SUITE 7
Dès que Maman m'a relâchée, je suis restée un instant, à genoux, fesses à l'air, hébétée, pleurant comme une madeleine.
"Allez, file dans ta chambre, et cache moi ces fesses bien rouges...", lança Maman, avec un ton ironique, qui me sortit de ma torpeur.
Je me relevai, en titubant un peu, comme groggy, et épuisée que j'étais après cette volée en règle.
Je remontai vite fait ma culotte, coinçant au passage le bas de ma robe, mais l'essentiel était sauf, ma lune était à l'abri des regards.
Mon bas du dos était écarlate et chaud comme un radiateur, je sentais la chaleur sous mes mains, même à travers le coton épais de ma culotte.
Cela augmentait encore mon émotion et faisait monter de gros sanglots dans ma gorge, alors que je quittais le salon pour aller me réfugier dans ma chambre.
J'y montai les yeux embués de larmes, me dirigeant comme au radar, et fermai bien ma porte derrière moi avant de me jeter sur le lit, m'affalant sur le côté, et plongeant la tête dans l'oreiller pour y pleurer longuement.
J'étais haletante un bon moment, puis ma respiration se calma petit à petit. La fessée avait comme un effet calmant, j'en sortais comme essorée, avec des sentiments mêlés.
La longue claquée avait eu raison de mes nerfs qui étaient à vif depuis plusieurs jours, depuis que j'avais la certitude qu'une fessée m'attendait. Et, à la limite, il y avait presque du soulagement. Je l'avais tellement crainte, redoutée, imaginée presque, que la fessée reçue m'enlevait ce flot d'angoisse de la tête.
Mais, la douleur qui remontait par moment, les picotements sur mon épiderme, et aussi des images, des bruits, des mots de Maman, qui résonnaient encore dans ma tête, me faisaient à nouveau repartir dans une crise de larmes.
J'essayais alors de me calmer à nouveau, de respirer moins vite, de chercher des idées positives.
Et quand le calme revenait, j'avais quasiment envie de m'endormir, pour que le sommeil mette du temps entre ma fessée et l'instant présent. Je me serais presque mise de moi-même en pyjama pour rester au lit jusqu'au lendemain, pour ce jour du retour sur les genoux maternels devienne un "hier", se conjugue au passé...
D'un côté, le choix maternel de me flanquer la tannée méritée peu après mon retour du collège, m'avait épargné l'attente et l'angoisse supplémentaires qu'aurait provoquées une décision de "s'occuper de mon cas" après le dîner.
Il aurait fallu subir les regards anticipateurs des frangines, la boule de peur qui coupe l'appétit, et l'envoi dans la chambre dès le desert avalé, pour "préparer" mes fesses.
Là, au moins, j'échappais à ces moments étranges et hélas si souvent vécus... Mais, a contrario, cette fessée de fin d'après-midi, laissait toute une plage horaire avant le coucher, où j'allais forcément devoir réapparaitre, et affronter allusions, morales, et à n'en pas douter moqueries.
Surtout que, un quart d'heure après que j'ai rejoint ma chambre, j'entendis sonner au portail du jardin. C'était Tata Jacqueline qui arrivait...
Je me levai de mon lit et guettai derrière les rideaux de ma fenêtre entrouverte. Je ne voulais pas me montrer, mais savoir ce qui se passait, mon premier réflexe étant comme une sorte de soulagement en pensant qu'à 15 ou 20 minutes près, Tata aurait débarqué alors que j'étais sur les genoux de sa soeur, culotte baissée, prenant une fessée magistrale. Finalement, je me disais que j'avais eu de la chance.
Aline et Diane étaient accourues au devant de Tata : "Coucou, les filles, ça va ? Où est donc votre mère ?"
Diane répondit : "Elle fait du repassage dans la cuisine".
Tata demanda encore : "Et Christine, elle ne joue pas dehors par ce beau soleil ? Elle révise peut-être ses devoirs ?"
C'est Aline, la turbulente de ces dernières semaines, qui se fit un plaisir de vendre la mêche. "Oh, non, Tata, Christine est dans sa chambre. Maman l'a punie, tu sais..."
"Ah, bon ?", eut à peine le temps de dire Tata sur un ton interrogatif, que ma chère soeur développa sa pensée : "Même que Maman lui a donné la fessée tout à l'heure. Même que c'était une grosse fessée déculottée..."
De derrière ma fenêtre, je pouvais observer chaque détail de la scène et j'enrageais. Je me doutais bien que Tata aurait appris mon infortune, mais l'espèce de joie moqueuse de ma soeur en racontant la scène me donnait envie de pleurer à nouveau...
Maman apparut sur le pas de la porte fenêtre du salon et vint embrasser sa soeur. "Tu dines avec nous, comme convenu ", demanda Maman à Tata qui acquiesça. Je compris ainsi que Maman, sachant qu'elle aurait du monde à dîner, avait certainement préféré régler ses comptes avant l'arrivée de Tata. Restait que, pour moi, cela faisait un regard de plus à devoir affronter pour la soirée, dans ma position de vilaine fille venant d'être punie comme elle le méritait...
Tata interrogea Maman sur ce que venait de dire Aline : "Alors, Christine a encore fait des siennes à ce qu'il paraît".
Maman répondit après avoir soupiré longuement : "Ah, ça tu peux le dire. Je ne sais pas quand j'en finirai avec leurs bêtises à toutes les trois. Mais, là, ma grande s'est distinguée, oh que oui... Je te raconterai ces exploits, en tout cas, ce que je peux te dire c'est que mademoiselle a été servie. Cela faisait un bout de temps que cela lui tournait autour, mais elle vient de récolter une fessée maison qui devrait la calmer un moment, j'espère..."
Tata n'en demanda pas plus. Maman avait précisé qu'elle lui "raconterait" plus tard. La soirée ne faisait que commencer, et ma tante sentait bien que sa soeur était suffisament énervée et qu'il valait mieux qu'elle ne se hasrade pas à prendre la défense de sa nièce préférée. Surtout que, dans le cas présent, il était trop tard...
Maman et Tata rentrèrent. Elles avaient des essayages de couturière à faire, et pour Maman le dîner à finir de préparer. Mes soeurs furent invitées à rester "jouer calmement" dehors, car ce n'était "vraiment pas le moment" de pousser leur mère à bout...
Je me rallongeai sur mon lit, espérant que l'on me laisserait tranquille le plus longtemps possible. Ce n'est en effet qu'à 19 h 30, que Maman, du bas, m'appela à descendre. Je ne bougeai pas la première fois. Un deuxième appel, plus énergique retentit, et je me décidai à rejoindre la famille qui se trouvait au salon, où Tata et Maman prenaient un petit verre de Porto blanc en apéritif.
Je descendis à pas de loup, lentement, hésitant avant de franchir le seuil de la porte, prenant une grande respiration, avant de me montrer, penaude, le profil bas, le regard pluôt vers le sol.
Tata était assise sur le canapé. Elle avait un petit sourire qui en disait long. J'y lisais : "Ah, te voilà, ma pauvre chérie". Mais, Tata m'observait avec un air gentiment taquin, plus que moqueur. Comme pour dire que j'avais un drôle d'air, ainsi toute gênée et repentante...
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mercredi 27 juillet 2011
jeudi 26 mai 2011
Ces instants vexatoires : où la moquerie se retourne contre moi... (Petite suite)
Juste une petite suite au message précédent, pour montrer qu'un moment vexatoire peut se prolonger, et revivre à distance.
J'étais sortie de la piscine troublée et agacée par les confidences que Maman avaient faites à la dame dont Diane avait eu une altercation avec son garçonnet. Et le regard de sa grande fille croisée dans la rue m'avait bien fait comprendre que sa mère avait partagé avec ses enfants les détails de notre éducation.
Une semaine plus tard, nous sommes retournées à la piscine, le temps étant toujours au beau. C'est Tata Jacqueline qui nous y accompagnait cette fois, laissant ainsi du temps à Maman pour faire ses courses tranquillement.
Nous nous amusions quand, alors que j'allais monter au toboggan aquatique, une voix m'interpela : "Ah, bonjour, comme on se retrouve... C'est bien, euh, Christine, toi ? La grande soeur de Diane, hein ?".
J'acquiesçai et reconnus la dame de la semaine passée, qui se trouvait avec une autre mère de famille. Je l'ai saluée : "Ah, oui, bonjour Madame, euh, ça va ?"
Mais je n'avais nulle envie de faire causette. Elle embraya : "Où est ta Maman ? Je vais aller la saluer. Et tes soeurs, sont-elles là ? J'espère que Diane est plus calme cette fois..."
Je balbutiai : "Euh, bah, non, Maman n'est pas là, on est venues avec ma tante. Mais, Diane est là, bien sûr, du côté du petit bain, je pense. Non, aujourd'hui, elle est moins remuante que la dernière fois..."
Devant l'oeil interrogateur de son amie, la dame précisa : "Oui, la semaine dernière, sa petite soeur s'est disputée avec mon Yann, et la maman de Christine a dû réprimander la petite. Du moins la calmer un peu, avec la promesse d'une sérieuse explication à la maison... C'est bien ce qui s'est passé, Christine ? "
Effectivement Diane avait eu droit à une déculottée maison dès le retour à la maison, au moment où les petites ont pris leur douche pour enlever le chlore de la piscine. Maman l'avait attrapée alors qu'Aline était dans la douche et c'est une gamine aux fesses écarlates qui avait ensuite rejoint sa soeur dans la baignoire. Je n'avais pas assisté à la scène, mais tout entendu depuis ma chambre dont j'avais volontairement laissé la porte entr'ouverte.
Cela aurait été d'autres personnes, je me serais faite un plaisir de raconter la mésaventure de Diane en détail. Mais, j'étais face à une dame qui avait appris par la même occasion que j'avais souvent ma part de fessées, et je me trouvais toute chose, n'osant qu'à peine dire : "Euh, oui, oui, Diane a, euh, a été punie à la maison, comme Maman l'avait promis".
J'étais gênée et les mains derrière le dos, je rajustais mon slip de bain, comme si l'on risquait de découvrir un centimètre carré de fesse blanche.
Les deux femmes riaient, je ne sais pourquoi. La mère de Yann ajouta : "Eh bien, Christine, tu donneras le bonjour à ta mère. Elle m'est très sympathique, tu sais. J'espère que nous nous retrouverons un autre jour. Entre mères, on a toujours des tas de choses à se raconter. Je compte sur toi pour lui faire la commission. Mais j'espère que tu n'oublieras pas..."
L'autre femme prit ma défense : "Voyons, pourquoi voudrais-tu qu'elle oublie ? A cet âge-là, on a de la mémoire, tu sais."
La dame esquissa un petit sourire : "Oui, oui, on en a normalement, mais on est parfois étourdie aussi, quand on n'en fait pas qu'à sa tête, n'est-ce pas Christine ? En tout cas, c'est ce que me racontait l'autre jour ta maman, si je me souviens bien..."
Je n'ai pas pu m'empêcher de rougir avant de rassurer la dame, avec énergie : "Oui, oui, je lui donnerai le bonjour, ne vous inquiétez pas. Je n'oublierai pas. C'est promis".
Je sentais bien que mon trouble était visible, et que la dame s'en amusait.
A ce moment-là, Diane et Aline arrivèrent pour prendre aussi le toboggan. Diane reconnaissant la dame lui décocha un "Bonjour Madame" des plus polis et resta bien à sa place dans la fille d'attente.
"Bonjour Diane, je vois que tu as l'air très gentille aujourd'hui. Si tu veux venir jouer avec mon petit Yann, il est de l'autre côté du petit bain", lança-t-elle, ajoutant "mais il ne faudra pas l'embêter cette fois, sinon je le ferai dire à ta maman par Christine... Tu ne voudrais pas être punie comme samedi dernier, je suppose ?"
Diane à son tour devint toute rouge de confusion. Elle me fusilla du regard aussi, comprenant que c'était forcément moi qui avais dû raconter sa mésaventure...
Les dames laissèrent passer mes deux petites soeurs qui montèrent au toboggan. Je balbutiai qu'il fallait que j'aille rejoindre Tata. Je dis au revoir, en confirmant que je donnerais le bonjour à Maman. La dame rajouta : "Je constate qu'elle est efficace. Ta petite soeur a dû comprendre la leçon. Comme quoi, c'est vrai, une fessée ça peut avoir du bon... Enfin, euh, tu en sais quelque chose aussi..."
Encore une petite phrase sibylline qui me ramena à ma condition de gamine.
Je ne savais pas quoi dire, j'ai tourné les talons, avec le coeur battant. J'aurais dû d'ailleurs repartir sans rien rajouter puisque nous nous étions dites au revoir. Je marquai toutefois un moment d'arrêt, et en me retournant à nouveau vers elle, je dis bêtement : "Oui, mais moi, je suis plus raisonnable que Diane. Vous savez, j'ai même pas été punie de la semaine".
Cela fit rire les deux dames. Je baissai les yeux et repartis pour de bon. Je me sentais ridicule d'avoir voulu ainsi me justifier. Je comprenais que je venais en fait de me glorifier devant elles de ne pas avoir reçu de fessée des sept derniers jours...
Cela arrivait pourtant bien fréquemment en cette période de pré-adolescence où il n'y avait pas souvent plus de deux ou trois "explications maternelles" par mois. Je l'admets, c'était stupide, mais c'est sorti de ma bouche de bon coeur, comme si je voulais bien faire comprendre que si Maman avait rappelé l'autre jour qu'elle m'avait donné la fessée l'avant-veille, ce n'était pas si souvent qu'elle aurait pu l'imaginer.
Alors que, prise comme telle, ma confidence était au contraire un aveu que cela m'arrivait régulièrement.
Consciente que j'avais gaffé, je suis retournée m'étendre sur ma serviette, et je fermais les yeux chaque fois que des gens s'approchaient. Je ne voulais plus croiser la dame, plus échanger le moindre mot. J'étais même contente quand on est reparties de la piscine, contrairement à mes soeurs qui auraient voulu rester.
J'espérais d'ailleurs au fond de ma tête que nous n'y retournerions pas de sitôt, surtout avec Maman, et que cela ne nous arriverait encore moins d'y aller un jour ou lendemain d'une déculottée...
lundi 18 avril 2011
Sauvée par le gong... hélas non !
J'avais eu le tort de répondre à Maman, qui plus est devant mes soeurs, pour une histoire de permission de sortie dépassée. J'étais revenue une heure plus tard que prévu de chez une copine et cela avait décalé le programme de Maman qui m'attendait pour aller chercher les petites au cours de danse et faire une course ensuite.
J'avais eu droit à un début de sermon maison, et l'annonce que je ne pourrais pas retourner le lendemain chez ma copine.
J'étais vexée et quand Maman a réabordé le sujet le soir avant le dîner, je me suis plainte, j'ai dit que ce n'était pas juste et, comme Maman tenait bon, j'ai répondu devant mes soeurs, en disant que je m'en fichais.
Réaction idiote, car Maman devant mes soeurs ne pouvait que sévir : "Eh bien Christine, puisque tu t'en fiches, j'ai un autre moyen que tu vas mieux comprendre. On réglera cela après le diner, ma chérie, et tu peux déjà préparer tes fesses..."
Je n'ai pas voulu protester pour aggraver mon cas. Elle aurait été capable de me régler mon compte sur le champ.
J'ai donc dû subir les regards de mes soeurs, et attendre la fin du dîner, pour être envoyée "me mettre en pyjama... et attendre" Maman !
J'avais une trouille carabinée, et je guettais les pas dans l'escalier et le couloir, sachant que mon heure approchait.
Maman me laissa mijoter un long moment, jouant certainement sur mes nerfs volontairement.
Comme il n'y avait pas école le lendemain, mes soeurs eurent la permission de lire un peu, Maman précisant qu'elle allait revenir "une fois" qu'elle se serait "occupée de Christine".
Elle entra dans ma chambre, en referma la porte et je tentai de la supplier de me pardonner. La discussion se prolongea, Maman m'expliquant qu'elle ne pouvait admettre l'effronterie, et que si je me fichais des privations de sortie, "une bonne fessée serait plus efficace".
J'avais eu droit à un début de sermon maison, et l'annonce que je ne pourrais pas retourner le lendemain chez ma copine.
J'étais vexée et quand Maman a réabordé le sujet le soir avant le dîner, je me suis plainte, j'ai dit que ce n'était pas juste et, comme Maman tenait bon, j'ai répondu devant mes soeurs, en disant que je m'en fichais.
Réaction idiote, car Maman devant mes soeurs ne pouvait que sévir : "Eh bien Christine, puisque tu t'en fiches, j'ai un autre moyen que tu vas mieux comprendre. On réglera cela après le diner, ma chérie, et tu peux déjà préparer tes fesses..."
Je n'ai pas voulu protester pour aggraver mon cas. Elle aurait été capable de me régler mon compte sur le champ.
J'ai donc dû subir les regards de mes soeurs, et attendre la fin du dîner, pour être envoyée "me mettre en pyjama... et attendre" Maman !
J'avais une trouille carabinée, et je guettais les pas dans l'escalier et le couloir, sachant que mon heure approchait.
Maman me laissa mijoter un long moment, jouant certainement sur mes nerfs volontairement.
Comme il n'y avait pas école le lendemain, mes soeurs eurent la permission de lire un peu, Maman précisant qu'elle allait revenir "une fois" qu'elle se serait "occupée de Christine".
Elle entra dans ma chambre, en referma la porte et je tentai de la supplier de me pardonner. La discussion se prolongea, Maman m'expliquant qu'elle ne pouvait admettre l'effronterie, et que si je me fichais des privations de sortie, "une bonne fessée serait plus efficace".
Elle m'attrapa et me bascula en position
Et son sermon s'acheva alors qu'elle s'était assise au milieu de mon lit, et qu'elle m'ttira par le bras pour m'alonger en travers de ses genoux. "Maman, non, je ne veux pas, non".
Je tentai de me dégager, de gigoter des pieds, mais elle me ceinturait parfaitement, et elle s'ataqua à mon pantalon de pyjama pour dégager ma lune...
Je sentis l'étoffe descendre et la "cible" de mes fesses se dévoiler. J'allais récolter une déculottée maison ! Mais...
Mais, à ce moment précis, on entendit comme un fracas, suivi d'un cri d'Aline. Elle était tombée à la renverse en se balançant sur sa chaise, peut-être aidée par Diane, mais l'incident fit sursauter Maman qui me relâcha et se précipita dans la chambre des petites.
Je ne savais pas quoi faire, espérant le miracle...
Maman m'avait laissée en plan, et je me suis rassise sur mon lit, en me disant que je l'avais échappée belle... Je ne savais pas quoi faire, espérant le miracle, puisqu'il y avait plus urgent que ma fessée à régler dans la maison.
J'écoutais ce qui se passait à côté. Maman criait et j'entendis clairement une distribution de gifles, où les deux eurent leur part, Aline et Diane s'accusant l'une l'autre d'être la responsable de la chute.
Aline se plaignait d'un poignet tordu et douloureux, mais Maman ne rentra pas dans le cinéma de ma soeur et dit qu'on verrait le lendemain matin, et que puisqu'elles n'étaient pas capables de lire tranquillement, mes soeurs allaient devoir se coucher tout de suite.
Maman surveilla la manoeuvre, les borda, ferma les volets, et éteint leur lumière avant de leur faire une bise rapide, avec menace de revenir si elle entendait le moindre bruit...
Entendant Maman dire qu'il était l'heure de se coucher, je me suis réfugiée sous mes draps, jouant les filles sages qui ont envie de dormir...
Maman était redescendue, je ne sais pour quoi faire, et je savourai cet espoir. J'allais échapper à ma fessée...
Hélas, cinq minutes plus tard, ses pas retentirent à nouveau dans l'escalier. Elle jeta un oeil dans la chambre des petites qui ne pipaient mot, puis elle se dirigea vers ma chambre...
Je lisais mon manuel d'histoire à la lumière de ma lampe de chevet pour me donner bonne contenance...
Maman s'exclama : "Tu es déjà au lit, Christine. Et tu révises tes cours, c'est bien... Mais, tu t'es couchée un peu vite, je crois ma fille... Nous n'avions pas terminé notre "petite discussion", je crois..."
Je plaidai : "Maman, non, ce n'est pas la peine, j'ai compris, je te promets de ne plus te répondre mal, tu verras je serai sage..."
Elle rétorqua très calme : "Oui, mais ce n'est pas toi qui commande, Christine. Tu as été insolente et effrontée. Il faut en subir les conséquences... Allez, sors de ces draps, et en vitesse..."
Elle m'a tirée du lit, et je me suis relevée, me reculant de plusieurs pas alors qu'elle se rasseyait à la position de tout à l'heure...
Elle tapota sur ses genoux en m'intimant l'ordre de venir. Je sentis à son ton que les frasques de mes soeurs n'avaient pas arrangé mes affaires. Maman était encore plus en colère que lors de sa précédente venue. Mieux valait ne pas résister...
Je suis venue m'allonger à nouveau, où j'étais vingt minutes plus tôt...
En sanglotant, je suis venue à sa droite et elle m'a basculée à nouveau, là même où je me trouvais vingt minutes plus tôt...
Je chignais et suppliais avec de gros sanglots, mais pour rien : "Garde donc tes larmes, Christine, tu vas en avoir besoin bientôt", ironisa-t-elle, moins disposée à discuter que plus tôt dans la soirée.
Je cherchai à l'empêcher de baisser à nouveau mon pantalon de pyjama. Elle claqua la main qui serrait l'élastique, mais je suppliais de ne pas être déculottée...
Elle haussa le ton : "Ne dis pas n'importe quoi, Christine. Je t'avais déjà baissé ta culotte tout à l'heure. Lâche cette main ou tu vas vraiment le regretter..."
Elle avait parlé fort et je me rendis compte que mes soeurs avaient sûrement capté ses mots, et appris que leur grande soeur allait se faire déculotter une deuxième fois...
J'eus l'impression qu'elles étaient comme dans la pièce, alors que la porte était une nouvelle fois bien close.
Ce sentiment de honte, la certitude que je n'y échapperais pas ont fait que j'ai relâché ma main, laissant Maman dégager à nouveau ma lune largement...
Elle s'arrêta comme satisfaite, le temps de glisser. "Eh bien, Christine, nous revoilà au point où nous en étions tout à l'heure... Je ne vais pas te faire languir plus longtemps... Désolée pour ce contretemps mais tu n'as rien perdu pour attendre. Maman t'avait promis une bonne fessée, la voici, ma chérie, la voici..."
La tannée tomba drue. Encore plus énervée par sa petite famille qui multipliait les bêtises, Maman me flanqua une déculottée maison, longue et appliquée, une claquée qui rougit à l'écarlate mes fesses qui venaient de subir par deux fois à quelques minutes d'intervalle, l'horrible frisson de la déculottée...
Elle me laissa pantelante et je m'affalai sur mon lit, alors qu'elle quitta ma chambre. Ma main effleurait mon épiderme endolori, sentait la chaleur de cette fessée hélas méritée. Je restai ainsi quelques minutes, encore déculottée... Avant de remonter vite fait mon pyjama en entendant le pas de Maman qui venait simplement vérifier que tout le monde était bien au lit. Mais, dans ma tête, un instant, j'ai eu comme une peur idiote qu'elle rentre à nouveau pour me remettre une nouvelle fois sur ses genoux. C'était stupide, mais dans une soirée à double déculottée, je pouvais craindre n'importe quoi...
FIN
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vendredi 8 avril 2011
Ces moments où le coeur bat fort : Tout ça pour ça... (Morale de l'histoire)
ADDITIF EN FORME DE MORALE
Je constate d'après divers commentaires que mes fidèles lecteurs se sentent frustrés de voir la précédente série se terminer par des points de suspension... Comme s'il y avait un vrai suspense, comme si ils doutaient de la manière dont l'histoire se termina.
Les seuls "rebondissements" furent hélas ceux de la main maternelle sur ma lune déculottée...
Mais, comme je le souhaitais, cela n'eut pas lieu avant la dernière limite, le fameux lundi soir, veille du cours où je devais rendre mes 200 lignes signées...
J'avais réussi en profitant de moments de solitude à faire 175 des 200 lignes demandées, et j'ai attendu que l'on remonte dans nos chambres, après le diner, pour me mettre à ma table bureau et poursuivre mon travail d'écriture fastidieuse.
C'est quand elle est montée pour coucher ses filles que Maman m'a trouvé en train de faire mes lignes. Le ton est vite monté, mes explications ne suffisant pas évidemment à calmer une mère qui sentait bien depuis quelque temps que je devais avoir quelque chose à me reprocher.
Il me restait vingt lignes à faire et Maman m'a demandé de continuer pendant qu'elle allait dire bonne nuit à mes soeurs. "Je reviendrai quand ce sera fini, Christine. Pour que je signe cette punition et que je m'occupe de ton cas. Quand tu auras terminé, appelle moi et prépare tes fesses..."
Les seuls "rebondissements" furent hélas pour ma lune déculottée...
Mes soeurs que Maman rejoint pour les coucher eurent droit à l'annonce des exploits de leur aînée et de ce que cela allait lui valoir...
J'attendis qu'elle fut redescendue, prenant mon temps pour finir les dernières lignes et les recomptant, les yeux embués et à deux doigts d'éclater déjà en sanglots.
Puis, je dus me résoudre à appeler Maman, depuis le haut de l'escalier en passant devant la porte de la chambre de mes soeurs. "Maman, ça y est. J'ai fini. Tu peux venir..."
Des mots qui signifiaient : Maman, viens me donner la fessée que j'ai méritée, la fessée que j'ai réussi à retarder durant quatre jours...
Quand elle est arrivée dans ma chambre, les palabres n'ont pas été longs, Maman étant bien déterminée et moi résignée...
Je me suis retrouvée en travers de ses cuisses, culotte baissée, offrant à sa main correctrice une lune tremblante et qui savait depuis quatre jours qu'elle allait devenir écarlate...
La fessée, la déculottée crainte et imaginée depuis le moment où la prof m'avait punie, elle était là, je la prenais, Maman me la "donnait". Et elle fut magistrale et cuisante.
A "posteriori", c'est le cas de le dire, je pense : Mais, tout ça pour ça ? Est-ce que le jeu en valait la chandelle ? La franchise m'aurait évité tant et tant de stress...
Quatre jours durant, j'avais tendu le dos, craint de me trahir, craint que Maman ne rencontre ma prof ou la mère de ma copine de galère, craint qu'elle ne fouille mon cartable et ne trouve les lignes déjà commencées, etc., etc.
D'un autre côté, j'avais vraiment eu l'impression que chaque heure de gagnée était comme une victoire, comme si c'était moi qui menais le jeu, qui décidais de l'emploi du temps de mes fesses, comme je disais l'autre jour. Cela me valait sûrement un surcroît de sévérité d'une Maman qui trouvait dans mes mensonges une raison de plus de sévir. J'aggravais certainement mon cas en bien des circonstances, mais de là à appliquer la méthode Tata et venir de suite avouer ses fautes, c'était dans ma tête comme si je venais quémander ma fessée sur le champ.
Oui, j'en aurais fait moins de cauchemar, oui, j'aurais moins imaginé ce qui m'attendait des heures et des jours durant, oui, cela aurait été plus simple, plus limpide comme quand on avait droit à la fessée instantanée, du style vaisselle cassée et hop culotte baissée. Mais, j'ai souvent préféré reculer l'échéance, jouer au chat et à la souris, tirer sur la corde au maximum, tenter tout pour échapper à l'inéluctable. En vain !
J'étais ainsi, cela a sûrement développé mon imagination, c'est déjà un gain appréciable. Même si cela m'a surtout valu des fessées encore plus magistrales...
FIN (sans point de suspension)
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Moments où le coeur bat fort...
vendredi 1 avril 2011
Ces moments où le coeur bat fort : la tuile en maths (CONCLUSION 2) Une semaine et demie plus tard...
Inutile de préciser qu'après avoir récolté quatre heures de colle (et l'addition salée à la maison), je me suis concentrée sur mes cours de français. Sans trop de peine, car j'étais assez douée en la matière, et je dois en avoir quelques restes, me dit-on parfois...
Je voulais me rattraper, consciente que si je gâchais mes points forts, cela aurait pu me jouer des tours au final.
Huit jours plus tard, la prof nous avait donné une rédaction à faire en classe sur le printemps, et j'avais bien aimé le sujet en l'associant à l'idée de retour des beaux jours et de projets de vacances. Comme j'étais inspirée, j'ai fini un quart d'heure avant la fin du temps imparti et j'ai pu relire et vérifier l'orthographe.
J'étais contente, mais quand trois jours plus tard, la prof rendit les copies, j'ai eu une divine surprise. 18 sur 20 ! Avec les félicitations pour la meilleure note de la classe, ce qui ne m'était plus arrivé depuis plus d'un trimestre. "Vous voyez, Christine, quand vous voulez vous en donner la peine, le résultat est là..." avait-elle commenté.
A la récré, je sautais de joie avec mes copines
Contente la Christine, c'était le moins qu'on puisse dire. Ravie même... J'allais pouvoir frimer à la maison et certainement aller avec Tata au cinéma le week-end suivant, comme c'était en projet.
A la récré, j'avais sauté de joie, riant de ma bonne fortune avec mes copines. Pour une fois que je n'avais pas à cacher mes notes, ni à jalouser telle ou telle, j'en profitais.
Ce soir-là, j'avais hâte de rentrer à la maison, je ne trainais pas les pieds comme parfois quand je ramenais un mauvais carnet...
J'avais eu le droit d'aller au collège à vélo, et je suis rentrée toute joyeuse, en chantonnant presque sur ma bicyclette. Et sans détour...
Je suis rentrée en chantonnant
J'ai fait une grosse bise à Maman qui a regardé l'heure, surprise de me voir rentrée aussi vite. Elle sortait pour aller chercher mes soeurs à l'école primaire et je ne lui ai pas annoncé la bonne nouvelle de suite. J'ai pensé que devant les petites, je ferais encore meilleur effet...
Au moment où Maman revenait, Tata est passée pour récupérer des livres que Maman lui avait ramenés de la bibliothèque.
Tout le monde s'est retrouvé au salon, où Maman a servi une grande cruche d'orangeade bien fraiche.
Mes soeurs ont parlé des devoirs qu'elles avaient à faire, Aline d'un 11 en anglais qui était passable quand est venu mon tour.
Pas possible de faire durer davantage le suspense... J'avais un large sourire en annonçant : "J'ai eu les résultats de ma rédaction de français".
Maman a de suite dit qu'elle espérait que c'était bien "cette fois".
Toute heureuse, j'ai annoncé la nouvelle. "Oui, j'ai eu la meilleure note de la classe. 18 sur 20, la prof était fière de moi".
Tata a embrayé : "Bravo ma chérie. Super, je suis contente pour toi. Je savais que tu étais forte en français, mais ça c'est vraiment bien".
Maman me félicita également : "18 sur 20, ça c'est une bonne note. Pourvu que cela dure. Montre nous donc ta copie".
Mes soeurs ont parlé des devoirs qu'elles avaient à faire, Aline d'un 11 en anglais qui était passable quand est venu mon tour.
Pas possible de faire durer davantage le suspense... J'avais un large sourire en annonçant : "J'ai eu les résultats de ma rédaction de français".
Maman a de suite dit qu'elle espérait que c'était bien "cette fois".
Toute heureuse, j'ai annoncé la nouvelle. "Oui, j'ai eu la meilleure note de la classe. 18 sur 20, la prof était fière de moi".
Tata a embrayé : "Bravo ma chérie. Super, je suis contente pour toi. Je savais que tu étais forte en français, mais ça c'est vraiment bien".
Maman me félicita également : "18 sur 20, ça c'est une bonne note. Pourvu que cela dure. Montre nous donc ta copie".
Maman remit la nouvelle dans son contexte...
Je plongeai dans mon cartable et donnai fièrement ma copie à Maman. J'étais sur mon petit nuage, c'était mon moment de gloire devant Tata et mes soeurs. De quoi me redonner du baume au coeur.
Mais, il y avait une nuance entre l'enthousiasme franc de Tata et la réaction plus réfléchie de Maman qui ne manqua pas de remettre la nouvelle dans son contexte.
Elle remarqua la copie bien propre, très appliquée, sans faute d'orthographe et me félicita, puis elle lut l'appréciation de la prof : "Bon travail. Texte imaginatif et bien construit. Bon respect de l'orthographe. Christine a fait un effort très louable. Après l'incident qui lui a valu d'être collée, la reprise en mains est notable. Souhaitons qu'elle soit durable. Christine en a assurément les capacités".
Maman avait lu ce mot à voix haute. J'étais contente, pour moi, c'était du tout positif. Maman doucha un peu ma joie insouciante. "Tu vois ma chérie que tu peux être la première de la classe. C'est vrai ce qu'écrit ta prof. C'est dommage que cela ne dure pas longtemps".
Tata fit remarquer : "Quand même 18 sur 20, c'est extra. On ne peut pas toujours avoir autant, mais en général elle se débrouille plutôt bien, non ?"
Maman fit une petite moue : "En général, comme tu dis, surtout quand il y a eu une petite "reprise en mains" comme dit sa prof... Si tu vois ce que je veux dire..."
J'ai rougi, car tout le monde avait compris, mais dans ces cas là, Maman n'est pas avare d'explications, hélas, et elle a détaillé sa pensée : "C'est quand même un monde, tu avoueras. L'autre jour, dans cette même matière, Mademoiselle n'écoutait pas la prof, bayait aux corneilles et se permettait de rire quand on lui a donné deux heures de colle. Résultat : elle en récolté quatre. Et aujourd'hui, Christine ramène la meilleure note de la classe, la preuve évidente qu'elle devrait toujours jouer les premiers rôles. Ca, c'est ma fille. Elle se dit grande maintenant, mais dès que tu lui laisses la bride sur le coup, c'est le laissez aller."
Je sentais le sujet déraper, et j'ai tenté de couper court à la conversation : "Oui, Maman, mais tu vois, je me suis appliquée et j'ai eu un 18. Je te promets qu'il y aura d'autres bonnes notes. Je pense que j'ai bien réussi le contrôle de maths, d'ailleurs".
Maman n'en fut que renforcée dans son raisonnement. "J'espère bien, ma fille, que tu auras d'autres bonnes notes, et tu en seras récompensée, parce que je suis juste. Demain, tu pourras aller au cinéma avec Tata, à condition que tu aies fini tes devoirs bien sûr."
Je lui dis un grand merci. Tata embraya : "Tu vois, je t'avais dit que Christine saurait se rattraper".
Maman enfonça le clou : "Mais, grâce à quoi tout cela ? Grâce à la bonne fessée que j'ai donnée à Christine et qui l'a remise dans le droit chemin, si on peut dire. C'est ma "reprise en mains" à moi et ça marche.. Avec Christine, il n'y a pas de lézard. Si tu ne réagis pas quand ça va mal, rien ne change. C'est promesses et blabla pour rien. Là, tu vois, Mademoiselle se permet de rêvasser en cours, elle récolte quatre heures de colle, cela ne pouvait pas durer. Eh bien, il a fallu encore sévir. Ta chère nièce a pris une déculottée maison magistrale et la voici première de sa classe. C'est dommage en effet d'en être encore là à son âge, mais c'est bien la seule méthode efficace..."
J'étais presque au bord des larmes, moi qui venais en conquérante frimer avec ma super note. Maman avait coupé mes effets et mes souvenirs claquants refaisaient surface.
Tata semblait désolée, comprenant mon désarroi, et plaida encore ma cause : "Mais, je suis sûr que cela va aller. Elle grandit, elle comprend, bientôt ce sera un mauvais souvenir et tout ira mieux. Moi, je suis confiante. Christine va t'étonner. Avec plein de bonnes notes. Elle vient même de te dire qu'elle avait réussi son contrôle de maths. Tu vois, on peut lui faire confiance."
Maman fit une petite grimace : "Ah, je l'espère, parce que ce n'est pas drôle de devoir toujours être sur ses gardes. Je voudrais bien, mais ce n'est pas encore gagné, tu sais. Justement les maths, parlons-en. C'est bien pareil, non ? Rappelle-toi, juste avant les vacances, c'est bien en maths que Christine a ramené un beau zéro souligné en rouge. Tu sais bien, tu étais là, et en plus elle s'était montrée très impolie. Résultat : Mademoiselle s'était même retrouvée les fesses à l'air devant sa chère Tata. Bah, tu vois, premier contrôle en maths d'après les vacances, apparemment le résultat sera bon. Christine n'a pas voulu prendre le risque d'une fessée, la démonstration est claire, je trouve..."
J'en avais assez de cette discussion que mes soeurs buvaient comme du petit lait. J'ai protesté : "Mais, Maman, tu sais, j'avais bien préparé mon contrôle, je sais être sérieuse. C'est grâce à mon travail".
Maman conclut avec un petit air entendu : "Oui, ma fille, j'arrête de t'en parler. Aujourd'hui, tu dois être félicitée. Tu as bien travaillé et je suis fière de toi. Si tu as fait un effort, c'est parfait, et j'espère que tu continueras pour que je n'ai plus à te punir. Je sais que tu me comprends, Christine.C'est quand même drôlement mieux de venir m'apporter des bonnes notes, d'être félicitée par Tata, de montrer le bon exemple à tes soeurs, que de me ramener un zéro ou quatre heures de colle, non ?"
J'ai hoché la tête en acquesçant.
Elle a juste rajouté : "C'est un peu à toi de choisir ma fille. Ou les félicitations, ou... Ou tu sais bien ce qui se passe... Tu sais que Maman ne plaisante pas, et que quand elle a promis quelque chose, elle tient ses promesses... Et que quand tu mérites une bonne fessée, Maman te donne ta bonne fessée. Moi, franchement, je serais à ta place, je continuerais à bien travailler. Je compte sur toi, ma chérie, sinon gare à tes fesses..."
Comme de fait exprès, Maman était assise sur le canapé, là où elle m'avait empoignée devant Tata pour me déculotter. Là aussi, où il y a quelques jours, j'avais pris une nouvelle tannée que mes soeurettes avaient espionné en douce. Bref, quand Maman me disait : "Gare à tes fesses", ce n'était pas seulement mon imagination qui galopait et se remémorait mes précédentes déconvenues. Sûr que Tata me "revoyait" sur les genoux maternels les fesses rougissantes, et que mes soeurs se repassaient le film de leurs souvenirs plus récents.
J'avais ramené heureuse un 18 sur 20. J'avais certes gagné une soirée au cinéma, mais je me serais bien passée de cette interminable évocation d'un sujet ô combien brûlant pour mes pauvres fesses, blanches à ce moment, mais qui devaient presque en rougir de honte...
Mais, il y avait une nuance entre l'enthousiasme franc de Tata et la réaction plus réfléchie de Maman qui ne manqua pas de remettre la nouvelle dans son contexte.
Elle remarqua la copie bien propre, très appliquée, sans faute d'orthographe et me félicita, puis elle lut l'appréciation de la prof : "Bon travail. Texte imaginatif et bien construit. Bon respect de l'orthographe. Christine a fait un effort très louable. Après l'incident qui lui a valu d'être collée, la reprise en mains est notable. Souhaitons qu'elle soit durable. Christine en a assurément les capacités".
Maman avait lu ce mot à voix haute. J'étais contente, pour moi, c'était du tout positif. Maman doucha un peu ma joie insouciante. "Tu vois ma chérie que tu peux être la première de la classe. C'est vrai ce qu'écrit ta prof. C'est dommage que cela ne dure pas longtemps".
Tata fit remarquer : "Quand même 18 sur 20, c'est extra. On ne peut pas toujours avoir autant, mais en général elle se débrouille plutôt bien, non ?"
Maman fit une petite moue : "En général, comme tu dis, surtout quand il y a eu une petite "reprise en mains" comme dit sa prof... Si tu vois ce que je veux dire..."
J'ai rougi, car tout le monde avait compris, mais dans ces cas là, Maman n'est pas avare d'explications, hélas, et elle a détaillé sa pensée : "C'est quand même un monde, tu avoueras. L'autre jour, dans cette même matière, Mademoiselle n'écoutait pas la prof, bayait aux corneilles et se permettait de rire quand on lui a donné deux heures de colle. Résultat : elle en récolté quatre. Et aujourd'hui, Christine ramène la meilleure note de la classe, la preuve évidente qu'elle devrait toujours jouer les premiers rôles. Ca, c'est ma fille. Elle se dit grande maintenant, mais dès que tu lui laisses la bride sur le coup, c'est le laissez aller."
Je sentais le sujet déraper, et j'ai tenté de couper court à la conversation : "Oui, Maman, mais tu vois, je me suis appliquée et j'ai eu un 18. Je te promets qu'il y aura d'autres bonnes notes. Je pense que j'ai bien réussi le contrôle de maths, d'ailleurs".
Maman n'en fut que renforcée dans son raisonnement. "J'espère bien, ma fille, que tu auras d'autres bonnes notes, et tu en seras récompensée, parce que je suis juste. Demain, tu pourras aller au cinéma avec Tata, à condition que tu aies fini tes devoirs bien sûr."
Je lui dis un grand merci. Tata embraya : "Tu vois, je t'avais dit que Christine saurait se rattraper".
Maman enfonça le clou : "Mais, grâce à quoi tout cela ? Grâce à la bonne fessée que j'ai donnée à Christine et qui l'a remise dans le droit chemin, si on peut dire. C'est ma "reprise en mains" à moi et ça marche.. Avec Christine, il n'y a pas de lézard. Si tu ne réagis pas quand ça va mal, rien ne change. C'est promesses et blabla pour rien. Là, tu vois, Mademoiselle se permet de rêvasser en cours, elle récolte quatre heures de colle, cela ne pouvait pas durer. Eh bien, il a fallu encore sévir. Ta chère nièce a pris une déculottée maison magistrale et la voici première de sa classe. C'est dommage en effet d'en être encore là à son âge, mais c'est bien la seule méthode efficace..."
J'étais presque au bord des larmes, moi qui venais en conquérante frimer avec ma super note. Maman avait coupé mes effets et mes souvenirs claquants refaisaient surface.
Tata semblait désolée, comprenant mon désarroi, et plaida encore ma cause : "Mais, je suis sûr que cela va aller. Elle grandit, elle comprend, bientôt ce sera un mauvais souvenir et tout ira mieux. Moi, je suis confiante. Christine va t'étonner. Avec plein de bonnes notes. Elle vient même de te dire qu'elle avait réussi son contrôle de maths. Tu vois, on peut lui faire confiance."
Maman fit une petite grimace : "Ah, je l'espère, parce que ce n'est pas drôle de devoir toujours être sur ses gardes. Je voudrais bien, mais ce n'est pas encore gagné, tu sais. Justement les maths, parlons-en. C'est bien pareil, non ? Rappelle-toi, juste avant les vacances, c'est bien en maths que Christine a ramené un beau zéro souligné en rouge. Tu sais bien, tu étais là, et en plus elle s'était montrée très impolie. Résultat : Mademoiselle s'était même retrouvée les fesses à l'air devant sa chère Tata. Bah, tu vois, premier contrôle en maths d'après les vacances, apparemment le résultat sera bon. Christine n'a pas voulu prendre le risque d'une fessée, la démonstration est claire, je trouve..."
J'en avais assez de cette discussion que mes soeurs buvaient comme du petit lait. J'ai protesté : "Mais, Maman, tu sais, j'avais bien préparé mon contrôle, je sais être sérieuse. C'est grâce à mon travail".
Maman conclut avec un petit air entendu : "Oui, ma fille, j'arrête de t'en parler. Aujourd'hui, tu dois être félicitée. Tu as bien travaillé et je suis fière de toi. Si tu as fait un effort, c'est parfait, et j'espère que tu continueras pour que je n'ai plus à te punir. Je sais que tu me comprends, Christine.C'est quand même drôlement mieux de venir m'apporter des bonnes notes, d'être félicitée par Tata, de montrer le bon exemple à tes soeurs, que de me ramener un zéro ou quatre heures de colle, non ?"
J'ai hoché la tête en acquesçant.
Elle a juste rajouté : "C'est un peu à toi de choisir ma fille. Ou les félicitations, ou... Ou tu sais bien ce qui se passe... Tu sais que Maman ne plaisante pas, et que quand elle a promis quelque chose, elle tient ses promesses... Et que quand tu mérites une bonne fessée, Maman te donne ta bonne fessée. Moi, franchement, je serais à ta place, je continuerais à bien travailler. Je compte sur toi, ma chérie, sinon gare à tes fesses..."
Comme de fait exprès, Maman était assise sur le canapé, là où elle m'avait empoignée devant Tata pour me déculotter. Là aussi, où il y a quelques jours, j'avais pris une nouvelle tannée que mes soeurettes avaient espionné en douce. Bref, quand Maman me disait : "Gare à tes fesses", ce n'était pas seulement mon imagination qui galopait et se remémorait mes précédentes déconvenues. Sûr que Tata me "revoyait" sur les genoux maternels les fesses rougissantes, et que mes soeurs se repassaient le film de leurs souvenirs plus récents.
J'avais ramené heureuse un 18 sur 20. J'avais certes gagné une soirée au cinéma, mais je me serais bien passée de cette interminable évocation d'un sujet ô combien brûlant pour mes pauvres fesses, blanches à ce moment, mais qui devaient presque en rougir de honte...
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jeudi 31 mars 2011
Ces moments où le coeur bat fort : la tuile en maths (CONCLUSION 1) Réflexions à chaud
Vexées les frangines ! Ah, cette fessée même rapide donnée en ma présence leur rabattait le caquet. Il n'y avait qu'à voir l'oeil noir, furibard, d'Aline me fusillant du regard en s'habillant vite fait, au sortir des genoux maternels, pour cacher sous sa culotte deux petites pommes rougies et bien claquées...
Je sentais même plus que de la vexation. Comme un regard vengeur, qui me disait : toi, si je peux te rendre la pareille, tu vas voir. Je me doutais déjà que j'avais intérêt à ne pas faire de choses en douce qu'elle sache car il y aurait de la délation en forme de revanche dans l'air...
Oui, cette déculottée imprévue était comme une divine surprise pour la punie de la veille que j'étais et qui avait encore en tête les moqueries et allusions de ses soeurs durant cette journée où ma fessée avait servi d'avertissement, de menace, de référence de ce qui pourrait arriver si l'une de nous dépassait les bornes...
Cela avait été rapide, moins démonstratif que dans mon cas, moins appliqué, mais j'avais eu sous les yeux tour à tour les deux petites lunes de mes soeurettes et j'avais bien l'intention de bien graver cette image dans ma mémoire pour me consoler de mes déboires...
Ah, c'est sûr qu'au dîner, le calme était revenu et que, cette fois, j'étais la plus enjouée, comme si la déculottée des petites avait remis les pendules à l'heure, et me faisait oublier que, moins de 24 heures plus tôt, c'est moi qui étais sur les genoux maternels pour une tannée en règle...
Maman était tranquille, sa petite famille bien calmée, et elle n'eut aucune peine à obtenir que l'on se couche à l'heure qu'elle avait décrétée, ni que l'on éteigne nos lumières. Mes soeurs eurent droit à quelques allusions à leur fessée quand Maman leur dit bonsoir. Elle ne manqua pas de me glisser à moi aussi : "Bonne nuit, ma chérie. Tu vois, ce soir, ce sont tes soeurs qui s'endorment avec les fesses rouges. Heureusement, toi, tu as été bien sage aujourd'hui... C'est vrai que nous avions eu une bonne discussion hier soir... J'espère que cette fessée va encore faire son effet quelque temps..."
Bien évidemment que je n'avais pas oublié... La douleur était parti, mais le souvenir, les sensations restaient en moi. Et, contrairement à la veille, j'ai eu bien du mal à m'endormir. J'aurais dû être sereine, guillerette, ayant eu droit à une petite revanche du sort, mais à bien y réfléchir, cela ne me faisait pas bondir de joie. Je ne retrouvais pas en moi le côté hilare et moqueur que je devinais chez mes soeurs dans le sens inverse.
J'étais au fond surtout contente que la plus récente fessée donnée dans cette maison n'était pas la mienne. Même si Maman venait d'y faire encore référence. La déculottée des frangines rendait la mienne plus ordinaire si j'ose dire, moins présente dans les esprits.
Mais, dans ma tête, le malaise demeurait. Je vais essayer de l'expliquer...
Oui, la fessée d'Aline et Diane montrait que je n'étais pas la dépositaire exclusive de ce genre de punitions. Mais, je traduisais cela en pensant que si Aline et Diane étaient punies comme leur ainée, cela voulait bien dire que moi la grande j'étais encore soumise au régime des petites.
C'est plus qu'une nuance dans mon esprit, c'est une notion essentielle. Voir mes soeurs déculottées, c'était un juste retour des choses, mais surtout rien qu'une chose logique pour moi. Mes frangines, je les avais vues naître pour ainsi dire. Avec 4 et 5 ans d'écart, elles ont toujours été des "petiotes" et je les ai vues sans arrêt dans le bain, se changeant, courant dans le plus simple appareil, comme des petites crevettes roses.
Maintenant, elles étaient plus pudiques, mais cela n'avait rien à voir avec moi qui y faisait attention déjà alors qu'elles n'étaient que des bambins.
Je repensais à la scène dans la salle de bains : Maman les soulevait comme un fétu de paille, les retournait comme une crêpe, et je riais sous cape de voir leur lune à l'air sous la dégelée maternelle. C'était bien pour rééquilibrer les choses, cela me donnait du baume au coeur, je l'avoue. Mais pas d'euphorie...
En essayant de m'endormir, je revoyais cette double scène et je pouvais me souvenir du moindre détail, de la tonalité plus aigüe des cris d'Aline, du gigotage de Diane, de l'empreinte de la paume maternelle sur leurs fesses lors des premières claques, puis du rougissement plus complet de leur bas du dos. Le bruit des impacts, les mots de Maman, les supplications des petites, même si cela n'avait duré que quelques minutes pour les deux à la suite, j'avais comme tout retenu la scène. J'en jubilais un peu, mais en moi une petite voix murmurait : Christine, tu vois ce spectacle qu'elles t'ont donné, c'est le même qu'elles ont dû espionner hier soir depuis le couloir, c'est celui que Tata a pu voir l'autre fois quand elle était juste à côté de Maman qui te donnait la fessée...
Alors, en même temps que la satisfaction d'avoir été moi aussi une spectatrice, remontait en moi la honte d'avoir été l'actrice principale des scènes précédentes.
Pour trouver le sommeil, j'essayais de me re-concentrer sur les images d'Aline et Diane piallant. En vain. C'était le souvenir de mes propres fessées qui remontait, et j'en devenais comme spectatrice. Je prenais conscience que la séquence devait être toute autre. Mes fessées avaient été annoncées, je les avais attendues et c'était dur à vivre, mais j'imaginais aussi combien mes soeurs devaient guetter ce dénouement et s'en faire comme une joie à l'avance.
Mes fessées étaient aussi de vraies scènes et non pas des saynètes comme l'épisode de mes soeurs, avec le choix d'un lieu, comme d'une mise en scène, avec du texte avant, pendant et après, avec l'exposition d'une mappemonde qui était celle d'une jeune ado effarouchée et pas de gamines écervelées, avec une fessée digne de ce nom, que Maman qualifiait toujours de bonne, et qui laissait tout le temps aux yeux des témoins, invités ou espions en herbe, de voir l'oeuvre maternelle s'éxécuter pleinement.
Alors, vous comprendrez que cette déculottée de mes soeurettes puisse produire des sentiments très divers, entre petite vengeance et gros malaise en s'imaginant dans la situation inverse, et en sachant que c'était le cas la veille, et qu'il y en aurait sûrement d'autres...
Je sentais même plus que de la vexation. Comme un regard vengeur, qui me disait : toi, si je peux te rendre la pareille, tu vas voir. Je me doutais déjà que j'avais intérêt à ne pas faire de choses en douce qu'elle sache car il y aurait de la délation en forme de revanche dans l'air...
L'oeil noir, furibard, d'Aline me fusillait du regard...
Oui, cette déculottée imprévue était comme une divine surprise pour la punie de la veille que j'étais et qui avait encore en tête les moqueries et allusions de ses soeurs durant cette journée où ma fessée avait servi d'avertissement, de menace, de référence de ce qui pourrait arriver si l'une de nous dépassait les bornes...
Cela avait été rapide, moins démonstratif que dans mon cas, moins appliqué, mais j'avais eu sous les yeux tour à tour les deux petites lunes de mes soeurettes et j'avais bien l'intention de bien graver cette image dans ma mémoire pour me consoler de mes déboires...
Ah, c'est sûr qu'au dîner, le calme était revenu et que, cette fois, j'étais la plus enjouée, comme si la déculottée des petites avait remis les pendules à l'heure, et me faisait oublier que, moins de 24 heures plus tôt, c'est moi qui étais sur les genoux maternels pour une tannée en règle...
Maman était tranquille, sa petite famille bien calmée, et elle n'eut aucune peine à obtenir que l'on se couche à l'heure qu'elle avait décrétée, ni que l'on éteigne nos lumières. Mes soeurs eurent droit à quelques allusions à leur fessée quand Maman leur dit bonsoir. Elle ne manqua pas de me glisser à moi aussi : "Bonne nuit, ma chérie. Tu vois, ce soir, ce sont tes soeurs qui s'endorment avec les fesses rouges. Heureusement, toi, tu as été bien sage aujourd'hui... C'est vrai que nous avions eu une bonne discussion hier soir... J'espère que cette fessée va encore faire son effet quelque temps..."
Bien évidemment que je n'avais pas oublié... La douleur était parti, mais le souvenir, les sensations restaient en moi. Et, contrairement à la veille, j'ai eu bien du mal à m'endormir. J'aurais dû être sereine, guillerette, ayant eu droit à une petite revanche du sort, mais à bien y réfléchir, cela ne me faisait pas bondir de joie. Je ne retrouvais pas en moi le côté hilare et moqueur que je devinais chez mes soeurs dans le sens inverse.
J'étais au fond surtout contente que la plus récente fessée donnée dans cette maison n'était pas la mienne. Même si Maman venait d'y faire encore référence. La déculottée des frangines rendait la mienne plus ordinaire si j'ose dire, moins présente dans les esprits.
Mais, dans ma tête, le malaise demeurait. Je vais essayer de l'expliquer...
Oui, la fessée d'Aline et Diane montrait que je n'étais pas la dépositaire exclusive de ce genre de punitions. Mais, je traduisais cela en pensant que si Aline et Diane étaient punies comme leur ainée, cela voulait bien dire que moi la grande j'étais encore soumise au régime des petites.
C'est plus qu'une nuance dans mon esprit, c'est une notion essentielle. Voir mes soeurs déculottées, c'était un juste retour des choses, mais surtout rien qu'une chose logique pour moi. Mes frangines, je les avais vues naître pour ainsi dire. Avec 4 et 5 ans d'écart, elles ont toujours été des "petiotes" et je les ai vues sans arrêt dans le bain, se changeant, courant dans le plus simple appareil, comme des petites crevettes roses.
Maintenant, elles étaient plus pudiques, mais cela n'avait rien à voir avec moi qui y faisait attention déjà alors qu'elles n'étaient que des bambins.
Je repensais à la scène dans la salle de bains : Maman les soulevait comme un fétu de paille, les retournait comme une crêpe, et je riais sous cape de voir leur lune à l'air sous la dégelée maternelle. C'était bien pour rééquilibrer les choses, cela me donnait du baume au coeur, je l'avoue. Mais pas d'euphorie...
En essayant de m'endormir, je revoyais cette double scène et je pouvais me souvenir du moindre détail, de la tonalité plus aigüe des cris d'Aline, du gigotage de Diane, de l'empreinte de la paume maternelle sur leurs fesses lors des premières claques, puis du rougissement plus complet de leur bas du dos. Le bruit des impacts, les mots de Maman, les supplications des petites, même si cela n'avait duré que quelques minutes pour les deux à la suite, j'avais comme tout retenu la scène. J'en jubilais un peu, mais en moi une petite voix murmurait : Christine, tu vois ce spectacle qu'elles t'ont donné, c'est le même qu'elles ont dû espionner hier soir depuis le couloir, c'est celui que Tata a pu voir l'autre fois quand elle était juste à côté de Maman qui te donnait la fessée...
Alors, en même temps que la satisfaction d'avoir été moi aussi une spectatrice, remontait en moi la honte d'avoir été l'actrice principale des scènes précédentes.
Pour trouver le sommeil, j'essayais de me re-concentrer sur les images d'Aline et Diane piallant. En vain. C'était le souvenir de mes propres fessées qui remontait, et j'en devenais comme spectatrice. Je prenais conscience que la séquence devait être toute autre. Mes fessées avaient été annoncées, je les avais attendues et c'était dur à vivre, mais j'imaginais aussi combien mes soeurs devaient guetter ce dénouement et s'en faire comme une joie à l'avance.
Mes fessées étaient aussi de vraies scènes et non pas des saynètes comme l'épisode de mes soeurs, avec le choix d'un lieu, comme d'une mise en scène, avec du texte avant, pendant et après, avec l'exposition d'une mappemonde qui était celle d'une jeune ado effarouchée et pas de gamines écervelées, avec une fessée digne de ce nom, que Maman qualifiait toujours de bonne, et qui laissait tout le temps aux yeux des témoins, invités ou espions en herbe, de voir l'oeuvre maternelle s'éxécuter pleinement.
Alors, vous comprendrez que cette déculottée de mes soeurettes puisse produire des sentiments très divers, entre petite vengeance et gros malaise en s'imaginant dans la situation inverse, et en sachant que c'était le cas la veille, et qu'il y en aurait sûrement d'autres...
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mardi 29 mars 2011
Ces moments où le coeur bat fort : la tuile en maths (EPILOGUE 1)
QUELQUES FAITS ET COMMENTAIRES EN PROLONGEMENT DE LA SERIE PRECEDENTE
Je l'avais attendue plus de deux jours et je n'y avais pas échappé... Cette fessée tellement crainte était donc arrivée, et elle avait été marquante, forte, à la hauteur de mon inconduite. Une déculottée maison, donnée dans le salon, heureusement sans témoin, si ce n'était (sûrement) les regards espions de mes soeurettes...
Maman n'avait pas lésiné avec les claques, prenant le temps qu'il fallait pour rougir mes fesses comme il se devait dans son esprit. Une vraie tannée quasi méthodique, avec l'application d'une colère maitrisée, avec cette volonté de donner une leçon mémorable.
Maman avait pris le temps qu'il fallait
Quand Maman a enfin arrêté son bras, je n'ai pas demandé mon reste. Je suis montée dare dare dans ma chambre, apercevant à peine les regards ricaneurs de mes soeurettes qui faisaient semblant d'être sagement au lit dans leur chambre à la porte grande ouverte.
Et je me suis couchée éteignant la lumière et cherchant le sommeil pour oublier. Je pleurais encore à chaudes larmes, mais il n'y avait plus d'énervement, la fessée m'avait calmée, épuisée même.
J'ai juste entendu le téléphone qui sonnait en bas. Puis une conversation qui se prolongea. A cette heure là, je me doutais bien que ce devait être Tata. A cinq minutes près, elle aurait interrompu la fessée en pleine action...
Elle avait dû trouver un prétexte, une quelconque recette à demander, histoire de venir aux nouvelles, histoire de tenter d'infléchir la rigueur maternelle. Mais, cette fois, c'était trop tard.
Quand Maman raccrocha, elle monta nous dire bonne nuit. Personne ne faisait le moindre bruit et les bises et les "à demain" furent expédiés, mes soeurs n'étant pas forcément rassurées...
Maman constata que j'étais bien au lit, lampe de chevet éteinte, chignant encore un peu, mais prête à dormir. Elle me fit une bise appuyée, me parlant d'une voix calmée elle aussi : "Allez, bonne nuit, ma chérie. Ne pleure plus, c'est fini. Mais, tu sais, tu l'avais bien méritée... A toi de faire en sorte que cela ne se reproduise plus". Je me suis pelotonnée un instant contre elle et lui ai dit "Bonne nuit" avec un sanglot dans la voix.
Elle a rajouté : "Tata Jacqueline a appelé. Je lui ai dit que tu venais de recevoir une bonne fessée. Elle te fait une grosse bise pour te consoler".
J'avais donc bien deviné. C'était Tata, et elle avait été ainsi dans cette mésaventure du début à la fin. J'y pensais en cherchant le sommeil, hésitant entre la gratitude pour m'avoir toujours défendu et le sentiment que ce n'était pas forcément une bonne idée de me faire avouer de suite ma faute à Maman. J'y reviendrai dans un prochain texte...
En attendant, je me disais que ma chère tante, avec les explications de Maman, qui devaient n'avoir rien caché, devaient être en train d'imaginer sa nièce sur les genoux de sa soeur, pyjama baissé, lune à l'air, comme un mois plus tôt devant ses propres yeux... J'essayai de m'ôter cette image de la tête car je me doutais bien que j'allais en cauchemarder...
Mais, finalement, le sommeil m'a gagné, et je me suis endormie...
A SUIVRE
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jeudi 17 février 2011
Ces moments où le coeur bat fort : la tuile en maths (SUITE 4) !
SUITE 4
"C'est quoi ces gestes, Christine ? Si tu n'es pas contente d'aller m'attendre dans ta chambre, eh bien je vais te servir tout de suite...". La réaction maternelle avait été immédiate. Pas question d'accepter ce qui ressemblait à une attitude de défi de ma part. Qui plus est devant témoin...
Maman s'était mise entre moi et la porte, je ne pouvais plus sortir de la pièce. J'ai reculé vers le coin opposé, en protestant : "Maman, euh, non, pas ici, euh, attends. Je vais dans ma chambre, tout de suite. Promis. Je ne dis plus rien, je t'assure".
Mais, on ne change pas une mère déterminée, et Maman vint vers moi. J'eus un mouvement de recul, cachant mes bras derrière mon dos. Mais, cela ne l'empêcha pas de m'attraper par le poignet et de me tirer jusqu'à une chaise où elle s'assit...
"C'est quoi ces gestes, Christine ? Si tu n'es pas contente d'aller m'attendre dans ta chambre, eh bien je vais te servir tout de suite...". La réaction maternelle avait été immédiate. Pas question d'accepter ce qui ressemblait à une attitude de défi de ma part. Qui plus est devant témoin...
Maman s'était mise entre moi et la porte, je ne pouvais plus sortir de la pièce. J'ai reculé vers le coin opposé, en protestant : "Maman, euh, non, pas ici, euh, attends. Je vais dans ma chambre, tout de suite. Promis. Je ne dis plus rien, je t'assure".
Mais, on ne change pas une mère déterminée, et Maman vint vers moi. J'eus un mouvement de recul, cachant mes bras derrière mon dos. Mais, cela ne l'empêcha pas de m'attraper par le poignet et de me tirer jusqu'à une chaise où elle s'assit...
J'eus un mouvement de recul, cachant mes bras derrière mon dos.
J'eus beau essayer de résister, dix secondes après, j'étais allongée sur les genoux maternels, suppliant : "Maman, non, je t'en prie, arrête. Pas ici, non, il y a Tata..."
Sans me rendre compte, ma protestation n'était même plus d'éviter la fessée, mais de demander qu'elle me soit donnée ailleurs...
Maman rétorqua : "Et alors, Tata ou pas, tu auras ce que tu mérites, ma fille. Tu as été insolente devant elle, tu seras punie aussi devant elle. Il est trop tard pour changer quoi que ce soit..."
Je tentai de me dégager de ce mauvais pas, et gigotai pour essayer de me relever. Maman ne me laissa pas faire et déversa quelques claques bien fortes sur le fond de ma robe...
"Arrête de bouger ainsi, Christine, sinon ce sera pire encore", menaça-t-elle
Je cessai donc de m'agiter et Maman m'en complimenta : "Voilà, c'est bien, Christine. Tu sais, cela ne sert à rien d'essayer d'échapper à ce que tu mérites. Tu ne ferais que rallonger ta punition..."
Ma robe était déjà bien remontée de par mon agitation, et elle ne cachait plus guère ma culotte. Maman entreprit de la dégager complètement en remontant l'étoffe jusque dans mon dos.
Je sentais ma lune exposée, comme une grande cible, qu'heureusement ma culotte de coton blanc recouvrait encore...
Je n'osais pas bouger à nouveau, espérant que devant Tata Maman me laisserait cet ultime rempart à ma pudeur.
Je fermais les yeux et n'osais même plus protester...
Maman avait bien compris mon angoisse. Elle se remit à m'appliquer quelques claques sur le fond de ma culotte en commentant : "Maintenant, on va pouvoir passer aux choses sérieuses, ma chérie. Et tu vas recevoir une fessée dont tu te souviendras, Christine, crois moi..."
Elle avait stoppé cete première petite averse de claques, et je sentis ses mains s'immiscer sous l'élastique de ma culotte. Pour la glisser vers le bas, dévoilant pleinement deux fesses déjà un peu roses, et dégageant ma lune totalement en descendant mon sous-vêtement jusqu'à mi-cuisses...
Je me mis à sangloter : "Oh, Maman, ooooh, nooooon, pas déculottée, noon, pas devant Tata..."
C'était trop tard bien sûr, et Maman répondit ironique : "Arrête de geindre. Tu n'as rien de secret pour Tata Jacqueline qui te langeait même quand tu étais bébé. Et si tu as honte de lui montrer tes fesses, tu n'as qu'à plus faire de bêtises, ni jouer les insolentes... Tu sais bien, ma fille, ce que je t'ai promis, ce que tu as bien mérité... Une bonne fessée, comme Maman les donne, bien déculottée pour mieux rougir tes fesses et que tu t'en souviennes quand tu auras la tentation de refaire des bêtises..."
C'était trop tard bien sûr, et Maman répondit ironique : "Arrête de geindre. Tu n'as rien de secret pour Tata Jacqueline qui te langeait même quand tu étais bébé. Et si tu as honte de lui montrer tes fesses, tu n'as qu'à plus faire de bêtises, ni jouer les insolentes... Tu sais bien, ma fille, ce que je t'ai promis, ce que tu as bien mérité... Une bonne fessée, comme Maman les donne, bien déculottée pour mieux rougir tes fesses et que tu t'en souviennes quand tu auras la tentation de refaire des bêtises..."
Et la tannée tomba, avec des claques de métronome, bien sonores, qui m'arrachèrent de petits cris que je tentais de museler au mieux. Je ne voulais pas me donner en spectacle et je serrais les dents, bouleversée par le fait de la recevoir ainsi presque en public. La présence parfois de mes soeurs me ramenait à ma condition de gamine, mais c'était en quelque sorte quasi naturel, puisqu'elles aussi de temps à autre se faisaient rougir le popotin devant mes yeux amusés et curieux.
Devant Tata, c'était davantage mortifiant. C'était pour moi, à la fois la soeur de Maman, et la grande soeur que je n'avais pas. Je la ressentais comme une confidente, et j'avais une vraie gêne à me retrouver ainsi punie devant ses yeux...
Maman poursuivait son oeuvre correctrice. Et je sentais bien qu'elle s'appliquait, qu'elle tenait à donner une sorte de "fessée modèle". Il n'y avait peut-être pas le côté rapide, vif, orageux de certaines volées où la colère de Maman était palpable. Mais, là, nous étions dans un registre plus posé, peut-être moins piquant, mais très démonstratif.
Elle psalmodiait des petites phrases du genre : "Ah, je vais t'apprendre à défier ta mère du regard", ou revenant sur mes exploits scolaires : "Un zéro en maths, mais tu m'épargneras rien, Christine. Voilà tout ce que cela mérite, et tu as intérêt à ne pas recommencer, parce que tu sais ce qui t'attendras encore. Non, mais des fois, ce n'est pas une fainéante de ton espèce qui aura le dernier mot".
Le fait que je modère tant que je pouvais mes réactions, n'allais guère en ma faveur, offrant à Maman une cible qui gigotait moins que d'habitude et donnant l'impression de pouvoir en prendre et en prendre encore et encore.
Maman n'était toutefois pas un bourreau, elle fessait "pour mon bien" comme elle le répétait souvent, et son bras qui commençait à fatiguer s'arrêta. J'imaginais que c'était fini, et j'osai retourner la tête pour regarder Tata dont j'avais réussi à ne pas croiser le regard depuis le début de la scène.
Elle avait les yeux comme écarquillés, visiblement impressionnés, et je la sentais qui compatissait, là où j'aurais deviné des regards moqueurs de mes soeurs. Cela me fit chaud au coeur...
Maman regardait le résultat de cette claquée magistrale, commentant : "Ah, Christine, Christine, tu l'auras bien cherchée celle-là".
Tata sortit de son silence pour glisser avec une toute petite voix, presque timide, comme quelqu'un qui s'excusait d'intervenir : "C'est sûr qu'elle l'avait cherchée, mais elle a bien été servie, je crois..."
Maman qui avait presque desserré son étreinte, me re-bloqua bien le bas du dos de son bras gauche, semblant réfléchir à la phrase de Tata qui avait l'allure d'un jugement. Comme si Maman se demandait si j'avais en effet été "bien servie" ou pas assez...
Elle avait les yeux comme écarquillés, visiblement impressionnés, et je la sentais qui compatissait, là où j'aurais deviné des regards moqueurs de mes soeurs. Cela me fit chaud au coeur...
Maman regardait le résultat de cette claquée magistrale, commentant : "Ah, Christine, Christine, tu l'auras bien cherchée celle-là".
Tata sortit de son silence pour glisser avec une toute petite voix, presque timide, comme quelqu'un qui s'excusait d'intervenir : "C'est sûr qu'elle l'avait cherchée, mais elle a bien été servie, je crois..."
Maman qui avait presque desserré son étreinte, me re-bloqua bien le bas du dos de son bras gauche, semblant réfléchir à la phrase de Tata qui avait l'allure d'un jugement. Comme si Maman se demandait si j'avais en effet été "bien servie" ou pas assez...
Et elle trancha : "Bien servie, bien servie ? Mais, avec Christine, il faut ce qu'il faut. Mademoiselle a la peau coriace, tu sais..."
Et sa paume retomba à nouveau sur ma mappemonde écarlate. La claquée reprit, difficilement supportable sur un fessier déjà bien rouge.
"Maman, non, non, ça suffit, aïe, ouille, ouille !", suppliai-je, provoquant le contraire de ce que je souhaitais. "C'est moi qui décide si ça suffit, Christine. Tiens, tiens, tiens, ça t'apprendra à jouer les insolentes. Ah tu "t'en fiches" moins maintenant".
Les claques me faisaient trop mal désormais et je ne retenais plus rien. Je pleurais à grosses larmes, poussais des petits cris à chaque nouvel impact sur ma lune endolorie.
"Pardon, Maman, pardon, je serai sage, aïe, aïe, ouille. Tata, dis lui d'arrêter", continuai-je à supplier.
"Laisse Tata en dehors de cela, Christine", rétorqua Maman. "Ah tu lui donnes un beau spectacle avec tes fesses toutes rouges... Voilà, elle sait maintenant comment est punie sa nièce quand elle défie sa Maman et ramène des mauvaises notes. Ah, j'espère que tu as honte, Christine, de recevoir cette bonne fessée devant ta Tata chérie... Allez, tiens, tiens, tiens et tiens..."
Après avoir gigoté, crié, supplié sans retenue, sans plus aucune pudeur, j'étais épuisée et je me relâchai totalement, laissant Maman fignoler son oeuvre en achevant cette tannée par une ultime série de claques bien appliquées, sorte de signature finale de sa paume sur ma lune cramoisie.
Son bras gauche relâcha sa pression et je tombai de ses genoux, restant un instant allongée sur le côté à reprendre mon souffle, la culotte encore baissée.
"Allez, relève toi et file dans ta chambre", ordonna Maman. Tata qui s'était levée du canapé, vint m'aider à me relever et je tombai dans ses bras en sanglotant bruyamment.
"Tata, Tata, oh, snif, snif", je n'arrivais pas à dire quoi que ce soit. Ma tante me serra tendrement, apaisant mes sanglots : "Ne pleure plus, ma chérie. C'est fini. Maintenant il faut aller te coucher. Allez, sèche tes larmes. C'est la vie, tu sais. Tu n'as pas été sage et tu as été punie, c'est tout... Ma pauvre chérie, je comprends, c'est pas drôle, ah, pour une bonne fessée, çà c'était une bonne fessée... Mais ta Maman t'avait prévenue... A toi d'être sage maintenant, si tu ne veux plus que Maman te donne la fessée..." Je calmai mes sanglots et quittai les bras de Tata pour monter dans ma chambre.
Et sa paume retomba à nouveau sur ma mappemonde écarlate. La claquée reprit, difficilement supportable sur un fessier déjà bien rouge.
"Maman, non, non, ça suffit, aïe, ouille, ouille !", suppliai-je, provoquant le contraire de ce que je souhaitais. "C'est moi qui décide si ça suffit, Christine. Tiens, tiens, tiens, ça t'apprendra à jouer les insolentes. Ah tu "t'en fiches" moins maintenant".
Les claques me faisaient trop mal désormais et je ne retenais plus rien. Je pleurais à grosses larmes, poussais des petits cris à chaque nouvel impact sur ma lune endolorie.
"Pardon, Maman, pardon, je serai sage, aïe, aïe, ouille. Tata, dis lui d'arrêter", continuai-je à supplier.
"Laisse Tata en dehors de cela, Christine", rétorqua Maman. "Ah tu lui donnes un beau spectacle avec tes fesses toutes rouges... Voilà, elle sait maintenant comment est punie sa nièce quand elle défie sa Maman et ramène des mauvaises notes. Ah, j'espère que tu as honte, Christine, de recevoir cette bonne fessée devant ta Tata chérie... Allez, tiens, tiens, tiens et tiens..."
Après avoir gigoté, crié, supplié sans retenue, sans plus aucune pudeur, j'étais épuisée et je me relâchai totalement, laissant Maman fignoler son oeuvre en achevant cette tannée par une ultime série de claques bien appliquées, sorte de signature finale de sa paume sur ma lune cramoisie.
Son bras gauche relâcha sa pression et je tombai de ses genoux, restant un instant allongée sur le côté à reprendre mon souffle, la culotte encore baissée.
"Allez, relève toi et file dans ta chambre", ordonna Maman. Tata qui s'était levée du canapé, vint m'aider à me relever et je tombai dans ses bras en sanglotant bruyamment.
"Tata, Tata, oh, snif, snif", je n'arrivais pas à dire quoi que ce soit. Ma tante me serra tendrement, apaisant mes sanglots : "Ne pleure plus, ma chérie. C'est fini. Maintenant il faut aller te coucher. Allez, sèche tes larmes. C'est la vie, tu sais. Tu n'as pas été sage et tu as été punie, c'est tout... Ma pauvre chérie, je comprends, c'est pas drôle, ah, pour une bonne fessée, çà c'était une bonne fessée... Mais ta Maman t'avait prévenue... A toi d'être sage maintenant, si tu ne veux plus que Maman te donne la fessée..." Je calmai mes sanglots et quittai les bras de Tata pour monter dans ma chambre.
En arrivant en bas de l'escalier, j'entendis des pas qui galopaient vers le haut. Mes chères soeurs, attirées par les bruits de la scène du salon avaient dû descendre quelques marches pour mieux tout entendre, voire oser chercher à voir quelque chose par la porte entrouverte.
Alors que je passais devant leur chambre, j'eus droit aux ricanements et moqueries à peine voilées du fait que Maman était restée en bas.
Alors que je passais devant leur chambre, j'eus droit aux ricanements et moqueries à peine voilées du fait que Maman était restée en bas.
Me mouvant comme une automate, avec des gestes du quotidien, pour ne pas me faire submerger par mes pensées, je me mis en pyjama, remontant vite le pantalon, pour ne plus voir le reflet de ma lune rougie dans la glace de mon armoire.
Mes fesses étaient encore écarlates, d'une couleur intense de la naissance des cuisses au bas du dos. Oeuvrant sous l'oeil de sa soeur, et avec une punie qui tentait de se retenir d ecrier et de gigoter, Maman avait pu m'appliquer une correction exemplaire, une véritable "tannée" sur mon cuir qui en avait vu bien d'autres certes, mais qui s'était ainsi offert à une volée magistrale.
Je me mis au lit, sans attendre que Maman ne vienne éteindre. Je dormais à moitié lorsqu'elle monta. Je devais sembler calmée et redevenue toute douce. La râleuse qui l'avait défiée du regard avait eu son dû... L'ordre maternel était rétabli. Au détriment de ma lune, mais telle était la règle et, du fond de moi, je le comprenais quand même.
Plus gênant que cette fessée finalement méritée, me restait l'image de ma tante y assistant. Là, sous ses yeux, presque à portée de main, sa nièce chérie avait eu sa culotte baissée, ses fesses blanches claquées et claquées encore... Je me demandais si je pourrais revoir Tata sans y repenser...
Mes fesses étaient encore écarlates, d'une couleur intense de la naissance des cuisses au bas du dos. Oeuvrant sous l'oeil de sa soeur, et avec une punie qui tentait de se retenir d ecrier et de gigoter, Maman avait pu m'appliquer une correction exemplaire, une véritable "tannée" sur mon cuir qui en avait vu bien d'autres certes, mais qui s'était ainsi offert à une volée magistrale.
Je me mis au lit, sans attendre que Maman ne vienne éteindre. Je dormais à moitié lorsqu'elle monta. Je devais sembler calmée et redevenue toute douce. La râleuse qui l'avait défiée du regard avait eu son dû... L'ordre maternel était rétabli. Au détriment de ma lune, mais telle était la règle et, du fond de moi, je le comprenais quand même.
Plus gênant que cette fessée finalement méritée, me restait l'image de ma tante y assistant. Là, sous ses yeux, presque à portée de main, sa nièce chérie avait eu sa culotte baissée, ses fesses blanches claquées et claquées encore... Je me demandais si je pourrais revoir Tata sans y repenser...
FIN
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jeudi 27 janvier 2011
Ces moments où le coeur bat fort : la curiosité insistante de Tata
Comme je le craignais, le retour à la maison, en revenant de chez Tata, n'avait pas été glorieux pour moi... Maman avait en effet croisé ma prof d'histoire-géo qui lui avait raconté qu'elle m'avait donné à écrire cent fois "Je ne dois pas bavarder en classe".
Mais, comme elle n'avait pas exigé que la punition soit signée par Maman, je m'étais bien gardée de divulguer l'information. D'autant plus que le soir même, Maman ayant une réunion de parents dans l'école de mes soeurs, j'avais pu faire mes cent lignes en douce dans ma chambre.
Hélas, la discussion maternelle avec l'enseignante se soldait, dans la tête de ma chère mère, par le sentiment que je lui avais caché quelque chose, que j'avais donc menti, et par la nécessité dans son raisonnement d'appliquer un sage principe qui est : une punition à l'école donne droit à une autre à la maison...
Cela n'avait pas tardé, et je m'étais retrouvée sur les genoux maternels peu de temps après mon retour. Dans mon malheur, j'avais au moins eu le "chance" d'être punie avant que mes soeurs ne rentrent à leur tour... Même si la nouvelle leur avait été annoncée lors du dîner ensuite.
Le lendemain, suite à une prolongation de l'absence de la prof de français, je n'avais à nouveau pas cours les deux dernières heures de la journée, et Maman, plutôt que de me laisser en permanence, avait préféré me signer un bon de sortie pour que j'aille faire mes devoirs chez Tata.
"Alors, ma pauvre Christine, ça s'est mal passé pour toi, hier soir..."
J'étais contente d'éviter deux heures de perm au collège, mais en même temps, cela me gênait de revoir Tata aussi vite... La veille, elle m'avait expédiée à la maison entre vraie compassion et gentille moquerie. Je refaisais le chemin dans le sens inverse, plutôt penaude...
J'étais bien décidée à éluder au maximum le sujet, à rester dans le flou, à prétexter du travail à faire plutôt qu'à papoter avec Tata.
Mais, elle m'avait préparé un goûter, avec un bol de chocolat chaud et une part de sa bonne tarte aux pommes, servis sur la petite table de sa terrasse, et je dus le manger, avec joie certes, mais à ses côtés, alors qu'elle profitait des rayons d'un soleil printanier agréable.
J'avais répondu à son "Ca va ?", par un "Oui, Tata, ça va", embrayant de suite sur le devoir de français que je devais finir et la complimentant sur sa tarte, bref en cherchant à éviter le sujet qui lui brulait les lèvres...
Mais, elle ne tarda pas à l'aborder en étant affirmative : "Alors, ma pauvre Christine, ça s'est mal passé pour toi hier soir..."
J'ai piqué un fard, rougissant d'un coup, alors que mon petit coeur se mettait à accélérer très fort. Tata ne posait pas de question, elle était dans l'affirmation, et je me doutais que Maman avait dû lui raconter mes exploits.
"Euh, Maman t'a dit, euh ?", balbutiai-je. "Oh, juste l'essentiel", dit-elle, me questionnant : "Tu avais été punie pour bavardage et tu ne l'avais pas dit à ta mère, c'est ça ?"
J'acquiesçai sans être loquace, me défendant en disant : "Oui, mais, tu sais, j'avais fait mes cent lignes comme la prof l'avait demandé".
Tata rétorqua : "Heureusement quand même, sinon cela aurait été pire. Mais, tu ne voulais pas t'en vanter à la maison, c'est çà, hein ?"
Je baissais la tête pour ne pas croiser le regard de Tata, et répondais juste en grommelant.
Elle insista : "Ne sois pas gênée comme ça, Christine. Je ne suis pas ta mère. A moi, tu peux le dire : tu ne voulais pas en parler, parce que tu savais que ta Maman ne plaisante pas avec la discipline en classe et tu savais ce qui t'attendait, n'est-ce pas ?"
Je ne pouvais pas dire le contraire. J'avouai : "Oui, j'avais peur qu'elle me punisse en plus de l'avoir été au collège".
Elle sourit : "Sauf qu'au collège, tu as eu des lignes à faire, alors qu'à la maison, la punition n'est pas la même. Ma pauvre chérie, tu avais peur pour tes petites fesses, c'est bien cela, dis ?"
"Oui, Tata, mais on peut parler d'autre chose ?", tentai-je de faire diversion.
Tata commenta : "Je comprends que cela te mette mal à l'aise, ma puce, mais tu vois que ce n'était pas la bonne solution de cacher tes bêtises. Une Maman ça arrive toujours à tout savoir, et au lieu d'être simplement fâchée si tu avais été franche, elle devait être très en colère que tu lui aies menti en plus..."
Le raisonnement de Tata était limpide et prenait des allures de sermon. J'étais gênée et j'en vais presque les larmes aux yeux.
"Christine, quand même, tu devrais réfléchir avant de t'embarquer dans de telles cachoteries. Cela ne sert à rien. Tu l'as bien vu, hier. Ta Maman m'a dit qu'elle t'avait donné une bonne fessée déculottée et bien méritée. Tu sais, je ne la défends pas toujours, mais avoue que tu l'avais bien cherchée, non ?" ajouta-t-elle.
Je n'allais pas répondre oui quand même. Je restai silencieuse avec mon petit coeur qui était reparti à battre fort quand Tata avait précisé qu'elle savait que j'avais reçu la fessée.
Elle conclut : "J'espère que cela te fera réfléchir... J'avais bien senti hier soir que tu n'étais pas fière de rentrer... Ma pauvre Christine savait qu'une bonne fessée l'attendait. En tout cas, je suis sûre que tu vas bien faire tes devoirs ce soir pour ne pas fâcher à nouveau Maman..."
Et, elle avait un petit signe de la main qui tapotait ses genoux en disant : "Sinon, sinon..." qui m fit rougir à nouveau...
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jeudi 20 janvier 2011
Moments cruciaux : de la durée de l'effet...
Un récent commentaire me demandait : "Combien de temps éprouve-t-elle de la difficulté à s'asseoir ? Et surtout, combien de jours avant que le souvenir cuisant ne s'estompe et que Christine ne repense à faire des bêtises ?"
Comme s'il y avait une règle, une habitude. Peut-être pourrait-on parler de moyenne ? Mais cela ne m'intéresse pas. Chaque épisode est unique dans ma tête.
La difficulté à s'asseoir, elle est surtout ponctuelle, un rien psychologique quand la douleur picote ou se réveille du fait d'un mouvement ou d'une station assise plus longue.
Ce que je retiens en descendant retrouver la famille, c'est ma gêne, ma honte personnelle, ma peur du regard de mes soeurs et de celui moralisateur de Maman. J'ai honte même si les petites n'ont rien vu, mais je lis dans leurs regards ce qu'elles imaginent et j'ai l'impression qu'elles me déshabillent à nouveau...
Tout à l'heure quand je montais pour aller attendre ma fessée, c'était l'angoisse qui me taraudait, j'avais une trouille bleue des minutes à venir, maintenant, c'était le contraire, je voulais être plus tard, mettre du temps entre ma tannée et ce que je vivais, je voulais tourner la page.
Mais cela passait quand même par ce retour à la vie normale, cette réintégration parmi la famille, et l'obligation de passer donc par ces regards des autres, et les explications de Maman en forme de leçon de morale et d'avertissement pour l'avenir...
Penaude, cherchant à couper court à toute conversation, à changer de sujet dès que l'on évoquait mon cas, je n'avais envie que de retourner dans ma chambre à l'abri des regards.
J'étais prête à promettre d'être sage à vie, à jouer les anges, pour peu que l'on ne me fasse pas repenser à ce qui venait de se passer.
Une fois au lit, il y avait encore le bonsoir maternel, la petite causerie de Maman au coin du lit, consolant sa fille en lui disant qu'elle n'avait qu'à s'en prendre à elle-même, qu'elle n'avait eu que ce qu'elle méritait...
J'avais droit à un gros et long câlin qui signifiait que j'étais pardonnée, que mes fesses rougies avaient effacer ma mauvaise conduite, et que je pouvais dormir tranquille puisque je ne recommencerais plus... Ce qui m'irritait un peu quand même car cela voulait dire aussi que si je recommençais, les conséquences seraient du même ordre...
Mais, je m'endormais vite, d'un profond sommeil, les nerfs à plat après tant de stress... C'est bête à dire, mais la fessée calme et calme bien (sauf quand le sentiment d'injustice domine).
Je dormais pour oublier, sans forcément y arriver, car je pouvais me réveiller en pleine nuit en ayant fait un cauchemar souvent en rapport avec une fessée imaginaire.
Cependant, je me réveillais sereine, sans le poids de la peur des jours où je craignais d'être punie.
Cela m'amenait à une période plus calme, où j'étais aussi plus attentive, plus studieuse, plus encline à chercher à gagner des points.
L'effet fessée était sensible notamment dans le fait que j'étais très réactive aux moindres remarques de Maman. La moindre menace, la moindre allusion à ce qui s'était passé ou à ce qui pourrait à nouveau arriver, me voyaient filer doux...
C'était presque du non-verbal. Maman qui pointe son index, ou qui lève la main pour montrer une paume menaçante, suffisaient dans ces heures et ces premiers jours d'après fessée pour que je baisse le ton, que j'aille faire mes devoirs, que j'accepte de ranger la table, ou je ne sais quoi encore...
Le fameux "souvenir cuisant" en effet, celui qui donne le titre à mon blog, et qui faisait partie de la méthode maternelle.
Je repensais à l'autre jour, à mon attente dans la chambre, à ma plongée en travers des genoux de Maman, à ma culotte qui dévoile ma lune, et à cette fessée qui m'a tiré larmes et cris, alors que la maisonnée devait résonner du bruit des claques sur mes rondeurs jumelles toutes déculottées...
La moindre allusion, la moindre menace me faisait frissonner à nouveau, m'entrainait dans une angoisse, dans un refus qui me faisait répéter dans mon for intérieur : Non, non, non pas encore...
Même si mes fesses étaient redevenues blanches, toutes blanches, la claquée précédente faisait encore son effet...
Plus ou moins longtemps, jamais éternellement, car bien sûr, un jour...
Le fameux "souvenir cuisant" en effet, celui qui donne le titre à mon blog, et qui faisait partie de la méthode maternelle.
Je repensais à l'autre jour, à mon attente dans la chambre, à ma plongée en travers des genoux de Maman, à ma culotte qui dévoile ma lune, et à cette fessée qui m'a tiré larmes et cris, alors que la maisonnée devait résonner du bruit des claques sur mes rondeurs jumelles toutes déculottées...
La moindre allusion, la moindre menace me faisait frissonner à nouveau, m'entrainait dans une angoisse, dans un refus qui me faisait répéter dans mon for intérieur : Non, non, non pas encore...
Même si mes fesses étaient redevenues blanches, toutes blanches, la claquée précédente faisait encore son effet...
Plus ou moins longtemps, jamais éternellement, car bien sûr, un jour...
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