SUITE 141
La première semaine de ma classe de Quatrième s'était donc bien passée, avec même une bonne note en anglais, qui semblait indiquer que j'en avais fini avec mes déboires en cette matière, dûs surtout à la sévère Mlle Paule.
La deuxième semaine fut plutôt calme également. Je décrochai un 14 en mathématiques et aussi un 12,5 en anglais où la jeune prof multipliait les contrôles pour bien évaluer ces élèves qu'elle découvrait.
Aline, de son côté, faisait des efforts pour rester dans la moyenne, et si Maman élevait parfois la voix en la faisant réciter ou en vérifiant ses devoirs, les quinze premiers jours s'étaient déroulés sans la moindre fessée.
Et, de façon étonnante, c'est Diane qui, à sa manière inaugura l'année sur les genoux maternels. Cela se déroula le dimanche soir de la deuxième semaine, où soeurette montra son énervement en rechignant suite à quelques ordres de Maman lui demandant d'aller se mettre en pyjama avant le dîner.
Après trois demandes de Maman, cette dernière voulut la faire bouger en lui lançant une tape sur le fond de la jupe, ce que Diane évita en reculant, mais en heurtant une étagère et faisant tomber un vase rempli de quelques fleurs; Il ne cassa heureusement pas, mais les fleurs et l'eau se répandirent sur le parquet. Maman répara les dégâts non sans hausser le ton, ce qui amena Diane à filer droit dans la chambre des petites, et à se mettre vite en pyjama.
Mais, une fois le vase remis en place, Maman monta la retrouver, et lui flanqua une bonne fessée, le pyjama baissé, comme l'indiquait le son des claques sur le bas du dos d'une Diane implorant le pardon maternel entre deux cris.
Voilà qui eut pour effet de bien vexer ma petite soeur, ce que moi et Aline apprécièrent sans trop le montrer.
Peu de temps après, la Maman de Charline, copine de classe de Diane, appela pour un problème d'accompagnement des petites à leur cours de danse le lendemain. Maman accepta d'emmener aussi Charline, ce qui arrangea son interlocutrice, les deux mères discutant ensuite un peu, Maman Spaak glissant au passage que Diane venait d'être punie et pleurait dans sa chambre.
Charline en fut informée et tenta d'en savoir plus de sa copine le lendemain à l'école. Diane dût admettre ce qui lui était arrivée, minimisant bien sûr l'incident, et changeant vite de sujet en évoquant les déboires... de sa grande soeur !
Je ne pouvais pas le savoir, mais Diane laissa entendre que j'avais eu plusieurs fois affaire avec Maman durant les vacances, et qu'on m'avait promis d'autres fessées si je ne travaillais pas bien...
Charline évidemment avait dû en informer Corinne, mon ex-camarade de classe de ma première Cinquième, qui avait l'habitude de faire des messes basses aux oreilles de Babette et Brigitte, deux des moqueuses de ma classe.
Ce que je ne savais pas c'est que si Maman avait emmené Diane, Aline et Charline à la danse, c'est justement Corinne qui avait assuré le retour, se donnant l'occasion de faire parler mes soeurettes sans qu'elles se méfient...
Et cela avait marché car, à ma grande surprise, dès le mardi après-midi de la troisième semaine, au lendemain du retour du cours de danse de mes soeurs et Charline, j'eus droit à l'heure de la récréation à des moqueries de Babette et Brigitte...
"Alors, tu vas bientôt préparer tes fesses, si ta Maman n'est pas contente", me dit Babette en riant. Je tombais des nues et niai : "Bah, non, c'est pas vrai. J'ai pas été punie depuis longtemps. Et puis, en plus j'ai des bonnes notes" ! Ce que je ne voyais pas c'est qu'en disant ça, en me défendant énergiquement, je laissais entendre que, a contrario, si j'avais eu de mauvaises notes, leur hypothèse aurait été plausible.
Brigitte renchérit en disant : "Depuis longtemps, c'est ce que tu veux nous faire croire... Mais, moi, mon petit doigt me dit que durant les vacances à la plage, ta Maman t'a baissé ta culotte pour te flanquer une bonne fessée... Et, même que c'est arrivé plusieurs fois pendant les vacances..."Je bouillais intérieurement et cherchai à me défendre du tac au tac, lâchant d'une voix outrée : "C'est même pas vrai, pas plusieurs fois, pas plusieurs fois" !
Avant de m'apercevoir que je venais en quelque sorte de reconnaître que c'était bien arrivé une fois... Je baissai la tête et filai vers les toilettes, avec les larmes aux yeux, mettant plusieurs minutes à sécher les larmes qui coulaient sur mes joues. J'avais envie de taper les moqueuses, de leur tirer les cheveux, de leur donner des coups de pied, mais j'avais bien conscience qu'il ne fallait rien faire de tout cela de peur que tout le monde sache la raison de cette bagarre.
Et aussi, me rappelant les promesses maternelles, je ne voulais pas que les prédictions de Babette s'avèrent exactes à mon retour à la maison...
Je gardai ma rancoeur au fond de moi et cherchai à éviter le plus possible les moqueuses, espérant qu'elles n'aient pas d'autres sujets de racontars à mon encontre. Et, pour cela, la meilleure solution était que je n'aie plus à retourner sur les genoux de Maman...
Visiblement, Babette et Brigitte attendaient le contraire, et si elles n'en rajoutèrent pas trop durant les jours suivants, c'est que mes notes étaient bonnes, comme mon comportement en classe...
Il n'empêche qu'à chaque fois que je n'avais pas plus que la moyenne, je les voyais rire sous cape, et savais qu'elles allaient me glisser quelques allusions du style : "Oh, oh, 8 sur 20 en sciences naturelles, c'est pas terrible... Ta Maman ne va pas être contente... Il faut peut-être que tu prépares tes fesses, ma pauvre Christine..."
Heureusement la troisième et la quatrième semaine s'achevèrent sans véritable mauvaise note, et sans la moindre heure de colle ! Le premier bulletin mensuel fut plutôt positif, même si un "Peut mieux faire" en maths, fit grogner Maman, me faisant promettre de rattraper le haut du classement dans cette matière où j'étais généralement parmi les meilleures.
Maman dit même : "C'est bien la peine d'avoir retrouvé de bonnes notes en anglais, si c'est pour relâcher les efforts par ailleurs" ! Et d'ajouter, très sérieuse : "Je ne vais pas te gronder pour ce bulletin plutôt bon, Christine, mais tu sais ce que je t'ai promis si cela n'allait pas... Ce ne sont pas des paroles en l'air, et je n'hésiterai pas, s'il le faut, à m'occuper de tes fesses".
J'avais fait grise mine en entendant ces menaces et grommelé : "Oh, Maman, quand même, tu vois bien que j'ai fait des efforts". Elle en remit une couche : "Oui, Christine, c'est pour cela que je ne te dispute pas. Et je dis même que c'est bien dans plusieurs matières, mais je te mets juste en garde. Je sais combien, avec toi, les efforts ne durent pas forcément longtemps, et qu'il faut parfois te remettre dans le droit chemin. Comme si tu en avais besoin parfois... Alors, je te préviens juste que tu n'es pas à l'abri d'une bonne fessée si nécessaire".
J'enrageai intérieurement à cette menace, mais c'était là un peu l'habitude de Maman, à la manière "mieux vaut prévenir que guérir" si l'on peut résumer ainsi sa façon d'agir.
En tout cas, j'étais au moins satisfaite sur un point : je venais de passer le premier mois de cette Quatrième sans avoir reçu la moindre fessée, et je commençais à croire que cela durerait encore et encore... Même si je sentais bien que Diane espérait le contraire, et que Babette et Brigitte n'en pensaient pas moins...
La deuxième semaine fut plutôt calme également. Je décrochai un 14 en mathématiques et aussi un 12,5 en anglais où la jeune prof multipliait les contrôles pour bien évaluer ces élèves qu'elle découvrait.
Aline, de son côté, faisait des efforts pour rester dans la moyenne, et si Maman élevait parfois la voix en la faisant réciter ou en vérifiant ses devoirs, les quinze premiers jours s'étaient déroulés sans la moindre fessée.
Et, de façon étonnante, c'est Diane qui, à sa manière inaugura l'année sur les genoux maternels. Cela se déroula le dimanche soir de la deuxième semaine, où soeurette montra son énervement en rechignant suite à quelques ordres de Maman lui demandant d'aller se mettre en pyjama avant le dîner.
Après trois demandes de Maman, cette dernière voulut la faire bouger en lui lançant une tape sur le fond de la jupe, ce que Diane évita en reculant, mais en heurtant une étagère et faisant tomber un vase rempli de quelques fleurs; Il ne cassa heureusement pas, mais les fleurs et l'eau se répandirent sur le parquet. Maman répara les dégâts non sans hausser le ton, ce qui amena Diane à filer droit dans la chambre des petites, et à se mettre vite en pyjama.
Mais, une fois le vase remis en place, Maman monta la retrouver, et lui flanqua une bonne fessée, le pyjama baissé, comme l'indiquait le son des claques sur le bas du dos d'une Diane implorant le pardon maternel entre deux cris.
Pour une fois, ce fut Diane qui inaugura en quelque sorte
le passage sur les genoux maternels
en ce début d'année scolaire... J'appréciai, mais en même temps,
cela ne fit qu'accroître la curiosité de soeurette
à propos des déboires de son aînée...
Voilà qui eut pour effet de bien vexer ma petite soeur, ce que moi et Aline apprécièrent sans trop le montrer.
Peu de temps après, la Maman de Charline, copine de classe de Diane, appela pour un problème d'accompagnement des petites à leur cours de danse le lendemain. Maman accepta d'emmener aussi Charline, ce qui arrangea son interlocutrice, les deux mères discutant ensuite un peu, Maman Spaak glissant au passage que Diane venait d'être punie et pleurait dans sa chambre.
Maman n'avait pas caché à la mère de Charline que Diane venait
d'être punie par une bonne fessée qui l'avait bien calmée...
Charline en fut informée et tenta d'en savoir plus de sa copine le lendemain à l'école. Diane dût admettre ce qui lui était arrivée, minimisant bien sûr l'incident, et changeant vite de sujet en évoquant les déboires... de sa grande soeur !
Je ne pouvais pas le savoir, mais Diane laissa entendre que j'avais eu plusieurs fois affaire avec Maman durant les vacances, et qu'on m'avait promis d'autres fessées si je ne travaillais pas bien...
Charline évidemment avait dû en informer Corinne, mon ex-camarade de classe de ma première Cinquième, qui avait l'habitude de faire des messes basses aux oreilles de Babette et Brigitte, deux des moqueuses de ma classe.
Ce que je ne savais pas c'est que si Maman avait emmené Diane, Aline et Charline à la danse, c'est justement Corinne qui avait assuré le retour, se donnant l'occasion de faire parler mes soeurettes sans qu'elles se méfient...
Et cela avait marché car, à ma grande surprise, dès le mardi après-midi de la troisième semaine, au lendemain du retour du cours de danse de mes soeurs et Charline, j'eus droit à l'heure de la récréation à des moqueries de Babette et Brigitte...
"Alors, tu vas bientôt préparer tes fesses, si ta Maman n'est pas contente", me dit Babette en riant. Je tombais des nues et niai : "Bah, non, c'est pas vrai. J'ai pas été punie depuis longtemps. Et puis, en plus j'ai des bonnes notes" ! Ce que je ne voyais pas c'est qu'en disant ça, en me défendant énergiquement, je laissais entendre que, a contrario, si j'avais eu de mauvaises notes, leur hypothèse aurait été plausible.
Brigitte renchérit en disant : "Depuis longtemps, c'est ce que tu veux nous faire croire... Mais, moi, mon petit doigt me dit que durant les vacances à la plage, ta Maman t'a baissé ta culotte pour te flanquer une bonne fessée... Et, même que c'est arrivé plusieurs fois pendant les vacances..."Je bouillais intérieurement et cherchai à me défendre du tac au tac, lâchant d'une voix outrée : "C'est même pas vrai, pas plusieurs fois, pas plusieurs fois" !
Les moqueries de Babette et Brigitte m'exaspéraient au plus haut point...
J'avais l'impression qu'elles mimaient mes fessées, même si ce n'était
J'avais l'impression qu'elles mimaient mes fessées, même si ce n'était
surtout que par des mots, mais je le ressentais comme une vexation
profonde, et je me défendais maladroitement, mes dénégations
sonnant comme des aveux que j'avais bien reçu la fessée...
Avant de m'apercevoir que je venais en quelque sorte de reconnaître que c'était bien arrivé une fois... Je baissai la tête et filai vers les toilettes, avec les larmes aux yeux, mettant plusieurs minutes à sécher les larmes qui coulaient sur mes joues. J'avais envie de taper les moqueuses, de leur tirer les cheveux, de leur donner des coups de pied, mais j'avais bien conscience qu'il ne fallait rien faire de tout cela de peur que tout le monde sache la raison de cette bagarre.
Et aussi, me rappelant les promesses maternelles, je ne voulais pas que les prédictions de Babette s'avèrent exactes à mon retour à la maison...
Je gardai ma rancoeur au fond de moi et cherchai à éviter le plus possible les moqueuses, espérant qu'elles n'aient pas d'autres sujets de racontars à mon encontre. Et, pour cela, la meilleure solution était que je n'aie plus à retourner sur les genoux de Maman...
Visiblement, Babette et Brigitte attendaient le contraire, et si elles n'en rajoutèrent pas trop durant les jours suivants, c'est que mes notes étaient bonnes, comme mon comportement en classe...
Il n'empêche qu'à chaque fois que je n'avais pas plus que la moyenne, je les voyais rire sous cape, et savais qu'elles allaient me glisser quelques allusions du style : "Oh, oh, 8 sur 20 en sciences naturelles, c'est pas terrible... Ta Maman ne va pas être contente... Il faut peut-être que tu prépares tes fesses, ma pauvre Christine..."
Les moqueries redoublaient dés que j'avais une note
en dessous de la moyenne... Babette et Brigitte ricanaient
en me prédisant une déculottée maison sur les genoux maternels...
Heureusement la troisième et la quatrième semaine s'achevèrent sans véritable mauvaise note, et sans la moindre heure de colle ! Le premier bulletin mensuel fut plutôt positif, même si un "Peut mieux faire" en maths, fit grogner Maman, me faisant promettre de rattraper le haut du classement dans cette matière où j'étais généralement parmi les meilleures.
Maman dit même : "C'est bien la peine d'avoir retrouvé de bonnes notes en anglais, si c'est pour relâcher les efforts par ailleurs" ! Et d'ajouter, très sérieuse : "Je ne vais pas te gronder pour ce bulletin plutôt bon, Christine, mais tu sais ce que je t'ai promis si cela n'allait pas... Ce ne sont pas des paroles en l'air, et je n'hésiterai pas, s'il le faut, à m'occuper de tes fesses".
J'avais fait grise mine en entendant ces menaces et grommelé : "Oh, Maman, quand même, tu vois bien que j'ai fait des efforts". Elle en remit une couche : "Oui, Christine, c'est pour cela que je ne te dispute pas. Et je dis même que c'est bien dans plusieurs matières, mais je te mets juste en garde. Je sais combien, avec toi, les efforts ne durent pas forcément longtemps, et qu'il faut parfois te remettre dans le droit chemin. Comme si tu en avais besoin parfois... Alors, je te préviens juste que tu n'es pas à l'abri d'une bonne fessée si nécessaire".
Heureusement, mes résultats étaient plutôt bons, et m'évitaient le pire...
Mais Maman ne manquaient pas de me rappeler ses promesses...
Mais Maman ne manquaient pas de me rappeler ses promesses...
J'y échappais certes, mais je n'arrêtais pas d'y penser, m'imaginant
un jour prochain déculottée devant mes soeurs
pour une fessée magistrale qui hantait déjà mes cauchemars...
pour une fessée magistrale qui hantait déjà mes cauchemars...
J'enrageai intérieurement à cette menace, mais c'était là un peu l'habitude de Maman, à la manière "mieux vaut prévenir que guérir" si l'on peut résumer ainsi sa façon d'agir.
En tout cas, j'étais au moins satisfaite sur un point : je venais de passer le premier mois de cette Quatrième sans avoir reçu la moindre fessée, et je commençais à croire que cela durerait encore et encore... Même si je sentais bien que Diane espérait le contraire, et que Babette et Brigitte n'en pensaient pas moins...
A SUIVRE



























