Si Maman savait faire respecter ses volontés dans la maisonnée, elle s'arrangeait bien sûr pour que les problèmes éducatifs ne perturbent pas les moments où nous avions de la visite. Elle ne cachait guère ses méthodes d'éducation et y faisaient allusion souvent dans des discussions, mais la présence de tiers marquaient la plupart du temps une pause dans nos explications...
Particulièrement quand Mamie était là. Elle avait bien conscience que sa fille avait fort à faire avec ses filles, mais elle n'avait pas envie de nous voir pleurer. Mamie prenait même notre défense parfois et cherchait à convaincre sa fille qu'il n'était pas nécessaire de sévir. Du moins sur le champ...
Alors, quand nous sentions que nous avions à craindre pour notre bas du dos, la venue de Mamie était une bonne nouvelle. Je me souviens ce jour où ma grand-mère est arrivée alors que Maman venait de découvrir que j'avais pris de l'argent dans son porte-monnaie.
Nous étions en pleine explication quand elle arriva apportant des confitures. Maman l'accueillit gentiment, moi plus encore, je l'embrassai comme si elle était un sauveur.
Dans la discussion, Maman lui expliqua que je faisais encore des miennes et que cela allait bientôt barder pour moi... Mamie fit au contraire des compliments sur sa si gentille petite fille et je restais scotchée à ma grand-mère, suggérant même qu'elle reste dîner...
Maman fulminait en me donnant des regards en coin... Quand j'allai chercher des verres pour que Mamie au moins se désaltère, Maman au passage dans le couloir me fit comprendre que je ne perdais rien pour attendre...
Maman n'insistant pas vraiment, Mamie ne resta que pour prendre un verre et discuter. J'étais très attentive, et à chaque fois que la conversation baissait d'intensité, je tentais de la faire repartir en me montrant beaucoup plus curieuse que d'habitude...
Mais Mamie prit congé tout de même. Au moment où elle quittait le salon, je tentai de filer vers ma chambre. Maman s'interposa : "Reste là Christine, nous avons à parler..." J'imaginais l suite...
J'avais les yeux brillants en embrassant Mamie me doutant bien que sa protection s'achevait...
Maman la raccompagna à la porte...
Je ne me voyais pas rester là à attendre le retour d'une maman que je savais encore plus énervée qu'avant que Mamie n'arrive...
Je filai donc et trouvai refuge dans la chaufferie, derrière la cuisine, là où l'on stockait diverses choses au sec.
Je me cachai sous les étagères en espérant simplement gagner un peu de temps... La porte refermée, j'entendis Maman m'appeler : "Christine, où es tu ?"
Elle monta à l'étage croyant que j'étais dans ma chambre... Elle appelait : "Christine, viens ici... Cela ne sert à rien de te cacher... Ce n'est pas la bonne méthode, tu sais..."
J'étais tétanisée dans ma cachette et j'avais conscience que je ne faisais qu'aggraver mon cas... Mais, je n'avais pas la force d'en sortir...
"Christine, je compte jusqu'à trois...", la voix était plus forte encore... "Christine, ça va aller mal... Crois moi !"
Dans ma cachette, j'éclatai en sanglots, je pleurais à chaudes larmes lorsqu'après avoir fait les autres pièces, elle entra dans la chaufferie et alluma la lumière qui m'éclaira d'un coup...
Je suppliai : "Maman, non, non, je ne le ferai plus, non, non..."
Elle m'attrapa par le bras et me tira jusqu'à la cuisine où elle dégagea une chaise, s'y assit et m'allongea en travers de ses cuisses avant que j'ai eu le temps de dire ouf.
"Ah, non seulement, tu joues les voleuses, mais tu te sauves pour éviter d'avoir à t'expliquer..." Ma jupe était relevée, ma culotte descendue plus bas que mes genoux et la fessée pouvait tomber sur une lune totalement dégagée...
"Tiens, tiens, tiens, cela t'apprendra à me désobéir... Ah, tu croyais que tu allais pouvoir y échapper, j'ai bien vu comment tu voulais que Mamie reste... Mais elle est partie et il est l'heure de régler nos comptes, Christine... Tiens, tiens, tiens, et tu vas la sentir cette fessée que tu as doublement méritée... Non mais, je vais t'apprendre qui commande ici... Et je vais te montrer ce qui arrive aux petites voleuses... Une bonne fessée et elle ne fait que commencer... Tu l'as bien cherchée celle-là ma fille... Tiens, tiens, tiens et tiens... Ah on fait moins l'intéressante maintenant..."