mardi 8 septembre 2020

Chronique d'un redoublement : 155 BIS ou un commentaire avisé

 LE COMMENTAIRE DE MARDOHL!!!

Notre fidèle analyste m'a fait parvenir un très long et excellent commentaire par mail. La place étant limitée en longueur pour les commentaires, je le reproduis dans le prochain épisode (Voici donc une sorte de N° 155 BIS)



Chère Christine,

Je vous avais déjà fait savoir que j’appréciais, dans chacun de vos épisodes, la « touche particulière et inédite » distinguant ce chapitre de tous ceux qui le précèdent.

Dans votre dernier récit, vous nous offrez une primeur : pour la première fois me semble-t-il, vous nous présentez une scène dans laquelle Christine, confrontée à des antagonistes instruites jusque dans les moindres détails de ses déconvenues du vendredi précédent, et menaçant de les divulguer au reste de la classe, se voit contrainte de leur avouer expressément avoir reçu deux fessées déculottées. Jusqu’à présent, Christine avait limité de telles confidences aux oreilles bienveillantes de ses amies, et encore, non sans une forte réticence, et sans préciser que sa culotte en avait été baissée. On imagine l’humiliation que doit ressentir notre héroïne d’un tel aveu balbutié à contrecœur à des camarades moqueuses dont elle n’aurait jamais tenu à satisfaire la curiosité malsaine.

Toutefois, le dialogue relatant cette confession, réduit à quelques lignes, me laisse un peu sur ma faim, et je me suis permis d’en imaginer une version plus détaillée, que je vous propose ci-dessous. Je vous prie de ne pas considérer ma prose comme la correction caustique d’un professeur insensible, mais comme la « fanfiction » enthousiaste d’un lecteur élogieux.

« Brigitte joua les grands seigneurs et dit qu’elle acceptait, me demandant en échange de reconnaître tout haut que j’avais bien reçu deux fessées déculottées.

Ça y était, je ne pouvais plus me dérober, Diane leur en avait trop raconté pour que je puisse encore démentir. J’allais devoir leur avouer, avec les détails, ce que m’avait valu, vendredi dernier, l’entrevue de ma mère avec la prof d’anglais. Les larmes aux yeux, la bouche sèche, le cœur battant la chamade, les mains tremblantes, les yeux rivés au sol pour éviter leur regard, j’articulai : « Oui, euh, j’ai, euh, reçu la fessée vendredi. »

Brigitte toussota avec impatience et me lança un regard noir. « C’est-à-dire que ta maman t’a fessée sur le fond de ta jupe ou de ta culotte ? »

Je n’avais pu me résoudre, en effet, à prononcer l’adjectif « déculottée », mais j’ai compris qu’elles ne me laisseraient pas tranquille tant que je ne leur aurais pas admis que maman m’avait baissé la culotte. Je pris une profonde inspiration, réprimai un sanglot et, ressentant presque physiquement une vague d’embarras, je bafouillai, une boule dans la gorge, l’estomac noué, d’une petite voix penaude de petite fille : « Bah, euh, non, euh, c’était, euh, la, euh, fessée, euh… » puis chuchotant presque, avec une moue contrite, j’ajoutais, ainsi qu’elles l’exigeaient : « déculottée ».

Je n’aurais pas pensé qu’il m’allait être si difficile de prononcer ces quatre syllabes, par lesquelles je leur révélais explicitement qu’à la maison, j’étais encore punie comme une gamine. Je sentais mes joues s’empourprer, mes yeux s’embuer, ma respiration s’accélérer. Mais Babette ne se déclara pas encore satisfaite et me lança, impitoyable : « Et tu n’en as reçu qu’une seule, de fessée déculottée ? » Elle par contre, avec une ironie mordante, appuya volontairement sur ce dernier mot, à tel point que je craignis qu’il ne fût entendu par d’autres camarades. Aussi, pour ne pas qu’elle le formule encore, je dus cette fois leur dévoiler l’intégrale vérité. Reprenant ma voix saccadée, hésitante, pleurant presque, je leur signifiai : « Euh non, euh, j’en ai, euh, reçu deux. » Babette me toisa avec arrogance et me demanda, avec une jubilation non déguisée : « Deux fessées déculottées ? » et de guerre lasse, n’ayant d’autre choix que d’abdiquer toute fierté, j’énonçai une fois encore, dans un soupir de honte, cet adjectif si mortifiant : « Oui, euh,

deux, euh, déculottées » mais je ne pus m’empêcher d’ajouter : « Mais aucune des deux devant mes petites sœurs » ce qui évidemment s’avérait maladroit, puisqu’ainsi je leur attestais implicitement que, si ça n’avait pas été le cas vendredi dernier, il arrivait que cette occurrence, terriblement vexante pour moi, ne se produise.

Babette et Brigitte se regardèrent en pouffant de rire. Elles bichaient d’avoir obtenu enfin mon aveu, et j’imaginais bien qu’elles se représentaient mentalement la scène qu’elles m’avaient extorquée : elles me voyaient allongée sur les genoux maternels, jupe relevée, culotte baissée aux chevilles, les fesses rougissant sous la claquée, piaillant, me tortillant, suppliant comme la petite fille punie que j’étais encore et qu’elles n’étaient plus. Babette gloussa, enfonçant le clou, goguenarde : « La fessée déculottée en Quatrième ! Comme une fillette ! Alors que tu portes un soutien-gorge ! Ça, c’est vraiment la gênée ! » Parfaitement consciente de la tranchante et nue véracité de ces propos, du ridicule dont j’avais été contrainte de convenir, en un mot bouleversée par tant d’épreuves, cette fois je ne pus plus retenir mes larmes et, piteuse, tête et épaules basses, tortillant des mains, je me mis à pleurer de honte.

Brigitte, encore une fois, tempéra sa sévérité. Satisfaite de m’avoir enfin arraché ce genre de témoignage après lequel elle courait depuis l’année dernière, elle m’assura, d’un ton radouci : « Allez, ne chiale pas, on tiendra parole, on le dira à personne. » Mais Babette, dont je sentais la cruauté plus acérée, renchérit : « Dorénavant, quand tu recevras la fessée déculottée, tu viendras nous le dire tout de suite. Si on l’apprend par quelqu’un d’autre et que tu as le culot de nier encore, on ira le raconter à tout le monde, avec les détails, et même aux garçons. » Même aux garçons ! Je sursautai à cette perspective plus humiliante que tout, et encore une fois, j’acquiesçai à mon corps défendant, avant de les quitter enfin d’une démarche malhabile, comme empêtrée dans ma robe, reniflant, essuyant mes larmes de ma manche, vaincue, piteuse, mortifiée, hantée par le sentiment de ne plus jamais pouvoir apparaître comme une adolescente normale devant mes deux ennemies. »

Signé MARDOHL
A suivre bien sûr, mais cette fois de ma plume, promesse de Christinette

dimanche 16 août 2020

Chronique d'un redoublement : 155. Quand les deux moqueuses montrent qu'elles savent tout...

SUITE 154

La matinée s'acheva sans autre alerte, et je rentrai déjeuner à la maison presque guillerette. Maman me demanda si cela s'était bien passé, et je lui répondis "Oui" avec un large sourire, rajoutant fière de moi : "J'ai même été interrogée en anglais et j'ai eu un 15 sur 20 !"
Notre chère mère me félicita : "Tu vois que tu peux avoir de bonnes notes quand tu travailles bien. Mlle Simon doit être satisfaite, et je compte sur toi pour que les prochains résultats soient aussi excellents".
Maman ne manqua pas de se féliciter de son intervention : "C'est juste un peu dommage qu'il ait encore fallu que je te donne une bonne fessée pour que tu brilles en cours d'anglais..."
Je rougis et balbutiai : "Mais, euh, Maman, euh, pourquoi tu en reparles ?"
Maman esquissa un sourire, un peu moqueur, en constatant mon trouble et rétorqua : "Voyons, Christine, j'en reparle pour constater qu'une bonne déculottée fait toujours de l'effet chez ma grande fille. Et pour te rappeler que j'espère bien que tu me ramèneras d'autres bonnes notes..."
 
 
  
Maman regretta d'avoir dû me donner la fessée 
pour que je ramène une bonne note. 
Mais, au fond d'elle même, elle se félicitait 
que sa méthode marche aussi bien...
 
J'acquiesçai  : "Oui, Maman, c'est promis. Promis de chez promis, tu verras".
Maman fit la moue, en modérant mes propos : "Ce ne sont pas des promesses que je veux, Christine. Mais des actes, car j'ai trop souvent constaté que tu promettais monts et merveilles, puis que tu te relâchais vite... En tout cas, tu as bien pu constater vendredi soir que, moi, je tiens mes promesses... Et il en sera de même à la prochaine mauvaise note, à la prochaine heure de colle... Tu auras beau me supplier, me raconter n'importe quel bobard ou fausse raison, tu n'y couperas pas, ma grande. Je m'occuperai de tes fesses, crois moi..."
Au moment où Maman terminait sa tirade, mes petites soeurs entrèrent dans la cuisine, Aline relevant le propos maternel : "Dis, Maman, tu vas donner la fessée à Christine ?"
Maman grogna : "Mais non, je n'ai pas dit ça. Et puis cela ne vous regarde pas".
Je me sentis obligée de préciser : "Non, Maman ne me grondait pas. J'ai même eu une très bonne note, ce matin, un 15 en anglais, na !"
Mon petit ton un peu hautain dérangea Maman qui modéra mes propos : "15 sur 20 après une année de redoublement, il n'y a pas non plus de quoi se vanter. Je rappelais juste à votre grande soeur qu'il valait mieux continuer à obtenir de bons résultats, sinon cela pourrait lui apporter de nouveaux ennuis que vous devinez facilement..."
 
Je ne rajoutai rien, et  montai dans ma chambre, un peu vexée que ma "bonne note" m'ait valu plus de menaces que de félicitations. Mais, en réfléchissant, le raisonnement maternel ne souffrait guère de contestations... Maman, elle au moins, tenait ses promesses... Et mes fesses pouvaient en témoigner...
De leur côté, Aline et Diane montèrent aussi dans leur chambre en attendant d'être appelées pour le déjeuner. En tendant l'oreille, je compris qu'elles commentaient les propos de Maman à mon égard. Aline n'y voyait rien de louche, mais Diane avait retenu l'expression "cela ne vous regarde pas". Et elle expliqua à Aline : "Je crois que Maman voudrait donner la fessée à Christine en cachette. Il va falloir bien guetter et observer leurs humeurs, pour tout savoir... On verra bien s'il y a de l'orage dans l'air..."
 

 
Le "Cela ne vous regarde pas" adressé par Maman
à mes soeurs ne modèra pas leur curiosité...
Au contraire, elles se promettaient de bien guetter
le moindre conflit pour ne pas rater mes prochaines fessées... 
 
 
Le déjeuner se passa sans nouvelles allusions, et même l'après-midi au collège se déroula sans véritables anicroches. En histoire, la prof rendit le petit contrôle de la semaine précédente. Babette décrocha un 18 et moi un 12. Les moqueuses ne commentèrent pas, mais j'avoue que cette copie me mettait mal à l'aise, la prof ayant rajouté à côté du 12 sur 20, un "Peut mieux faire" ! Une sorte de commentaire que Maman n'appréciait guère. Sans craindre vraiment que cela me vaille une nouvelle déculottée, c'était susceptible de me valoir une réflexion maternelle acide du style : "Une bien petite moyenne, Christine. Je ne vais pas sévir pour autant, mais ne commence pas à te relâcher... Sinon cela pourrait aller mal..."
Cela dit, comme il n'y avait pas à retourner la copie signée, je me suis contentée d'annoncer ma note, sans sortir le contrôle de mon cartable. Cela me provoqua tout de même quelques désagréments, me faisant passer une nuit assez agitée, où je fis un cauchemar en imaginant Maman trouvant la copie cachée dans mon sac, et ne me pardonnant pas de ne pas lui avoir montrée...

 
Mon 12 en histoire était acceptable, mais la petite  phrase
de la prof disant "Peut mieux faire" m'avait angoissée...
Je n'avais donc pas montré ma copie à Maman...
J'en cauchemardé la nuit, rêvant que je prenais une nouvelle fessée... 
 
Trois jours passèrent sans que les moqueuses ne reviennent à la charge, ce qui me rassura, et me fit espérer que l'on ne me parlerait plus des épisodes du vendredi dernier. Je commençais à respirer sans me douter que, de par les rencontres de petites soeurs, à la danse notamment, et autres confidences sollicitées mine de rien, on parlait de moi et papotait sur mon cas, en secret, mais sur le ton de la moquerie...
Ma première frayeur, je la ressentis en arrivant au collège le vendredi suivant, au matin. Brigitte était devant la porte, attendant visiblement Babette. Je tentai de passer en faisant semblant de ne pas l'avoir vue. Brigitte m'appela, et je ne pus que venir vers elle, lui demandant qu'est-ce qu'elle voulait. Brigitte me répondit en ricanant : "Tu as vu, on est vendredi... Ca doit te rappeler de mauvais souvenirs de la semaine dernière..."
Je jouai l'innocente : "Bah, non, qu'est-ce que tu veux dire ? Il y avait juste le rendez-vous avec Mlle Simon, c'est tout !"
Brigitte se mit à rire, alors que Babette venait d'arriver. "Tu as entendu Babette ? Christine ne se rappelle que du rendez-vous avec Mlle Simon... Elle veut nous faire croire qu'elle a oublié la fessée de sa Maman au retour à la maison".
Je restai bouche bée, ne sachant pas quoi dire, que répéter : "Mais non, mais  non, c'est pas vrai..."
Et c'est là que Babette rajouta :"Mais, arrête de mentir. Je sais tout. Et même que tu n'as pas eu une, mais deux fessées dans la même soirée..."
Je pris la phrase comme une gifle et me mis à sangloter en essayant de cacher mes larmes. Je laissai les moqueuses sur place et allai tout au fond de la cour, réussissant à me calmer un peu. Et, heureusement, comme lundi, la sonnerie du début des cours me permit d'échapper à de nouvelles moqueries...
J'avoue que je ne suivis pas très attentivement les deux premiers cours de la matinée, et je me dis que j'ai eu de la chance de ne pas récolter un zéro ou des heures de colle, tant j'avais la tête ailleurs, et me repassais le film de mes mésaventures, comme les phrases visiblement bien renseignées des deux chipies...
A l'heure de la récréation, je n'avais nulle envie d'aller dans la cour. Babette et Brigitte étaient entourées d'un petit cercle de cinq autres élèves qui semblaient boire leurs paroles. Et visiblement on y parlait de moi, comme on pouvait en juger aux regards souvent fixés dans ma direction.


Les deux moqueuses semblaient toujours faire des messes basses
et j'angoissais de savoir ce qu'elles savaient réellement...

Je me gardai bien de rejoindre le groupe, et la récréation se termina sans que les deux moqueuses ne m'aient adressé la parole... Mais, dans les rangs, puis en classe, je vis bien que certaines camarades riaient sous cape en me regardant. L'une me fit même un petit geste de la main paume ouverte qui rappelait le geste qui accompagnait souvent les menaces maternelles... J'enrageais intérieurement...
Je réussis quand même à suivre plus ou moins les deux derniers cours de la matinée, évitant ce qui aurait été un scénario catastrophe... Mais, j'étais tendue en permanence, la tête bouillonnante, me demandant bien ce que les moqueuses savaient réellement. Paradoxalement, je ne voulais surtout pas leur reparler, de peur de leurs moqueries. Tant bien que mal, je pus les éviter le reste de la journée.
Mais alors que je sortais du collège en fin d'après-midi pour rentrer à la maison, Babette et Brigitte m'attendaient sur le trottoir. Je ne voulais pas leur parler, mais je voulais savoir si elles bluffaient ou en savaient autant qu'elles ne le prétendaient... Je tentai de fuir en courant, mais j'avais un lourd cartable et les filles me rattrapèrent, me barrant le passage.
Brigitte me lança : "Alors tu nies toujours avoir reçu la fessée, vendredi ?"
Je bafouillai : "Bah, euh, non, euh oui, enfin, euh ça ne vous regarde pas", reprenant sans le vouloir l'expression de Maman.
Babette haussa le ton : "Si tu nous dis la vérité, on ne le racontera à personne, sinon tout le collège le saura..."
Je dis en tremblant : "Puisque je vous dis que j'ai juste été grondée. Vous savez quoi en vrai ?"
Brigitte se lança : "Je peux d'abord te dire que ta Maman a prévenu la prof  d'anglais qu'elle allait te donner la fessée en rentrant à la maison. C'est pour ça que tu faisais une drôle de tête en marchant dans la rue en suivant ta mère. Tu devais avoir peur en pensant à ce qui t'attendait..."
 
 
Brigitte et Babette m'avaient vue, vendredi, sortir du bureau
de la prof d'anglais et suivre Maman en faisant grise mine...
Elle avaient deviné que je craignais un retour claquant à la maison...

 
Je tentai de la contredire : "Pfff, c'est même pas vrai, je n'ai pas eu la fessée en rentrant à la maison".
Brigitte me cloua le bec : "Oui, je sais, tu as dû attendre en sachant bien que ta Maman tient toujours ses promesses.. Et elle a attendu l'heure d'aller au lit pour te déculotter et te rougir les fesses".
Babette rajouta : "Même que tu avais une chemise de nuit bleue et un pyja-short. Mais ta Maman les a bien dégagés pour te flanquer une sacrée bonne fessée. Et que tes soeurs t'entendaient crier fort à chaque claque... Alors tu vois qu'on sait tout..."
 
 
Il était bien vrai que l'attente de la venue de Maman, 
après avoir été envoyée dans ma chambre pour y recevoir
la fessée promise, avait été plus qu'angoissante...
Je tremblais en craignant cette "première" fessée de Quatrième... 
 
Je ne savais plus quoi dire, et ne pouvais qu'avouer, tout en essayant de minimiser, ce que je fis comme si j'essayais de marchander : "Je, euh, oui, euh, c'est vrai, Maman m'a donné une fessée, mais pas plus que les autres fois. Et puis, c'est rare maintenant".
Babette, qui semblait la mieux informée, me coupa en pouffant : "Laisse moi rire Christine. C'est si rare, comme tu dis, si rare que ta Maman t'a re-déculottée dans la soirée... La grande Christine prétendait qu'elle n'avait pas eu mal, et s'en vantait à sa petite soeur... Mais Maman Spaak veillait et a tout entendu. Elle a alors remis sa fifille sur ses genoux dans le salon lui flanquer une nouvelle tannée à en rougir les fesses de Christine pour longtemps..."
Je ne savais plus quoi dire. Je balbutiai : "Ce n'est pas vrai, ce n'était pas dans le salon, mais dans ma chambre".  
J'en avais trop dit, une fois encore... En cherchant à me justifier, je ne voyais pas que je validais tout ce que les chipies disaient... Babette jubilait : "Le salon ou ta chambre, qu'importe. Tu avoues donc avoir reçu deux fessées déculottées vendredi dernier..." 
Je baissai la tête, cachant des larmes qui perlaient dans mes yeux. Je leur demandai de garder tout ça pour elle, même si, à bien y réfléchir, c'était leur montrer que je craignais leurs moqueries plus que tout... 
Brigitte joua les grands seigneurs et dit qu'elle acceptait, me demandant en échange de reconnaître tout haut que j'avais bien reçu deux fessées déculottées. Je balbutiai, "Oui, euh, j'ai, euh, reçu la fessée vendredi". oubliant volontairement l'adjectif déculotté, et je dus reprendre jusqu'à ce qu'elles m'accordent que j'avais bien dit. Elles bichaient d'avoir obtenu enfin mon aveu...

 
Pour calmer les deux moqueuses, je dus reconnaître 
que j'avais bien reçu deux fessées déculottées ,
juste une semaine auparavant...
 
Je les laissai là, rentrant bouleversée à la maison, où j'eus beaucoup de mal à cacher mon trouble. Je n'avais aucune envie de le dire à Maman, qui m'aurait rétorqué que si je ne voulais pas que l'on parle de mes fessées, il fallait ne plus en mériter... Infaillible raisonnement maternel qui ne me plaisait guère, surtout en cette période où Maman, je le savais, n'hésiterait pas à me rallonger sur ses genoux à la prochaine heure de colle ou très mauvaise note...
Je me gardai donc de raconter ce qui m'était arrivée. Seule consolation, la semaine étant finie, je n'allais pas retrouver Brigitte et Babette avant lundi, mais assurément elles allaient peupler mes cauchemars et mes angoisses...

A SUIVRE

mercredi 10 juin 2020

Chronique d'un redoublement : 154. Quand, les moqueuses me mettent à bout de nerfs, et qu'heureusement la sonnerie me sauve...

SUITE 153

Le lundi matin, je n'étais guère pressée de retrouver le chemin du collège... D'autant que j'avais une heure d'anglais dès la deuxième heure, juste avant la récréation.
J'arrivai juste deux ou trois minutes avant l'heure, me mettant de suite en rang, faisant semblant de ne pas voir Babette et Brigitte qui, visiblement, guettaient mon arrivée...
Le cours de géographie passé, nous retrouvâmes donc Mlle Simon qui appela successivement trois élèves au tableau pour vérifier que la leçon du cours précédent était bien assimilée et apprise. Sophie récolta juste un 10 sur 20. Puis, Brigitte justement, se contenta d'un 12. J'étais visiblement tendue en passant au tableau à mon tour, et hésitai à la première question, puis, comme j'avais bien travaillé durant le week-end, j'ai eu bon au reste, la prof m'attribuant un 15 sur 20.


Je décrochai un 15 en Anglais pour une leçon bien travaillée à la maison, mais les commentaires de Mlle Simon attribuant le mérite à "l'intervention" de Maman, je m'en serais bien passée...

J'étais bien contente, mais je me serais bien passée des réflexions de Mlle Simon qui me dit devant toute la classe : "C'est bien, Mlle Spaak. Vous voyez que vous pouvez avoir de bonnes notes quand vous vous en donnez la peine".
Et d'ajouter : "C'est votre mère qui va être satisfaite. En tout cas, elle sera plus contente et moins fâchée qu'après notre rendez-vous de vendredi soir... si vous voyez ce que je veux dire..." Je ne répondis pas, même si, en effet, je "voyais" ce qu'elle voulait dire, et m'en souvenais parfaitement, tant dans la tête que du côté de mon bas du dos...
La petite phrase de Mlle Simon, en tout cas, n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde, comme on dit. Ou plutôt de deux...Cela ne faisait que grandir la curiosité de Brigitte et Babette, qui n'avaient pas oublié qu'elle m'avait vue vendredi, très angoissée au moment de rejoindre ma mère devant le bureau des professeurs pour le rendez-vous avec Mlle Simon...
L'allusion de la prof d'anglais à mon égard était du pain bénit pour mes camarades de classe, dont les plus moqueuses bien décidées à en savoir plus sur ce qui avait dû m'arriver... La récréation de 10 h tombait à pic, mais je n'étais pas pressée de sortir dans la cour du collège... Je rangeai mes affaires doucement et quittai la classe la dernière, Mlle Simon me décochant au passage : "En tout cas, Christine, votre mère m'avait promis que vous seriez bien reprise en main. Je constate qu'elle est efficace... Vous la saluerez de ma part".



Mlle Simon me demanda de saluer Maman et se disant très satisfaite de son "efficacité" de ma "reprise en mains"...
Elle n'avait pas précisé davantage, mais pour moi cela me rappelait mon retour vendredi soir à la maison, et la fessée déculottée que Maman m'avait donnée...

Brigitte et Babette m'attendaient à la sortie de notre bâtiment vers la cour. Elles m'interpelèrent : "Alors, Christine, ta Maman s'est fâchée vendredi soir..." Je ne répondis rien. Elles insistèrent : "Ca sert à rien de le cacher. Même la prof d'anglais l'a dit devant toute la classe tout à l'heure..."
Je concédai : "Bah oui, Maman n'était pas contente. Mais elle m'a juste grondée, c'est tout, pfff."
Babette se mit à pouffer et à ricaner : Grondée, oui, grondée à sa manière, avec la culotte baissée pour une bonne fessée sur ses genoux. J'en suis sûre..."
Je rageais et tentai de jouer l'innocente : "Tu dis n'importe quoi, Babette. C'est même pas vrai. Je suis grande maintenant." Brigitte revint à la charge : "Grande, grande, cela ne t'a pas empêchée de te faire rougir les fesses quand vous étiez en vacances à la mer..."


Même si je niai avoir été fessée vendredi soir, Brigitte me rappela qu'elle savait que j'y avais eu droit à la fin de l'été lors de nos vacances à la mer...

La réplique hélas imparable de la moqueuse faillit me faire pleurer. Comme je tournai les talons, Babette qui se retrouvait juste derrière moi, me tapota d'une main les fesses. Juste une sorte de petite claque sur le fond de robe, en disant en ricanant : "Je suis sûre que ta Maman n'a pas fini de s'en occuper, de tes fesses..."
J'ai frissonné, même si cette petite tape n'était qu'anodine, mais j'avais l'impression de me retrouver dans un de mes cauchemars où je me réveillais la nuit en sursaut, m'étant imaginée déculottée par Maman devant toute ma classe...
J'étais à deux doigts de me jeter sur Babette, et de lui arracher les cheveux. J'avais vraiment envie de lui faire mal, de passer mes nerfs en lui martelant le corps à coup de poings. Heureusement pour elle, la sonnerie de fin de récréation retentit, et nous dûmes nous remettre en rang.


Les moqueuses m'avaient harcelé de questions, Babette m'ayant même donné une tape au bas du dos. J'avais envie de lui arracher les cheveux, de lui donner des coups de poing...
Heureusement, la fin de la récréation sonna, et m'empêcha de me venger. A tout bien réfléchir, cela m'évita là de nouveaux ennuis postérieurs...


C'était une chance pour la moqueuse, indubitablement, mais à tout réfléchir pour moi aussi, car si nous nous étions bagarrées et avions roulées par terre, on nous aurait séparées, emmenées devant la surveillante générale, où nous aurions dû expliquer le motif de cette empoignade, et tout le monde l'aurait su... Sans compter que nous aurions, à coup sûr, récolté deux heures de colle...
Et cela, ce n'est pas un 15 en anglais qui aurait suffi à calmer Maman... J'étais, à n'en pas douter un instant, bonne pour une nouvelle déculottée maison... Même si me défouler les nerfs sur Babette m'aurait sûrement fait du bien, j'avais pour ainsi dire été sauvée par le gong, car ma chère mère n'aurait jamais admis ce qu'elle aurait qualifié de "vouloir se faire justice soi-même" et mes pauvres fesses en auraient payer le prix fort...


J'avais d'ailleurs en la matière quelques exemples marquants et restés dans ma mémoire... Comme ce jour où Maman m'avait confié la garde, juste pour une heure, de mes soeurs et où j'avais distribué des gifles à mes deux petites soeurs qui, certes, les méritaient de mon point de vue, mais avaient à son retour raconté à leur manière la scène à Maman, se mettant à pleurer à chaudes larmes, jouant presque les martyres, ce qui m'avait valu une déculottée devant Aline et Diane...


Je repensais à l'envie que j'avais eu de faire justice moi-même, et aux conséquences que cela aurait eues à coup sûr. Je me rappelais quand j'avais giflé mes deux soeurs qui avaient tout raconté à Maman. J'en avais été quitte pour une tannée maison, Maman me rougissant les fesses devant Aline et Diane...

Mais revenons à ce lundi matin. Heureusement donc, la récréation terminée, les cours reprenant, j'échappai aux moqueries de mes camarades de classe. Et, en y réfléchissant, j'étais plutôt soulagée que Babette et Brigitte aient été dans le questionnement et non dans l'affirmation, ce qui me laissait penser qu'elles n'avaient que des interrogations sur ce qui avait bien pu se passer à la suite du rendez-vous entre Maman et Mlle Simon, et cela me laissait espérer qu'elles n'en sauraient pas plus...
Même si, au fond de moi, je gardais une certaine inquiétude que le détail de mes mésaventures ne revienne tôt ou tard aux oreilles des moqueuses...

A SUIVRE...


vendredi 24 avril 2020

Chronique d'un redoublement : 153. La curiosité de Diane lui joue des tours...

SUITE 152

Ce qui me faisait angoisser rapport à la rentrée de lundi était évidemment que la nouvelle de mes exploits circule au collège... Non seulement par le biais des moqueuses habituelles, mais peut-être aussi via la prof d'anglais, ne doutant pas que Maman avait dû lui dire comment elle comptait "faire le nécessaire" pour que je ne recommence plus. Comme elle avait insisté auprès de Mlle Simon pour qu'elle prévienne Maman à la moindre récidive ou au moindre problème, non sans préciser qu'elle "saurait agir en conséquence"... Et, connaissant ma mère, je la savais bien capable d'avoir, dans la conversation seule à seule avec la prof, donné quelques détails sur sa méthode...






Je me demandais ce que Maman avait bien pu confier
à Mlle Simon sur sa façon de "faire le nécessaire"
pour que je ne recommence plus...
Je craignais fort que Maman lui ait fait comprendre
qu'elle allait s'occuper de mes fesses...

Mon inquiétude se focalisait aussi sur Diane, et même sur Aline, toutes deux étant capables de raconter ce qui m'était arrivé... Aline le faisait parfois, sur un ton de compassion, sans vouloir faire de mal, dans le style "vous ne savez pas ce qui est arrivé à ma pauvre grande soeur..." comme si elle voulait me faire plaindre.

Diane, c'était plus pour faire l'intéressante, pour rabattre un peu le caquet de sa grande soeur, il est vrai que je bichais souvent quand Tata notamment, ou Mamie ou quiconque, parlait de moi comme "la grande"  et de mes soeurs comme "les petites". Et Diane comprenait bien que je vivais mal, même si j'avais quelques privilèges et avantages d'aînée, de me retrouver parfois punie comme une gamine.


Sur ce coup là, Diane s'en était bien sortie, avec deux claques sur le fond de pyjama, alors que Maman, choquée de me voir me moquer (faussement) de la fessée reçue, tenait à me donner une leçon à sa manière et sur le champ...

Toutefois, Maman avait laissé entendre que Diane "ne perdait rien pour attendre" mais ma soeur avait joué les petites filles modèles tout au long du week-end. A ceci près que lorsque Mamie avait appelé dimanche après-midi, Maman lui avait laissé le combiné pour qu'elle parle à sa grand-mère, qui aimait bien nous parler à l'un ou à l'autre un moment.
Diane en avait profité pour se vanter d'avoir ramené de bonnes notes, ajoutant : "c'est pas comme Christine qui a même reçu deux fessées, tu sais". Maman était intervenue en coupant la conversation et disant à sa cadette : "Diane, si tu cherches les ennuis, ils vont arriver..." Mais rien ne s'était produit sur le champ.

Peu avant le dîner, Maman nous avait demandé d'aller préparer nos affaires scolaires pour le lendemain. Elle avait d'abord vérifié les cartables des petites, Aline descendant ensuite lire dans le salon, Diane restant dans leur chambre pendant que Maman inspectait mes cahiers et devoirs, se montrant satisfaite, non sans ajouter : "C'est quand même un comble qu'il faille que je me fâche pour que tu fasses des devoirs sans faute et bien écrits".Je fronçai les sourcils et grommelai : "C'est pas vrai, je fais souvent bien mes devoirs."Maman rétorqua : "Sauf que, si je ne te surveille pas, il y a toujours un moment de laisser aller, et qu'il n'y a rien de tel qu'une bonne fessée pour que Mademoiselle se remette dans le droit chemin". 



Maman était satisfaite des devoirs que j'avais fait ce soir...
Et de vanter sa méthode, en y voyant là le résultat
tangible de la "bonne fessée" qu'elle m'avait donnée,
regrettant même de ne pas avoir sévi plus tôt...

Je protestai : "Mais, non, Maman, c'est pas vrai. C'est pas nécessaire, comme tu dis".
Maman répliqua : "Moi, je crois que si, bien au contraire. Et je regrette même de ne pas avoir été voir ton professeur plus tôt. Je sentais bien que tu reprenais tes mauvaises habitudes de ne travailler vraiment que ce qui te plaît... J'aurais dû sévir dès que j'ai senti que tu ne faisais pas d'effort. Crois-moi, je vais t'avoir à l'oeil ces prochaines semaines... Tu as intérêt à bien travailler, si tu ne veux pas devoir encore préparer tes fesses..."
Je baissai la tête, consciente qu'il valait mieux ne rien répondre, et surtout qu'hélas cela me promettait un futur proche d'un genre agité...
Pendant qu'elle prononçait ces mots, Maman s'était levée sans faire de bruit et avancée vers ma porte qui était restée moitié ouverte. Elle l'ouvrit d'un coup, et l'on découvrit Diane qui était en train de tendre l'oreille, et avait dû écouter toute la conversation...
Surprise, Diane, au lieu de jouer l'innocente, se mit à reculer, l'air affolé. Puis, elle tourna les talons et s'enfuit vers sa chambre.



Maman surprit Diane écoutant à la porte de ma chambre
durant le sermon maternel... Rattrapant ma petite soeur,
Maman la ramena en la tirant par l'oreille pour la corriger sur le champ...

Maman la suivit et la rejoint, l'attrapant par l'oreille et lui demandant : "Qu'est-ce que tu faisais derrière la porte, Diane ? Je n'aime pas les petites curieuses, tu sais".Diane pleurnichait déjà et balbutia : "Mais, euh, je, euh, n'écoutais pas, euh".Maman lui décocha une gifle qui fit crier ma petite soeur. "Ne mens pas, Diane. Tu voulais savoir ce que je disais à Christine. Je t'ai déjà dit et répété que cela ne te regardait pas. Je te l'ai pourtant bien redit vendredi soir, mais cela ne t'a pas suffit... Je vais te rafraichir la mémoire à ma manière, ma fille..."Et, à ma grande surprise, Maman attrapa Diane par le bras et s'avança vers mon petit bureau, dont elle tira la chaise pour la retourner vers le milieu de la chambre, où elle s'assit, en faisant basculer immédiatement Diane en travers de ses cuisses...

Ma soeur se mit à piailler : "Non, Maman, pas la fessée. J'ai rien fait, moi. Non, non, noooon !" Maman remonta la chemise de nuit de Diane, puis baissa sa culotte de pyjama, en ironisant : "Alors, Diane, puisque les fessées de ta grande soeur t'intéressent, je vais te rappeler ce que cela fait... Et voilà deux fesses bien dégagées qui ne demandent qu'à rougir... Tiens, tiens, tiens et tiens !"
Diane se mit à crier dès les premières claques, alors qu'Aline, se demandant ce qui se passait, remonta, sous prétexte de changer de livre, et apparut dans l'encadrement de la porte. Maman en profita pour insister : "Regardez donc, Aline et Christine, ce qui arrive aux petites curieuses comme Diane. Rien de telle qu'une bonne fessée déculottée... Comme ça, il n'y aura pas de jalouses... Et tiens, tiens, tiens..." 



Maman s'assit sur la chaise de mon bureau, et étala Diane
en travers de ses genoux, la déculottant sur le champ, 
alors que soeurette criait même avant que la fessée ne commence...

Diane criait, pour ne pas dire hurlait, en forçant le ton, car sa fessée n'était pas aussi dure que celles que j'avais reçues récemment. Mais, j'avoue que, sans vouloir vraiment de mal à ma soeur, je bichais intérieurement de la voir déculottée à son tour...
De sa position bien peu enviable, étalée sur les genoux maternels, Diane remarqua qu'Aline et moi avions du mal à nous empêcher de rire, et elle s'en plaint : "Maman, Christine et Aline se moquent de moi en rigolant". Nous reprîmes une mine de circonstance, faisant semblant d'être triste pour notre petite soeur. Maman n'ayant pas vu nos sourires discrets, se contenta de répondre à Diane : "Je t'ai bien souvent vue te moquer des punitions de tes soeurs. Tu n'as qu'à t'en prendre à toi-même cette fois. Tu te rappelleras que la curiosité déplacée peut t'apporter une bonne fessée..." Et Maman acheva son oeuvre par une dernière salve d'une douzaine de claques bien sonores qui firent crier une dernière fois une Diane, qui, à peine descendue des genoux maternels, s'enfuit en remontant maladroitement sa culotte sur ses petites fesses bien rougies...



En assistant, Aline et moi, à la fessée de Diane, nous n'avions pas pu
nous empêcher d'afficher un petit sourire moqueur,
qui n'était qu'une sorte de rendu pour les fois où ma petite soeur
n'avait guère caché son amusement devant les fessées de son aînée...
Mais, a posteriori, je craignais que cela ne vexe Diane
au point de vouloir nous le faire payer à sa manière...

Quitte à me répéter, j'avoue qu'avoir assisté à la fessée de ma moqueuse de soeurette était pour moi la chose la plus réconfortante de ce week-end qui n'avait pas été de tout repos pour ma pudeur comme pour mes fesses...
Toutefois, je regrettais d'avoir montré à Diane que je me moquais d'elle durant sa fessée. J'avais bien vu quand elle s'était remise debout à l'issue de sa déculottée, qu'elle me fusillait du regard... Et, je m'en voulais de ne pas avoir mimé comme une mine de compassion envers elle... Connaissant Diane, je commençais à craindre qu'elle ne m'en veuille, et ne cherche à se venger... Je l'en savais hélas fort capable...


A SUIVRE

mercredi 1 avril 2020

Chronique d'un redoublement : 152. Comment mes exploits font le tour de la famille...


SUITE 151

Ma nuit a été plutôt agitée, avec trois ou quatre réveils en sursaut, de par des cauchemars où je me voyais en fâcheuse posture, sur les genoux maternels, avec même des témoins se moquant de moi. Mais, autant, en cours de nuit, je me réveillais émue ou apeurée, autant paradoxalement je me rendormais assez vite, du fait que cette double déculottée m'avait épuisée, comme si cela m'avait fait passer mes nerfs. Il est vrai que la fessée maternelle m'avait fait crier, me débattre, pleurer, supplier, réagir à chaque claque, tenter de me protéger, bref livrer comme une sorte de bagarre, dont je savais que je ne sortirais pas gagnante. Surtout lors d'un deuxième épisode surprise, se rajoutant à une première fessée, que je craignais depuis des jours et à laquelle je me doutais bien que je n'échapperais pas...




Je m'étais réveillée à plusieurs reprises, au milieu de cauchemars,
où je me retrouvais, culotte baissée, sur les genoux maternels,
prenant pleinement cette première fessée de l'année de Quatrième...
Mais, épuisée par cette double tannée, je me rendormais assez vite...

Il était presque 9 h du matin quand je me réveillai. J'aurais bien dormi encore plus longtemps, mais l'agitation de mes soeurs m'avait sortie du sommeil.

Je paressai encore quelques minutes quand Maman, du bas de l'escalier, appela : "Les filles, le petit-déjeuner est servi". Comme en ce samedi matin, il n'y avait pas classe, la vie de la maisonnée était moins subordonnée à l'heure. Je pris mon temps pour sortir du lit, mais dus le faire quand Diane entra dans ma chambre sans frapper, me lançant : "Christine, faut descendre maintenant, sinon Maman va encore se fâcher".

Son regard pétillait de malice, et je me doutais bien à quoi elle pensait... Je ne répondis pas et descendis une minute après elle, sans me changer faute de savoir comment m'habiller, Maman ayant mis nos affaires de la veille au sale. Ce qui me fit retrouver la famille, en cette tenue de nuit, qui avait été aussi ma double tenue de fessée...



Maman avait un petit air moqueur, en m'accueillant dans la cuisine,

me disant qu'elle "espérait" que j'étais calmée...
Et de faire allusion au fait d'avoir tenu ses promesses...
 
Des promesses en forme de fessée déculottée bien sûr...

"Alors, Christine, tu as du mal à te réveiller ce matin ? J'espère en tout cas que tu es calmée, et que je ne te reprendrai pas de sitôt à jouer la comédie en racontant n'importe quoi à tes soeurs..." me lança Maman, d'un ton ironique, en me servant un bol de chocolat chaud.
Je ne répondis pas, baissant la tête, le nez dans mon bol, non sans lâcher un grognement suivi d'un grand soupir.

Maman n'apprécia pas, me lâchant : "Je serais à ta place, Christine, j'arrêterais de grogner... A moins que tu ne veuilles que je m'occupe à nouveau de ton cas... Fais attention à toi, ma fille, fais attention... Tu as vu hier que je tiens mes promesses, moi..."

Mes soeurs bichaient à l'évidence, jouant les petites filles modèles, ne rechignant pas pour débarrasser la table à l'issue du petit-déjeuner, cherchant à observer le plus possible les échanges entre Maman et moi.


Puis tout le monde se retrouva à l'étage, où Maman sortit à chacune ses affaires pour la journée. Là encore, une fois n'est pas coutume, les petites ne firent aucune difficulté, contrairement aux habitudes, où Diane notamment voulait souvent choisir ses vêtements.
Voyant cela et comprenant que je n'avais aucun intérêt à me distinguer dans le mauvais sens, je ne grognai pas, même si la robe légère et courte choisie par Maman ne me plaisait guère.
Je fis donc une toilette rapide, puis quittai mon pyjama et m'habillai, non sans avoir bien fermé la porte de ma chambre derrière moi. Au passage, je regardai furtivement le reflet de mon dos dans la glace. Ma lune était redevenue bien pâle, et je la cachai sous ma culotte de coton bien couvrante. Vite fait, pour que personne n'aperçoive mes fesses ayant retrouvé leur blancheur... J'aurais trop eu peur d'avoir encore droit à une réflexion moqueuse ou une allusion à mes "exploits" de la veille au soir.





J'avais en m'habillant, après avoir quitté mon pyjama,
jeté un oeil sur mes pauvres fesses, passant la main doucement dessus...
Malgré les deux fessées de la veille au soir,
mon bas du dos avait retrouvé sa pâleur originelle...

Maman permit aux petites d'aller jouer dans le jardin, m'ordonnant au contraire de rester à l'intérieur pour faire mes devoirs, en précisant : "Je vérifierai tout quand tu auras fini. Je te conseille de savoir tes leçons. Ce n'est pas le moment de m'énerver davantage, si tu vois ce que je veux dire", ajouta Maman avec un petit geste de la main paume ouverte qui était sans équivoque...

J'avais bien compris qu'il valait mieux m'appliquer pour m'éviter toute nouvelle mésaventure... Je m'installai donc sur la table du salon salle à manger et me forçai donc à travailler consciencieusement faisant très attention à chacun de mes écrits. J'en étais tellement concentrée qu'à la moindre hésitation ou au moindre point dont je n'étais pas sûre, la peur me prenait, et je m'imaginais à nouveau allongée sur les genoux maternels...

Cela faisait près de deux heures que je travaillais, quand j'entendis Tata Jacqueline arriver. Elle apportait quelques légumes qu'un voisin lui avait donnés et qu'elle, qui vivait seule, voulait partager avec sa chère grande soeur.

Maman rangea les légumes dans le bac du réfrigérateur, et proposa à Tata une tasse de thé qu'elles vinrent boire dans les fauteuils et le canapé autour de la table basse du salon. Tata en profita pour me dire bonjour en m'embrassant chaleureusement comme toujours, me félicitant au passage d'être sagement en train de travailler.






Maman et Tata discutèrent, assises sur le canapé du salon.
Et ma chère mère ne manqua pas de raconter mes exploits à sa cadette...
Je baissais la tête et rougissais de honte en l'entendant... 

Maman recadra sa soeur en disant : "Tu sais, Christine a plutôt intérêt à bien travailler... Si elle ne veut pas de nouveaux ennuis..."

Tata qui en était restée à son départ de la veille au soir, après diner, en sachant que j'allais recevoir une bonne fessée, plaida pour moi : "Oui, je suppose qu'elle a été bien punie hier soir, et que cela va lui servir de leçon. Tu vois, Anne-Marie, Christine travaille consciencieusement".

Maman esquissa un demi-sourire et lança : "J'espère bien qu'elle aura retenu la leçon d'hier soir, mais tu ne sais pas tout ce dont est capable ta chère nièce..."

Je me mis à rougir et balbutiai : "Maman, non, ne dis pas..."

Maman renchérit : "Mais si, Tata mérite de savoir, Christine". Et elle embraya : "Oui, Jacqueline, ta nièce a bien été punie hier soir après que tu sois repartie, comme prévu et comme promis pour ses mensonges et cachotteries qui m'ont fait honte devant sa prof d'anglais. Et je te prie de croire que ta nièce préférée en a eu pour son grade, avec une sacrée fessée, culotte baissée, étalée sur mes genoux. Et je n'y suis pas allée de main morte, depuis le temps qu'elle la méritait..."

Tata grimaçait rien qu'en imaginant la scène, et je sentais qu'elle en avait comme mal pour moi. Elle soupira : "Oui, je me doute bien que Christine a été servie, comme tu dis".


Tata s'attendait à ce que sa soeur lui évoque la fessée promise
pour mes mensonges et la punition en anglais... 
Maman lui raconta aussi la suite... 
Et cette deuxième fessée bien méritée
et donnée peu après la première...

Maman rétorqua : "Je le croyais aussi, mais tu ne devineras jamais ce que ta nièce a fait ensuite..."

Tata était bouche bée, n'imaginant pas une suite. Maman poursuivit donc : "Toujours est-il qu'un quart d'heure plus tard, je perçois comme une discussion venant de la salle de bain. Je tends l'oreille et monte sans faire de bruit et j'entends Christine jouer les fanfaronnes devant Diane. Tu ne devineras jamais ce que Christine prétendait ?"

Tata, même si elle voyait que cela me gênait, était curieuse de savoir la suite...
Maman raconta donc : "Ma chère grande fille expliquait à sa soeur que, non, elle n'avait même pas eu mal, que si elle avait crié, c'était pour faire semblant, pour que j'arrête sa fessée, etc., etc. Bref, Christine faisait croire à Diane qu'elle m'avait roulée dans la farine, rien que cela".

Tata n'en croyait pas ses oreilles, et demanda : "Et alors, qu'est-ce que tu as fait ?" Maman raconta sur un ton presque amusé : "Tu aurais vu leurs têtes quand elles m'ont vue débarquer... J'ai renvoyé Diane au lit avec deux claques, et ramené Christine dans sa chambre où je lui ai montré de quel bois je me chauffe..."

Tata demanda : "Tu ne l'as quand même pas, euh. Pas re-punie, dis ?"

Maman rétorqua : "Oh, que si ! Je n'allais pas la laisser me faire passer pour une idiote... Ah, ma fessée ne lui avait pas fait mal... Elle allait voir si je fais semblant... Ta chère nièce s'est retrouvée à nouveau déculottée, et je lui ai flanqué une tannée maison, où ses pleurs et ses supplications n'étaient pas de la comédie. Je te prie de croire que ses fesses sont vite redevenues d'un rouge vif et qu'elle s'en souviendra longtemps... N'est-ce pas, Christine ?"



Maman ne manqua pas de bien préciser à Tata ce qui m'était arrivée...
Et le fait qu'elle avait dû à nouveau tanner mes fesses

après les avoir déculottées une nouvelle fois...

La tirade maternelle m'avait fait remonter toutes les images et sensations de la veille, et je me mis à pleurer à grosses larmes. Tata vint me serrer dans ses bras, en disant : "Quelle idée as-tu eu de raconter ces bêtises à ta soeur ? Ma pauvre chérie, tu cherchais vraiment les ennuis". Je sanglotai : "Je voulais pas, snif, euh, que Diane se moque de moi. Snif, snif. Mais, je ne le ferai plus, plus jamais, promis..."

Tata m'embrassa une fois de plus, tentant de me consoler : "Ma pauvre Christine, mieux vaut en effet que tu ne recommences plus, c'est sûr... Tu sais, je te défends souvent, mais là je comprends ta mère... Elle ne pouvait laisser passer ça... Sur ce coup-là, tu n'as qu'à t'en prendre à toi-même, ma chérie..."

Je comprenais la réaction de Tata, mais cela me gênait qu'elle l'exprime aussi clairement devant Maman, lui donnant raison, là où j'aurais espéré un soutien, ou du moins un peu de compassion.

Maman fila en cuisine pour mettre une tarte au four, nous laissant seules quelques minutes, alors que je m'apprêtais à replonger dans mes leçons et devoirs. Tata m'encouragea : "C'est bien, Christine. Tu as intérêt à être studieuse ces jours-ci. Je sens bien que ta mère est encore bien montée contre toi". J'acquiesçai non sans grogner encore un peu : "Je sais, Tata, mais je ne veux plus la fessée, moi. C'est trop dur. Je suis grande maintenant".Tata rectifia : "Grande, grande, je voudrais bien que ce soit vrai, mais avoue que ce que tu voulais faire croire à ta soeur était une gaminerie sans nom..."

Puis, comme si cela allait me consoler, Tata me sortit : "Et puis, dis-toi, ma grande, que c'est déjà mieux que les années précédentes, et que tu n'avais pas encore reçu la moindre fessée depuis la rentrée, contrairement à tes soeurs. C'est bien la preuve que tu t'assagis... Et on sait bien, toi et moi, que tu avais déjà échappé de peu à d'autres déculottées depuis la fin des vacances. Cela risquait bien de tomber un jour. Dis-toi que tu as eu de la chance de tenir jusque-là. On ne peut pas revenir dessus, c'est fait, c'est fait. Ta Maman t'a donné ta première fessée de l'année, et tu la méritais, avoue-le. A toi maintenant d'éviter le plus longtemps la suivante..."


Tata avait tenté de me consoler, me rappelant que j'avais été épargnée,

jusque-là n'ayant pas encore reçu de fessée depuis la rentrée...
Mais ses conseils, me demandant de bien travailler, 
 pour "éviter le plus longtemps la suivante", me minaient le moral,
me faisant comprendre que Tata, elle-même, pensait donc
que j'en recevrais d'autres... Et j'en frissonnais du bas du dos en l'imaginant...


Je fis la grimace, même si le raisonnement de ma tante était fort vrai. Ce qui me troublait et dérangeait, c'était que Tata évoque déjà "la suivante" comme si cela était couru d'avance...

Dix minutes après, alors que je révisais mes leçons, non sans repenser par instants aux événements ayant touché mon bas du dos..., Aline et Diane rentrèrent pour aller jouer dans leur chambre. Elle s'arrêtèrent à l'entrée du salon pour discuter un instant avec Tata. "Ne dérangez pas Christine, qui fait ses devoirs", demanda notre tante.

Aline en profita pour glisser : "Sinon, Maman va la gronder". Et Diane joua la petite rapporteuse, en commentant : "Tu sais, Tata, Maman, elle a donné deux fessées à Christine hier soir, deux fessées, oui !"Tata la fit taire en répliquant : "Je sais, Diane, mais je sais aussi que Maman t'a donné deux claques, alors on ne se moque pas de sa soeur, si tu ne veux pas que je le dise à ta Maman..."

Diane se tut immédiatement et monta dans sa chambre.Tata ne dit rien à sa soeur, mais je le regrettai, persuadée que Diane aurait pris au moins une gifle de plus...
Tata repartit une demie heure plus tard, non sans m'avoir embrassée très fort, en me chuchotant à l'oreille, d'être sage, et en me tapotant une fois le bas du dos, avec ses mots :"Fais attention, car comme on dit "jamais deux sans trois". Elle avait dit ça en riant, mais j'avoue que cela ne m'amusait pas du tout... Au contraire, cela me faisait monter des peurs dans la tête, où mon cerveau ne se privait pas d'imaginer la scène...


Heureusement, Maman ne trouva guère à redire sur mes devoirs et mes leçons qu'elle vérifia en fin de matinée. Au contraire, elle trouva que je m'étais "appliquée". Non sans glisser, sur un ton auto-satisfait : "Eh bien, je vois que mes fessées font de l'effet... Il était temps de remettre les pendules à l'heure..." Je me gardai bien de répondre...


Le week-end se déroula sans nouvel incident majeur. Aline et Diane se gardèrent bien de fâcher Maman, et l'on ne parla plus guère de ce qui m'était arrivée. Il y eut bien une allusion faite à la voisine qui m'avait trouvée bien "calme" quand elle était venue récupérer des semis auprès de Maman, qui avait répondu : "Christine a en effet été calmée, vous savez. A ma manière..." en accompagnant sa phrase d'un geste de la main... La voisine n'avait pas insisté pour en savoir plus mais, de la façon dont elle me regarda, je compris qu'elle avait deviné la manière en question. Et qu'elle l'imaginait même...

Je sus aussi en fin de journée dimanche que Mamie était au courant. Tata était passée chez ma grand-mère et avait dû lui faire part des dernières péripéties de l'ainée de ses petites-filles. En effet, Mamie ayant appelé à la maison, j'avais pu capter une partie de la conversation... Maman semblait se justifier en disant : "Mais, je t'assure, Christine l'avait bien méritée. Elle y avait échappé depuis la rentrée. Crois-moi, cette bonne fessée, pour ne pas dire cette double déculottée, cela va lui remettre du plomb dans la cervelle. Je sais comment réagit ma fille..."
 


Le lendemain, écoutant une conversation de Maman avec Mamie au téléphone,
j'entendis à nouveau ma chère mère justifier l'efficacité de sa méthode,
en affirmant bien que cette double fessée était méritée,
et que cela allait me "calmer" un bon moment...

Cela me chagrinait d'entendre Maman évoquer mes "exploits" et surtout se justifier en rappelant que j'y avais échappé depuis la fin des grandes vacances. Comme si c'était une sorte de remise des compteurs à zéro, une sorte de rattrapage d'un quelconque retard, une sorte de nécessité...
Mais, j'avais comme ainsi dire l'habitude, ne doutant guère que Tata comme Mamie étaient mises au courant des événements de la vie des trois filles d'Anne-Marie. Des bons comme des moins brillants. Même si c'était évidemment plus agréables d'être félicitées pour une bonne note, pour un bon comportement, que d'entendre Maman expliquer qu'elle avait dû encore sévir...
D'autant que cela s'accompagnait toujours de quelques précisions et détails, révélant le motif de la sanction, et le fait qu'elle avait été donnée sur des fesses bien déculottées...
Cela dit, c'est surtout à moi que j'en voulais, de m'être fourrée dans de beaux draps en jouant les dures à cuire et en prétendant ne pas avoir eu mal...
Alors, que mes soeurs, ma tante et ma grand-mère sachent tout ce qui m'était arrivée, ne m'étonnait pas plus que cela. De fait, ce qui commençait à m'inquiéter en secret, ce que je craignais à l'avance, c'était que le récit de ma double tannée puisse parvenir aux oreilles de quelques moqueuses du collège... Je commençais à me demander quelle attitude j'allais devoir tenir lundi au retour en classe...

 A SUIVRE