dimanche 27 août 2017

Chronique d'un redoublement : 118. Un bulletin plutôt positif qui n'évite pas des commentaires mitigés...

SUITE 117


Le bulletin du dernier trimestre arriva par le courrier du facteur, samedi en fin de matinée.
Les petites avaient eu déjà leur carnet de correspondance de l'école primaire, avec les décisions de passage, la veille. C'était excellent pour Diane, et passable pour Aline, mais avec quelques encouragements au final de son institutrice.
Diane avait été félicitée par Maman, et Aline invitée à poursuivre ses efforts, Maman annonçant que cela entrainerait des devoirs de vacances réguliers pour sa cadette. Mais, il n'y avait pas lieu à de grosses explications, ni de fessée dans l'air, comme lors de mon redoublement.
Mon bulletin à moi était le dernier élément de ce bilan annuel, et Maman ouvrit l'enveloppe, en fronçant les sourcils, disant à mi-voix qu'elle espérait qu'il n'y aurait pas de mauvaises surprises... Cela ne me rassurait guère, même si j'étais plutôt confiante.


Maman avait ouvert l'enveloppe contenant mon bulletin en fronçant
les sourcils. Même si j'étais confiante de par mon passage
en Quatrième, je n'étais pas totalement rassurée, 
regardant les genoux de Maman en priant intérieurement
pour ne pas m'y retrouver bientôt allongée... 

Et, effectivement, la tonalité était assez positive, en annonçant mon passage en Quatrième. Les profs de maths et de sciences naturelles s'étaient même fendues d'un commentaire encourageant, notant "une fin de trimestre studieuse" pour l'une, et "une progression sensible des résultats de Christine".
Seules les avis des profs de français et d'anglais détonnaient un peu. Le premier regrettait juste que "avec les dispositions qu'elle a en français, Christine, en redoublant, aurait pu être dans les meilleures. Dommage qu'elle n'ait pas toujours fait les efforts nécessaires".
Quant à ma bête noire de prof d'anglais, elle réitérait ses critiques : "Notes passables, malgré des facilités, Christine gâchant souvent ses chances, en étant bavarde ou indisciplinée".
Heureusement, l'avis final du conseil de classe était plus positif : "Admise en Quatrième, où Christine devra confirmer des progrès constatés dans la majorité des matières".
J'avoue que l'appréciation de la prof d'anglais m'aurait certainement valu une fessée si nous étions en cours d'année, histoire de m'inciter à me reprendre, mais là, avec une large majorité des clignotants au vert, Maman admit que j'avais "heureusement fait des efforts", et qu'elle consentait "à ne pas sévir" tout en me disant que "c'était limite, limite".
Mais, l'essentiel était pour moi que je préservais mes fesses d'une nouvelle démonstration maternelle et j'en étais ravie...
Voilà qui, à quatre jours, dont deux jours de cours de la fin de cette année de redoublement, me donnait l'impression de sortir d'un sacré tunnel... Cependant, même si je ne voyais guère ce qui pourrait arriver, je me disais dans ma petite tête qu'il valait mieux ne pas pavoiser trop vite...
De fait, le week-end se déroula sans anicroche, Maman étant plutôt satisfaite de la tonalité des derniers bulletins, qui étaient assez conformes à cette année, avec une Diane très à l'aise, une Aline moins douée naturellement, mais appliquée, et une Christine ayant des facilités manifestes, mais pas toujours l'envie de les mettre à profit, une Christine comprenant vite et ayant donc tendance à ne pas avoir besoin d'écouter tout le cours, quand il est si tentant de bavarder, voire de chahuter derrière le dos de la prof...
Trois passages, c'était comme si tout était dans l'ordre et Maman ne commenta guère en famille ou devant les proches, un résultat normal et attendu.
Tata Jacqueline, qui passa en fin d'après-midi de samedi, nous félicita toutes les trois, avec un bel enthousiasme, s'attirant toutefois une remarque maternelle : "N'exagère pas, Jacqueline, ce n'est pas un exploit de passer en classe supérieure... Ta chère Christine aurait pu avoir une bien meilleure moyenne, si elle avait voulu..."


Tata Jacqueline m'avait félicitée de mon passage, mais Maman modéra
son enthousiasme en soulignant que cela n'avait pas été sans mal...
Plus tard, en aparté, Tata m'avait taquinée gentiment en me disant
que ce résultat positif c'était "mieux aussi" pour mes petites fesses... 

Tata n'en rajouta pas, mais un peu plus tard, alors que l'on se trouvait un instant seules toutes les deux dans le salon, Tata me redit qu'elle était contente pour moi, précisant : "C'est quand même mieux que l'an dernier..." Je confirmai évidemment en acquiesçant, ce à quoi Tata ajouta avec un petit sourire : "C'est mieux aussi pour tes petites fesses... Ca va leur éviter de prendre des couleurs..."
L'humour de Tata ne me plut guère et je fis la grimace, ne pouvant intérieurement que reconnaître que ma tante disait pourtant vrai, me remémorant comment j'étais bien plus anxieuse, il y avait un an de cela... Et je ne pouvais m'empêcher de me rappeler ce que mon redoublement m'avait valu...
Le lendemain, nous allâmes en fin d'après-midi chez Mamie pour aller chercher un cageot de prunes qu'elle avait eu par un voisin. Mamie devait faire des confitures et Maman récupérer de quoi faire quelques bocaux.
L'ambiance était détendue et Mamie tint aussi à féliciter ses petites filles pour leurs résultats scolaires. Maman dut à nouveau commenter, expliquant qu'il n'y avait pas de souci pour Diane, et qu'Aline avait réussi à se maintenir dans la moyenne en faisant des efforts.
Mamie embraya : "Et notre grande alors ? Elle s'est bien remise à flot, et passe donc en Quatrième ?"
Maman acquiesça, non sans donner quelques précisions qui me firent à nouveau grimacer : "Heureusement encore que Christine passe en Quatrième. Bon, les résultats sont plutôt satisfaisants, mais elle aurait pu mieux faire encore... Mademoiselle a des facilités évidentes, mais ne les emploie pas toujours. Surtout dans certaines matières, où elle préfère bavarder ou chahuter... A croire qu'elle cherche les ennuis..."
Mamie n'insista pas, commentant avec une sage philosophie : "Tu sais, Christine s'assagira avec le temps, l'essentiel est qu'elle passe en classe supérieure, et que cette année de redoublement ait été moins problématique que la précédente".
Maman rétorqua : "Moins problématique, peut-être, mais cela n'a pas été sans conflit, Christine se distinguant en classe, pas toujours dans le bon sens, mais plutôt par son indiscipline... Heureusement que je veillais au grain pour lui faire comprendre les choses à ma manière... Oui, il a encore fallu cette année quelques bonnes fessées pour calmer Mademoiselle... Je m'en serais bien passée, mais il n'y a que cela qui fasse de l'effet chez Christine."
Je bouillais intérieurement en écoutant cette tirade maternelle, mais préférai ne rien répondre. Surtout pas. Et je coupai la conversation en demandant si je pouvais aller ramasser des fraises dans le jardin de Mamie. 


Mamie aussi m'avait complimentée, mais Maman avait calmé
son ardeur, en rappelant que pour en arriver là, il avait fallu 
qu'elle me donne encore quelques bonnes fessées déculottées, 
"seul moyen" selon elle de me faire entendre raison... 

Lundi matin, je retrouvai le collège pour les deux derniers jours de classe. De fait, d'ailleurs, cela n'allait être qu'un jour et demi, car pour des raisons de réunions syndicales de deux de nos profs, l'après-midi du mardi serait sans cours pour ma classe de Cinquième, ainsi que pour une des sections de Quatrième. Les élèves qui le souhaitaient pourraient rester chez eux au lieu de faire trois heures de permanence sans devoir à préparer. Maman m'avait d'ailleurs signé la permission de sortie sans difficulté, et de mon côté, cela ne me déplaisait pas d'être en vacances une demi-journée plus tôt que mes soeurs, et surtout de ne plus voir les moqueuses...
En les retrouvant dans la cour, lundi matin, après ce week-end de réception des bulletins, je lus sur le visage de Babette et Brigitte, ce sourire en coin que je n'aimais guère. J'eus droit à une question moqueuse : "Alors, Christine, tu as reçu ton bulletin ? Maman ne s'est pas fâchée, cette fois, dis ?" Même si je m'étais promis de ne pas rétorquer, je crus bon de répondre : "Bah, non, bien sûr, pfff. Je passe en Quatrième".
C'était une fois de plus maladroit, car cela voulait dire qu'à l'inverse, cela aurait craint pour moi. Les deux filles pouffèrent en disant : "Oh, c'est bien, Christine. Tu as de la chance, tu n'as pas eu de fessée cette fois-ci... Tu es rassurée, alors ? Maman ne va pas te baisser ta culotte... Mais, j'espère que tu seras sage pendant les vacances, sinon gare à toi, hi hi..."
Je haussai les épaules comme pour faire celle que les moqueries n'atteignaient pas, mais je l'avais mauvaise... Heureusement que rien ne m'était arrivé de fâcheux, ce qui me permettait de nier avec conviction, n'ayant cette fois rien à cacher... Mais, je voyais bien dans leurs regards qu'elles m'imaginaient lune à l'air sur les genoux maternels...


En niant avec force, j'avais convaincu Babette et Brigitte que rien
de fâcheux ne m'était arrivée suite à la réception de mon bulletin...
Mais, je lisais dans leurs yeux qu'elles imaginaient
une prochaine scène où Maman me baisserait ma culotte... 

C'est donc comme soulagée que j'entendis la sonnette invitant à rentrer en classe. Je n'avais évidemment pas envie de poursuivre la conversation avec les moqueuses, ni de voir leur manège pour répandre des rumeurs à mon encontre.
De toute façon, cette fois, cela sentait bien les grandes vacances toutes proches, et j'en étais bien contente...
Durant les cours de cette journée de lundi, dont le matin, ceux de maths puis de français, les profs nous remirent chacun les copies des contrôles et compositions faites pendant l'année, pour que nous les ramenions à la maison. Cela permettait notamment de baser des devoirs de vacances ou des révisions en les reprenant, comme Maman le faisait.
C'était anecdotique, puisque toutes ces copies avaient été au long de l'année ramenées à la maison, avant d'être signées des parents et rendues au prof.
Cela dit, ce n'était pas toujours avec fierté que l'on ramenait ces copies, car même vues en temps voulu, certaines rappelaient de mauvais souvenirs... Et parfois même des souvenirs du genre claquants, comme cela a été évoqué ici même dans certains de mes précédents récits...
C'était donc des souvenirs, plus ou moins bons, et je n'avais plus rien à attendre ou à craindre en les ramenant à la maison. Du moins, était-ce ce que je pensais, avant que ne me revienne en mémoire un détail...
Je voulus vite en avoir le coeur net, et je me mis à feuilleter les copies des contrôles de maths, en repensant à une des copies en particulier. Elle datait du printemps, je m'en souvenais parfaitement. Les contrôles par matière étant numérotés, c'était facile à voir. Et, effectivement, elle était là et bien là... Et je me mis à grimacer... 


A SUIVRE
 

mercredi 9 août 2017

Chronique d'un redoublement : 117. L'annonce du passage en Quatrième ne diminue pas les menaces...

SUITE 116

Le lendemain matin, je me suis réveillée encore toute sous l'émotion de mon double cauchemar. Heureusement, tout était faux et fruit de mon imagination. La voix calme de Maman, qui semblait même de très bonne humeur, enleva mes derniers doutes. Non, bien sûr, je pouvais être rassurée : il n'y avait pas deux fessées de Christine de programmées sur l'agenda maternel...
J'en aurais presque ri, il y avait de quoi me moquer de ma propre imagination, mais j'avais vraiment passé une partie de la nuit à y croire dur comme fer, et à m'imaginer de retour les fesses à l'air sur les genoux maternels...
La fessée de Diane avait bien rabaissé le caquet de soeurette, et Aline qui se trouvait être celle qui n'avait pas été fessée depuis le plus longtemps, se montrait encore plus calme et serviable que d'habitude. Mieux valait être prudente, devait-elle penser...

Le dimanche après-midi, le gala de danse des petites était l'événement familial, et Tatie, comme Mamie, ne voulaient pas manquer la prestation des demoiselles en herbe.
Ayant repéré Corinne et même Brigitte dans la salle, je restai l'essentiel du temps au côté de Tata Jacqueline, évitant de me retrouver avec les moqueuses. Sur scène, Charline et Diane étaient côte à côte au premier rang de leur groupe de danse, visiblement très complices, et bien en rythme, déclenchant des applaudissements d'un public familial avant tout et conquis d'avance.
Aline était moins à l'aise dans son groupe, mais ses quelques maladresses étaient plutôt touchantes.
A l'entracte, Maman et les autres bénévoles furent bien occupées sur le stand où les pâtisseries et rafraichissements étaient très demandés. Voilà qui évita qu'elle ne discute trop avec d'autres parents ou avec certains professeurs qui étaient là en tant que spectateurs ou parents eux-mêmes.
Dans cette forte animation, la seule alerte pour moi fut de croiser Corinne, qui me fit un petit sourire en coin, mi-moqueur, mi-compatissant, en me glissant à l'oreille : "Ma pauvre Christine, alors, tu as encore montré tes fesses toutes rouges à tes soeurs..."
Je grimaçai et balbutiai : "Euh, non, c'est pas, euh, même pas vrai. C'est Diane qui a été punie la dernière". J'avais envie d'en dire plus, mais je compris que c'était vain, surtout que ma défense en disant que Diane avait été punie "la dernière" sonnait comme un aveu que je l'avais bien été moi aussi avant... Je n'insistai pas pour me justifier, et préférai tourner le dos, rageant quand même intérieurement en constatant que les confidences de Diane à Charline faisaient leur bout de chemin...


Mi rieuse, mi compatissante, Corinne me murmura à l'oreille
qu'elle savait que mes soeurs m'avaient vue
"les fesses toutes rouges" sur les genoux maternels !
Ma défense maladroite sonna comme un aveu...

A l'issue du spectacle, Tata nous ramena à la maison et nous y garda une petite heure, pendant que Maman rangeait le stand de la salle communale. Diane qui aurait voulu rester s'amuser sur place avec ses copines, avait été rappelée à l'ordre par Maman, qui lui avait glissé quelques mots à l'oreille, qui avaient vite fait changer d'humeur ma petite soeur... J'imaginais bien de quel genre de menaces, il avait été question... En tout cas, c'était efficace...
Nous retrouvâmes les bancs de l'école pour les petites et du collège pour moi, le lendemain, pour la dernière semaine pleine de classe, les vacances étant le mardi soir suivant. Autant dire que cela sentait la fin d'année, sans guère de risque cette fois pour les filles Spaak, même si Aline n'était pas absolument certaine de passer en classe supérieure.
Mais, à l'école primaire, le péril était moins grand, ma soeur risquant surtout de devoir réviser et travailler durant les vacances.
Réunis pour ma classe, le lundi soir, les professeurs furent quelque peu bavards le mardi sur les résultats du conseil de la veille. Et nous sûmes ainsi qu'il n'y aurait qu'une redoublante, ce qui n'étonna guère, car l'élève en question avait été malade durant une longue période de l'année. Bien sûr, je passais donc, ce qui n'était pas une surprise, mais la perspective d'en finir très bientôt avec ces deux ans de Cinquième était pour moi comme un chapitre qui se terminait. Un soulagement en perspective.
Au retour à la maison, j'étais toute heureuse de dire que je passais en Quatrième, presque guillerette... Mais, cela ne fit pas bondir Maman, qui répliqua : "Et bien, heureusement encore, ma fille. Tu ne voulais pas retripler, quand même ? J'espère au moins que le bulletin sera bon cette fois... Sinon, passage ou pas, cela pourrait aller mal pour toi, si tu vois ce que je veux dire...".


J'étais contente d'annoncer que je passais en Quatrième,
mais cela n'étonna pas Maman, qui refroidit mon enthousiasme,
en m'expliquant que, "passage ou pas", j'avais intérêt à ramener 
un bon bulletin, sinon... 


Là encore, je me dis que j'aurais dû me taire plutôt que de jouer les fanfaronnes. Car, au lieu de me faire féliciter, je récoltais une menace très claire de nouvelle fessée, si mes résultats n'étaient pas à la hauteur des attentes maternelles. 
Mais, j'avoue que je n'avais pas pu me retenir, repensant surtout à l'année précédente, et me disant qu'au moins, cette fois, je n'aurais pas à subir une nouvelle déculottée magistrale, comme lors de l'annonce de mon redoublement... Mes fesses s'en souvenaient encore...


En réfléchissant, si l'annonce de mon passage en Quatrième 
me soulageait, c'était surtout parce que j'avais encore en mémoire
la fessée d'anthologie reçue un an plus tôt lors de l'arrivée
du bulletin scellant mon redoublement :
une tannée magistrale reçue au salon devant mes soeurs... 

La semaine se poursuivit sans anicroche, les leçons et devoirs étant plutôt réduits, et les compositions achevées. Les vacances approchant, il n'était même pas possible de donner des heures de colle pour la semaine suivante.
C'était donc plus détendu, même côté ambiance, à l'exception de quelques rappels à l'ordre, comme en anglais, où Mlle Paule ramena le calme à deux reprises, en menaçant les chahuteuses de devoir faire cent lignes. 
Le troisième avertissement fut le bon, et fort heureusement, ce sont trois filles qui y eurent droit, avec la consigne de ramener la punition signée des parents. Par chance, alors que j'étais dans le collimateur de la deuxième remarque, cela tomba deux rangs plus loin que moi...
Je compris que j'avais, là très certainement, échappé à une nouvelle explication maternelle qu'il est facile d'imaginer... J'en frissonnai rétrospectivement... 
Une punition supplémentaire pour chahut dans le cours de Mlle Paule, cela me promettait, dernière semaine de cours ou non, une réception chaleureuse, d'autant que Maman, c'est sûr, n'aurait pas apprécié qu'une fois de plus je me distingue en cette matière... 
Pour elle, cela aurait été une preuve que les fessées précédentes n'avaient pas suffi, et que mes promesses de ne plus me faire "remarquer" en cours d'anglais, du moins de la sorte, n'étaient que paroles en l'air... 
Mieux aurait valu alors que je "prépare mes fesses" pour ce qui aurait été une manière pour Maman de montrer, de claquante façon, que c'était elle qui aurait le dernier mot...
En tout cas, j'avais eu "chaud", comme dit l'expression, même si, et là en vrai, j'aurais eu "bien plus chaud" encore au retour à la maison, si j'avais été parmi les trois punies...


J'avais quand même failli être punie une fois de plus,
pour chahut en cours d'anglais. 
Heureusement, j'y avais échappé de peu.
Heureusement surtout pour mes fesses, car jamais de jamais, 
Maman n'aurait laissé passer ça sans une bonne fessée...

Finalement, je m'en sortais bien, à un week-end et deux jours des vacances, voyant le bout du tunnel de cette année de redoublement somme toute bien agitée...
J'étais encore plus soulagée, car la semaine s'était déroulée, sans nouvelles attaques ou moqueries de Babette et Brigitte. Du moins ouvertement s'entend... Il y avait bien eu quelques petits rires moqueurs à mon passage, un ou deux petits gestes très explicites, tout comme j'avais parfois remarqué que les deux complices semblaient confier des secrets à d'autres élèves, qui me regardaient de loin en ricanant. 
Mais, cela était plus supportable que des moqueries directes et à voix haute... 
Et, les vacances approchant, j'espérais bien oublier tous ces moments gênants pour ma petite sensibilité personnelle...

A SUIVRE




mardi 27 juin 2017

Chronique d'un redoublement : 116. Les mésaventures de Diane nourrissent mes cauchemars...

SUITE 115

Le dîner étant prêt, Maman nous appela, et je fus pour une fois la première en bas. Aline descendit ensuite, mais il fallut deux rappels maternels, et une menace : "Tu veux que je vienne te chercher, Diane ?"  pour que ma petite soeur daigne nous rejoindre.
Elle faisait grise mine, et avait encore les yeux rouges d'avoir longuement pleuré.
"C'est pas juste", marmonna-t-elle en s'asseyant. Et d'ajouter : "J'ai pas dit de mensonges, moi, j'ai juste répondu aux questions des filles. J'ai que dit la vérité".
Maman coupa court à ces jérémiades : "N'aggrave pas ton cas, Diane. Cela t'amusait bien de raconter ce qui était arrivé à ta grande soeur. Et tu verras comme c'est drôle, si Christine raconte à son tour comment je t'ai rougi les fesses. En tout cas, que je ne t'y reprenne pas, sinon tu sais ce qui t'attend..."


Maman rappela à Diane qu'elle ne supporterait
pas d'autres bavardages,
sinon elle pourrait préparer ses fesses... 

Diane se remit à pleurnicher, puis piqua du nez dans son assiette et ne dit plus un mot du repas. La conversation fut d'ailleurs sommaire, et le dîner expédié avant que nous ne remontions dans nos chambres.
Alors que Diane ruminait sur son lit attendant que Maman ne vienne éteindre, Aline vint dans ma chambre pour me confier ce qu'elle savait de la scène avec Maman à la salle de danse, et comment sa soeur avait raconté mes déboires... Je me doutais bien qu'Aline ne devait pas être aussi innocente que ce qu'elle prétendait, et qu'elle avait au moins acquiescé, lors des discussions entre Diane et Charline, et entre Diane et Corinne.
En tout cas, cela me renseignait sur l'origine des fuites, et les raisons des moqueries de mes camarades qui se délectaient à me faire honte, d'autant qu'elles s'appuyaient sur des confidences de source sûre, et non sur des suppositions ou déductions faites d'après ce qu'elles savaient des méthodes de Maman.
Autrement dit, c'était plus facile pour elles et plus éprouvant pour moi de se moquer de fessées réellement reçues, dont les détails avaient été extirpés sans difficulté à ma petite soeur.
Je remerciai Aline, mais j'aurais presque préféré ne pas savoir exactement ce qu'avait dit Diane, car c'était éprouvant pour moi de comprendre jusqu'à quel point mes prétendues copines pouvaient imaginer leur souffre-douleur déculottée et fessée comme une gamine...

Maman monta nous dire bonsoir et s'attarda chez les petites, prévenant Diane, et Aline par la même occasion, qu'elle "n'admettrait pas de nouvelles confidences à l'extérieur" sur ce qui "pourrait arriver" à leur grande soeur. Les portes étant grandes ouvertes, j'entendais le sermon, mais il ne me satisfaisait pas vraiment.
En affirmant qu'elle ne supporterait pas de futures confidences, c'était comme si elle disait : "Je vous interdis de parler des prochaines fessées de Christine..." Comme si c'était inéluctable, comme si c'était sûr que de nouvelles déculottées m'attendaient, étaient comme programmées...


Le sermon de Maman à mes soeurs ne me rassurait en rien...
Il ne faisait que rappeler que d'autres déculottées m'attendaient
à n'en pas douter dans les semaines à venir... 
Cela allait peupler mes cauchemars la nuit suivante...

Venant ensuite me dire bonsoir, Maman se voulut rassurante : "Je crois que Diane a compris, et que tes soeurs auront la langue moins pendue sur tes petits malheurs".
Mais, elle n'en rappela pas moins son habituelle justification : "Cela dit, Christine, si tu ne veux plus que l'on se moque de tes fessées, il suffit de ne plus en mériter... Plus d'heures de colle, plus de mensonges, plus de mauvaises notes, plus de coups en douce et de cachotteries et Maman n'aura plus à déculotter sa grande fille..."

Maman vit que cela me mettait au bord des larmes, elle arrêta là son discours moraliste et me souhaita bonne nuit, en me serrant un long moment dans ses bras. J'appréciai ces instants qui me réconfortaient, mais dès qu'elle fut ressortie de ma chambre en éteignant la lumière, je ne pus m'empêcher de repenser à tout cela, à l'étendue des confidences de Diane, à Maman qui lui donnait la fessée, là juste où j'avais reçu les dernières... Je revoyais ses fesses rougir, comme elle avait dû voir les miennes aussi, écarlates et sans protection, bien en place sur les genoux maternels...
Je repensai aussi à la fausse peur quand Maman m'avait demandé de l'attendre dans ma chambre, ce qui prouvait bien que je tendais le dos, que je n'étais rassurée en rien, imaginant qu'une quelconque des rares grosses bêtises que j'avais pu cacher ces derniers mois avait été découverte, et que j'en paierais le prix...
Et puis, il venait d'y avoir les allusions maternelles prévenant mes soeurs qu'elle ne supporterait pas de futures confidences sur mes malheurs. Comme si c'était évident que je mériterais d'autres fessées...
Alors, au lieu de ne retenir que les sentiments d'une certaine satisfaction d'avoir vu Diane payer pour ses bavardages, au lieu de me sentir vengée d'avoir assisté à sa fessée, j'eus du mal à m'endormir, et me réveillai même en sursaut deux fois dans la nuit en plein mauvais rêve... 
La première fois, je me voyais prendre une nouvelle tannée, cette fois devant mes soeurs qui regardaient la scène avec un index posé sur les lèvres, en disant : "Tu vois, Maman, on fait chut ! Promis, juré, on ne le dira à personne que Christine a encore eu une grosse fessée, et que ses fesses étaient toutes rouges, toutes rouges.." Une vraie vision de cauchemar qui me fit m'asseoir dans mon lit, le dos moite, angoissée ! Cela avait été court, sur mon premier sommeil, mais marquant, comme si j'y étais...


Dans un premier cauchemar, je me revoyais fessée par Maman
devant mes soeurs qui promettaient de ne rien dire,
mais ne rataient aucune miette de ma tannée,
comme si elles étaient au spectacle... 

Une autre fois, je me réveillai avec le coeur battant, mais cette fois, ce second cauchemar ressemblait à une véritable histoire, totalement imaginée, mais dont je me souvenais parfaitement, en détail, ce qui explique combien je me réveillais apeurée, et mis plusieurs minutes avant d'être sûre que ce n'était qu'un cauchemar. 
Je venais de rêver que j'étais rentrée du collège avec un mot prévenant les parents que le prochain bulletin serait distribué aux élèves le vendredi suivant. J'avais alors vu Maman prendre son petit agenda et noter quelque chose. Le plus étonnant, c'est que ce prochain bulletin, dans la vraie vie, ne m'inquiétait pas, puisque, en ces dernières semaines, j'avais plutôt des bonnes notes.
Mais, ce n'était pas le cas dans mon cauchemar, pas du tout, et je rêvai que j'allais en douce de nuit regarder dans le sac de Maman ce qu'elle avait bien pu écrire sur son agenda. Et, j'avais vu inscrit à vendredi à 20 h : "Fessée de Christine". J'en avais été toute retournée et avais heurté le guéridon. Maman entendant du bruit avait surgi, me trouvant la main dans le sac...
Je demandai pourquoi elle avait écrit ça. Maman avait répondu : "Bah, ma chérie, c'est pour que je ne prévois rien d'autre, et que je me rappelle que, ce soir-là, on sera occupées à discuter toutes les deux".


Le second cauchemar était un vrai roman. J'y découvrais que Maman avait
programmé une fessée de Christine, vendredi soir...
Pour de nouvelles mauvaises notes, et elle m'expliquait calmement 
qu'elle avait bloqué du temps pour ne pas être dérangée...
 
Je me voyais protester : "Mais, Maman, on n'a pas encore le bulletin, j'aurais peut-être de bonnes notes, tu sais". Et Maman de répliquer : "Peut-être, mais j'ai rencontré hier ta prof d'anglais et celle de maths qui m'ont dit que tu avais raté deux contrôles. Ca fera 4 en anglais et un zéro pointé en maths. Tu vois ce qui t'attend, alors, ma chérie...? N'imagine pas un instant pouvoir y échapper..."
J'avais chigné : "Oh, non, Maman, non..." Elle avait répondu : "Oh que si, tu le sais bien, Christine. Maman tient toujours ses promesses, elle... Mais, on n'est que lundi soir, ça te laisse quatre jours pour te préparer..."

Je ne savais plus quoi dire, et tenais toujours l'agenda dans la main, le sac de Maman étant à mes pieds. Elle me demanda de lui redonner. Elle le rouvrit à la page de la semaine et vérifia que je n'avais rien effacé : "Bon, c'est bien noté, Christine. Comme ça, tu ne seras pas surprise, vendredi soir".


C'était étrange et je m'imaginais devoir attendre quatre jours, 
puis rentrer à la maison et retrouver Maman
qui allait pouvoir prendre son temps 
pour donner la bonne fessée déculottée promise et méritée par son ainée... 

Je baissai la tête, alors qu'elle reprenait son stylo rouge, et je la vis noter à nouveau quelque chose. J'avançai la tête et vis, stupéfaite, sur la colonne mardi qu'elle avait écrit à nouveau : "Fessée de Christine".
Je sursautai et bredouillai : "Mais, euh mais, pourquoi, dis pourquoi ? Pas une fessée aussi demain quand même ?".
La réponse avait fusé : "Ecoute, Christine, je te trouve en pleine nuit en train de fouiller dans mon sac et tu voudrais que je ne dise rien... Si ça se trouve, la prochaine fois, tu te serviras dans mon porte-monnaie. Je ne vais pas laisser passer ça..."
Je suppliai : "Non, je ne le ferai plus, promis. Et pourquoi demain ?"
Maman avait répliqué : "Tes soeurs dorment, tu ne veux pas qu'on les réveille en te donnant ta fessée maintenant. Je préfère attendre. Allez, file donc au lit, on réglera nos comptes au réveil ou à midi, on verra bien, mais tu vas la sentir passer cette bonne fessée. Tu ne perds rien pour attendre, ma grande".
Et Maman me raccompagnait jusqu'à ma chambre, en me souhaitant bonne nuit, non sans ajouter : "En tout cas, voilà une semaine qui commence bien, Christine. Avec déjà deux fessées de prévues... Et tu vois, c'est bien noté, comme ça Maman ne les oubliera pas..."


J'eus du mal à me rendormir, car dès que je somnolais,
je me retrouvais dans le cauchemar,
presque persuadée qu'une autre fessée m'attendait au réveil... 

Ce deuxième cauchemar me laissa éveillée un long moment, puis épuisée, les nerfs à plat, je me suis rendormie quand même, mais que cette fessée de Diane avait pu me faire travailler l'esprit conscient, et encore plus celui des mauvais rêves et des cauchemars...


A SUIVRE

vendredi 23 juin 2017

Chronique d'un redoublement : 115. Quand Diane paie pour ses bavardages sur mes fessées...

SUITE 114

C'est donc Maman qui se chargea d'aller récupérer mes deux soeurs à l'ultime répétition du gala de danse de fin d'année. Elle devait voir comment se passerait le spectacle dimanche après-midi, et proposer son aide pour tenir le stand de pâtisserie en vente au profit du cours de danse.
Aline était en train de répéter le dernier passage de son cours, alors que Diane et Charline avaient fini, et regardaient la prestation des jeunes danseuses.
Charline voyant Maman lui posa tout de suite une question qui interloqua notre mère : "Ce n'est pas Christine qui vient chercher Diane et Aline ? C'est parce qu'elle est punie, peut-être ?"
Maman rétorqua : "Mais, non, Christine n'est pas punie. Quelle idée. Y aurait-il quelque chose que je ne sache pas ?"
Charline chercha à se rattraper : "Bah, euh, non. Enfin, euh, je ne sais pas. C'est que ça arrive qu'elle soit punie, je crois, hein ?"
Diane regardait la scène avec un air inquiet, visiblement gênée par l'intervention de sa camarade. 




Les drôles de questions posées à Maman par Charline éveillèrent
ses soupçons, et elle sut la faire parler, apprenant que Diane
s'était vantée d'avoir vu sa grande soeur
recevoir une "grosse fessée" déculottée...

 Maman le remarqua et interrogea Charline : "Comment le sais-tu, donc ? C'est Diane qui t'en a parlé ? Que t'a-t-elle dit ?".
Charline bégaya : "Bah, euh, rien. Juste que, euh, Christine avait reçu une grosse fessée, samedi dernier, je crois".
Diane chercha à faire taire sa camarade : "Non, je t'ai dit qu'elle avait été punie pour des heures de colle au collège, mais je n'ai pas dit "grosse" fessée. Tu exagères..."
L'intervention de Diane eut l'effet inverse de ce qu'elle souhaitait, déliant la langue de Charline qui se sentait accusée à tort : "Mais, si, mais si, tu l'as racontée à moi et à Corinne. Même que tu as dit que Christine avait les fesses toutes rouges, et que tu avais tout vu".
Diane protesta : "Non, j'ai pas dit que j'avais tout vu..."
Maman mit un terme à la discussion, alors que la répétition s'achevait. Elle lâcha simplement : "Qu'importe les détails... Cela ne regarde personne... Mais, crois moi, Diane, on en reparlera à la maison..."
Charline se garda bien de rajouter quoi que ce soit, mais la petite phrase de Maman Spaak ne tomba pas dans l'oreille d'une sourde... Diane, elle, fit profil bas, ayant bien compris que les paroles maternelles étaient une menace... Mais, elle n'avait guère envie que quiconque en sache plus...
La répétition s'achevant pour le cours de Diane, Maman récupéra ses deux filles, non sans avoir pris date avec la responsable du club de danse. Elle viendrait bien aider dimanche une petite heure au stand, et cela serait suffisant.
Maman et mes soeurs rentrèrent donc, croisant Corinne à la porte de la salle, qui venait chercher Charline. "Vous donnerez le bonjour à Christine", dit Corinne au passage, avec un petit sourire en coin que Maman décrypta et qui ne lui plut guère...


Aline et Diane faisaient profil bas en rentrant à la maison...
Diane, surtout, comprenait que la menace maternelle
n'annonçait rien de bon...

Elle profita du chemin vers la maison pour demander à Aline si elle avait parlé des fessées de Christine à leurs camarades. "Euh, bah, non. Pas moi, Maman. C'est simplement Corinne qui a posé des questions à Diane. Elle lui a juste dit pour la semaine dernière.".
La plus petite de mes soeurs protesta : "Mais, c'est Charline qui m'avait dit le jour d'avant qu'elle savait que Christine avait encore eu des heures de colle. Elle voulait savoir si elle serait punie. Je lui ai juste dit la fois d'après ce qui s'était passé. Et Aline a confirmé que je disais vrai."
Aline sentait bien le malaise et minimisa sa participation : "J'ai rien ajouté, j'ai juste dit que ce n'était pas un mensonge. J'ai pas raconté tout, moi."
Maman avait le regard noir et lança : "Que je vous y reprenne à raconter ce qui se passe à la maison, et vous aurez affaire à moi. En tout cas, on va en reparler à la maison, crois-moi, Diane".
Ma soeurette baissa la tête et ne dit plus un mot. A peine rentrées, mes deux soeurs filèrent dans leur chambre, et je compris vite qu'il y avait comme un malaise...
La table étant mise, il n'y avait qu'à faire réchauffer le hachis parmentier au four. Cela laissait un bon quart d'heure et Maman en profita pour trier du linge repassé. Elle me donna ce qui me revenait et dit : "Va donc ranger ça dans ton armoire", ajoutant avec un drôle d'air : "Et puis, attends-moi dans ta chambre. Il faut qu'on parle...".


J'avais bien vu que les petites faisaient la tête en rentrant,
mais quand Maman me demanda d'aller "l'attendre"
dans ma chambre, je fus pris d'un moment de panique
craignant le pire...

Je sursautai, ayant trop souvent entendu ce genre de petite phrase en des circonstances où je savais trop bien ce que cela allait signifier pour mon bas du dos... Comme Maman venait de rentrer, je m'inquiétai, je paniquai même, me disant qu'elle avait pu rencontrer une prof ou appris je ne sais quoi à mon propos... Je n'avais pourtant rien à cacher, mais je sentis mon coeur se mettre à battre la chamade, et je répliquai : "Mais, mais, Maman, pourquoi donc, dis, je n'ai rien fait, je n'ai rien fait..."
Maman hocha la tête, avec un petit sourire en coin : "Du calme, Christine, oui, pour une fois, comme tu dis, tu n'as rien fait, ou alors je ne le sais pas encore... Non, ce soir, ce n'est pas toi la fautive..."
Je montai donc avec le linge que je rangeai, à la fois rassurée et interloquée. J'avais eu un instant de véritable peur, et je me suis assise sur le bord de mon lit, encore un peu remuée par cette fausse alerte qui ressemblait tellement à une annonce de fessée... 


J'étais soulagée par la réponse maternelle, mais franchement,
durant une minute je m'étais imaginée de retour sur les genoux maternels,
pour une nouvelle déculottée carabinée...

Maman monta à son tour, rangea le reste du linge dans la commode du couloir et l'armoire de sa chambre.
Je sortis de ma torpeur en l'entendant entrer dans la chambre des petites qui venaient de se mettre en pyjama. Diane qui avait compris qu'il fallait faire profil bas, était en train de bien replier ses affaires de danse. 
Maman lui attrapa le poignet gauche et lui dit : "Viens donc par ici. Suis-moi !", alors que Diane protestait : "Qu'est-ce qu'il y a ? Où va-t-on ?"
Maman ne répondit pas, mais tira ma soeur hors de la chambre des petites, traversa le couloir et rentra dans ma chambre, alors que j'étais toujours assise sur mon lit.


Maman était allée chercher Diane et l'amenait dans ma chambre,
me demandant de lui laisser "la place" dont je connaissais,
mieux que tout autre, l'usage les jours d'orage maternel...

"Laisse-moi la place, et referme la porte derrière moi", dit-elle. Je me levai en vitesse et repoussai la porte de ma chambre, sans la clancher.
Maman insista : "Ferme-là donc complètement, je ne veux pas voir Aline guetter derrière".
Je m'exécutai sans avoir encore compris ce qui se passait...
Maman s'assit sur le côté de mon lit, à la place "habituelle", si j'ose dire, celle des "grandes explications" entre nous...
Elle tenait toujours par le poignet Diane qui s'était mise à pleurnicher, et semblait apeurée...
Maman ne nous fit pas languir davantage et expliqua ses intentions : "Tu vois, Christine, ta petite soeur n'a pas sa langue dans sa poche et s'est permise de raconter comment je t'avais punie pour tes heures de colle".
Diane rectifia : "J'ai juste répondu aux questions de Charline et Corinne qui avaient deviné ce qui s'était passé".
Maman lui cloua le bec : "Ce qui se passe à la maison ne regarde personne. Et surtout, ce n'était pas la peine de te vanter d'avoir vu les fesses toutes rouges de ta grande soeur..."
Je n'étais qu'à moitié étonnée, mais je protestai : "C'est méchant, c'est comme ça qu'il y en a qui se moque de moi".
Maman rétorqua : "On ne peut pas revenir en arrière, Christine, mais si cela peut te consoler, tu vas pouvoir à ton tour constater que les fesses de ta soeur rougissent elles aussi quand Maman s'en occupe..."
Diane cria : "Non, Maman, non, pas la fessée".
Mais c'était évidemment trop tard, et Maman attira Diane vers ses genoux et l'étala en travers de ses cuisses... J'étais stupéfaite, mais comme réjouie à la fois, et je vis Maman baisser la culotte de ma petite soeur et dévoiler sa lune blanche... 


Maman baissa la culotte de Diane sous mes yeux,
se mettant à lui claquer ses petites fesses de gamine,
qui s'empourprèrent rapidement... 

Diane gigotait et se débattait, mais Maman tenait bon, maîtrisant la situation d'autant plus facilement que les ruades de la plus petite de ses filles n'étaient pas difficiles à contenir, contrairement à certaines des miennes parfois...
Maman avertit : "Plus tu gigotes, et plus ce sera dur pour tes fesses, Diane".
Cela calma un instant Diane qui était parfaitement maintenue, les fesses à l'air, encore blanches, juste-là sous me yeux... 
Maman passa alors à l'action, claquant de façon très sonore le bas du dos de soeurette. Celui-ci s'empourpra très vite, comme le souligna Maman : "Regarde-moi ça, Christine, comme les fesses de ta soeur rougissent... Tiens, toi aussi, tu pourras dire que Diane a reçu une bonne fessée... Il n'y aura pas de jalouses comme ça..."
Diane se mit vite à crier, surjouant certainement un peu, mais la claquée maternelle était quand même vive et très appliquée sur des petites fesses de gamine moins résistantes que celles de sa grande soeur évidemment...
Ma soeurette pleurait toutes les larmes de son corps et j'avais presque pitié d'elle, même si une part de moi n'était pas mécontente que ses bavardages à mon encontre soient ainsi punis...
La fessée s'acheva assez rapidement par une dernière série de claques très fortes qui firent crier Diane comme un porcelet effrayé.


Diane gigotait, criait, hurlait, implorait Maman d'arrêter...
Si, proportionnellement à la surface à corriger, et à l'endurance de la punie,
elle ne dura pas autant qu'une de mes fessées à moi, la tannée maternelle avait
bien coloré la petite lune de ma soeurette. Je me sentais vengée, certes,
mais j'avais comme un peu de compassion pour elle, 
sachant que l'épreuve était dure à vivre...

Maman relâcha la punie, qui s'emmêla les jambes et prit du temps pour remonter son bas de pyjama sur sa lune qui ressemblait à deux petites tomates dont je gardai longtemps la vision. Puis, elle fila pleurer dans sa chambre, avant que Maman ne nous appelle pour le diner...

Durant ces quelques minutes, je restai dans ma chambre, troublée par ce que je venais de vivre. J'en voulais à ma soeur d'avoir raconté mes déboires, j'étais évidemment comme un peu vengée d'avoir assisté à sa propre punition, mais en même temps cela s'était passé à l'endroit où Maman m'avait donné ces fessées de l'autre jour, et cela avait été une drôle d'impression de voir Maman à l'oeuvre, avec cette fois Diane jouant mon rôle...

Je me souvenais bien de l'irruption de mes soeurs quand la voisine avait sonné et du fait très gênant pour moi que j'étais en position, les fesses à l'air, rougissantes sous la claquée maternelle. Ces images, ces sensations me revenaient dans la tête, comme si c'était moi qui venais d'être fessée... J'imaginais donc bien ce qu'elles avaient vu et je n'en étais pas fière, surtout si c'est ce que Diane avait raconté à Charline et Corinne... 

Tout cela se bousculait dans ma tête, mes fessées, les moqueries de mes camarades, la confirmation que les petites avaient tout raconté ou presque, et puis cette fessée de Diane donnée devant moi comme en forme de réparation, et dont je ne savais trop quoi penser...

J'étais d'autant plus troublée que me revenait mon petit moment de panique quand le "Va m'attendre dans ta chambre", je l'avais sur l'instant interprété comme une annonce de fessée à mon encontre... Au lieu de me dire, mais non ce n'est pas possible, j'avais au contraire cherché en toute hâte quelle aurait pu en être le motif, du style bêtise ancienne qui ressurgirait, jugement d'une prof rencontrée par hasard, petit méfait caché pas encore découvert...


La fessée donnée à Diane à l'endroit de mes fessées
de samedi dernier, m'avait un peu consolée, mais aussi permis d'imaginer 
ce qu'elle avait pu voir et raconter aux moqueuses. 
Ironie supplémentaire, quand Maman m'avait envoyé "l'attendre...", 
j'avais d'abord cru que c'était à moi qu'elle en voulait, et mon réflexe
avait été de chercher pour quel motif cela aurait pu être,
tout en me voyant déjà les fesses à l'air rougissantes sous la claquée maternelle... 

En reprenant mon calme, je m'apercevais combien, à la petite phrase sibylline de Maman, ma réaction première avait été en fait, non pas de me dire que ce n'était pas possible, mais bien déjà de préparer mes fesses...

A SUIVRE

samedi 6 mai 2017

Chronique d'un redoublement : 114. De Corinne qui s'y met aussi à Maman qui justifie sa méthode

SUITE 113

Après les moqueries des deux pestes, je réussis à cacher mes larmes qui m'étaient montées aux yeux, puis à reprendre une respiration calme, avant de rentrer à la maison.
Par chance, comme nous étions vendredi, Maman n'avait pas à tout vérifier pour le lendemain, et je pus échapper au questionnaire maternel voulant tout savoir de notre journée, des résultats, des devoirs à faire, etc...
Et puis, en ce vendredi soir, c'était la dernière répétition du gala de danse des petites, et elle avait lieu de 18 à 20 h 30, cette fois, en rassemblant les différents cours pour répéter notamment le final.
Ce qui fait que nous dinerions donc après la répétition.
Peu avant 18 h, Maman me demanda d'aller amener mes soeurs à la salle du gala. Je n'en avais guère envie, mais je compris que je n'avais pas le choix, et accompagnai donc Aline et Diane.
En arrivant, nous tombâmes sur Corinne qui amenait Charline. Les fillettes étaient juste à l'heure et filèrent aux vestiaires retrouver chacune leur cours. Corinne me demanda si je revenais les chercher, je répondis que non, puisque ce serait sûrement Maman. Corinne dit que c'était "dommage", parce que l'on aurait pu discuter...


En arrivant à la salle du cours de danse, nous tombâmes
sur Corinne qui avait visiblement "envie de discuter"
de sujets me concernant... 

Mais, moi bien sûr, je n'en avais pas envie du tout. Nous repartîmes tout de même ensemble vers nos maisons, ayant la moitié du chemin environ qui était commun.
Corinne en profita à nouveau pour tenter d'obtenir des confidences. Elle revint sur le dialogue à la maison quand elle avait ramené Diane, et où Maman ne lui avait pas caché que ma dernière colle m'avait valu une chaude réception. "Tu aurais pu me dire ce qui t'était arrivée au lieu de me le cacher. Je sais bien que ta Maman est sévère, comme quand on était dans la même classe l'an dernier. Tu sais, si tu as encore des colles ou des zéros, je me doute bien qu'elle continue à te donner la fessée..."
Je ne pouvais nier totalement, en raison des confidences de Maman, et je rétorquai par un aveu sous forme minimaliste : "C'est vrai, mais c'est, euh, c'est pas souvent, tu sais".
Corinne joua la compatissante : "Je te plains, ma pauvre, c'est pas drôle de se faire déculotter par une Maman en colère". Et d'ajouter : "Surtout quand le pas souvent, c'est trois fessées dans la même journée, comme samedi dernier..."
J'avais la preuve que Diane avait sûrement raconté à sa manière mes mésaventures à Charline, voire directement à Corinne, qui employait la même version que Babette et Brigitte...
Toujours aussi impulsive quand je devais répondre à ce genre de moqueries, je débitai la même dénégation qu'aux deux pestes : "C'est pas vrai, c'est pas vrai. J'en ai pas eu trois. J'ai eu que deux fessées, que deux... Je te le jure, si, que deux !"
Corinne afficha un petit sourire satisfait : "Je te crois, Christine... Tu vois que tu peux dire la vérité. En tout cas, je n'aurais pas voulu être à ta place... Deux grosses fessées, ça a dû drôlement te chauffer les fesses... J'espère pour toi que tu n'en as pas pris d'autres depuis samedi..."
Là encore, je me défendis en répondant du tac au tac : "Ah, non, ça non, je n'ai pas eu d'autres fessées depuis samedi dernier. Et, en plus, je vais sûrement avoir une super bonne note en anglais".
C'était en effet un peu puéril comme défense, et Corinne répliqua : "Ca change de l'année dernière, quand tu ramenais des zéros à la maison, tu te rappelles, hein ?"


Trop impulsive, voulant me justifier, j'avais avoué à Corinne
que j'avais bien reçu deux fessées samedi dernier.
Corinne, elle, jouant sur de la compassion (feinte),
cherchait à me faire reparler de ce qui m'arrivait
quand je ramenais des zéros ou des heures de colle... 

Par chance, nous étions arrivées où nos chemins se séparaient, et je laissai Corinne à ses souvenirs qui, en la matière, étaient surtout les miens...
Mais, intérieurement, je bouillais et j'enrageais de savoir que mes fessées faisaient ainsi le tour du quartier, et du collège naturellement.
De retour à la maison, Maman m'apprit que Brigitte était venue demander si je n'avais pas emprunté par erreur son carnet de correspondance. Maman avait cherché et fouillé dans mon cartable et vérifié que non. Heureusement que je n'avais pas de mauvaise note ou de mot à faire signer dans le cartable... Brigitte était donc repartie en disant qu'elle espérait retrouver son carnet, car elle ne voulait pas être "encore collée". Maman ayant dit : "Je l'espère pour toi, comme pour Christine", Brigitte avait répliqué : "C'est vrai que ça barderait pour elle à la maison. Comme la dernière fois, je crois ?"
Maman avait acquiescé, en disant : "Oh, ça c'est sûr", tout en faisant un geste caractéristique de la main droite, paume ouverte, mais elle n'en dit pas plus, trouvant la camarade de classe de sa fille bien curieuse...
Quand Maman me raconta ça, je ne fus pas dupe, je compris que c'était une manoeuvre de Brigitte pour venir à la source se moquer de moi ou quémander d'autres informations à mon encontre... Cela ne m'étonnait guère, mais cela commençait à me miner profondément.
Alors, prenant sur moi, je profitai que nous étions seules toutes les deux pour tenter d'aborder le sujet avec Maman. Je tournai autour du pot, mais finis par lui avouer que Brigitte et Babette "se moquaient de moi".   Puis, comme je ne précisais pas comment, Maman comprit en repensant aux questions de Brigitte et me demanda : "C'est parce que je te donne la fessée ?"


 J'avais envie de me confier, seule à seule avec Maman,
mais je tournais autour du pot... Elle comprit que les moqueries
que je subissais avaient trait aux fessées qu'elle me donnait... 

Je baissai la tête, murmurant : "Bah, oui, elles en rigolent..." alors qu'un gros sanglot me remontait dans la gorge. Maman vint vers moi : "Garde donc tes larmes pour quand tu en as besoin. Je comprends que ce ne soit pas drôle, mais si tu travaillais bien, si tu étais attentive en classe, Maman ne serait plus obligée de te punir, Christine".
Je plaidai : "Mais, je suis grande maintenant. Je peux comprendre."
Maman répliqua : "Grande, Christine, en taille peut-être, mais si tu l'étais vraiment, tu te comporterais mieux au collège... Et tu sais bien que Maman est juste, et qu'elle ne te donne la fessée que quand tu l'as méritée. Cela ne m'amuse pas, je préférerais avoir à te récompenser que de devoir te rougir les fesses".


Maman m'expliqua calmement qu'elle préférerait ne plus avoir
à me donner la fessée... Qu'elle ne sévissait que lorsque je le méritais...
Et que c'était à moi de m'assagir, de mieux travailler, sinon je n'aurais
qu'à préparer mes fesses... 

Je me mis à pleurer doucement, et Maman me serra dans ses bras, poursuivant d'une voix toute douce : "Ma pauvre chérie, je comprends que ce ne soit pas drôle, mais crois-moi, il y a encore bien des filles de ta classe qui sont punies comme toi. Mais, c'est vrai que personne ne s'en vante... De toute manière, je n'ai presque rien dit à ta camarade... Cela ne regarde que toi et moi d'abord, mais je ne changerai pas, Christine, et je sévirai tant qu'il le faudra... Tu as compris ?"
Je retins un gros sanglot, et je balbutiai : "Oui, Maman, oui, je sais. Je vais bien travailler et être sage pour ne plus être punie..."
Maman commenta : "C'est tout ce que j'espère, ma grande. Je serai contente et, en plus, tes copines ne pourront plus se moquer de toi". Mais, elle avertit quand même : "Mais, encore faudra-t-il tenir tes promesses, Christine... Tu sais, Maman ne dit pas de paroles en l'air, elle... Mieux vaut ne plus me ramener de zéros, de mots à signer, ou d'heures de colle, ma grande, tu sais bien pourquoi... Sinon, sinon... tu sais ce qui t'attend..."  Et Maman de me tapoter le bas du dos sur mon fond de robe... 
Je me serrai très fort contre elle, et ne pus que murmurer : "Oui, Maman, je sais, je sais..." Elle me déposa un baiser sur le front. Bouleversée, je quittai ses bras et partis dans ma chambre... Je m'affalai sur mon lit, le cerveau bouillonnant. Je ne savais pas quoi penser, tout cela tournait dans ma tête... La logique maternelle était implacable... Expliquée ainsi j'en arrivais presque à me dire que je n'avais en effet que ce que je méritais... Du moins du côté maison, tout en me demandant comment échapper aux moqueries qui, elles, étaient comme une double peine que j'aurais voulu éviter...




Affalée sur mon lit, j'avais mille pensées qui tournaient dans ma tête...
Je repensais à mes fessées précédentes, je revoyais les moqueries
de mes camarades... Je me repassais les explications maternelles,
et cette logique qui me promettait, sauf à tout changer de mon comportement,
d'autres fessées à venir, et peut-être d'autres moqueries... 

Au bout d'une heure, Maman m'appela. Je descendis la retrouver dans la cuisine. Elle avait préparé le dîner et une soupe aux légumes qu'il n'y aurait pu qu'à réchauffer quand les petites seraient rentrées. Elle m'annonça que c'est elle qui allait les chercher, et que je n'avais qu'à essuyer la vaisselle qui était sur l'évier et à mettre la table. Plutôt que d'attendre, je m'exécutai sur le champ, veillant à bien faire et ne rien casser cette fois...
Maman, qui s'était recoiffée un instant avant de partir à la salle de danse, vit la table déjà mise, sans le moindre oubli, ni vaisselle cassée, et me complimenta à sa manière... "C'est bien ma chérie. Tu vois que quand tu veux, tu peux... Maman te félicite... En tout cas, je constate que tu n'as pas oublié ce qui s'est passé quand tu as cassé la pile de verres l'autre soir... Comme quoi une bonne fessée, cela fait réfléchir les maladroites, et cette fois je vois bien que tu fais attention... Pourvu que ça dure..."


Maman remarqua combien j'avais agi dès sa demande, 
et aussi fait très attention de ne rien casser cette fois... 
Cela ne faisait à ses yeux que justifier le bien-fondé de sa méthode...
Il est vrai que, avant même qu'elle ne le dise, j'avais moi-même
été très prudente et attentive, en repensant au samedi précédent
et à la déculottée magistrale que m'avait valu ma maladresse...

Je fis la grimace, de l'intérieur du moins... Que dire à cette remarque maternelle ? Elle était hélas fondée sur des sentiments bien réels... Oui, en mettant la table, sans attendre la dernière minute, et en faisant attention, j'avais eu effectivement en tête l'épisode de samedi dernier, et ces verres fracassés qui m'avaient valu ma deuxième fessée de la journée, et ma troisième déculottée si l'on comptait comme mes soeurs. 
Je ne pouvais nier en mon for intérieur que cette tannée magistrale était bien dans mes pensées en mettant la table précautionneusement, donnant quelque part hélas raison au cheminement de la logique maternelle qui voulait que si une fessée corrige la fautive, elle sert aussi d'avertissement en restant ancrée plus ou moins longtemps dans la mémoire de celle dont on a rougi les fesses...
A SUIVRE