalisant sur telle ou telle subdivision, des variantes et variations.

    Oh bien sûr, on pourra également discerner, comme de coutume, d’infinitésimales particularités qui néanmoins ancrent cette mésaventure dans les inédits triviaux du quotidien. Ce sont les frissons que Christine ressent sous sa jupe, le fayotage insupportable de Diane, le regard d’Aline plantée sur le chemin de la salle de bain, la remarque de Madame Spaak apposée sur la mauvaise note de Christine, ou même la mention de la couleur de la culotte baissée (qui varie, contrairement à celles, blanches ou rouges, des fesses).

    Vous axez également le texte vers cette « sur-interprétation » caractérisant dans ces moments critiques la psychologie de Christine, qui ne peut s’empêcher d’ergoter sur le moindre détail lui rappelant son imminente fessée. Le pyjama lui devient « tenue de fessée », elle remarque que Diane contrairement à Maman prononce explicitement le mot « fessée », et paraphrase à l’envi la simple mention de « grande sœur » par sa mère, appellation qui lui rappelle la dimension d’autant plus mortifiante que prend la fessée pour elle, l’aînée.

    Bref, mes compliments Christine pour ce récit exemplaire, qui en laisse miroiter bien d’autres à votre fidèle lectorat.

    Mardohl

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  6. Chère Christine,

    Merci pour le compliment et je reconnais que vous su tenir vos promesses, à l'inverse de la Christine pré-adolescente, qui lui ont valu bons nombres de déculottées.

    J'apprécie cet épisode par le fait qu'il intègre tous les ingrédients qui font la quintessence de votre blog et ravi l'ensemble de vos fidèles lecteurs, dont je fait parti.

    1) Le ressenti de Christine :

    - Votre trouble face à ce mauvais résultat que Maman n'acceptera pas, déclenche une dualité bien connue, avouer ou retarder l'échéance avec des conséquences plus pénibles.
    - Vos émotions de l'avant, l'attitude gauche du coupable sans illusion sur la sentence, montée d'adrénaline à l'annonce de celle-ci, l'angoisse qui mine l'esprit et focalise sur ce qui attend la demoiselle.
    - Vos réactions du pendant, suppliques et pleurs pour tenter d'inverser le cours des choses, abdication et soumission à la volonté maternelle, stoïcisme et retenue au début de la fessée, abandon et relâchement total sous la déferlante.
    - L'apaisement de l'après, calmée, épuisée mais soulagée de l'arrêt des hostilités, pantelante et confiant l'immense chagrin à votre oreiller, broyant des idées noires et imaginant déjà que d'autres suivront.

    2) Le comportement de vos sœurs :

    - Tout d'abord Aline qui assistant à l'échange, comprend que sa déconvenue de la veille ne sera plus au centre des débats et même s'y elle compatit n'en est pas moins satisfaite de la situation.
    - Aline encore qui informe la cadette qui vient de rentrer, lui traduisant même clairement les propos masqués de Maman adressés à Christine.
    - Toujours Aline qui semble plus pressée que Christine, s'active plus vite que d'habitude et incite la petiote à en faire autant, avant de distiller des petits rappels à la grande qui n'a pas le même enthousiasme et tel un chef de groupe, fait son rapport au commandant.
    - Enfin Diane dans sa position d'épargnée du moment, met en avant sa bonne conduite, quêtant une nouvelle permission auprès de Maman, la réponse de celle-ci n'étant pas forcément du goût d'Aline.

    3) La méthodologie de Madame SPAAK :

    - Son intuition maternelle propre à déceler au travers d'attitudes de ses filles, une indisposition ou une inquiétude minant l'une de celles-ci.
    - Sa prestance naturelle et déstabilisante ayant pour effet d'annihiler les velléités de tromperies ou de mensonges de la demoiselle concernée, en l'occurrence Christine prédisposée à ce genre de manœuvre.
    - Sa faculté à remettre dans le contexte, l'erreur commise, responsabilisant ainsi la fautive sur les conséquences auxquelles elle n'échappera pas et la fera, sans doute, réfléchir.
    - Sa propension à mener la barque familiale à sa guise, faisant mijoter la future punie, incitant les autres à l'obéissance et rester fidèle à ses convictions d'éducation, envers ses 3 péronnelles, confirmant ainsi la démarcation entre qui commande et qui doit obéir.
    - Et enfin, sa maîtrise de la situation tant en paroles, pour les petites sœurs, qu'en acte pour la grande sœur qu'elle gratifie d'une déculottée mémorable, une tannée exemplaire épuisant la demoiselle et n'oublie pas de lui préciser qu'elle recommencera, autant de fois que nécessaire, affirmant ainsi son autorité.

    Amicalement, Dominique

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  7. Un excellent épisode,

    On sent que Christine a un peu grandi, avouant sa mauvaise note le jour même afin de ne pas aggraver son cas.

    J'aime aussi le contraste de la "grande soeur" qui va être punie comme une petite ce qui les fait d'ailleurs jubiler.

    Christine est à la fin soulagée, peut-être a-t-elle pris conscience que les fessées sont inéluctables et seulement un mauvais moment à passer?

    D'où vient la première photo qui matérialise vraiment bien l'angoisse de Christine?

    Encore merci pour cet épisode
    Nicolas

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  8. Chère Christine,

    Je suis ravi de retrouver les commentaires de Mardhol (qui m'a devancé sur le coup) dont la qualité rédactionnelle est toujours aussi déliée et enrichissante, pour le commun des mortels que je suis, dénotant une érudition au dessus de la moyenne.

    Compte tenu de cet intellect, j'avoue que j'imaginais plus volontiers Mardhol commenter des blogs d'une teneur dirons nous plus 'classiques' et je suis agréablement surpris par ses interventions à vos récits, dont il apprécie la finesse et la qualité, qu'il dissèque à merveille, pour votre plus grand plaisir et le nôtre.

    Chère Christine, j'espère que vous ne voudrez pas pour cet aparté, faisant l'éloge de l'un de vos lecteurs.

    Amicalement, Dominique.

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  9. C'est moi qui suis ravie, Dominique et Mardohl, de bénéficier de commentaires aussi stylés, documentés et de qualité. Ne changez rien, ni l'un, ni l'autre. Continuez surtout, et ne cherchez pas à vous comparez. J'apprécie vos contributions et cela me motive pour poursuivre. C'est donc du gagnant gagnant comme on dit.
    Amitiés.

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  10. Chère Christine,

    J'en déduis donc que nos commentaires respectifs correspondent au 'pain béni' de vos sottises que vous saviez si bien offrir (par votre insouciance de 'presque grande fille') à votre mère, lui permettant ainsi de s'occuper de vos rondeurs jumelles, en les gratifiant généreusement de salves claquantes, brûlantes et rougissantes à souhait, vous remettant sur le chemin de la bonne conduite, du moins pour un certain temps.

    Ceci étant, comme pourrais le dire un Mardhol sans circonlocution ( anecdote, le web m'étant très précieux), gardez votre motivation afin de nous fournir de nouveaux récits aussi riches, que nous ne manqueront pas de commenter pour vous satisfaire, sinon gare à vos fesses, rappelez vous que seul un travail constant permet d'aboutir à des résultats, que Maman attend et vos lecteurs aussi mais dans l'autre sens.....! MDR.......!

    Amicalement, Dominique.

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  11. Bonjour Christine,

    Je suis un très ancien lecteur de votre blog (et anciennement de flikr).
    J'en apprécie toujours le style et l'attention particulière apportée aux moments de "l'avant" et de "l'après" la fessée, au contexte et au ressenti. De plus je constate que quelques commentaires ajoute à l'intérêt que l'on peut porter à votre blog.

    Bravo.
    Laurent

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  12. Bonjour, je découvre votre blog ce soir par pure hazard. Je trouve que votre récit décrit vraiment bien l'angoisse que dois resentir la personne qui va recevoir une fessée.

    Ma tante agissait avec mon cousin et ma cousine comme votre maman, a savoir qu'elle annonçais qu'une fessée était méritée, mais ne la donnais que le soir avant d'aller au lit. Je ne comprend que maintenant pourquoi ses enfants était si different après cette annonce. Une seul fois j'étais chez eux un soir de fessée pour ma cousine. Mais le truc horrible, c'est que le soir, je ne pensais plus du tout a ça.

    J'imagine que les personnes qui sont menacées d'une fessée en arrivant a la maison doivent avoir la même angoisse terrible.

    Chez nous ma maman n'était pas du tout dans cette dynamique, les punitions et les corrections, c'était... de suite. L'inconvénient que je voyais petite, c'était la honte, car si il y avait du monde, tout le monde était au courant (a part avec les personne très proche, elle nous prenait quand même a l'écart -> salle de bain, cuisine, etc). Mais en y repensant, le gros avantage, c'était 5 mauvaise minutes a passer, mais quand la culotte remontais, c'était fini, nous n'en parlions plus.

    Audrey

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  13. Bonjour Christine,

    Me voici de retour après des vacances très agréables et rafraîchissantes, je me suis donc penchée sur les suites 26 et 27, afin de vous apporter ma contribution.

    Suite 26 :

    Qu'ajouter de plus après avoir lu, les remarquables commentaires de Dominique et de Mardhol, si ce n'est une expérience quasi similaire que j'ai vécu à la suite d'une punition (4 heures de colle, pour insolence, après une remarque de la prof), motif que Maman ne supportait absolument pas au même titre que le mensonge, étant très attachée à la notion de respect et de franchise.

    Nous savions, Anaïs et moi, que dans ces cas là nous pouvions préparer nos fesses à une volée exemplaire, pour laquelle Maman prenait tout son temps autant dans la préparation (mise en condition de la punie, par l'attente), que dans l'application de la fessée qu'elle savait rendre plus que mémorable, gratifiant nos rondeurs de longues claquées (insupportables) nous faisant crier comme jamais et sachant marquer les pauses nécessaires, afin de vérifier son œuvre correctrice, épuisant au final, nos organismes et nos esprits, nous laissant alors avec un sentiment de culpabilité envers nous mêmes.

    C'est précisément ce qui m'arriva ce jour là, d'autant que la veille Anaïs avait ressenti par deux fois les effets de la main maternelle, rechignant pour aller prendre sa douche dans un premier temps lui valant une dizaine de claques par dessus la culotte, courbée sous le bras de Maman et sous mes yeux, ceci vexant ma petite sœur.

    Après être redescendue, je sentais Anaïs toujours aussi grognonne et qui le confirma en répondant mal à Maman, ce qui la conduisit aussitôt au travers de ses cuisses, cette fois-ci pour une déculottée en bonne et due forme, qui la calma pour de bon, alors que je montais à l'étage.

    A suivre.......

    Sonia.

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  14. Bonjour Christine,

    Suite :

    Vous comprendrez donc qu'en ramenant le lendemain, 4 heures de colle sur mon carnet pour une insolence, j'avais les jambes en coton sur le chemin du retour, sachant que Maman vérifiant systématiquement nos carnets, je n'échapperais pas aux conséquences et j'angoissais à l'idée de celles-ci, connaissant parfaitement l'intransigeance maternelle sur le respect.

    Sans illusion sur ce qui m'attendait, j'avais surtout conscience que je pouvais préparer mes fesses à une composition maternelle exemplaire, dont je ressortirais épuisée et repentante, ruminant sur mon sort (mérité sur le fond), mais que j'aurais voulu éviter à tout prix, la main de Maman étant très efficace sur les rondeurs juvéniles de ses demoiselles.

    Prenant connaissance de la nouvelle (tuile pour moi), en présence d'Anaïs en pyjama devant la télé, Maman très calme (comme à son habitude) mais déterminée, m'envoya alors dans ma chambre préparer mes affaires pour le lendemain (n'ayant pas de devoirs) et me changer après la toilette, en attendant qu'elle vienne, ce qui voulait tout dire.

    Et là, bien évidement j'allais mijoter ne sachant que faire, les neurones en ébullition, durant plus d'une heure avant que Maman me demande de descendre, provoquant chez moi une montée d'adrénaline faisant battre mon cœur à cent à l'heure et m'interroger sur la signification de cet appel, le dîner (19h30 à mon réveil) ou la fessée ?

    La réponse était en bas, le couvert dressé, ma sœur attablée affichait un petit sourire espiègle celle-ci n'étant plus dans le collimateur des foudres maternelles, qui m'étaient destinées et qui allaient tombées, sans aucun doute et là, Maman m'invitât tranquillement à venir manger.

    Inutile de vous dire que mon appétit n'était pas vraiment au rendez-vous et que ce repas frugal, fût bien sur émaillé par les commentaires de Maman (sans référence à ses filles) sur les notions de respect que chacun se doit d'avoir, envers les autres, ce qui ne me rassurait pas sur mon avenir fessier.

    Maman maîtrisant la situation demanda à Anaïs de débarrasser la table, afin de pouvoir discuter avec sa grande sœur et me prenant par le poignet, m'entraîna alors vers le salon, me faisant pâlir, comprenant qu'elle voulait faire un exemple, vis à vis de la petite.

    Et là, je dois dire que je fût servit comme rarement par une mère souhaitant affirmer son autorité et sa volonté de faire passer son message à 2 demoiselles, sur les principes essentiels d'une bonne éducation, me gratifiant d'une volée phénoménale sous le regard ébahi d'Anaïs (revenue de la cuisine) qui pétrifiée par la scène, ne pût retenir ses larmes.

    Pour conclure, je dirais que votre mère avait les mêmes convictions que la nôtre sur les biens fondés de la fessée, l'appliquant sans état d'âme à ses filles, estimant ne faire que son devoir d'éducation envers des demoiselles écervelées.

    A bientôt, Sonia

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