samedi 26 juin 2021

Chronique d'un redoublement : 160. Quand la menace maternelle se double d'une rencontre surprise...

 SUITE 159

Les menaces claires de Maman avaient alimenté de mauvais rêves, et confirmé que, toute élève de Quatrième que j'étais, je risquais encore des désagréments postérieurs, si j'ose dire...

 

 

Je sentais bien que les menaces maternelles n'étaient pas que des paroles, mais qu'elle n'hésiterait pas à les appliquer... J'en frissonnais à l'avance...

Heureusement, le lendemain m'apporta une satisfaction avec un 14 en mathématiques, qui me vit fanfaronner de retour à la maison. Maman me félicita d'abord, mais n'en fit pas tout un plat, puisqu'en relisant bien ma copie, elle remarqua que j'avais fait deux fautes qui relevaient surtout de l'étourderie. "C'est dommage, Christine. Tu aurais bien relu ta copie avant de la rendre tu aurais eu encore une meilleure note", m'avait elle lancé, refroidissant mon enthousiasme.

Cela dit, je ne pensai plus aux menaces de Maman durant les deux ou trois jours suivants. Ils se passèrent sans incident notable, hormis un rappel à l'ordre assez ferme, après que nous nous fûmes chamaillées Diane et moi, ma petite soeur cherchant visiblement à me pousser à bout en espérant que je sois la plus grondée...

"Arrêtez les filles, avait tonné Maman, je ne veux pas savoir qui a raison ou tort. Si j'ai encore un mot à dire, gare à vos fesses toutes les deux". Voilà une menace qui a calmé nos velléités de tenter le diable...

 

Diane cherchait à me mettre à bout, et multipliait les taquineries, avec l'idée en tête que ce soit moi qui subisse la colère maternelle...

Deux autres jours passèrent, et je commençais à croire en ma bonne étoile. Je me sentais plus en confiance, et j'avoue que j'en repris l'envie de bavarder en classe, du moins dans les cours que je trouvais moins intéressants...

C'est en cours d'histoire que le ciel me tomba sur la tête. Pour une fois, ce n'est pas moi qui ai commencé, mais Elisabeth, ma voisine de cours en cette matière. Elle avait un joli sens de l'observation et aimait imiter certains de nos profs. Elisabeth osa mimer la prof d'histoire dans son dos. C'était très drôle, et je ne pus me retenir de pouffer de rire... L'enseignante qui écrivait au tableau, devait avoir repéré notre petit jeu et se retourna très vite découvrant nos faces hilares.

Nous n'eûmes pas le temps de tenter de nous expliquer que la sentence tombait : "Mademoiselle Spaak et Mademoiselle Aubry, si vous avez envie de rire, vous viendrez le faire durant deux heures de colle". Nous tentâmes bien de supplier la prof de ne pas nous coller, mais c'était sans appel. Et, pour moi, c'était l'annonce d'un cataclysme...

 

 

La prof s'était retournée, nous pointant du doigt, Elisabeth et moi, et annonçant que nous allions être collées deux heures... Je ne savais que trop ce que cela signifierait pour moi...

C'était le dernier cours de la journée, et je rentrai à la maison bouleversée, la tête pleine de mauvaises ondes. Je voulais surtout éviter d'annoncer la mauvaise nouvelle et réussis à ne rien dire, me plongeant dans mes devoirs, les faisant avec une grande attention.

J'étais toutefois très songeuse et Maman me demanda si cela allait bien. Je répondis que oui, mais la perspicacité maternelle commenta : "Tu as quand même l'air bizarre, Christine. J'espère que tu ne me caches rien". Je rétorquai : "Mais, non, Maman, non, non". Je ne suis pas sûre que cela ait convaincu Maman...
Mais, j'avais tellement peur des conséquences que je tenais à garder mon secret le plus longtemps possible... Alors, lorsque, le diner fini, nous fûmes envoyées au lit, j'avoue qu'en enfilant mon pyjama je posai mes mains sur mon bas du dos, et que cela me fit trembler et frissonner comme si Maman me déculottait... Je savais trop que je n'y échapperais pas...
De retour au collège le lendemain matin, j'étais attendue par Babette et Brigitte, qui me questionnèrent : "Alors, Christine, qu'est-ce que ta Maman a dit de tes deux heures de colle ? Elle a dû se fâcher très fort, non ?"

Je jouai l'innocente, disant que "Non, je n'ai pas été grondée. De toute manière, le bulletin de colle n'est pas arrivé. La prof a sûrement changé d'avis. J'attends de voir..."

Babette pouffa de rire, en disant : "Tu n'as pas osé en parler à ta mère... Je comprends que tu ne sois pas pressée qu'elle le sache... Tu sais trop ce qui va t'arriver... Tu peux préparer tes fesses !"

 

 Babette et Brigitte voulaient savoir comment Maman avait pris le fait que je sois collée en histoire... J'eus beau nier, elles se doutaient bien que j'allais devoir préparer mes fesses...

 

Je fis semblant d'être tranquille et répondis : "Mais non, c'est pas vrai. Même si je suis collée, Maman comprendra. Je suis grande maintenant..." Cela dit, je savais bien que je ne convaincrais pas les deux moqueuses... Je tentai donc de les éviter à chaque intercours et récréation.

Le soir même je rentrai à nouveau avec le coeur battant. Même si je ramenais un 12 en anglais, je craignais surtout l'arrivée du bulletin de colle... Et le "Tu peux préparer tes fesses" de Babette me trottait comme un refrain dans ma tête...

Heureusement il n'y avait pas d'enveloppe du collège dans le courrier du jour... J'en étais soulagée, contente que l'explication redoutée ne soit pas pour ce soir-là, mais ayant toujours en tête qu'il y aurait sûrement le lendemain de la fessée dans l'air...

Le système mis en place faisait qu'en général, le bulletin de colle était posté dans les 24 à 48 h après que l'enseignant ait avisé le secrétariat. Et mon expérience avait bien des exemples de courrier du collège arrivé deux ou trois jours après la décision annoncée en classe...

Ce deuxième jour de répit ne me soulageait donc que partiellement... Il signifiait que je ne serais pas punie le soir en question, mais il faisait monter mon angoisse, mes pensées se bousculant de plus en plus dans ma tête, imaginant une tannée magistrale, surtout que j'avais encore dû jouer les innocentes, en répondant aux questions de Maman qui sentait bien que j'avais le regard fuyant et un drôle d'air, ce qu'elle appelait l'air des "mauvais jours"...

Le troisième jour allait être celui du dénouement tant redouté, du moins par moi, car du côté maternel, je sentais une volonté de savoir enfin le fin mot de ce qui ressemblait bien à des cachotteries de ma part... De leur côté aussi, Babette et Brigitte trépignaient d'impatience, m'interrogeant chaque demi-journée avec un petit air moqueur qui me donnait envie de pleurer, ne sachant que trop bien que leurs pronostics allaient s'avérer exacts... Je réussis toutefois à retenir mes larmes qu'elles auraient prises comme une victoire...


D'ailleurs, même Diane, ma perspicace petite soeur commençait à se douter de quelque chose, et était venue en douce dans ma chambre pour me demander si j'allais être punie...
J'avais répondu que cela ne la regardait pas, ce qu'elle décrypta aisément comme une sorte d'aveu, qui lui provoqua un large sourire qui me fit mal au coeur... Je voyais bien dans ses yeux que Diane m'imaginait déjà déculottée sur les genoux maternels...

 

Même Diane ressentait mon trouble, et comprenait que je devais cacher quelque chose à Maman... Pour elle, cela ne pourrait se terminer autrement que culotte baissée sur les genoux maternels, et je sentais bien comment elle imaginait déjà la scène...

En rentrant à midi ce troisième jour après l'annonce de ma colle, j'allai vite jeter un petit coup d'oeil sur le petit meuble de l'entrée, où Maman déposait le courrier du jour. Il n'y avait rien et je poussai un grand soupir, me disant que je gagnais une demi-journée, le facteur n'étant pas encore passé...

Mon petit sourire de soulagement ne dura que quelques secondes, la voix de Maman arrivant dans mon dos me faisant sursauter. "Que regardes-tu donc sur le meuble ? Tu attendais du courrier, Christine ?" demanda Maman, déclenchant un "Non, non, pas de courrier, Maman, non, non" qui sortit de ma bouche comme par réflexe de toujours nier même l'évidence...

Maman haussa le ton, lançant : "N'aggrave pas ton cas, Christine. Pas la peine de rajouter des mensonges... Je sais très bien ce que tu cherchais dans le courrier... Une lettre du collège, ma fille, une lettre du collège... Mais, ne t'inquiète pas, elle arrivera, et sûrement avant ce soir, mon petit doigt me le dit..."

 

Maman qui m'annonce elle-même que j'ai récolté deux heures de colle... C'était un vrai coup de massue... A n'y rien comprendre... A ceci près que j'en devinais déjà l'issue... Et cela me faisait trembler et frissonner à l'avance..

J'étais devenue livide, ne comprenant pas comment Maman savait, et je n'osais plus rien dire... Maman ajouta : "Ah, on fait moins la maline tout d'un coup, n'est-ce pas Christine... Tu as eu beau me cacher tes mésaventures en cours d'histoire, pour gagner du temps, j'arrive quand même à tout savoir avant l'arrivée du bulletin de colle... Ce n'était pas la peine de me mentir trois jours durant... Maman à la fin sait toujours la vérité... Et ça, cela n'arrange pas ton cas, Christine..."

Je bredouillai : "Euh, Maman, je vais t'expliquer..."

Elle me coupa la parole : "Ce n'est pas la peine, Christine. Je sais tout... Et tu ne devineras pas comment... Tout simplement en croisant en ville Madame Aubry, la maman d'Elisabeth... On a bavardé cinq minutes. Et c'est elle qui m'a apprise que ma fille me cachait ses heures de colle depuis trois jours... Collée comme sa fille, mais Elisabeth a tout de suite raconté ce qui s'était passé à sa mère... Alors que, moi, innocente, j'apprends cela de la bouche de Madame Aubry, qui s'en étonne, et qui doit penser que je ne suis pas une mère attentive. J'en avais honte...  Et, cela, Christine, tu vas me le payer cher..." 

 

 

 Maman vexée d'avoir appris par la mère d'Elisabeth que nous avions été collées, cela était pour elle une faute majeure, qui devait déjà lui démanger la main... 

J'eus comme l'impression que le ciel me tombait sur la tête, prenant conscience que j'étais dans de beaux draps, comme dit l'expression. Et surtout très mal. Très très mal... 

.A SUIVRE


 

samedi 22 mai 2021

Chronique d'un redoublement : 159. Aline puis Diane punies à leur tour, voilà qui ne rassure pas Christinette...

 SUITE 158

 Les menaces maternelles sans équivoque aucune m'avaient empêchée de bien dormir. Les paroles de Maman peuplaient mes cauchemars, toujours agrémentées d'images mêlant des situations peu glorieuses en rapport avec ce qui m'était promis...
Je me réveillais souvent en pleine nuit, la tête toute embrouillée, apeurée comme si Maman assise sur mon lit, m'attirait vers elle pour me donner la fessée tant redoutée. Il m'arrivait même de crier : "Non, Maman, non !"
Il faut dire que, en particulier durant mon année de redoublement, et même lors de ma première année de Cinquième, ma volonté persistante de tout faire pour retarder l'échéance, de cacher mes bêtises ou mauvaises notes, pire encore les heures de colle, m'amenait à multiplier les mensonges, à toujours vouloir gagner du temps, tout en sachant qu'il n'y aurait d'autre issue qu'une tannée (je l'avoue) bien méritée...


 

 Quitte à ajouter des mensonges aux griefs maternels, je préférais souvent tenter de gagner du temps, retarder l'échéance, même si je savais qu'à la fin j'y passerais et prendrais une bonne fessée déculottée...

Mais, "gagner" du temps, quelques heures, un jour voire même deux ou trois, me donnait l'impression comme de "mener le jeu" ou du moins de jouir de périodes de calme, même si elles n'étaient que ponctuelles... Surtout que Maman tenait toujours ses promesses... En particulier lorsqu'elles concernaient mes fesses...

J'avais beau tenter de me persuader du contraire, je prenais bien conscience que, en Quatrième ou pas, lorsque Maman me rappelait qu'il y avait "bien longtemps" qu'elle s'était "occupée" de mes fesses, et que sa "main la démangeait" je pouvais m'attendre à ce qu'elle passe à l'acte sans tarder...


Quand Maman m'avait dit que sa main la "démangeait", je ne savais que trop bien à quoi elle pensait, et j'en tremblais en imaginant la scène...

Cela dit, les menaces maternelles avaient dû faire leur effet car deux jours se passèrent sans le moindre incident ! Hélas, l'accalmie ne dura pas plus longtemps. Cela commença au petit-déjeuner, lorsque Maman vérifia le cartable d'Aline et constata qu'elle avait "oublié" de faire un des devoirs de la veille. Maman lui ordonna de faire ce petit exercice avant de partir à l'école. Il y avait juste le temps, mais Aline rechigna un instant, ce qui lui valut une paire de claques maternelles sans sommation. Ma soeur se mit à pleurer à grosses larmes, ce qui énerva plus encore Maman, qui lui promit une fessée si l'exercice n'était pas fait sur le champ. Aline s'exécuta, en reniflant, et le devoir fut fait en cinq minutes, avant qu'elle ne file à l'école sans demander son reste.

En rentrant déjeuner à midi, Maman revint sur l'incident, Aline promettant qu'elle ne recommencerait pas en insistant fortement comme pour amadouer son auditoire... Elle était visiblement soucieuse, et cela n'échappa pas au regard de Maman qui lui demanda si elle avait eu de nouvelles notes. Aline qui ne savait guère mentir (à l'inverse de moi...), baissa la tête et avoua avoir récolté un 4 sur 20 en dictée.

Maman éleva la voix, reprochant à sa fille de ne pas assez travailler, de faire des fautes idiotes, et de ne pas bien relire sa copie. Aline balbutiait des demandes de pardon, qui ne calmèrent pas une mère excédée, qui lança : "Ah je vais t'apprendre à être attentive et à bien travailler..." Et, elle attrapa Aline par le bras, la traina jusqu'à une chaise près du canapé où Maman s'assit, basculant la fautive en travers de ses genoux...

Il n'y eut pas de sermon en plus, Maman remontant la robe de sa fille et lui baissant sa culotte, avant de lui flanquer une fessée rapide mais claquante en diable, que ma soeur prit en criant et suppliant à s'égosiller.


Aline eut bon supplier Maman, elle se retrouva vite allongée sur les genoux maternels pour une fessée rapide mais claquante en diable qui fit crier ma soeur...

Une fois lâchée, Aline remonta vite fait sa culotte et grimpa dans sa chambre, où elle pleura encore un bon quart d'heure avant que Maman ne nous appelle à table.

La fessée l'avait bien calmée et ma soeur semblait même apaisée, là où j'aurais été honteuse et grogneuse, voire au fond de moi rancunière. Ce qui n'était pas le cas d'Aline, n'ayant elle et moi pas le même caractère du tout.

Diane, quant à elle, n'avait pas manqué de se montrer moqueuse envers la punie, s'attirant par deux fois un rappel à l'ordre maternel, lui demandant d'arrêter si elle ne voulait pas qu'elle "s'occupe" d'elle aussi ! Une menace que j'aurais bien aimé voir se réaliser...

Dieu m'avait-il entendue ? Toujours est-il que, quelques heures plus tard, lorsque je rentrai du collège en fin d'après-midi je perçus de l'entrée une discussion animée provenant de la cuisine entre Maman et Diane. Cette dernière avait visiblement énervé notre mère. Je tendis l'oreille et compris que ma soeur râlait pour aller à un goûter d'anniversaire le samedi suivant chez une copine. Sauf que Maman n'aimait pas du tout cette famille pour je ne sais quelle raison. Le refus fit éclater Diane qui traita notre mère de "vilaine, méchante" ajoutant : "Ce n'est pas juste" ! Maman rétorqua : "Tais toi donc, Diane, sinon tu n'iras pas non plus au cinéma dimanche comme prévu avec Tata".

Mieux aurait valu qu'elle se taise, mais la cadette de mes soeurs répliqua : "Pfff, je m'en fiche !"  Une réaction en forme de provocation, d'insolence que Maman ne pouvait laisser passer. D'autant que je venais de rentrer à mon tour dans la cuisine...

Un instant interloquée, Maman haussa le ton, et disant : "Ah tu vas voir si tu t'en fiches... Je vais t'apprendre à me répondre ! Je vais te calmer à ma manière..."  Et d'attraper Diane par le bras et de la tirer vers une chaise de la table que Maman retourna pour s'y asseoir. Ma soeurette avait compris la manoeuvre, et supplia : "Non, Maman, pas la fessée, non !"


"Non, Maman, pas la fessée" criait Diane qui avait bien compris ce qui l'attendait. Mais, au fond de moi, je n'étais pas mécontente de ce qui lui arrivait...

Mais il était trop tard, Maman ayant l'air déterminé que je lui ai si souvent connu, les jours d'arrivée de bulletin de colle notamment... 

Je m'arrêtai ouvrant grand les yeux, Diane m'apercevant et protestant : "Maman, Christine regarde !"

Maman ne me demanda pas de sortir, au contraire... Elle répondit : "Tais toi donc, Diane. Pour une fois que ce n'est pas toi qui vois les fesses de ta soeur rougir..."

Et, sans attendre, elle se mit à descendre le bas de jogging de Diane. Et sa culotte jusqu'à ses genoux... Ma soeur essayait de se débattre, mais Maman bloqua bien ses gesticulations, attendant un peu qu'elle arrête de gigoter... Je voyais les petites fesses de soeurette encore blanches et tremblantes et, j'avoue que j'appréciais la situation dans ce sens là. Même si ma bonté d'âme faisait que je plaignais un peu quand même Diane, sachant que la suite allait être douloureuse...


 "Maman, Christine regarde", se plaignait la punie. Maman rembarra la protestatrice, rappelant sur un ton ironique à Diane, qu'elle avait plusieurs fois vécu la situation inverse... Cela me vexa un peu, mais je n'en regardai que plus attentivement les fesses de ma soeur apparaitre lors du déculottage et rougir pleinement sous la claquée maternelle...

La fessée tomba drue, Diane criant dès les premières claques. C'était une tannée assez méthodique, appliquée, par une Maman voulant donner une leçon à sa cadette insolente. J'eus l'impression que c'était rapidement fait, en tout cas moins longuement que si c'était moi la punie... Il est vrai qu'il s'agissait d'une gamine aux petites fesses rougissant plus vite que celles d'une pré-ado...

Dès que Maman en eut fini avec Diane et la relâcha, ma soeur sortit de la cuisine en courant et remontant culotte et bas de jogging. Elle alla se réfugier dans sa chambre où se trouvait déjà Aline qui avait suivi de loin la scène, non sans jubiler un peu que ce soit pour une fois Diane la punie.

En tout cas, la fessée de soeurette eut pour effet de calmer la maisonnée. Nulle d'entre nous n'avait envie de tester l'humeur maternelle que l'on devinait encore énervée...

Maman vaqua à ses occupations en cuisine et au salon, devant certainement se féliciter d'avoir réagi comme il fallait et ramené par la même occasion un calme rare dans la maison.

Elle ne remonta qu'une heure plus tard afin de vérifier les devoirs scolaires de chacune. Il n'y avait rien à redire du côté de Diane, et d'Aline non plus, cette dernière ayant dû s'appliquer en ne voulant pas prendre de risque de contrarier Maman.

J'étais plutôt confiante de mon côté, n'ayant guère de devoirs ce soir là et venant de veiller à bien les faire. Seul bémol, la prof d'histoire avait rendu les copies d'un contrôle surprise. J'avais récolté un 11 sur 20. Soit la moyenne, mais avec une annotation de la prof, un "Peux mieux faire" qui n'était pas du genre à plaire à Maman...

Je plaidai avoir eu la moyenne, mais la mine renfrognée de Maman ne me disait rien qui vaille...  J'eus droit à une réflexion qui me replongea dans mes pensées angoissées de ces derniers jours... Maman lança en effet : "Oh toi, toi, Christine, tu files un mauvais coton... Tu n'as pas intérêt à me ramener une mauvaise note, sinon ça va barder. Ca fait trop longtemps que tu y échappes... C'est à croire que cela te manque... Il va être temps de remettre les pendules à l'heure... Ne t'avise pas de me fâcher, sinon tu peux préparer tes fesses..."

Heureusement la soirée se déroula sans autre menace et le dîner dans le plus grand silence, confortant sûrement Maman sur le fait qu'une fessée avait le don de calmer la punie certes, mais aussi ses deux autres filles...


Maman n'avait pas apprécié mon 11 en contrôle d'histoire, et me sermonna en me prévenant qu'elle ne tolérerait pas la moindre mauvaise note. Et me rappelant que j'y "échappais" depuis "bien trop longtemps", elle me menaça clairement qu'il faudrait bientôt "préparer" mes fesses...

En tout cas, de mon côté, les menaces maternelles tournaient dans ma tête. Et pas qu'un peu... D'autant que, si je comptais bien, Aline avait eu ces derniers jours une paire de claques et deux fessées, alors que Diane avait récolté deux paires de claques dans la semaine et la fessée d'aujourd'hui. J'avais seule pu garder mes fesses bien blanches... Connaissant Maman, j'imaginais bien que cela ne pourrait pas durer éternellement...

Et l'on comprendra que j'eus bien du mal à m'endormir, et que ma nuit fut peuplée de cauchemars... 


 Je comprenais qu'étant depuis la rentrée la seule à y avoir échappé, je ne donnais pas cher de la possibilité de pouvoir garder mes fesses blanches encore longtemps... Et déjà me revenaient des images et des sensations de précédentes fessées... La peur commençait à peupler mes rêves, qui étaient surtout des cauchemars...

A SUIVRE


mardi 11 mai 2021

Chronique d'un redoublement : 158. L'étrange sensation que l'échéance se rapproche...

SUITE 157
 
Le retour au collège après ce nouveau week-end sans fessée aurait pu me voir confiante et sûre de moi. Il n'en était rien...
Bien sûr, j'avais joué l'indifférente quand Babette et Brigitte étaient venues me demander,avec un petit sourire en coin, si j'avais passé "un bon week-end". Elles n'avaient pas insisté d'ailleurs, ce qui me rassurait car j'en concluais qu'elles n'avaient rien appris de gênant sur moi...
 
 

 Brigitte et Babette m'avaient questionné lundi au retour au collège pour savoir si j'avais passé un "bon week-end". C'était surtout pour savoir si j'avais été punie... Et pas de n'importe quelle manière...

Mais, j'avais bien conscience que, malgré tout, et en dépit de notes plutôt bonnes, je n'étais pas passée loin d'une sérieuse explication avec Maman.
Mon geste de colère en tapant du pied devant Tata me restait dans la mémoire, et je m'inquiétais, car cela ne me ressemblait pas, ce n'était pas dans mes habitudes, c'était plus un geste de gamine que de la pré-ado que je devenais...
Je l'avais fait sans réfléchir, sur une sorte d'accès de colère, montrant que je n'étais pas tranquille et sur les nerfs... 
 

 Je m'étais surprise moi-même en tapant du pied de colère pour répondre à Maman. Heureusement que Tata était là, car j'imaginai très vite que, seule à seule, j'aurais à coup sûr reçu une déculottée maison, Maman ne supportant pas les gestes colériques... J'en frissonnai en l'imaginant...
 
Or, tout cela j'en devinais la cause. C'était une conséquence des menaces maternelles qui semblaient prendre corps de plus en plus. Même si j'avais réussi, jusqu'à maintenant, à éviter le moindre zéro, et à ne pas récolter d'heures de colle, ce qui, là bien sûr, m'aurait valu de chaudes retrouvailles avec les genoux de Maman, j'avais bien conscience que les griefs maternels s'accumulaient et que cela craignait pour mon bas du dos...
A vrai dire, chacune des remontrances considérées une par une ne méritait pas une sanction sévère, mais leur succession, leur accumulation était un peu comme si elles tendaient à remplir puis à "faire déborder le vase" selon une expression dont Maman se servait en pareil cas... Surtout quand la fautive échappait à la fessée depuis un certain temps...
J'en avais tellement conscience que la moindre remarque me faisait craindre le pire et me ramenait à des angoisses croissantes, déjà connues lors d'autres périodes de calme plus ou moins à rallonge...
En fait, si je réussissais à éviter une nouvelle déculottée durant une certaine période, j'étais assez fière de moi, et me sentais même de plus en plus sûre de moi jusqu'à un certain moment, quand je prenais conscience que cela commençait à énerver Maman que j'accumule des griefs mineurs... Et si chaque jour de plus sans engueulade me semblait une victoire, j'avais dans la tête une petite voix qui me murmurait que chaque jour était aussi "un jour de moins" avant la prochaine fessée... Une façon de voir qui n'avait rien de rassurante, d'autant que cela s'était toujours terminé ainsi après les périodes de calme...
 

 Au bout d'une longue période sans fessée, je considérais certes que chaque jour sans était un jour gagné... Mais une petite voix en moi me murmurait que c'était aussi un jour de moins avant la prochaine tannée, que je sentais devenir inéluctable...
 
Une chamaillerie pour trois fois rien entre Diane et moi, le mardi en rentrant à la maison, me valut d'ailleurs une remarque claire et nette... Maman menaça : "Ah, Christine, Christine, tu cherches vraiment les ennuis. Arrête de faire crier ta soeur pour rien. C'est à la plus intelligente de céder. Ne te comporte pas comme une gamine, sinon il va t'en cuire, ma fille". 
Si, juste avant le dîner, Diane avait pris une paire de gifles maternelles pour avoir cette fois embêté Aline, Maman était revenue sur l'incident au moment du coucher, en étant plus claire encore, alors que moi j'essayais de lui faire dire que Diane avait tort : "Ne reviens pas là-dessus, Christine, c'est à toi l'ainée de ne pas tomber dans le panneau des gamineries de ta petite soeur... Si tu ne comprends pas ça, je vais employer d'autres moyens et m'occuper de tes fesses... Cela fait bien longtemps que tu y échappes, alors je serais à ta place je me tiendrais à carreau, car ma main me démange..."
 

Maman m'avait sermonnée au moment du coucher, m'invitant à céder face à mes soeurs, en jouant la grande. Elle était visiblement à bout, et me promit de "s'occuper de mes fesses" à la moindre prochaine alerte me rappelant au passage que j'y "échappais"" depuis longtemps. Les portes des chambres étant ouvertes, je savais bien que mes soeurs entendaient tout du message. Sûr que Diane et Aline imaginaient même déjà leur ainée étalée sur les genoux maternels... 
 
Ce petit sermon menaçant prononcé alors que les portes de nos chambres étaient encore largement ouvertes n'avait pas dû échapper aux oreilles aux aguets de mes soeurs... En tout cas, moi, il m'avait faite trembler, tant je sentais bien que ce n'était pas qu'un simple avertissement, que c'était comme une sorte de promesse, comme un rendez-vous qui se rapprochait, que je sentais devenir inéluctable, ma mémoire toujours en éveil me rappelant quelques épisodes précédents de déculottées que j'avais attendues espérant y échapper, mais qui s'étaient achevées chaque fois, inexorablement, par une tannée magistrale sur les genoux maternels...