mardi 31 août 2010

Avant la rentrée (SUITE) : une petite chance...

SUITE...
Diane était à côté de Maman qui me faisait réciter...
 

J'avais une mine apeurée lorsque Maman est venue me faire réciter. Diane qui venait de mettre la table, trainait au salon, jouant les fillettes sages, et sentant bien qu'il y avait de l'orage dans l'air...
"Maman, Maman, je n'ai pas eu le temps de finir", dis-je implorante. Mieux valait désamorcer l'irritation maternelle plutôt que de prétendre que je savais tout...
Elle essaya quand même de me faire réciter. "Je sais bien la leçon 12", me vantai-je. Mais, les premières questions sur les trois suivantes me laissèrent sèches ou très hésitantes.
Je sentais que Maman avait la main qui la démangeait. Je plaidai pour obtenir un délai, proposant de ne pas regarder le film que nous devions voir ensemble à la télévision après le dîner.
L'heure du repas approchant, j'eus la surprise de voir Maman accepter. "C'est comme tu veux, Christine, mais je te préviens que si tu ne sais pas les quatre leçons par coeur, je dis bien par coeur, Christine, alors tu n'auras qu'à préparer tes fesses..."
Diane se retint de ne pas pouffer de rire, et le dîner fut émaillé de regards en douce de mes soeurs qui se moquaient à l'avance. Elles savaient que Christine filait un mauvais coton et elles auraient eu envie de parier que cela finirait mal pour mon matricule...
Je ne restai pas longtemps à table et, le dessert avalé, je montai dans ma chambre pour travailler à nouveau.

J'avais beau m'appliquer, l'enjeu me pétrifiait... 


J'avais échappé à la fessée au salon, avant le repas, et le délai obtenu me donnait une chance de m'en sortir. Je regrettais toutefois de ne pas pouvoir regarder le film prévu en famille. Les rires de Maman et de mes soeurs venant du bas montraient que c'était bien comique.
Mais, il fallait réviser et réviser, pour ne pas dire apprendre ce que je n'avais pas travaillé dans l'année.
"Par coeur, Christine, je dis bien par coeur", avait précisé Maman et l'enjeu me paralysait, m'angoissait, alors que dans le calme j'aurais enregistré plus vite...
Les deux premiers chapitres, cela allait, mais les deux suivants, franchement, tout se mélangeait dans ma tête...
Une heure 25 plus tard, je n'avais pas encore assimilé les subtilités du plus que parfait en version british, et mon coeur battait quand j'entendis Maman envoyer les filles dans leur chambre : "C'est encore les vacances, vous pouvez lire un peu, à condition que ce soit dans le calme. Je vais faire réciter Christine et je viens vous éteindre..."
En passant devant ma porte entrouverte, les petites me firent de drôles de clins d'oeil en souriant discrètement... Si elles aussi me jouaient perdante, cela ne me rassurait pas et je commençais à me faire à l'idée que mon sort était scellé d'avance...

Au bout de quelques questions, Maman reposa le livre d'anglais...


"Alors, Christine, j'espère que tu sais tes leçons, cette fois", lança Maman en s'asseyant dans ma chambre et en récupérant le manuel d'anglais dont j'essayais vainement de retenir encore quelques mots de plus...
Je la sentais déterminée et je voyais bien qu'elle lisait le désarroi dans mes yeux, qu'elle se doutait de la situation...
"Bon, allez, on n'a pas que cela à faire, Christine. Tu savais la leçon 12, passons donc tout de suite à la 13", dit-elle en me posant deux questions. Je répondis à peu près bien et je tendais surtout le dos pour la suite.
"Bon, ce n'est pas très précis, Christine. Je veux des réponses claires et parfaites. Voyons si la leçon 14 et la 15 sont mieux sues...", la réflexion de Maman m'acculait vers le précipice. On venait de passer en trois minutes sur les deux parties que je connaissais le mieux, ou le moins mal. Déjà des questions sur les deux autres, aïe, aïe, aïe, je ne voyais pas comment j'allais m'en sortir...
 Une première réponse évasive, une deuxième qui me laissa sans voix, je sentais bien que la patience de Maman atteignait ses limites à vitesse grand V.
La question suivante me vit improviser une réponse totalement fausse. Maman haussa les épaules et soupira très fort : "Ah, ce n'est pas vrai... Ah, Christine, tu cherches vraiment les ennuis..."
Elle tenta une nouvelle question en me demandant une réponse précise... J'avais les yeux qui s'embuaient et les idées qui se percutaient, c'était le trou noir... Je ne savais pas...
Maman posa le manuel scolaire sur le bureau. Elle me fusillait du regard, avec les deux poings posés sur ses hanches... "Ca suffit, Christine... Je t'ai pourtant donné du temps, mais ce n'est toujours pas su... Je vais t'apprendre moi à te moquer du monde. Je ne te laisserai pas gâcher tes chances. Et, ne fais pas cet air effaré... Je t'ai assez prévenue, Christine..."
 
La fessée promise se devait d'être donnée...


Je suppliai : "Non, Maman, non, je te la réciterai demain, promis. Non, je t'en prie, non... Pas la fessée..."
Elle s'était levée de sa chaise et m'avait attrapée par le bras pour me relever du lit avant de s'y asseoir à son tour sans me lâcher le poignet...
"Oh, si Christine, tu vas l'avoir ta fessée. Je te l'avais bien promise si tu ne savais pas tes leçons... Et, crois-moi, tu réfléchiras à deux fois avant de recommencer..." lançait Maman tout en m'étalant en position en travers de ses genoux.
Je n'avais pas voulu me mettre en pyjama avant la fin de la soirée, comme par superstition. Mais, cela ne changea rien au scénario maternel... Ma jupe remontée sur mon dos, je sentis ma culotte glisser vers le bas, avant que la main de Maman n'entame sa funeste besogne...
"Tiens, tiens, tiens, Christine. La voilà ta fessée, ta bonne fessée déculottée pour te faire rentrer les leçons dans la tête... Ah, je me doutais bien qu'il faudrait en arriver là... Tiens, tiens, tiens... Et, tu sais, Christine, que cette année, je ne te laisserai pas te moquer du monde... J'espère que tu me comprends..."
La fessée tombait dru, sonore et brûlante, retentissant dans la maison... On était encore en vacances et déjà, l'anglais me valait une déculottée magistrale... 
Ce n'était pas de bon augure...

(A SUIVRE)

Avant la rentrée : des révisions peu rassurantes...


Maman tenait à ce que je révise ma grammaire anglaise



Bientôt la rentrée. Les choses sérieuses vont reprendre. Je passe en classe supérieure, mais avec l'indulgence de la directrice à qui Maman a promis que je travaillerais enfin sérieusement de bout en bout de l'année.
J'ai dû faire des devoirs de vacances et j'ai réussi à m'en tirer sans trop de mal, mais sans le faire de façon aussi studieuse que Maman ne l'aurait souhaité.
De retour à la maison, la dernière semaine de congés est mise à profit pour des révisions intensives. Notamment en anglais, où je récupérerai la prof que je déteste tant, celle qui ne m'a jamais pardonné le moindre faux-pas et qui m'a valu bien des mauvaises notes, des heures de colle, et tout ce que cela pouvait entrainer pour mon bas du dos quand les mauvaises nouvelles parvenaient à la connaissance de Maman.
Hier, je me suis sortie de justesse d'une version à refaire et d'une première liste de verbes irréguliers à réciter. J'ai bien cru que la patience de Maman avait atteint ses limites et que j'allais en payer le prix... Heureusement, j'ai échappé au pire, malgré des menaces qui devenaient de plus en plus claires...
Cette fin d' après-midi, je révise de la grammaire, ce que je n'aime guère. Maman m'a donné quatre chapitres "à revoir", comme elle dit, imaginant que ce n'est que du rafraichissement de connaissances déjà acquises. Le seul problème, c'est que ce sont des leçons que je n'ai pas vraiment comprises faute de les avoir travaillées... Je me souviens même que j'avais eu un zéro à une interro sur un des chapitres...
"Christine, on va dîner tôt. Dépêche toi de finir ton anglais. Je vais étendre le linge et remettre une machine en route, et puis je te fais réciter. J'espère que ce sera mieux qu'hier, sinon ça va barder, ma fille, ça va barder, je te le promets..." L'avertissement maternel ravive mon angoisse. Comment pourrais-je savoir quatre leçons de grammaire dont je n'ai travaillé que la moitié à peine durant l'année scolaire ?
Si encore, Maman avait la bonne idée de ne m'interroger que sur celle que je sais bien... Mais, je ne me fais pas d'illusion : si elle voit que je récite bien un chapitre, elle passera au suivant de suite...
Je replonge la tête dans le bouquin, j'essaie de noter l'essentiel, mais une petite voix dans ma tête me dit que je suis dans une impasse... J'ai ma main gauche qui se pose sur le fond de ma jupe. Un geste instinctif comme si je voulais me protéger...
A quelques jours de la rentrée, l'heure est à la reprise en mains, aux bonnes résolutions, aux recadrages pour bien recommencer l'année...
"Ca va barder...", la phrase me revient. Je sais trop ce que cela veut dire. Cette leçon de grammaire anglaise, je n'arrive pas à la retenir. Et plus j'y pense, plus je perds mes moyens, plus cela se trouble dans ma tête... Je ne comprends qu'une seule chose : c'est sûr, "Ca va barder" va rimer avec fessée...

(A SUIVRE)

vendredi 23 juillet 2010

Aline marchait devant Maman : Je jubilais (Suite à surprise...)

Aline était partie chigner dans sa chambre, sachant bien qu'elle avait à se tenir à carreau et même à préparer ses fesses...

Je paradais comme une grande avec Maman


Rien ne semblait presser pour Maman, qui savait que ma soeur allait rester tranquille et que la menace d'une fessée imminente était du genre à ramener le calme comme par magie...
Maman attendait de savoir à quelle heure il allait falloir aller rechercher Diane à son goûter avant de s'occuper du cas de ma soeur.
J'en profitais pour essayer de me montrer digne de mon statut de grande. Je suis allée chercher des leçons que je savais et j'ai demandé à Maman de me les faire réciter. Tout allait bien et j'avais l'impression d'être en train de me mettre en valeur, bref de gagner des points en quelque sorte.
Le téléphone sonna. C'était la mère de la copine chez qui Diane était. Tout se passait bien et elle demandait si elle pouvait garder ma soeur à dîner. Ce ne serait pas tard et elle précisait qu'elle la ramènerait ensuite à la maison, évitant de déranger Maman. Elle accepta volontiers et raccrocha assez satisfaite d'avoir ainsi un peu plus de temps devant elle.
"On ne dînera que toutes les trois, Diane reste pour le repas chez sa copine", m'annonça Maman en me demandant d'aller ranger mes affaires et de redescendre mettre la table. Et de préciser : "Je vais m'occuper d'Aline en attendant..."
Mon petit coeur accéléra. Je montai vite fait, croisant Aline, qui descendait à l'appel de Maman en tirant une tête dépitée de trois kilomètres.
Dans ma tête, je jubilais à nouveau. Et comme j'étais seule à la maison en dehors de Maman et Aline, je me suis dit qu'il fallait absolument que j'arrive à assister à la scène qui s'annonçait...
La porte du salon avait été refermée par Aline, mais il y avait moyen de contourner la difficulté, si j'arrivais à me glisser dans la salle à manger attenante au salon et qui était séparée par une double porte à petits carreaux.
Il fallait que je fasse doucement, mais dans la discussion entre Aline et Maman, le ton montait...
Il n'y avait de la lumière que dans le salon et les volets fermés de la salle à manger garantissaient une pénombre relative. J'étais donc dans la position de pouvoir voir sans être vue. Je ne manquais pas une miette de la discussion. Et, comme je l'imaginais, Aline se retrouva au bout du sermon étalée sur les genoux maternels...
Quelques claques sur le short pour calmer Aline qui gigotait fort, et Maman s'attaqua à faire descendre cette ultime protection des fesses de ma soeurette...

Je pouvais voir sans être vue...


C'était trop beau. J'avais l'impression que je me vengeais de tas de moqueries de mes soeurs. Elle recevait une bonne fessée déculottée et cela me mettait en joie... J'étais juste un peu trop placé à droite pour bien voir ses fesses rougir.
Je tentai donc de me rapprocher de la porte vitrée de gauche à pas de loup. Oui, c'était mieux et j'étais aux premières loges. Sans le vouloir, inconsciemment, je rapprochais ma tête de la vitre pour mieux voir encore...
Je me régalais, c'est bête à dire, mais je me régalais. Au point d'en arriver à avoir le nez tout près de la vitre à un moment où Aline remuant sous les claques releva la tête...

Aline s'écria : "Maman, Christine nous regarde..."


Aline se mit à hurler : "Maman, Maman, Christine nous regarde... Là, dans la salle à manger, je l'ai vue..."
Maman arrêta son bras, et se leva précipitamment, laissant Aline à genoux. J'avais entrepris un repli rapide, mais je heurtai une chaise et trahis ma présence. Maman ouvrit la porte vitrée et me vit rampant vers la porte du couloir.
Je m'attendais à ce qu'elle crie. Elle était au contraire calme... "Christine, ce n'est pas la peine de te cacher. Viens ici. Si tu as tellement envie de voir ta soeur recevoir la fessée, eh bien assied toi sur la banquette."
J'étais apeurée, et j'obéis sans broncher, tout en tremblant...
Aline qui avait remonté son short se mit à protester : "Non, Maman, non, pas devant Christine".
Elle la fit taire. "Aline, allez, debout, je ne t'ai pas permis de te rhabiller. Je n'en ai pas fini avec toi..."
Et elle baissa d'un geste vif le short d'Aline, qui dévoila des fesses déjà bien rosies...
Aline n'avait pas le temps d'en dire plus que Maman la basculait à noveau en travers de ses genoux...
 
Elle lui baissa à nouveau short et culotte..


"Allez, reprenons où nous en étions, ma fille... Et puisque nous avons une spectatrice, elle va voir ce que j'appelle une bonne fessée..." Et clac, et clac, et clac, c'était reparti de plus belle...
J'assistais à la scène, très angoissée quand même...


Maman fessait comme elle le faisait parfois pour des punitions exemplaires en présence des unes ou des autres...
Mais, elle en profitait pour me lancer des piques qui ne me disaient rien qui vaille... "Alors, Christine, tu voulais voir la fessée de ta soeur... Pourtant, tu es bien placée pour savoir ce que c'est qu'une bonne fessée de ta maman... Cela ne fait pas si longtemps que tu étais à la place d'Aline, ma grande, non ? C'est à croire que cela te manque..."
La fessée d'Aline s'acheva par une dernière série de claques crépitantes qui la firent crier et supplier.
Voilà, ma chérie, cela t'apprendra à jouer les capricieuses et à faire des grimaces derrière le dos de ta mère... 
En gros sanglots, Aline était descendue des cuisses maternelles et resta un instant à genoux en se frottant ses fesses écarlates. Puis, elle remonta pêle mêle culotte et short pour cacher sa lune rouge...
Elle se relevait et se dirigeait vers la porte pour remonter pleurer dans sa chambre quand Maman l'arrêta : "Attends, Aline".
Ma soeur apeurée sanglota en disant : "Non, non", comme si elle craignait un supplément.
Maman répliqua : "Non, c'est fini, Aline, pour ce qui te concerne..."
En disant cela, elle m'avait fixée droit dans les yeux, et je fis une mine stupéfaite... J'avais hélas compris... 
 
Je fis une mine stupéfaite... mais j'avais compris !..

"Reste-là, Aline. Pendant que je m'occupe de ta soeur... Allez, Christine, viens ici..."
Je protestai : "Maman, non, j'ai été sage, moi. Non, je t'en prie".
Elle rétorqua : "Espionner la fessée de sa soeur, tu appelles ça être sage... Eh bien, il n'y a pas de raison qu'il n'y en ait qu'une qui profite du spectacle... Viens ici, Christine... Et vite !!!"
J'éclatai à mon tour en sanglots en implorant Maman, mais elle me menaça de m'en donner une autre devant Diane quand elle serait rentrée, si je n'obéissais pas immédiatement...
Aline avait presque séché ses larmes et restais là à trois pas de Maman, quand je me levai comme une automate et vins me laisser basculer en position...
"Ah, c'est bien, Christine. Tu sais qu'il faut obéir à sa maman. Alors, voyons donc la couleur de tes fesses", dit-elle d'un ton ironique en descendant ma culotte en bas de mes cuisses...
"Mais, elles sont encore toutes blanches, comme l'étaient celles d'Aline quand tu nous espionnais derrière la porte... Eh bien, il n'y aura pas de jalouses ce soir, et je vais te les rougir aussi." expliqua Maman en commençant à me claquer les fesses.

Je fermais les yeux pour ne pas voir le regard d'Aline


Aline avait le visage qui s'illuminait, prise encore de sanglots, tout en semblant ravie du spectacle.
"Alors, Christine, ce n'est plus pareil dans cette position, hein ? Ah, tu voulais voir la fessée de ta soeur, te voilà gâtée, comblée... Tu étais aux premières loges pour bien voir, et maintenant tu es à la meilleure place pour bien sentir ce que cela fait... Ah, je n'aurais jamais imaginé que cela te manquait à ce point... Tu as profité du spectacle, maintenant c'est au tour d'Aline. Il faut être équitable, tu vois..." commentait Maman en poursuivant sa mission claquante...
Ce n'était pas une fessée d'anthologie. Après la tannée reçue par Aline, son bras devait être fatigué. Mais, c'était surtout une fessée pour l'exemple, où les paroles comptaient autant que les claques. Une façon de faire passer la leçon à moi et à Aline. Et sûrement à Diane à qui tout serait certainement raconté.
Je fermais les yeux pour ne pas voir le regard de ma soeur fixé sur ma mappemonde rougissante. Mais, dans ma tête, me revenaient les images épiées de sa volée à elle. Sauf que, moi qui jubilais depuis le début de l'après-midi dans l'attente que ma soeur reçoive "sa" fessée, j'étais à mon tour, culotte baissée, la lune à l'air.

J'aurais dû me méfier, je m'en voulais, car une heure avant je jouais la grande. Et, à bien y réfléchir, je n'avais qu'à m'en prendre à moi-même. Cette fessée là n'était pas tombée du ciel pour rien. Je ne pouvais accuser personne. A trop vouloir en savoir et en voir, je me l'étais bien et amplement méritée "ma" fessée !

lundi 19 juillet 2010

Aline marchait devant Maman : Je jubilais intérieurement...

"Allez, avance, et gare à toi à la maison"


Ce n'est pas bien de se réjouir du malheur des autres. Je l'avoue. C'est même pas gentil du tout, et si elle avait pu lire dans mes pensées, Maman m'aurait sûrement grondée...
Mais, ce jour-là, c'est Aline, l'aînée de mes petites soeurs qui était en ligne de mire...
Nous étions parties faire des courses, elle, Maman et moi, pendant que Diane passait l'après-midi chez une copine qui organisait un goûter.
Aline aurait voulu y aller aussi, mais elle n'était pas invitée et en voulait d'ailleurs à sa cadette de n'avoir pas souhaité qu'elle l'accompagne.
Ma soeur était donc d'humeur bougonne et elle n'a pas arrêté de se distinguer durant les courses. Restant à la traine, changeant de rayons dans certains magasins, obligeant Maman à la chercher à deux ou trois reprises, Aline n'en faisait qu'à sa tête, ne comprenant pas que la patience de Maman a ses limites...
Il y eut plusieurs avertissements que ma soeur prit à la légère. Elle continuait à nous retarder et Maman, excédée, se fit plus directement menaçante : "C'est le dernier avertissement, Aline. Je ne veux plus rien avoir à te redire, sinon c'est de tes fesses que je vais m'occuper..."
Aline avait baissé la tête et nous suivait de plus près suite à cet avertissement.
Mais, se croyant à l'abri de nos regards, elle nous décochait dans le dos d'affreuses grimaces. Remarquant le regard amusé d'une passante que nous croisions, Maman se retourna brusquement et surprit Aline, langue tirée et en train de faire le singe avec ses mains.
"Et en plus, tu te moques de moi, Aline, mais tu cherches vraiment les ennuis. Eh, bien tu vas les trouver, ma fille... Ca va barder au retour à la maison...", lança Maman avec un ton sec et déterminé.
Aline ne riait plus du tout. Elle était au bord des larmes.
"Allez, passe devant, comme ça, tu ne pourras plus faire de grimaces. Il n'y a plus qu'à aller à la boulangerie et à rentrer. Tu connais le chemin, on te suit, Aline", lui ordonna Maman.
Consciente qu'il valait mieux ne pas discuter, Aline s'exécuta. Elle marchait trois pas devant nous, alors que Maman poursuivait sur sa lancée sermonnante : "Ah, vous m'en faites voir, les filles. Quand ce n'est pas l'une, c'est l'autre... Tu ne perds rien pour attendre, Aline... Je vais t'apprendre à te moquer de ta mère... Tu t'en souviendras, je te le dis..."
Maman martelait ses mots, et j'observais qu'elle serrait les poings, puis les desserrait en prononçant ses menaces, comme si sa main la démangeait déjà...

Je regardais Aline et j'étais comme fascinée
par son short blanc, imaginant la suite...




Aline avançait d'un pas régulier, pensant que si elle se tenait à carreau jusqu'à la maison, Maman changerait peut-être d'avis. Nous nous arrêtâmes juste à la boulangerie pour prendre deux baguettes. A l'employée qui nous connaissait bien et qui demandait de nos nouvelles, Maman répliqua : "Ah, ne m'en parlez pas. Il y en a toujours une pour se distinguer dans le mauvais sens. Aujourd'hui, c'est Aline qui file un mauvais coton et nous allons régler nos comptes à la maison..."
Le regard mi-amusé, mi-compatissant de la vendeuse m'en rappelait bien d'autres quand j'étais dans la situation inverse, mais cette fois il m'aurait fait presque rire...
A peine sorties du magasin, nous prîmes le chemin de la maison qui n'était plus qu'à trois rues de là. Aline marchait moins vite et trainait un peu les pieds.
Maman s'en aperçut évidemment et se fit ironique en me prenant à témoin : "Tiens, tiens, ta soeur ne semble guère pressée de rentrer... L'as-tu remarqué, Christine ?"
J'airais été à la place d'Aline, cela ne m'aurait pas faite rire du tout. Mais, là, je jubilais, vraiment. D'autant que Maman s'adressait à moi avec une sorte de complicité qui était rare, ayant plus l'habitude pour ma part d'être de l'autre côté de la scène...
Aline grommelait des petits mots plaintifs : "Maman, c'est pas drôle, snif, snif. M'man je ne recommencerai plus. Pardon".
Maman ne voulait rien entendre : "Il fallait réfléchir avant, Aline. Ce qui est dit est dit. Tu n'y couperas pas, ma fille. Vous savez très bien que je tiens mes promesses, n'est-ce pas Christine ?"
Cette réflexion là me plaisait moins, car elle me réintroduisait dans un rôle de fille sachant qu'elle pouvait recevoir la fessée et la recevait quand Maman la promettait...
En même temps, l'échange avait un intérêt puisqu'il montrait que Maman n'avait pas changé d'avis, et qu'après ces mots, elle ne pourrait plus en changer, sauf à se contredire devant deux de ses filles.
"Allez, Aline, avance. Nous retarder ne changera rien. Tu sais très bien ce qui t'attend. Tu préfères peut-être que j'aille rechercher Diane à son goûter avant que je m'occupe de toi. Si tu préfères attendre, c'est toi qui vois".
Maman avait fait mouche et Aline se remit à marcher normalement, tête baissée, le regard humide. J'étais juste derrière elle, et je n'arrivais pas à détacher mon regard de son short blanc, de ses jambes qui avançaient vers la fessée promise...
Par moments, comme par réflexe, sa main droite se plaçait derrière son dos, et j'avais l'impression qu'elle avait le dos et les cuisses parcourues de frissons, comme si elle avait la chair de poule...
Elle tourna au coin de notre rue. Il n'y avait plus que cinquante mètres à faire. Maman lança : "On arrive, Aline, on arrive..."  en faisant un geste de la main, paume ouverte, qui voulait bien dire ce qu'il voulait dire...
Aline qui l'avait vu en retournant la tête, éclata en sanglots et se mit à courir vers la maison pour cacher sa peine, son angoisse. Maman la laissa s'éloigner et faire la vingtaine de mètres qui restait à parcourir. Nous la vîmes s'engouffrer dans le jardin, puis filer à l'intérieur de la maison.
"Ah, elle peut pleurnicher, ça ne changera rien. Je n'admettrai jamais qu'on soit aussi désobéïssante puis insolente. Ca fait quelques jours qu'elle la cherchait, mais ce soir, elle m'a trouvée. Tu n'es pas d'accord, Christine ?", demanda Maman, comme si je pouvais avoir un avis, comme si mon avis comptait. J'en étais surprise et heureuse de jouer la grande.
J'ai bien évidemment répondu  : "Oh si, Maman, Aline a exagéré. C'est vrai. Alors, elle va être punie ?"
"Bien sûr, Christine, bien sûr", acquiesça Maman.
D'habitude très prudente sur le sujet, je me suis surpris à lâcher un : "Alors, elle peut préparer ses fesses", et j'en rougis sur le champ. Comme apeuré d'avoir osé ce commentaire, là où mes soeurs, dans la situation inverse se seraient gaussées et moquées de moi à l'avance.
"Je vois que as tout compris, Christine. C'est vrai que tu es bien placée pour savoir ce qui se passe en pareille situation..." le commentaire maternel me ramena à de mauvais souvenirs, mais j'essayai de n'y pas trop prêter attention. J'imaginais déjà Maman attrapant Aline et baissant son short blanc. Ce n'est pas gentil de se réjouir du malheur des autres, mais là, franchement, j'avais tant de moqueries de sa part à faire passer, que j'avais l'impression d'entendre déjà la main de Maman lui claquer les fesses encore et encore... 

A SUIVRE...

jeudi 15 juillet 2010

Moments cruciaux : comme un frisson et une résignation

 
Une sensation qui, comme la culotte, colle à la peau... 



Bien sûr, l'image montre deux adultes, mais je ne peux la revoir sans ressentir comme un frisson, sans m'imaginer dans la situation.
Celle d'une fessée sur canapé, si j'ose dire. Donnée donc dans le salon, dans un environnement moins intime que la chambre où j'avais l'habitude d'être expédiée pour "attendre que Maman monte"...
Ce qui voulait tout dire, et que mes soeurs aussi comprenaient !
Fessée dans le salon suppose donc un motif moins ordinaire, une nécessité de marquer la punition comme exemplaire...

Et j'imagine le sermon, la discussion mère-fille à propos de la faute faite, avouée ou découverte, qui justifie, aux yeux de Maman, une nouvelle "bonne fessée"...
Réquisitoire maternel, plaidoirie pour ma défense, cela ressemblerait à un tribunal, si le juge n'était pas la procureure elle-même, si Maman n'avait déjà pas la sentence en tête...
Alors, quand les derniers arguments ont été balayés d'un revers de main, et que la tension monte d'un cran dans l'imminence de la sanction, les gestes suivants, les paroles qui me demandent de venir en travers des genoux de Maman sont presque mécaniques, mais avec une peur, une angoisse qui est toujours forte, poignante.
Ne pas se sauver, avancer à contre-coeur comme si cela était un signe de bonne volonté, supplier encore, avant de se laisser happer et basculer, étendre sur les cuisses maternelles, sont les étapes premières d'une punition hélas si souvent connue...

A ce moment là, il n'y avait plus d'espoir, mon sort était scellé, j'étais en position et j'allais recevoir cette fessée tant redoutée. L'ultime rêve qui me venait, l'hypothèse improbable à laquelle je m'accrochais, n'était plus que celle d'une sorte de clémence miracle, qui aurait fait que Maman ne me déculotte pas...
Si, souvent, je tentais en l'agrippant de la main, de retenir le dernier rempart protégeant ma lune, c'était une façon d'avouer ma crainte et je crois que cela ne faisait qu'accentuer la volonté maternelle de dégager la cible...
Donc, parfois, peut-être en des moments particuliers, où quand j'avais conscience que la fessée était inévitable, je ne tentais rien, d'autant que le bras gauche maternel bloquait mon dos et faisait écran à mes tentatives de passer un bras.
J'étais comme dans un état second, reposant en cette position, avant de futures ruades et gigotades quand ma lune rougirait.
Je fermais les yeux, fataliste et résignée, croyant à chaque seconde de plus qui passait que le miracle était encore possible. Maman prenait son temps pour dégager ma robe où le haut que je portais. Il ne restait plus que la culotte bien couvrante en place.
En moi, une petite voix disait : "Mon dieu, non, non... Faites qu'elle ne baisse pas ma culotte" !
Et puis, hélas, venait ce moment que la photo fige... D'une ou de deux mains, elle faisait glisser le dernier rempart. C'était une sensation folle, qui ressemblait presque à une caresse quand l'étoffe descendait en dévoilant mes rondeurs jumelles. Ma lune frissonnait et semblait respirer de ne plus être cachée. La sensation de l'air sur l'épiderme faisait monter en moi un sentiment de honte, de pudeur meurtrie. Il y avait quelques secondes qui semblaient longues, longues, puis Maman rajustait ma position et les premières claques pouvaient tomber... La fessée venait, ma fessée, méritée sûrement, mais à cet instant où je sentais mes fesses à l'air, ma peur, mon espoir de miracle ne pouvaient que se transformer en résignation, le seul espoir étant que l'on en finisse enfin, que je puisse me rhabiller, même si cela se ferait sur une mappemonde écarlate...