mardi 25 mai 2010

Moments cruciaux : avant le premier pas...

C'est presque une histoire sans paroles...


"Allez, Christine, viens ici..."  L'heure n'est plus au sermon, aux explications, ni aux plaidoiries. Ces quatre mots de Maman, son attitude, sa posture qui suffirait à me faire comprendre que je vais y avoir droit, tout fait que nous passons d'une séquence à une autre, des paroles aux actes, de la promesse à sa tenue...
J'ai épuisé tous mes arguments, je sais la suite inéluctable...
Je pourrais partir, courir me cacher, Maman ne m'a pas encore attrapé par le bras. Mais, dans son "Viens ici", il y a la volonté que je fasse le pas vers elle, comme une façon d'admettre ce que je mérite...
Il y a quelques secondes de flottement. J'ai le regard qui fuit celui de Maman, qui part dans le vide. Mes bras sont comme dans des positions de protection. Je me sens comme prise d'un tremblement, d'un frisson qui ressemble à la chair de poule, d'un peur non pas de l'inconnu, mais d'une peur de ce que je connais trop bien...
"Allez, viens ici, Christine...", la demande réitérée ressemble à un ordre. Je suis dans la position de la condamnée dont tous les recours ont été rejetés. Reculer ne ferait qu'aggraver mon cas. Avancer me parait au dessus de mes forces... Mais rester immobile fait monter la colère maternelle...
J'hésite et fais un demi-pas, je me bloque à nouveau. L'émotion me submerge... Tout mon être dit non, mais finalement je ferai ce premier pas vers cette fessée qui m'attend...

samedi 22 mai 2010

Moments cruciaux : le coup de blues avant de rentrer...

Je n'avais pas envie de jouer, ni de voir personne...



Dernier quart d'heure de classe de ce mardi. Nous sommes en salle d'arts plastiques et la plupart des élèves ont fini leur exercice. La prof nous laisse tranquille, pour peu que l'on ne fasse pas de bruit. A côté de moi, trois copines discutent et font des projets.
Moi, je me suis rassise dans un coin, cartable rangé, l'air absente.
"Dis, Christine, tu veux pas venir à la maison après les cours", me demande Anne, mais je grommelle : "Non, pas ce soir, je ne peux pas..."
Je continue à rester pensive, avec le moral en bas des socquettes. Pensive et inquiète. Contrairement à mes copines, je n'ai pas envie que la journée s'achève, pas envie de bouger d'ici, pas envie surtout de rentrer à la maison...
Le facteur est passé, je le sais, je le pressens, j'en suis sûre... Et il aura apporté le courrier du collège, l'avis de convocation pour quatre heures de colle, pour avoir chahuté en classe.
Le même motif, dans la même matière, que la semaine dernière où j'avais déjà récolté deux heures de colle... Et une dégelée mémorable à mon retour à la maison...
J'ai le blues, comme un coup de déprime, un sentiment d'être dans une impasse, l'impression étrange que mon avenir est complétement tracé, qu'il est fixé à l'avance...
Anne revient à la charge : "Si tu veux, Christine, je peux passer chez toi en te raccompagnant et je demanderai à ta Maman si tu peux venir jouer chez nous jusqu'au dîner. Si c'est moi qui demande, elle dira sûrement oui..."
Mais, je ne veux surtout pas et je cherche une raison : "Non, non, c'est gentil, mais pas ce soir, non. On a un truc de prévu, euh non, je crois que c'est de la visite, euh. On verra un autre jour, tu sais, non, c'est pas la peine..."
Mes propos étaient emberlificotés, pas claires, et je vois bien que ma copine devine que je lui cache sûrement quelque chose... Cela ne fait qu'accroitre mon mal-être. Je la laisse retrouver les autres copines et je replonge la tête dans mes mains, avec une angoisse qui monte et monte lentement...
Je n'allais pas avouer à Anne que Maman ne me laisserait jamais ressortir, que j'allais être punie, que c'est une engueulade magistrale qui m'attendait, que je ne savais pas forcément encore si l'explication se déroulerait dès mon retour, ou avant le dîner, ou si Maman attendrait l'heure du coucher pour s'occuper de mon cas, mais ce que je savais et que je n'aurais jamais avoué à Anne, ni à personne, c'est que j'étais sûre et certaine que je pouvais préparer mes fesses...

vendredi 21 mai 2010

Moments cruciaux : la tentation de résister...

"Allez, viens, Christine..."


Cela a commencé presque calmement. Par une discussion à deux... Maman m'avait demandé de la rejoindre dans le salon, de m'asseoir à ses côtés sur le canapé... Il fallait "qu'on parle"...
Que l'on parle de mon attitude dans le magasin d'articles de sport, de mon entêtement à vouloir qu'elle m'achète la tenue de tennis de telle marque, de la façon surtout dont je lui avais répondu effrontément devant la vendeuse...
"On en reparlera à la maison..." avait annoncé Maman avec un petit geste de la main qui a fait sourire la vendeuse et m'a fait plutôt grimacer...
"Excuse moi, j'étais énervée, je te demande pardon", avais-je dit et redit pendant que Maman retraçait la scène en la qualifiant d'inadmissible, n'admettant pas que je fasse des caprices alors qu'elle me faisait plaisir en m'achetant une nouvelle tenue de sport.
"Ce serait trop facile, Christine. Il suffirait de regretter son attitude et tout serait oublié... Non, ma fille, cela ne marche pas ainsi... Je n'ai pas envie que tu recommences à la moindre occasion... Il va falloir encore aller t'acheter des chaussures et tu auras besoin d'un nouveau blouson, moi je ne veux pas de nouveaux caprices... Et je vais t'ôter l'envie de recommencer, tu peux me croire...", poursuivit Maman en m'attrapant un poignet...
Je sais trop bien ce qui m'attend et je proteste : "Non, Maman, non, je serai sage, promis, non s'il te plait, non...."
Mais Maman est calme et déterminée : "Ne fais pas l'idiote, Christine. Je t'ai prévenue dans le magasin qu'on en reparlerait à la maison et tu sais bien que je tiens toujours mes promesses... Je pense qu'une bonne fessée va te faire réfléchir, et puisque tu me dis que tu étais énervée, je suis sûr que cela va te calmer pour un moment..."
Elle avait attrapé mon deuxième bras et me tirait doucement vers elle, vers ses genoux...
Un instant, nous sommes restées ainsi sans que l'une ni que l'autre n'emploie vraiment sa force... En moi, je sentais une envie de résister, une tentation de me débattre, de m'arracher de là, de m'enfuir, mais je savais bien que cela aurait été vain, que Maman m'aurait retrouvée, que cela aurait été pire encore...
Mais je ne pouvais me faire à l'idée de m'allonger presque de moi-même en position, de venir comme offrir mon bas du dos à la fessée annoncée...
Il y avait à cet instant de l'électricité dans l'air, tout un jeu de pouvoir, et la volonté maternelle que j'admette en quelque sorte la punition imminente...
Une fois, deux fois, j'ai résisté sans mettre toute ma force non plus...
"Christine, ça suffit. Ne joue pas à ce petit jeu là avec moi... Ou tu pourrais le regretter... Ah, si Mademoiselle veut jouer les fortes têtes, ça va barder..."
Le ton de Maman devenu plus tranchant a eu raison de mes velléités de braver sa volonté... Un gros sanglot est remonté dans ma gorge, mes yeux se sont embués et j'ai arrêté de résister...
Dix secondes plus tard, j'étais allongée en travers des cuisses maternelles et elle pouvait faire glisser mon short et ma culotte vers le bas...
"C'est bien, ma chérie, tu deviens raisonnable", jubilait Maman, "maintenant, tu vas recevoir la bonne fessée que mérite une gamine effrontée..."
Et sa main s'abattit sur ma lune toute dévoilée et encore blanche... Mais plus pour longtemps...

mardi 11 mai 2010

Moments cruciaux (suite) : La peur était fondée...

J'aurais dû écouter la petite voix de la raison, ne pas ouvrir les tiroirs, ne pas me croire à l'abri...
Mais, quand j'ai entendu du bruit, c'était trop tard... Maman n'était pas en bas, mais déjà sur le palier, en train de se diriger vers les chambres...
Le coeur battant, j'ai vite refermé les tiroirs, tenté de replacer la chaise comme elle était, et je me suis redressée au moment où elle entrait dans la pièce...
"Que fais-tu là ? Ce n'est pas possible. Que cherches-tu ?", tonnait Maman très énervée...
"Euh, c'est rien, euh, je ne cherchais rien, euh, je venais voir, euh, promis, je, euh je n'ai pas fouillé dans les tiroirs"., dis-je d'un ton larmoyant...
C'était idiot d'ailleurs, car sans le faire exprès j'avouais, et Maman remarqua immédiatement que l'un des tiroirs n'était pas bien fermé d'ailleurs.
"Ah, je comprends, tu cherchais mon mot à ta prof, tu voulais le voir ou le cacher peut-être ?", avait deviné Maman.


Je m'enferrai dans la dénégation. Prise sur le fait, je n'arrivais pas à reconnaitre, à admettre. J'étais tellement dans l'angoisse et dans la certitude que cela allait mal finir que je ne saisissais même pas les perches que Maman me tendait et qui m'auraient peut-être valu un peu de clémence...
"Arrête de mentir, c'est insupportable, Christine. Tu ne comprendras donc jamais rien. Je vais t'apprendre moi ce qui arrive aux menteuses de ton espèce...", lança-t-elle avec une détermination qui se lisait sur son visage...
Je paniquais et j'avouai dans l'instant : "Non, Maman, je ne mens plus. Oui, j'ai juste regardé dans le tiroir, mais j'ai pas trouvé la lettre. Je te demande pardon, je ne le ferai plus. Promis, s'il te plait, non, pas la fessée..."




Il y avait tellement de signes dans la gestuelle et les mots maternels que je me surprenais une fois de plus à l'implorer de m'épargner la fessée, alors même que Maman n'avait pas encore prononcé le mot elle-même...
C'était comme si nous savions parfaitement, elle et moi, lire l'avenir, comme si nous savions exactement quelle allait être notre rôle dans la scène suivante...
"Oh, si la fessée, Christine... Non seulement tu fouilles ma chambre et en plus tu mens effrontément alors que je te prends comme la main dans le sac... Tu mériterais que j'attende le retour de tes soeurs pour te flanquer une volée devant elles pour l'exemple... Mais, la main me démange tellement que je ne vais pas te faire attendre, ma chérie...", monologua Maman alors que j'avais éclaté en sanglots.
Elle retourna la chaise qui était devant son bureau, m'attrapa par la main, avant de s'asseoir et de me basculer en travers de ses cuisses...
Ma jupe fut vite remontée et, comme tétanisée, tellement sûre que j'allais prendre une tannée maison, somme toute bien méritée, je n'ai même pas cherché à empêcher Maman de baisser ma culotte qu'elle descendit tout en bas de mes cuisses...
La suite se devine aisément. Avec une Maman remontée, encore sous le coup de sa colère et de son désarroi de voir sa fille mentir malgré l'évidence...
La fessée tomba, drue et claquante, longue et vive, une déculottée magistrale que je prenais presque en l'acceptant, consciente que j'avais mal agi et pris des risques dont je me doutais des possibles conséquences...
Et je savais même hélas que mes exploits seraient assurément annoncés et commentés pour l'exemple à mes soeurs ce soir. Heureusement toutefois que le bruit des claques rougissant ma lune ne résonnait que dans une maison vide...

dimanche 9 mai 2010

Moments cruciaux : L'angoisse et la peur d'être surprise...

Oser aller regarder dans son tiroir,
mais avec le coeur qui bat la chamade...



Après quelques récits à épisodes, il faut aussi revenir par petites touches sur des instants particuliers, des moments cruciaux, des réflexions ou des anecdotes ponctuelles. Comme ce que me rappelle cette image assez expressive. Même si, bien sûr, Maman ne m'aurait jamais laissé porter une micro-robe de ce genre.
Le regard de la demoiselle ressemble à celui que je pouvais avoir quand j'essayais de contourner un interdit, de ruser pour découvrir quelque chose.
Cela pouvait être le cas en me glissant dans la chambre maternelle pour satisfaire ma curiosité... Maman avait en effet l'habitude de classer divers papiers et courriers dans un petit meuble à dossiers ou sur le petit bureau à deux tiroirs qui se trouvaient dans sa chambre.
Bien sûr, les courriers qui arrivaient à la maison et nous concernaient étaient le plus souvent mis en évidence sur le guéridon de l'entrée ou dans la cuisine, sur la table ou sur le réfrigérateur. Je reconnaissais une enveloppe du collège à dix mètres et Maman ne tardait pas à en parler...
Mais, parfois, comme cette fois dont je me souviens précisément, Maman ne montrait pas tout, et aussi faisait la plupart du temps son propre courrier au calme de sa chambre.
Ce jour-là, elle m'avait dit qu'elle avait l'intention d'écrire à ma prof principale pour répondre à un de ces mots qui m'avait valu quelques ennuis deux jours auparavant.
J'avais tenté de savoir ce que Maman voulait lui dire, mais elle ne m'avait pas répondu évidemment.
La curiosité me taraudait l'esprit. Je voulais savoir et je cherchais le moment opportun pour braver l'interdit. La chambre de Maman n'était pas un terrain de jeux et s'il n'était pas défendu d'y aller, il fallait un motif valable...
Mes soeurs étant à leur cours de danse, j'espérais que Maman sortirait pour aller les chercher, ou je ne sais pour quelle raison, mais j'étais à l'affût...
Le moment propice est arrivé. Elle est sortie avec une bassine vide pour ramasser le linge étendu sur le fil dans le jardin, et j'ai traversé le couloir à pas de loup, pénétrant dans la chambre de Maman, avec le coeur qui battait la chamade...
Je savais que je n'avais que quelques toutes petites minutes, et mes yeux furetaient à toute vitesse, cherchant ce qui ressemblait à une lettre, ouvrant le sous-main, regardant dans le classeur à côté du pot à crayons...
Je ne trouvais rien...
Peut-être était-ce dans un des petits tiroirs du bureau ? Mais, je savais qu'ils étaient fermés à clé, même si la clé était en place sur chacun d'eux...
J'hésitais... Pouvais-je prendre le risque ? Aurais-je le temps de les refermer, de tourner la clé et de m'éclipser sans être vue si le moindre bruit témoignait du retour de Maman au rez-de-chaussée ?
J'étais écartelée entre deux attitudes, la prudence et la tentation d'aller au bout...
Je prenais conscience du risque, mais je pensais qu'il n'y aurait peut-être pas d'autres moments, que cela était bête de reculer au milieu du gué...
J'avais la respiration qui s'accélérait alors que j'avais les oreilles aux aguets, que le moindre craquement m'aurait faite sursauter...
Ma peur croissait à chaque seconde et me tétanisait presque dans cette attitude d'hésitation : l'ouvrir ou pas l'ouvrir. Filer ou tenter le diable...
A quinze pas derrière moi, de l'autre côté du couloir, il y avait le refuge de ma chambre, le lieu de retraite où je pouvais courir et faire semblant de rien, et Maman n'aurait jamais su ce que j'avais tenté de faire...
Mais à 15 centimètres devant moi, il y avait ce tiroir qui devait contenir ce courrier que j'aurais tant voulu lire avant que Maman ne l'envoie... C'était trop tentant, j'avais trop envie de savoir... Le seul problème, et il était de taille, c'est la conscience que j'avais que je faisais quelque chose d'interdit, que si j'étais surprise, j'allais être mal, très mal...
Je voulais croire en ma bonne étoile, mais au vu du contexte, à un moment où Maman n'était guère satisfaite de ma conduite et de mes résultats, ma peur je la ressentais presque physiquement... Par des frissons d'angoisse dans le corps, et au bas du dos... J'avais conscience de ce que je risquais. C'était réussir ou sinon...
Sinon... sinon, je pouvais préparer mes fesses...