samedi 10 octobre 2009

Les gestes marquants : la main qui menace...

"Tu la vois, celle-là ?"





Maman est rentrée dans ma chambre. Elle avait un de ces regards qui vous fait baisser les yeux...
Sa main, paume ouverte, était levée et elle avait un mouvement caractéristique...
"Tu la vois celle-là, Christine ? J'en ai assez... Si tu ne veux pas qu'elle s'occupe de tes fesses, tu as intérêt à ranger ta chambre... Si ce n'est pas nickel à l'heure du dîner, gare à toi... Je ne le répéterai pas..."
L'irruption maternelle n'a duré que quelques secondes, mais elle a suffit à me faire changer d'attitude... La Christine paresseuse qui se prélassait au milieu d'une chambre en foutoir s'est transformée en fée du logis, en Mademoiselle Propre... Maman n'a pourtant pas insisté, mais je savais trop bien que lorsque les menaces s'accompagnent de ce petit geste très évocateur, mieux vaut obéir...
Cette paume menaçante, nous la connaissions bien, mes soeurs et moi. Elle remplaçait parfois de longues phrases et était comprise immédiatement...
Il en était ainsi parfois dans des cadres extérieurs, quand une d'entre nous se distinguait, répondait mal, faisait un caprice, ou désobéissait... Faute de pouvoir avoir une explication détaillée avec la fautive, ou simplement pour ne pas le faire trop explicitement devant des tiers, Maman avait parfois ce petit geste, accompagné de quelques mots à l'oreille du style : "On en reparlera quand nous serons rentrées à la maison". Ou bien : "Toi, tu ne perds rien pour attendre..." Le signe fait de la main annonçait une suite que l'on devine aisément et qui allait être aussi "chaleureuse" que "claquante" !

Moments cruciaux : Un ultime regard en forme de prière...

Implorer et implorer encore...




Jusqu'à ce que la première claque ne s'abatte sur ma lune, je ne pouvais me résigner, je ne pouvais croire que tout espoir était vain...
Et pourtant, quand le sermon maternel s'achevait et que Maman m'attirait pour me basculer en travers de ses cuisses, je voulais toujours croire que ce n'était qu'un mauvais rêve, qu'elle allait se raviser...
C'était le moment des suppliques, des implorations, des "Non, Maman, non, non, nooon..."
Je ne cherchais pas à me débattre comme une forcenée, sachant que la rébellion n'aurait fait qu'aggraver mon cas. Mais, je gigotais un peu, remuais les jambes, et tentais de protéger mon bas du dos avec une main.
Ces gestes en forme de réflexe d'auto-défense de la future punie que j'étais, ne dérangeait pas vraiment Maman qui était entrée dans la phase active, dans le processus de passage à l'acte, d'application de sa bonne vieille méthode, d'exécution de cette fessée promise, annoncée, méritée et désormais inéluctable...
Maitrisant parfaitement la situation, elle savait placer la punie en bonne position, et dégager jupe, robe short ou pantalon, avant de s'attaquer à l'ultime protection, au déculottage...
Je me doutais bien que mes suppliques étaient inutiles à ce moment-là, mais elles sortaient encore de ma bouche, et le "Non, Maman, pas la fessée, pas la fessée", alternait avec le "Non, non, pas déculottée" qui était presque une forme de dernière transaction, comme si j'avais été prête à accepter une fessée pour peu que Maman me laisse ma culotte...
Or, je n'étais pas en mesure de négocier quoi que ce soit et mes "Non, Maman, non, promis, je serai sage, promis, je ne recommencerai plus" ne changeaient rien.
Ils ne servaient qu'à donner l'occasion à maman de se justifier : "Oh, ça, ma chérie, je l'espère bien que tu seras sage et cette bonne fessée va t'enlever l'envie de recommencer, j'en suis sûre... Ah, tu l'as bien méritée..."
Sa main se posait alors sur ma culotte pour en attraper l'élastique du haut et la faire glisser vers le bas...
Me redressant en me cabrant désespérément, je tournais la tête pour lancer un dernier regard plaintif, suppliant à Maman, un ultime regard en forme de prière...
Mais elle ne cédait pas et commençait à dégager ma lune, provoquant en moi un frisson qui se luait en gros sanglot...
Je baissais à nouveau la tête et je fermais les yeux comprenant en cet instant précis que mon dernier et infime espoir s'était envolé... L'heure n'était plus aux supplications, mes fesses tremblantes et nues allaient une fois encore recevoir leur dû !

mardi 6 octobre 2009

Mes ruses de Sioux : 3. Un calcul qui tombe à l'eau

En tournant la tête, j'aperçois mes soeurs...



Je tourne en rond depuis que je suis rentrée du collège, ce midi. J'ai mon carnet de notes à faire signer et je crains le pire... La moyenne est plus basse encore que la dernière fois et je me souviens de la déculottée maison que cela m'a valu le mois dernier...
En fait, je l'ai depuis hier dans mon cartable, mais je n'ai pas trouvé le courage de le montrer à Maman, car hier soir, elle était très énervée après mes soeurs.
Mais, il va falloir qu'elle le signe aujourd'hui, car je dois le rendre demain matin...
Après le déjeuner, comme on n'a pas cours cet après-midi, j'ai cru le moment propice et je suis descendue avec mon carnet voir Maman. Mais, là encore, j'ai reculé...
L'après-midi passe et Maman sent bien que je ne suis pas dans mon assiette... J'hésite encore...
Une idée me vient : à 17 h 30, mes soeurs vont à leur cours de danse... Je resterai seule avec Maman, si elle ne va pas faire de courses, et ce sera sûrement le bon moment...
17 h 35 : ça y est, elles sont sorties. Je prends mon courage à deux mains et je descends voir Maman.
"Euh, dis, M'man, faut que, euh, que tu..." Je balbutie en cherchant à capter son intention. Elle me coupe : "Christine, tu vois bien que ce n'est pas le moment de me déranger. Je suis en train de préparer une tarte... Va donc réviser tes leçons, je n'en ai pas pour longtemps..."
Dépitée, je remonte dans ma chambre, moitié embêtée par ce contre-temps alors que j'étais enfin décidée, moitié soulagée de gagner finalement un peu de temps...
18 h : Maman monte et entre dans sa chambre pour y ranger du linge... Je me dis qu'elle va venir me voir et je patiente, les jambes en coton...
18 h 15 : elle est toujours à côté. Le temps commence à presser. Il ne faudrait pas que les petites reviennent avant que je n'ai pu lui parler... Je me décide et vais la retrouver dans sa chambre. Elle est en train de recoudre un vêtement que Diane a déchiré. Je reste un instant devant elle, sans trouver les mots...
"Qu'y a-t-il, Christine ? Je vois bien que tu es bizarre. Quelle catastrophe as-tu encore à m'annoncer ?" Maman a évidemment compris ma gêne. Je ne sais pas quoi dire et tête basse, je lui donne le carnet de notes... Elle soupire : "Je m'en doutais, et au vu de ta tête, je pense que cela ne doit pas être fameux..."
En effet, et Maman pousse des hauts cris en découvrant des notes encore plus basses que le mois dernier...
"Mais, ce n'est pas vrai, Christine. Tu m'avais pourtant promis..." Et j'en passe, le sermon maternel commence et se poursuit par l'examen de chaque note... Je m'accroche aux rares bons résultats, je plaide pour ma cause et je tente d'expliquer à ma façon les mauvais résultats...
Maman prend son temps, tout son temps. Nous ne sommes que toutes les deux, alors j'ai le droit à une leçon de morale grandeur nature, à ses ritournelles sur mon rôle d'ainée qui devrait donner l'exemple au lieu de me distinguer dans l'autre sens...
Les minutes passent et je sens l'issue arriver... Je la connais... Maman me rappelle d'ailleurs ce qui s'était passé la dernière fois : "Tu m'avais pourtant promis de mieux faire, Christine. C'était promis, juré... Et, hop, le mois suivant, c'est pire encore... C'est à croire que tu as oublié la bonne fessée que je t'ai flanquée pour m'avoir ramené un tel carnet..."
J'ai les larmes aux yeux et je tente de plaider encore ma cause : "Non, Maman, non, je n'ai pas oublié, je t'assure, je n'ai pas oublié, et je t'assure que cette fois c'est certain, je vais faire mieux la prochaine fois".
Maman arrive à son point d'ébullition. Ma défense toujours inchangée l'exaspère : "Ca suffit avec tes promesses, c'est toujours quand tu as peur que tu les fais. Mais, moi, je ne fais pas que des promesses, je les tiens... Et je ne vais pas attendre pour te le montrer..."
Je recule en tremblant : "Non, Maman, je t'en prie, je travaillerai mieux, non, s'il te plait, pas la fessée, pas la fessée..."
Cela fait presque sourire Maman : "Eh bien, Christine, je vois qu'au moins, tu te souviens bien de mes promesses... Je t'ai prévenue, ma fille. Si tu me ramenais un aussi mauvais bulletin, tu savais ce qui t'attendait à la maison... Allez, viens ici qu'on en finisse..."
J'aurais bien voulu essayé d'argumenter encore, mais Maman se dirigeait déjà vers moi pour m'attraper le bras... Et puis, je savais que l'heure tournait et que, quitte à devoir recevoir cette volée promise et méritée, mieux valait ne pas jouer la montre et éviter le retour des petites...
Je n'ai pas résisté quand Maman m'a trainée par le bras vers le petit fauteuil placé près du bas de son lit. Ni quand elle s'est assise et m'a allongée en travers de ses genoux. Ma jupe a vite été remontée et j'ai à peine protesté quand Maman a baissé ma culotte...
Maman a même pris mon calme pour une acceptation : "Eh bien Christine, puisque tu n'as pas oublié mes promesses, je vais les tenir, ma fille..."
Je suppliais comme à chaque fois : "Non, Maman, non..."
Mais, rien ne pouvait y faire... Et Maman de poursuivre son raisonnement : "Oh, mais si, mais si, Christine... Tu le sais bien... Et tu le savais bien... Je l'ai lu dans ton regard quand tu m'as tendu ton carnet de notes... Tu savais que tu allais recevoir la fessée... Et bien tu vas être servie..."
Et sa main s'est abattue sur mes fesses encore blanches et tremblantes, commençant une danse claquante qui allait être mémorable...
A bout de nerfs et nous sachant seules dans la maison, je ne retins pas mes larmes et mes cris, ni mes supplications pendant que Maman s'efforçait de me flanquer une tannée magistrale, une déculottée maison grand format...
Les claques succédaient aux claques quand un instant Maman arrêta et releva la tête. La porte de la chambre qui était restée entrouverte laissait apparaître deux têtes... Aline et Diane étaient rentrées...
En tournant la tête, je les aperçus qui regardaient le spectacle bouche bée. Je poussai un long gémissement pendant que Maman les renvoyait : "Filez dans votre chambre et rangez vos affaires de danse. On va bientôt diner. Allez, ouste, et fermez la porte derrière vous, petites curieuses. Je finis de m'occuper de votre soeur et j'arrive..."
J'étais désespérée. J'avais fait toutes ces manoeuvres pour éviter que mes soeurs le sachent, du moins ne l'entendent à travers la cloison de leur chambre... Mais, ma ruse de Sioux avait échoué et, en prime, elles venaient de me voir déculottée, les fesses rouges, piaillant sous les claques maternelles...
Je me demandais même si, la porte refermée, elles ne devaient pas tendre l'oreille...
"Maman, ça suffit, ça suffit", dis-je en suppliant.
Mais, la petite pause involontaire avait reposé un instant son bras, et l'éclat de mes fesses rouges avait dû pâlir un peu...
"Christine, c'est moi qui décide quand ça suffit... Je t'ai promis une bonne fessée pour que tu t'en souviennes bien... Et je pense que ces fesses-là méritent d'être encore rougies... Elles ont l'habitude avec toutes les bêtises que tu fais... Tiens, tiens, tiens et tiens, ça t'apprendra à ne pas travailler... Et, tu as intérêt à augmenter ta moyenne, parce que sinon ca sera direct la déculottée, la fessée, Christine, la fessée... Tiens, tiens, tiens et tiens..."
Ah, c'est sûr, j'allais m'en souvenir, et je m'en souviens encore de cette ruse de Sioux ratée !

lundi 5 octobre 2009

Les moqueuses avaient hélas raison...

"Oh la la, elle va avoir bobo... "


Lorsque je suis rentrée du collège, Maman était au salon en train de choisir des produits de vente par correspondance dont Mme Martin, une dame du quartier, était la représentante. J'ai dit bonjour à cette dame et à Maman, mais l'accueil maternel sentait l'orage. Je voulais aller voir une copine avant le dîner, sous le prétexte de lui rendre un livre, mais Maman n'a pas voulu : "Pas question que tu ressortes, Christine. Tu ferais mieux d'aller travailler tes maths et ton anglais. Prends ton goûter qui sur la table de la cuisine et file dans ta chambre, on a un petit compte à régler toutes les deux... Je finis avec Mme Martin, et j'arrive..."
Les mots de Maman m'ont laissée sans voix... Je ne comprenais pas ce qui se passait, mais le ton de Maman ne souffrait pas de discussion et je n'avais pas envie qu'elle donne des détails devant Mme Martin...
En allant vers l'escalier pour monter aux chambres, j'ai entendu les pas de mes soeurs qui devaient avoir guetté mon arrivée et épié notre dialogue... Si elles étaient à l'affût, c'est qu'elles en savaient plus que moi...
Je l'ai bien vu en passant devant la porte de leur chambre commune. Aline et Diane avaient l'air moqueur...
J'ai posé mes affaires dans ma chambre et me suis demandée ce qui motivait cette réaction maternelle... J'avais bien quelques bêtises cachées et mensonges non découverts, mais j'avais envie de savoir pour préparer mes arguments quand Maman viendrait pour "régler nos comptes"...
Je me suis décidée à interroger mes soeurs... Sortant à pas de loup de ma chambre, je suis allée dans la leur, demandant si elles savaient pourquoi Maman semblait en colère...
Diane, comme fière de pouvoir renseigner sa soeur, a dit : "Oui, je sais, je sais. Maman a rencontré Mlle Paule au supermarché..."
C'était comme si le ciel me tombait sur la tête. Cette fichue prof qui m'a dans le collimateur et que je déteste... C'est vraiment pas de chance... Surtout que j'ai depuis deux jours la copie de mon dernier contrôle que je dois faire signer à Maman et que je n'ai pas osé lui montrer... Et, en plus, comme j'ai chahuté lors du dernier cours, elle est capable de me donner deux heures de colle supplémentaires...
Je comprends que si Maman a appris tout cela, non pas de la bouche de sa fille avec des mots choisis, mais de celle de la prof qui a dû en rajouter, j'imagine déjà que je peux préparer mes fesses...
J'essaie d'en savoir plus et questionne Aline : "C'est tout ce qu'elle a dit ?" L'ainée de mes petites soeurs jubile intérieurement avec les yeux qui pétillent : "Oui, c'est tout, mais quand Mme Martin est arrivée avec son catalogue, Maman lui a dit que tu avais eu un zéro en anglais et que tu lui avais caché..."
Par réflexe, je nie : "Pff, c'est même pas vrai".
Mais Aline en rajoute une couche : "On verra bien si c'est pas vrai... Parce que Maman elle a dit à Mme Martin qu'elle allait t'apprendre à lui mentir et que ça allait barder pour toi..."
Même si cela ne fait que confirmer mon intuition, je marque le coup et fais la grimace...
Diane et Aline qui me sentent touchée en rajoutent... En se levant, elles se mettent à entamer une sorte de danse. Elles me tournent le dos et me montrent leur culotte en se tortillant et en mettant la main devant leur bouche comme si elles étaient gênées...
"Oh, pauvre Christine, tu vas être punie... Oh la la, elle va avoir bobo... Elle va avoir la fessée, oh la la, la bonne fessée, la culotte baissée... Ouille, ouille, ouille, ça va claquer fort..."
Ce manège est insupportable. Abasourdie un instant en les voyant faire leur danse moqueuse, je réagis enfin et m'avance pour les faire taire...
Mais je n'ai pas le temps de les atteindre que Diane crie déjà : "Maman, Maman, Christine est dans notre chambre, elle nous embête".
Du bas, la voix maternelle gronde : "Mais, ce n'est pas vrai. J'ai dit dans ta chambre, Christine. Tu cherches vraiment les ennuis... Mais, ne t'inquiète pas, j'arrive bientôt..."
Je suis dans une trop mauvaise position pour me défendre et accuser mes soeurs. Ce n'est pas le moment vraiment... Je fais donc demi-tour et rentre dans ma chambre... Avec dans la tête la danse insolente de mes soeurs...
Hélas, comme la danse des Indiens qui faisait venir la pluie, la danse de mes soeurs était prémonitoire... Les moqueuses avaient plus que raison... Une demi-heure plus tard, Maman me rejoignait dans ma chambre et nos explications suivies de son sermon ont eu l'épilogue que je craignais et que mes soeurs annonçaient... Maman m'a donné une fessée magistrale, une bonne déculottée que je n'étais pas près d'oublier...
Et, mes soeurs, depuis leur chambre, pouvaient entendre combien "ouille, ouille, ouille, cela claquait fort..." comme dans leur danse infernale...

Mes ruses de Sioux : 2. Le bulletin de colle (mal) brûlé...

Le preuve était flagrante...



Que ce soit les bulletins de colle ou les bulletins trimestriels, voire certains courriers que la principale ou un prof envoyait, mes soucis postérieurs passaient souvent par la case postale...
La plupart du temps, j'en étais avertie en classe par la prof ou par le secrétariat du collège, mais je ne m'en vantais pas le soir-même. Je ne me voyais pas rentrer et dire à Maman : "Demain tu recevras une lettre ou un bulletin de colle pour telle ou telle bêtise que j'ai faite..."
Cela aurait été comme si j'arrivais la bouche en coeur en annonçant que je méritais la fessée...
Je préférais garder cela pour moi, quitte à angoisser jusqu'au lendemain, ce que Maman devinait plus ou moins...
J'espérais une grève de la Poste ou je ne sais quel courrier perdu, ce qui n'arrivait hélas jamais...
Pourtant, je cherchais le moyen d'intercepter le courrier ou de le détourner, ce qui n'était pas facile car j'étais le plus souvent en cours quand le facteur passait.
Un jour pourtant, Maman ayant dû aller consulter un spécialiste, c'est Jacqueline, sa soeur qui nous a fait manger à midi à la maison.
Et, par chance, elle n'avait pas relevé la boite aux lettres, ce que je me suis empressée de faire, y trouvant au milieu du courrier la lettre du collège annonçant mes deux heures de colle pour un chahut en classe.
J'ai escamoté la lettre la mettant dans ma poche en douce.
Puis, avant de repartir en classe, je suis allée au fond du jardin, derrière la cabane à outils, avec l'intention de bruler le courrier...
J'ai craqué une allumette et mis le feu à l'enveloppe puis au bulletin de colle. Il flambait bien quand Tata Jacqueline m'a appelée pour repartir au collège.
J'ai couru avant qu'elle ne vienne voir ce que je faisais là. Et je suis retournée au collège, guillerette et heureuse de mon coup "fumant" en quelque sorte.
Le soir après les cours, je suis revenue à la maison en chantonnant... Le coeur léger !
Maman qui était revenue, était en train de faire goûter mes soeurs, et je l'ai embrassée toute joyeuse. Mais, elle, ne l'était pas du tout...
"Ah te voilà, Christine... Peux-tu aller voir sur la table du salon ? La voisine est passée tout à l'heure me rapporter quelque chose qui te concerne..."
J'étais surprise et je suis vite allée dans le salon, le coeur battant...
Sur la table basse se trouvait une demi-feuille de papier que j'ai reconnue tout de suite. C'était le bulletin de colle que j'avais voulu bruler... La voisine qui se reposait dans son jardin, voisin du nôtre, avait aperçu mon manège. Intriguée par l'odeur du brulé, elle était venue voir dès que j'avais quitté les lieux, et trouvé le bulletin de colle mal consumé que j'avais laissé sur place...
J'étais prise la main dans le sac pour ainsi dire... Avec deux heures de colle pour un chahut plus une ruse de Sioux ratée pour tenter d'échapper à ce que je savais mériter... inutile de dire que j'étais mal... et que la soirée s'est achevée pour moi par une fessée magistrale !