SUITE...
La chair de poule, je l'avais bien. Oui, je frissonnais en rentrant dans l'appartement. Et cette réaction m'étonnait tellement ma peau était hérissée.
Mais, c'est la menace de Maman, la petite phrase qui avait fait tilt...
"Allez, Christine, rentre. Tu sais bien que tu vas l'avoir ta fessée... Je compte jusqu'à trois... Rentre ou bien, je te la donne sur le balcon. Tu ne veux pas que je te baisse ta culotte devant tout le monde quand même ?"
Le tout le monde, c'était le voisinage, ceux qui avaient vue sur notre balcon ou qui, du moins en étaient proches et pouvaient entendre les menaces de Maman.
A cette heure-là, chacun était rentré dans la résidence et il y avait du monde au balcon. D'ailleurs d'où j'étais assise, je voyais le balcon de l'appartement voisin, avec ces deux dames que nous croisions souvent.
Celle qui était le plus proche s'était redressée de son siège où elle lisait et semblait tendre l'oreille. Sa vue, sa présence, étaient à l'origine d'une part de ma réaction...
La voisine s'était redressée et tendait l'oreille
En d'autres circonstances, j'aurais encore trainé les pieds, j'aurais cherché à gagner du temps, quelques poignées de secondes, mais d'imaginer que la voisine, voire une part de la résidence, avait compris ce qui se tramait, provoquait une sensation de honte indicible...
Maman, quand elle comptait jusqu'à trois, avait plutôt l'habitude de passer par une longue pause entre chaque chiffre. Et même d'ajouter "deux et demi" pour montrer l'imminence de l'accroissement de sa colère tout en sachant que la punie obéirait au final...
Là, Maman n'avais pas encore dit "deux" que j'étais déjà debout et que je rentrais dans l'appartement. Et j'en refermais la baie vitrée derrière moi alors qu'elle demeurait bien souvent ouverte jusqu'aux premières fraicheurs de la soirée...
J'ai refermé la baie vitrée derrière moi
Maman sourit en me voyant faire : "Oui, c'est bien, ferme la fenêtre. On sera plus tranquilles entre nous. Je comprends que tu ne veuilles pas ameuter tout le quartier. Parce que ça va claquer sur tes fesses, tu peux me croire, Christine..."
Elle disait cela en enlevant une pile de linge qu'elle venait de repasser et qui se trouvait sur le coin du canapé convertible. Je comprenais que c'est là qu'elle allait s'asseoir... me faire venir...
C'est alors qu'un bruit vint du balcon. Diane était restée dehors. Je l'aurais volontiers laissée de l'autre côté de la baie vitrée, mais Maman se dirigea vers le balcon et ouvrit à ma soeur qui rejoint Aline qui lisait sur la table du coin cuisine.
Diane était restée dehors
"Et que je ne vous entende pas vous chamailler, les filles. J'ai assez à faire avec votre soeur", lança Maman aux petites qui n'avaient aucunement l'envie de se faire remarquer, heureuses qu'elles étaient d'être aux premières loges de la punition de leur ainée...
Maman n'avait repoussé qu'aux deux-tiers la baie vitrée. Je le fis remarquer : "Maman, c'est ouvert, dis, on va nous entendre..."
Je chignais et elle consentit quand même à refermer la baie entièrement, non sans commenter : "Si Mademoiselle a honte de recevoir la fessée, elle n'a qu'à commencer par ne plus la mériter..."
Elle s'était assise et me désignait ses genoux : "Allez, assez discuté, viens ici, Christine..."
La porte refermée, malgré la présence de mes soeurs, je me sentais moins honteuse et un instinct de résistance me fit reculer au lieu de venir vers elle.
La manoeuvre ne laissa pas Maman sans réaction. Elle se releva et s'avança vers la baie vitrée : "Christine, tu obéis immédiatement ou je rouvre la fenêtre..."
Je poussai un cri : "Non, Maman, non" et je me rapprochai d'elle en disant : "Je viens, je viens, oui, Maman, oui."
Elle me prit par la main et je la suivis
"Ah, voilà qui est plus raisonnable", commenta Maman. Elle me prit par la main et je la suivis, docile comme un agneau. Je n'avais plus une once de résistance, et lorsqu'elle s'assit au coin du canapé convertible, je la laissai me basculer en travers de ses cuisses comme un paquet de chiffons.
Elle remonta ma robe, dégagea ma culotte, puis la fit glisser jusqu'en bas de mes cuisses, dévoilant pleinement ma lune. Je ne protestais même pas, gigotant à peine, ne murmurant que des petits "Non" presque inaudibles..
En regardant à droite, il y avait les visages de mes soeurs qui contemplaient la scène, mais je voyais aussi la baie vitrée bien fermée et j'étais presque rassurée...
J'avais tellement eu peur d'être déculottée devant la résidence que je prenais cette fessée entre quatre murs comme un soulagement...
Je pleurais à chaudes larmes sans presque gigoter
Mon acceptation involontaire offrait ainsi mon bas du dos à la dextre maternelle dans des conditions optimales. Maman en profita pour me donner une fessée longue et très appliquée, un modèle du genre, qui finit quand même par me faire pousser quelques cris. Après une série de claques plus forte qu'une autre, je criai même un instant : "Aie, aie, aie, arrête Maman ouille, pas la fessée, plus la fessée".
Maman reprit son souffle et commenta : "Crie encore plus fort et tout l'immeuble entendra, ma chérie, que tu reçois la fessée, la bonne fessée bien méritée"
Cela me ramena à la raison. Je me mordis les lèvres et étouffai mes sanglots la tête dans le couvre-lit du canapé.
Ma lune était écarlate et Maman acheva son oeuvre correctrice par une longue, longue, longue série de claques bien sonores et brulantes. "Ah, tu l'as bien cherchée, celle-là, Christine... J'espère qu'elle t'ôtera l'envie de recommencer".
Je me relevai et je filai pleurer longuement dans notre chambre pendant que Maman préparait le dîner. Il n'y eut guère de commentaires durant la soirée, si ce ne sont quelques allusions à destination de mes soeurs pour leur dire que si elles "cherchaient" les ennuis à leur tour, elles savaient ce qu'elles risquaient.
Mais, je ne relevai aucune des allusions, j'étais épuisée et n'avais qu'un souhait, celui d'aller dormir pour oublier cette fin de journée agitée pour mon bas du dos... Et pour mes nerfs...
J'ai dormi comme un loir et me suis réveillée presque guillerette. Un autre jour commençait et je voulais oublier tout.
Le petit geste de la voisine me fit rougir à nouveau
Le souvenir de ma fessée restait quand même dans ma mémoire, et il se rappela en fin de matinée, lorsque je fis quelques pas sur la plage à la recherche de coquillages. J'arrivai à côté de nos deux voisines de balcon qui bronzaient.
"Tiens, c'est la grande fille de Mme Spaak", lança l'une, alors que l'autre se retourna vers moi en souriant : "Alors, ma pauvre chérie, on fait des misères à sa Maman. J'ai entendu qu'elle avait réglé ses comptes... J'espère que tu n'as pas trop mal aux fesses".
Et elle éclata de rire alors que son amie lui tapota le fond du maillot en riant à son tour : "Allez, arête de l'embêter, tu vois bien qu'elle rougit... C'est la vie. Et puis une bonne fessée, cela ne fait pas de mal quand elle est bien méritée..."
Je m'éloignai sans répondre. J'avais les larmes qui remontaient aux yeux. Je sentais leur regard dans mon dos et j'éprouvais à nouveau comme un frisson, comme si j'avais la chair de poule...























