SUITE
Tout était réuni, disais-je. Lieu, motivation, actrices, il était temps de passer de la parole aux actes...
Mes explications emberlificotées, mes excuses et mes promesses peu crédibles, mes implorations au pardon, mes supplications sans trop y croire s'arrêtaient d'un coup. Au moment où Maman signifiait qu'il n'y avait rien à discuter.
C'était souvent par un "Ca suffit", par un "Tais-toi, j'en ai assez d'entendre toujours les mêmes promesses". Ou par un "Viens ici" désignant les genoux maternels...
J'aurais plutôt reculé qu'avancé, mais une main de fer avait déjà saisi mon bras ou mon poignet pour me faire basculer en position....
Je ne pouvais l'empêcher, même si je me tendais pour essayer d'échapper, en sachant bien que c'était sans espoir...
Hormis quelques "Non, non" craintifs de ma part, ou un "Arrête de gigoter" de la bouche de Maman, la scène se déroulait presque sans parole.
Il n'était pas besoin d'expliquer ce qui se passait, Maman mettait sa fille en position et sa fille comprenait qu'elle allait être déculottée...
Il y avait une lutte mais elle était disproportionnée, le vainqueur en était connu, la vaincue ne pouvait être que moi...
Mais, j'avais forcément des gestes pour me débattre. Jamais, je n'aurais baissé moi-même ma culotte ou attendu sans tenter de m'opposer. Ce qui venait me faisait trop peur, c'était, je l'imaginais bien, juste un baroud d'honneur, mais quelques secondes de gagnées me semblaient une victoire...
Maman avait certainement aussi bien conscience qu'elle devait s'imposer clairement, qu'il n'était pas question que je m'échappe, ni que je ne sois pas mise en parfaite position.
Le fait qu'elle ne parle plus ou si peu dans cette phase de transition montrait bien que l'on était entré dans la phase active et punitive.
Ses gestes avaient la précision et l'efficacité d'une expérience acquise à mon dépens et à celui des lunes de mes soeurs. Ma robe ou jupe n'était pas remontée n'importe comment, il y avait de l'application dans les gestes maternels, ma culotte n'allait pas être descendue de travers, ni tire-bouchonnée à la va-vite. C'était à la fois rapide et net, comme des formalités nécessaires pour passer à l'étape suivante, mais accomplies avec méthode, sans excès de nervosité, presque dans le calme.
Ces gestes, je les devinais à l'avance, comme une récitation souvent rabâchée, et j'en connaissais les rares failles, le moment où j'allais pouvoir tenter de m'agripper à la culotte pour l'empêcher de descendre, ou celui ou je cherchais à placer ma main sur mes fesses en guise de protection.
Mais, même ces gestes de défense, Maman les connaissait aussi par coeur. Elle récupérait mon poignet pour bloquer mon avant-bras. Ou, si je m'accrochais fort, une claque sur la cuisse me faisait par réflexe lâcher ma prise pour tenter de me protéger plus bas.
On était loin de quelques fessées données parfois de façon impulsive, dans l'immédiateté d'une bêtise flagrante, ou sur le coup de la colère. On sentait au contraire la détermination, la volonté de bien faire. Ce n'était pas de la minutie, ni de la maniaquerie, mais une mise en place réfléchie et efficace pour que rien ne puisse interférer, pour que la cible soit bien dégagée, bien en équilibre, bien maintenue, pour que l'on passe aux choses sérieuses...
La fessée promise allait être donnée...
Tout était réuni, disais-je. Lieu, motivation, actrices, il était temps de passer de la parole aux actes...
Mes explications emberlificotées, mes excuses et mes promesses peu crédibles, mes implorations au pardon, mes supplications sans trop y croire s'arrêtaient d'un coup. Au moment où Maman signifiait qu'il n'y avait rien à discuter.
C'était souvent par un "Ca suffit", par un "Tais-toi, j'en ai assez d'entendre toujours les mêmes promesses". Ou par un "Viens ici" désignant les genoux maternels...
J'aurais plutôt reculé qu'avancé, mais une main de fer avait déjà saisi mon bras ou mon poignet pour me faire basculer en position....
Je ne pouvais l'empêcher, même si je me tendais pour essayer d'échapper, en sachant bien que c'était sans espoir...
Hormis quelques "Non, non" craintifs de ma part, ou un "Arrête de gigoter" de la bouche de Maman, la scène se déroulait presque sans parole.
Il n'était pas besoin d'expliquer ce qui se passait, Maman mettait sa fille en position et sa fille comprenait qu'elle allait être déculottée...
Il y avait une lutte mais elle était disproportionnée, le vainqueur en était connu, la vaincue ne pouvait être que moi...
Mais, j'avais forcément des gestes pour me débattre. Jamais, je n'aurais baissé moi-même ma culotte ou attendu sans tenter de m'opposer. Ce qui venait me faisait trop peur, c'était, je l'imaginais bien, juste un baroud d'honneur, mais quelques secondes de gagnées me semblaient une victoire...
Maman avait certainement aussi bien conscience qu'elle devait s'imposer clairement, qu'il n'était pas question que je m'échappe, ni que je ne sois pas mise en parfaite position.
Le fait qu'elle ne parle plus ou si peu dans cette phase de transition montrait bien que l'on était entré dans la phase active et punitive.
Ses gestes avaient la précision et l'efficacité d'une expérience acquise à mon dépens et à celui des lunes de mes soeurs. Ma robe ou jupe n'était pas remontée n'importe comment, il y avait de l'application dans les gestes maternels, ma culotte n'allait pas être descendue de travers, ni tire-bouchonnée à la va-vite. C'était à la fois rapide et net, comme des formalités nécessaires pour passer à l'étape suivante, mais accomplies avec méthode, sans excès de nervosité, presque dans le calme.
Ces gestes, je les devinais à l'avance, comme une récitation souvent rabâchée, et j'en connaissais les rares failles, le moment où j'allais pouvoir tenter de m'agripper à la culotte pour l'empêcher de descendre, ou celui ou je cherchais à placer ma main sur mes fesses en guise de protection.
Mais, même ces gestes de défense, Maman les connaissait aussi par coeur. Elle récupérait mon poignet pour bloquer mon avant-bras. Ou, si je m'accrochais fort, une claque sur la cuisse me faisait par réflexe lâcher ma prise pour tenter de me protéger plus bas.
On était loin de quelques fessées données parfois de façon impulsive, dans l'immédiateté d'une bêtise flagrante, ou sur le coup de la colère. On sentait au contraire la détermination, la volonté de bien faire. Ce n'était pas de la minutie, ni de la maniaquerie, mais une mise en place réfléchie et efficace pour que rien ne puisse interférer, pour que la cible soit bien dégagée, bien en équilibre, bien maintenue, pour que l'on passe aux choses sérieuses...
La fessée promise allait être donnée...
A SUIVRE







