jeudi 16 septembre 2010

Quand la pudeur donne des frissons (2)

SUITE...
La chair de poule, je l'avais bien. Oui, je frissonnais en rentrant dans l'appartement. Et cette réaction m'étonnait tellement ma peau était hérissée.
Mais, c'est la menace de Maman, la petite phrase qui avait fait tilt...  
"Allez, Christine, rentre. Tu sais bien que tu vas l'avoir ta fessée... Je compte jusqu'à trois... Rentre ou bien, je te la donne sur le balcon. Tu ne veux pas que je te baisse ta culotte devant tout le monde quand même ?" 
Le tout le monde, c'était le voisinage, ceux qui avaient vue sur notre balcon ou qui, du moins en étaient proches et pouvaient entendre les menaces de Maman.
A cette heure-là, chacun était rentré dans la résidence et il y avait du monde au balcon. D'ailleurs d'où j'étais assise, je voyais le balcon de l'appartement voisin, avec ces deux dames que nous croisions souvent.
Celle qui était le plus proche s'était redressée de son siège où elle lisait et semblait tendre l'oreille. Sa vue, sa présence, étaient à l'origine d'une part de ma réaction...

La voisine s'était redressée et tendait l'oreille


En d'autres circonstances, j'aurais encore trainé les pieds, j'aurais cherché à gagner du temps, quelques poignées de secondes, mais d'imaginer que la voisine, voire une part de la résidence, avait compris ce qui se tramait, provoquait une sensation de honte indicible...
Maman, quand elle comptait jusqu'à trois, avait plutôt l'habitude de passer par une longue pause entre chaque chiffre. Et même d'ajouter "deux et demi" pour montrer l'imminence de l'accroissement de sa colère tout en sachant que la punie obéirait au final...
Là, Maman n'avais pas encore dit "deux" que j'étais déjà debout et que je rentrais dans l'appartement. Et j'en refermais la baie vitrée derrière moi alors qu'elle demeurait bien souvent ouverte jusqu'aux premières fraicheurs de la soirée...

J'ai refermé la baie vitrée derrière moi


Maman sourit en me voyant faire : "Oui, c'est bien, ferme la fenêtre. On sera plus tranquilles entre nous. Je comprends que tu ne veuilles pas ameuter tout le quartier. Parce que ça va claquer sur tes fesses, tu peux me croire, Christine..."
Elle disait cela en enlevant une pile de linge qu'elle venait de repasser et qui se trouvait sur le coin du canapé convertible. Je comprenais que c'est là qu'elle allait s'asseoir... me faire venir...
C'est alors qu'un bruit vint du balcon. Diane était restée dehors. Je l'aurais volontiers laissée de l'autre côté de la baie vitrée, mais Maman se dirigea vers le balcon et ouvrit à ma soeur qui rejoint Aline qui lisait sur la table du coin cuisine.

Diane était restée dehors

"Et que je ne vous entende pas vous chamailler, les filles. J'ai assez à faire avec votre soeur", lança Maman aux petites qui n'avaient aucunement l'envie de se faire remarquer, heureuses qu'elles étaient d'être aux premières loges de la punition de leur ainée...
Maman n'avait repoussé qu'aux deux-tiers la baie vitrée. Je le fis remarquer : "Maman, c'est ouvert, dis, on va nous entendre..."
Je chignais et elle consentit quand même à refermer la baie entièrement, non sans commenter : "Si Mademoiselle a honte de recevoir la fessée, elle n'a qu'à commencer par ne plus la mériter..."
Elle s'était assise et me désignait ses genoux : "Allez, assez discuté, viens ici, Christine..."
La porte refermée, malgré la présence de mes soeurs, je me sentais moins honteuse et un instinct de résistance me fit reculer au lieu de venir vers elle.
La manoeuvre ne laissa pas Maman sans réaction. Elle se releva et s'avança vers la baie vitrée : "Christine, tu obéis immédiatement ou je rouvre la fenêtre..."
Je poussai un cri : "Non, Maman, non" et je me rapprochai d'elle en disant : "Je viens, je viens, oui, Maman, oui."

Elle me prit par la main et je la suivis


 "Ah, voilà qui est plus raisonnable", commenta Maman. Elle me prit par la main et je la suivis, docile comme un agneau. Je n'avais plus une once de résistance, et lorsqu'elle s'assit au coin du canapé convertible, je la laissai me basculer en travers de ses cuisses comme un paquet de chiffons.
Elle remonta ma robe, dégagea ma culotte, puis la fit glisser jusqu'en bas de mes cuisses, dévoilant pleinement ma lune. Je ne protestais même pas, gigotant à peine, ne murmurant que des petits "Non" presque inaudibles..
En regardant à droite, il y avait les visages de mes soeurs qui contemplaient la scène, mais je voyais aussi la baie vitrée bien fermée et j'étais presque rassurée...
J'avais tellement eu peur d'être déculottée devant la résidence que je prenais cette fessée entre quatre murs comme un soulagement...

Je pleurais à chaudes larmes sans presque gigoter


Mon acceptation involontaire offrait ainsi mon bas du dos à la dextre maternelle dans des conditions optimales. Maman en profita pour me donner une fessée longue et très appliquée, un modèle du genre, qui finit quand même par me faire pousser quelques cris. Après une série de claques plus forte qu'une autre, je criai même un instant : "Aie, aie, aie, arrête Maman ouille, pas la fessée, plus la fessée".
Maman reprit son souffle et commenta : "Crie encore plus fort et tout l'immeuble entendra, ma chérie, que tu reçois la fessée, la bonne fessée bien méritée"
Cela me ramena à la raison. Je me mordis les lèvres et étouffai mes sanglots la tête dans le couvre-lit du canapé.
Ma lune était écarlate et Maman acheva son oeuvre correctrice par une longue, longue, longue série de claques bien sonores et brulantes. "Ah, tu l'as bien cherchée, celle-là, Christine... J'espère qu'elle t'ôtera l'envie de recommencer".
Je me relevai et je filai pleurer longuement dans notre chambre pendant que Maman préparait le dîner. Il n'y eut guère de commentaires durant la soirée, si ce ne sont quelques allusions à destination de mes soeurs pour leur dire que si elles "cherchaient" les ennuis à leur tour, elles savaient ce qu'elles risquaient.
Mais, je ne relevai aucune des allusions, j'étais épuisée et n'avais qu'un souhait, celui d'aller dormir pour oublier cette fin de journée agitée pour mon bas du dos... Et pour mes nerfs...
J'ai dormi comme un loir et me suis réveillée presque guillerette. Un autre jour commençait et je voulais oublier tout.
 
 Le petit geste de la voisine me fit rougir à nouveau


Ce sont mes soeurs qui se retrouvaient dans le collimateur maternel et je savais que je serais tranquille, sauf surprise.
Le souvenir de ma fessée restait quand même dans ma mémoire, et il se rappela en fin de matinée, lorsque je fis quelques pas sur la plage à la recherche de coquillages. J'arrivai à côté de nos deux voisines de balcon qui bronzaient.
"Tiens, c'est la grande fille de Mme Spaak", lança l'une, alors que l'autre se retourna vers moi en souriant :  "Alors, ma pauvre chérie, on fait des misères à sa Maman. J'ai entendu qu'elle avait réglé ses comptes... J'espère que tu n'as pas trop mal aux fesses".
Et elle éclata de rire alors que son amie lui tapota le fond du maillot en riant à son tour : "Allez, arête de l'embêter, tu vois bien qu'elle rougit... C'est la vie. Et puis une bonne fessée, cela ne fait pas de mal quand elle est bien méritée..."
Je m'éloignai sans répondre. J'avais les larmes qui remontaient aux yeux. Je sentais leur regard dans mon dos et j'éprouvais à nouveau comme un frisson, comme si j'avais la chair de poule...

 

mardi 14 septembre 2010

Quand la pudeur donne des frissons

Nous nous étions chamaillées sur la plage et cela s'était mal fini pour moi. Mes deux soeurs s'étant liguées contre moi, elles avaient réussi à persuadé Maman que c'était moi qui les embêtais depuis le début de la journée. Et comme il y avait déjà un contentieux entre Maman et moi à propos des devoirs de vacances, elle était passée de l'avertissement à l'annonce de sanction : "Christine, j'en ai assez. On s'expliquera toutes les deux quand on rentrera à l'appartement. Tu peux préparer tes fesses, ma fille..."
Mes protestations à mi-voix pour ne pas alerter toute la plage n'avaient servi à rien. Si ce n'est à lui faire me promettre que si j'insistais, elle remontait immédiatement à la location pour s'occuper de mon cas sur le champ...
J'ai préféré ne plus rien dire et rester dans mon coin avec un livre comme elle m'en intimait l'ordre. Avec un peu d'espoir que la menace ne soit pas mise à exécution plus tard...

Je faisais une jupe d'une serviette


Mais, mes espoirs s'amenuisèrent à l'heure de rentrer, car Maman fit obéir mes soeurs qui rechignaient à quitter la plage en les menaçant ainsi : "Oh, les filles, ne m'énervez pas. Si vous voulez aussi une bonne fessée en rentrant, continuez comme ça". Chacune, et moi aussi, eurent la confirmation que Maman n'avait pas changé d'intention...
Toujours aussi pudique, j'entourais ma taille d'un drap de bain, comme si c'était une jupe, pour effectuer les 200 mètres entre la plage et la résidence de vacances.
Nous étions en location pour deux semaines dans un petit appartement proche du front de mer, un deux pièces cuisine plutôt étroit mais bien placé, avec en plus un joli balcon où l'on arrivait à manger sur une table pliante et dont on profitait bien pour ne pas être confinées dans la même pièce de vie.
A peine rentrées, c'était le passage dans la salle de bain, la douche qui dessale et le rhabillage en tenue de ville. Ne voulant pas me distinguer davantage, j'ai pris ma douche la première, histoire de me montrer sage et obéissante. Je me suis rhabillée bien vite, sans dire un mot.
Et je me suis mise au calme sur le balcon. En attendant.... En attendant la suite des événements et une promesse qui commençait à m'angoisser sérieusement...

 J'attendais sur le balcon, ne pensant qu'à la promesse maternelle...


 J'ai bien essayé de lire, de prendre un cahier de devoirs de vacances, toujours pour me faire bien voir, mais je n'arrivais pas à me concentrer. Je ne pensais qu'à une chose...
La fessée, non, ce n'était pas possible. Oui, j'avais exagéré avec mes soeurs, oui, cela faisait deux jours au moins que Maman multipliait les demi-menaces à propos de mes devoirs de vacances, mais je croyais en ma bonne étoile, je pensais pouvoir y échapper...
Apparemment, en ce début de soirée, mon étoile était aux abonnées absentes...

Diane est venue me narguer...


Maman est allée surveiller les douches de mes soeurs. Diane est ressortie la première pendant que Maman s'occupait de l'après-shampoing d'Aline et de lui démêler les cheveux. Avant de se rhabiller complétement, Diane est venue étendre sa serviette sur le balcon, à côté de moi...
Elle en profita pour me narguer. "Alors, tu es prête, Christine ?", me lança-t-elle en riant. J'avais compris l'allusion, mais par bravade, je voulais faire croire que je n'y pensais plus, bien sûr, et je rétorquai stupidement : "Mais, prête pour quoi donc, pfff ?"
Alors, me montrant son bas du dos et avec un large sourire, elle tapota sa fesse droite, en ricanant : "Pour la fessée, Christine, pour la fessée... Tu sais, Maman aura bientôt fini avec Aline... Alors, alors..."
Je l'aurais étripée, mais Maman étant dans la salle de bain, Diane savait bien qu'elle pouvait faire son petit manège en toute impunité. Elle n'insista pas et fila vers notre chambre commune pour finir de s'habiller...
J'étais au bord des larmes et je revoyais les mimiques de ma soeur, sachant hélas qu'elle avait raison, que c'était mon destin...
Maman le confirma en ressortant de la salle de bain. A la cantonade, elle lança : "Aline et Diane, on va bientôt dîner. Ne commencez pas un jeu ou à mettre du désordre. Mettez-donc les couverts et la table pendant que je m'occupe de Christine..."
J'imaginais un délai, un sursis quelconque, voire la remise de l'échéance pour après le dîner, comme souvent à la maison. Mais dans cette location où l'on partageait la même chambre, cela n'aurait pas changé grand chose.
Mes soeurs n'avaient pas trainé pour revenir de notre chambre vers la pièce commune. Pour mettre la table, bien sûr... Mais, surtout pour ne rien manquer...
Maman est venue à son tour sur le balcon. "Allez, Christine, rentre, s'il te plait... Tu sais ce qui t'attend..."
J'ai étouffé un sanglot : "Non, Maman, je t'en prie. Je serai sage, je ferai mes devoirs, je n'embêterai plus mes soeurs, promis, promis..."
Elle était très calme, ce qui ne présageait rien de bon... "Christine, je les connais tes promesses. C'est trop tard... Je t'ai assez prévenue, et tu l'as bien cherchée... Allez, rentre, il y a une bonne fessée qui t'attend..."
Je ne voulais pas rentrer. Comment d'ailleurs rentrer et venir en quelque sorte chercher sa fessée... Maman trouva alors l'argument imparable : "Allez, Christine, dépêche-toi. N'aggrave pas ton cas... Tu sais bien que tu vas l'avoir ta fessée... Je compte jusqu'à trois... Rentre ou bien, je te la donne sur le balcon et je te baisse ta culotte devant tout le monde..."

Je frissonnai, j'avais la chair de poule...


"Non, non, Maman, non, j'arrive, je viens." La menace avait fait son effet. Tout, sauf cela. L'image de mes fesses exposées là où Diane venait de me narguer, c'était insupportable. La phrase de Maman confirmait de plus ce dont je ne doutais guère : ce qui m'attendait c'était une fessée certes, mais une bonne déculottée, bien sûr...
Je me relevai du siège. Je frissonnais. En me mettant debout, j'aperçus mes genoux et mes cuisses. J'avais la chair de poule. En plein été, mais ma pudeur en était la cause... J'allais devoir montrer mes fesses... L'image fugace du risque d'être déculottée sur le balcon avait provoqué cette peur qui hérissait mon épiderme...
Inutile de dire que j'étais rentrée avant que Maman ne dise le chiffre trois...
Vous imaginez la suite...?

vendredi 10 septembre 2010

Mon extrême pudeur rendait la fessée plus insupportable

En relisant mes récits et en faisant le point sur ces souvenirs, sur ce qui m'a marquée, je comprends qu'un des points cruciaux tenait en mon extrême pudeur. J'ai toujours été pudique et le suis encore à ma façon, alors que mes soeurs, sans que je les qualifie d'impudiques n'ont pas eu le même rapport gêné avec la nudité que j'ai toujours eu.
Cela tient certainement au fait que j'étais l'aînée, que j'ai été élevée seule durant les (presque) quatre premières années de ma vie, qui sont celles où beaucoup de choses se fixent à jamais.
Mes soeurs, elles, arrivées à 18 mois d'intervalle ensuite, ont toujours été dans un environnement pluriel, prenant dès bébé leur bain ensemble, alors que la grande Christine se baignnait seule.
Et, plein de détails de nos comportements diffèrent sur ce point. Ces images (trouvées) en sont comme des illustrations.

Je réajustais mon maillot sans arrêt

 Je me souviens qu'à la plage, je réajustais mon maillot fréquemment. Je les préférais bien couvrant et je détestais que l'on puisse voir des traces de lignes de bronzage. Une manière de ne pas vouloir montrer ma lune blanche comme je détestais quand je devais, à mon corps défendant, la montrer rougie...

Mes soeurs se changeaient en se cachant à peine

Avant de repartir de la plage, il fallait se changer, ne pas rentrer avec un maillot mouillé. Mes soeurs s'exécutaient presque en public et c'est Maman qui devait leur dire de se cacher un tant soit peu. C'était rapide et naturel, alors que, moi, je m'entourais d'une immense serviette, et je me contorsionnais pour enlever le maillot mouillé et remettre ma culotte sèche à l'abri des regards. Et si la serviette tombait ou si je m'emmêlais les pieds et tombais, je rougissais comme une pivoine qu'on puisse furtivement voir une zone interdite...

Leurs moqueries étaient osées


J'ai souvent été l'objet des moqueries de mes soeurs. Et si je le faisais parfois à l'inverse, ce n'était pas de façon aussi "osée" qu'elles. Aline ou Diane, si elles savaient Maman éloignée, et si c'était un jour où l'on m'avait promis une fessée ou si l'on sentait qu'il y avait de l'orage dans l'air, elles étaient capables de venir me défier et se moquer. Jusqu'à mimer la main maternelle ou même à jouer avec l'élastique de leur culotte en dévoilant un bout de fesses et en me lançant : "Prépare tes fesses, Christine, hihi..." ou  "Qui est-ce qui va se faire baisser la culotte, c'est Christine, hihi..."
Je ne me déshabillais qu'en dernière minute


De mon côté, j'aurais presque voulu prendre mes douches toute habillée. Dans la salle de bains, je gardais ma culotte jusqu'au dernier moment, veillant bien à refermer la porte avant de dévoiler mon intimité...

Surprise, je me protégeais et criais

 S'il arrivait qu'une de mes soeurs, exprès ou pas, pénètre dans ma chambre ou la salle de bain alors que j'étais déshabillée, je poussais des cris, lui intimant de partir, appelant Maman à la rescousse. Et même si c'était Maman qui venait à entrer, j'avais toujours le réflexe de cacher mes fesses, de me protéger, ne serait-ce qu'avec une main. Et, pourtant, Maman était on ne peut mieux placée pour savoir à quoi ressemblait l'anatomie de son aînée, et en particulier son bas du dos...

Me changer était un moment délicat
 Dans certaines circonstances, il fallait bien oublier sa pudeur. Parfois à mon cours de danse, le vestiaire était pris par le groupe supérieur, et la prof nous faisait nous changer dans la salle. On était entre gamines, avec juste l'enseignante, mais c'était pour moi comme une épreuve. Je baissais la tête et je me mettais en tenue à vitesse grand V. Avec une étrange impression que les yeux de mes camarades pouvaient se poser sur moi.

Changer sans enlever la jupe

 Par moment, même dans ma chambre, à l'abri des regards, je n'enlevais pas ma jupe pour changer de culotte. Le fait que la jupe retombe au moment où je quittais la culotte initiale était comme rassurant et ma lune était cachée pendant les quelques secondes avant que je n'enfile la nouvelle. C'est idiot, peut-être, mais c'était comme une protection, et le témoignage de cette pudeur exacerbée que j'avais.

Le lieu de la fessée avait de l'importance


Alors, quand venait le moment de rendre des comptes, quand la fessée promise ou crainte se profilait à l'horizon, j'avais toujours un fol espoir que Maman ne baisserait pas ma culotte, mais l'expérience montrait que cela n'arrivait presque jamais. Et si le "presque" me suffisait pour m'accrocher encore à une espérance de clémence, le lieu de la punition prenait une importance cruciale à mes yeux.
Souvent, c'est dans ma chambre que Maman m'envoyait pour l'attendre, et c'est là qu'elle venait régler mon compte, non sans refermer plus ou moins la porte derrière elle.
 J'étais alors à l'abri des regards de mes soeurs, à l'abri de la fessée donnée devant elles comme exemple. Et cela était presque comme un soulagement pour moi.
Au cas contraire, la fessée reçue dans une autre pièce, devant mes soeurs ou dans un endroit où elles pouvaient jeter un oeil ou faire irruption, me marquait davantage. Ma pudeur en prenait un coup. Tous mes efforts au quotidien pour cacher ce qui ne se montre pas se retrouvaient à l'eau et je prenais cette déculottée et le regard d'un tiers comme une chose terribelement honteuse.

Les mains protectrices


La fessée donnée, Maman me laissait à mon chagrin, et à peine descendue de ses genoux, mes mains par réflexe allaient protéger ma lune écarlate. Comme si j'avais même honte que les murs de ma chambre ne les contemplent et se moquent de Christine aux fesses rouges...
Le constat furtif de la rougeur


Je me rhabillais ou me remettais en pyjama (car c'était souvent au moment du coucher que les explications avaient lieu), je le faisais très vite, toujours pour me sentir à nouveau protégée par des vêtements. Parfois, j'osais jeter un regard dans la glace et constatais combien mes fesses étaient colorées, combien ma lune était écarlate et brulante après une bonne et longue fessée.
Je le faisais avec le coeur battant, de peur que Maman ne rentre à nouveau, et le reflet de mes fesses rougies me donnait comme un frisson. J'avais un sentiment de honte et même mes joues, du haut cette fois, en rougissaient de confusion.


jeudi 9 septembre 2010

Veille de rentrée : l'avertissement maternel est clair...


Les vacances sont finies... Retour demain au collège pour une nouvelle année. Je suis partagée entre l'envie de retrouver mes copines et l'angoisse du travail à reprendre. Surtout que, comme le répète Maman : "Pas question de louper cette année là".
Ce soir, avant le coucher, elle est venue dans ma chambre pour me parler longuement. Ses mots résonnent encore dans ma tête : "Christine, tu sais combien cette année est importante. Tu as vraiment eu de la chance de ne pas redoubler. Mme la directrice a accepté de te laisser une chance malgré tes résultats en dents de scie de l'an passé. Je lui ai promis que l'on pouvait te faire confiance et que je veillerais particulièrement à ce que ton travail soit exemplaire. J'irai voir personnellement tous tes profs et j'espère pour toi que tu ne nous décevras pas..."
C'est vrai, je suis consciente qu'il va falloir travailler, s'assagir surtout, ne pas se laisser dissiper et avoir des résultats réguliers.
De toute manière, je n'ai pas le choix si je ne veux pas m'attirer trop d'ennuis. Maman est plus que clair à ce sujet : "Tu sais, Christine, il est vraiment temps que tu te comportes comme une grande fille. Je ne te laisserai pas gâcher tes chances. J'espère que c'est clair... Sinon, tu sais ce qui t'attend... Souviens toi de ce qui s'est passé avant-hier soir... "
La menace me fait frissonner. La déculottée maison reçue pour mes devoirs de vacances mal sus est bien sûr encore très présente dans ma mémoire. Je sens bien que Maman est sérieuse comme jamais... A moi d'agir en conséquence si je ne veux pas me retrouver tous les quatre matins sur ses genoux...
Mais comment changer du tout au tout ? Elle veut des résultats tout de suite et je n'ai pas envie de devenir une bûcheuse qui ne pense qu'à ça. J'ai du mal à m'endormir. Cette rentrée m'angoisse vraiment... Surtout depuis que je sais que je garde deux de mes profs de l'an passé : celle d'anglais et celle d'histoire-géo, les deux que j'aimais le moins... Et en particulier celle d'anglais qui m'a valu quelques unes de mes plus belles fessées de l'an dernier... "Christine, tu sais ce qui t'attend..." martelait Maman tout à l'heure... Mon Dieu, faites que ce que j'imagine ne devienne pas réalité...

jeudi 2 septembre 2010

Avant la rentrée : la leçon bien répétée...

 SUITE 2
Je m'en voulais d'avoir mal appris...


A mesure que la fessée tombait, mes plaintes et mes cris passaient par une certaine acceptation de ce qui m'arrivait...
Je n'en étais plus à supplier "Non, Maman, pas la fessée". C'était trop tard et ma lune dénudée en recevait la pleine mesure.
Je ne pouvais que tenter d'en atténuer la sévérité, d'en appeler au pardon maternel. Et mes refus devenaient des "Oui, oui, Maman, oui, je travaillerai bien, oui, je sera sage, oui je te le promets..."
En mon for intérieur, je me disais presque que je méritais mon sort. Je savais bien que Maman me ferait réviser l'anglais, qu'elle serait intraitable sur cette matière importante certes, mais où les rapports conflictuels avec l'enseignante demandaient à ce que je fasse un maximum d'efforts.
Mais, moi, de mon côté, la hantise de revoir Mlle Paule pour une année de plus, me faisait presque regretter d'accéder à la classe supérieure.
Je n'ai jamais été idiote, loin de là, j'ai toujours eu des facilités et c'est le fait de ne pas m'en servir assez qui rendait Maman en colère, ne comprenant pas que l'on puisse gâcher ses chances, alors qu'elle pouvait être plus indulgente avec Aline qui était moins portée sur les études, moins éveillée.
Cette fessée d'avant rentrée, j'aurais pu l'éviter, preuve en est qu'en une heure et demie où Maman et mes soeurs ont regardé leur film, je n'ai pas vraiment avancé. Motivée,cela aurait été plus que faisable d'apprendre ces quatre leçons de grammaire. Mais, je m'étais comme bloquée...
Bizarre, mais c'était ainsi. Comme une déconnexion dans ma tête. Et cela malgré l'enjeu puisque j'étais bien prévenue qu'il y avait une fessée à la clé...
Malgré l'enjeu, ou à cause de l'enjeu, et de son retour dans la sphère de mes peurs à l'approche de la rentrée.
La peur m'avait paralysée et, surtout, depuis le début de la journée, depuis que Maman m'avait donné ces leçons à réviser, quelque chose me disait que cela finirait mal. Je ne crois pas aux prémonitions, peut-être était-ce que je sentais que Maman était vraiment déterminée, mais je partais comme perdante et je ne cherchais pas à apprendre pour montrer que je savais, mais je cherchais le moyen d'éviter le pire...
Cette fessée, c'était comme si j'avais lu, dès le matin, sur un tableau de mon emploi du temps que je la recevrais, et j'avais l'impression d'avoir perdu tout ce temps à essayer d'apprendre alors que le résultat était comme écrit.

Je pleurais en écoutant Maman raconter mes mésaventures


Maman arrêta enfin son bras après une longue claquée qui m'avait arraché un torrent de larmes, de souffrance mais aussi de dépit, de honte et d'un sentiment de m'en vouloir à moi-même.
"Allez, mets-toi en pyjama et file au lit. Je vais éteindre à tes soeurs. J'espère que tu auras compris la leçon...", me lança-t-elle avant de sortir de ma chambre.
Je quittai ma culotte qui trainait à mes pieds et me mis en tenue de nuit, puis je replongeai sur le lit, étreignant mon oreiller pour y pleurer longuement...
Maman n'avait pas refermé la porte et était auprès de mes soeurs, rangeant leurs livres et les bordant une après l'autre. Trois petits mots et quelques bisous et étreintes à Aline, puis la même chose à Diane, non sans que cette dernière ne trouve le moyen de questionner Maman : "Christine n'a pas été sage, dis, M'man ?"
De toute manière, Maman aurait sûrement évoqué le sujet. Selon le vieux principe qu'une fessée devait toujours servir d'exemple...
Et de répondre, presque amusée : "Oui, tu as deviné, Diane. Ta grande soeur a reçu... Elle a reçu, quoi donc, Diane ?"
Soeurette était trop content de finir la phrase : "Elle a reçu la fessée..." Il y avait presque de la joie dans sa voix et je le ressentais à distance, imaginant aussi Aline riant sous cape...
"Eh oui, Christine n'a pas bien appris ses leçons et elle a été punie. Je lui ai donné la bonne fessée qu'elle méritait et cela pourrait bien vous arriver si vous travaillez mal aussi. Vous savez, c'est la rentrée qui approche, et je ne compte pas revivre une année aussi difficile que la dernière. Alors, ne l'oubliez pas, sinon, ce sera comme pour Christine. Et gare à vos fesses..." expliquait Maman d'une voix suffisamment forte pour que j'en profite...
Diane jouant les fayotes promit monts et merveilles à Maman qui n'en fut pas dupe pour autant. "On verra, on verra, ma fille. Mais, je ne veux pas que des belles paroles. Si tu me ramènes de mauvaises notes ou si tu me désobéis, tu sais ce qui t'arrivera. Maman, elle, elle tient ses promesses. Toujours, ma fille, toujours. Christine l'a encore constaté. Au dîner, rappelle-toi, je lui ai laissé une chance, en la prévenant bien qu'elle avait intérêt à savoir, sinon elle n'avait qu'à préparer ses fesses. La leçon n'était pas sue pour autant, alors Maman a fait ce qu'elle avait dit. J'ai donné à ta soeur la fessée promise, une bonne déculottée pour Christine, et voilà... Et il en sera de même pour la prochaine de vous trois qui le méritera. Quelle qu'elle soit. Allez, plus un mot et dormez bien, sinon..."
Maman laissa mes soeurs dans la pénombre, vérifiant au passage que j'étais bien couchée. Elle se pencha sur moi et me serra dans ses bras un instant, déposant un baiser sur ma joue, alors que je cachais mes yeux ruisselants dans l'oreiller. 
Je sanglotai et Maman me murmura : "Allez, c'est fini, Christine, sèche tes larmes et fais dodo. Arrête de pleurer".
Je pleurnichai : "J'ai mal, snif, snif, snif".
Elle commenta : "Mais, tu n'as qu'à t'en prendre à toi-même, Christine. Tu savais ce qui t'attendait si la leçon n'était pas sue. Oui, une fessée, ça fait mal, c'est même fait pour ça, pour qu'on s'en souvienne... N'en rajoute pas quand même, Christine. Tu sais ce que c'est que les bonnes fessées de Maman. J'espère simplement qu'elle va te donner envie de bien commencer l'année... Tu sais, Christine, Maman sera intraitable... Alors, ne l'oublie pas, sinon ça va barder souvent... Allez, fais dodo.."
Le sommeil eut du mal à venir quand même... J'étais déjà en train d'imaginer les premières semaines de la proche rentrée...